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Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis


Messages recommandés

il y a 33 minutes, greg0ry a dit :

pour en prendre une encore plus importante sur le moyen long terme 

Pour que les US se comporte en énorme marché il fallait que des quantités énormes d'argent aillent chez eux. Ces quantités n'iront plus chez eux mais ailleurs particulièrement chez nous. L'appel d'air se fera par les fameux méga prêts dont je parle depuis un moment. Et donc c'est nous qui allons devenir le marché le plus riches au monde.

Le marché intérieur sera tellement important qu'on pourra même fermer les portes au produits chinois sans se poser de question.

Modifié par herciv
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il y a 6 minutes, herciv a dit :

Ceux-là vivent dans un monde parallèle. La réalité va être difficile à accepter.

Seraient-ils les seuls ? Quand on constate à quel point les sanctions économiques envers la Russie ont été d'une efficacité relative et les contre-coups eux, majeurs, en terme énergétique notamment (ah tiens, la question du pétrole et du gaz qu'on achète maintenant aux américains, notre allié sûr et sympa), comment envisager sérieusement que celles prises en rétorsion vis à vis des Etats-Unis seraient indolores ? Je veux bien entendre le problème posé au niveau de la dette américaine, mais attention, une dévaluation du dollar servira davantage Les Etats-Unis dans le cadre d'une politique de relocalisation, que l'inverse. Ce n'est pas comme si la France souffrait déjà énormément de la surévaluation de la monnaie européenne...

Quel seraient les conséquences de la fermeture des vannes numériques si Trump le décide ? De façon plus générale, est-ce que l'état de dépendance des différents pays membres de l'Ue envers les Etats-Unis autorise quoi que ce soit d'autre que de la gesticulation ? La souveraineté n'est pas un concept réalisable dans l'immédiateté. 

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il y a 34 minutes, herciv a dit :

Ceux-là vivent dans un monde parallèle. La réalité va être difficile à accepter.

Ce que Washington perd en influence, il le compense par le bruit. Il masque son impuissance par sa loquacité, sa futilité par son éloquence.

Au fil des décennies, les États-Unis ont progressivement construit un univers parallèle. Un univers dans lequel les discours optimistes se réalisent et les actions produisent les résultats escomptés. Dans lequel la mission de Washington en Afghanistan donne naissance à une démocratie moderne et les forces gouvernementales soutenues par les États-Unis peuvent tenir tête aux talibans. Dans lequel les sanctions économiques entraînent les changements politiques souhaités, apprivoisent les Houthis et inversent les progrès nucléaires de l'Iran.

Hussein Agha et Robert Malley

Le 18/09/2025 à 11:40, Wallaby a dit :

https://www.foreignaffairs.com/united-states/lies-america-tells-itself-about-middle-east-gaza (16 septembre 2025)

Les mensonges que l'Amérique se raconte au sujet du Proche-Orient Alors que son influence s'estompait, Washington a dissimulé et nié la réalité

Hussein Agha et Robert Malley

Avec le temps, il devient difficile de distinguer où s'arrête l'aveuglement et où commence la dissimulation. Finalement, après avoir répété les mots suffisamment souvent, la distinction s'estompe et perd de son importance, voire disparaît complètement. Les deux se confondent. Une illusion répétée à l'infini malgré son caractère manifestement faux cesse d'être une illusion et devient un mensonge ; un mensonge répété à l'infini peut devenir une seconde nature, si ancré et instinctif qu'il se détache de ses origines et se transforme en hallucination. Les affirmations récurrentes des responsables américains, depuis plusieurs décennies, selon lesquelles ils sont attachés à une solution à deux États et qu'un nouveau cycle de négociations sous l'égide des États-Unis pourrait y aboutir, sont sans doute nées d'une conviction sincère. Mais lorsqu'ils continuent à répéter ce mantra, échec après échec, cela n'est plus une illusion et devient une tromperie. C'est un autre de ces phénomènes qu'il faut vivre pour comprendre. 

Les responsables américains avaient confiance lorsqu'ils se sont rendus à Genève et à Camp David, tout en sachant que ces deux initiatives seraient vouées à l'échec ; ils croyaient en l'initiative de Kerry, tout en sachant qu'elle était chimérique ; ils pensaient que la normalisation des relations entre l'Arabie saoudite et Israël était possible, tout en se résignant au fait que, pour l'instant, ce n'était qu'un rêve irréalisable. Ils savaient et ne savaient pas à la fois, sans être sûrs de ce qui était vrai. « Le passé a été effacé, l'effacement a été oublié, le mensonge est devenu vérité », écrivait George Orwell dans son roman dystopique, 1984. Les preuves contredisent les croyances, mais la foi persiste.

Il est arrivé un moment où, dans ses relations avec le Moyen-Orient, les États-Unis ont commencé à faire de l'optimisme une religion, à adopter une idéologie fondée sur des vœux pieux, à prononcer régulièrement des paroles creuses et à faire des déclarations facilement réfutées par les événements. Il est difficile d'identifier une date précise, mais plus facile d'identifier une cause probable : cette habitude acquise ne peut être dissociée de l'érosion de la puissance et de l'influence des États-Unis.

Le président Joe Biden, également, lorsque les forces américaines ont commencé à poursuivre les Houthis au Yémen en réponse à leurs attaques contre des navires commerciaux, et que les porte-parole de l'armée américaine ont revendiqué à plusieurs reprises leur succès, a fait cette déclaration lunaire à un journaliste au sujet des frappes qu'il avait ordonnées : « Quand vous dites : Est-ce que ça marche, est-ce que ça arrête les Houthis ? Non. Vont- elles continuer ? Oui. »

Moins les États-Unis contrôlent le cours des événements, plus leurs responsables ressentent le besoin d'en parler, ce qui est une façon de donner l'impression qu'ils maîtrisent la situation. Ce que Washington perd en influence, il le compense par le bruit. Il masque son impuissance par sa loquacité, sa futilité par son éloquence. Le vrai pouvoir est silencieux [1]. Le décalage entre les mots et la réalité est presque impossible à comprendre, sauf peut-être comme un signe de la fin d'une époque. Il suggère la nostalgie d'une superpuissance autrefois toute-puissante qui aspire à l'époque où elle pouvait faire ce qu'elle voulait, le poids d'un système d'incitations qui pénalise le pessimisme pour le jugement qu'il porte sur les intentions américaines et récompense l'optimisme pour le verdict qu'il rend sur les prouesses américaines, ou l'espoir que la répétition compulsive et joyeuse rendra les supercheries réalités.

Au fil des décennies, les États-Unis ont progressivement construit un univers parallèle. Un univers dans lequel les discours optimistes se réalisent et les actions produisent les résultats escomptés. Dans lequel la mission de Washington en Afghanistan donne naissance à une démocratie moderne et les forces gouvernementales soutenues par les États-Unis peuvent tenir tête aux talibans. Dans lequel les sanctions économiques entraînent les changements politiques souhaités, apprivoisent les Houthis et inversent les progrès nucléaires de l'Iran. Dans lequel les États-Unis sont engagés dans une lutte décisive des forces démocratiques contre les régimes autocratiques. Un univers dans lequel les Palestiniens modérés représentent leur peuple, réforment l'Autorité palestinienne et modèrent leurs revendications politiques ; un centre israélien raisonnable prend les choses en main grâce à la douce pression américaine, accepte des retraits territoriaux significatifs et un État palestinien digne de ce nom. Un univers dans lequel un cessez-le-feu à Gaza est imminent, la justice internationale est aveugle et les grossiers doubles standards de Washington ne souillent pas sans cesse l'ordre international qu'il prétend défendre.

[Et cela ne s'applique peut-être pas uniquement au Proche-Orient...]

[Et Trump, plus personnalité médiatique qu'homme d'action précis et stratégique, incarne tout particulièrement cette forme de "loquacité"]

[1]

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il y a 50 minutes, herciv a dit :

Pour résumer le problème principal c'est que les mécanismes que va déployer l'Europe vont faire concurrence au mécanismes nationaux. Si les acheteurs de dettes US ne font que se reporter sur l'Europe pas de problème mais si les acheteurs d'OAT françaises le font aussi çà va être plus compliqué. Il faudra surveiller le "spread" c'est-à-dire l'écart de taux entre les OAT et les eurobonds.

Sur le plan géopolitique on va hériter de la casquette qu'à laisser tomber les US. EN gros pour maintenir un monde multipolaire, comme l'affirme la plupart des chefs d'état européen, il faudra faire le gendarme à notre tour.

De ce que je vois elle ne manie que le bâton. Elle ne prend presque plus de gants.

"Manier" est un bien grand mot, elle représente la commission et sur cette dernière la question serait : On en est ou des décisions à prendre ou déjà prises pour donner du poids au bâton ? 
Cela se fait à la majorité absolu ou qualifiée pour le sujet actuel (15/27) ?

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Il y a une chose que vous n'avez pas comprise dans cette phrase ?

Citation

Pour éviter d'alourdir ce fil tenons nous en aux aspects diplomatiques et militaires

Si vous voulez parler d'économie allez le faire sur le fil idoine US vs Europe

Puisque le message semble délicat à faire passer on va commencer à supprimer les posts

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il y a 4 minutes, pascal a dit :

Il y a une chose que vous n'avez pas comprise dans cette phrase ?

Si vous voulez parler d'économie allez le faire sur le fil idoine US vs Europe

Puisque le message semble délicat à faire passer on va commencer à supprimer les posts

Par exemple les menaces tarifaires de Trump, tu les considères comme de l'économie ou de la diplomatie ?

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il y a 2 minutes, Wallaby a dit :

Par exemple les menaces tarifaires de Trump, tu les considères comme de l'économie ou de la diplomatie ?

je préfèrerais que ce genre de considération aille dans l'autre fil plus général et se consacrer ici aux opérations en relation directe avec les aspects militaires.

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