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L'Inde


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Il y a 1 heure, Titus K a dit :

J'ai toujours pas compris cette histoire de source code ... il veulent quoi exactement ces internautes ?

Mon interprétation:

Je ne vais pas faire de grande théorie, je vais prendre un exemple. Ils ont un Radar Uttam il a terminé tous ses test en 2024 et a été autorisé à passer en série mais j'ai pas entendu dire que le premier de série a été livré il est GaAs. Sur le papier il ressemble au RBE2, mais comme il est indien il est bien mieux que le RBE2 qu'il va manger tout cru et d'ailleurs demain il sera GaN et donc il faudrait le mettre sur le Rafale et... Merde comment on fait le fusion de données? Il nous faut le code source!

On pourrait raconter la même histoire pour plein de truc dont les armes, celles qui sont indienne de la mort qui tue en particulier. 

Modifié par Picdelamirand-oil
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C'est maintenant l'ANI qui reprends l'information. Ça devient plus sérieux car c'est une agence de presse. Mais bon... J'ai toujours des soupcons de méfiance 

J'ai aussi entendu que le PDG de Safran se rendrai sur place. Source radio machine à café. 

https://www-aninews-in.cdn.ampproject.org/c/s/www.aninews.in/news/national/general-news/defence-ministry-to-discuss-rs-325-lakh-crore-114-rafale-fighter-jet-deal-this-week20260113180501?amp=1

 

Citation

Le ministère de la Défense discutera cette semaine d'un contrat portant sur 114 avions de chasse Rafale d'une valeur de 3 250 milliards de roupies.

Par Ajit Dubey | Mis à jour : 13 janvier 2026 à 18h05 IST

New Delhi [ Inde ], 13 janvier (ANI) : Un développement significatif est à prévoir : l'Inde va examiner cette semaine , lors d'une réunion de haut niveau du ministère de la Défense, un contrat d'environ 3 250 milliards de roupies (325 milliards de roupies) portant sur l'achat de 114 avions de chasse Rafale à la France. Ces appareils, qui seraient fabriqués en Inde
avec un contenu local d'environ 30 %, seront présentés dans le cadre de cette discussion. Selon des sources haut placées au sein de la Défense, citées par ANI, le contrat inclurait également l'acquisition par l' armée de l'air indienne de 12 à 18 Rafale prêts à voler. Toujours selon cette proposition, qui sera débattue lors d'une réunion de haut niveau du ministère de la Défense prévue dans les deux ou trois prochains jours, la partie indienne demande également à la France d'autoriser l'intégration d' armements et d'autres systèmes de conception indienne dans les appareils français, dans le cadre de cet accord intergouvernemental. Les codes sources resteront la propriété exclusive de la partie française. Il est intéressant de noter que l'Inde poursuit ses négociations avec la France alors que les États-Unis et la Russie ont proposé leurs chasseurs de cinquième génération, respectivement le F-35 et le Su-57, à l' armée de l'air indienne . La part de composants locaux dans ces appareils ne serait que d'environ 30 %, alors que les contrats « Make in India » exigent généralement un taux de 50 à 60 %. Si ce contrat est approuvé, il s'agira du plus important contrat de défense jamais conclu par l'Inde , portant le nombre de Rafale en service dans les forces armées indiennes à 176. L' armée de l'air indienne en possède déjà 36, tandis que la marine indienne en a commandé 26 l'année dernière. Le dossier de présentation (SoC), ou proposition relative aux 114 avions Rafale, préparé par l' armée de l'air indienne , a été reçu par le ministère de la Défense il y a quelques mois. Une fois approuvé par le ministère, le dossier devra être validé définitivement par le Comité de sécurité du Cabinet . Cette décision intervient peu après les excellents résultats obtenus par les Rafale contre le Pakistan lors de l'opération Sindoor, où ils ont réussi à neutraliser les missiles air-air chinois PL-15 grâce à leur système de guerre électronique Spectra. La France prévoit également d'implanter à Hyderabad un centre de maintenance, de réparation et de révision des moteurs M-88 équipant les Rafale . Dassault a déjà créé une filiale chargée de la maintenance des avions de chasse d'origine française .




Des entreprises aérospatiales comme Tata devraient également participer à la production.
L'Inde a un besoin urgent de se doter d'avions de chasse pour faire face à la menace croissante dans la région. La structure des forces de chasse de l'IAF devrait être principalement composée de Su-30 MKI, de Rafale et de projets d'avions de chasse de conception nationale. L'Inde a déjà commandé 180 LCA Mark 1A et prévoit également d'intégrer un grand nombre de chasseurs de cinquième génération de conception nationale après 2035. (ANI)

 

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Le 15/01/2026 à 06:26, bubzy a dit :

Mais bon... J'ai toujours des soupcons de méfiance 

Les 40 30 milliards d’euros annoncés pour ce contrat, tu ne trouves pas ça énorme ? 

Modifié par Titus K
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il y a 34 minutes, Titus K a dit :

Les 40 milliards d’euros annoncés pour ce contrat, tu ne trouves pas ça énorme ? 

Je vois 30, pas 40. Ça fait 263 par avions. C'est un joli montant mais pas déconnant. Tout dépend du package. En plus y'a un gros transfert donc ça se paie. 

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Après l'"India's Defence Procurement Board" qui a donné sont accord cela doit passer au "Defence Acquisition Council" et enfin au "Cabinet Committee on Security " pour approbation finale.

L'administration Indienne c'est quelque chose, il ne leur manquera plus que le laisser passer A38 et ils pourront signer.

https://economictimes.indiatimes.com/news/defence/defence-procurement-board-clears-114-rafale-jets-in-largest-ever-deal/articleshow/126580893.cms?from=mdr

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Il y a 5 heures, Titus K a dit :

Les 40 30 milliards d’euros annoncés pour ce contrat, tu ne trouves pas ça énorme ? 

36 avions à 8 milliards en comptant tout y-compris 1.7 milliards d'ISE, contre 30 milliards pour 114 appareils 10 ans plus tard avec l'inflation qu'il y a eu entretemps et les prix des nouveaux équipements et des ToT?

Non, 30 milliards ce n'est pas déconnant.

 

Il y a 4 heures, Pakal a dit :

Et pendant ce temps là l'opposition indienne se déchaine dans la presse, espérant faire torpiller le contrat, sans rien proposer de concret à l'IAF :

https://bharatkarnad.com/2026/01/15/indian-air-force-the-most-luckless-air-force-in-the-world/

...Putain mais c'est quoi ce TRUC encore???????? :blink:

La vache le mec qui a écrit ça a plané jusqu'à Katmandou.

QUE des conneries de A à Z. Des inventions de maboul.

Et je vous dis pas les commentaires...

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Il y a 3 heures, Patrick a dit :

..Putain mais c'est quoi ce TRUC encore???????? :blink:

Celui là, il vaut son pesant de cacahuètes !

Aller pour le fun, la traduction 

Citation

L'armée de l'air indienne est la plus malchanceuse du monde, et son commandement en est responsable. Jadis considérée comme la force de pointe d'une « Inde insulaire » dont le rayonnement s'étendait du Maghreb à l'Australasie, elle est désormais réduite à une force régulièrement vaincue par une armée de l'air aussi insignifiante que celle du Pakistan. Quelle chute ! Croire que l'armée de l'air indienne peut rivaliser avec l'armée de l'air pakistanaise relève de l'utopie ! Mais continuez de rêver !

 

Selon une tendance de longue date, l'IAF a été dirigée par des personnes apparemment déterminées à mener cette force à sa perte, à l'instar du pilote téméraire aux compétences de pilotage déficientes qui a anéanti le potentiel d'exportation du Tejas en précipitant l'avion dans le sable du désert lors du salon aéronautique des Émirats arabes unis il y a quelques mois.

 

Il n'en reste pas moins que le mystère plane sur l'influence de Paris au sein du gouvernement indien. On dirait que le Quai d'Orsay peut contraindre le régime Modi, dernier en date, à faire quasiment tout ce qu'il souhaite. Sans parler des méthodes employées par les entreprises d'armement françaises pour surveiller de près leurs clients, cultiver le soutien à leurs produits en courtisant les officiers supérieurs prometteurs, du grade de commandant d'escadre jusqu'à celui de haut gradé, en leur prodiguant toutes sortes d'attentions et en organisant des voyages fastueux à Paris, avec tous les attraits que cela implique, pour les officiers supérieurs et même les journalistes. On entend aussi des rumeurs concernant des détournements de fonds vers les comptes du parti au pouvoir. Mais ce ne sont que des facteurs secondaires. La véritable raison du succès de la France réside ailleurs : dans ses promesses en matière de technologie nucléaire, promesses qu'elle n'a aucune intention de tenir, mais qu'elle utilise pour manipuler l'Inde. Nos Premiers ministres, aussi ignorants en la matière que leurs fonctionnaires généralistes sur lesquels ils s'appuient pour obtenir des conseils, sont séduits par de telles promesses.

 

En tête de liste figurent les deux promesses nucléaires : le transfert de la technologie des mini-réacteurs nucléaires pour alimenter les sous-marins et les porte-avions, et l'accès des scientifiques nucléaires indiens à la chambre de fusion par confinement inertiel (FCI) française – l'installation Laser Megajoule près de Bordeaux. La FCI génère des températures extrêmement élevées en bombardant des pépites de combustible de fusion avec des lasers, créant ainsi des mini-explosions thermonucléaires qui contribuent à perfectionner la conception de la bombe H, une avancée cruciale car le dispositif thermonucléaire indien testé en 1998 s'est avéré inefficace. Le regretté Dr R. Chidambaram, dont la disparition est peu regrettée, est à l'origine du plus grand désastre qu'ait connu le programme d'armement nucléaire indien. Il a, à lui seul, limité l'arsenal indien au niveau de la fission à faible rendement en arguant que l'Inde n'avait besoin d'aucun essai supplémentaire après ceux de 1998, puis en veillant à ce que la petite installation FCI d'Indore soit tellement dégradée qu'elle en est devenue inutilisable.

En tête de liste figurent les deux promesses nucléaires : le transfert de la technologie des mini-réacteurs nucléaires pour alimenter les sous-marins et les porte-avions, et l'accès des scientifiques nucléaires indiens à la chambre de fusion par confinement inertiel (FCI) française – l'installation Laser Megajoule près de Bordeaux. La FCI génère des températures extrêmement élevées en bombardant des pépites de combustible de fusion avec des lasers, créant ainsi des mini-explosions thermonucléaires qui contribuent à perfectionner la conception de la bombe H, une avancée cruciale car le dispositif thermonucléaire indien testé en 1998 s'est avéré inefficace. Le regretté Dr R. Chidambaram, dont la disparition est peu regrettée, est à l'origine du plus grand désastre qu'ait connu le programme d'armement nucléaire indien. Il a, à lui seul, limité l'arsenal indien au niveau de la fission à faible rendement en arguant que l'Inde n'avait besoin d'aucun essai supplémentaire après ceux de 1998, puis en veillant à ce que la petite installation FCI d'Indore soit tellement dégradée qu'elle en est devenue inutilisable.

 

D’où l’importance des promesses françaises faites à l’âne d’un gouvernement indien qui a contraint Delhi à acheter successivement le Mirage 2000, le sous-marin diesel Scorpène, et maintenant le Rafale — autant d’acquisitions incroyablement coûteuses qui, en raison des dépassements de délais et de coûts, ont fini par coûter au Trésor public un tiers de plus que leur prix initial de plusieurs dizaines de milliards de dollars — soit un total de centaines de milliards de dollars, et tout cela parce que le gouvernement indien n’a jamais réfléchi, car il n’a pas la tête à réfléchir.

 

Les priorités d'acquisition de l'IAF sont mises en œuvre, soutenues et encouragées par un appareil d'État qui ignore tout des enjeux liés à la guerre aérienne et à toute autre question militaire ou militaro-technologique, et qui s'appuie sur les conseils de sa propre source : le chef d'état-major de l'armée de l'air, qui, personnellement, a tout à y gagner. N'y a-t-il pas là un conflit d'intérêts flagrant ? Je fais référence précisément au critère informel utilisé par les forces armées pour évaluer leur chef en fonction : sa capacité à acquérir pour l'armée un avion de chasse étranger de renom, un porte-avions, ou encore un char, une flotte d'hélicoptères ou un système d'artillerie importés. Certes, la marine et l'armée de terre ne font pas exception, mais leurs pratiques sont moins flagrantes et moins exposées au public quant à leurs objectifs d'acquisition. L'IAF ne cesse de clamer haut et fort que ces acquisitions lui permettraient d'atteindre son effectif de 42,5 escadrons, recommandé par le comité JRD Tata après la guerre de 1962. La technologie a évolué depuis, mais pas l'armée de l'air indienne — elle s'accroche à ce chiffre pour masquer ses problèmes.

 

Car, en termes de performances, qu'a fait l'IAF, équipée des avions occidentaux les plus récents selon ses souhaits, en temps de guerre ? Lors de la mascarade de trois jours – l'opération Sindoor, par exemple –, elle a réussi à détruire un ou plusieurs de ses Rafale – censés être les avions les plus modernes de son arsenal – dès le premier jour, et plus d'un milliard de dollars sont partis en fumée. Ce résultat égale le record du conflit de Kargil en 1999, où elle avait également perdu deux appareils d'affilée dès le premier jour.

 

Citation

Pour en revenir au Rafale, les Français étaient si sûrs d'eux qu'ils pensaient pouvoir imposer leur volonté que Dassault n'a concédé aucun millimètre, et le contrat final ne prévoit aucun transfert de code source. Cela signifie que l'intégration de la moindre technologie d'armement ou d'avionique conçue et produite en Inde nécessitera de s'adresser à l'entreprise française, qui facturera une somme exorbitante pour effectuer le travail nécessaire – une véritable arnaque, et ce pendant toute la durée de vie de l'appareil, soit 35 ans. De plus, le taux d'indigénisation de la production du Rafale, initialement fixé à 30 %, ne dépassera jamais 60 % ! Les inconvénients de tels accords sont nombreux et sont dénoncés publiquement depuis des années – principalement, je l'avoue, dans mes écrits. Mais ces problèmes ne sont pas inconnus des négociateurs du ministère indien de la Défense. Le cas échéant, l'équipe de négociation des prix, incluant des hauts gradés de l'IAF, devrait être tenue responsable de détournement de fonds. Peut-être qu'un futur gouvernement enquêtera sur ces accords.

 

D'ailleurs, si les équipes de négociation indiennes officielles sont les chouchous des gouvernements occidentaux, ce n'est pas par hasard : elles jouent parfaitement les naïfs et se laissent berner par n'importe quel discours. Qu'on demande aux négociateurs américains à quel point il a été facile d'obtenir de l'équipe du ministère des Affaires étrangères, dirigée par Jaishankar, qu'elle accepte la non-reprise des essais nucléaires comme condition à la « coopération nucléaire civile » dans l'accord nucléaire de 2008 avec les États-Unis !

 

Pour le maréchal de l'air Aman Preet Singh, l'acquisition des Rafale sera une aubaine, renforçant au moins sa réputation au sein de l'armée de l'air. Mais elle reléguera tout aussi sûrement l'IAF au rang de force aérienne de troisième ordre, dépendante de l'étranger – un statut vers lequel elle glissait depuis un certain temps déjà, et qu'elle mérite pleinement. À titre de comparaison, la PAF est une force aérienne de second ordre car elle fait plus avec moins, tandis que l'IAF, au contraire, est habituée à faire moins avec plus. Et, bien sûr, l'accord Rafale, comme prévu, sonnera le glas des programmes Tejas Mk1A, Mk 2 et des avions de combat moyens avancés – privés de financement pour permettre aux entreprises françaises, menées par Dassault, de prospérer.

 

Mais qu'importe à Aman Preet Singh ? À l'instar de ses homologues de l'armée de terre et de la marine, il s'est spécialisé dans la promotion de l'autosuffisance (atmbirbharta) pour plaire aux politiciens ignorants, tout en encourageant les importations. Sans surprise, Singh est candidat au poste de chef d'état-major des armées pour remplacer le général Anil Chauhan ! Si son bilan en tant que chef d'état-major de l'armée de terre est un indicateur, adieu la théâtralité !

 

Le Premier ministre ne cesse de prêcher la fierté du « swadeshi » (production locale) et d'encourager les jeunes talents à contribuer à la réputation de l'Inde comme nation de start-ups. Pourtant, son gouvernement finit par céder aux pressions et se voit contraint d'acheter des systèmes d'armement importés, alors même que les chefs d'état-major des armées ne cessent de clamer haut et fort l'importance de l'autosuffisance en matière d'armement ! Or, force est de constater que, outre l'appauvrissement du pays, ces armements occidentaux hors de prix n'ont guère fait leurs preuves lors d'opérations militaires, si ce n'est en s'avérant inefficaces.

C'est bô.

Modifié par bubzy
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Il y a 11 heures, fraisedesbois a dit :

16.01.26
Le Conseil des acquisitions de défense approuve l'achat de 114 avions Rafale auprès de Dassault

https://www.tribuneindia.com/news/defence/defence-procurement-board-okays-proposal-to-acquire-114-rafale-jets-from-dassault/

La décision finale reviendra au Comité ministériel de la sécurité

Dans une avancée significative pour l'acquisition d'avions de combat de nouvelle génération, le Conseil des acquisitions de défense, présidé par le secrétaire à la Défense Rajesh Kumar Singh, a approuvé vendredi l'achat de 114 avions de combat Rafale auprès du constructeur aéronautique français Dassault.

Selon certaines sources, le dossier sera désormais soumis à l'approbation du ministre de la Défense, Rajnath Singh, lors de sa prochaine réunion du Conseil des acquisitions de défense, organe décisionnel suprême du ministère de la Défense. Le Comité ministériel de la sécurité, présidé par le Premier ministre Narendra Modi, devrait donner son accord final. L'Inde et la France espèrent finaliser l'accord concernant les avions de combat en février, lors d'une rencontre prévue entre Narendra Modi et le président français Emmanuel Macron.

Selon certaines sources, cet accord n'aura aucune incidence sur les projets indiens de développement de l'AMCA (Advanced Medium Combat Aircraft) et du Tejas Mark-2 (Light Combat Aircraft), notamment l'avion de combat moyen avancé.

L'AMCA est un avion de cinquième génération. Le Tejas Mark-2 est conçu comme une mise à niveau multisystème des 180 Tejas Mark-1A commandés par le ministère de la Défense auprès du constructeur aéronautique public Hindustan Aeronautics Limited. Le calendrier et le budget de tous les avions de combat de conception indienne sont distincts de ceux des 114 Rafale.

En septembre dernier, l'armée de l'air indienne avait soumis une proposition officielle au ministère de la Défense pour l'acquisition de 114 Rafale supplémentaires, dans le cadre de son plan global de renforcement de sa flotte.

L'armée de l'air indienne a fondé sa décision sur plusieurs critères. L'armée de l'air indienne exploite déjà 36 Rafale, tandis que la Marine a commandé 26 versions marines du même appareil. L'augmentation de leur nombre permettrait de réduire les coûts de maintenance. Un centre de formation au vol et de maintenance, réparation et révision (MRO) pour Rafale est opérationnel sur la base aérienne d'Ambala. L'armée de l'air indienne dispose des capacités nécessaires – espace, pièces détachées, outillage et personnel qualifié – pour accueillir immédiatement deux escadrons (36 à 38 avions).

Ces avions seront acquis dans le cadre du programme « Make in India », Dassault Aviation – le constructeur du Rafale – s'associant à une entreprise indienne. La semaine dernière, Dassault a annoncé avoir porté sa participation dans Dassault Reliance Aerospace Limited (DRAL) de 49 % à 51 %, faisant de la coentreprise une filiale majoritairement détenue par le groupe français. Reliance Infrastructure, dirigée par Anil Ambani, est partenaire de DRAL.

Le constructeur aéronautique français intégrera des armements, des missiles et des munitions indiens sur l'ensemble des 114 avions et fournira des liaisons de données sécurisées permettant l'intégration numérique des appareils avec les radars et capteurs indiens, qui transmettent des images aux contrôleurs au sol.

Par ailleurs, le constructeur assurera le transfert de technologie (ToT) pour la fabrication des cellules. Ses fournisseurs, tels que le motoriste Safran et l'équipementier avionique Thales, participeront à ce transfert. Le taux de contenu local devrait se situer entre 55 % et 60 % une fois le transfert de technologie pour les cellules, les moteurs et l'avionique réalisé. /FIN

À ce stade, on n’est plus dans un “appel d’offres” au sens classique. On est dans une négociation bilatérale France–Inde, et tout le reste sert surtout de décor, ou de levier de pression.

Le signe le plus clair, c’est que les articles ne parlent plus d’un arbitrage entre avions concurrents, mais d’un arbitrage sur les modalités du Rafale : combien d’appareils livrés “fly-away” pour ne pas perdre de temps, comment monter une ligne d’assemblage à Nagpur, quel niveau de contenu local et à quel rythme, quelles armes indiennes intégrer, comment organiser le MRO (y compris sur le M88), et comment verrouiller la souveraineté opérationnelle côté indien sans exiger les codes sources. Ce sont des discussions d’exécution, pas des discussions de sélection.

Le DPB qui “clear” le dossier va dans le même sens : ce n’est pas une déclaration d’intention vague, c’est une étape où l’on valide déjà une trajectoire et une architecture de programme. Quand on en est là, c’est rarement pour revenir ensuite à la case départ et refaire une compétition proprement dite.

Le F-35 et le Su-57 restent utiles dans le discours, parce que l’Inde a tout intérêt à rappeler qu’elle “peut” aller ailleurs. Mais dans les faits, le Rafale a un avantage énorme : il est déjà en service, déjà indianisé, déjà connu en exploitation, et surtout il devient un projet industriel structurant. C’est exactement ce que l’Inde cherche depuis des années : ne pas acheter un avion, mais construire une capacité.

Et c’est aussi pour ça que côté français il n’y a pas de démentis agressifs. Démentir trop fort, trop tôt, ça casse la dynamique politique et industrielle, et ça ouvre une fenêtre à ceux qui voudraient relancer le jeu. Là, au contraire, tout le monde laisse la vapeur monter : annonces, signaux, préparation de visite, messages diplomatiques… puis signature quand l’Inde aura verrouillé ses contreparties.

On est au moment où l’Inde discute avec la France pour obtenir la meilleure version possible du Rafale et de son écosystème.

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il y a 5 minutes, Picdelamirand-oil a dit :

C’est exactement ce que l’Inde cherche depuis des années : ne pas acheter un avion, mais construire une capacité.

Dassault va finir par avoir deux pieds. Un en Europe et un en Inde. Si les Européens font les ânes en ne tenant pas compte de son savoir-faire, Dassault pourra s'appuyer sur ses opérations indiennes. 

Soyons clair l'intégration des ISE indiens va permettre de structurer un nouveau BE en Inde qui pourra très bien être totalement autonome des normes, textes et politiques européens.

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il y a 9 minutes, herciv a dit :

Dassault va finir par avoir deux pieds. Un en Europe et un en Inde. Si les Européens font les ânes en ne tenant pas compte de son savoir-faire, Dassault pourra s'appuyer sur ses opérations indiennes. 

Soyons clair l'intégration des ISE indiens va permettre de structurer un nouveau BE en Inde qui pourra très bien être totalement autonome des normes, textes et politiques européens.

C'est pas demain la veille que le bureau d'études va déménager en Inde... Autant on peut déplacer de la production en Inde ou dans n'importe quel pays, autant un bureau d'étude... 

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il y a 15 minutes, bubzy a dit :

C'est pas demain la veille que le bureau d'études va déménager en Inde... Autant on peut déplacer de la production en Inde ou dans n'importe quel pays, autant un bureau d'étude... 

Franchement, si l’Europe persiste à vouloir “encadrer” les exportations françaises comme si on parlait de commerce de chaussettes, Dassault va finir par faire exactement ce que ferait n’importe quel industriel rationnel : se fabriquer une assurance-vie hors d’Europe.

Et l’Inde est le candidat parfait.

Parce que là on ne parle plus d’un client qui achète 12 ou 24 avions pour faire joli dans une coalition. On parle d’un pays qui raisonne en volumes, en décennies, et surtout en autonomie. Si demain l’Inde passe à 114 Rafale (et derrière ça ne s’arrêtera pas là), on n’est plus dans un “deal export”, on est dans la construction d’un écosystème Rafale complet : assemblage, sous-traitance, MRO moteur, intégration armements, et au passage montée en puissance d’un bureau d’études local.

Et c’est ça le vrai point : les ISE indiens, l’intégration d’armes nationales, les adaptations doctrinales… ce n’est pas du bricolage. C’est exactement comme ça qu’un pays se met en position de devenir progressivement autonome sur tout ce qui est architecture système, mission system, intégration armement, liaisons de données, etc. Autrement dit : l’Inde ne veut pas seulement acheter le Rafale, elle veut apprendre à le faire évoluer selon ses propres règles.

Donc oui, on pourrait très bien voir le Rafale devenir un “avion indien” au sens où le Jaguar l’est devenu : pas parce que la France l’abandonne, mais parce que l’Inde, elle, continue à investir et à dériver la plateforme selon ses besoins. Sauf que là on n’est plus sur un Jaguar des années 70 : on est sur un système de combat moderne, et ça change complètement l’échelle du sujet.

Et pendant ce temps, à Bruxelles, certains rêvent d’ajouter des couches de contrôle “éthique” ou “politique” sur les exportations françaises. Très bien. Mais qu’ils ne viennent pas pleurer ensuite si l’industriel se structure ailleurs. Parce qu’à force de compliquer la vente, on ne “moralise” pas la défense européenne : on la rend juste impuissante, et on pousse nos industriels à aller chercher la masse et la liberté là où elles existent.

Au fond, c’est même assez ironique : l’Europe veut garder la main… et elle est en train de créer les conditions où elle n’aura plus aucun levier. Dassault, lui, ne fait que jouer sa survie. Un pied en Europe pour la base technologique et la légitimité, un pied en Inde pour la masse, la cadence et la souveraineté industrielle. Et dans le monde qui vient, c’est probablement la stratégie la plus saine.

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