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Le F-35


georgio

Messages recommandés

il y a 1 minute, Ronfly a dit :

C'est possible effectivement. Je me dis que les mises à jour permettraient surtout d'améliorer le fonctionnement, de prendre en compte les nouvelles fonctionnalités, d'optimiser les capteurs,...

On pourrait peut-être dire qu'il serait surtout à la traîne en capacité au fil du temps et de moins en moins adapté opérationnellement...  

Alors j'ai pas le détail effectivement, j'imagine un peu ça comme la mise à jour d'un programme informatique condamné à l'obsolescence à terme. Je suis néophyte.

Maintenant sur des systèmes plus complexes comme ça, je n'ai pas trop de mal à imaginer que justement ça arrive plus vite. 

Quand à savoir si effectivement y a pas une back-door en mode kill-switch, ça...

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il y a 36 minutes, Polybe a dit :

Alors j'ai pas le détail effectivement, j'imagine un peu ça comme la mise à jour d'un programme informatique condamné à l'obsolescence à terme. Je suis néophyte.

Maintenant sur des systèmes plus complexes comme ça, je n'ai pas trop de mal à imaginer que justement ça arrive plus vite. 

Quand à savoir si effectivement y a pas une back-door en mode kill-switch, ça...

Forcément on n'a pas les infos suffisantes pour avoir la moindre certitude mais la comparaison avec un système informatique genre smartphone/pc/... semble valable.

Les avions de combat actuels sont des systèmes informatisés volants avec des réseaux internes utilisant des bus qui relie l'ensemble des équipements ou presque.

Le F-35 rajoute la liaison constante avec le sol pour l'échange de données de 'l'état de santé' de l'appareil.

Modifié par Ronfly
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Le blocage dans un avion moderne peut venir de plusieurs manière. 

- la MCO qui traine avec l'approvisionnement en pièces détachés mais aussi un diagnostique automatique mais qui peut se désactiver à distance sans soucis.

- la mise à jour des bibliothèques de menaces qui de toute façon passe par les US avant de revenir dans les pays concernés

- Le droit d'un avion de prendre l'air (c'est lui le fameux kill switch)

- Le droit d'un pilote de prendre un avion et d'utiliser ou non tel ou tel système. Ce droit là personne n'en parle mais il est évident.

J'en passe parce que quand on a travailler sur des solutions logiciels dans les industries on sait très bien comment sont mis en place des droits. Les palettes de possibilité de blocage plus ou moins partiels sont très larges. Et là on parle en plus du F-35 dont on connait la voracité en MCO.

Je ne comprend même pas pourquoi on peut débattre d'une telle question. Le Kill switch n'est pas dans un bouton qu'on actionne à distance mais dans le fait informatique qu'on parle d'une solution logiciel dont la nature fondamentale des données est lié au droit de lecture et écriture. Techniquement çà n'est pas possible qu'il n'y ait pas de Kill switch. C'est l'inverse qu'il faut démontrer.

Modifié par herciv
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il y a 6 minutes, bubzy a dit :

La seule "clé électronique" que je connaisse qui pourrait empêcher de faire une mission avec le F-35, c'est le logiciel de préparation de mission, le JPMS. Il est local, donc si on est fâché avec les USA, ils continue de fonctionner. 

Désolé mais je ne suis absolument pas d'accord avec çà. Et je viens de le dire. Compte tenu de la nature informatique des systèmes du F-35 il n'est pas possible qu'il n'y ait pas de Kill-switch. A la base de toute solution logiciel quelqu'elle soit il y a l'attribution de droit d'écriture et de lecture des données.

Je connais bien comment çà se passe dans le transports Poids lourds. Un constructeur ou / et un exploitant peut bloquer l'utilisation d'un poids lourd à distance. Ta voiture est blocable à distance, ta box internet est blocable à distance, ton PC, etc, etc ... Là tout de suite c'est l'absence de kill switch qu'il faut démontrer.

A part marteler sur les ondes qu'il n'y en a pas je n'ai jamais vu une telle démonstration.

Modifié par herciv
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il y a 3 minutes, herciv a dit :

Désolé mais je ne suis absolument pas d'accord avec çà. Et je viens de le dire. Compte tenu de la nature informatique des systèmes du F-35 il n'est pas possible qu'il n'y ait pas de Kill-switch. A la base de toute solution logiciel quelqu'elle soit il y a l'attribution de droit d'écriture et de lecture des données.

Tu n'en as aucune preuve et ce n'est qu'une conjecture de ta part. Dans le message que je viens de publier, j'ai essayé de voir comment un arrêt de relation avec les USA peut effectivement affecter la capacité opérationnelle des F-35. Et les preuves factuelles sont suffisantes pour ne pas avoir à interjeter une opinion qui viendrait ajouter quelque chose en plus. 

Oh ! J'ai oublié d'ajouter un truc, je vais éditer mon message. 

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il y a 39 minutes, bubzy a dit :

Tu n'en as aucune preuve et ce n'est qu'une conjecture de ta part.

Tu inverses le sens de la preuve en l'occurence.

On parle d'informatique là. En informatique il n'y a pas de question sur si il y a un kill switch ou pas. En fait sur chaque bit de données il y en a un par définition. La seule bonne question c'est comment sont attribués ces droits ce qui revient à demander les codes sources. 

Après il y a sûrement une méthode qui permet de faire l'attribution de ces droits de manière rapide à un nouveau pilote ou à un nouveau mécano. 

Mais dans tous les cas même l'armée US peut se faire interdire de vol par LM et LM pourra invoquer la panne réseau si ils veulent pour se dédouanner. 

Pour résumer il y a forcément un kill switch en fait il y en a autant qu'il y a de bit de données. Celui qui fait les mise à jour du programme est celui qui a vraiment la main.

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il y a 13 minutes, herciv a dit :

Tu inverses le sens de la preuve en l'occurence.

Pas du tout. Tu dis que quelque chose est possible (l'existence d'un kill swithc) parce que c'est de l'informatique et qu'en informatique on peut limiter les droits d'accès. 

Si tu veux... Mais sans connaitre le fonctionnement de l'architecture logicielle de ces systèmes c'est difficile à prouver. De toute façon il y a d'autres systèmes bien plus efficaces dont j'ai fait la démonstration, et dont toutes les preuves sont dans le domaine public. Par conséquent je vois pas l'intérêt d'aller chercher d'autres possibilités de mettre des batons dans les roues. 

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il y a 43 minutes, bubzy a dit :

Et les preuves factuelles sont suffisantes pour ne pas avoir à interjeter une opinion qui viendrait ajouter quelque chose en plus. 

Tu prends le risque de te ridiculiser alors si tu procède de cette manière. Encore une fois par définition il y a autant de kill switch qu'il y a de bit de données dans ce système. Réfléchi pourquoi le hack est un problème. Si il n'y avait pas de killswitch le hack ne serait pas possible.

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il y a 3 minutes, bubzy a dit :

Tu dis que quelque chose est possible

Je ne dis pas que c'est possible. Je dis que par définition c'est possible. C'est la nature même de l'informatique.

Modifié par herciv
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il y a 49 minutes, bubzy a dit :

Si tu veux... Mais sans connaitre le fonctionnement de l'architecture logicielle de ces systèmes c'est difficile à prouver. De toute façon il y a d'autres systèmes bien plus efficaces dont j'ai fait la démonstration, et dont toutes les preuves sont dans le domaine public. Par conséquent je vois pas l'intérêt d'aller chercher d'autres possibilités de mettre des batons dans les roues. 

Tu commets l'erreur de te faire enfermer dans un débât dont le fondement même est biaisé. Il n'y a pas un killswitch mais autant qu'il y a de combinatoire sur les bits de données. Chaque bit peut être modifié plus ou moins facilement par les gens qui manipule chaque couche logiciel. Par définition encore une fois le nombre de kill switch est énorme.

Un utilisateur n'a pas les mêmes droits qu'un administrateur ou qu'un codeur sous-système ou qu'un codeur réseau.

Chaque fois que ce débât est abordé chaque fois il faut rappeler ce qu'est l'informatique. Et le F-35 n'échappe pas à ce retour aux sources.

Polonny a à peine effleuré ces notions parce qu'elle s'est fait biaiser elle aussi.

Modifié par herciv
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il y a 34 minutes, herciv a dit :

Tu inverses le sens de la preuve en l'occurence.

On parle d'informatique là. En informatique il n'y a pas de question sur si il y a un kill switch ou pas. En fait sur chaque bit de données il y en a un par définition. La seule bonne question c'est comment sont attribués ces droits ce qui revient à demander les codes sources. 

Après il y a sûrement une méthode qui permet de faire l'attribution de ces droits de manière rapide à un nouveau pilote ou à un nouveau mécano. 

Mais dans tous les cas même l'armée US peut se faire interdire de vol par LM et LM pourra invoquer la panne réseau si ils veulent pour se dédouanner. 

Pour résumer il y a forcément un kill switch en fait il y en a autant qu'il y a de bit de données. Celui qui fait les mise à jour du programme est celui qui a vraiment la main.

J'ose pas imaginer ce que ça donnerait sur les CDV :blush:

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il y a 59 minutes, herciv a dit :

Il n'y a pas un killswitch mais autant qu'il y a de combinatoire sur les bits de données. Chaque bit peut être modifié plus ou moins facilement par les gens qui manipule chaque couche logiciel. Par définition encore une fois le nombre de kill switch est énorme.

Tu parles de corruption de données. Effectivement c'est possible. 

Mais je vois pas l'intérêt vu la quantité de contrôles qui passent uniquement par les USA déjà. 

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il y a 17 minutes, bubzy a dit :

Tu parles de corruption de données. Effectivement c'est possible. 

Mais je vois pas l'intérêt vu la quantité de contrôles qui passent uniquement par les USA déjà. 

Ne te fais pas balader dans ce débât c'est le plus important. Quand tu as posé le problème informatique tu dois identifier qui et comment chaque utilisateur peut modifier les données. 

Un bug est un kill switch en soit, un programme incomplet est un kill switch. La preuve il y a actuellement tout une floppée de TR3 qui sont incapable d'aller au combat.

Même l'USAF peut se faire kill switcher par LM. Et LM est capable de s'auto kill switcher tellement ils ont pondu un truc complexe.

Quand tu as dis çà là tu peux demander si il existe des mécanismes de management simplifié de ces droits pour gérer les utilisateurs de ce systèmes. Et évidemment que çà existe. Il est normal qu'un codeur ne puisse pas piloter et qu'un pilote ne puisse pas coder.

ET quand tu en arrives là tu as bien évidemment déterminé que forcément l'USAF peut désactiver un F-35 à distance, nul besoin de preuve. Par définition elle le peut ... et LM aussi.

Modifié par herciv
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Erreur 404 

Je pense que c'est ce que voulait dire herciv

Un peu comme les problèmes de connexion à ce forum

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------> []

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Un autre éléphant blanc dont l'Inde n'a pas besoin

https://www.nationalheraldindia.com/opinion/another-white-elephant-india-doesnt-need

Pourquoi l'Inde devrait éviter l'erreur stratégique que représente l'achat du chasseur furtif F-35 sous la pression américaine

Lors de la récente visite du Premier ministre Narendra Modi à Washington, le président américain Donald Trump a fait une annonce surprenante, apparemment improvisée : l'Inde allait acquérir des avions de chasse F-35 auprès des États-Unis. Si les responsables du ministère indien des Affaires étrangères ont par la suite minimisé l'importance de cette annonce, la simple mention d'un tel accord mérite un examen approfondi.

Le F-35, fabriqué par Lockheed Martin, est l'un des systèmes d'armes les plus controversés et les plus coûteux de l'histoire moderne. Pour l'Inde, compte tenu de ses besoins en matière de défense et de sa vision stratégique axée sur l'autosuffisance, l'acquisition du F-35 sous la pression américaine serait une grave erreur.

Non seulement elle pèserait lourdement sur le budget de la défense indien, mais elle compromettrait également son autonomie stratégique, ses besoins opérationnels et détournerait des ressources de priorités plus urgentes.

Le F-35 Joint Strike Fighter est présenté comme un avion furtif multirôle de cinquième génération capable de dominer les cieux, mais la réalité est plus complexe. Le programme a été miné par des dépassements de coûts, des problèmes techniques et des limitations opérationnelles.

Avec un prix unitaire dépassant les 100 millions de dollars (hors coûts de maintenance et d'exploitation), le F-35 est l'un des avions de chasse les plus chers jamais construits. Pour l'Inde, dont le budget de défense est limité et qui doit faire face à de multiples défis sécuritaires, un tel investissement serait un gouffre financier et une décision irresponsable.

Par ailleurs, les performances du F-35 ont été remises en question par des analystes militaires et même par des responsables américains. L'appareil a rencontré des problèmes de logiciel, de fiabilité des moteurs et de furtivité. En 2024, le directeur des essais et évaluations opérationnels du Pentagone a indiqué que le F-35 présentait encore des centaines de défauts non résolus, dont certains pourraient compromettre les missions.

Pour l'Inde, qui a besoin de plateformes fiables et opérationnelles pour contrer les menaces chinoises et pakistanaises, les lacunes techniques du F-35 devraient être un signal d'alarme.

La stratégie de défense de l'Inde est façonnée par son environnement géopolitique unique. L'Inde est confrontée à un double défi : la Chine et le Pakistan, qui ont tous deux investi massivement dans leurs capacités militaires. Pour contrer ces menaces, elle a besoin de plateformes polyvalentes, fiables et économiques, capables d'opérer sur des terrains variés, de l'Himalaya aux déserts du Rajasthan. Le F-35, conçu principalement pour les opérations américaines et de l'OTAN, est mal adapté aux besoins spécifiques de l'Inde.

Par exemple, sa conception monomoteur soulève des inquiétudes quant à ses performances en haute altitude, notamment dans la région himalayenne où l'Inde est confrontée à une menace importante de la part de la Chine. Les chasseurs J-20 chinois, capables de voler à la limite de l'espace, bénéficient d'un avantage altitudinal considérable sur le F-35 en cas d'engagement.

De plus, la dépendance du F-35 à une infrastructure logistique et de maintenance avancée imposerait un fardeau considérable à l'appareil de défense indien, qui peine déjà à maintenir sa flotte actuelle.

L'autonomie stratégique est l'un des piliers de la politique étrangère et de la stratégie de défense de l'Inde. Ce principe met l'accent sur l'autonomie et la capacité de prendre des décisions indépendantes dans l'intérêt national. L'acquisition du F-35 sous la pression de l'administration Trump compromettrait cette autonomie de plusieurs manières.

Premièrement, le F-35 est assorti d'accords d'utilisation finale stricts qui conféreraient aux États-Unis un contrôle important sur les modalités et les lieux de déploiement de l'appareil. Ceci limiterait la flexibilité opérationnelle de l'Inde et pourrait engendrer des frictions en cas de divergence d'intérêts entre l'Inde et les États-Unis. Par exemple, si l'Inde utilisait le F-35 dans un conflit avec la Chine, les États-Unis pourraient imposer des restrictions afin d'éviter une escalade des tensions avec Pékin.

Deuxièmement, les logiciels et systèmes du F-35 sont fortement cryptés, ce qui limiterait l'accès de l'Inde à la technologie de base de l'appareil. Cela entraverait sa capacité à intégrer le F-35 à son infrastructure de défense existante et à développer des améliorations nationales.

L'Inde doit concentrer ses ressources sur le développement de son industrie de défense nationale, notamment avec des projets comme l'avion de combat léger Tejas (LCA) et l'avion de combat moyen avancé (AMCA). Or, l'acquisition du F-35 détournerait des ressources et une attention considérables de ces programmes nationaux essentiels. En investissant dans le F-35, l'Inde risquerait de compromettre ces initiatives nationales, de perpétuer sa dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers et d'étouffer l'innovation dans son secteur de la défense.

Le budget de la défense indien, bien que conséquent, n'est pas illimité. Le pays doit faire face à des demandes concurrentes en matière de ressources, entre la modernisation de ses forces armées et la résolution des défis socio-économiques. Le coût exorbitant du F-35 pèserait lourdement sur les finances de l'Inde, réduisant ainsi les marges de manœuvre pour d'autres investissements cruciaux. Consacrer une part importante du budget de la défense au F-35 contraindrait l'Inde à des choix difficiles, risquant de sous-financer d'autres branches de ses forces armées.

L'acquisition du F-35 aurait également des répercussions géopolitiques majeures pour l'Inde. Si les États-Unis constituent un partenaire stratégique important, l'Inde a traditionnellement adopté une approche équilibrée en matière de politique étrangère, en dialoguant avec de nombreuses puissances, dont la Russie et la France. L'accord relatif au F-35, perçu comme une tentative de rapprochement avec les États-Unis, pourrait fragiliser les relations de l'Inde avec d'autres partenaires clés.

Au lieu de céder aux pressions américaines et d'acquérir le F-35, l'Inde devrait se concentrer sur le renforcement de ses capacités de défense nationales et la mise en place de partenariats conformes à ses intérêts stratégiques. Le chasseur F-35, malgré ses caractéristiques avancées, ne répond pas aux besoins de défense et aux priorités stratégiques de l'Inde. Plutôt que d'opter pour cette plateforme certes impressionnante, mais problématique, l'Inde devrait privilégier le renforcement de ses capacités nationales et le développement de partenariats alignés sur ses intérêts à long terme.

Modifié par Picdelamirand-oil
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Il y a 3 heures, Picdelamirand-oil a dit :

Un autre éléphant blanc dont l'Inde n'a pas besoin

https://www.nationalheraldindia.com/opinion/another-white-elephant-india-doesnt-need

Pourquoi l'Inde devrait éviter l'erreur stratégique que représente l'achat du chasseur furtif F-35 sous la pression américaine

Lors de la récente visite du Premier ministre Narendra Modi à Washington, le président américain Donald Trump a fait une annonce surprenante, apparemment improvisée : l'Inde allait acquérir des avions de chasse F-35 auprès des États-Unis. Si les responsables du ministère indien des Affaires étrangères ont par la suite minimisé l'importance de cette annonce, la simple mention d'un tel accord mérite un examen approfondi.

Le F-35, fabriqué par Lockheed Martin, est l'un des systèmes d'armes les plus controversés et les plus coûteux de l'histoire moderne. Pour l'Inde, compte tenu de ses besoins en matière de défense et de sa vision stratégique axée sur l'autosuffisance, l'acquisition du F-35 sous la pression américaine serait une grave erreur.

Non seulement elle pèserait lourdement sur le budget de la défense indien, mais elle compromettrait également son autonomie stratégique, ses besoins opérationnels et détournerait des ressources de priorités plus urgentes.

Le F-35 Joint Strike Fighter est présenté comme un avion furtif multirôle de cinquième génération capable de dominer les cieux, mais la réalité est plus complexe. Le programme a été miné par des dépassements de coûts, des problèmes techniques et des limitations opérationnelles.

Avec un prix unitaire dépassant les 100 millions de dollars (hors coûts de maintenance et d'exploitation), le F-35 est l'un des avions de chasse les plus chers jamais construits. Pour l'Inde, dont le budget de défense est limité et qui doit faire face à de multiples défis sécuritaires, un tel investissement serait un gouffre financier et une décision irresponsable.

Par ailleurs, les performances du F-35 ont été remises en question par des analystes militaires et même par des responsables américains. L'appareil a rencontré des problèmes de logiciel, de fiabilité des moteurs et de furtivité. En 2024, le directeur des essais et évaluations opérationnels du Pentagone a indiqué que le F-35 présentait encore des centaines de défauts non résolus, dont certains pourraient compromettre les missions.

Pour l'Inde, qui a besoin de plateformes fiables et opérationnelles pour contrer les menaces chinoises et pakistanaises, les lacunes techniques du F-35 devraient être un signal d'alarme.

La stratégie de défense de l'Inde est façonnée par son environnement géopolitique unique. L'Inde est confrontée à un double défi : la Chine et le Pakistan, qui ont tous deux investi massivement dans leurs capacités militaires. Pour contrer ces menaces, elle a besoin de plateformes polyvalentes, fiables et économiques, capables d'opérer sur des terrains variés, de l'Himalaya aux déserts du Rajasthan. Le F-35, conçu principalement pour les opérations américaines et de l'OTAN, est mal adapté aux besoins spécifiques de l'Inde.

Par exemple, sa conception monomoteur soulève des inquiétudes quant à ses performances en haute altitude, notamment dans la région himalayenne où l'Inde est confrontée à une menace importante de la part de la Chine. Les chasseurs J-20 chinois, capables de voler à la limite de l'espace, bénéficient d'un avantage altitudinal considérable sur le F-35 en cas d'engagement.

De plus, la dépendance du F-35 à une infrastructure logistique et de maintenance avancée imposerait un fardeau considérable à l'appareil de défense indien, qui peine déjà à maintenir sa flotte actuelle.

L'autonomie stratégique est l'un des piliers de la politique étrangère et de la stratégie de défense de l'Inde. Ce principe met l'accent sur l'autonomie et la capacité de prendre des décisions indépendantes dans l'intérêt national. L'acquisition du F-35 sous la pression de l'administration Trump compromettrait cette autonomie de plusieurs manières.

Premièrement, le F-35 est assorti d'accords d'utilisation finale stricts qui conféreraient aux États-Unis un contrôle important sur les modalités et les lieux de déploiement de l'appareil. Ceci limiterait la flexibilité opérationnelle de l'Inde et pourrait engendrer des frictions en cas de divergence d'intérêts entre l'Inde et les États-Unis. Par exemple, si l'Inde utilisait le F-35 dans un conflit avec la Chine, les États-Unis pourraient imposer des restrictions afin d'éviter une escalade des tensions avec Pékin.

Deuxièmement, les logiciels et systèmes du F-35 sont fortement cryptés, ce qui limiterait l'accès de l'Inde à la technologie de base de l'appareil. Cela entraverait sa capacité à intégrer le F-35 à son infrastructure de défense existante et à développer des améliorations nationales.

L'Inde doit concentrer ses ressources sur le développement de son industrie de défense nationale, notamment avec des projets comme l'avion de combat léger Tejas (LCA) et l'avion de combat moyen avancé (AMCA). Or, l'acquisition du F-35 détournerait des ressources et une attention considérables de ces programmes nationaux essentiels. En investissant dans le F-35, l'Inde risquerait de compromettre ces initiatives nationales, de perpétuer sa dépendance vis-à-vis des fournisseurs étrangers et d'étouffer l'innovation dans son secteur de la défense.

Le budget de la défense indien, bien que conséquent, n'est pas illimité. Le pays doit faire face à des demandes concurrentes en matière de ressources, entre la modernisation de ses forces armées et la résolution des défis socio-économiques. Le coût exorbitant du F-35 pèserait lourdement sur les finances de l'Inde, réduisant ainsi les marges de manœuvre pour d'autres investissements cruciaux. Consacrer une part importante du budget de la défense au F-35 contraindrait l'Inde à des choix difficiles, risquant de sous-financer d'autres branches de ses forces armées.

L'acquisition du F-35 aurait également des répercussions géopolitiques majeures pour l'Inde. Si les États-Unis constituent un partenaire stratégique important, l'Inde a traditionnellement adopté une approche équilibrée en matière de politique étrangère, en dialoguant avec de nombreuses puissances, dont la Russie et la France. L'accord relatif au F-35, perçu comme une tentative de rapprochement avec les États-Unis, pourrait fragiliser les relations de l'Inde avec d'autres partenaires clés.

Au lieu de céder aux pressions américaines et d'acquérir le F-35, l'Inde devrait se concentrer sur le renforcement de ses capacités de défense nationales et la mise en place de partenariats conformes à ses intérêts stratégiques. Le chasseur F-35, malgré ses caractéristiques avancées, ne répond pas aux besoins de défense et aux priorités stratégiques de l'Inde. Plutôt que d'opter pour cette plateforme certes impressionnante, mais problématique, l'Inde devrait privilégier le renforcement de ses capacités nationales et le développement de partenariats alignés sur ses intérêts à long terme.

Malheureusement l'option reste crédible vu que l'Inde n'aura pas de chasseur furtif avant longtemps, et qu'elle va avoir besoin de faire monter les enchères face à la chine d'un côté, et au pakistan de l'autre.

Cependant ça ferait éclater un paquet de tabous. Celui du S400 pour commencer.

Alternativement il ne serait pas surprenant de voir l'Inde devenir cliente de l'UCAS d'ici quelques années.

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Il y a 2 heures, herciv a dit :

Pour les F-35B et F-35C, seuls les appareils les plus récents affichent des taux de disponibilité opérationnelle maximale supérieurs à 10 %.

Comme les plus récents ont des problèmes TR3/block4 ils sont versés à l'entraînement (faisant une concurrence déloyale aux simulateurs :laugh:) et les autres ne sont pas disponibles ....

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Le 18/01/2026 à 11:12, herciv a dit :

On parle d'informatique là. En informatique il n'y a pas de question sur si il y a un kill switch ou pas. En fait sur chaque bit de données il y en a un par définition. La seule bonne question c'est comment sont attribués ces droits ce qui revient à demander les codes sources. 

Euh... non. Tout simplement non. Je ne comprend même pas ce que tu veux dire.

Alors que je suis plutôt d'accord avec toi par ailleurs sur le fait qu'il serait plus sûr que LM prouve l'absence de kill switch plutôt que l'inverse.

Et @bubzy : je pense que tu loupes le point le plus évident sur lequel il pourrait y avoir un interrupteur général sur le F-35 et donne un indice : désormais, les clés de chiffrement fournies par Let's Encrypt ont une durée de validité limitée à 45 jours.

Modifié par Boule75
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Il y a 5 heures, Boule75 a dit :

Euh... non. Tout simplement non. Je ne comprend même pas ce que tu veux dire.

Alors que je suis plutôt d'accord avec toi par ailleurs sur le fait qu'il serait plus sûr que LM prouve l'absence de kill switch plutôt que l'inverse.

Et @bubzy : je pense que tu loupes le point le plus évident sur lequel il pourrait y avoir un interrupteur général sur le F-35 et donne un indice : désormais, les clés de chiffrement fournies par Let's Encrypt ont une durée de validité limitée à 45 jours.

Quand tu fais de la gestion de certificat. Tu n'as pas besoin d'attendre la fin de la validité pour faire sauter la chose. Tu peux simplement les révoquer. 

Ainsi tu coupe instantanément toute connexion entre les clientes et les serveurs qui utilisent le certificat en question. 

Mais dans le cas présent il y a beaucoup plus simple que cela.

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il y a 53 minutes, bubzy a dit :

Quand tu fais de la gestion de certificat. Tu n'as pas besoin d'attendre la fin de la validité pour faire sauter la chose. Tu peux simplement les révoquer. 

Les certificats embarquent une information sur leur durée de validité. Si le TTL est de 10 jours et que l'avion ne décolle pas sans un certificat valide devant être signé par un tiers, pas besoin de révocation, de CRL ou de répondeur OCSP : il suffit d'attendre 10 jours au pire.

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