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Europe de la Défense ?


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Nouvelle grosse commande pour EXOSENS mais je n'arrive pas à identifier le client final. On a l'impression que c'est directement le cadre européen qui prend en charge la commande.

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/exosens-remporte-une-commande-importante-ce7e58dadb8afe23

Exosens remporte une commande importante

Exosens a signé un contrat pour ses nouveaux tubes intensificateurs de lumière 5G avec Actinblack, l'un des principaux fabricants européens de systèmes de vision nocturne avancés, reconnu comme un fournisseur de confiance au sein de la communauté des forces spéciales.

Jean-Yves Courtial

Publié le 12/01/2026 à 08:10

L'accord porte sur plus de 7000 tubes, dont la livraison est prévue entre 2027 et 2028. Ces tubes seront intégrés dans des jumelles de vision nocturne destinées à des utilisateurs finaux européens appartenant aux forces spéciales.

Pour le groupe de haute technologie, il s'agit de la plus importante commande unique pour ce type de produits, confirmant la forte adoption de ce nouveau produit par le marché.

Ces tubes sont conçus pour les environnements les plus exigeants en matière de faible luminosité, offrant une connaissance de la situation inégalée, des capacités de détection étendues et un confort visuel supérieur aux acteurs engagés dans des opérations nocturnes critiques.

Le montant de la commande n'a pas été dévoilé.

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@MIC_A 

je met çà ici. C'est super intéressant.

Mais çà me parait un peu prématuré.

Ce qui me parait le plus intéressant c'est que çà duplique l'organisation ONUSIENNE avec des membre permanents et des membres qui tournent. L'autre point est que les anglais en feraient parti.

Quant à la force permanente de 100000 hommes pour remplacer les US. Je suis plus dubitatif. Quel colonne vertébrale ?

Modifié par herciv
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Il y a 8 heures, olivier lsb a dit :

C'est sur ce terrain là qu'il faut aller. La guerre imposée aux européens ne pourra que resserrer les rangs et amener une clarification bienvenue chez les vrais ou les traîtres. Elle sera (est déjà) source de division chez les américains. Ne croyons pas Trump imbattable sur cette question

… Et si c’était tout l’inverse qui se produisait ! Si ce jusqu’au-boutismes était un effet « voulu » ou tout simplement « collatéral » de la part de cette administration ?

La lecture de cet article e n fait exemple et … ce n’est pas une « situation d’avenir » comme dirait l’autre.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/15/l-allemagne-s-interroge-sur-l-avenir-du-projet-europeen_6662250_3210.html
 

Révélation

L’Allemagne s’interroge sur l’avenir du projet européen

Berlin doute de la capacité de l’UE à résister à la progression des partis nationalistes et aux coups de boutoir de l’administration Trump. Ce scepticisme, inédit outre-Rhin, fait craindre un affaiblissement durable, voire une marginalisation progressive, de l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui. 

Par Elsa Conesa (Berlin, correspondante)

Quinze ans après la crise de l’euro, l’Allemagne se prendrait-elle à douter de l’Europe ? La progression des partis nationalistes sur le Vieux Continent, quatre années de guerre en Ukraine sans espoir tangible de cessez-le-feu et la difficulté des Vingt-Sept à répondre aux attaques répétées de Donald Trump ont installé, outre-Rhin, une forme d’incrédulité sur la capacité de l’Union européenne (UE) à être davantage qu’un espace économique.

« Il y a un scepticisme croissant sur le projet européen, reconnaît la coprésidente des Verts allemands, Franziska Brantner. Quand je le défends, on me dit : “Avec qui veux-tu faire ton Europe ? Giorgia Meloni est eurosceptique ; la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie le sont aussi, Emmanuel Macron n’a plus de pouvoir, et la France pourrait basculer à l’extrême droite en 2027.” On renonce à avancer, notamment dans la défense et la sécurité, à cause de l’hypothèse d’une Marine Le Pen à l’Elysée en 2027. Si on continue comme ça, en permettant à Trump de nous diviser, la fin de l’UE est possible. »

« La fin de l’UE n’est plus un tabou », lui fait écho l’essayiste Sabine Rennefanz, dans sa dernière chronique du Spiegel, parue le 8 janvier, décrivant une UE à bout de souffle, profondément divisée sur des questions centrales comme le nouvel impérialisme des Etats-Unis et de la Russie. « Quand on se souvient des débuts de l’Union européenne, le présent paraît décevant », écrit-elle. L’UE n’est « pas en décomposition, ni incapable d’agir, mais elle s’est affaiblie de l’intérieur ». Sa fin, longtemps inimaginable, est aujourd’hui « surtout une idée désagréable dont personne n’aime parler ». L’auteure ne serait pas surprise « si, dans dix ans, cette UE n’existait plus. Pas à cause d’un grand bouleversement, mais d’une perte progressive d’importance. Les traités resteraient, les bâtiments aussi. Seule l’idée politique qui les sous-tendrait aurait disparu. »

Le chancelier, Friedrich Merz, porteur d’espoir pour le renouveau de l’Europe lors de son arrivée à la tête du gouvernement allemand en mai 2025, semble devenu plus prudent, jouant parfois la carte de la seule Allemagne. « Si vous ne voulez pas de l’Europe, faites au moins de l’Allemagne votre partenaire », a-t-il suggéré à l’adresse de Donald Trump, le 9 décembre 2025, alors que la nouvelle stratégie de sécurité américaine venait d’être publiée.

Le président de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), dont l’entourage promettait encore, il y a quelques mois, un grand discours sur l’avenir de l’Europe, dans la lignée de celui prononcé par Emmanuel Macron à la Sorbonne en septembre 2017, n’a toujours pas proposé de vision ni de réflexion conceptuelle. Son enthousiasme initial a été refroidi par l’opposition de la France à l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur, et par les réserves de Paris face à l’hypothèse d’utiliser les actifs russes gelés pour aider l’Ukraine. L’incapacité du président français à faire avancer le projet d’avion de combat franco-allemand (système de combat aérien du futur, SCAF) a également déçu outre-Rhin.

Un noyau dur d’Etats

« Personne ne semble se soucier sérieusement de l’UE », pourtant seule à pouvoir « défendre le modèle de vie européen fondé sur la liberté », alerte le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung dans une analyse publiée le 11 janvier, allant jusqu’à prédire « la chute de l’Europe dès l’année prochaine » sous l’effet de la victoire de partis populistes et eurosceptiques en France et en Pologne. L’UE doit-elle être plus intégrée politiquement ? Avoir un dirigeant élu au suffrage direct ? Etre une fédération d’Etats-nations ? Avoir une armée commune ? Plus personne ne se penche sur ces questions. C’est plutôt « le président américain qui donne le ton des débats en Europe », déplore Josef Kelnberger, correspondant du quotidien munichois à Bruxelles, qui craint que l’UE ne « périsse par indifférence ».

De fait, aucun des grands partis historiquement pro-européens ne mène aujourd’hui de travaux sur le devenir de l’UE. « Les conditions pour un sursaut ne sont pas idéales », résume un élu social-démocrate, admettant que « même les partis pro-européens s’investissent peu, car il est peu probable que cela donne des résultats à court terme ».

La CDU, malgré son ADN résolument pro-européen, esquive tout débat sur la question, déplore l’historien Andreas Rödder, proche du parti. Celui-ci dit entendre « deux types de critiques » : la perte d’influence de l’UE dans les discussions internationales sur la sécurité et l’excès de régulations bruxelloises, qui pénalisent l’économie allemande. « La CDU ne peut pas faire l’économie d’une réflexion sur ces questions, alerte-t-il, sinon cela finira par exploser. Regardez à quelle vitesse le Parti républicain, qui se croyait profondément libéral, est devenu protectionniste aux Etats-Unis. »

De nombreux analystes allemands défendent l’idée d’un noyau dur d’Etats souhaitant coopérer en matière de sécurité – plaidant par exemple pour un retour à la défunte Union de l’Europe occidentale, imaginée par sept Etats après-guerre dans le cas où les Etats-Unis se retireraient de l’OTAN. Wolfgang Ischinger, président de la Conférence de Munich sur la sécurité, évoque lui aussi l’idée d’« un noyau de pays européens semblables, prêts à avancer en renonçant à la règle de l’unanimité », se disant certain que « de nombreux membres du gouvernement allemand actuel et de la majorité soutiendraient une telle initiative ». « L’UE a un potentiel énorme, mais ne peut pas, dans son format actuel, s’occuper de défense », juge l’ancien diplomate, ne serait-ce qu’en raison de l’absence du Royaume-Uni.

« Il faut recréer une communauté européenne de défense, comme en 1952, insiste Franziska Brantner. Mais pas à Vingt-Sept, c’est une évidence. L’Europe n’a jamais avancé qu’en format restreint, comme lors de la création de l’euro ou de l’espace Schengen. »

Depuis sa prise de fonction, Friedrich Merz fait la même analyse. En matière de sécurité et de défense, il privilégie le format « E3 », autour du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne, étendu parfois à l’Italie et à la Pologne. Une configuration jugée plus efficace qu’un attelage de vingt-sept pays, quitte à mettre en péril la cohésion de l’UE

 

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Merz fait du Merz, on entends tout et son contraire et clairement il veut le lead quand ça l'arrange et tire trop régulièrement la couverture à lui, comme les US, c'est le commerce d'abord sans être très regardant sur les équilibres entres membres de la balance commerciale et les dégâts que ça va causer chez les voisins, vu les derniers accords signés ou en passe de l'être. 

C'est maintenant qu'il faudrait taper du poing sur la table coté UE et pays donateurs ou parmi les 27, la majorité ne se sent pas vraiment concerné mais n'hésitent pas à nous chier dans les bottes et encaisser sans donner ! 

 

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Il y a 14 heures, Ardachès a dit :

… Et si c’était tout l’inverse qui se produisait ! Si ce jusqu’au-boutismes était un effet « voulu » ou tout simplement « collatéral » de la part de cette administration ?

La lecture de cet article e n fait exemple et … ce n’est pas une « situation d’avenir » comme dirait l’autre.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/15/l-allemagne-s-interroge-sur-l-avenir-du-projet-europeen_6662250_3210.html
 

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L’Allemagne s’interroge sur l’avenir du projet européen

Berlin doute de la capacité de l’UE à résister à la progression des partis nationalistes et aux coups de boutoir de l’administration Trump. Ce scepticisme, inédit outre-Rhin, fait craindre un affaiblissement durable, voire une marginalisation progressive, de l’Europe telle qu’elle existe aujourd’hui. 

Par Elsa Conesa (Berlin, correspondante)

Quinze ans après la crise de l’euro, l’Allemagne se prendrait-elle à douter de l’Europe ? La progression des partis nationalistes sur le Vieux Continent, quatre années de guerre en Ukraine sans espoir tangible de cessez-le-feu et la difficulté des Vingt-Sept à répondre aux attaques répétées de Donald Trump ont installé, outre-Rhin, une forme d’incrédulité sur la capacité de l’Union européenne (UE) à être davantage qu’un espace économique.

« Il y a un scepticisme croissant sur le projet européen, reconnaît la coprésidente des Verts allemands, Franziska Brantner. Quand je le défends, on me dit : “Avec qui veux-tu faire ton Europe ? Giorgia Meloni est eurosceptique ; la Hongrie, la Tchéquie, la Slovaquie le sont aussi, Emmanuel Macron n’a plus de pouvoir, et la France pourrait basculer à l’extrême droite en 2027.” On renonce à avancer, notamment dans la défense et la sécurité, à cause de l’hypothèse d’une Marine Le Pen à l’Elysée en 2027. Si on continue comme ça, en permettant à Trump de nous diviser, la fin de l’UE est possible. »

« La fin de l’UE n’est plus un tabou », lui fait écho l’essayiste Sabine Rennefanz, dans sa dernière chronique du Spiegel, parue le 8 janvier, décrivant une UE à bout de souffle, profondément divisée sur des questions centrales comme le nouvel impérialisme des Etats-Unis et de la Russie. « Quand on se souvient des débuts de l’Union européenne, le présent paraît décevant », écrit-elle. L’UE n’est « pas en décomposition, ni incapable d’agir, mais elle s’est affaiblie de l’intérieur ». Sa fin, longtemps inimaginable, est aujourd’hui « surtout une idée désagréable dont personne n’aime parler ». L’auteure ne serait pas surprise « si, dans dix ans, cette UE n’existait plus. Pas à cause d’un grand bouleversement, mais d’une perte progressive d’importance. Les traités resteraient, les bâtiments aussi. Seule l’idée politique qui les sous-tendrait aurait disparu. »

Le chancelier, Friedrich Merz, porteur d’espoir pour le renouveau de l’Europe lors de son arrivée à la tête du gouvernement allemand en mai 2025, semble devenu plus prudent, jouant parfois la carte de la seule Allemagne. « Si vous ne voulez pas de l’Europe, faites au moins de l’Allemagne votre partenaire », a-t-il suggéré à l’adresse de Donald Trump, le 9 décembre 2025, alors que la nouvelle stratégie de sécurité américaine venait d’être publiée.

Le président de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), dont l’entourage promettait encore, il y a quelques mois, un grand discours sur l’avenir de l’Europe, dans la lignée de celui prononcé par Emmanuel Macron à la Sorbonne en septembre 2017, n’a toujours pas proposé de vision ni de réflexion conceptuelle. Son enthousiasme initial a été refroidi par l’opposition de la France à l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur, et par les réserves de Paris face à l’hypothèse d’utiliser les actifs russes gelés pour aider l’Ukraine. L’incapacité du président français à faire avancer le projet d’avion de combat franco-allemand (système de combat aérien du futur, SCAF) a également déçu outre-Rhin.

Un noyau dur d’Etats

« Personne ne semble se soucier sérieusement de l’UE », pourtant seule à pouvoir « défendre le modèle de vie européen fondé sur la liberté », alerte le quotidien de centre gauche Süddeutsche Zeitung dans une analyse publiée le 11 janvier, allant jusqu’à prédire « la chute de l’Europe dès l’année prochaine » sous l’effet de la victoire de partis populistes et eurosceptiques en France et en Pologne. L’UE doit-elle être plus intégrée politiquement ? Avoir un dirigeant élu au suffrage direct ? Etre une fédération d’Etats-nations ? Avoir une armée commune ? Plus personne ne se penche sur ces questions. C’est plutôt « le président américain qui donne le ton des débats en Europe », déplore Josef Kelnberger, correspondant du quotidien munichois à Bruxelles, qui craint que l’UE ne « périsse par indifférence ».

De fait, aucun des grands partis historiquement pro-européens ne mène aujourd’hui de travaux sur le devenir de l’UE. « Les conditions pour un sursaut ne sont pas idéales », résume un élu social-démocrate, admettant que « même les partis pro-européens s’investissent peu, car il est peu probable que cela donne des résultats à court terme ».

La CDU, malgré son ADN résolument pro-européen, esquive tout débat sur la question, déplore l’historien Andreas Rödder, proche du parti. Celui-ci dit entendre « deux types de critiques » : la perte d’influence de l’UE dans les discussions internationales sur la sécurité et l’excès de régulations bruxelloises, qui pénalisent l’économie allemande. « La CDU ne peut pas faire l’économie d’une réflexion sur ces questions, alerte-t-il, sinon cela finira par exploser. Regardez à quelle vitesse le Parti républicain, qui se croyait profondément libéral, est devenu protectionniste aux Etats-Unis. »

De nombreux analystes allemands défendent l’idée d’un noyau dur d’Etats souhaitant coopérer en matière de sécurité – plaidant par exemple pour un retour à la défunte Union de l’Europe occidentale, imaginée par sept Etats après-guerre dans le cas où les Etats-Unis se retireraient de l’OTAN. Wolfgang Ischinger, président de la Conférence de Munich sur la sécurité, évoque lui aussi l’idée d’« un noyau de pays européens semblables, prêts à avancer en renonçant à la règle de l’unanimité », se disant certain que « de nombreux membres du gouvernement allemand actuel et de la majorité soutiendraient une telle initiative ». « L’UE a un potentiel énorme, mais ne peut pas, dans son format actuel, s’occuper de défense », juge l’ancien diplomate, ne serait-ce qu’en raison de l’absence du Royaume-Uni.

« Il faut recréer une communauté européenne de défense, comme en 1952, insiste Franziska Brantner. Mais pas à Vingt-Sept, c’est une évidence. L’Europe n’a jamais avancé qu’en format restreint, comme lors de la création de l’euro ou de l’espace Schengen. »

Depuis sa prise de fonction, Friedrich Merz fait la même analyse. En matière de sécurité et de défense, il privilégie le format « E3 », autour du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne, étendu parfois à l’Italie et à la Pologne. Une configuration jugée plus efficace qu’un attelage de vingt-sept pays, quitte à mettre en péril la cohésion de l’UE

 

Assez d'accord avec MIC_A: c'est l'illustration de l'hyper pragmatisme Allemand. 

Ils n'ont ni idéaux ni principes (disons, beaucoup moins marqués qu'en France) donc quand tout le monde se met à douter, ils doutent. Et puis il ne se passera pas grand chose. Cet article, c'est pour relater un bruit de fond, mais on rigole quand même. 

Il est observé, en tant que signe avant coureur d'un changement d'époque, que leurs partis ne débattent plus d'Europe ou se font discrets.... La blague. La dernière fois qu'on a sérieusement débattu d'Europe en France, c'était en 2005. Est-ce que ça fait de nous de mauvais européens ? 

Vous avez 4 heures. 

Modifié par olivier lsb
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Il y a 2 heures, Ardachès a dit :

… Et si c’était tout l’inverse qui se produisait ! Si ce jusqu’au-boutismes était un effet « voulu » ou tout simplement « collatéral » de la part de cette administration ?

La lecture de cet article e n fait exemple et … ce n’est pas une « situation d’avenir » comme dirait l’autre.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/15/l-allemagne-s-interroge-sur-l-avenir-du-projet-europeen_6662250_3210.html

Excellent article merci.

Un article comme celui-là pose la question de la forme actuelle de l'Europe qui ne fait plus rèver et du respect des souveraineté. J'ai vu un article posant en syb1illin la même question sur la souveraineté de la France pour ses exports d'armement.

En même temps la commission propose la création d'un conseil de défense avec une organisation proche de celle de l'ONU c'est-à-dire avec des membres permanent et des membres tournant.

On voir aussi que la "coalition des volontaires" est un cadre ad-hoc pour toute décision opérationnelle politique qui demande de la réactivité et un cadre élargi respectueux des puissances moyennes.

Tout çà n'est pas clair et on sent que la commission et le parlement veulent s'imposer.

Enfin on voit aussi que Trump / Xi /Poutine pose des problèmes structurels important au démocratie trop incarnées alors que des structures comme celle de L'Iran sont beaucoup plus résiliente.

Il y a matière à réfléchir je dirais. Mais qu'un seul homme au bout d'a peine 5 ans (4 +1) ait fini par mettre à terre 120 ans de construction d'une politique international interroge.

A mon sens la souveraineté des pays de l'UE doit être fondamentale. Elle doit l'être parce qu'elle mène forcément à une structure collégiale qui seule peut contrôler la structure centrale. La structure collégiale est la seule qui peut empècher durablement l'avènement de gens comme Poutine ou Trump dans un ensemble comme l'UE.

Modifié par herciv
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Quiconque devrait s'apercevoir que l'idée de défense européenne, comme tout le reste au sein de l'Ue en fait, ne peut se réaliser qu'en annihilant les domaines de supériorité de la France, quitte in fine à lui dénier son existence même, ce qui revient également à entériner que l'Ue ne puisse être qu'un grand corps mou ayant besoin d'une coquille. En la matière, je n'ai pas la mesure d'Alexis. La solution m'apparaît être le divorce complet et le plus rapide possible avec cette structure mortifère. Et vive les coopérations entre états qui le veulent vraiment, dans l'autonomie et l'agilité, pas comme le Scaf quoi.

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il y a 4 minutes, Nicks a dit :

Quiconque devrait s'apercevoir que l'idée de défense européenne, comme tout le reste au sein de l'Ue en fait, ne peut se réaliser qu'en annihilant les domaines de supériorité de la France, quitte in fine à lui dénier son existence même, ce qui revient également à entériner que l'Ue ne puisse être qu'un grand corps mou ayant besoin d'une coquille. En la matière, je n'ai pas la mesure d'Alexis. La solution m'apparaît être le divorce complet et le plus rapide possible avec cette structure mortifère. Et vive les coopérations entre états qui le veulent vraiment, dans l'autonomie et l'agilité, pas comme le Scaf quoi.

Quiconque ne s'en aperçoit pas : peux-tu le démontrer ?

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Il y a 2 heures, Nicks a dit :

L'article qu'a cité Alexis n'est pas assez parlant ?

Bof...pas si nouveau, lobbying (je vais pas citer les Allemands encore...^^) habituel...je sais pas si c'est si inquiétant que ça.

Mais en terme militaire on contrevient déjà aux règles européennes sans trop se faire de nœuds au cerveau en France.

  • Confus 1
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Rien d’étonnant au choix de faire SCAF, MGCS, KNDS, etc… S’il mettait (et ce n’est pas le seul), ça ne date pas d’aujourd’hui. La même volonté de faire national n’est pas la même que pour faire Européen. Même avec un budget de plus de 100 milliards ça serait pareil. Beaucoup de nos équipements seraient français. C’est ça aussi être souverain pensé de nous-mêmes, ne pas bloquer dans nos interventions militaires qu’on devrait faire seul.

De 2017 à 2026 si on l’avait voulu sur les programmes SCAF, MGCS, KNDS pour ne nommer qu’eux les décisions auraient été prises depuis longtemps. De 2017 à 2026 on aurait au moins un prototype de châssis de char.

Une nation cadre ne devrait-elle pas faire une panoplie d’équipement elle-même certains véhicules blindés, canons, certains missiles, fusils, treillis, avion de chasse, camions, etc,… .

 

C’est un peu le problème de l’Europe de la défense ça veut que les principaux pays ne sachent plus rien faire d’eux-mêmes, tous sur le même standard, moins de constructeurs nationaux, équipement standardisé, si possible même doctrine… . Par contre les choses où ça pourrait apporter un plus par exemple catapulte électromagnétique, port flottant, puce,… Rien, ça sera toujours son défaut.

 

https://www.boursorama.com/bourse/actualites/nanoxplore-l-asterix-contre-l-empire-americain-des-puces-se-lance-dans-la-defense-3994252a8aa395426818e905ae01fa7e

"On n'est pas capable en Europe de développer" ce type d'usine qui demanderait un investissement de l'ordre de 10 milliards d'euros et "on n'a plus le savoir-faire" après les décennies de désindustrialisation, déplore-t-il.

Avec l'objectif dans chaque composante d'associer nos partenaires allemands et italiens entre autres, de renforcer l'autonomie stratégique européenne, d'inciter les autres à suivre notre propre stratégie, qui est de réduire les dépendances à tout ce qui est non européen.

 

Quelques passages du discours :

https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/01/15/voeux-aux-forces-armees-sur-la-base-aerienne-125-distres

« Pour rester libre, il faut être craint. Pour être craint, il faut être puissant. »  Rien de nouveau

« un effort de plus de 2 milliards d'euros pour le service national » On sait trouver l’argent quand on veut

« Dès 2017-2018, par l'exercice d'évaluation de la menace que nous avions conduit, nous avions vu que le monde qui était le nôtre portait des menaces nouvelles et justifiait l'effort décidé par la première LPM. Nous avons commencé de réarmer. Par la constance de cet effort, nous aurons donc doublé notre budget. Nous avons aussi, depuis 9 ans, constamment porté la nécessité de renforcer l'autonomie stratégique européenne et de la renforcer pour nos armées. »

« Un mois plus tard, sous présidence française lors du sommet de Versailles, l'autonomie stratégique européenne était consacrée dans une déclaration de l'Union européenne. Trois ans plus tard, mars 2025, un Conseil européen venait reconnaître l'engagement européen, le pilier européen de la défense, les financements décidés par l'Union européenne pour soutenir les efforts des armées européennes en ce sens. Ce qui était au début une conviction française face à l'évolution de la menace est devenu progressivement une évidence européenne. »

« Nous devons continuer à le décliner aussi sur le plan capacitaire avec cette préférence européenne pour l'industrie de défense. »

« Et j'ai des industriels de défense à qui je veux dire : je serai toujours avec nos armées à vos côtés, mais nous aussi, nous devons être plus Européens. Et donc, nous devons être plus Européens dans nos propres achats, nous devons être plus Européens dans nos stratégies industrielles, en bâtissant ces partenariats."

 

C’est comme pour chaque LPM vous avez beaucoup d’experts qui l’a qualifieront d’adapter pour le futur mais lequel, ou c’est plus jusqu’à la prochaine loi.

Il n’y a rien de nouveau, c’est plus par idéologie et courant de pensée.

La synthèse de ces deux courants est faite par le Colonel Beaufre dans une conférence prononcée en 1947 et que cite longuement et à juste raison, Elisabeth du Réau :

"La guerre moderne sera de plus en plus totale, conséquence de la guerre du matériel, de la guerre de surface et de la guerre des peuples. Il faut donc que l’organisation de l’Etat tienne compte des conditions de la guerre totale de façon à pouvoir, dès le temps de paix, conduire cette stratégie totale, combinaison d’actions psychologiques et diplomatiques, d’efforts économiques, industriels et militaires dont le but est de réaliser cette avance de potentiel qui constitue aujourd’hui la seule forme de sécurité valable"46.

 

Un État n'a d'existence, et par conséquent de politique, rappelait le Général de Gaulle, que par la diplomatie qui l'exprime, l'armée qui le soutient, la police qui le couvre et la monnaie qui le solde.

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Il y a 12 heures, Desty-N a dit :

Par contre, je suis de plus en plus déçu par la ligne éditorial de ce journal: une espèce de vague positionnement progressiste, mâtiné de complainte dépressive, avec très peu de propos de fond.
Sur pas mal de sujets, j'en apprend plus en venant sur ce forum (et en plus c'est gratuit :wub:)

Fin du HS

Réponse HS

La ligne éditoriale a énormément changé ces dernières années, et c'est assez mystérieux, vire de plus en plus à gauche, comme en contre-réaction à l'évolution de la société. Ce qui dénote au passage, un dosage actif de la tonalité du journal, extrêmement déplaisant à admettre pour tout lecteur fidèle. Le journal se positionne dorénavant plus à gauche que Libération sur un paquet de thématiques. Et il pèche de façon abyssale par les thématiques non traitées ou très peu abordées, dont je ne vous ferai pas un dessin ici. De plus en plus d'articles sont médiocres, surtout s'ils traitent de sujets nationaux clivants, alors qu'il y en avait peu il y a 5/6 ans. 

Il y a encore des reportages de grande qualité, les sujets internationaux restent en moyenne de très grande qualité. Parfois sur des thèmes européens ou français, un article ou une interview va détonner par sa lucidité et sa clairvoyance. Mais c'est de plus en plus rare. Je le lis surtout pour l'international. 

 

  • Confus 1
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Il y a 9 heures, Alexis a dit :

L'UE continue d'étendre ses prérogatives en attaquant directement les intérêts français. Encore et toujours

Exportations d'armements : l'Europe veut imposer son contrôle à la France

Le Parlement européen souhaite donner à la Commission européenne le pouvoir de contrôler les exportations d'armements des pays de l'Union européenne vers des pays tiers. Bruxelles l'avait souhaité avant que la France s'y oppose. Nouveau round à venir entre Paris et Bruxelles...

Alors que le gouvernement Lecornu se débat dans des débats budgétaires énergivores et sans fin, la souveraineté de la France est quant à elle gravement attaquée à Bruxelles et à Strasbourg. 

De quoi s'agit-il ? Le Parlement européen veut confier à la Commission européenne le pouvoir d'imposer son contrôle sur les exportations d'armements des pays membres de l'Union européenne, via un amendement. « La situation en matière de sécurité exige d'établir de manière cohérente des procédures d'approbation et de certification réglementées au niveau de l'Union européenne pour les nouvelles installations de production et les licences d'exportation pour les produits de défense », est-il écrit dans le rapport publié un peu avant Noël (22 décembre) sur la proposition de modification des directives 2009/43/CE et 2009/81/CE (simplification des transferts intra-UE de produits liés à la défense et simplification des marchés de sécurité et de défense).

Cet amendement est une véritable provocation envers les intérêts de la France,  le « contrôle export » est une question d’intérêt vital pour elle. La France est, sur les cinq dernières années, le deuxième exportateur mondial d'armement, (loin) derrière les États-Unis. Pour autant, la modification de la directive 2009/81/CE souhaitée dans un premier temps par la Commission européenne puis le Parlement, n'est pas encore entérinée. La France peut s'y opposer fermement même s'il semble qu'elle perd de plus en plus ses combats à Bruxelles.

Pour la France et très certainement d'autres pays, ce texte sera considéré comme un abandon en rase campagne de leur autonomie stratégique et de leur souveraineté. Ce qui impactera leur politique en matière de relations internationales et les partenariats stratégiques qu'ils ont pu signer avec des pays tiers comme celui entre la France et les Émirats arabes unis par exemple. Si cet amendement porté par les rapporteurs finlandais Pekka Toveri (PPE) et Anna-Maja Henriksson (Renew) était adopté, il freinerait de façon très pragmatique les ambitions de la France en matière d'exportations de systèmes d'armes, qui seraient autorisées à Bruxelles après avoir été recommandées par des cabinets de lobbying étrangers, qui pullulent dans les couloirs de la Commission.

EDIT - Je place en caché mon commentaire, qui me semble inévitable vu l'empilement de ce genre d'attaques et qui "vient du coeur", mais qui est vraiment HS si je suis honnête voire a une dimension politique marquée

Si les modérateurs veulent supprimer cette partie, évidemment "be my guest" et désolé 

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==>Il y a une solution simple à ce problème, ou plutôt empilement de problèmes et d'attaques contre les intérêts français issues de l'organisation internationale "UE" (énergie intermittente inefficace, normes excessives, support à l'immigration illégale, traités commerciaux déséquilibrés parce que d'autres veulent faire le paillasson devant Trump... et tant et plus)

Une solution TRES simple

==>Et pour les partisans de la modération - dont je suis - une solution à peine plus complexe, tout en évitant le risque qu'a couru la Grande-Bretagne de faire l'unité des autres contre soi : corriger la Constitution française qui a été triturée au fil des ans pour rentrer sous les fourches caudines de l'organisation "UE" afin de placer la loi nationale au-dessus des décisions de cette organisation

==>Il y a encore la possibilité de rester soumis aux attaques successives, répétées et multiformes de cette organisation, en se félicitant à l'occasion - plutôt rarement - d'avoir, après de multiples efforts diplomatiques, après avoir dépensé une grande "bande passante", réussi à parer ou du moins atténué l'un ou l'autre de ces coups. Et en subissant les autres, naturellement

Tu as entièrement raison.

 

Rappel: ces gens, ces "Européens", veulent que nous les défendions avec nos armes atomiques.

En fait c'est même pire, ils veulent nous PRENDRE nos armes atomiques parce qu'ils sont "forcément" plus compétents que nous avec.

Bon par contre pour les besoins de la diplomatie ça restera les nôtres bien entendu... comme ça ils pourront s'assurer que NOUS prenions la contre-attaque plutôt qu'eux. Malin!

:laugh:

Exiger ainsi que la France mette sa souveraineté sous les désidératas d'une bande de FRANCOPHOBES (nous en avons quelques exemplaires y-compris sur le forum, qui se reconnaîtront aisément) jaloux et rageux, écumant aux lèvres devant le simple fait que la France réussisse encore à faire des trucs malgré ses blessures multiples, que la "bête" ne soit pas encore achevée, et continuant deux-cent ans plus tard à nous reprocher Napoléon alors qu'ils ont tous pardonné à bismark hitler et consorts, est la meilleure démonstration du fait que ces individus qui passent leur temps à nous demander de leur prouver que nous serions "dignes de leur confiance" (:laugh:) ne sont pour leur part absolument pas dignes de la nôtre.

Que ça vienne de FINLANDE, pays qui désormais fricote avec la turquie dans le domaine militaire (https://nordicmonitor.com/2025/06/turkey-and-finland-sign-defense-industry-cooperation-deal-amid-rising-russian-threats/) est encore plus scabreux, vu que ce pays est en première ligne face à la russie, et que les poutiniens du régime eux-même prétendent que "la France est le pire ennemi de la russie en europe".

Pire, cette motion émane de gens qui sont de RENEW et du PPE, c'est-à-dire les groupes parlementaires Européens dont sont issus les derniers gouvernements Français et le président depuis 8 ans et demi!

Le récent discours parfaitement miteux prononcé par Macron, dans un tel contexte, ne paraît qu'encore plus pathétique.

ENCORE PLUS D'EUROPE? MAINTENANT? DANS CE CONTEXTE???

On les aide, ils nous menacent.
On les protège, ils nous attaquent.
On les respecte, ils nous insultent.
On leur a tendu la main, ils nous mangent le bras.

 

Assez de cette charade. Ça n'en vaut définitivement plus la peine.

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Sans vouloir mettre de l'huile sur le feu, mais il faut un peu connaitre le fonctionnement des institutions Européennes, la proposition d'amendement, même si elle est approuvée par le Parlement de l'UE et la commission (ce qui n'est absolument pas certain), doit aussi passer devant le Conseil, où la France comme chacun des 26 autres membres à un droit de véto, et je crois que plusieurs autres pays n'ont absolument pas envie qu'on vienne se mêler de leurs exportations d'armes (Belgique, Tchéquie, Slovaquie, Pologne, Bulgarie, Grèce, Croatie, même la Suède, l'Autriche, l'Italie et l'Espagne doivent pas être chaudasses à mon avis) ... Donc, mieux vaut peut-être ne pas perdre trop de salive la dessus.

Clairon

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il y a une heure, Clairon a dit :

Sans vouloir mettre de l'huile sur le feu, mais il faut un peu connaitre le fonctionnement des institutions Européennes, la proposition d'amendement, même si elle est approuvée par le Parlement de l'UE et la commission (ce qui n'est absolument pas certain), doit aussi passer devant le Conseil, où la France comme chacun des 26 autres membres à un droit de véto

Veto ?

Sur la plupart des sujets maintenant, le Conseil européen décide à la "majorité qualifiée". C'est-à-dire que personne n'y dispose d'un veto, du moins pour la majorité des sujets

Si la totalité des décisions du Conseil étaient prises à l'unanimité, alors il n'y aurait effectivement pas péril en la demeure. Et bien sûr, l'UE poserait incomparablement moins de problèmes

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Fonctionnement du vote au Conseil de l'UE :

Unanimité (droit de veto) : Un seul État peut s'opposer, bloquant la décision. Concerne les domaines sensibles comme la PESC (Politique Étrangère et de Sécurité Commune).

Clairon

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