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Le retour du service national


herciv

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J'ai cherche un fil sur ce sujet et j'ai rien trouvé. On en parle de plus en plus dans les média en France mais aussi dans d'autres pays européens. En guise d'introduction je met ce texte de Laurent Lagneau sur opex360.com. Et c'est marrant parce que j'ai été dans l'avant-dernière année à faire un service militaire et que mon fils ainé va se retrouver probablement l'un des premiers à faire son service. Je ne lui souhaite pas. J'espère qu'il pourra le faire en ayant déjà une formation importante derrière lui.

La Revue nationale stratégique suggère de mettre en place un service militaire volontaire « rénové »

https://www.opex360.com/2025/07/15/la-revue-nationale-strategique-suggere-de-mettre-en-place-un-service-militaire-volontaire-renove/

par Laurent Lagneau · 15 juillet 2025

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Lors de son discours prononcé à l’Hôtel de Brienne, le 13 juillet, le président Macron a une nouvelle affirmé qu’il fallait une « Nation capable de tenir et d’être mobilisée » afin de faire face aux menaces qui pèsent sur la France.

Pour cela, a-t-il dit, « nous devons accélérer les efforts sur notre réserve », dont les effectifs doivent doubler d’ici 2030/35, comme le prévoit la Loi de programmation militaire [LPM] 2024-30. En outre, il s’agit également de « donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d’autres modalités, au sein de nos armées », a-t-il ajouté.

Reste à voir sous quelle(s) forme(s). On devrait le savoir à l’automne, quand M. Macron donnera ses « orientations » et ses « décisions » sur la « base des travaux demandés […] au ministre et au CEMA [chef d’état-major des armées], revenant sur l’avenir du SNU, l’organisation, la mobilisation de notre jeunesse comme de nos réserves ».

Cependant, publié le 14 juillet, la Revue nationale stratégique actualisée [RNS 25] a livré une indication allant d’ailleurs dans le sens des propos récemment tenus par le général Pierre Schill, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], dans les pages de l’hebdomadaire L’Express.

Ainsi, parmi les onze objectifs stratégiques qu’elle a définis, la RNS 25 évoque une « France unie et résiliente », ce qui passe par un « réarmement moral de la Nation pour faire face aux crises ».

« Tous les citoyens doivent pouvoir devenir acteurs de la cohésion nationale et de la résilience pour se protéger eux-mêmes, leurs proches et ainsi permettre une meilleure préparation de l’ensemble du pays. L’engagement, sous toutes ses formes au sein des armées ou d’un dispositif de mobilisation civile, doit être ancré dans le parcours citoyen de chacun et valorisé au quotidien », détaille le document.

Pour cela, et comme le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, l’a déjà expliqué, il s’agira de faire évoluer la « Journée Défense et Citoyenneté » [JDC] en la « remilitarisant ».

« Je souhaite la rendurcir militairement à des fins aussi théoriques : il faut qu’à la fin de cette journée, les jeunes Français […] aient les idées claires sur notre système de défense et les rudiments de compréhension sur le fonctionnement de l’armée française, sur les grandes opérations auxquelles l’armée française a pu participer ces dernières années », avait en effet expliqué M. Lecornu en avril 2024, à l’antenne de LCI.

Ayant fixé l’objectif « d’acculturer près de dix millions de jeunes de 13 à 25 ans aux enjeux de défense et de sécurité nationale, notamment aux manœuvres hybrides et manipulations de l’information », la RNS 25 préconise d’adapter les dispositifs destinés à la jeunesse [escadrilles air jeunesse, cadets de la sécurité civile, service civique, etc.] afin de « répondre au besoin de structurer un continuum de l’engagement tout au long de la vie et de faire émerger une culture de la résilience dès le plus jeune âge ».

Mais pour la RNS 25, il s’agit d’aller encore plus loin, estimant nécessaire que « la Nation tout entière se tourne à nouveau vers sa défense et sa sécurité », ce qui passe par le renforcement de la cohésion nationale et la création d’un « réservoir de personnes mobilisables en cas de crise ».

Comme il n’est pas question de revenir sur la suspension de la conscription [ce qui, Haut-commissariat au Plan, coûterait 14 milliards d’euros par an si cette mesure s’adresse aussi aux jeunes femmes], la RNS propose de créer un « service militaire rénové » afin de « proposer aux Français majeurs de recevoir une formation militaire socle pouvant déboucher sur un engagement ».

Cette hypothèse a également été évoquée par le Haut-commissariat au Plan, qui a évalué son coût à 1,7 milliard d’euros par an dans le cas où un tel dispositif accueillerait jusqu’à 70 000 jeunes pendant six mois. En outre, a-t-il souligné, il pourrait être éligible à des financements européens s’il « intègre une dimension d’insertion et de formation professionnelle ».

Récemment, le général Schill a expliqué, à L’Express, que l’on était sans doute « à l’orée de passer d’une armée professionnelle à une armée mixte, c’est-à-dire à une armée ayant des professionnels, des réservistes mais aussi, peut-être, des volontaires faisant leur service ».

Modifié par herciv
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  • 2 months later...
Le 15/07/2025 à 19:06, herciv a dit :

Comme il n’est pas question de revenir sur la suspension de la conscription [ce qui, Haut-commissariat au Plan, coûterait 14 milliards d’euros par an si cette mesure s’adresse aussi aux jeunes femmes], la RNS propose de créer un « service militaire rénové » afin de « proposer aux Français majeurs de recevoir une formation militaire socle pouvant déboucher sur un engagement ».

Cette hypothèse a également été évoquée par le Haut-commissariat au Plan, qui a évalué son coût à 1,7 milliard d’euros par an dans le cas où un tel dispositif accueillerait jusqu’à 70 000 jeunes pendant six mois. En outre, a-t-il souligné, il pourrait être éligible à des financements européens s’il « intègre une dimension d’insertion et de formation professionnelle ».

Un article du Haut Commissariat à la stratégie et au plan sur le sujet: Service national : construire un nouveau modèle français (et européen)

Le problème du service militaire obligatoire, c'est la qualité des recrues et le coût de leur formation:

a) Pour obtenir des recrues de valeurs, il faut les former longtemps.

Le contre-exemple semble être l'US Army en Europe durant la 2e guerre mondiale avec ses fusiliers entraînés en six mois et ses officier formés en 90 jours. On jugera le résultat sur les performances initiales de l'US Army en Afrique du Nord qui n'a pas vraiment fait la démonstration de cette force morale que le Gouvernement US déniait aux Français.

b) Pour obtenir des recrues de valeurs, il faut les former à des techniques de combat efficaces. Quelles doctrines pour une armée française de conscription en opex ou face à la Russie?

c) Pour obtenir une armée de conscription utile, il ne faut par l'armer comme celle de l'Italie fasciste. La France est sans le sou et ne produit même plus des équipements vitaux sur son sols comme les fusils d'assaut.

Sur cette base, que faire d'un service volontaire rénové? Il va augmenter la charge de travail des forces armées en contrepartie de l'incorporation d'un petit nombre de "volksturmmänner à la française"... et sans doute beaucoup de "SA" potentiels pour les mouvements protestataires.

Un tel service pourrait toutefois devenir un atout au prix d'un profond changement de relation entre les citoyens et l'Etat:

1° L'Etat ne verse plus de subvention de montant fixe mais des prêts de montants variables. Il ne distribue donc plus que l'argent qu'il a et tout doit être remboursé par l'administré ou ses héritiers. Si les héritiers renoncent à leurs droits, l'Etat devient l'héritier unique et récupère tout ce qu'il y a à prendre.

2° Tous les services publics deviennent payant immédiatement.

3° Toutes créances impayées est déductible des impôts mais devient une créance de l'Etat vis à vis du mauvais payeur.

4° La prestation d'un service public volontaire permet de réduire sa dette vis à vis de l'Etat en proportion de la valeur du service rendu, ce qui suppose une cotation du service presté.

5° Le service public volontaire comporte toujours un volet civil et un volet militaire. Le volet civil consiste à suivre une formation civil et travailler en renfort des fonctionnaires et prestataires de services publics confrontés à une surcharge de travail. Le volet militaire consiste à préformer les citoyens à l'usage d'équipements militaires de base et d'équipements civils militarisés.

Mais je doute que cela soit accepté en France...

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[Europe]Stratégie de collaboration technologique civils-militaires

  • Confus 2
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Je ne comprends pas le lien entre les deux parties.

Celle sur.le service... Une forme d'impot en nature. 

Et le bla bla ultralibéral qui suit?! Les services publics ne sont pas gratuits en France. Tout le monde y est soumis a l'impôt meme les étrangers dès la moindre dépense via la TVA, la moindre recette via URSSAF puis IR

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Il y a 12 heures, g4lly a dit :

Je ne comprends pas le lien entre les deux parties.

Celle sur.le service... Une forme d'impot en nature. 

Et le bla bla ultralibéral qui suit?! Les services publics ne sont pas gratuits en France. Tout le monde y est soumis a l'impôt meme les étrangers dès la moindre dépense via la TVA, la moindre recette via URSSAF puis IR

Ben oui c'est clair.

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Le 28/09/2025 à 19:16, g4lly a dit :

Je ne comprends pas le lien entre les deux parties.

Ce que je veux, c'est mettre en évidence le fait que le service volontaire d'un an est inutile dans la société française qu'on a. Il faut adapter les solutions non seulement adapter les solutions à la réalité financière mais AUSSI à la réalité sociale qu'on ne peut changer...en supposant que la changement soit souhaitable, autre débat.

Evidemment, ce genre de mesure va plaire à une partie de l'électorat en raison de l'apparence de la mesure mais les résultats ne contribuent en rien au renforcement de la défense. Outre le fait que je suis convaincu du risque que les volontaires en fin de service finiront plus souvent dans des mouvements protestataires que les forces armées. Quelles mesures ont été prises pour éviter cette dérive? J'ai relevé, plus haut, que le service volontaire est efficace dans un modèle de société non seulement inexistant mais qui me semble souhaité par leurs initiateurs: Est-ce un hasard? Est-ce une approche raisonnable des questions de défense?

Il faudrait peut-être commencer à parler du bien-fondé sur service volontaire et d'autres mesures similaires au lieu de se contenter de les signaler. Ne faudrait-il pas se contenter du service de réserve "ordinaire" et consacrer plus d'effort à la formation des réservistes "ordinaires"?

J'espère obtenir d'autres réactions que de simples accusations d'ultralibéralisme économique. Surtout après avoir été si souvent été accusé de vivre dans le passé quand je faisais l'apologie du protectionnisme et des droits sociaux.

  • Confus 1
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il y a 13 minutes, Lame a dit :

Ce que je veux, c'est mettre en évidence le fait que le service volontaire d'un an est inutile dans la société française qu'on a. Il faut adapter les solutions non seulement adapter les solutions à la réalité financière mais AUSSI à la réalité sociale qu'on ne peut changer...en supposant que la changement soit souhaitable, autre débat.

Evidemment, ce genre de mesure va plaire à une partie de l'électorat en raison de l'apparence de la mesure mais les résultats ne contribuent en rien au renforcement de la défense. Outre le fait que je suis convaincu du risque que les volontaires en fin de service finiront plus souvent dans des mouvements protestataires que les forces armées. Quelles mesures ont été prises pour éviter cette dérive? J'ai relevé, plus haut, que le service volontaire est efficace dans un modèle de société non seulement inexistant mais qui me semble souhaité par leurs initiateurs: Est-ce un hasard? Est-ce une approche raisonnable des questions de défense?

Il faudrait peut-être commencer à parler du bien-fondé sur service volontaire et d'autres mesures similaires au lieu de se contenter de les signaler. Ne faudrait-il pas se contenter du service de réserve "ordinaire" et consacrer plus d'effort à la formation des réservistes "ordinaires"?

J'espère obtenir d'autres réactions que de simples accusations d'ultralibéralisme économique. Surtout après avoir été si souvent été accusé de vivre dans le passé quand je faisais l'apologie du protectionnisme et des droits sociaux.

Tu réfléchis à une utilité en tant que civil.

Les décideurs militaires eux voient une masse formée mobilisable plus rapidement. C'est entre autre pour ça que le format VDAT revient au goût du jour, sous un format Préparation Militaire ++ avec un peu d'ops (OPINT) au bout :

 

Et là y a un intérêt, assez parallèle avec ce qu'on attend de la réserve : soulager les pros des missions annexes en les concentrant sur le cœur de métier, plus avoir des rappelables. Voir j'imagine des engagements.

Les VDAT, c'est littéralement un service militaire, avec une option différente de la RO, en mode gagnant-gagnant.

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  • 1 month later...

Après le discours du Général Mandon, CEMA [Chef d’Etat-Major des Armées], ça bouge aux niveaux des armées au niveau de la conscription. Ce n'est plus seulement des discours, on passe aux postures. Les ordres de préparation redescendent dans la hiérarchie. On commence à analyser comment faire en cas de crise très importante... Le mot qui ressort est conscription, mais à mon avis pour ne pas affoler tout le monde et éviter toute escalade, cela cache un autre mot plus puissant. J’espère que ce ne sont que des postures pour dissuader tout aventurisme.

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Le retour du service militaire, même s'il n'est pas obligatoire (pour l'instant), il faut anticiper un sursaut d'effectifs qui sera peut-être (on verra la répartition finale ultérieurement) d'environ 35 000 hommes pour l'armée de terre, les 15 000 autres pour la marine, armée de l'air, gendarmerie, pompiers militaires à horizon 2035. Il y aura des ajustements à faire en terme d'équipements. L'insertion de ces volontaires dans les unités va amener des changements importants. 

C'est différent de la réserve opérationnelle, absente la plupart du temps, là on aura une présence continue de ces volontaires, il faudra leur donner une fonction, un encadrement (même en dehors de la formation initiale).

Prenons le cas de l'armée de terre, on a 80 "régiments". Sur une base de 35 000 hommes, cela reviendrait à devoir dispatcher environ 450 personnes par régiment.

Mais ça c'est sur le papier, car quand on fait le détail des unités, tous les régiments ne se "valent pas". En effet est-ce que le 44e RI équivaut à un vrai régiment d'infanterie comme le 1er RI? Non rien à voir, pareil pour le 132e régiment d'infanterie cynotechnique. Est-ce que le 9e RIMA de la Guyane, les RIMAP doit être pris en compte? Je ne pense pas. Est-ce que le RIAOM à Djibouti ou le 5e RC aux EAU doivent l'être? Non c'est à l'étranger. Est-ce que les régiments de la légion le sont? Non plus. Est-ce que les régiments des FS le sont? Non. Et puis qui peut croire que dans un régiment de l'Alat, un régiment du train, du matériel ou on a parfois plus de civils que de militaires, du 28e GG ou l'unique RMED on va pouvoir absorber 450 personnes? 

Comprenons bien que si on peut "imaginer" intégrer 450 personnes supplémentaires dans un régiment d'infanterie, pour beaucoup d'autres unités c'est "non concernés" ou totalement disproportionnés. Au final tout repose sur une poignée de régiments qui vont devoir absorber la masse et d'autres qui vont se contenter peut-être d'une "compagnie".

Sauf qu'une compagnie d'infanterie c'est 140 hommes, sur ce chiffre vous allez forcément avoir des officiers, des sous-officiers et des MDR gradés, donc des pros, les volontaires du service ne pouvant occuper que des places de 2e/1ère classe, soit peut-être 80 types. Imaginons que 40 régiments se contentent de cela car ils ne peuvent tout simplement pas faire plus en raison de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font, on aurait casé 3200 engagés. Foutons une section un peu sur toutes les emprises (commandement, brigades, dépôts mun etc...) pour faire des gardes, on va arriver à grand max à 5000

Plus que 35 000 à caser dans 40 régiments (pas tous pareil, mais faisons comme si), soit 750 types par unité, autant dire presque un doublement. Si on se baserait sur un format compagnie d'infanterie comme en haut, ce qui permet justement d'insérer le maximum de combattants 00, cela reviendrait à devoir créer presque 10 compagnies supplémentaires (avec cadres) dans ces régiments. 

C'est juste impossible, il va falloir créer de nouveaux régiments et il y aura de la mutation contrainte de nombreux militaires pros (une chance pour certains, un problème pour d'autres) et un rôle d'encadrement accru. On doit déjà comprendre qu'on ne fonctionnera plus comme maintenant, ces volontaires ne seront pas un truc "social" à côté ou au loin comme pouvait l'être un SNU ou le SMA, ni un à côté parallèle comme pour la réserve, ça va devoir se mélanger et il ne faudra pas faire de la merde. Il faut rester capable de déployer des troupes en dehors du territoire national, il ne faut pas créer une dépendance aux appelés, pour faire simple il ne faut pas que si dans 10 ans on souhaite déployer un canon, on se retrouve à devoir chercher un pro pour remplacer un volontaire du service, chargeur de la pièce, car on ne peut pas l'envoyer en dehors de la métropole. Bien qu'il y aura forcément des "contrats" de volontariats pour ces missions extérieures comme par le passé (ne soyons pas dupes), il va bien falloir réfléchir à comment tout va se faire, la question de l'infra ou de la solde à côté est presque une question "facile" (surtout qu'on se donne 10 ans).

Dans le même temps on veut 105 000 réservistes (RO1) en 2035, c'est moins contraignant, mais ce n'est pas non plus à négliger.

Même si comme ça sur le papier on a l'impression que 35 000 ( sur 50 000) ce n'est pas grand chose, qu'on se dit que ce sera un peu comme la réserve, qu'on aura un bâtiment dans le régiment avec ces volontaires, qu'ils vont faire un peu de garde, un peu de sentinelle et 2-3 activités dans l'année, en vérité c'est bien plus impactant que ça. Cette masse de simples soldats on va devoir leur donner une fonction, il y en a peut-être 3-4000 qu'on occupera en permanence avec Sentinelle (peut-être encadré par des réservistes qu'il faudra aussi occuper...) et d'autres missions de surveillance de sites, mais le reste ne va pas passer le balai. On va devoir les équiper, pas qu'avec un fusil et un casque. On peut s'attendre à une hausse du parc de véhicules et d'autres choses.

On entre dans une réforme qui va durer presque 10 ans avec une grande incertitude sur le volontariat à ce service. De toute façon pour les 2 prochaines années on sera en mode "sondage" du processus. Si on voit que ça attire beaucoup ou non, les orientations (adt, marine, gendarmerie...) voir ceux qui s'engagent à l'issue du service, voir si ça impacte le recrutement habituel. Il faudra ensuite s'adapter.

3000 pour l'an prochain, peut-être 2500 pour l'armée de terre, on pourra au départ dispatcher cela dans les régiments actuels, je pense qu'il faudra créer une compagnie (ou équivalent) proterre dans les régiments avec un encadrement pris sur place sans destructurer l'ensemble. Les formations initiales dans les CFIM actuels. Cette compagnie restera à demeure dans ces régiments (elle fera du proterre local ou déploiement national type sentinelle). Mais très vite (2 à 3 ans) on arrivera au potentiel d'accueil et de soutenabilité. Il faudra créer de nouveaux régiments complets dans lesquels on devra pleinement "mixer" volontaires et pros. D'abord sur des sites que nous avons puis pourquoi pas d'en créer de toute pièce. On devra chercher à maintenir des régiments pros (même si la ponction des cadres (mutation) va amener une forme de rétrécissement avec de nouveaux régiments "mixtes" qu'il faudra quand même finir par équiper. On s'oriente vers la création d'environ 2 divisions en parallèle de celles que nous avons aujourd'hui, sans doute à dominance infanterie car c'est le plus facile et le moins coûteux à équiper. Il faut impérativement garder des unités pro ou il n'y a pas un mix age avec des volontaires pour pouvoir continuer à projeter des forces sans encombres. Je pense qu'il serait également une bonne chose d'amener 1 ou 2 régiments de plus à la légion, de créer une brigade légion.

Ensuite pour la marine, la gendarmerie et les autres, c'est encore une autre histoire.

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Rappelons que le SN à était ''suspendu'' par Chirac, pas supprimé au niveau législatif, cela devrait faire l'affaire. Chaque fois qu'il y avait un sondage sur le sujet, la majorité était pour le retour de ce service. Mais le ''bad buzz'' sur le réseau (a)social aura t'il de l’influence ?

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Il y a 3 heures, Pol a dit :

Le retour du service militaire, même s'il n'est pas obligatoire (pour l'instant), il faut anticiper un sursaut d'effectifs qui sera peut-être (on verra la répartition finale ultérieurement) d'environ 35 000 hommes pour l'armée de terre, les 15 000 autres pour la marine, armée de l'air, gendarmerie, pompiers militaires à horizon 2035. Il y aura des ajustements à faire en terme d'équipements. L'insertion de ces volontaires dans les unités va amener des changements importants. 

C'est différent de la réserve opérationnelle, absente la plupart du temps, là on aura une présence continue de ces volontaires, il faudra leur donner une fonction, un encadrement (même en dehors de la formation initiale).

Prenons le cas de l'armée de terre, on a 80 "régiments". Sur une base de 35 000 hommes, cela reviendrait à devoir dispatcher environ 450 personnes par régiment.

Mais ça c'est sur le papier, car quand on fait le détail des unités, tous les régiments ne se "valent pas". En effet est-ce que le 44e RI équivaut à un vrai régiment d'infanterie comme le 1er RI? Non rien à voir, pareil pour le 132e régiment d'infanterie cynotechnique. Est-ce que le 9e RIMA de la Guyane, les RIMAP doit être pris en compte? Je ne pense pas. Est-ce que le RIAOM à Djibouti ou le 5e RC aux EAU doivent l'être? Non c'est à l'étranger. Est-ce que les régiments de la légion le sont? Non plus. Est-ce que les régiments des FS le sont? Non. Et puis qui peut croire que dans un régiment de l'Alat, un régiment du train, du matériel ou on a parfois plus de civils que de militaires, du 28e GG ou l'unique RMED on va pouvoir absorber 450 personnes? 

Comprenons bien que si on peut "imaginer" intégrer 450 personnes supplémentaires dans un régiment d'infanterie, pour beaucoup d'autres unités c'est "non concernés" ou totalement disproportionnés. Au final tout repose sur une poignée de régiments qui vont devoir absorber la masse et d'autres qui vont se contenter peut-être d'une "compagnie".

Sauf qu'une compagnie d'infanterie c'est 140 hommes, sur ce chiffre vous allez forcément avoir des officiers, des sous-officiers et des MDR gradés, donc des pros, les volontaires du service ne pouvant occuper que des places de 2e/1ère classe, soit peut-être 80 types. Imaginons que 40 régiments se contentent de cela car ils ne peuvent tout simplement pas faire plus en raison de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font, on aurait casé 3200 engagés. Foutons une section un peu sur toutes les emprises (commandement, brigades, dépôts mun etc...) pour faire des gardes, on va arriver à grand max à 5000

Plus que 35 000 à caser dans 40 régiments (pas tous pareil, mais faisons comme si), soit 750 types par unité, autant dire presque un doublement. Si on se baserait sur un format compagnie d'infanterie comme en haut, ce qui permet justement d'insérer le maximum de combattants 00, cela reviendrait à devoir créer presque 10 compagnies supplémentaires (avec cadres) dans ces régiments. 

C'est juste impossible, il va falloir créer de nouveaux régiments et il y aura de la mutation contrainte de nombreux militaires pros (une chance pour certains, un problème pour d'autres) et un rôle d'encadrement accru. On doit déjà comprendre qu'on ne fonctionnera plus comme maintenant, ces volontaires ne seront pas un truc "social" à côté ou au loin comme pouvait l'être un SNU ou le SMA, ni un à côté parallèle comme pour la réserve, ça va devoir se mélanger et il ne faudra pas faire de la merde. Il faut rester capable de déployer des troupes en dehors du territoire national, il ne faut pas créer une dépendance aux appelés, pour faire simple il ne faut pas que si dans 10 ans on souhaite déployer un canon, on se retrouve à devoir chercher un pro pour remplacer un volontaire du service, chargeur de la pièce, car on ne peut pas l'envoyer en dehors de la métropole. Bien qu'il y aura forcément des "contrats" de volontariats pour ces missions extérieures comme par le passé (ne soyons pas dupes), il va bien falloir réfléchir à comment tout va se faire, la question de l'infra ou de la solde à côté est presque une question "facile" (surtout qu'on se donne 10 ans).

Dans le même temps on veut 105 000 réservistes (RO1) en 2035, c'est moins contraignant, mais ce n'est pas non plus à négliger.

Même si comme ça sur le papier on a l'impression que 35 000 ( sur 50 000) ce n'est pas grand chose, qu'on se dit que ce sera un peu comme la réserve, qu'on aura un bâtiment dans le régiment avec ces volontaires, qu'ils vont faire un peu de garde, un peu de sentinelle et 2-3 activités dans l'année, en vérité c'est bien plus impactant que ça. Cette masse de simples soldats on va devoir leur donner une fonction, il y en a peut-être 3-4000 qu'on occupera en permanence avec Sentinelle (peut-être encadré par des réservistes qu'il faudra aussi occuper...) et d'autres missions de surveillance de sites, mais le reste ne va pas passer le balai. On va devoir les équiper, pas qu'avec un fusil et un casque. On peut s'attendre à une hausse du parc de véhicules et d'autres choses.

On entre dans une réforme qui va durer presque 10 ans avec une grande incertitude sur le volontariat à ce service. De toute façon pour les 2 prochaines années on sera en mode "sondage" du processus. Si on voit que ça attire beaucoup ou non, les orientations (adt, marine, gendarmerie...) voir ceux qui s'engagent à l'issue du service, voir si ça impacte le recrutement habituel. Il faudra ensuite s'adapter.

3000 pour l'an prochain, peut-être 2500 pour l'armée de terre, on pourra au départ dispatcher cela dans les régiments actuels, je pense qu'il faudra créer une compagnie (ou équivalent) proterre dans les régiments avec un encadrement pris sur place sans destructurer l'ensemble. Les formations initiales dans les CFIM actuels. Cette compagnie restera à demeure dans ces régiments (elle fera du proterre local ou déploiement national type sentinelle). Mais très vite (2 à 3 ans) on arrivera au potentiel d'accueil et de soutenabilité. Il faudra créer de nouveaux régiments complets dans lesquels on devra pleinement "mixer" volontaires et pros. D'abord sur des sites que nous avons puis pourquoi pas d'en créer de toute pièce. On devra chercher à maintenir des régiments pros (même si la ponction des cadres (mutation) va amener une forme de rétrécissement avec de nouveaux régiments "mixtes" qu'il faudra quand même finir par équiper. On s'oriente vers la création d'environ 2 divisions en parallèle de celles que nous avons aujourd'hui, sans doute à dominance infanterie car c'est le plus facile et le moins coûteux à équiper. Il faut impérativement garder des unités pro ou il n'y a pas un mix age avec des volontaires pour pouvoir continuer à projeter des forces sans encombres. Je pense qu'il serait également une bonne chose d'amener 1 ou 2 régiments de plus à la légion, de créer une brigade légion.

Ensuite pour la marine, la gendarmerie et les autres, c'est encore une autre histoire.

Ce qui limite quand même beaucoup l'usage, c'est que ces appelés ne pourront pas opérer hors du territoire national manifestement... Ce qui semble, du coup, les cantonner à des rôles type DOT et Sentinelle.

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Il y a 13 heures, Pol a dit :

Le retour du service militaire, même s'il n'est pas obligatoire (pour l'instant), il faut anticiper un sursaut d'effectifs qui sera peut-être (on verra la répartition finale ultérieurement) d'environ 35 000 hommes pour l'armée de terre, les 15 000 autres pour la marine, armée de l'air, gendarmerie, pompiers militaires à horizon 2035. Il y aura des ajustements à faire en terme d'équipements. L'insertion de ces volontaires dans les unités va amener des changements importants. 

C'est différent de la réserve opérationnelle, absente la plupart du temps, là on aura une présence continue de ces volontaires, il faudra leur donner une fonction, un encadrement (même en dehors de la formation initiale).

Prenons le cas de l'armée de terre, on a 80 "régiments". Sur une base de 35 000 hommes, cela reviendrait à devoir dispatcher environ 450 personnes par régiment.

Mais ça c'est sur le papier, car quand on fait le détail des unités, tous les régiments ne se "valent pas". En effet est-ce que le 44e RI équivaut à un vrai régiment d'infanterie comme le 1er RI? Non rien à voir, pareil pour le 132e régiment d'infanterie cynotechnique. Est-ce que le 9e RIMA de la Guyane, les RIMAP doit être pris en compte? Je ne pense pas. Est-ce que le RIAOM à Djibouti ou le 5e RC aux EAU doivent l'être? Non c'est à l'étranger. Est-ce que les régiments de la légion le sont? Non plus. Est-ce que les régiments des FS le sont? Non. Et puis qui peut croire que dans un régiment de l'Alat, un régiment du train, du matériel ou on a parfois plus de civils que de militaires, du 28e GG ou l'unique RMED on va pouvoir absorber 450 personnes? 

Comprenons bien que si on peut "imaginer" intégrer 450 personnes supplémentaires dans un régiment d'infanterie, pour beaucoup d'autres unités c'est "non concernés" ou totalement disproportionnés. Au final tout repose sur une poignée de régiments qui vont devoir absorber la masse et d'autres qui vont se contenter peut-être d'une "compagnie".

Sauf qu'une compagnie d'infanterie c'est 140 hommes, sur ce chiffre vous allez forcément avoir des officiers, des sous-officiers et des MDR gradés, donc des pros, les volontaires du service ne pouvant occuper que des places de 2e/1ère classe, soit peut-être 80 types. Imaginons que 40 régiments se contentent de cela car ils ne peuvent tout simplement pas faire plus en raison de ce qu'ils sont, de ce qu'ils font, on aurait casé 3200 engagés. Foutons une section un peu sur toutes les emprises (commandement, brigades, dépôts mun etc...) pour faire des gardes, on va arriver à grand max à 5000

Plus que 35 000 à caser dans 40 régiments (pas tous pareil, mais faisons comme si), soit 750 types par unité, autant dire presque un doublement. Si on se baserait sur un format compagnie d'infanterie comme en haut, ce qui permet justement d'insérer le maximum de combattants 00, cela reviendrait à devoir créer presque 10 compagnies supplémentaires (avec cadres) dans ces régiments. 

C'est juste impossible, il va falloir créer de nouveaux régiments et il y aura de la mutation contrainte de nombreux militaires pros (une chance pour certains, un problème pour d'autres) et un rôle d'encadrement accru. On doit déjà comprendre qu'on ne fonctionnera plus comme maintenant, ces volontaires ne seront pas un truc "social" à côté ou au loin comme pouvait l'être un SNU ou le SMA, ni un à côté parallèle comme pour la réserve, ça va devoir se mélanger et il ne faudra pas faire de la merde. Il faut rester capable de déployer des troupes en dehors du territoire national, il ne faut pas créer une dépendance aux appelés, pour faire simple il ne faut pas que si dans 10 ans on souhaite déployer un canon, on se retrouve à devoir chercher un pro pour remplacer un volontaire du service, chargeur de la pièce, car on ne peut pas l'envoyer en dehors de la métropole. Bien qu'il y aura forcément des "contrats" de volontariats pour ces missions extérieures comme par le passé (ne soyons pas dupes), il va bien falloir réfléchir à comment tout va se faire, la question de l'infra ou de la solde à côté est presque une question "facile" (surtout qu'on se donne 10 ans).

Dans le même temps on veut 105 000 réservistes (RO1) en 2035, c'est moins contraignant, mais ce n'est pas non plus à négliger.

Même si comme ça sur le papier on a l'impression que 35 000 ( sur 50 000) ce n'est pas grand chose, qu'on se dit que ce sera un peu comme la réserve, qu'on aura un bâtiment dans le régiment avec ces volontaires, qu'ils vont faire un peu de garde, un peu de sentinelle et 2-3 activités dans l'année, en vérité c'est bien plus impactant que ça. Cette masse de simples soldats on va devoir leur donner une fonction, il y en a peut-être 3-4000 qu'on occupera en permanence avec Sentinelle (peut-être encadré par des réservistes qu'il faudra aussi occuper...) et d'autres missions de surveillance de sites, mais le reste ne va pas passer le balai. On va devoir les équiper, pas qu'avec un fusil et un casque. On peut s'attendre à une hausse du parc de véhicules et d'autres choses.

On entre dans une réforme qui va durer presque 10 ans avec une grande incertitude sur le volontariat à ce service. De toute façon pour les 2 prochaines années on sera en mode "sondage" du processus. Si on voit que ça attire beaucoup ou non, les orientations (adt, marine, gendarmerie...) voir ceux qui s'engagent à l'issue du service, voir si ça impacte le recrutement habituel. Il faudra ensuite s'adapter.

3000 pour l'an prochain, peut-être 2500 pour l'armée de terre, on pourra au départ dispatcher cela dans les régiments actuels, je pense qu'il faudra créer une compagnie (ou équivalent) proterre dans les régiments avec un encadrement pris sur place sans destructurer l'ensemble. Les formations initiales dans les CFIM actuels. Cette compagnie restera à demeure dans ces régiments (elle fera du proterre local ou déploiement national type sentinelle). Mais très vite (2 à 3 ans) on arrivera au potentiel d'accueil et de soutenabilité. Il faudra créer de nouveaux régiments complets dans lesquels on devra pleinement "mixer" volontaires et pros. D'abord sur des sites que nous avons puis pourquoi pas d'en créer de toute pièce. On devra chercher à maintenir des régiments pros (même si la ponction des cadres (mutation) va amener une forme de rétrécissement avec de nouveaux régiments "mixtes" qu'il faudra quand même finir par équiper. On s'oriente vers la création d'environ 2 divisions en parallèle de celles que nous avons aujourd'hui, sans doute à dominance infanterie car c'est le plus facile et le moins coûteux à équiper. Il faut impérativement garder des unités pro ou il n'y a pas un mix age avec des volontaires pour pouvoir continuer à projeter des forces sans encombres. Je pense qu'il serait également une bonne chose d'amener 1 ou 2 régiments de plus à la légion, de créer une brigade légion.

Ensuite pour la marine, la gendarmerie et les autres, c'est encore une autre histoire.

Présence continue mais "courte". 10 mois sur un agenda régimentaire, ça n'est vraiment pas grand chose. Et clairement les deux mois restants de l'année sont tout juste suffisants à la préparation admnistative & logistique des 10 mois, puis derrière du REMEC. 10 mois, avec les classes c'est une seule mission Sentinelle et un tour de service dans la régiment. Peut-être une manœuvre si on a un alignement des planètes sur les emplois du temps. Et eux aussi auront des perms à caler sur ces 10 mois.

 

Pour les structures adaptées, on a l'exemple du 24e RI qui a du sens je pense. J'avoue mal connaitre la structure, mais elle me parait intéressante en formule à explorer pour un SN.

Il y a 11 heures, collectionneur a dit :

Rappelons que le SN à était ''suspendu'' par Chirac, pas supprimé au niveau législatif, cela devrait faire l'affaire. Chaque fois qu'il y avait un sondage sur le sujet, la majorité était pour le retour de ce service. Mais le ''bad buzz'' sur le réseau (a)social aura t'il de l’influence ?

Oui pour le retour du service, mais pas pour faire la guerre.

...on rappellera que le but de tout ça est bien de fournir des tubes face à un adversaire...

Il y a 9 heures, Rouletabille a dit :

Ce qui limite quand même beaucoup l'usage, c'est que ces appelés ne pourront pas opérer hors du territoire national manifestement... Ce qui semble, du coup, les cantonner à des rôles type DOT et Sentinelle.

Et ça n'est pas du tout un petit sujet.

Déjà il faut bien armer ces fonctions, et ça consomme énormément d'énergie sur l'active (les pros).

Ensuite si demain on envisage de très grosses pertes, il faudra régénérer. Le SN au format 10 mois permer de faire tourner les régiments "vidés" parce que déployés (gardes etc.). On a donc une base arrière tenue pour se reconstituer, sans trop prêter le flanc aux menaces type terrorisme etc.

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