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Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
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Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout cela est vrai. Schuman aurait servi de façade pour un projet concocté surtout par les Américains et Monnet. Monnet est souvent considéré comme une marionnette des Américains, fabricant d'une Europe manipulée par l'Amérique, une Europe protectorat américain, et non une Europe européenne, souveraine. Monnet est considéré comme trop américain. -
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Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Je suis d'accord. Plusieurs fois par an, un quartier dans une grande ville allemande doit être évacué pour désamorcer une bombe non explosée : - - - - -
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Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Je pense qu'il parle de la communauté européenne du charbon et de l'acier de 1951, issue du plan Schuman (*) du 9 mai 1950 ( https://de.wikipedia.org/wiki/Schuman-Plan ). Cette communauté européenne du charbon et de l'acier regroupe la France, l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Il n'y a pas la Russie (Stalingrad) ni les "villes anglo-saxones". C'est un accord purement économique, et il n'y a pas de dispositions militaires, de guerre ou de paix. C'est intéressant. Pour un Français, "Europe = UE = Plan Schuman". Pour toi et peut-être pour beaucoup d'Allemands, Europe = OTAN. Le malentendu typique... (*) Robert Schuman, né en 1886 avec la nationalité allemande car son père était un Lorrain de Lorraine annexée par Bismarck. -
Le Canada et sa place sur la scène internationale
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Hornet62 dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2023-03-08/ingerence-electorale-de-la-chine/malmene-justin-trudeau-ne-bronche-pas.php Éclaboussé par de nouvelles révélations sur ce qu’il savait (ou pas) de l’ingérence de Pékin dans les élections générales de 2019 et de 2021, le premier ministre a été talonné par son adversaire conservateur et les députés bloquistes. [Le] rapport cité par Global News dit qu’« un interlocuteur de l’ambassade [chinoise] a fondé un groupe de leaders communautaires appelé le “tea party” pour sélectionner les candidats qu’il soutiendrait et finalement approuver publiquement ». On y spécifie aussi qu’un ex-consul chinois a informé les entreprises liées à Pékin « des règles concernant les contributions politiques » et « exhorté certains chefs d’entreprise à faire des dons par l’intermédiaire de filiales et d’acquisitions canadiennes ». -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
5 mars 2023 - Dr. Hans-Dieter Lucas : Ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne en France - Pierre Lellouche : ancien ministre, expert international - Edouard Guillaud : amiral, ancien chef d'Etat major des armées (CEMA) - Maurice Gourdault-Montagne : ambassadeur, ancien secrétaire général du Quai d'Orsay 20:09 Pierre Lellouche : L'un des paradoxes de l'histoire des deux derniers siècles, c'est que nous, Français, nous avons inventé le nationalisme allemand. C'est la Révolution française et Napoléon qui ont fabriqué l'Allemagne de Bismark. L'Allemagne de Bismark a été fabriquée en France, c'est tout à fait regrettable parce qu'on l'a payé lourdement après. On aimait beaucoup l'Allemagne quand elle était éparpillée en toutes sortes de petits duchés, avec lesquels on s'alliait. C'est nous qui l'avons unifiée. 20:36 Ensuite, la réunification l'a réunifiée. La question que je posais dans un de mes livres il y a 30 ans, c'est : que va-t-il se passer maintenant que l'Allemagne est à nouveau unie ? Est-ce qu'elle va rester ancrée dans la famille européenne ? Elle n'a plus besoin de l'Europe. Adenauer avait besoin de l'Europe pour exorciser le passé, pour trouver une nouvelle respectabilité internationale. L'Allemagne d'aujourd'hui n'a plus besoin de ça. La guerre est très loin et les nouvelles générations ont oublié tout ça. Que va faire l'Allemagne, surtout dans l'après-guerre-d'Ukraine ? C'est la question stratégique de fond dans le système de sécurité en Europe. Est-ce qu'on va être capables, nous, Français, aujourd'hui affaiblis, foutus dehors d'Afrique, foutus dehors par les Américains du Pacifique, alors que nous avons la Calédonie et Tahiti. La façon dont les Américains et les Anglais se sont conduits dans le Pacifique est invraisemblable. Les Russes jouent leur rôle en Afrique, mais nous, on est affaiblis là dedans. La question de fond, c'est le rôle que l'Allemagne jouera au centre de l'Europe. Ou bien on est capables de maintenir ce tandem, ce mariage franco-allemand qui a été à la source de la naissance de l'Union Européenne - l'Union Européenne, c'est la réconciliation franco-allemande - ou bien on est capable de cimenter ça dans quelque chose qui va être très différent, avec des Polonais, des Baltes, des Balkaniques... ça va être ingérable. Une Europe à 30, 35, excusez-moi mais ça va être très, très compliqué. Donc il faut vraiment que ce pillier franco-allemand soit hyperfort. S'il n'est pas fort, le risque est qu'on bascule dans d'autres formats, où l'Allemagne devra se poser elle-même la question de ce qu'elle veut être au milieu de l'Europe. 30:10 Ce qui s'est passé depuis 20 ans, depuis la réunification, notamment, c'est le fait que l'Allemagne s'est imposée comme le poids lourd, le pivot de la politique européenne, à mesure que nous, nous déclinions de notre côté et que nous avions de plus en plus de mal à contrebalancer cette puissance. 31:20 La dépendance de l'industrie automobile allemande a tiré l'Union Européenne vers une vision assez irénique de ce qu'est la Chine. 32:22 J'étais là avec Mme Merkel quand elle nous a dit un soir juste après Fukushima à François Fillon et à moi, j'arrête le nucléaire en [Allemagne] et vous, vous allez devoir fermer Fessenheim. Je lui ai dit : "Mme la chancelière, on est encore un État souverain". Mais on a quand même, quelques années plus tard, fermé Fessenheim sous la pression de l'Allemagne. Ce poids de l'Allemagne sur tout ce qui dicte le commerce, l'énergie et bien sûr la monnaie, même s'il y a eu des évolutions, est une chose à laquelle nous n'avons pas su, par notre propre faiblesse, résister suffisamment. On aurait d'ailleurs rendu service aux Allemands si on avait été plus puissant dans le tandem. 33:24 Je ne suis pas un Européen béat. J'ai vu ce que c'est que la table du Conseil Européen. Je sais à quel point ça peut être ingérable, et souvent très décevant. Mais je sais que s'il n'y a pas un tandem franco-allemand très fort, et un accord sur le fond, nous risquons des choses très graves à l'avenir, dans ce post-Ukraine qui risque de déliter tout ce qui reste de l'Europe. 52:40 Malheureusement, je crains que cette guerre [d'Ukraine] ne signifie la fin du rêve français de défense européenne. Ce qui s'est passé au moment du conseil des ministres franco-allemand est tout à fait révélateur de ça : on était au milieu de l'affaire des chars Léopard. Les chars Léopard n'ont pas été décidés par Macron et Scholz, ils ont été décidés trois jours plus tard par Biden et Scholz. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-matins/l-europe-a-t-elle-les-moyens-de-reinventer-sa-politique-militaire-2663109 (9 juin 2014) Gérard Chaliand présente son livre sur l'héroïsme : Le temps des héros, Récits épiques de l'humanité. 01:23:53 En ce qui nous concerne, nous, Occidentaux, je dis que nous sommes dans une époque qui est post-héroïque. C'est très net. Ça ne nous intéresse plus. Nos héros sont, en définitive, des gens qui font des exploits sportifs. En ce qui concerne les autres sociétés, qui sont dans un rythme complètement différent, et qui n'ont pas changé d'éthique, pour eux, dans le cadre de la guerre, oui, il y a des héros. 01:26:31 Sur l'Ukraine je pense que nous avons comme Vladimir Poutine lui-même fait beaucoup de propagande. 01:27:03 Les Polonais, ils appartiennent à l'OTAN. Personne ne touche à un pays qui fait partie de l'OTAN. Faut être sérieux. La propagande, c'est la propagande. Les pays Baltes, ils ne risquent rien non plus. (...) L'Ukraine, elle, c'est quelque chose qui est disputé. Et c'est disputé non pas depuis 3 mois ou 4 mois. En 2004, il y a eu une révolution orange, et si on retourne à 1991, date de l'effondrement de l'Union Soviétique, pour l'observateur serein, et j'espère que j'appartiens à cette catégorie-là, c'est à dire qui ne vend pas une politique, mais qui observe les faits, la politique américaine a été de repousser l'ex-URSS aux frontières de la Russie. Cela a été fait systématiquement, en reprenant dans l'OTAN tous ceux qui avaient appartenu au pacte de Varsovie, et ensuite à se disputer à la fois l'Ukraine, très important, la Géorgie, voire même le Kighizstan. Pourquoi l'Ukraine ? Parce que d'abord c'est 25% de la population slave, et plus ou moins russophone. Brzezinski qui a pondu un admirable bouquin, parce qu'il était rigoureux, dit dans Le Grand Échiquier : "sans l'Ukraine, la Russie n'est plus qu'une puissance de deuxième ordre, avec l'Ukraine, c'est potentiellement quelque chose de dangereux". Donc on s'est battu pour que l'Ukraine passe à l'Ouest. Et effectivement à l'heure actuelle, une bonne partie de l'Ukraine, à mon avis, est pour l'Ouest, et Mr Poutine essaie de sauver les meubles comme il le peut. 01:54:06 Moi je crois au courage. Le héros, si vous voulez, c'est une figure qui était absolument nécessaire à l'heure où la force physique primait de façon complète. Après tout, je le dis par exemple dans mon bouquin, c'est un monde d'hommes, les héros. C'est l'homme, le mâle, dans la société, qui se porte comme défenseur de l'honneur de la tribu, c'est lui qui est doté de pouvoirs merveilleux, c'est lui que les dieux vont aider. Et c'est lui qui doit prouver jusqu'à sa capacité de mourir pour le groupe, qu'il a le courage. 01:55:02 Ce temps là est terminé, ici. Pas ailleurs. Moi je vis par exemple en ce moment en Irak, j'ai vécu longtemps en Afghanistan. La figure du héros, la figure du mâle triomphant, c'est l'évidence. Faut comprendre la perception des autres. [Il ne faudrait pas] finir par croire qu'on est les seuls qui pensons le monde, que tout le monde doit suivre la façon dont nous regardons le monde, que nous avons à la fois la morale, le bon droit, le truc, et caetera... Non, non, c'est pas comme ça que ça se passe. La stratégie, c'est de comprendre comment l'autre fonctionne, et de s'adapter à ça. Et je vois qu'en Afghanistan on n'a pas compris ça du tout. 01:58:38 [Rebondissant sur la question des drones] De toute façon nous, nous avons opté pour perdre le moins de gens possibles, c'est d'ailleurs parfaitement compréhensible si on a un peu une évaluation de la démographie dans le monde : aujourd'hui ça représente quoi, ce qu'on appelle les Occidentaux, même en mettant les Russes dedans ? 12% de l'humanité ? C'est tout. Il y a un siècle c'était 33 [%]. Alors quand vous avez perdu une telle proportion, vous commencez à être très économes de vos forces, dans la mesure où pour un Somali qui a sept gosses et peut en risquer deux, nous on ne veut pas en risquer un seul, parce qu'on en a un virgule deux. Brice Couturier : C'est comme ça que vous expliquez le déséquilibre entre les pertes soviétiques et les forces anglo-saxonnes pendant la deuxième guerre mondiale, puisqu'on est en train de célébrer le D-Day aujourd'hui. Dans "Le Point", aujourd'hui, il y a un certain nombre de portraits de héros du D-Day, par exemple ce fermier qui va chercher avec sa barque des parachutistes américains tombés dans les marais, qui les recueille chez lui, qui se fait fusiller par les Allemands le lendemain, moyennant quoi ils sont sauvés. Est-ce que nous en serions capables encore aujourd'hui, ou est-ce que l'esprit du "zéro morts" fait que comme le disait Marc à l'instant, les Occidentaux aujourd'hui préfèrent tuer à distance, en n'exposant jamais les leurs ? 02:00:05 Je crois qu'on a changé. Nos sensibilités ont effectivement changé, et que nous serions incapables - c'est pas que je le souhaite - de mener une guerre de 14-18 parce que ça se mène avec des paysans, et que nous n'avons plus de paysans. Un certain nombre de guerres se menaient avec les voyous des faubourgs, et les voyous des faubourgs ne sont plus des patriotes. Et caetera. Donc oui, effectivement, on a changé. On ne veut plus payer ce prix-là. Je ne dis pas que c'est mauvais d'être civilisés, au sens où l'on préfère la paix à la guerre, c'est très bien. Moi aussi je suis pour la paix. Brice Couturier : Les paysans tirés au sort pendans la guerre de 14-18 pour remplacer les fils de bourgeois du VIIe arrondissement, on peut en faire des héros après, mais sur le moment, c'est quand même pas terrible. Je défends pas du tout les aristos ou les bourgeois qui s'en sont sortis, et qui ont préféré que ce soient les pauvres qui soient au front. Dans "La Grande Illusion" c'est parfaitement montré, si vous voulez : les classes sociales. Il fut un temps où la boucherie des populaires, du populaire, ça ne comptait pas. Ce qu'il fallait sauver, c'est quelques uns. Encore que bon, ça n'empêchait pas que Péguy [mauvais exemple, Péguy est fils de menuisier] et d'autres de mourir au front. Thierry Pech : pour mourir pour la patrie, il faut des héros qui meurent, il faut une patrie qui applaudit, qui regarde. (...) Le problème n'est pas tellement à mes yeux la tolérance à la violence : elle s'est affaissée, vous dites, bien sûr : ça c'est plutôt une marque du progrès de la civilisation. [Le problème], c'est plutôt notre capacité à nous identifier à un sacrifice héroïque, et à ce qu'il suppose de renoncement au bonheur. Les démocraties se sont tout de même installées, et on installé l'idée qu'on pouvait prendre plaisir à vivre autrement, qu'on n'était pas des troupeaux, soudés autour de destins individuels. Et elles ont des problèmes, je crois, à faire vivre l'idée, à chanter le destin des héros. À faire vivre l'idée qu'on puisse s'identifier collectivement. Qui est le héros de la première guerre mondiale ? C'est un soldat inconnu. Quand Kantorowitz dans Mourir pour la Patrie finit son merveilleux texte en disant : finalement, si on ne sait plus redonner du sens à mourir pour la patrie, alors les guerres ne seront plus qu'un "accident de la circulation politique un jour de fête légale", je cite. Est-ce que le problème des démocraties, c'est pas ça, au fond, d'avoir su renoncer d'une certaine manière à cette violence, et ça c'est un progrès, et en même temps d'être incapable de donner des modèles d'identification à leur population ? 02:03:02 Gérard Chaliand : La réponse c'est que nous ne sommes pas tout seuls. C'est très bien d'avoir une règle du jeu qui est différente, qu'il y ait eu une histoire différente et un niveau de vie différent, simplement nous sommes dans un monde qui est extrêmement conflictuel tout autour, et auquel nous allons être d'autant plus confrontés que ce monde s'est réveillé et que la domination absolue exercée par l'Occident depuis deux siècles et demi vient de prendre fin. 02:04:40 Je vous signale que notre sensibilité à nous en France, n'est pas du tout celle que les Américains ont, et en définitive, les chefs d'orchestre ça reste les Américains, et leur façon de percevoir l'histoire, et leur capacité à réagir est très différente des nôtres. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui mais c'est la première et la dernière. La "der des der". On ne les (les Français et les Britanniques) y reprendra pas. Ce qu'il faut analyser c'est la férocité des ordres donnés contre les déserteurs. Je ne suis pas historien comme Kotkin, et mes souvenirs de lecture sont lointains, mais j'imagine qu'il en connaît un rayon, et que même si la France a connu ça un peu avec les "fusillés pour l'exemple", est-ce que cela soutient la comparaison avec les mesures prises par Staline durant la "grande guerre patriotique" (ou celles prises par Hitler) ? Personne ne dispute que la férocité stalinienne n'a rien à envier à la férocité nazie et vice versa et réciproquement. Par contre, est-ce que l'Allemagne d'aujourd'hui a tourné la page par rapport à la férocité nazie, férocité contre l'ennemi mais aussi contre ses propres soldats déserteurs ? En première approximation, la réponse est oui. Est-ce que la Russie d'aujourd'hui a tourné cette page ? Est-ce que l'Ukraine d'aujourd'hui a tourné cette page ? Le conflit qui se déroule nous apporte la réponse. Pour la France, c'est clairement oui : https://fr.wikipedia.org/wiki/Soldat_fusillé_pour_l'exemple Dans le discours du 5 novembre 1998 à Craonne, du Premier ministre Lionel Jospin qui souhaite que les soldats « fusillés pour l’exemple », « épuisés par des attaques condamnées à l’avance, glissant dans une boue trempée de sang, plongés dans un désespoir sans fond », qui « refusèrent d’être des sacrifiés », victimes « d’une discipline dont la rigueur n’avait d’égale que la dureté des combats, réintègrent aujourd’hui, pleinement, notre mémoire collective nationale ». -
Japon
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://apjjf.org/2023/2/Kingston.html (15 février 2023) Bien que le Japon jouisse d'une bonne réputation internationale en tant que démocratie industrialisée avancée, un indice de liberté académique publié en 2020 par le Global Public Policy Institute a placé le Japon dans le deuxième groupe de nations, avec l'Indonésie, mais derrière la Corée du Sud et Taïwan dans le premier groupe. Le rôle des médias sociaux et la façon dont les net-citoyens sont mobilisés pour cibler la dissidence et restreindre la liberté d'expression par l'intimidation constituent une évolution majeure dans la région au cours de la dernière décennie. Cette orchestration du harcèlement en ligne cible les universitaires, les journalistes et les organisations médiatiques dans des campagnes de dénigrement et de menaces de violence. Une personne incapable de comprendre comment on attend d'elle qu'elle réagisse est considérée comme kuuki yomenai (littéralement, "incapable de lire l'air"), avec une connotation d'ignorance. Les universitaires qui réussissent sont généralement capables de lire les signes subtils, n'ont pas besoin qu'on leur dise ce qui est interdit et savent que la défiance peut avoir un coût. Les universitaires et les chercheurs qui jouent bien le jeu en adoptant ou en approuvant les points de vue du gouvernement sont souvent rejetés comme des goyogakusha ("universitaires chiens de faïence"), mais ils jouissent du prestige de siéger dans les shingikai (groupes consultatifs) du gouvernement et de l'accès privilégié que cela leur confère. Ces postes peuvent également améliorer les perspectives de promotion et être financièrement gratifiants. Alors que les shingikai sont conçus pour donner l'impression que les bureaucrates élaborent des politiques en consultation avec des universitaires, le rôle substantiel de ces universitaires s'apparente davantage à de la poudre aux yeux, conférant une légitimité à des décisions déjà prises. Si les menaces qui pèsent sur la liberté académique au Japon ne sont pas nouvelles, les deux administrations Abe (2006-2007 et 2012-20) ont présenté des défis inédits. En commençant par son projet de loi historique de 2006 sur l'éducation patriotique visant à nourrir le patriotisme chez les étudiants, le Premier ministre Abe a été le fer de lance des assauts contre la liberté académique. Ce faisant, il a fait avancer son programme de longue date visant à surmonter ce que lui et d'autres idéologues révisionnistes ont appelé l'histoire "masochiste". Après son retour au pouvoir en 2012, M. Abe a adopté en 2014 et 2015 des réformes éducatives qui ont renforcé l'influence du gouvernement et de la droite sur le contenu des manuels scolaires de l'enseignement secondaire. Les auteurs de ces manuels sont désormais tenus de soutenir les points de vue officiels sur des sujets tels que les conflits territoriaux et les femmes de réconfort. En outre, les comités locaux chargés des manuels scolaires ont perdu leur autonomie et ont été soumis à une influence beaucoup plus grande du gouvernement central. Dans l'ensemble, le financement de l'enseignement supérieur au Japon est relativement faible par rapport aux autres pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), puisqu'il ne représente que 1,7 % des dépenses publiques totales, alors que la moyenne de l'OCDE est de 3 % (OCDE 2018). En conséquence, de nombreuses universités japonaises sont financièrement à la peine, une faiblesse qui confère au ministère de l'éducation, de la culture, des sports, de la science et de la technologie (MEXT) une plus grande influence, car c'est lui qui décide de l'attribution des fonds. Ainsi, bien qu'il ait annoncé une plus grande autonomie comme une réforme importante promulguée en 2004, le gouvernement a renforcé son contrôle sur les universités parce qu'elles sont en concurrence pour l'obtention de subventions publiques de plus en plus rares, qui ont été réduites de 1 % par an depuis lors. Le pouvoir de décision au sein de l'université a été centralisé entre les mains du président, tandis que le processus d'élection du président a été transformé en un processus de sélection largement contrôlé par un conseil d'administration (qui comprend un grand nombre d'hommes d'affaires et d'hommes de main du gouvernement), à l'instar d'un modèle d'entreprise. Vous avez probablement entendu parler récemment d'allégations de fraude concernant la sélection des présidents des universités de Tokyo et de Tsukuba, etc. De nombreuses universités privées (y compris Sophia) ont suivi la même voie : le président n'est plus élu et les assemblées de professeurs ne sont plus des organes de décision. Les intérêts commerciaux ainsi que la politique gouvernementale sont ainsi mieux pris en compte (entretien mars 2021). Le journal phare [de la droite] Sankei a critiqué le Conseil Scientifique du Japon et soutenu la décision sans précédent prise en 2020 par le Premier ministre Suga de rejeter la nomination de six universitaires parce qu'ils avaient critiqué la législation sur la sécurité et la loi sur le secret d'État de l'ancien Premier ministre Abe (Comité de rédaction du Sankei, 2020). Cet organe consultatif est une organisation discrète qui a été créée en 1949 pour offrir au gouvernement des points de vue indépendants afin de remédier à la pensée de groupe qui prévalait dans le Japon de l'époque de la guerre. Le Conseil Scientifique a également irrité le gouvernement en demandant que les universités n'acceptent pas de financer la recherche sur les technologies à double usage, sur le modèle de la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA) aux États-Unis, qui pourraient être utilisées à des fins militaires. Le Conseil scientifique est censé être libre de toute intervention politique, mais le veto de Suga à l'encontre des six universitaires critiques à l'égard du gouvernement Abe (dans lequel Suga était secrétaire général du cabinet) a été largement condamné comme une vendetta politique. Les sondages ont montré que la plupart des Japonais partageaient les critiques des universitaires à l'égard des initiatives d'Abe en matière de sécurité et de transparence. Bien qu'il s'agisse d'un compliment, le stratège en chef de la campagne du président Donald Trump, Steve Bannon, a affirmé en 2019 que "le Premier ministre Abe était Trump avant Trump". Abe est arrivé au pouvoir en 2013 en promettant de "Reprendre le Japon", sa version du "Make America Great Again" de Trump, des slogans qui ont énergisé les militants de droite dans les deux pays. Comme Trump, Abe n'a jamais désavoué ces extrémistes ni condamné leurs menaces de violence et a tenté de museler les médias libéraux (Kingston 2017). L'odieuse tendance à l'intimidation en ligne, aux menaces de violence et à l'intolérance est l'un des héritages toxiques de l'ère Abe. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://mainichi.jp/english/articles/20230227/p2a/00m/0op/012000c (27 février 2023) Ce n'est pas que les pays émergents et en développement tolèrent les actes de violence de la Russie. Un an après le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté, à une écrasante majorité, une résolution exigeant que la Russie retire immédiatement toutes ses forces d'Ukraine. Les nations de l'hémisphère sud ont également exprimé une multitude d'opinions condamnant l'usage de la force par la Russie en violation des lois internationales et sa violation du territoire et de la souveraineté de l'Ukraine. Pourtant, ces pays en développement adoptent une position différente de celle des puissances occidentales, en partie à cause des liens politiques et économiques profonds qu'ils entretiennent avec la Russie depuis l'ère soviétique. Il ne faut pas oublier que ces pays nourrissent une grande méfiance à l'égard des nations industrialisées. Pour ces pays, la domination coloniale de l'Occident n'est pas qu'un souvenir du passé, et ils sont profondément sceptiques à l'égard de la "justice" prônée par les anciennes puissances coloniales. Cela facilite l'acceptation de l'argument de Moscou selon lequel l'expansion de l'OTAN vers l'Est a menacé la sécurité de la Russie. Les pays sous-développés semblent également frustrés par la politique de deux poids deux mesures des puissances occidentales. Il leur semble que les troubles en Afghanistan, encore sous le coup de la guerre américaine contre le terrorisme, et l'occupation des territoires palestiniens par Israël ne sont pas abordés, ce qui contraste fortement avec la réponse des alliés occidentaux à la guerre contre l'Ukraine. Le président français Emmanuel Macron n'a pas caché son sentiment d'urgence sur la question, déclarant : "Je suis très impressionné de voir à quel point nous perdons la confiance des pays du Sud." Mitsugi Endo, professeur à l'université de Tokyo et expert en politique africaine contemporaine, souligne qu'"il est crucial d'afficher une position visant à rester en phase avec les autres pays, au lieu de leur imposer des politiques de manière condescendante." La stabilité mondiale ne peut plus être maintenue par le seul groupe des sept nations, qui comprend le Japon, les États-Unis et les pays européens. -
Japon
Wallaby a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
https://mainichi.jp/english/articles/20230308/p2a/00m/0op/011000c (8 mars 2023) Editorial : Le gouvernement japonais ne doit pas intervenir dans les émissions en modifiant l'interprétation de la loi L'article 4 de la loi sur la radiodiffusion stipule que les radiodiffuseurs doivent être "politiquement équitables", et l'interprétation de cette disposition a été mise en lumière. Le gouvernement japonais avait traditionnellement interprété l'impartialité politique en vertu de la loi comme "étant jugée sur la base de l'ensemble des programmes d'un radiodiffuseur". Pourtant, selon les documents administratifs, Yosuke Isozaki, alors conseiller spécial de M. Abe, a fait pression sur le ministère des communications en 2014 et 2015 pour modifier l'interprétation de cette disposition et permettre au gouvernement de juger de l'impartialité politique d'un radiodiffuseur en examinant chaque programme, après avoir souligné que M. Abe considérait un programme spécifique comme problématique. La loi sur la radiodiffusion a été introduite après la Seconde Guerre mondiale pour regretter que les émissions radiophoniques aient été placées sous le contrôle du gouvernement et utilisées pour mobiliser la population pendant la guerre. La dernière révélation soulève une question sérieuse qui a des conséquences directes sur la liberté d'expression et le droit de savoir du public. Les parties concernées doivent expliquer devant la Diète comment et pourquoi les politiciens ont tenté de faire pression sur les programmes de radiodiffusion. https://mainichi.jp/english/articles/20230304/p2a/00m/0op/012000c (4 mars 2023)) Sous l'administration Abe, qui avait tendance à bloquer les opinions opposées, le gouvernement et la coalition au pouvoir interféraient souvent avec les programmes d'information en utilisant l'"impartialité politique" comme prétexte. À l'approche des élections générales de novembre 2014, M. Abe a critiqué une interview réalisée dans la rue dans le cadre d'une émission de la Tokyo Broadcasting System Television, la qualifiant de partiale. Le Parti libéral démocrate d'Abe a ensuite envoyé une "requête" à six diffuseurs basés à Tokyo, leur demandant de "garantir l'équité, la neutralité et l'impartialité" dans leurs reportages. Il est allé jusqu'à leur donner des notes sur la sélection des thèmes des programmes et des invités. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout ceci est certain. Mais pourquoi est-ce que j’ai posé la question d’« un Etat failli »? Pour répondre à Todd qui décrit l’Ukraine comme « une société en décomposition et un ‘failed state’ en devenir » (cf. tweet n°2) et le lie à la démographie et à la perte d’habitants. 10/19 Anna Colin Lebedev @colinlebedev Un « État failli » en science politique est un État qui n’exerce plus ses prérogatives en interne, ne présente qu’une façade institutionnelle, est contesté par d’autres acteurs qui exercent le pouvoir sur son territoire. Ça ne se limite pas à l’économie ou à la démographie. 9/19 11:27 PM · 7 mars 2023 Les "Républiques Populaires" de Donetsk et Lougansk, ce ne seraient pas "d'autres acteurs", par hasard ? -
Relations et Rivalité Chine / Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
https://fr.euronews.com/2023/03/07/pekin-met-en-garde-washington-contre-le-risque-de-conflit-et-de-confrontation Le ministre chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, a estimé mardi que "si les États-Unis continuent de s'engager sur la mauvaise voie et ne freinent pas, aucun garde-fou ne pourra empêcher le déraillement" des relations entre Pékin et Washington. Si cela se produit, "il y aura inévitablement un conflit et une confrontation", a ajouté Qin Gang, interrogé en conférence de presse. "Les facteurs incertains et imprévisibles ont considérablement augmenté" pour la Chine, a déclaré Xi Jinping selon un compte-rendu de l'agence de presse Chine nouvelle publié lundi soir. "Des pays occidentaux, menés par les États-Unis, ont mis en œuvre une politique d'endiguement, d'encerclement et de répression contre la Chine, ce qui a entraîné des défis sans précédent pour le développement de notre pays", a-t-il ajouté dans une inhabituelle critique directe de Washington. -
Pérou
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/international/article/2023/03/03/au-perou-derriere-la-crise-politique-une-explosion-sociale-aux-racines-profondes_6164047_3210.html Article payant, dont on n'a qu'un tout petit aperçu gratuit, mais qui semble être moins intéressé par une distribution de bons et de mauvais points que par une volonté de comprendre les ressorts profonds de la crise. Il est signé par deux autrices respectivement correspondante au Pérou et correspondante à Bogota. -
Le Brésil, le géant de l'Amérique du Sud
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.nytimes.com/2023/03/06/opinion/brazil-military-bolsonaro.html Cela se lit comme de la science-fiction. En 93 pages, le texte esquisse un étrange futur. En 2027, une nouvelle pandémie, causée par le "Xvirus", se déclare. Un an plus tard, une guerre éclate entre les États-Unis, la Chine et la Russie pour des gisements de bauxite au Guyana. En 2035, les Brésiliens admettent ouvertement leur conservatisme inné et embrassent un avenir où le mot "indigène" n'existe pratiquement plus. Pourtant, ces prédictions ne proviennent pas d'une œuvre de fiction. Elles proviennent plutôt d'un étrange document politique publié l'année dernière par un groupe d'instituts dirigés par des militaires brésiliens à la retraite. Intitulé "Projet Nation : Le Brésil en 2035", le rapport propose une grande stratégie nationale sur des questions telles que la géopolitique, la science, la technologie, l'éducation et la santé. Outre ses prédictions les plus farfelues, il prévoit la fin du système de santé universel et des universités publiques brésiliennes, et appelle à la suppression des mesures de protection de l'environnement. Il est tentant de rire, mais il ne s'agit pas d'une affaire marginale. Le vice-président brésilien et le secrétaire général du ministère de la défense ont assisté à la présentation du plan l'année dernière. Après tout, il s'agit du Brésil, où l'armée s'est longtemps immiscée dans le gouvernement - et a régné sur le pays dans le cadre d'une dictature de 1964 à 1985. Au cours des décennies qui ont suivi, les militaires sont retournés dans les casernes, mais leur retrait a toujours été conditionnel. Le mandat de Jair Bolsonaro, un ancien capitaine de l'armée, a ramené les militaires au cœur du gouvernement. Il a peut-être quitté ses fonctions à contrecœur, mais l'armée brésilienne - privilégiée, prépondérante et n'ayant aucun compte à rendre - reste une menace constante pour la démocratie du pays. L'amnésie est à l'origine du pouvoir des militaires. Pendant la dictature, le régime a tué des centaines de personnes et en a torturé 20 000. Pourtant, en 1979, il a adopté une loi d'amnistie pour ceux qui avaient commis des crimes à motivation politique au cours des deux décennies précédentes, couvrant non seulement les militants en exil mais aussi les militaires et les fonctionnaires accusés de meurtre, de torture et d'abus sexuels. Cette loi a été confirmée en 2010 par la Cour suprême. Quatre ans plus tard, une commission nationale pour la vérité a identifié 377 fonctionnaires responsables de violations des droits de l'homme pendant la dictature, mais rien n'a été fait. Aucun officier militaire n'a jamais été puni pour ses crimes. C'est pourquoi les Brésiliens ne peuvent pas regarder le film "Argentina, 1985" sans pousser un cri de honte. Récompensé par le Golden Globe du meilleur film non anglophone et sélectionné pour les Oscars 2023, ce film décrit les efforts déployés pour traduire en justice les membres des juntes militaires qui ont gouverné l'Argentine de 1976 à 1983. Le procès, qui s'est tenu en 1985, a contribué à façonner le débat public sur ce qui s'est passé au cours de ces années brutales - et a envoyé quelques généraux en prison. À ce jour, plus d'un millier de personnes ont été condamnées pour crimes contre l'humanité dans notre pays voisin. Rien de tel ne s'est jamais produit au Brésil. Ici, en 2023, nombreux sont ceux qui font encore l'éloge du passé militaire du pays. Comme me le disait récemment une femme soutenant Bolsonaro, le régime "n'avait pas massacré les gens ordinaires". Je n'oserais pas dire cela à la famille de Maurina Borges da Silveira, une religieuse catholique torturée en 1969, ni à Gino Ghilardini, un enfant de 8 ans torturé en 1973, ni à la famille d'Esmeraldina Carvalho Cunha, une femme au foyer tuée en 1972 après avoir accusé à juste titre les militaires d'être responsables de la mort de sa fille. Au Brésil, les partisans de la dictature font allusion aux crimes de "l'autre camp" - la guérilla de gauche qui s'opposait au régime - comme si leurs actes étaient du même ordre que les atrocités commises par les forces de l'État. Mais il est impossible de défendre les fonctionnaires qui ont torturé des femmes enceintes et arrêté de jeunes enfants en les qualifiant de terroristes et de menaces pour la sécurité nationale. L'armée brésilienne n'a jamais présenté d'excuses pour ses crimes. Au contraire, ils célèbrent encore ce qu'ils appellent la révolution de 1964. Sous le gouvernement de M. Bolsonaro, elle a célébré chaque année le 31 mars, date du coup d'État qui a porté les militaires au pouvoir. Le changement de régime, selon un ancien ministre de la défense, était un "jalon historique de l'évolution politique brésilienne". Mais le problème remonte bien plus loin, à la fondation même du pays. Après tout, la république a été instaurée par un coup d'État militaire en 1889. "Les officiers militaires, comme l'a dit un jour l'éminent avocat brésilien Heráclito Sobral Pinto, n'ont jamais accepté de ne pas être les propriétaires de la république. Au cours des 130 années qui ont suivi, les militaires ont plané sur le Brésil - comme l'a écrit le politologue Adam Przeworski, faisant référence aux démocraties affligées par des armées démesurées - "comme des ombres menaçantes, prêtes à s'abattre sur quiconque va trop loin dans l'ébranlement de leurs valeurs et de leurs intérêts". Et ces intérêts sont considérables. Sans guerre en vue, le Brésil possède la 15e armée permanente au monde, avec 351 000 militaires actifs, 167 000 officiers inactifs et 233 400 retraités, selon le Portail de la transparence. En termes de masse salariale, le gouvernement fédéral dépense plus pour la défense que pour l'éducation, et presque cinq fois plus que pour la santé. (Le budget prévu pour le ministère de la défense pour cette année est de 23 milliards de dollars, dont 77 % sont destinés à la rémunération du personnel. Les fonctionnaires militaires ne sont pas les seuls à bénéficier de ces largesses, leurs familles aussi. Par exemple, 137 900 filles célibataires de militaires recevront la pension de leur père pour le reste de leur vie - une liste qui comprend les deux filles du colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra, qui a été accusé d'avoir torturé des centaines de personnes et qui a pris sa retraite avec le grade de maréchal. Après l'accession de M. Bolsonaro à la présidence en 2019, les militaires ont envahi l'administration civile. En 2020, 6 157 officiers militaires - dont la moitié en service actif - travaillaient pour le gouvernement fédéral, soit plus du double qu'en 2018. À un moment donné, 11 des 26 ministres de l'administration de M. Bolsonaro étaient des officiers actuels ou anciens, y compris le ministre de la santé pendant la majeure partie de la pandémie, le général Eduardo Pazuello, qui n'a toujours pas été tenu responsable de ses méfaits. Le nouveau président, Luiz Inácio Lula da Silva, s'efforce d'écarter progressivement le personnel militaire du gouvernement, en particulier après l'insurrection du 8 janvier, dans laquelle l'armée a joué un rôle trouble. Si l'armée n'a pas participé aux émeutes, elle n'a certainement pas fait grand-chose pour les empêcher. En janvier, M. Lula a limogé le chef de l'armée, qui aurait protégé des émeutiers pro-Bolsonaro dans un campement à Brasília la nuit des attentats. Fait encourageant, un juge de la Cour suprême a décidé que les officiers militaires impliqués dans les émeutes seraient jugés par un tribunal civil. C'est un début, mais il reste encore beaucoup à faire avant que nous soyons libérés de l'ombre des militaires. Nous pourrons alors enfin reléguer leurs projets dans le domaine de la fiction, où ils ont toute leur place. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
En même temps, cela nous donne une idée de la fiabilité des infos qu'on entend sur "Radio Liberty" : https://www.defensenews.com/global/europe/2023/03/06/double-the-challenger-tanks-for-ukraine-british-mod-says-no/ La Grande-Bretagne va doubler le nombre de chars de combat principaux qu'elle envoie pour renforcer les défenses ukrainiennes, a déclaré l'ambassadeur du pays à Londres dans une interview accordée à la radio européenne Radio Liberty. Toutefois, le ministère britannique de la défense s'est abstenu de suggérer que le nombre de Challenger 2 destinés à l'Ukraine allait être doublé, passant de 14 à 28, du moins pour l'instant. Vadim Prystaiko, ambassadeur de l'Ukraine au Royaume-Uni, a déclaré aux auditeurs de Radio Liberty que l'accord visant à doubler les livraisons de Challenger 2 avait été conclu lors d'une récente visite au Royaume-Uni du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Doubler les livraisons de chars par le Royaume-Uni susciterait probablement des inquiétudes supplémentaires quant à l'impact négatif des dons d'armes à l'Ukraine sur certaines capacités militaires britanniques. L'inventaire britannique de Challenger 2 compte 227 chars. Depuis des semaines, les médias rapportent que le ministère de la défense est en train de perdre la bataille pour obtenir des fonds supplémentaires afin de reconstruire une capacité militaire vidée de sa substance par des années de sous-dépenses gouvernementales dans le domaine de la défense. Un média a rapporté qu'un général américain de haut rang, dont l'identité n'a pas été révélée, a déclaré en privé à Wallace que l'armée britannique n'était plus considérée comme une force de combat de premier plan. Le Sunday Times du 5 mars a rapporté que M. Sunak annoncera une augmentation des dépenses de plusieurs milliards de livres lors de sa visite au président américain Joe Biden à Washington le week-end prochain. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.defensenews.com/global/europe/2023/03/07/lawmakers-paint-dire-picture-of-britain-running-out-of-weapons/ (7 mars 2023) La commission [de la défense] a déclaré qu'au rythme actuel des progrès, il faudra dix ans pour remplacer les stocks d'armes donnés à l'Ukraine et reconstituer le nombre d'armes britanniques à un niveau acceptable. La capacité industrielle de défense de la Grande-Bretagne s'est atrophiée au cours des décennies qui ont suivi la fin de la guerre froide et les Britanniques, ainsi que leurs alliés de l'OTAN, ont été pris au dépourvu par une invasion russe de l'Ukraine. Dans son témoignage devant la commission, le général à la retraite Richard Barrons, ancien chef du Commandement des forces interarmées britanniques, a déploré l'acuité du problème des stocks. Depuis 1990, il y a eu un processus de réduction "en taille, en investissement et en nombre de plates-formes clés" et "l'épuisement des stocks, de l'ingénierie, des réserves et de l'infrastructure", a-t-il déclaré. M. Barrons a déclaré qu'il serait surpris que la Grande-Bretagne dispose "de suffisamment de munitions pour soutenir un conflit de haute intensité pendant plus d'une semaine environ". "Le ministre des achats de la défense [Alex Chalk] nous a dit que des fonds avaient été accordés au ministère de la défense dans la déclaration [financière] d'automne pour reconstituer puis augmenter les stocks de munitions du Royaume-Uni. Toutefois, cela devrait prendre plus d'une décennie", indique le rapport de la commission. Une grande partie du financement destiné à reconstituer les stocks d'armes jusqu'à présent a été assurée par un accord de 229 millions de livres sterling (275 millions de dollars) conclu avec Saab en décembre 2022 pour reconstituer les stocks de missiles antichars NLAW entre 2024 et 2026. 500 missiles supplémentaires ont déjà été commandés pour être livrés cette année. Le NLAW a été conçu par Saab et assemblé par Thales UK dans une usine située près de Belfast, en Irlande du Nord. Les forces ukrainiennes ont reçu des milliers de missiles depuis le début du conflit, il y a 12 mois. "Lorsque nous étions au siège de l'OTAN, on nous a dit que la liste d'attente pour les missiles antichars Javelin [de Raytheon] était d'environ cinq ans", ont écrit les législateurs. Le Center for Strategic and International Studies, un groupe de réflexion américain, a constaté que le nombre de missiles antiaériens Stinger fournis à l'Ukraine était à peu près égal au nombre total de missiles construits pour tous les clients non américains au cours des 20 dernières années, ont-ils ajouté. Le ministère britannique de la défense dépense environ un demi-milliard de livres par an pour se conformer aux exigences de l'ITAR, ce qui signifie que ces fonds sont perdus pour l'achat d'équipements réels dans le pays ou aux États-Unis, a déclaré M. Wallace. Il a ajouté que l'industrie de la défense américaine, la Maison Blanche et le Congrès s'accordaient à dire que "si nous voulons travailler ensemble, collaborer et partager les charges, l'ITAR est un obstacle qui n'est pas utile. Elle doit être soit supprimée, soit contournée, selon les cas". https://fr.wikipedia.org/wiki/International_Traffic_in_Arms_Regulations La Réglementation américaine sur le trafic d'armes au niveau international (en anglais International Traffic in Arms Regulations, ITAR) désigne un ensemble de règlements du gouvernement fédéral américain servant à contrôler les importations et exportations des objets et services liés à la défense nationale, -
Russie et dépendances.
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
En 1905, les Japonais ont traité les prisonniers de guerre russes particulièrement bien : https://www.jstor.org/stable/1986902 De nombreux journalistes occidentaux sont convaincus que les Japonais sont une race particulièrement aimable. L'un d'entre eux a noté que "la chevalerie dont font preuve les Japonais à l'égard d'un ennemi tombé au combat a été démontrée à d'innombrables occasions depuis la mémorable traversée du Yalu. J'ai été témoin du traitement attentionné des prisonniers russes, traitement qui ne pourrait être surpassé en termes de considération par aucune armée au monde." Un autre journaliste a déclaré : "Deux choses m'ont frappé [à propos des officiers japonais] : d'une part, leur jeunesse, d'autre part, leur gentillesse. Dans l'armée japonaise il ne semble y avoir aucune tradition de turbulence". https://fanningtheflames.hoover.org/highlights La guerre russo-japonaise a été la première guerre conforme à la Convention de La Haye "Lois et coutumes de la guerre sur terre" (1899). L'annexe de la convention contient le chapitre II : "Prisonniers de guerre". L'article 4 stipule que "Ils doivent être traités avec humanité. Pendant la guerre russo-japonaise de 1904-1905, plus de 70 000 prisonniers de guerre russes ont été envoyés au Japon. Ils ont vécu dans des camps situés dans différentes villes du Japon pendant environ un an et demi. Le Japon a fortement promu le soin avec lequel il traitait ses captifs russes, bien que le sujet nécessite des recherches plus approfondies. -
République démocratique du Congo
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Mani dans Politique etrangère / Relations internationales
Je pense que la France devrait analyser en détail les discours des ambassadeurs chinois dans les pays africains, souvent prononcés dans un français impeccable, et faire des copier-coller. C'est toujours très respectueux, les Chinois ayant toujours le souci de ne jamais faire perdre la face à leur interlocuteur, alors qu'il y a une dissymétrie, alors qu'il y a un dominant et un dominé. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.bfmtv.com/international/europe/ukraine/on-nous-avait-promis-desabuses-des-soldats-ukrainiens-racontent-l-enfer-de-la-bataille-de-bakhmout_AN-202303060033.html (6 mars 2023) Alors que la ville de Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine, est sur le point de tomber aux mains de l'armée russe, des soldats expliquent au "Kyiv Independant" que leur armée est mal préparée depuis le début de la bataille et manque cruellement d'hommes et de munitions. Surtout, certains mortiers utilisés par Kiev datent des années 1940. https://www.t-online.de/nachrichten/ukraine/id_100138920/ukraine-krieg-selenskyj-soll-streit-mit-seinem-wichtigsten-general-haben.html (6 mars 2023) Les relations entre le président ukrainien Volodymyr Selenskyj et le commandant en chef de son armée, le général Valery Saluschnyj, se seraient fissurées. C'est ce qu'a rapporté "Bild" en se référant à plusieurs sources au sein de la direction ukrainienne. La dispute porterait sur l'un des théâtres les plus sanglants de la guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine : la ville de Bakhmout, dans l'est de l'Ukraine. Le président et son commandant en chef ne sont généralement pas d'accord sur la manière dont l'armée doit gérer Bakhmout. Saluschnyj aurait ainsi recommandé il y a plusieurs semaines déjà, pour des raisons tactiques, de réfléchir à un retrait de la ville. "La grande majorité des soldats à Bakhmout ne comprend pas la raison pour laquelle la ville continue d'être tenue", affirme un expert militaire ukrainien anonyme cité par "Bild". Selon lui, de nombreux soldats estiment qu'un retrait aurait dû avoir lieu depuis longtemps. Selon "Bild", il n'est plus seulement question de questions militaires entre Selenskyj et Saluschnyj. Le général jouit d'une popularité croissante au sein de la population et est considéré comme le prochain candidat à la présidence. L'entourage de Selenskyj voit en lui un rival potentiel, bien qu'il n'ait jamais envisagé de se présenter. -
Russie et dépendances.
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui mais justement, est-ce qu'on ne peut pas dire qu'à partir du moment où le mythe existe, où le mythe est vivant, où le mythe est cru, les Russes éduqués dans ce mythe se sont donné l'obligation de cultiver ces traditions, fussent-elles "inventées" ? S'inventer une origine occidentale, n'est-ce pas le plus bel hommage qu'on puisse rendre à l'Occident ? Un peu comme Fukuzawa Yukichi qui invente à la même époque (fin XIXe siècle) l'idée d'un Japon qui "sort de l'Asie" pour se mettre au rang des nations occidentales ? -
Russie et dépendances.
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
https://fr.wikisource.org/wiki/Qu’est-ce_que_la_Russie_%3F Qu’est-ce que la Russie ? La Nouvelle Revue, 1892 Malgré les vicissitudes de l’évolution de ce vaste pays, la Russie, au XIe siècle, présente l’aspect d’un empire occidental. Le christianisme y a introduit des mœurs moins cruelles, l’organisation judiciaire est solidement établie par la promulgation du code russe [Prawda Russkäja (1019), d’origine Scandinave] complété par les corps de droit de Justinien et de Basile le Macédonien. À Jaroslaw, le Tsar, le César de cette grande succursale de l’empire de Byzance, va ouvrir ses États en asiles pour les princes anglais et Scandinaves exilés de leurs patries, et il s’allie par des mariages aux maisons les plus puissantes de l’Europe ; parmi elles la maison de France. Sa fille Anna épouse Henri Ier. Kiew, la capitale, est, sur la grande route commerciale de Byzance une station où passe le trafic des marchands hongrois, allemands, hollandais et Scandinaves. Émule de la ville mère, Constantinople, elle, possède déjà sa cathédrale de Sainte-Sophie, et sa porte d’or, sans compter ses quatre cents églises. Elle a des artistes grecs, un clergé grec, une écriture en lettres grecques, une littérature grecque ; elle-même enfin passe pour une cité grecque. Laissons passer quelques siècles. Byzance est tombée sur les ruines du Bas-Empire, et sous les haches des Turcs le dernier rempart de l’Occident est pris d’assaut. C’est alors que Moscou va remplacer Byzance. Là se réunit une partie des émigrés, emportant les trésors de l’érudition savante, artistique et industrielle de l’antiquité hellénique. Ivan III, marié avec une princesse byzantine, Sophia Palæologa, groupe autour de lui des hommes d’État, des diplomates, des ingénieurs, des théologiens et des artistes de Rome, de la Grèce ; il entre en relations politiques avec la Vénétie, l’Autriche, la Hongrie, le Pape ; il fait élaborer le Code général ; il resserre le lien trop lâche qui unissait les provinces de son immense domination, et par là le rôle civilisateur de la Russie est déterminé pour l’avenir. Ce qui a empêché l’assimilation des Russes avec l’Europe occidentale, c’est la scission religieuse qui existe entre l’Église romaine et l’Église grecque. Et cependant l’Église d’Orient remonte par ses ancêtres aux premiers siècles de l’ère chrétienne ; elle a passé par les synodes ; elle a traversé la réforme et la renaissance sans s’abâtardir comme le protestantisme, exempte des terribles luttes intestines, des massacres de la Saint-Barthélemy et des chambres ardentes. Ce n’est pas pour sa religion qu’il faut chercher querelle au géant redouté, méconnu et diffamé. Vaudrait-il mieux lui intenter procès au sujet de sa politique agressive ? Afin d’entrer en relations commerciales avec l’Europe, la Russie s’est emparée des provinces baltiques, autrefois conquises successivement par les Brandebourgeois, les Danois et les Suédois ; et la Russie a bien fait, car elle a ouvert des ports sur la Baltique aux grandes puissances occidentales, comme elle a dressé des remparts contre les barbares du Nord. La Russie, il est vrai, a pris part au partage de la Pologne, ce crime, selon le droit du sentiment, cette nécessité, selon le droit de l’histoire. La Pologne avait fait son temps, avait accompli sa mission de brise-lame contre l’océan asiatique ; elle était devenue un organe atrophié, inutile dans l’évolution européenne, et c’est pourquoi elle s’est désagrégée. Mais ce qui parle hautement en faveur de l’empire des Tsars, ce sont les services indéniables qu’il a rendus à l’Europe, en chassant les Mongols, en faisant échec aux Turcs, en réduisant les tribus sauvages pour les enrégimenter dans l’armée des frontières. Barbare, une nationalité qui a fondé son éducation sur les traditions helléniques ? Barbare, un peuple chrétien dont l’histoire enregistre les combats glorieux pour la défense des frontières de la civilisation contre les Huns de l’Asie ? Un pays qui, déjà aux temps de Charlemagne, a connu les signes de l’écriture, qui a imprimé son premier livre quarante ans après l’invention de Gutenberg ; qui a publié un journal en 1703, et dont le dictionnaire, édité en 1789, avec ses 43 000 mots, fut rédigé par une académie qui, parmi ses correspondants, comptait Leibnitz, de l’Isle, Bernouilli, Diderot, Voltaire, ce pays, certes, ne mérite point le nom de barbare. Et, de nos jours, la Russie ne possède-t-elle pas une étendue considérable de chemins de fer, le télégraphe, la poste ? Huit universités et 35 000 écoles, 38 sociétés savantes, 45 bibliothèques publiques, observatoires, musées, écoles des Beaux-Arts, conservatoires de musique ? Lisez les romans de Tolstoï et de Dostoiewsky, si vous ne les avez déjà lus, et vous y découvrirez une nationalité juvénile, une terre neuve et vierge… La Russie, c’est la jeune sœur des nations européennes douée des défauts de la jeunesse et des grandes qualités des jeunes : la foi, l’enthousiasme, l’espérance, les hautes aspirations. August Strindberg écrivain, dramaturge et peintre suédois (1849 – 1912) -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Suisse : https://www.bluewin.ch/de/news/schweiz/waffen-weitergabe-spaltet-die-schweizer-bevoelkerung-1646576.html (1er mars 2023) Les résultats montrent un fossé entre les générations. Les jeunes électeurs sont nettement plus sceptiques que les électeurs plus âgés, comme l'ont écrit les auteurs de l'étude. Alors que deux tiers des personnes interrogées de plus de 65 ans veulent autoriser le transfert d'armes, 58 pour cent des 18-34 ans s'opposent à un assouplissement correspondant des règles d'exportation. Même dans le groupe d'âge entre 35 et 49 ans, une majorité de 51 pour cent est contre une modification de la loi. Selon le sondage, l'idée que la Suisse puisse remettre des chars retirés du service à d'autres Etats européens afin que ceux-ci puissent à leur tour livrer des chars à l'Ukraine ne recueille pas de majorité. Seuls 43 % des sondés approuvent cette idée, 52 % y sont opposés. Les résultats montrent également que la neutralité reste un concept populaire. 68 pour cent la considèrent comme un concept porteur d'avenir. Une majorité de 58% de la population suisse estime en outre que la Suisse est toujours neutre. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.newstatesman.com/comment/2023/02/wolfgang-munchau-western-support-ukraine-protracted-war-vladimir-putin-germany (28 février 2023) Ce qui commence également à se produire maintenant, c'est que le soutien public aux livraisons d'armes à l'Ukraine commence à s'affaiblir. C'est certainement le cas en Allemagne. Un récent sondage a montré que 33 % des personnes interrogées étaient favorables à la poursuite du soutien militaire à l'Ukraine, contre 49 % qui y étaient opposées. https://www.tagesspiegel.de/politik/umfrage-mehrheit-sieht-deutsche-kriegsbeteiligung-in-der-ukraine-9413879.html (25 février 2023) Une majorité de personnes en Allemagne est d'avis que les livraisons d'armes allemandes à l'Ukraine constituent une participation à la guerre. Dans un sondage réalisé par l'institut de sondage YouGov pour l'agence de presse allemande Deutsche Presse-Agentur, 51 pour cent des personnes interrogées sont d'accord avec cette évaluation, seuls 37 pour cent ne le sont pas. Un an après l'attaque russe contre l'Ukraine, les Allemands sont plutôt sceptiques quant aux livraisons d'armes. 40 pour cent des personnes interrogées par YouGov estiment que trop d'armes ont été livrées à l'Ukraine par l'Allemagne. En revanche, seuls 22 pour cent estiment que le soutien militaire est trop faible, 23 pour cent le trouvent juste. La livraison prévue de chars de combat Leopard 2 est majoritairement rejetée. 44% estiment qu'elle est mauvaise et seulement 41% qu'elle est juste. Le rejet est encore plus net en ce qui concerne la livraison d'avions de combat. 56 % des personnes interrogées y sont opposées, contre 27 % seulement qui y sont favorables. Parmi les Allemands, 63 pour cent souhaitent que le gouvernement fédéral s'engage davantage dans les discussions entre la Russie et l'Ukraine. C'est le résultat d'un sondage réalisé par l'institut de sondage en ligne Civey à la demande du magazine "Spiegel". 42 % ont indiqué que l'objectif des négociations de paix devrait être de "rétablir les frontières du pays avant l'annexion de la Crimée". Le président ukrainien Volodymyr Selenskyj continue actuellement de s'en tenir à une reconquête de la Crimée, annexée en 2014. Pour 17 pour cent des personnes interrogées, la position est que l'Ukraine devrait céder d'autres territoires à la Russie "en échange d'un retrait des troupes russes". 33 pour cent étaient d'avis que les négociations de paix devraient se concentrer sur les anciennes frontières du pays avant l'invasion russe. https://www.tagesspiegel.de/politik/ard-deutschlandtrend-knappe-mehrheit-der-deutschen-gegen-ukrainische-gebietsabtretungen-an-russland-9444173.html (2 mars 2023) Près d'un Allemand sur deux estime que la livraison d'armes à l'Ukraine est appropriée. C'est ce qui ressort d'un sondage réalisé par infratest dimap pour l'ARD-Deutschlandtrend. 47 pour cent des personnes interrogées ont déclaré qu'elles considéraient actuellement qu'il était approprié de soutenir l'Ukraine avec des armes. Une grande majorité des Allemands estime en outre que l'Ukraine doit en premier lieu décider elle-même du moment où elle s'engagera dans des négociations avec la Russie. Sept Allemands sur dix (73 pour cent) sont d'accord avec cette affirmation, 21 pour cent ne sont pas d'accord. Seul un Allemand sur trois (35 %) pense que le gouvernement de Kiev devrait également céder certains territoires à la Russie pour mettre fin à la guerre - une petite majorité de 54 % n'est pas d'accord. -
République démocratique du Congo
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Mani dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.rfi.fr/fr/afrique/20230306-amzat-boukari-yabara-l-annonce-de-la-fin-de-la-françafrique-la-renouvelle-finalement Amzat Boukari-Yabara : « Mais on reste pour moi dans des relations de vassalité où le président français très à l’aise dans ses prises de paroles vis-à-vis de ses homologues, tient ce fameux discours "de vérité", mais qui est quand même un discours qu’il ne tiendrait évidemment pas devant un président américain, devant un président chinois. Le principe même de l’annonce de la fin de la Françafrique renouvelle finalement cette Françafrique ».