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CortoMaltese

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Tout ce qui a été posté par CortoMaltese

  1. Mouais. Un opérateur européen qui meure en Ukraine, même en faisant partie d'une unité très secrète (style service action), je donne quelques semaines au plus avant que ça se sache. Ces gens ont des familles qui savent à peu près ce qu'ils font, et une fois que l'info commence à tourner qu'un mec de nos services est mort "quelque part", il va être assez facile de recouper les infos.
  2. le budget de cohésion c'est la redistribution des pays riches vers les pays pauvres.
  3. Sauf que je n'adhère pas à cette lecture pour la simple et bonne raison que ces droits de douane ne semblent pas avoir vocation à être gravés dans le marbre, mais à servir de "menace" pour parvenir à des "deals". C'était déjà le sens de l'article de Politico que j'ai link plus haut, et la déclaration très floue du Secrétaire au Trésor ci dessous va dans ce sens aussi. Or, pour que l'économie se restructure autour de cette nouvelle réalité douanière, il faudrait que les entreprises et les consommateurs aient de la visibilité. Le fait que la bourse ai réagi très mollement pour l'instant va dans ce sens, c'est à dire qu'elle pense que ce n'est qu'une nouvelle itération de la "guerilla commerciale" voulu par Trump qui se terminera avec des deals et des droits de douane réels bien inférieurs à ceux annoncés hier. J'aime beaucoup cet article du célèbre économiste Paul Krugman publié sur son Substack avant que les taux précis pays par pays soient publiés, et qui souligne à quel point tout ça semble idiosyncratique, sans grand plan secret derrière ni réelle stratégie. https://substack.com/home/post/p-160453846 (ci dessous la traduction en français par notre ami ChatGPT)
  4. Ce que je veux dire c'est que dans le calcul réel des taux de douane tels qu'annoncé hier, il n'y a pas la TVA, c'est juste un calcul lié au déficit commercial américain. Si la TVA était incluse, la GB aurait un taux supérieur à la taxe plancher de 10%. Après, que la TVA fasse partie des sujets de négociation pour parvenir à un éventuel "deal", ça je veux bien le croire.
  5. La TVA n'est en réalité pas incluse puisque c'est un simple calcul "(import divisé par export) divisé par 2" avec un plancher à 10%, d'où le taux faible du Royaume-Uni, qui a pourtant une TVA, car les USA ont une balance commerciale beaucoup moins déficitaire (environs 10%) avec eux qu'avec l'UE. D'ailleurs, pour donner une idée de l'humeur à la maison blanche, voici ce que disait un officiel de la Maison Blanche à Politico avant-hier "[Trump] aime le "choc et l'effroi", et entend en tirer parti. Chaque pays doit paniquer et appeler. Trump veut vous entendre ramper et dire que vous allez conclure un accord." [source]
  6. Il doit probablement inclure les barrières non tarifaires (après comment ils calculent ça ma bonne dame, aucune idée), la principale vis à vis des USA étant d'ordre sanitaire sur les produits alimentaires, puisqu'ici on est modérément fan du poulet aux hormones gavés d'antibiotiques.
  7. Bizarrement pour les Anglais qui ont aussi une TVA à 20%, il comprend. La liste ne semble pas avoir beaucoup de sens et les taux avoir été choisis en fonction de l'humeur du Prince et de la taille de ses griefs à l'encontre des pays concernés.
  8. Totalement d'accord. Autant je peux comprendre la logique théorique de foutre des droits de douane sur des pays qui t'exportent des produits industriels que tu pourrais potentiellement produire, autant taxer des pays à qui tu importes essentiellement des matières premières que tu ne possèdes pas où des produits agricoles que tu ne fais pas pousser, ça m'échappe.
  9. Le peuple du pays le plus prospère de la planète, prospérité largement appuyée sur une mondialisation qu'il a façonné et qui lui bénéficie, s'est laissé convaincre qu'il était en réalité miséreux, exploité et arnaqué par le reste du monde. Tout ça pour ne pas voir que le problème fondamental des Etats-Unis tient en réalité dans la répartition de la richesse, de plus en plus déséquilibrée (et ça ne fera que s'accentuer si Trump et Musk cassent les quelques filets sociaux existants tout en baissant les impôts des plus aisés). Cette erreur fondamentale de diagnostic est assez fascinante. Les USA préfèrent casser la mondialisation plutôt que de devenir une sociale-démocratie comme les autres.
  10. Le problème avec cette idée que l'Occident aurait été infecté par un virus idéologique qui lui ferait tout voir de manière binaire jusqu'à refuser de parler avec les "méchants" (i.e. les dictatures), c'est qu'elle est démentie par les faits. Tu soulignes toi même que les USA (mais les européens ne sont pas en reste) fricotent avec l'Arabie Saoudite (mais on pourrait aussi citer l'Azerbaijan, l'Egypte, la Jordanie, etc.). Tu appelles ça "hypocrisie" quand d'autres pourraient appeler ça... "pragmatisme", ce même pragmatisme dont tu accuses paradoxalement l'occident de manquer. Je pense qu'il est tout à fait bon, surtout dans la période actuelle, que les pays démocratiques (qui ne sont pas seulement occidentaux) se rendent compte de la valeur des institutions démocratiques libérales, ainsi que de leur fragilité. Il me semble éminemment souhaitable, quand les démocraties définissent leur ligne de politique étrangère, qu'elles aient pleinement conscience de cette dimension et qu'elles la prenne en compte, non pas tant pour des raisons morales que dans la mesure où l'affaiblissement/pourrissement/instrumentalisation de nos institutions démocratique fait parti des objectifs de nombreux pays (dont la Russie) qui comprennent parfaitement à quel point cela finirait par nous affaiblir (ce qui n'implique pas, à l'inverse, de voir des manigances russes derrière tout ce qui se passe chez nous à ce propos). Dans le même temps, il est évident que cette prise en compte de la dimension démocratie/droit de l'homme dans notre diplomatie doit être tempérée par une bonne dose de pragmatisme, et les bonnes relations que nous entretenons avec de nombreux pays aux institutions pour le moins autoritaire est la preuve que ce pragmatisme existe. Je n'ai pas l'impression que l'Occident soit dans une humeur de "regime change" et de promotion de la démocratie par la force partout sur la planètes. J'ai au contraire l'impression que la plupart des pays européens maintiennent une ligne équilibrée entre leurs valeurs et leurs intérêts sécuritaires/économiques et tolèrent beaucoup de chose tant qu'ils ne sont pas frontalement attaqués. Même la Russie est un bon exemple de ça. Malgré ce que tu sembles penser, il m'apparaît que la position occidentale avec la Russie a été empreinte de beaucoup de bonne volonté et de tolérance pour les dérives autoritaires du pays, avec le maintien de nombreuses relations commerciales y compris au niveau le plus stratégique (Nord Stream) et une volonté perpétuelle de "reboot" des relations (tentées par Obama, par Macron, etc.). On a fini par hausser le ton (et encore très modérément en 2014) seulement lorsque la Russie s'est mise à envoyer ces troupes sur le territoire souverain d'un autre Etat dans une logique d'annexion, non pas tant au nom de valeurs abstraites que par compréhension de la boite de pandore que représente le retour des guerres d'annexion sur le sol européen. EDIT : Si je devais voir un biais idéologique mortel dans la conduite de la politique étrangère des chancelleries européennes, ça serait surtout la sous-estimation du rôle de la force militaire dans les relations internationales, et l'incapacité à admettre que les bons mots, la tempérance, et les incitations économiques ne peuvent pas tout.
  11. Oui bon après il se base sur les chiffres du MoD ukrainien dont la fiabilité m'a toujours semblé douteuse (avec des variations selon les catégories d'équipement considérées). La réalité est que les destructions confirmées de canons et de SPG russes sont à un plus bas historique. Certes, Oryx et WarSpotting ne comptabilisent pas les vidéos de drones FPV "seules" et demandent une vidéo "post-frappe" pour pouvoir faire du Battle Damage Assesment, et à l'inverse Andrew Perpetua, qui lui est plus souple à ce niveau, comptabilise beaucoup plus de canons détruits/endommagés. Le grand jeu des ukrainiens, surtout sur les canons tractés ou y'a pas grand chose susceptible de faire boom boom, c'est de balancer le FPV directement sur le tube pour le percer et le rendre inutilisable, chose que les russes essayent d'ailleurs de plus en plus de parer avec des filets partout autour du canon pour former une espèce de toile d'araignée. Et souvent vue la distance par rapport au front, on a pas un mavic pour filmer ça (Mavic qui ne filmerait de toute façon pas grand chose quand on parle d'un petit FPV faisant un trou dans un bout de métal inerte). Mais même lui ne comptabilise pas des centaines de canons détruits par jour. Certains jours il y en compte peut être une grosse dizaine, ce qui est impressionnant en soi (le parc français fumé toutes les semaines) mais sans commune mesure avec les chiffres qu'utilise Audrand. La réalité est peut être entre les deux, je ne serais pas surpris que les Russes perdent entre 5 et 10 tubes par jours, voir un peu plus, mais probablement pas 50 à 100 tubes par jour.
  12. C'est un pur filet d'eau tiède. Je n'ai pas réussi à identifier une seule idée intéressante ou originale dans cette interview. Ce monsieur semble se croire très subversif, mais là il n'y a dans cet entretien que des banalités et des idées vagues qui ne coûtent rien à énoncer. L'illusion qui consiste à croire qu'il existerait un espèce de réalisme neutre qui permettrait de comprendre les relations internationales sans à priori, et plus encore ensuite de prendre les "bonnes" décisions, est d'une naïveté confondante. Tous les acteurs sont idéologiques. L'idéologie est ce qui te permet de savoir ce que tu veux. Sur l'échiquier international, n'existe pas de "but du jeu" livré avec la boite. Peu importe tes buts (la paix, la prospérité économique, la grandeur de ton pays, le triomphe du communisme), ils ont par définition un contenu idéologique, ou, si l'on cherche un terme moins connoté, "idéel", et découlent de valeurs et de préférences subjectives.
  13. Trump va devoir comprendre, comme les Européens ont fini par le faire (pour la plupart) qu'il n'y a pas de solutions politiques à ce conflit. Seulement du rapport de force militaire. Ca se terminera quand les Ukrainiens seront vaincus sévèrement où quand Poutine estimera que s'acharner ne sert à rien (si l'Ukraine se renforce plus vite que la Russie militairement,, si ça commence à puer sur le plan économique/intérieur, etc.). Pour l'instant les Ukrainiens ne sont pas vaincus et Poutine estime que le temps joue pour lui, donc il ne peut rien se passer. Trump a dit à Zelenski qu'il n'avait pas de carte, mais ce sont en réalité les USA qui n'en ont pas, ou plutôt s'emploient à ne plus en avoir. Si Trump disait à Poutine "si tu ne signe pas une paix maintenant, j'arme l'Ukraine versions leand-lease 1943" ça serai une carte, par exemple. Si par contre tu exclues toute aide future à l'Ukraine et qu'au contraire tu t'acharnes à récupérer chaque dollars dépensé en faisant signer un deal économique honteux, tu n'en a plus. La seule chose que Trump semble prêt à offrir à Poutine est une normalisation politico-économique. Je ne dis pas que c'est rien, mais ça semble ignorer à quel point la Russie s'est accoutumé à la nouvelle normalité des sanctions internationales et à quel point Poutine considère l'Ukraine comme un enjeu existentiel. Poutine n'est fondamentalement pas motivé par l'économie. L'économie est pour lui un moyen nécessaire pour financer sa politique et c'est pour cela qu'il s'est attelé depuis 2000 à reconstruire l'économie Russe, mais il n'ira pas abandonner l'Ukraine pour quelques points de PIB.
  14. Zaloujny ne sort quand même pas grandi de l'article. Sa gueguerre visiblement unilatérale avec Milley est d'une puérilité... L'article est peut-être biaisé et je serais curieux de lire d'autres témoignages à ce propos, mais ce n'est pas glorieux. Sur les ambiguités de l'administration Biden, on le savait déjà mais ça confirme à quel point elle s'est retrouvée à la fois très embarquée dans le conflit presque malgré elle, par touche successive, tout en restant toujours terrifiée que les Ukrainiens gagnent vraiment. Passionnant en tout cas.
  15. Intelligence Online a publié le premier article d'une série de 7 consacré aux rapports entre Macron et les services de renseignement. Il est en libre accès à condition de s'inscrire gratuitement. Je vous le recopie ici, c'est plutôt intéressant. https://www.intelligenceonline.fr/renseignement-d-etat/2025/03/31/emmanuel-macron-le-president-qui-aimait-les-espions,110404612-evg
  16. Allez ça part sur la pile de lecture. L'ouvrage à l'air passionnant.
  17. Paradoxalement, définir qui a gagné une guerre est souvent compliqué quand la guerre ne se termine pas par une victoire totale d'un camps sur l'autre (scénario WW2, qui demeure l'exception). Même des victoires claires sur le moment peuvent apparaître en rétrospective comme des succès gâchés (si j'étais un allemands en 1919 je penserais surement ça de 1870, et si j'étais un français en 40 je penserais sûrement ça de 1919). Si la guerre n'est que la continuation de la politique par d'autres moyens, alors tout accord de paix doit être évalué au regard des objectifs politiques qui étaient poursuivis par les belligérants. A plus forte raison, la notion de victoire/défaite découle aussi des attentes initiales de celui qui l'analyse. La Finlande a perdu des territoires à l'issu de la guerre d'hiver. Pour autant, si on compare ces concessions avec les demandes initiales de Moscou, alors c'est une très belle "défaite" pour la Finlande. Une "défaite" qui a tant traumatisé les russes que même après la défaite de l'Allemagne, la guerre de continuation s'est achevé par un armistice à peine plus dur que celui de 40 pour Helsinki. Si un cessez-le-feu durable s'établi sur la ligne de front actuel avec pour l'Ukraine des garanties de sécurité et une liberté diplomatique (vis à vis de son intégration dans l'UE notamment) préservée, alors j'aurai beaucoup de mal à considérer ça comme une défaite au vu du scénario auquel on s'attendait tous au matin du 24 février 2022. Je ne sais pas si on pourra parler de victoire, ou alors de victoire très amère avec une perte territoriale et une centaine de millier de morts, mais en tout cas l'Ukraine aura sauvegardé par les armes sont droit de vivre comme une nation indépendante et pas comme un semi protectorat russe. A plus forte raison, l'Ukraine aura écrit son nom sur la carte du monde, cimenté son identité et résolu pour toujours la question de son rapport à l'altérité russe. Bref, l'Ukraine aura définitivement éclot comme nation singulière.
  18. L'ubris imperial mène toujours les satrapies à la révolte à force d'humiliation et de racket. Les USA avaient réussi l'exploit de créer un empire suffisamment bénéfique à ses affiliés pour créer un véritable consentement enthousiaste chez les pays en faisant partie. Cela, grâce à un mélange de garanties de sécurité, de libre-échange économique, de création d'un ordre international basé sur des valeurs très favorables aux "petits", et par la capacité des USA à s'abstenir de toute manoeuvre trop ouvertement agressive ou prédatrice. Trump est en train de gentiment casser tout ça à grande vitesse.
  19. Un sondage intéressant sur l'état d'esprit des Ukrainiens concernant les négociations de paix L'Ukraine devrait continuer à se battre même si les USA arrêtent tout soutien : 74% oui, 13% non Je crois que l'Ukraine peut toujours gagner la guerre sur le champ de bataille : 59% oui, 21% non L'Ukraine devrait accepter de ne pas chercher à intégrer l'OTAN afin de mettre fin à la guerre : 38% oui, 37% non L'Ukraine devrait accepter de ne pas chercher à intégrer l'UE afin de mettre fin à la guerre : 29% oui, 51% non Je soutien un cessez-le-feu même en l'absence de garantie de sécurité de la part de l'Occident : 27% oui, 55% non L'Ukraine devrait faire des concessions territoriales afin de mettre fin à la guerre : 25% oui, 58% non L'Ukraine devrait accepter de réduire sa puissance militaire afin de mettre fin à la guerre : 9 % oui, 80% non En résumé, on a 25-30% de la population ukrainienne qu'on pourrait classer dans la catégorie "cessez-le-feu immédiat", même sans garantie de sécurité et même si ça implique de renoncer à l'UE. Et on a 50-55% de la population plutôt dans la case "pas de paix sans sécurité". Le point qui fait quasiment l'unanimité par contre est le rejet de toute exigence russe de réduire significativement la taille de l'armée ukrainienne après guerre.
  20. L'accord négocié en Arabie Saoudite est plutôt une très bonne chose pour l'Ukraine. Ca permet de sortir du narratif qui commençait à s'installer selon lequel c'était l'Ukraine qui était un obstacle à la paix, et ça met enfin la pression sur la Russie. Côté russe, je doute qu'on accepte le cessez-le-feu (en tout cas qu'on l'accepte "vraiment"), mais au moins ça clarifie pour tout le monde qui ne veut pas la paix.
  21. C'est vrai. La fidélisation est le plus gros chantier en cas de remontée en volume. Mais malheureusement l'un des problèmes ce sont les contraintes propres à la vie militaire, et ça on y peut rien. Ou alors créer une réserve "opérationnelle" ou des militaires pourraient continuer à servir à un rythme plus réduit, comme la garde nationale aux US. Mais la compatibilité avec des emplois privés reste difficile, on le voit deja avec la réserve actuelle dont les exigences en terme d'investissement sont pourtant très réduits par rapport à la Garde Nationale US.
  22. Oui mais : 1) La FOT est déjà "trop grosse" par rapport à ses soutiens, donc il va falloir d'abord faire grossir les soutiens 2) La RH est compliquée, on le sait. Sans service militaire, difficile d'augmenter les effectifs significativement à court terme, même si avec du budget une priorité doit aller vers l'amélioration des conditions de vie des militaires (salaires, logement, etc.).
  23. La diplomatie américaine en roue libre. EDIT : Radoslaw Sikorski est le Ministre des Affaires Etrangères polonais
  24. Je ne suis pas sûr de comprendre où tu veux en venir ? Les chiffre de Macron étaient déjà cités dans le post original. Forcément si 43% estiment qu'il représente bien la France, ça veut dire que 57 esiglent qu'il la représente mal. Je ne vois pas ce que le texte du Figaro cacherai. Je parlais surtout de la perception de la Russie, de la hausse des budgets militaires et du soutien au déploiement de troupes en Ukraine après un cessez le feu.
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