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CortoMaltese

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Tout ce qui a été posté par CortoMaltese

  1. Des millions, mais par ailleurs le territoire américain n'était pas envahi, et il n'y avait pas 25% de la population réfugiée interne ou externe. Et la constitution américaine OBLIGE à organiser un scrutin même en temps de guerre, là où la constitution ukrainienne l'INTERDIT. On peut penser ce qu'on veut des deux approches et je suis d'ailleurs, à titre personnel, plutôt partisan de l'idée de maintenir des élections autant que possible même en temps de guerre, mais en l'occurrence je ne suis pas ukrainien et cette question ne me concerne pas (ni Poutine ni Trump). Ce qui peut éventuellement nous concerner, c'est la légitimité de Zelenski en tant que représentant du peuple ukrainien. Dans la mesure où 1) il agit en accord avec les lois et la constitution de son pays, lois et constitution qui le précèdent et qui n'ont pas été taillé spécialement pour lui (coucou Poutine) 2) que l'assemblée légitimement élue soutien unanimement son choix de ne pas tenir d'élection et à rappelé lors d'un vote sa légitimité en tant que Président 3) que sa côte de popularité demeure solide et qu'une majorité d'ukrainiens semblent d'accord avec la suspension des élections tant que dure la loi martiale, alors d'un point de vue extérieur il n'y a rien à redire sur sa légitimité, et on peut considérer la question de l'organisation d'élections ou non comme un choix interne à l'Ukraine. Je souligne par ailleurs qu'une autre grande démocratie, le Royaume Uni, n'a pas tenu d'élections pendant toute la durée de la seconde guerre mondiale en Europe, sans que cela transforme le pays en dictature autoritaire. Aussitôt le conflit achevé, les élections générales furent appelées, Churchill a pris une rouste, et le cours normal de la démocratie a repris. Il en va de même pour la France pendant la Grande Guerre. Les élections municipales de 1916 ont été repoussées, de même que les législatives de 1918, qui eurent finalement lieu en novembre 1919. Je pense que l'exemple de la France en 14-18 est particulièrement bon dans la mesure où nous aussi avions une partie de notre territoire envahi, des réfugiés internes, et une vie parlementaire qui s'est malgré tout maintenu pendant tout le cours de la guerre, comme l'Ukraine.
  2. En même temps, je ne comprends pas comment on peut se prétendre patriote (Français, Britannique, Allemand ou n'importe quel autre pays européen) et aller tapiner dans ces congrès malsains pour aller prêter allégeance à son maître américain qui les méprise ouvertement. Critiquer les atlantistes pendant 20 ans pour finalement aller jouer l'américanoïde plus royaliste que le Roi dès que la couleur politique change à Washington, c'est une belle ironie. Il me semble que le Patriotisme, c'est mettre la nation au dessus des partis et des querelles politiques (un truc que De Gaulle disait souvent et sur lequel il avait tout à fait raison). Si tu es aussi prompt qu'un politicien danois à prêter allégeance à Washington où à n'importe quelle autre capitale étrangère pour peu que le discours de politique intérieur t'y plaise, alors tu n'es pas un patriote. Tu fais passer les combats sociaux (genre, famille, finances publiques) avant tout et tu es donc très heureux d'aller fondre l'indépendance de ton pays au sein d'une grande internationale conservatrice. Les coco internationalistes eux au moins la jouaient franc sur ce point.
  3. C'est là qu'on va regretter le temps mis à muscler la ligne de production du Rafale (même si je sais bien que les défis étaient tout à fait réels). Car clairement on a un coup à jouer en étant intelligent.
  4. Sauf qu'encore une fois, dans le scénario ou Trump met ses troupes à Kharkiv ou à Dnipro pour sécuriser le deal (à la fois contre les russes ET contre les Ukrainiens, dans une forme d'occupation militaire), et qu'en 2028 John Random le démocrate lambda gagne la présidentielle, bah il a tout perdu le pauvre Poutine. Il a une Ukraine avec des troupes US chez elle et désormais un pouvoir à Washington qui ne verra aucun inconvénient, au contraire, à ce que l'Ukraine poursuive son chemin démocratique et Européen. Poutine ne voudra jamais d'un accord dont toute la valeur est contingente du maintien de la politique étrangère de Trump dans sa forme actuelle. Il voudra un accord qui lui soit favorable de manière pérenne avec des gages capables de survivre au retour d'une administration hostile à Washington.
  5. 2 brigades de plus, blindées et chenillees. Une vraie réserve organisées en unités de combat. Auto protection anti-drone pour tous les véhicules blindés de l'AdT. 2 SNA de plus, 6 frégates de premier rang de plus. 80 rafales de plus. De l'artillerie longue portée (himars). Une chaîne de prod pour produire 500 000 obus par an. Des drones partout.
  6. Je voudrais mettre un smiley rire, un smiley triste, et un smiley d'accord, mais ce n'est pas possible malheureusement.
  7. Les Etats Unis semblent ils prêts à stationner des troupes en Ukraine pour sécuriser ce deal et, à travers lui, la sécurité de l'Ukraine ? Vu le tour que ça prend ça me semble extrêmement douteux en l'état. Je pense qu'il faut arrêter de toujours chercher des raisons cachées derrière des propos et agissements de Trump, comme on tenterait d'analyser le coup étonnant d'un grand maître d'échec, et juste juger sur pièce. De toute façon toute cette histoire de terre rare n'a pas grand sens en soi. Le sous-sol ukrainien, surtout réduit à sa portion contrôlée par Kyiv n'est pas la terre promise, et les USA sont déjà bien doté en la matière. Surtout, si le projet était effectivement d'offrir des garanties crédibles à l'Ukraine (i.e. des troupes au sol), pourquoi ne pas le dire directement ? Vous croyez vraiment que Poutine va inviter Trump à la parade du 9 mai si des GI ont vocation à patrouiller devant Kharkiv et Dnipro, soit le cauchemar absolu de la Russie, avec la perspective que cette situation échoie à l'administration suivante potentiellement constituée de démocrates bon teint avec une politique étrangère orthodoxe ? On peut reprocher beaucoup de choses à Poutine mais pas de négliger le temps long, et il comprend parfaitement que Trump peut ne constituer qu'un évènement transitoire dans la politique étrangère américaine. Dans ces conditions, il comprend très bien que l'intérêt de la Russie est de profiter de ce moment transitoire pour gagner des avantages durables. Autant dire que des troupes US en Ukraine est tout l'inverse de ça, puisqu'elles ne seraient éventuellement tolérables pour Moscou que tant que le locataire actuel de la Maison Blanche, où ses descendants spirituels, restent en poste. Poutine n'acceptera jamais un deal pareil et je doute franchement que ça soit la volonté de Trump. J'ajoute qu'il ne faut jamais perdre de vue que l'objectif ultime de Poutine est de "contrôler" l'Ukraine. Il peut sans doute tolérer de ne pas exercer une domination physique sur une large part du territoire à condition qu'il dispose de moyens de pression suffisants pour coercer la politique de Kyiv dans un sens favorable à Moscou. Et cela implique nécessairement une absence de garanties militaires crédibles de qui que ce soit en faveur de l'Ukraine, peu importe qu'elles proviennent d'Européens soucieux de la sécurité du continent ou d'américains obsédés par les ressources minières du pays.
  8. En fait, je crois que ce qu'il faut comprendre concernant les négociations américano-russes, c'est que les Etats-Unis ne négocie pas directement "sur" l'Ukraine ni en son nom. Ils proposent à la Russie de refermer le dossier ukrainien sur la ligne de front actuelle (plus ou moins) en l'échange d'autre chose : la normalisation des relations russo-américaines. Trump et ses conseillers semblent estimer que cela serait un prix suffisant pour que Poutine accepte de s'arrêter là et renonce à ses ambitions maximalistes concernant l'Ukraine. Le problème, encore une fois, c'est que ce paris, qui peut avoir ses mérites, aurait plus de chance de réussir si Washington maniait en même temps le bâton, c'est à dire s'il faisait comprendre à la Russie que l'alternative était un maintien et même plus sûrement un renforcement de l'aide ukrainienne. Or, selon toute vraisemblance, il n'en est pas question. Ainsi, la Russie se voit offrir le choix entre ce deal, et la poursuite de la guerre face à une Ukraine affaiblie et désormais sans soutien américain. Et Trump semble s'être tellement aplati face à Poutine que ce dernier pourrait bien se dire que même en continuant sa guerre, il y a peu de chance que Washington se fâche beaucoup. Dans ce contexte, le "deal" sur les minéraux que Trump tente d'arracher à l'Ukraine comme "remboursement" de l'aide passée semble d'autant plus bizarre. Puisque que quoi que Moscou fasse, l'aide américaine ne se poursuivra pas, pourquoi diable l'Ukraine irait signer ce contrat inique et, même si elle le signait dans l'espoir insensé d'un changement de ligne à Washington, pourquoi le respecterait elle une fois l'évidence confirmée ? Puisque les USA vont lâcher l'Ukraine en rase campagne quoi qu'il arrive, qu'ont-ils comme moyen de pression concret contre Kyiv désormais ? A part bien sûr si on franchi un nouveau Rubicon stratégique et que la menace de Trump soit... d'aider directement la Russie à finir le travail si Zelenski rechigne à signer. Mais même à l'échelle de Trump cela semble délirant.
  9. Comment une petite entreprise chinoise inconnue (Skywalker) a inventé le drone à fibre optique et changé le visage de la guerre en Ukraine (Thread à lire)
  10. Je sais, c'est précisément ce que je dis. Le fait même que cette clause soit inconnue alors qu'elle existe depuis 92 (si je dis pas de connerie c'est Maastrich qui l'instaure) la rend inopérante et donc inutile. La pure existence formelle d'une clause ne sert à rien. Il faut qu'elle soit "saillante" tant dans l'esprit des concernés que des ennemis potentiels. D'où la nécessité, selon moi, de remettre tout ça à plat avec un traité neuf, et si possible décorrélé de l'UE pour pouvoir y intégrer la GB et la Norvège déjà, éventuellement le Canada s'ils sont intéressés.
  11. Sur l'Europe de la défense, de toute façon il va falloir être pragmatique. La position américaine crée un momentum, et il va falloir battre le fer tant qu'il est chaud de manière intelligente. Cela a déjà été dit mais il faut se concentrer sur ce qui n'existe pas en Europe à l'heure actuelle, notamment les fameux enablers. D'une parce que c'est donc le plus important à court terme, et de deux car il est plus facile d'accepter de déléguer ce que personne n'a encore de manière nationale que d'exiger que les nations renoncent à une part de leur souveraineté sur des compétences qu'elles possèdent. Avant de vouloir coller des patchs européens sur l'épaule de chaque pax européen où de donner le contrôle opérationnelle de la 7e brigade blindée à un général lithuanien, on peut déjà faire beaucoup de choses utiles dans une logique interétatique. Il faut surtout un nouveau traité européen avec une clause type "article 5". Vous allez me dire : l'OTAN n'est pas formellement morte, même si on part du principe que les Américains n'honoreront pas leur promesse, et l'UE possède déjà une clause proche dans ses traités. Mais selon moi ça passe à côté du sujet, et du fait qu'une alliance n'est pas qu'une suite de clauses et d'article mais un "esprit", un objet culturel et transsubjectif. L'OTAN reste fondamentalement pensée autour de l'idée d'un soutien européen à l'Europe. Si l'article 5 de l'OTAN est actionné, toutes les lumières se tourneront vers Washington et le "no" américain briserait peut être tout momentum. Pareil au niveau européen. Au delà de l'absence de pas mal de pays européens important (UK, Norvège), l'UE n'est pas une alliance de défense. Qu'une vague clause de défense planquée au fond d'un traité existe ne change rien. Pire, cette clause concerne des pays dont on sait très bien qu'il ne faut rien en attendre (Hongrie, Slovaquie). Si cette clause est activée, la première des choses qu'on entendra sera Orban et Fico dire non, ce qui donne le ton. Il faut une organisation dont tout l'objet est la défense de l'Europe qui dise bien clairement "Les états membres déclarent qu'une attaque contre l'un ou plusieurs de ses membres sera considérée comme une attaque contre tous". Plus c'est clair, plus c'est récent, plus c'est saillant dans l'esprit des hommes politiques qui auront à prendre les décisions, mieux c'est.
  12. Enfin, une société privée détenue et dirigée par le bras droit de Trump. Je sais pas si vous avez vu les derniers tweets de Musk sur Zelenski mais c'est du même tonneau que les déclarations de Trump. A ce stade d'influence de Musk sur la politique américaine, Starlink est une société parapublique.
  13. Je comprends où tu veux en venir mais je reste d'accord (comme souvent moi aussi) avec Sanders. Les USA furent une démocratie sous l'esclavage, dans le sens où leur société et leur système politique était une démocratie. Les esclaves (et les quelques afro-américains libres) n'étaient tout simplement pas partie prenante de cette société politique. La fin de l'esclavage puis, 100 ans plus tard, le combat pour les droits civiques, ont fini par obtenir l'intégration des afro-américains au sein de cette communauté politique. Bref, c'était une sorte de "démocratie non universelle" dont seule une partie des êtres humains présents physiquement sur le sol américain avaient le droit de faire partie. C'est évidemment profondément choquant, mais du point de vue de l'ancienneté des institutions qui conditionnent le fonctionnement de la démocratie américaine, il est évident qu'elles précèdent l'abolition de l'esclavage. Tout comme la France était une démocratie même quand la majeure partie des êtres humains vivant sur un territoire contrôlé par la France étaient réduits au statut peu enviable (bien que largement préférable à l'esclavage) de "sujet coloniaux".
  14. Je ne pourrais pas être plus d'accord. Toute proportion gardée, ça me rappelle l'effort de réarmement des années 30. Le contexte est bien sûr moins critique pour la France, mais le côté "réarmement contraint dans un contexte politique et budgétaire pourri" y ressemble beaucoup. La bonne nouvelle étant quand même que le pire qui puisse arriver à la France aujourd'hui n'a rien à voir en terme de gravité avec la perspective de Panzerdivision Nazi perçant à Sedan.
  15. C'est toujours le même problème. Mais encore une fois, on ne peut pas s'engager de quoi que ce soit de sérieux sans avoir sécurisé le budget d'abord. Donc l'idée de commencer par expliquer à tout le monde qu'on va devoir trouver un gros paquet d'argent me semble une bonne première étape. Après oui, on ne reconstruit pas une armée sous financée pendant 30 ans en 2 semaines.
  16. C'est vrai, mais je pense que si on passe à 5% du PIB, (et même à 3) on échappera pas à une réflexion sur le format de l'AdT, qui me semble vraiment trop limité, et là il faudra du manpower. Après je suis d'accord avec toi : beaucoup peut déjà être fait à effectifs presque constants, notamment sur les munitions. Mais deux brigades de plus me semblent nécessaires si on veut assumer des engagements majeurs à l'étranger sur la durée avec une rotation approprié. Et éventuellement "durcir" nos brigades, avec plus de matériel lourd.
  17. Ca honnêtement ça ne me choque pas. Quoi qu'on choisisse, une fois qu'on a admis que le format de nos armées (au sens large, j'inclus la question des munitions, de la MCO, etc;) n'était pas suffisant, il est clair qu'il faudra de l'argent pour l'augmenter, et il ne me semble pas stupide de d'abord se mettre d'accord sur une hausse générale du budget des armées avant d'aller dans le détail sur ce qu'on augmente et comment. Maintenant bien sûr, la question du "comment l'argent est dépensé" est essentielle, surtout pour beaucoup de pays européens qui non seulement ont des budgets faibles, mais ont surtout la fâcheuse tendance à tirer peu de chaque euro dépensé (achats de micro flottes sur étagère, dépenses "administratives" aberrantes). En l'occurrence, en France on est plutôt bon pour bien employé notre budget, même si tout n'est pas parfait. Ce qu'il faudra surtout c'est arbitrer entre la MN, l'AdT et l'AAE en fonction du nouveau contrat opérationnel qu'on définira, et là dessus en France on a tendance à ne pas aimer choisir entre nos rêves d'indo-pacifique et la réalité de la défense de l'Europe. Personnellement le grand gagnant devrait pour moi être l'AdT mais c'est aussi l'armée la plus "intensive en ressources humaines", sujet qu'on ne peut pas régler qu'avec de l'argent même si de bons salaires n'ont jamais fait de mal à l'attractivité d'une profession.
  18. Pas sûr de comprendre que quelle "amende honorable" tu parles. Je n'ai pas l'impression que ce forum soit particulièrement américanophile ni atlantiste et voir les USA jouer contre l'Europe, cette fois ci de manière parfaitement assumée, ne surprend pas grand monde, même si le style Trump reste si éloigné de toutes les conventions diplomatiques qu'il continue à "choquer" superficiellement.
  19. L'US army va probablement quasiment disparaître. Dans un contexte de repli géographique global, la logique voudra de prioriser la maîtrise des espaces fluides. Je serais curieux de voir combien de brigades "bonnes de guerre" il va rester d'ici 10 ans.
  20. Ce qui est fascinant avec ces coupes énormes dans le budget de la défense, c'est que Trump n'est clairement pas un impérialiste au sens classique du terme. Trump semble ne pas croire à la force militaire comme moyen d'imposer sa volonté (hors peut-être contre de petits états contre lesquels cette armée américaine "rétrécie" demeurera suffisante). Il considère les engagements militaires américains comme de l'argent jeté par les fenêtres sans servir les intérêts du pays. En cela, j'ai vraiment du mal à comprendre où il veut en venir et quel est son "plan". Il n'est pas un pur isolationniste, comme le montrent ses délires panaméens et groenlandais. Il n'est pas non plus un impérialiste classique qui voudrait, avec sa grosse armée, coercer tout le monde sous la menace d'un fusil. Il n'est pas non plus un impérialiste au sens néo-conservateur du terme, avec ce mélange de forces militaires pour dissuader les "bad guys", d'engagement de sécurité solides envers les alliés, le tout sous l'hospice d'une conception libérale du monde, formant un empire américain pacifié et accepté volontairement par les pays concernés, sous l'égide d'une pax americana générale. J'ai l'impression que la seule arme de coercion qu'il envisage pour faire plier les pays - et clairement il souhaite en faire plier un paquet au niveau économique - sont ses fameux droits de douane. Ce qu'il semble ne pas comprendre, c'est que la puissance américaine était un savant mélange de surpuissance économique, d'une architecture juridique et normative internationale dont les USA se voulaient les garants et auxquels beaucoup de pays souscrivaient, de soft power "positif" nécessitant de respecter un minimum ses partenaires (même les pires heures de Bush fils période irakienne ne sont rien à côté des saillis de Trump, Vance et consorts contre l'Europe) et d'images de fiabilité dans ses engagements afin de convaincre les partenaires d'intégrer la sphère américaine. Sur l'Europe, par exemple, Trump semble vouloir rééquilibrer les échanges commerciaux via des droits de douane et faire sauter un paquet de législations européennes qui emmerdent les GAFAM. Or, au delà de la pure puissance économique, le fait d'être les garants de la sécurité du continent était un énorme élément dans la capacité des américains à influencer la politique européenne (via l'Allemagne, le Danemark, la Pologne).
  21. Il est gentil mais dire que la France et la GB sont les seules puissances européennes dignes de ce nom est faux. Ce sont peut être les seules puissances "un peu" globales, qui savent à peu près tout faire, à petite échelle, avec une grosse marine, des capacités expéditionnaires et une dissuasion nucléaire. Mais sur le volet purement terrestre (et c'est de loin le plus important en ce qui concerne la Russie), la Pologne est très loin devant et le sera plus encore 5 ans.
  22. Oui. Notamment lors de la fameuse dispute entre MAGA à propos des visas H-1b, où des comptes anti-Musk ont sauté.
  23. Ce n'est clairement pas la direction vers laquelle il faut aller. La réalité c'est que face à des centaines de drones de toute taille grouillant sur le champs de bataille, pour la plupart très petits, rapides et hyper manoeuvrants, tu ne peux pas avoir un gugus qui vise manuellement avec son 20mm et passe 30s à ajuster pour finalement peut être faire mouche après avoir vidé 25% de sa dotation d'obus pour en abattre un. Plus généralement, l'idée même qu'un système particulier va être capable de fournir une bulle de protection anti-drone à plusieurs autres véhicules opérants à 50m de lui est déjà fausse en soit. On voit avec les drones à fibres optiques de véritables embuscades avec un drone qui se planque en foret à basse altitude pour foncer soudainement sur un véhicule s'approchant. Le mec avec son 20mm à 50m de là n'aura même pas eu le temps de comprendre ce qu'il se passait quand il verra le Griffon qu'il était sensé protéger exploser. Dans un tel champs de bataille, chaque véhicule doit être capable de se défendre de manière autonome contre les drones. Tous véhicule incapable de faire ça est menacé d'être totalement obsolète et incapable d'être employé sur le champs de bataille à très brève échéance. Ce qu'il faut donc, c'est que chaque véhicule intègre sur lui une défense multi-couche : une (ou deux) tourelle automatique (il ne faut pas d'interventions humaines dans la boucle, c'est juste trop lent) avec un champs de vision à 360 degrés capable en quelques secondes de comprendre qu'un drone lui fonce dessus et de lui envoyer des projectiles à grenailles pour le détruire à très courte portée. A côté, il faut un système de protection active capable de protéger le véhicule contre les cibles les plus véloces (notamment les ATGM). Le tout, avec évidemment des grilles de protection anti-charge creuse pour limiter les dégats si le véhicule est quand même tapé.
  24. CortoMaltese

    [Camouflage] Infanterie

    Encore du BME, avec en bonus une Evolys. Pas de patch d'unité mais la concordance nouveau camo + mitrailleuse qui est encore en test me fait penser à la STAT.
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