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Lathan

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Tout ce qui a été posté par Lathan

  1. Je précise que ces 75 000 hommes, en tenant toujours compte des défaites inévitables des armées alliées, ne doivent jamais accepter la bataille. Leur rôle n’est pas de rechercher l’affrontement, mais de contraindre l’ennemi à disperser ses forces pour assurer la protection de sa logistique. En cas de repli, cette force doit se retirer méthodiquement vers Vienne, derrière un cours d’eau situé entre le Danube et les Alpes, offrant une protection naturelle des flancs, tout en restant suffisamment proche de la capitale pour pouvoir être renforcée si nécessaire. Cette stratégie générale ne vise pas la victoire tactique immédiate, mais à imposer une contrainte politique à la Prusse, en la plaçant devant l’alternative suivante : renoncer, ou s’enliser dans une guerre longue qu’elle ne souhaite ni ne peut soutenir.
  2. la campagne de 1866 Autro-Prussienne Sans intervenir dans la stratégie saxonne, dont l’intérêt évident était de se rallier à l’Autriche afin de la renforcer et d’augmenter ses chances tactiques de vaincre plutôt que d’être battue isolément, l’essentiel pour Vienne était ailleurs. Il fallait d’abord constater un fait déterminant : le réseau ferroviaire, ami comme ennemi, était très largement à l’avantage de la Prusse. Celle‑ci pouvait concentrer rapidement des forces supérieures, ou au contraire les disperser stratégiquement, comme elle le fit. Cette réalité ne pouvait être ignorée. Elle devait être étudiée afin d’en tirer avantage dans le cas où la Prusse diviserait ses forces, ce qui était prévisible. Le service de renseignement avait ici un rôle central : avertir à temps l’Autriche pour lui éviter de se jeter dans les mâchoires de l’ennemi, là où celui‑ci cherchait précisément la décision rapide. La première option consistait à étudier sérieusement s’il était possible, en cas de division prussienne, de bloquer les passages conduisant vers la Bohême. Ces passages, s’ils pouvaient être tenus et fermés à temps par une ou plusieurs brigades, acheminées par la seule voie ferrée disponible, permettaient de se replier vers Sadowa sans subir d’attaque de flanc. Dans cette hypothèse, Sadowa devenait une position plus sûre, à condition de rester en arrière du fleuve, forçant l’ennemi à prendre des risques considérables pour franchir les ponts, s’il n’était pas lui‑même coupé de sa logistique. Une telle situation obligeait la Prusse à revoir l’ensemble de sa manœuvre, l’empêchant de conserver une division dangereuse de ses forces et la contraignant à se concentrer. C’était du temps gagné pour l’Autriche, temps précieux qui lui permettait de renforcer ses positions, d’organiser le terrain et de préparer la bataille principale qui ne manquerait pas de venir. Car la perte de ce point ouvrait la Bohême, puis menaçait directement Vienne, notamment par la prise de la voie ferrée conduisant à la capitale. Ce point devait donc être défendu avec une extrême fermeté pour que cette option conserve toute sa valeur. La seconde option s’imposait si la fermeture des passages montagneux, situés à droite de Sadowa, s’avérait impossible dans les délais. Dans ce cas, la bataille de Sadowa devait être refusée. La menace de flanc devenait alors trop importante et conduisait presque mécaniquement à l’anéantissement de l’armée autrichienne et à une défaite rapide de la campagne. Il fallait au contraire quitter la Bohême et se replier afin de défendre le nord de la capitale, en s’appuyant sur un cours d’eau permettant une défense solide : la Morava. Ce repli présentait un désavantage apparent, mais imposait à la Prusse, même concentrée, un allongement considérable de ses lignes logistiques. Ce risque était aggravé par la possibilité de voir intervenir plus de 50 000 Bavarois, soit en remontant vers Prague pour menacer Sadowa, soit en renforçant directement l’Autriche, son alliée, alors même que la Prusse remportait des succès contre les autres alliés autrichiens dans le nord de l’Allemagne. Cette situation obligeait la Prusse à consacrer des forces importantes à la protection de sa logistique. Dans le doute, entre 70 et 80 000 hommes devenaient nécessaires pour sécuriser les voies ferrées, les convois et les nœuds de communication, d’autant plus que l’Autriche pouvait laisser des troupes en arrière pour menacer en permanence ces lignes vitales. La question centrale devenait alors la suivante : la Prusse pouvait‑elle forcer le passage de la Morava face à une armée autrichienne concentrée derrière le cours d’eau, capable de ramener rapidement l’ensemble de ses forces sur le point précis de franchissement identifié par la reconnaissance ? Le risque était considérable, tant militairement que politiquement. Même sans l’intervention bavaroise, cette stratégie offrait à l’Autriche une issue : au pire, elle pouvait se replier derrière le Danube sans subir de défaite majeure. Militairement, cela était acceptable. Politiquement, en revanche, un tel repli sans bataille décisive posait problème à la Monarchie, mais il restait préférable à une défaite écrasante et immédiate. Dans cette configuration, l’Autriche évitait une défaite rapide. Certes, les armées prussiennes, après avoir battu les alliés autrichiens, finiraient probablement par l’emporter à long terme. Mais à quel prix ? Une armée immobilisée à la Morava, une logistique constamment menacée, la Silésie sous surveillance, le nord‑est de la Prusse tenu défensivement par nécessité politique : la Prusse se retrouvait saturée stratégiquement. L’extension de la manœuvre permettait encore d’aggraver cette pression. Si la Bavière était prête à engager 55 000 hommes, l’Autriche pouvait ajouter 20 000 hommes supplémentaires coordonné avec les 55 000 bavarois pour passer par Prague et couper la logistique prussienne vers Sadowa, puis plus au nord encore, et le sud par la cavalerie, en sabotant la voie ferrée en plusieurs points. Une telle action forçait l’armée prussienne à se replier de la Morava, gagnant encore du temps et renforçant la position politique de Vienne. Ainsi, sans rechercher la bataille décisive immédiate, cette campagne reposait sur une logique simple : refuser l’anéantissement, préserver l’armée, user le temps, menacer la structure ennemie plutôt que ses seules forces. La Prusse conservait une supériorité tactique, mais perdait la liberté stratégique. La décision finale cessait d’être militaire pour devenir politique. Et c’est précisément là que se trouvait la véritable victoire possible de l’Autriche, ou je ne compte pas l'egoisme des allies du nord ouest de l'Allemagne, exclus dans ce plan pour respecter cet historique.
  3. Dans le pire cas, si les coalisés concentrés au sud cherchent une option active, la plus marquante ne serait pas une bataille décisive, mais une tentative de forcer le passage au sud de l’Oder avec des forces importantes, tout en conservant le gros de l’armée en retrait. Cette option viserait à exploiter la proximité de grandes masses capables d’intervenir rapidement pour soutenir le passage et battre les forces françaises engagées localement. Toutefois, ce choix arrangerait paradoxalement Napoléon : il réduirait la pression immédiate sur le nord, faciliterait une offensive française en Poméranie, et diminuerait fortement le risque d’une coupure logistique française. En se découvrant ainsi au sud, les coalisés s’exposeraient à une rupture plus complète et plus sûre de leurs propres lignes, transformant une manœuvre prudente en vulnérabilité structurelle. Par ailleurs, même si l’Oder est solidement tenu par 175 000 hommes français, l’ennemi pourrait choisir de ne pas engager la bataille et de rester en retrait, privilégiant une campagne longue d’usure. Dans ce scénario : le verrou français reste efficace, mais l’ennemi tente de maintenir ses forces intactes, ce qui allonge la campagne et déplace le centre de gravité stratégique vers d’autres zones, sans compromettre la structure verrouillée par Napoléon. Autrement dit, toutes les options ennemies sont verrouillées : qu’il tente de forcer le passage au sud ou qu’il reste en retrait, il crée plus d’opportunités pour Napoléon qu’il n’en ferme, renforçant la cohérence et l’efficacité structurelle de la campagne.
  4. Pour clarifier l’approche retenue dans cette uchronie et expliquer certains choix de présentation, notamment l’absence de batailles détaillées, voici un résumé de la logique structurelle qui a guidé la campagne. La position de Glogau, renforcée par une masse de 100 000 hommes en arrière, constitue un verrou stratégique majeur. Elle interdit toute progression sérieuse vers Berlin, car toute armée coalisée doit soit engager un siège, soit diviser ses forces, soit contourner par des routes mal connues, chacune de ces options entraînant des risques logistiques et tactiques sévères. Même si la coalition tente un passage rapide ou détache un corps de couverture, ses lignes de communication seraient immédiatement menacées et son armée fragmentée, la contraignant à abandonner l’axe direct vers la capitale. L’ampleur des forces et la multiplicité des corps alliés rendent impossible de déterminer à l’avance le lieu exact d’éventuelles batailles. Tout déplacement dépend de décisions simultanées de plusieurs commandants, et tout retard ou mouvement indépendant peut modifier radicalement le point de contact. Dans ces conditions, insister sur des batailles précises aurait été non seulement irréaliste, mais aurait affaibli la cohérence stratégique de l’uchronie. L’absence de combats détaillés est donc un choix réfléchi pour se concentrer uniquement sur le niveau structurel et sur la liberté d’action de l’ennemi. Les contraintes politiques et humaines renforcent cette logique : les alliés ne peuvent agir comme une seule entité, certains privilégient la préservation de leurs forces ou l’intégrité territoriale, et la coordination est lente. Même si un corps allié tente une manœuvre audacieuse, il sera freiné par ses communications, par les autres armées ou par la nécessité de préserver sa propre sécurité. L’expérience des campagnes de 1806–1807 montre que laisser des places fortes sur les arrières et ignorer les lignes logistiques conduit systématiquement à des retraits ou des défaites structurelles. Par conséquent, quelle que soit la réaction de l’ennemi, il se retrouve enfermé dans un cadre où toutes ses options sont défavorables. L’issue rapide de la campagne n’est pas un raccourci narratif, mais la conséquence logique d’une stratégie menée au niveau de la structure de la campagne, où l’ennemi est neutralisé avant même de pouvoir engager de véritables batailles.
  5. Pourquoi les batailles ne sont pas détaillées Il faut également préciser pourquoi les batailles ne sont volontairement pas développées dans cette uchronie. À ce niveau de campagne, elles dépendaient entièrement des choix des acteurs, choix susceptibles d’évoluer très rapidement en fonction des informations, des délais et des mouvements adverses. Dans ces conditions, le terrain précis des affrontements ne pouvait pas être fixé à l’avance de manière crédible. Insister malgré tout sur des batailles détaillées aurait donc relevé davantage de la fiction que de l’analyse réaliste. La multiplicité des armées engagées, leurs mouvements simultanés et leurs contraintes logistiques rendaient cette approche impraticable. Il a donc fallu abandonner cette option, même si elle pouvait répondre à l’attente de certains lecteurs, afin de se concentrer sur le seul niveau pertinent dans ce cas précis : le niveau structurel de la campagne. L’absence de grandes batailles décrites n’est pas un manque, mais une conséquence logique du cadre retenu, et participe au contraire à la cohérence et au réalisme de l’uchronie.
  6. Cette campagne uchronique repose avant tout sur une lecture structurelle des contraintes propres à la guerre de 1813. Elle ne cherche pas à multiplier les batailles décisives, mais à exploiter la dépendance logistique des armées de coalition et leur vulnérabilité face aux places fortes contrôlant les axes de communication. Le dispositif présenté vise à réduire progressivement la liberté opérative de l’adversaire, jusqu’à le placer dans une situation où toute option stratégique devient défavorable. L’expérience des campagnes de 1806–1807 montre que ce type de manœuvre, fondé sur le contrôle des arrières et des lignes, est parfaitement cohérent avec les pratiques et les limites des états-majors de l’époque. L’issue rapide de la campagne ne résulte donc pas d’un raccourci narratif, mais de la logique interne d’un raisonnement mené au niveau de la campagne.
  7. Voici la carte de la Pologne ou ce déroule la campagne, avec la Notec bordant le sud de la Poméranie au nord. A bientot pour la suite.
  8. Napoléon promit l’arrêt des hostilités si les Russes abandonnaient le combat, et fit transmettre un message aux Prussiens, leur garantissant que, s’ils capitulaient, leur pays ne serait pas touché. L’émissaire, de retour, apporta cette réponse. Le message satisfaisait le tsar, qui l’accepta, mais inquiétait fortement le roi de Prusse, alors installé à Königsberg. Privé désormais de son principal allié, celui-ci dut cependant se résigner à accepter la situation. Promesse que Napoleon dut ne pas tenir, car la Prusse jugée trop dangereuse et instable a la suite de sa défaite en 1806 qu'elle n'acceptait pas, fut réduite a la Prusse orientale telle qu'elle le sera en 1920. Ainsi, les manœuvres opératives avaient mis la coalition à genoux, là où le combat direct était risqué et pouvait, au pire, tout compromettre. En s’attaquant à la structure plutôt qu’à la tactique, il fut possible d’obtenir la victoire en exploitant à la fois la pauvreté du pays polonais, une certaine lenteur des armées Prusso-russes, ainsi que les distances, grâce à une évaluation précise des temps de marche J’explique également que la position prise à Glogau, avec 100 000 hommes placés en arrière, était excellente. Elle empêchait Blücher et le tsar de menacer Berlin, ou même de tenter de franchir la rivière Notec, qui bordait le sud de la Poméranie et donc les bases de Napoléon. Les passages étant tenus, toute tentative les obligeait à présenter leur dos et leur logistique, ou à diviser leurs forces ; mais dans ce cas, les 75 000 hommes en réserve pouvaient intervenir et briser immédiatement cette division et peut etre avec le risque les bloquer contre la Notec De meme, traverser l'Oder les condamnait rapidement, par l'intervention des 175 000H, de la tenu des places Fortes, et a terme, la perte inévitable de leur logistique au nord par Napoleon. Il ne leur restait donc comme seule ressource que la retraite, sans possibilité de combattre utilement. D’autant plus que Napoléon visait Bromberg en particulier, afin de menacer directement leur logistique. Ce qui rendait leur retraite inévitable dans un court délai, sous peine de risquer la perte de l'armée.
  9. Le plan de Napoléon imposait à Davout, désormais au sud, d’envoyer 100 000 hommes derrière Glogau, dissimulés par le terrain, d’où ils pouvaient soit déboucher au-delà de l’Oder, soit renforcer les 75 000 hommes laissés entre Breslau et Glogau. Cette disposition permettait de sécuriser le sud et le centre de l’Oder, en s’appuyant sur les places fortes libérées. L’ennemi ne pouvait pas l’emporter sur le long terme : il se trouvait directement menacé sur sa logistique, ce qui le condamnait et l’obligeait à reculer. S’il tentait de bloquer Glogau, il devait nécessairement diviser ses forces, ce qui l’affaiblissait excessivement face aux Français. Une telle option était inacceptable, car elle l’exposait à une défaite dont les conséquences, si elles étaient bien exploitées, pouvaient devenir incalculables. À moins d’y engager la totalité de l’armée coalisée ; mais dans ce cas, sa position aurait laissé la possibilité au reste de l’armée française de frapper directement sa logistique, le mettant en péril certain. Ainsi, le sud était assuré de tenir. Au nord, 150 000 Français sur 170 000 passèrent par Küstrin et le centre pour se rejoindre peu après. Les 20 000 hommes restants furent placés entre Francfort et Küstrin afin de verrouiller solidement le passage. Napoléon longea ensuite la rivière Notec, y installant des garnisons à mesure de son avancée ; 20 000 hommes furent ainsi prélevés sur son armée afin de protéger sa logistique par le sud. À mesure qu’il avançait, l’armée placée sous le commandement de Bülow reculait, non par manque de volonté, mais parce que la qualité secondaire de ses troupes ne lui permettait ni de soutenir une manœuvre offensive, ni d’affronter une armée française manœuvrant en masse. Bülow emprunta la route de Bromberg, contourna la forteresse et se réfugia à l’abri derrière la Vistule. Napoléon libéra la forteresse de ses assiégeants et, par sa nouvelle position, menaça directement la logistique des coalisés encore engagés au sud, lesquels reculèrent vers Plock, mais trop tardivement. Il fallut 14 à 16 jours à Napoléon pour atteindre Bromberg. Il y envoya sa cavalerie légère afin de perturber, et même de couper partiellement, le ravitaillement de l’armée coalisée du sud, qui devait arriver dans cette ville avec un retard de 4 à 6 jours, étant plus lente que les Français (fait authentique). Cela obligea les coalisés à emprunter une autre route, plus au sud, allongeant encore leur marche. L’armée souffrit alors de privations importantes, notamment après le passage de Plock sur la Vistule. C’était pourtant leur meilleur choix : tenter de remonter au nord pour couper Napoléon de sa base revenait à se condamner inévitablement. L’armée coalisée y aurait été perdue, faute de ravitaillement. Cette armée était placée sous un double commandement, Blücher et le Tsar, dont l’entente s’affaiblissait progressivement. La logistique prussienne peinait de plus en plus à ravitailler les Russes, du fait de la perte des deux tiers du territoire prussien, indispensable au ravitaillement coalisé. Dantzig fut libérée après Bromberg. L’ennemi, sur ordre de Bülow, avait reculé derrière la Vistule. Les troupes placées sous son commandement étaient elles aussi de qualité secondaire, ce qui explique qu’elles évitaient le combat en rase campagne et se bornaient à des mouvements défensifs. Ainsi, en gagnant par les marches, l’armée prusso-russe du sud dut abandonner ses positions devant l’Oder pour se replier derrière la Vistule, où se trouvaient désormais 350 000 à 370 000 hommes, en comptant ceux de Bülow et de Dantzig. Napoléon libéra 28 000 à 30 000 hommes, dont 20 000 furent laissés sur place pour tenir solidement les positions. Les 175 000 hommes au sud de l’Oder le rejoignirent, portant son armée à 285 000 hommes, auxquels s’ajoutèrent ceux de Dantzig libérée, soit environ 295 000 hommes. Ainsi, de grands résultats furent obtenus, non par des batailles, mais par la manœuvre et par les marches, obligeant les coalisés à céder du terrain et à fragiliser leur logistique, désormais contrainte d’opérer dans un pays plus pauvre en ressources de toute nature. Ainsi, l’ennemi, désormais réduit à une logistique insuffisante dans ce pays, voyait sa coalition commencer à se fracturer, sous peine de voir son armée se détruire faute de vivres suffisants. La politique prit alors le pas sur le militaire. Le tsar, constatant que la campagne touchait presque à son terme sans bataille décisive, où tout n’avait été que manœuvres, marches de vitesse et menaces constantes sur la logistique, fit le premier pas en envoyant un émissaire pour négocier.
  10. Carte des opérations. Comme vous pouvez le constater, il était nécessaire de reprendre le contrôle jusqu’à l’Oder, afin d’inverser les rôles en faisant pression sur l’ennemi avec de grandes forces, tout en restant protégé par un obstacle naturel. C’est moi, désormais, qui impose l’initiative, obligeant l’adversaire à prendre un risque stratégique parfaitement exploitable. La présence de Napoléon à la tête de l’armée inquiétera suffisamment l’ennemi, le forçant soit à engager ses réserves situées vers Varsovie, soit à retraiter — ce qui, par voie de conséquence, affaiblissait le flanc protégeant la Poméranie et pouvait le contraindre à l’abandonner. Cela signifiait probablement la fin de la coalition, avec les deux tiers restants de la Prusse passant sous contrôle français, et une perte très sensible de la logistique coalisée, dont les Russes bénéficiaient largement. Le déplacement de Napoléon vers le nord, par surprise, était nécessaire pour préparer sa future opération, dans laquelle l’ennemi devait ignorer jusqu’au dernier instant les préparatifs, afin d’être mis devant le fait accompli et incapable d’intervenir pour l’empêcher.
  11. La campagne de libération des places fortes de l’Oder débute fin septembre, au 28ᵉ jour. Il faudra 18 jours pour atteindre successivement Glogau, puis Breslau, et enfin Neisse, dont la proportion des forces est alors inconnue, mais ne peut être considérable. Cette dernière se trouve presque sur la frontière autrichienne. À mesure de l’approche de Napoléon, l’ennemi abandonna les sièges, évitant tout combat, pour rejoindre l’armée principale située derrière l’Oder, dont on peut estimer la force à 150 à 170 000 hommes, tout compris, Neisse incluse, qui n’est pas une place de tout premier ordre. C’est donc le 16 octobre que toutes les places de l’Oder furent libérées. Cette action sécurisa entièrement l’arrière du front, mais inquiéta profondément l’ennemi, qui n’osa pas affronter Napoléon, conformément à l’accord de Trachenberg : une stratégie visant à éviter l’Empereur, pour se concentrer d’abord sur ses lieutenants avant de se retourner contre lui avec toutes les forces réunies. Ce retrait eut pour effet d’augmenter considérablement la masse coalisée derrière l’Oder, portant ses forces à environ 145 à 170 000 hommes, Neisse évacuée comprise, estimation raisonnable pour ce secteur. Bien que supérieurs en nombre, les coalisés prirent la décision de rappeler vers eux l’armée stationnée près de Varsovie, forte de 45 à 60 000 hommes, afin de faire face à un combat éventuel si Napoléon franchissait l’Oder. La menace était sérieuse, et le réseau d’espionnage coalisé permettait de localiser en permanence l’Empereur en campagne (authentique). Entre-temps, Napoléon avait envoyé des courriers vers Dresde, ordonnant de le rejoindre vers Breslau avec 35 000 hommes, tout en faisant avancer la réserve de 20 000 hommes. Seul, 5 000H occupait Dresde. Tout cela laissait présager à l’ennemi, grâce à l’espionnage, qu’une confrontation majeure se préparerait, une fois les forces réunies vers le 25 octobre, portant les effectifs français à environ 175 000 hommes. Le combat semblait devoir se décider en Silésie, ce qui accéléra encore la demande de renforts venus de Pologne, attendus après plus de vingt jours de marche, soit vers le 30 octobre, portant les forces coalisées à 195–210 000 hommes. Quelques tentatives légères de franchissement eurent lieu vers Breslau, mais rien de réellement inquiétant, ce qui semblait confirmer l’intention de Napoléon d’attaquer en Silésie. Mais rien ne se passa comme prévu. Cela surprit les coalisés, car l’armée française semblait au contraire se protéger derrière la barrière naturelle de l’Oder, tandis que le célèbre espion Schumeister avertissait Napoléon de la grande concentration ennemie entre Glogau et Breslau. Un mois et demi s’écoula sans action décisive de part et d’autre. C’est alors que les troupes de Davout furent renforcées de 50 000 hommes venus d’Italie, après qu’un message eut averti leur général, Eugène de Beauharnais, à la suite de la capitulation autrichienne du 26 août 1813 et de 20 000 hommes venu de Torgau et de Magdebourg. Plusieurs mois furent nécessaires pour franchir ces distances : les troupes passèrent par Trente, au nord du lac de Garde, franchirent les Alpes, puis traversèrent l’Allemagne jusqu’à Berlin à la mi-décembre. Les forces de Davout passèrent ainsi de 100 000 à 170 000 hommes. Napoléon, averti par un messager, mit six jours pour rejoindre Berlin, tandis que Davout, inversement, fit de même pour le remplacer, conformément à des instructions secrètes que l’Empereur lui avait laissées avant de partir libérer les places de l’Oder. Ainsi, l’ennemi était joué. La menace exercée sur la Silésie avait parfaitement fonctionné. Par excès de prudence, l’ennemi avait renforcé le sud de son dispositif, laissant le nord sans réserve solide. Il ne pouvait compter sur aucun renfort prussien supplémentaire, ceux-ci ayant déjà engagé le maximum de leurs forces, tandis que la Russie souffrait de graves difficultés logistiques, dépendant largement de la Prusse dans ses efforts (authentique). La campagne allait se poursuivre dans le froid de l’hiver, mais désormais, les chances penchaient du côté français. A bientot pour la suite.
  12. Voici la carte mise a jour, vers la mi octobre, avec les renforts partit de Hambourg, Magdebourg et Torgau pour Berlin et ayant encore renforcer l'armée, puis sa division avec Napoleon partant avec 140 000H pour sécuriser l'Oder et Davout avec 100 000H gardant le nord.
  13. Walmoden avait encore parcouru près de 60 kilomètres jusqu’à Wittstock, se rapprochant dangereusement de Berlin, lorsqu’il apprit par des cosaques que la capitale était tombée aux mains d’une puissante armée française. Dès lors, son seul recours possible pour tenter d’échapper à l’adversaire était de remonter vers le nord, en passant par Stettin, sans toutefois savoir si le passage était encore libre. Dans le cas contraire, il lui faudrait affronter une armée dont la puissance, aux dires mêmes des cosaques, rendrait toute résistance vaine. Une telle rencontre ne pouvait mener qu’à une défaite écrasante, au point que la reddition semblait préférable au combat, afin d’éviter un inutile bain de sang. Les reconnaissances ne tardèrent pas à confirmer ces informations, lorsque l’on signala l’approche de la cavalerie légère française, déjà sur leurs traces. Peut-être était-il déjà trop tard, mais Walmoden prit ce qu’il crut être la décision la plus sage : remonter au nord pour tenter de passer par Stettin, qu’il supposait encore assiégée par les Prussiens, et donc susceptible d’offrir un passage ouvert pour sauver son armée. Du moins, il l’espérait. Mais il était désormais trop tard. Dix jours plus tard, Walmoden dut capituler en rase campagne, au nord, face à des forces françaises bien trop considérables pour être combattues. Ainsi, la victoire de Dresde continuait de produire ses effets, en permettant l’élimination d’une armée supplémentaire et en libérant de nouvelles forces françaises, prélevées sur Hambourg et Magdebourg, pour un total de 35 000 hommes. L’armée de Napoléon, redescendant sur Berlin après la capitulation de Walmoden, fut ainsi rejointe vingt jours plus tard par ces 35 000 hommes. La concentration des forces atteignit alors 230 000 hommes, sous le commandement de Davout, qui avait désigné son remplaçant avant de partir, tout en assurant solidement le front sud de l’Elbe, qu’aucun ennemi ne pouvait forcer avec les moyens dont il disposait. La sécurité était désormais assurée, et Napoléon conservait pleinement l’initiative. Cette situation générale ne manqua pas d’inquiéter sérieusement le Tsar et le roi de Prusse, d’autant plus qu’ils venaient d’apprendre la reddition de Walmoden. Pendant ce temps, encore installé à Berlin, Napoléon fit venir de Torgau 10 000 hommes, laissant dans la forteresse 12 000 hommes, nombre suffisant pour arrêter 100 000 ennemis pendant plusieurs semaines en cas de mauvaise surprise. Il sépara alors son armée en deux parties inégales : il laissa à Davout 100 000 hommes pour tenir Berlin et la région, avec Stettin, Küstrin et l’Oder comme frontière face aux plus de 95 000 coalisés ayant pu échapper à Berlin et désormais regroupés avec les forces assiégeantes ; tandis qu’avec 140 000 hommes, Napoléon allait reprendre le contrôle du bas de l’Oder et libérer les garnisons encore assiégées. A bientot pour la suite.
  14. Pearl Harbor, une mauvaise surprise plus facilement prévisible ? La tension entre les deux pays était montée si haut que certains journaux américains parlaient déjà ouvertement d’une guerre possible avec le Japon, conséquence directe de l’embargo sur le pétrole imposé par les États‑Unis. Un Japon poussé à bout ne pouvait que finir par entrer en guerre. La flotte du Pacifique se trouvait à Pearl Harbor, à environ 6 000 kilomètres du Japon. Les Philippines constituaient un verrou stratégique majeur, mais aussi un danger permanent pour le Japon. Les Japonais disposaient encore de 15 à 18 mois de pétrole. S’ils attaquaient les Philippines en premier, les Japonais avaient la certitude de provoquer l’intervention immédiate de la flotte du Pacifique. L’île pouvait alors être renforcée en continu, avec une large capacité de résistance. De plus, la voie maritime de la mer de Chine devenait exposée, obligeant le Japon à protéger ses convois sur de longues distances. À terme, le Japon était perdant face à la puissance américaine, et plus tôt qu’historiquement. Même s’il parvenait à acheminer du pétrole vers le Japon, il ne bénéficierait pas de la profondeur stratégique offerte par la chaîne d’îles qui, historiquement, avait ralenti sa défaite. Voilà les problèmes qui se posaient, parfaitement prévisibles, et dont les conséquences menaient inévitablement à la défaite dans ce scénario. La meilleure option — et sans doute la plus optimiste — pour tenter de gagner la guerre restait donc de frapper Pearl Harbor en premier, une base qui se croyait à l’abri en raison de la distance énorme qui la séparait du Japon : 6 000 kilomètres. C’est aussi le constat qu’auraient dû faire les planificateurs américains lorsqu’ils ont élaboré leur stratégie. Il suffisait de se mettre à la place de l’adversaire : poussé à bout, seules des solutions extrêmes pouvaient être envisagées. Dans ces conditions, la base pouvait être attaquée. Pour se prémunir de toute surprise, des avions à long rayon d’action auraient pu être envoyés en reconnaissance quotidienne, comme les PBY Catalina (rayon d’environ 2 000 km), ou les B‑17 et B‑18 en reconnaissance maritime. Mieux valait brûler du carburant que de risquer la flotte. Car même avec une probabilité de danger extrêmement faible, le risque restait trop élevé et inacceptable au regard des conséquences possibles. Mais cela exigeait de regarder la situation au niveau stratégique, et non à une échelle inférieure. Peut‑être que certains l’ont trop bien compris, car cela ne demandait pas un niveau d’études exceptionnel pour saisir l’extrémité à laquelle le Japon était poussé, ni les problèmes qu’il devait surmonter — des problèmes visibles pour tout officier averti prenant le temps de réfléchir sérieusement à la situation. La solution n’était pas insurmontable, je trouve. La bonne question ne se posait pas au niveau opérationnel, c’est‑à‑dire : comment ouvrir la route du pétrole en prenant les Philippines malgré les difficultés que j’ai citées. Elle se posait au niveau stratégique : éliminer le danger majeur qui pouvait empêcher cette manœuvre, tout en plaçant les États‑Unis dans une situation défavorable dès le départ. En réglant ce problème, la prise des Philippines et l’accès aux ressources devenaient des conséquences logiques. Dès lors, Pearl Harbor devenait la cible principale pour quiconque portait un regard réellement stratégique sur cette question.
  15. Voici la carte des opérations après la victoire de Dresde, Français et coalisé, de la prise de Berlin, des reconnaissances amis et ennemis pour savoir ou intercepter l'armée de Walmoden, avec plus de 190 000 Français opérant dans la région et libérant environ de 15 a 20 000H assiégés, de Stettin a Frankfort et controlant les passages du nord de l'Oder et coupant définitivement celui de Walmoden. A ce moment, Dresde est renforcé par l'armée d'Oudinot fort de 35 a 40 000H et dont 20 000H en seront prélevé et installé en réserve vers Leipzig. Dresde comptera 40 000H avec St Cyr. Suffisant pour arréter théoriquement a elle seule une force de 130 000H, sans compter la réserve de 20 000H.
  16. La plupart des ennemis arrivés à distance de Torgau proviennent des environs de Berlin, d’où j’ai soustrait ce nombre pour rester en accord avec la réalité. La poursuite de ce corps devant Torgau, majoritairement prussien, qui recule sur Berlin, prendra environ 8 jours. Ce corps sera évacué sans chercher le combat, tellement il est disproportionné : plus de 70 000 hommes auraient dû affronter environ 200 000 Français. Ceux ci, passeront l'Oder au dessus de la forteresse de Kustrin pour ce réfugier en Poméranie. La prise de Berlin avec une telle concentration de forces eut l’avantage de faire évacuer environ 25 à 35 000 Prussiens assiégeant Stettin, Küstrin et Frankfort, de couper la route de Walmoden, encore au-delà vers Hambourg. Celui-ci serait alors inévitablement intercepté et contraint de mettre bas les armes, avec ou sans combat. Les reconnaissances auraient découvert sa position et, par là même, la route que l’ennemi prenait. Ainsi, une armée supplémentaire aurait été perdue pour les coalisés, totalisant probablement 45 à 55 000 hommes, déduction faite des 4 à 5 000 Anglais qui choisiraient d’embarquer pour l’Angleterre plutôt que de les suivre. Walmoden avait reçu, en six jours, des groupes de cavaliers cosaques galopant derrière les lignes françaises de l’Elbe (authentique sur cette réalité ), apportant des informations sur le désastre de la bataille de Dresde. Il comprit que tenir devant Hambourg devenait dangereux. Napoléon reprenant l’initiative, tout devenait possible : il pouvait lancer l’offensive au sud, au nord, ou sur Berlin. Tenir sa position était désormais périlleux. Walmoden était en marche depuis 4 jours, mais n’avait parcouru qu’environ 80 kilomètres vers Berlin. À ce moment-là, la ville changeait de main : Napoléon y faisait son entrée, décidant du sort de cette armée. Il ne restait qu’une dizaine de jours avant que cette force ne soit entièrement perdue et capturée. Ainsi, une armée supplémentaire allait être éliminée de cette campagne. Où qu’elle se dirigeât, elle serait inévitablement interceptée et détruite. Voilà l’autre avantage qu’offrait la victoire de Dresde. A bientot pour la suite.
  17. C'est vrai, mais en partie seulement, et vous etes trop généraliste dans la situation. Les Suédois représente environ 20 000H. Les Saxons a peu près autant, donc, comparez aux forces en jeux, ils leurs faut certaines conditions pour nous poignarder dans le dos, ce que ne pouvait pas faire les Suédois qui étaient parmi les coalisés. Et dans le cas ou la victoire arrive, je ne vois pas les Saxons trahir. Le traité de Pleiswitz a amener nombres de renfort, dont de la cavalerie pour la France, sans pour autant satisfaire a tous les besoins. ( je ne parle pas des coalisés ). La manoeuvre sur Dresde aurait été décisive si la ville avait pu etre solidement tenu Par St Cyr. Je ne fais donc que modifier un peu le plan historique de Napoleon, en renforçant Dresde, mais en amenant l'armée principale derrière l'ennemi, en ce servant aussi du terrain qui divise l'ennemi; le ravin, pour mieux profiter de la situation dans laquelle ils étaient placé et qui était sans issue pour eux. Tous ceci était parfaitement réalisable militairement. Le fait que Napoleon puisse ramener son armée sur Dresde et une partie à Pirna, le prouve. Il suffit d'inverser seulement le rapport de force, et accomplir ce qu'il voulait décider au départ avant de devoir changer de plan. Et comme cette situation constitue un tournant décisif dans la campagne, et offre des chances désormais solides pour Napoleon d'en Finir vainqueur, avec ou sans réddition volontaire, on comprend que placé devant une telle perspective que l'ennemi préfère céder pour préserver l'avenir de son pays et son armée. L'adversaire c'est placé dans une telle situation que quelque soit le résultat, il ne pouvait plus en sortir. Plutot que de tout perdre ou presque, il valait mieux céder dans un pareil cas. C'était la solution la plus raisonnable. A partir de là, Napoleon a la tete des maréchaux pour les manoeuvres principales, limitant les fautes, des possibilités apparaissent en retrouvant l'initiative, qui s'enchaineront et seront exploitables pour amener des résultats intéressant, voire décisif, qui peuvent changer la finalité de la campagne.
  18. Voici l'ensemble du théatre en Europe centrale. En rouge sont les villes et les forteresses. En bleu, les Français. En noir sont les coalisés avec les forces de chaque camp. Breslau, en Pologne et et Frankfort en Allemagne sont des villes ou l'assiégeant ce trouve a une certaine distance des Français. Stettin et la forteresse de Kustrin abrite chacun environ de 4 a 6 000H, assiégés par environ le double d'ennemis. A Frankfort, 3 000 français environ occupe la ville. Les forces Françaises sont établit le long de l'Elbe. Et voici la suite des opération contre les ennemis installé devant Torgau, qui seront refoulés vers Berlin; sans attendre la bataille et l'arrivé tardive d'Oudinot avec sa réserve de 20 000H prélevé sur son armée et arrivera dans environ dix jours après la bataille de Dresde.
  19. Voici la carte des opérations contre Dresde le 26 aout 1813, ville forteresse, occupés par 66 000H qui bloque l'Autrichien et qui a été si décisif. Voici la bataille de Dresde historique et sa dimension d'alors.
  20. Les fruits de la victoire allaient commencer à tomber. Les coalisés, sous le choc d’une victoire si inattendue alors qu’ils espéraient de grands résultats, furent stupéfaits et voyaient leur avenir s’assombrir, particulièrement la Prusse. Napoléon avait obtenu un coup magistral qui lui rendait l’initiative. Sans plus perdre de temps, il chassa les 25 à 30 000 ennemis postés devant Torgau, où une garnison d’environ 20 000 hommes tenait la forteresse. Son idée était claire : rétablir sa suprématie jusqu’à l’Oder dans un premier temps. Pour cela, il lui fallait mener des opérations qui allaient lui rendre exactement ce qu’il souhaitait. Il fit revenir Oudinot à Dresde pour renforcer Saint-Cyr et ses 26 000 hommes avec ses 35 à 45 000, assurant ainsi un front sud solide. Une réserve de 20 000 hommes fut prélevée sur cette armée, prête à intervenir là où la situation l’exigerait. Il dut attendre une dizaine de jours pour que tout soit en place, mais cela ne ralentit en rien son activité de son côté. Avec ses 166 000 hommes, incluant Ney et ses 50 000H, il avança vers Berlin, qu’il comptait atteindre en cinq jours environ. L’ennemi, fort d’environ 100 000 hommes après sa retraite devant Torgau, était de valeur combative plutôt faible, ce qui expliquait son inactivité générale. L’opération qui allait libérer le nord était sur le point de commencer, et ses troupes motivées n’allaient pas tarder à donner de nouvelles preuves de leur valeur. L’armée russe devant Hambourg serait perdue, interceptée inévitablement. La victoire de Dresde allait changer la face de toute la campagne. A bientot pour la suite.
  21. Dans mon uchronie, je tiens compte du problème de santé subi par Napoléon, qui annula la poursuite après Dresde et causa par la suite des conséquences stratégiques majeures. Ce facteur, souvent sous-estimé, modifie en réalité profondément la marge de manœuvre de l’Empereur et explique en partie les limites de l’exploitation historique de la victoire. C’est dans ce cadre que je place 100 000 hommes au camp de Pirna, sur l’Elbe, tout en prélevant 40 000 hommes de l’armée principale à Dresde, lesquels viennent s’ajouter au corps de Saint-Cyr, fort de 26 000 hommes, chargé de tenir la ville-forteresse. Je m’appuie ici sur l’appréciation d’un homme supérieur dans les choses militaires, selon laquelle 30 000 hommes suffisaient pour tenir Dresde face à 100 000 assaillants. Avec 66 000 hommes, je sais donc que la ville tiendra sans difficulté, pour tout le temps nécessaire à l’opération. Lorsque Schwarzenberg conduit son armée devant Dresde, il se heurte immédiatement à un obstacle structurel décisif : un ravin sur son aile gauche, qui divise son dispositif et sépare environ 40 000 hommes, incapables de faire leur jonction à l’arrivée. Cette contrainte du terrain, connue mais mal anticipée, pèsera lourdement sur toute la suite des événements. Le prince Schwarzenberg établit alors son plan et engage l’attaque. La ville se défend en cédant lentement du terrain, de manière contrôlée, jusqu’au point où l’offensive alliée se trouve bloquée. Faute d’espace suffisant pour se déployer, la proportion entre attaquants et défenseurs devient presque égale sur le front, annulant l’avantage numérique allié et transformant l’effort en combat d’usure sans issue. Après environ deux heures de combat, vers le milieu de la journée, un messager français se présente à Schwarzenberg. Il l’informe que l’arrière de l’armée alliée est désormais coupé, et que l’Empereur en personne, à la tête d’une force puissante, a débouché sur leurs lignes de communication. Napoléon est en effet passé par Pirna, attendant volontairement que l’ennemi soit engagé devant Dresde, privé de liberté opérative. Grâce à son service topographique, qui lui avait signalé sur ses cartes l’existence de ce ravin divisant l’armée ennemie, et grâce à des reconnaissances profondes, menées en prévision d’une intervention autrichienne, il savait que l’armée alliée arriverait par plusieurs axes, dont certains la sépareraient irrémédiablement à l’approche de la ville, sans possibilité de soutien mutuel en cas d’échec. Il mit à profit l’ensemble de ces renseignements, ainsi que les fautes ennemies, pour concevoir une manœuvre décisive. Les terrains et les axes d’approche lui permirent de progresser sans éveiller l’attention de l’ennemi, jusqu’au moment où la situation devint irréversible. Le messager remit alors un ultimatum clair. Napoléon y exposait que l’armée commandée par Schwarzenberg se trouvait coupée de ses communications, sans possibilité réaliste de dégagement, et que toute tentative de rupture ne ferait qu’entraîner une destruction en détail des corps séparés. Il précisait qu’il disposait des forces nécessaires pour attaquer avant la nuit ou au point du jour, dans des conditions ne laissant à l’armée alliée aucune chance raisonnable de salut. Afin d’épargner un sang désormais inutile, il suspendait ses attaques et exigeait : la cessation immédiate de toute opération offensive, le dépôt des armes par l’ensemble des forces alliées, sans distinction de nation, la constitution de ces troupes en prisonniers de guerre, conformément aux usages européens. En cas d’acceptation immédiate, l’honneur des officiers serait respecté, les troupes traitées avec humanité, et aucun État ne subirait, après la campagne, de conséquences politiques excédant celles qu’imposerait la situation militaire générale. En cas de refus, les hostilités reprendraient sans délai. Les corps séparés seraient attaqués isolément, et les pertes, inévitables et considérables, engageraient directement la responsabilité de ceux qui auraient prolongé la lutte en connaissance de cause. Le message attirait également l’attention sur l’après-campagne, désormais clairement en faveur de Napoléon. Il soulignait que la Prusse, déjà durement éprouvée par la guerre, n’avait rien à gagner à une destruction inutile de ses forces, qui ne ferait qu’aggraver durablement la position de sa monarchie. Quant à l’Autriche, elle conservait encore la possibilité de sauver son armée, son rôle et son poids politique, à l’heure où l’équilibre de l’Europe était en train de se redessiner — possibilité qui disparaîtrait si elle forçait une épreuve sans issue. Trois heures étaient accordées pour répondre. Passé ce délai, Napoléon agirait, laissant la question se résoudre par les armes seules. Placée devant de telles circonstances, et bien que non habilité à décider de la politique de son pays, Schwarzenberg comprit qu’il lui restait un seul choix rationnel : sauver l’armée pour sauver l’État. Les représentants des autres puissances opposèrent des réticences, les Russes surtout, ayant objectivement moins à perdre, mais la certitude d’être faits prisonniers, combinée à la vision concrète de l’armée française coupant toutes les voies de retraite, finit par les contraindre à céder. La reddition devait comprendre l’intégralité de l’armée, y compris les forces situées au-delà du ravin, sous peine de voir toute tentative de résistance se payer politiquement lors des arrangements ultérieurs. Le piège était trop parfaitement conçu pour être rompu. Ainsi, la tentative autrichienne de renverser la situation en marchant sur Dresde se retourna entièrement contre la coalition. Près de 180 000 hommes furent faits prisonniers. Sachant qu’ils seraient respectés, et que cette décision permettait de préserver leur pays et d’envisager un retour ultérieur aux foyers, cette issue fut jugée préférable à une destruction totale dépassant tout ce qui était politiquement et humainement supportable. Pourquoi Napoléon n’a-t-il pas choisi cette option historiquement ? Il privilégia un plan plus direct et plus sûr à court terme, centré sur la défense de Dresde, comptant sur sa victoire immédiate et sur le corps de Vandamme, fort de 32 000 hommes, positionné à Pirna, pour mener ensuite une poursuite conjointe. Le temps lui manquait : c’était une course pour atteindre Dresde. Dans ces conditions, on comprend que cette option, plus complexe politiquement, ne se soit pas imposée à lui. L’uchroniste, lui, dispose du temps nécessaire pour examiner à froid les structures, conserver ce qui est décisif, et rejeter ce qui ne l’est pas. A bientot pour la suite.
  22. Le traité de Pleiswitz, accepté par les coalisés, donna à l’Autriche le temps d’achever ses derniers préparatifs militaires. Il permit également à l’ensemble des puissances de la coalition de renforcer leurs armées, tandis que Napoléon put enfin reconstituer une cavalerie dont il avait un besoin crucial. Près de 250 000 Autrichiens allaient ainsi rejoindre les forces coalisées, ajoutant un poids décisif à la balance stratégique en leur faveur. Le plan de Trachenberg fixait un principe clair : éviter Napoléon lui-même, battre d’abord ses lieutenants, puis concentrer toutes les forces disponibles afin d’affronter l’Empereur dans des conditions favorables. Le prince Schwarzenberg fut nommé généralissime des armées coalisées. Le plan autrichien reposait sur la concentration d’environ 90 000 à 100 000 Autrichiens, 40 000 à 50 000 Russes, et 40 000 à 50 000 Prussiens. L’objectif était d’attaquer Dresde, de couper Napoléon de sa voie de retraite vers le sud de l’Allemagne, de l’éliminer de cette région, puis de permettre la jonction avec les Russes et une partie de l’armée prussienne. Cette manœuvre aurait profondément modifié l’équilibre du théâtre d’opérations au profit des coalisés et entraîné l’effondrement partiel de la ligne de défense de l’Elbe, établie par Napoléon. Face à cette menace, Napoléon conçut l’une des manœuvres les plus redoutables de toute sa carrière. Si elle avait pu être exécutée pleinement, elle aurait probablement anéanti l’armée autrichienne avançant lentement sur Dresde. Celle-ci comptait sur la solidité de la place et de ses redoutes, défendues par les 26 000 hommes du corps de Saint-Cyr, pour contenir l’ennemi. Cette force se révéla toutefois insuffisante, malgré les fortifications, obligeant l’Empereur à modifier son plan afin de défendre personnellement la ville, où il remporta une grande victoire tactique face à près de 180 000 hommes. Napoléon avait placé le corps de Vandamme, fort d’environ 32 000 hommes, au camp de Pirna, sur l’Elbe. À son arrivée à Dresde, il comptait sur ce corps pour poursuivre les coalisés en retraite et leur infliger une nouvelle défaite, ceux-ci devant se retirer par trois axes principaux, dont l’un longeait l’Elbe et devait tomber directement sur Vandamme. Mais la malchance — l’une des sept fatalités qui marquèrent cette campagne — frappa de nouveau Napoléon. Pris de violents vomissements, au point que l’on craignit un empoisonnement, il fut contraint par ses maréchaux de se retirer en arrière. Cette décision entraîna l’annulation immédiate de la préparation de la poursuite qu’il avait prévue. Ainsi, l’occasion d’exploiter pleinement la victoire de Dresde s’évanouit. Seul Vandamme poursuivit l’ennemi, mais il se heurta à Kulm à une force supérieure en nombre, qui captura près des trois quarts de son corps d’armée. Cette défaite annula presque entièrement les avantages obtenus par la victoire de Dresde. Voilà pour l’historique. À bientôt pour la suite…
  23. La campagne de 1815 était structurellement corrigeable, au prix toutefois d’un renoncement à certaines sécurités politiques et à des facilités logistiques immédiates. La division initiale adoptée par Wellington et Blücher reposait avant tout sur une contrainte logistique. Cette dispersion faillit leur coûter très cher face à Napoléon, dont la manœuvre fut plus rapide que prévu. Pourtant, les coalisés avaient anticipé une attaque française par l’axe Charleroi–Bruxelles et avaient décidé, en théorie, d’une concentration rapide dans ce cas précis. Néanmoins, le déclenchement de l’offensive française mit immédiatement en difficulté le début de leur tentative de réunion. Ce que les coalisés auraient dû faire, plutôt que de rechercher une concentration aux frontières, aurait été d’organiser leur rassemblement en profondeur, autour de Bruxelles. Cette option leur aurait garanti une concentration sûre, sans risque opérationnel majeur. Près de 200 000 hommes auraient ainsi pu être réunis, annulant totalement l’avantage recherché par Napoléon à travers la division de ses adversaires. Dans cette configuration, toute sa stratégie offensive perdait sa raison d’être. Face à une telle disposition, Napoléon se serait retrouvé privé de l’effet décisif de la manœuvre centrale. Il aurait alors été contraint soit de se replier en France pour adopter une posture défensive, soit de reproduire une campagne semblable à celle de 1814, mais cette fois avec des moyens sensiblement supérieurs. Par des retours offensifs successifs, il aurait pu retarder l’avance ennemie, gagner du temps et poursuivre la levée de nouvelles troupes, espérant atteindre à l’horizon de septembre un effectif d’environ 800 000 hommes afin de faire face à l’avalanche qu’il anticipait contre la France, une coalition fondée avant tout sur la supériorité numérique. Et si la première vague d’environ 700 000 hommes coalisés s’était révélée insuffisante, les Alliés comptaient probablement lever jusqu’à deux millions d’hommes, preuve que le temps jouait contre Napoléon. Wellington, de son côté, prit un risque considérable en s’installant à Waterloo. Certes, la position était excellente en défense et avait été reconnue dès l’année précédente, mais elle restait dangereuse. Malgré la promesse de recevoir au moins un corps prussien d’environ 30 000 hommes, l’issue demeurait incertaine. En l’absence des fautes françaises inhabituelles commises durant la bataille, Blücher serait probablement arrivé trop tard, ce qui aurait contraint Wellington à battre en retraite avant l’arrivée des Prussiens. En définitive, c’est autour de Bruxelles que la réunion des forces coalisées aurait dû être imposée dès le départ. Cette décision aurait éliminé tout danger opérationnel et permis aux Alliés d’imposer avec certitude leur stratégie dès le mois de juin 1815.
  24. C’est précisément pour cette raison que tant l’Irak que les États-Unis ont adopté des postures qui rendaient possible la stratégie que j’ai présentée : rigidités politiques, contraintes structurelles et décisions anticipées ont verrouillé le comportement des deux acteurs, et ont rendu la trajectoire de la guerre prévisible avant même l’engagement.
  25. Bonjour a tous. La première guerre du Golfe et sa stratégie avec ses opérations, était elle décelable et l'Irak pouvait-il 2viter une défaite ? Pour un observateur plus avertit qui décelait des indices tel que nous les présenterions, la réponse est OUI. La première tient dans la résistance de Saddam Hussein qui voulait garder le Koweit, fussent d'entrer en guerre sur le terrain contre les USA. En montrant son attachement irréductible a garder sa conquète malgré la menace politique, ce levier pouvait désormais etre utiliser contre lui. Le second acte qui devenait visible, était que l'Amérique répondait a la menace Irakienne. ce qui signifiait qu'en relevant le gant, la solution était probablement trouvé, garce au premier levier dont on pouvait avec sureté batir un plan qui serait décisif, et rapide. Car une guerre longue n'est Jamais recherché. A partir de cette étape, le mieux était de céder le térritoire, plutot que d'engager une guerre qui serait certainement perdu, mais qui au moins préserverait l'armée Irakienne. Pour un oeil plus avertit cela devenait évident. Utiliser Le principe de l'incertitude. : Faire croire a des chances possibles pour l'Irak de pouvoir contrer la coalition qui ce formait. Et des informations publique et dans des magazines laissait planer un doute sur l'issue du combat. Cette incertitude n’était pas destinée à convaincre, mais à figer la posture adverse. La question qui devait ce poser, était pourquoi les Américains ne mettent'il pas alors davantage de moyen et égalise presque leur forces numérique avec leur ennemi ? Et pour mieux tromper la stratégie Irakienne, la coalition présentait ses forces principale que devant le Koweit, pas a chercher a envahir en partie l'Irak pour leur opérations. Donc, il presentait un plan simple, évident, pour mieux leurrer possiblement les Irakiens. Cet autre indice devait révéler un autre principe, ne pas faire peur a l'ennemi, afin qu'il ne change pas son plan et ne déplace ses forces ailleurs, ce qui aurait du etre plus couteux, afin que le plan US puisse etre activé. Ce qui n'empeche pas un plan B au besoin, ou meme C. L'autre indice,plus marquant, était l'utilisation de la marine pour faire croire a un débarquement vers Koweit City. Ce qui entrainait inévitablement un renforcement et une concentration des troupes vers ce térritoire, ce qui a regarder, ne pouvait que désservir un plan d'attaque frontal de la coalition. A partir de là, les signaux aurait du etre au rouge et la négociation remplacer la menace. Mais l'égo de Saddam Hussein, et le doute en pensant a une guerre longue qu'il devait compter pour dissuader les Usa n'a pas changer son orientation politique. Le général Schwarzkopf a manipuler l'adversaire jusqu'au bout en montrant ce qu'il voulait qu'il voyent, soit une armée de la coalition ou les chances présentait des possibilités de résistance Irakienne apparemment possible et jouable et couteuse surtout, en sensibilisant l'opinion Américaine devant une coalition qui s'installait frontalement devant le Koweit et la marine pour débarquer, et fixant leur attention sur ce térritoire. C'etait la derniére étape de leur plan. Un oeil plus avertit l'aurais déceler et comprit qu'ils subissaient une manipulation depuis le début comme le voulait le général Schwarzkopf. Il fallait négocier, ou perdre la bataille, ce qui devenait alors évident avec tous ses signaux qui s'accumulait. En ce servant de la volonté de Saddam Hussein contre lui, de ne rien lacher, les Usa ont amener les Irakiens a la faute majeure, en faisant croire que l'objectif unique des Usa était la libération du Koweit et en leur faisant concentrer leur forces dans cette région, afin de mieux passé a la seconde partie de leur plan, qui était un encerclement passant par l'ouest, en déplaçant une partie de leur forces prévu pour cela, pendant qu'il attaquait frontalement le Koweit, approcher la flotte Américaine, pour mieux les leurrer et les enfoncer dans leur erreurs, pendant que la vrai décision ce déroulait pas l'ouest, en s'enfonçant jusque vers le Tigre ou l'Euphrate et Bassora pour fermer la porte et créer un encerclement décisif au final, apres avoir affaibli par bombardement les forces Irakienne, détruit des QG, et battu la Garde républicaine, etc...jusqu’au seuil politiquement acceptable, sans basculer dans une invasion de l’Irak. Le seul fait que les Usa envoyé l'armée pour relever le gant, et ne pas mettre plus de troupes, signifiait qu'il avait déja étudié comment battre Saddam Hussein en constatant sa volonté irréductible de ne pas lacher le Koweit, confirmé par le refus de céder devant l'opinion mondiale, qui a permis au Américain de batir un plan certainement définitif, sans oublier un plan B, le tout trés probablement établit d'avance. Saddam Hussein leur avait permis de retourner ce levier contre lui, pour le battre décisivement que les Usa ont bien exploiter en le poussant dans son érreur. Un oeil plus observateur aurait pu voir tout cela, mais Saddam l'aurait-il écouter ? Je ne crois pas, vu son égo. Je comprend qu'après coup, c'était devenu évident une fois relevé, mais les signes étaient décelable lors de cette opération et en ce servant de la volonté politique qui fixait l'orientation Irakienne, le résultat ne pouvait etre que la défaite stratégique quasi certaine en ce servant de ce levier contre eux. La coalition n’a pas exploité une erreur tactique irakienne, mais une rigidité stratégique devenue irréversible et les mois avant engagement Américain montrait déja cette attitude.
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