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C'est ça. C'est le point d'appui de la "bride avant", montée sur l'avion, qui maintien le tube et limite l'effet de fouet. Quant à ton frein de bouche, on appelle ça un décompresseur. Il a pour but de casser l'onde de choc à la décompression des gaz (limitation des effets mécanique sur l'environnement immédiat), mais aussi d'atténuer la force de recul.
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Pas d'accord. Si tu raccourcis un canon optimal tu changes potentiellement la vitesse initiale, donc la vitesse de rotation. Par conséquent tu introduis des déviances sur l'axe vertical (vitesse/temps de vol/gravité) et horizontal (effet Magnus).
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J'ai la fâcheuse impression qu'on ne parle pas tout à fait de la même chose. Il était question de la précision du 30M791, c'est à dire d'une faible dispersion de la gerbe. Là tu me parles de la précision liée à la seule stabilité du projectile sur sa trajectoire, c'est à dire de leur faculté à atteindre le même point à partir de conditions initiales (sortie de bouche) identiques, donc la même balistique. Si on veut augmenter la dispersion, on peut jouer sur la balistique des projectiles (assouplissement des marges techniques des obus ; forme, masse, chargement, aérodynamique, etc) ou atténuer la rigueur du pointage (usure artificielle du tube, assouplissement des supports). Ceci étant dit, je ne vois pas très bien en quoi une faible dispersion serait un problème en air/air. Mieux vaut viser au bon endroit et savoir que les obus vont y aller plutôt que de viser à peu près et de compter sur le hasard pour en mettre un dedans. En revanche en air/sol ça peut être un handicap puisque là on cherche plutôt à "traiter" une zone immobile en y mettant un maximum de ferraille plutôt que de tout empiler dans le même trou.
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"Si". Oui, encore un, mais tu es un spécialiste du genre Un canon optimal fait la longueur nécessaire (et même un poil plus) pour atteindre la pression maximale en fonction de la charge et de la progressivité de la poudre utilisée. Réduire la longueur d'un tel canon fait qu'une partie de la poudre ne sert plus à rien, vu que le projectile quitte prématurément le tube. Ce qui fait alors intervenir les variations de progressivité de la poudre, donc la pression atteinte juste avant la sortie du tube, et par conséquent une balistique légèrement différente d'un projectile à l'autre. Cette amputation du tube n'a pas une grande importance sur la stabilité, l'effet gyroscopique étant en tout état de cause proche du maximum.
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La distance entre les deux canons ne me paraît pas si différente. Quant à la convergence je n'ai pas dit qu'elle n'était plus de mise. J'ai dit qu'il n'y avait plus de panneau d'harmonisation pour faire des réglages en unité et je ne me souviens pas non plus avoir vu une carte de travail à ce sujet. Du coup je ne sais pas comment ils sont réglés par construction, bien que l'info doit exister quelque part. Ou sur le guide avant, qui maintien le tube et joue un rôle anti-fouet.
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C'est certain. Ca fait juste que tu plantes avant moi.
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Il existait un panneau d'harmonisation, doublé d'un système de visée à introduire dans les tubes, pour régler les canons des Mirage III ou des Jaguar, avec un point de croisement des obus vers les 600m si ma mémoire est bonne. Je n'en ai jamais entendu parler sur Mirage 2000, j'en ai déduis que ce n'était plus nécessaire, mais du coup je m'avance peut-être trop sur le "strabisme" en ce qui le concerne.
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Globalement, ton obus air/air est doté d'une fusée d'ogive qui détecte l'impact et provoque l'amorçage de la charge militaire après avoir (logiquement) traversé la "peau" de l'avion. En clair, ça doit péter à l'intérieur et pas en dehors. Globalement aussi, ce type d'obus est incendiaire. Ca serait idiot de s'en priver vu la quantité de pétrole qu'il y a à bord de la future cible. Enfin globalement toujours, c'est le corps de l'obus qui est "ventilé" par l'explosif. Devant il n'y a pas grand chose (fusée), derrière c'est juste le culot (pas trop d'intérêt), donc l'essentiel des éclats est envoyé tout autour. Le tout avec l'effet mécanique de quelques dizaines de grammes d'explosif, capable de déformer, déplacer ou rompre beaucoup de choses.
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J'suis pas sûr de tout comprendre... J'ai un Mac bi-xéon 12 ans d'âge d'origine, hormis la carte graphique décédée au bout de 10 ans, et il fait toujours ce que je lui demande. Du coup y aurait-il plusieurs approches d'un même problème ? Non, c'était pas une vraie question. ------> [ ]
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L'avantage du canon unique est que tes obus sont tous sur la même ligne et régulièrement espacés, ce qui donne des conditions connues. Avec deux canons, tu as des paires d'obus régulièrement espacées, avec un strabisme convergent quelques centaines de mètre devant le nez de l'avion, donc des conditions un peu moins précisément connues. Dans un cas comme dans l'autre, l'objectif reste une quasi-impossibilité statistique de pouvoir passer entre les gouttes. D'autres préfèrent la méthode de l'arrosoir. Ca envoie massivement de la ferraille un peu partout en espérant faire mouche. Bah non, tu dis des trucs que je ne savais pas. Mais ce qui m'intéresse avant tout, c'est de savoir que ça va faire mouche et que les dégâts d'un seul obus seront en principe suffisants (*). Le 30mm ça le fait, le 20mm un peu moins. (°) : Peu importe son poids ou sa vitesse. S'il traverse une voilure au lieu d'exploser à l'intérieur alors il n'est pas efficace (c'est un exemple, hein, pas une accusation mystérieuse).
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Je sais qu'ils avaient autour de 5000 heures de vol avant de partir, donc leur vie brésilienne les amenait autour des 6000. Aller au delà n'est qu'une question de financement, plus ou moins rédhibitoire, puisque techniquement tout est possible (jusqu'à la reconstruction intégrale). Si on remet ça dans le contexte, les brésiliens ont obtenus 12 avions équipés pour 3x rien, aucune maintenance lourde sur l'intervalle et un MCO allégé par le potentiel fournit au départ sur les différents OAE. Je doute qu'ils aient eu des moyens plus élevés 5 ans plus tard, et l'effort fournit pour les prolonger 2 ans de plus (peut-être pas pour les 12, d'ailleurs), présenté comme exceptionnel, va dans ce sens. Je pense qu'ils ont obtenu un régime dérogatoire sur certaines choses, et une régénération de potentiel sur certains OAE, juste de quoi racler les fonds de tiroir.
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Ils avaient tous 5 ans/1000H de potentiel, puisqu'ils sont tous passés en révision générale (peinture comprise). De même la plupart des OAE (Organe, Accessoire, Equipement) avaient été sélectionnés pour offrir le maximum de potentiel, quitte à prélever sur nos propres avions pour trouver la perle rare. Le tout pour 60 millions de dollar. Oui, les 12, avec optionnels et armements. A ce niveau là ce n'est plus un prix d'amis, mais un cadeau.
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Ca m'apprendra à prendre le cas le plus simple comme exemple... L'idée du "one circle" est apparemment de rester autant que possible à l'intérieur du cercle d'engagement du missile adverse, donc dans une zone où il ne peut pas (ou difficilement) aller te chercher (= hors enveloppe d'engagement), tout en profitant des qualités dynamiques de ton appareil pour prendre un avantage et ainsi pouvoir tirer Fox 2 dans de meilleures conditions. Sinon je précise pour ceux qui imaginerait autre chose que "lock" d'un Fox 2 est affiché en tête haute même si la cible n'y est pas visible, avec une bonne idée de la direction où celle-ci se trouve. Du coup l'objection relative aux 15° me semble bien sévère, d'autant que la cible potentielle a pu être identifiée visuellement au moment du premier croisement (merge) puis suivie pendant le virage.
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Pour faire simple, les deux avions arrivent en face à face puis tournent vers le même côté. Ce faisant, ils sont sur le même cercle (d'où le "un cercle") et après un demi-tour ils se retrouvent de nouveau face à face. A contrario s'ils ne tournent pas vers le même côté alors ils se retrouvent chacun sur leur propre cercle à la fin duquel ils reviennent à la position initiale. C'est le combat à deux cercles.
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Je n'ai pas la même lecture. Le combat à un cercle prive l'adversaire d'une solution de tir en LOAL. Pour en être réduit à ne pouvoir utiliser que le canon, il faudrait être à moins de 300/400m de l'adversaire. Peu probable dans le premier cercle après le merge.
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Un Gripen C ou un F-16 sera peut-être dépassé en 2040, mais selon ce même barème le M346 est dépassé avant même être sorti d'usine. Que faut-il donc comprendre de cet argument ?
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C'est possible. Mais ça n'engage que ce pays. C'est comme ne pas prendre une assurance pour sa voiture. Ca n'empêche pas d'avoir un accident.
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La méthode est facile : Tu sélectionnes les missions qu'un tel avion peut faire, et tu décrètes que tu n'as pas besoin de remplir les autres ou tu revois les performances requises à la baisse. En d'autres termes, tu n'adaptes pas tes moyens à tes objectifs, tu révises tes objectifs en rapport avec les moyens que tu souhaites.
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Relativise un peu (beaucoup). Bien taper dans un stock ça veut dire quoi ? In fine on s'en fiche, de ce stock, à partir du moment où l'on a ce dont on a besoin au moment où l'on en a besoin. Il n'est pas là pour être consommé en 2 jours. Il est là parce qu'aucun industriel ne va maintenir une chaîne pour sortir des munitions à dose homéopathique, donc on commande en gros pour tenir 10, 20 ou 30 ans. Et plutôt que de maintenir un bureau d'étude pour traiter les obsolescences, on développe la génération suivante (ou autre chose si la doctrine évolue). Bref, les munitions c'est du consommable, pas un investissement. Sitôt payé, sitôt oublié (tiré, donné, détruit, peu importe vu qu'à la fin ça sort des comptes). Quand bien même on les aurait donné aux indiens pour mettre de l'huile dans la machine politico-diplomatico-industrielle, c'est du même tonneau que de les tirer sur des motos dans un désert africain. Il n'y a pas de notion de rentabilité qui tienne, juste un frein psychologique fondé sur de mauvais parallèles avec le quotidien d'un "vulgum pecus". Le seul argument valable, c'est à quel moment il faudra remettre la main à la poche pour re-équiper les forces. Tu ne vois pas de gagnants dans l'affaire ? Pourtant il y en a. Les indiens bénéficient de ces munitions en avance de phase, les relations franco-indiennes ne peuvent que s'en porter mieux, SAGEM a un client à satisfaire (stock à compléter), et Bercy reçoit un chèque inattendu. L'AdlA s'en cogne du moment qu'il n'y en a assez, voire se félicite de recevoir une version modernisée à la place d'un ancien modèle. La quantité n'est qu'accessoire. Bref, met un peu de rose dans ta vision. Tout n'est pas noir.