-
Compteur de contenus
17 344 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
284
Alexis a gagné pour la dernière fois le 22 janvier
Alexis a eu le contenu le plus aimé !
Réputation sur la communauté
31 195 ExcellentÀ propos de Alexis
- Actuellement Regarde le sujet « Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie »
- Date de naissance 07/10/1969
Contact Methods
-
Website URL
http://www.noeud-gordien.fr
Profile Information
-
Gender
Male
-
Location
France
-
Pays
France
-
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
On prend les choses là où elles en sont. Le Danemark s'est engagé à plein dans la transition F-35. Je ne sais pas s'il leur est possible de faire machine arrière Dans le pire des cas, cela signifierait qu'ils n'auraient aucune aviation, oui En mars 2025 - avant même les velléités d'agression américaine contre son pays ! - le président de la commission de défense danoise Rasmus Jarlov regrettait l'achat et conseillait aux pays qui le pouvaient encore d'éviter les armes américaines "En tant que l'un des décideurs à l'origine de l'achat des F35 par le Danemark, je le regrette (...) Je peux facilement imaginer une situation où les États-Unis exigeraient le Groenland du Danemark et menaceraient de désactiver nos armes et de laisser la Russie nous attaquer si nous refusions (ce que nous ferions même dans cette situation). Par conséquent, l'achat d'armes américaines est un risque pour la sécurité que nous ne pouvons pas prendre. Nous allons réaliser d'énormes investissements dans la défense aérienne, les avions de combat, l'artillerie et d'autres armes dans les années à venir, et nous devons éviter autant que possible les armes américaines. J'encourage nos alliés et nos amis à faire de même." Bien sûr, comprendre qu'on a fait une erreur n'en change pas les conséquences. Mais cela donne un guide pour l'avenir C'est aussi une indication précieuse pour les autres pays. Jarlov est cité notamment au Canada -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici quelqu'un qui n'a plus envie de jouer. C'est un tout autre niveau que Rutte La dirigeante danoise ne sait pas combien de temps les États-Unis resteront un allié Les efforts déployés par le président Trump pour arracher le Groenland au Danemark montrent que « l'ancien ordre mondial appartient désormais au passé », a averti la Première ministre Mette Frederiksen à Berlin (...) « Je ne sais pas ce qui va se passer aux États-Unis », a déclaré Mme Frederiksen lors d'une séance de questions-réponses d'une heure, dans un auditorium que l'ambassade du Danemark à Berlin partage avec d'autres missions nordiques. « Je ne suis pas responsable de ce qui va se passer aux États-Unis. J'espère qu'ils resteront dans notre alliance, mais je ne sais pas ce qui va se passer. » Mme Frederiksen a déclaré que les événements de ces dernières semaines — au cours desquels M. Trump a envisagé d'utiliser la force économique ou militaire pour prendre possession du Groenland au Danemark, puis a brusquement annoncé un accord-cadre sur l'île avec le secrétaire général de l'OTAN — ont montré que « l'ancien ordre mondial a désormais disparu ». Ses commentaires interviennent alors que l'Europe continue de débattre de la manière de répondre aux provocations des États-Unis concernant le Groenland, pays qui a fourni des garanties militaires à l'Europe pendant la guerre froide et après celle-ci. Mardi, Mme Frederiksen a été interrogée à plusieurs reprises sur la question de savoir si ce sujet avait créé des divisions entre les partenaires européens, notamment sur la question de savoir si l'Europe devait se préoccuper davantage de renforcer le soutien américain à l'Ukraine que de repousser les visées américaines sur le Groenland. Mme Frederiksen a salué l'unité européenne, mais a appelé à prendre des mesures radicales pour renforcer l'indépendance du continent vis-à-vis des États-Unis. Selon elle, les pays européens doivent rapidement augmenter leurs dépenses militaires et assumer l'entière responsabilité de leur propre défense, idéalement d'ici 2030, un calendrier extrêmement ambitieux, même selon les experts européens les plus bellicistes en matière de sécurité. (...) « Je suis transatlantique dans mon cœur », a-t-elle déclaré, « alors je suis un peu triste de voir comment les choses évoluent ». (...) Mme Frederiksen a déclaré qu'il y aurait « toujours des idées et des positions différentes » parmi les alliés, mais elle a rejeté l'idée selon laquelle les questions du Groenland et de l'Ukraine constituaient un conflit pour l'Europe. « Je n'ai jamais cru que la guerre en Ukraine concernait l'Ukraine, elle concerne la Russie et ses rêves impériaux, ainsi que sa volonté d'entrer en guerre avec l'Europe à un moment donné », a-t-elle déclaré. « Et il faut considérer la situation au Groenland sous le même angle. Il ne s'agit pas du Groenland, mais de la façon dont les choses changent dans le monde. » 2030 pour que les Européens assument "l'entière responsabilité" de leur propre défense Un calendrier extrêmement ambitieux en effet. Réaliste seulement si un effort de grande dimension est appliqué de manière pragmatique, sans tabou et avec une coordination efficace. Ce qui semble être ce que la dirigeante danoise a en tête Quant à rappeler que la guerre d'Ukraine est la conséquence des rêves impériaux de la Russie, lesquels sont plus larges encore que l'Ukraine, et à dire que le Groënland doit être considéré de la même manière... C'est suggérer que les Etats-Unis pourraient ne pas s'arrêter au Groënland. C'est évidemment l'intérêt du gouvernement danois de le dire - Frederiksen prêche pour sa paroisse - afin de rallier ou de solidifier le support d'autres pays européens, par exemple ceux dont une partie du territoire est outre-mer (Macron s'en souvient, fo shur) Ca n'en reste pas moins impressionnant La première ministre Mette Frederiksen semble être de l'école "Quand ça change, ça change. Faut jamais se laisser démonter" Rappelons que c'est juste avant que Lino Ventura ne déclame l'immortelle formule "Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnait" Trump se placera t il dans le rôle de Raoul Volfoni ? Rejouera t il la fameuse "scène de la cuisine" au Groenland ? Notez que ce ne serait pas le pire, car cette scène se termine par une beuverie, sans que personne ne soit blessé J'image assez Rubio dans le rôle de Jean Volfoni "Aujourd'hui, les diplomates prendraient plutôt le pas sur les hommes d'action. L'époque serait aux tables rondes et à la détente. Hein ? Qu'est-ce que t'en penses ?" -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Tiens voilà quelqu'un qui n'est pas d'accord Son Daddy lui a offert le déguisement j'imagine -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Le message de Rutte n'est pas : il y a beaucoup à faire, il y faudra beaucoup d'efforts. Alors, il serait véridique Son message est : vous ne pouvez pas le faire, n'essayez même pas. Littéralement : "Continuez de rêver !" En plus d'être mensonger, car l'objectif est à l'évidence atteignable, pas en un an et pour 0,1% du PIB certes, mais pas en un temps démesuré ni à coût déraisonnable non plus, ce message joue totalement contre 31 des pays membres de l'OTAN Il inverse complètement les responsabilités, faisant semblant de croire que ce sont les Européens qui décideraient de se préparer à se défendre seuls, alors que c'est bien l'Amérique qui annonce se dégager (ce qui est évidemment son droit le plus strict) voire qui pourrait aller jusqu'à agresser l'un des pays européens de l'OTAN. C'est un niveau de mensonge de type poutinien La réalité est qu'il y a beaucoup à faire (et comme tu le dis, ça concerne aussi la France, même nous sommes à l'évidence les moins mal lotis), il faudra beaucoup d'efforts... Et nous n'avons pas le choix " Ein Brera", disent les Israéliens : il n'y a pas d'alternative -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne sais pas si tu écris au premier ou au deuxième degré Il me paraît clair qu'il y a un intérêt général à éviter la multiplication de puissances nucléaires dont certaines pourraient être assez fragiles pour utiliser des armes de façon déraisonnable, ou pour en perdre le contrôle D'un autre côté, il est difficile de définir un seuil dans l'absolu où le danger augmenterait démesurément. Et il serait assez hypocrite pour un citoyen d'un pays "doté" de refuser à d'autres le droit que l'on défend pour son propre pays. Ou de partir dans un raisonnement du type "Bon la Suède ça irait c'est stable, mais l'Arabie Saoudite oulala non" Je ne vois pas Brésil, Argentine ou Afrique du Sud y aller. Ils sont dans des régions du Monde suffisamment calmes. Je n'y crois pas trop pour l'Indonésie, mais je pourrais me tromper En revanche, Iran d'où Arabie voire Turquie c'est possible. Pologne voire Allemagne voire Suède c'est possible. Corée du Sud voire Japon c'est possible. "Rien que" ça mènerait déjà à 17 pays Ce qui m'inquiète franchement dans ce scénario au risque de me répéter c'est la phase transitoire Pour proposer un scénario concret à titre d'exemple : "Nous sommes en 2030, après la fin de la guerre d'Ukraine, que contrairement à ce qu'on pouvait craindre Poutine n'a pas décidé de prolonger dans les pays Baltes. Il n'y a pas eu non plus de guerre entre États-Unis et Danemark. En revanche, l'essentiel des troupes américaines ont quitté leurs bases en Europe, il ne reste que des facilités à Naples pour l'US Navy. Les rumeurs sur le programme polonais d'armement nucléaire sont insistantes, il est dénoncé par la Russie tandis que Varsovie nie "Un beau jour", trois mille drones suicide Geran 4 ainsi que vingt missiles Oreshnik (soit 720 pénétrateurs cinétiques) frappent par surprise l'ensemble des sites du programme nucléaire polonais. Le plus clair des installations d'enrichissement d'uranium et les instituts de recherche concernés sont détruits. Il y a deux cents morts Moscou annonce que les frappes sont terminées et qu'elles ne reprendront pas, sauf si Varsovie redémarre son programme, ou si la Pologne ou ses alliés agressent la Russie" ==>On fait quoi ? ("On" étant Varsovie, Berlin, Paris, Londres etc. Washington quant à lui "condamne énergiquement", bien sûr) -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Les intérêts vitaux, ça se définit assez simplement : ce sont les intérêts pour lesquels on est prêt à mourir parce qu'on n'estime pas pouvoir vivre sans Ni plus, ni moins Il me paraît évident que le niveau de vie n'en fait pas partie. La Russie et les autres pays ex-soviétiques ont souffert d'un gravissime affaiblissement économique dans les années 1990, du genre -50 ou -70% sur le niveau de vie, avec des millions de morts induits (notamment des personnes âgées, plus généralement les plus faibles). Très douloureux, et suffisamment choquant pour marquer encore la société russe 20-30 ans plus tard, mais qu'est-ce qui aurait été pire, ça ou une série de frappes nucléaires sur les villes russes ? Il est possible d'argumenter exactement dans l'autre sens, de dire que les intérêts vitaux sont en réalité très réduits Si la France était en train d'être submergée par une force militaire supérieure, est-ce que l'éviter vaudrait le risque d'une diminution de moitié ou des deux tiers de la population par frappes nucléaires massives ? Ou bien si une armée ennemie avait capturé 20% du pays mais restait contenue, ne vaudrait-il pas mieux continuer la guerre de façon conventionnelle que de passer au nucléaire, avec ultime avertissement menant potentiellement à cette diminution de 50-70% de la population ? La Pologne a été pendant plus d'un siècle sous le contrôle d'empires étrangers (Russie, Prusse, Autriche), elle a conservé sa personnalité propre et a retrouvé son indépendance, l'aurait-elle pu si elle avait été amputée des deux tiers de sa population ? Je suis assez vieux pour me rappeler de la Guerre froide, et des questions du type "Si les Soviétiques franchissent tout et commencent à envahir la France, faut-il vraiment passer à l'ultime avertissement ?". La réponse, si on est honnête, n'a rien d'évident Ce qui "sauve" l'efficacité de la dissuasion nucléaire, c'est que ce genre de questionnement, ce vertige devant l'abîme, s'applique tout autant à l'agresseur potentiel Il s'applique d'ailleurs davantage encore à l'agresseur, parce que lui veut obtenir "plus", par comparaison à une situation de départ qu'on peut imaginer tout de même pas trop dégradée puisqu'il a les ressources pour lancer une grande guerre (même si cette situation ne le satisfait pas pleinement sinon il resterait tranquille). Tandis que le défenseur lui veut préserver ce qu'il a, et à quoi il tient probablement davantage que l'agresseur n'en a le désir de le lui prendre C'est là qu'on voit que l'instrument d' "ultime avertissement" a un rôle essentiel. Il permet au défenseur - celui qui est au bord du désespoir, au bord d'appuyer sur le bouton donc, mais qui est sans doute lui-même effrayé et saisi de vertige par l'abîme qu'il risque d'ouvrir - d'ouvrir l'abîme sans que ce soit encore définitif. Déjà, en violant le Grand Tabou, respecté depuis 1945, contre l'utilisation d'armes nucléaires. Le tabou qui résulte de la peur panique que provoque l'Arme. Une peur d'ailleurs très rationnelle C'est l'existence de cette possibilité d'ouvrir l'Abîme de façon non-définitive qui crédibilise la dissuasion S'agissant de l'OTAN, ou de son évolution / son remplacement avec une alliance européo-centrée (ce que prévoit la stratégie de sécurité américaine récemment publiée) voire Européens-seuls (en cas d'agression américaine sur un pays européen), la question de la contribution de la dissuasion nucléaire française se résume à : la France considère-t-elle comme vitale, au sens vrai du terme, l'indépendance et donc les liens de coopération qu'elle entretient avec certains des autres pays européens ? Et si oui : lesquels ? La contribution qui existe déjà - qui existe depuis des décennies - c'est que l'agresseur peut se poser la question Cette contribution est déjà plus importante que celle des armes nucléaires américaines B61 stationnées en Europe, car il est évident que le sort des pays européens est plus important encore pour la France que pour les Etats-Unis. Est-elle très importante ? Ca se discute. Elle pourrait être supérieure à celle des B61 tout en restant assez faible... Dans le moment actuel, la question est plus précisément : la France peut-elle étendre ou renforcer cette contribution (est-ce seulement possible ?), si oui est-ce souhaitable et comment ? Sachant qu'il ne saurait être question de reproduire la théorie de la "dissuasion étendue", dont en étant (très) modéré on pourra dire qu'elle est hautement sujette à caution. C'est précisément parce que De Gaulle a bien vu que ça ne tenait pas debout qu'il a insisté pour que la France dépende de sa propre dissuasion. Ce n'est pas pour faire croire des calembredaines à nos voisins, après avoir refusé nous-même d'y souscrire ! La seule option réelle dont disposerait la France serait de réduire volontairement sa liberté de choix quant au moment où l'ultime avertissement doit être déclenché. En pratique, en plaçant l'un des escadrons de l'AAE en charge de porter des armes nucléaires hors du territoire français (il y en aura d'ailleurs désormais trois plutôt que deux, ce qui pourrait être une préparation de cette option). Probablement en Allemagne ou en Pologne - à condition bien sûr que l'un de ces pays soit partant Réduire cette liberté de choix aurait pour effet de clarifier aux yeux d'un conquérant qui déferlerait sur l'Allemagne / sur la Pologne que par ce fait même il placera la France devant l'obligation de choisir entre d'une part lancer l'ultime avertissement, briser le Grand Tabou en commençant à ouvrir l'Abîme. D'autre part reculer - des avions et des bombes, ça se déplace facilement - mais au prix d'une diminution grave de la crédibilité de l'ensemble de la dissuasion nucléaire ("Les Français ont reculé une première fois, ils reculeront encore allez ! On ira jusqu'au boulevard périphérique à Paris comme ça !") Cette option est je pense faisable sans sortir du TNP (il y aura probablement débat avec @Patrick sur le sujet), à la condition impérative que pas un seul non-Français n'approche de près ni de loin aucune arme nucléaire, sans le moindre transfert de capacité ni même de connaissance implicite, et bien sûr sans aucun pouvoir décisionnaire. Pratiquement un statut extraterritorial pour la base qui accueillerait cet escadron de l'AAE en Allemagne / en Pologne. Statut similaire à celui des bases américaines équivalentes d'ailleurs Maintenant, cette option peut être critiquée : - D'une part l'Etat concerné peut très bien ne pas être intéressé - D'autre part est-ce bien une bonne chose pour la France de réduire sa liberté d'action en cas de guerre généralisée en Europe ? On peut au minimum se poser la question. Je dirais même qu'on le doit, car c'est une question très grave, et les Français peuvent valablement à mon sens être d'un avis ou de l'autre Je pense qu'il faut aussi être conscient que si la France ne prend pas l'initiative de proposer quelque chose de ce genre, la probabilité augmente fortement que dans dix ans - disons - certains au moins de pays comme Pologne, Allemagne ou Suède aient construit une dissuasion nucléaire minimale fonctionnelle. Le délai sera long, plus ou moins une décennie je pense, et la capacité sera limitée par rapport à ce dont disposent les cinq premières puissances nucléaires, mais ça me semble à l'évidence de l'ordre du possible La non-prolifération est une norme internationale importante, il serait souhaitable de la conserver. Cela dit, si quelques noms se rajoutent aux 9 puissances nucléaires actuelles, je ne pense pas non plus que ce sera une catastrophe absolue Le problème le plus ennuyeux à mon sens serait plutôt la "phase de transition". Le moment où le pays européen X est en train de construire sa future dissuasion, tout le monde le sait, mais il n'en reçoit encore aucune protection. Et dans "tout le monde", il y a un certain ancien agent du KGB dont les tendances à la paranoïa sont évidentes et qui aujourd'hui dirige la Russie... On est d'accord. C'est ce qui est menacé qui compte, pas la manière dont c'est menacé S'il est possible de créer une arme biologique qui tue une partie de la population française, ou si d'autres moyens "créatifs" sont utilisés pour mettre en danger les intérêts vitaux... l'Abîme pourrait s'ouvrir Absolument Je ne sais pas de quelle déclaration de Boris Pistorius il s'agit Cela dit, les déclarations décalées, ignorantes voire malintentionnées... ne sont que cela. Si la France devait proposer des choses concrètes à certains de ses alliés européens - je ne sais pas si cela arrivera - c'est en tout état de cause nous qui les définirions, personne n'est en mesure de nous imposer quoi que ce soit. Donc je ne crois pas que ces déclarations soient importantes Oui. Et en matière militaire, si pour la France le verre est de toute évidence "plus qu'à moitié plein"... il y a quand même une partie qui est vide. Travailler sur nos limites et nos faiblesses est essentiel Cela dit, au titre de la guerre hybride, pardon je veux dire de la propagande, oups encore raté c'était bien sûr la communication, le petit numéro du président de la République était assez réussi, lunettes noires et "fo shure". Et les comptes de communication du ministère des affaires étrangères ne laissent plus rien passer Depuis les mensonges de Trump ... et ses expressions de mépris ... jusqu'aux opérations de propagande américaines Ah n'imagine pas prendre un Français en défaut sur la géographie, hein ! Nous savons tous que plusieurs pays se trouvent au nord-est de la France, non seulement l'Allemagne mais encore la Russie, le Vikingland, la Bordurie et la Syldavie ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Effectivement la scène n'est possible que s'il n'y a que des Ukrainiens et des Russes dans la salle. Je ne sais pas si cette situation s'est rencontrée à Abou Dhabi -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Une grande proportion des récits sur la guerre pourraient être de la propagande. "La vérité est la première victime de la guerre", et c'est vrai des deux côtés Cela dit, pourquoi spécialement celle là ? Je m'attends à ce que l'intimidation fasse partie des outils en phase de négociation -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne pense pas que les Russes vont cesser de "parler territoires" Mais je crois que le chef des services secrets ukrainiens Budanov a une bonne approche des négociations Lorsque, pendant les négociations à Abu Dhabi, les Russes ont commencé à parler de territoires, Budanov s'est adressé à l'orateur et lui a demandé : « Excusez-moi, pourriez-vous me rappeler votre nom de famille ? » Puis il a noté quelque chose dans son carnet. Après cela, les Russes ont cessé de parler de territoires. Bon cela dit, un négociateur peut être intimidé par une menace personnelle, même si implicite. Mais cela ne changera pas la situation sur le terrain - ce qui compte vraiment -
Europe de la Défense ?
Alexis a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
La première ministre danoise Frederiksen en conférence de presse avec le chancelier allemand Merz Je pense, ou j'espère, que tous les Européens peuvent désormais voir que dépendre des combustibles fossiles russes était une grave erreur. Nous n'aurions jamais dû en arriver là. Et maintenant, nous devons nous assurer que nous ne dépendrons d'aucun autre pays en dehors de l'Europe, non seulement en matière d'énergie, mais dans tous les domaines. Naturellement, "il y a du travail" Mais Mette Frederiksen a compris ce qu'il est nécessaire de faire. Il faut dire que les Danois ont reçu en janvier 2026 une dure "leçon de choses" Puissent tous les Européens comprendre -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Alexis a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour revenir au sujet, cela fait un an que la 11ème Airborne Division s'entraîne à s'emparer du Groënland Depuis le début du second mandat de Trump Voir à ce sujet le président du Comité de défense danois « En janvier 2025, la division a mené deux exercices majeurs avec un seul objectif : simuler la prise d'un aéroport stratégique dans un pays arctique soumis à une résistance locale intense, sans soutien allié. » Ce mois de janvier, cette division a été mise en alerte pour déploiement en urgence "au Minnesota". Avant que Trump ne renonce et recule Voici l'étude complète, datée du 5 janvier 2026, par un analyste danois Avertissement grave : les préparatifs militaires américains laissent présager une possible invasion du Groenland Dans les contrées sauvages et impitoyables de l'Alaska, les États-Unis ont développé la capacité de s'emparer du Groenland par la force. L'Amérique a formé et équipé une unité d'élite arctique composée de 12 000 soldats aéroportés. Depuis l'arrivée au pouvoir de Trump, l'objectif de cette division a changé : au lieu de soutenir les efforts de défense des alliés, elle privilégie désormais les opérations offensives contre les adversaires des États-Unis dans l'Arctique, par le biais de manœuvres aéroportées à grande échelle. Un examen plus approfondi de la 11e division aéroportée, également connue sous le nom d'« Arctic Angels », suggère fortement que le Groenland pourrait être sa cible. (...) En janvier 2025, la division a mené deux opérations majeures — JPMRC 25-02 — avec un seul objectif : simuler la prise d'un aéroport stratégique dans un pays arctique soumis à une résistance locale intense, sans le soutien des alliés. Cela comprenait la violation des défenses aériennes ennemies en utilisant le relief montagneux comme couverture, le parachutage de troupes et le transport aérien d'équipements tout en sécurisant l'aéroport. L'exercice était plus important que les précédents, impliquant environ 10 000 soldats. (...) Dès le 26 janvier, six jours seulement après l'investiture de Trump, les États-Unis ont mené un exercice à la zone d'entraînement Donnelly à Fort Greely, en Alaska. L'objectif de cet exercice était de s'emparer d'un aéroport étranger, puis d'y acheminer par avion d'importants contingents de troupes afin de prendre rapidement le contrôle des bâtiments gouvernementaux et des infrastructures critiques. À l'issue de l'exercice, la 11e division aéroportée a identifié des lacunes tant en termes de capacités (effectifs et équipement) que de compétences (compétences et formation). Depuis lors, du matériel a été acheté à des pays comme la Suède, BAE Bofors fournissant le véhicule Beowulf, spécialement conçu pour la guerre dans l'Arctique. De nouveaux uniformes de ski ont également été distribués. (...) Les États-Unis ne sont pas prêts... pour l'instant. L'équipement et les derniers préparatifs ne sont pas encore terminés. (...) Il s'agit là d'obstacles importants que toute puissance militaire extérieure, telle que les États-Unis, devrait surmonter avant de lancer une invasion. (...) La question clé est de savoir si l'intention existe, car la capacité est presque là. (...) Si tous les détails de cette analyse sont corrects, alors Trump semble bien avoir fait une erreur - c'est de déclencher les pressions trop tôt. L'option n'était pas encore tout à fait "mûre" Toujours dans cette hypothèse, il ne peut être exclu que le sujet revienne sur le devant de la scène. Quand l'option sera "fin prête". A en croire l'article, plutôt cette année que la suivante. Il pourrait ne s'agir que d'un court répit Incidemment, on peut rappeler l'interview du général Soren Andersen, commandant des forces danoises au Groenland, que je postais le 19 janvier Si « Arctic Endurance » a été lancée précipitamment pour parer aux menaces de la Maison Blanche de s’emparer « de gré ou de force » du Groenland, une sorte de répétition s’était déroulée entre juin et septembre 2025, dans la plus grande discrétion. Des chasseurs alpins français, un avion ravitailleur et le BSAM Garonne, un bâtiment polyvalent de la marine nationale qui assure des missions de soutien, y avaient notamment participé. Pour la première fois aussi, un avion de transport français A400M, acheminant du matériel pour des troupes danoises, avait atterri sur la glace sur la côte est du Groenland. Aujourd’hui, la réserve alors observée n’est plus de mise. Il est probable que cette "répétition" à l'été 2025 "dans la plus grande discrétion" d'actions militaires conjointe entre Danemark et France au Groenland était motivée par ce que les services compétents avaient pu détecter du début de potentiels préparatifs d'invasion américains Aujourd'hui, comme le concluait l'article d'il y a une semaine "la réserve alors observée n'est plus de mise" Les choses sont publiques. Le Danemark renforce en ce moment ses déploiements, qui ont été annoncés pour durer deux ans. La France a annoncé qu'elle y participera avec des éléments des trois armes. D'autres pays européens feront de même Les discours et illusions sur la "survie de l'OTAN"... comment dire ! Ce qui survivra peut-être, c'est l'alliance des pays européens qui étaient membres de l'ancien OTAN -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Alexis a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Rutte est en mode panique L'OTAN est à l'évidence mort. Le gouvernement Trump lui a donné le coup de grâce C'est pourquoi son secrétaire général raconte des mensonges absurdes, dans l'espoir de désespérer suffisamment les Européens pour qu'ils se courbent assez bas devant les Etats-Unis afin qu'une fiction puisse continuer à la place de la réalité Les dirigeants européens n'ont pas historiquement fait preuve d'une grande clairvoyance en matière de défense - oui, c'était un candidat au prix de la plus belle litote - mais je crois que le mensonge est trop gros pour que Rutte réussisse son coup -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Alexis a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
-
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Alexis a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
J'ai deux scénarios, qui me semblent les principales options. La différence principale est que dans l'un, Trump est un balourd imbécile. Dans l'autre, c'est quelqu'un d'intelligent et astucieux Si Trump est un balourd imbécile, alors il voulait vraiment le Groenland. Objectif stupide, puisque les Etats-Unis n'en ont pas besoin le Danemark leur a déjà donné l'autorisation d'opérer militairement là-bas tandis que les "terres rares" et autres "ressources extraordinaires" ne sont - bizarrement ! - pas l'objet d'investissement de quiconque, comme si elles étaient largement inexploitables... Et il ne l'a pas eu - enfin à ce jour - parce qu'il s'y est en plus très mal pris Ce qui est cohérent, puisque dans cette hypothèse c'est un imbécile Si Trump est intelligent et astucieux, alors il est raisonnable de supposer que le résultat qu'il a obtenu est celui qu'il cherchait - puisqu'il est astucieux. Or, qu'a t il obtenu ? Eh bien, l'OTAN n'est plus "en état de mort cérébrale" comme le disait Macron en 2019, l'OTAN est tout simplement mort La majorité de ses membres européens n'y sont en effet que pour recevoir la protection des Etats-Unis, sur laquelle il fondent leur défense. Et le fait que Washington envisage sereinement de faire s'écrouler l'OTAN juste pour un enjeu mineur comme obtenir le Groenland montre bien qu'il n'acceptera pas de faire la guerre - au prix de la vie de milliers de soldats si ce n'est plus - pour contribuer à la sauvegarde des pays Baltes si la Russie les envahit : il est permis de penser que la vie de milliers d'Américains n'est pas un enjeu mineur pour les Etats-Unis ! Ceci sans compter la menace d'invasion sur des territoires de pays européens, aujourd'hui le Danemark. Donc les Européens seraient les seuls à se battre pour empêcher la Russie de conquérir les Baltes. L'OTAN est bien mort, dans le sens où il est structuré aujourd'hui autour de la protection américaine sous laquelle se réfugient de nombreux pays européens. Peut-être survivra t il en se transformant en une organisation européenne, mais ce ne sera alors plus vraiment l'OTAN Est-il vraisemblable que Trump puisse vouloir dégager les Etats-Unis de tout engagement à protéger les pays européens ? Eh bien, il l'a dit de manière répétée, donc... ce n'est pas exactement invraisemblable ! Et pouvait-il le faire ? Non, le Congrès le lui avait interdit, et de même le Congrès avait interdit de baisser trop les troupes américaines stationnées en Europe ! Donc, il est assez vraisemblable que Trump ait été à la recherche d'un moyen de contourner le Congrès. Et s'il était astucieux, comment aurait-il pu faire ? Eh bien, il aurait pu... faire ce qu'il a fait ces dernières semaines, pour "tuer" l'OTAN Ce qui serait cohérent, puisque dans cette hypothèse il est intelligent Je ne sais pas quelle est la bonne hypothèse. Mais j'avoue avoir beaucoup de mal à croire qu'on puisse se faire élire président des Etats-Unis, et deux fois encore, sans être intelligent et astucieux Tout dépend du point de vue, car dans le monde réel il n'existe aucune entité appelée "Europe". Ce qui existe pour de bon, ce sont les pays - Du point de vue des pays Baltes, ou de la Pologne, la Russie est une menace très réelle - Du point de vue du Danemark, il faut noter qu'aucune menace russe ni chinoise n'existe sur le Groenland. La dernière fois qu'un bâtiment de la Marine russe est passé à côté, c'était il y a des années. Sur ce point comme sur d'autres, Trump mentait sans vergogne. En revanche, aussi ahurissant que cela puisse être - et ça l'est ! - il existe bien une menace américaine sur la partie du royaume du Danemark appelée "Groenland" -
Allemagne
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Merci de cette précision, je n'avais pas perçu à quel point les Allemands pouvaient penser que les nazis avaient "contaminé" ce qu'ils ont réutilisé - tout en le déformant et le trahissant d'ailleurs, ainsi "Deutschland über alles" l'Allemagne au-dessus de tout qui signifiait au départ un pays uni plutôt que de multiples Etats fragmentés et a été réinterprété plus tard par pangermanistes et nazis dans un sens nationaliste et agressif Je comprends que c'est quelque chose dont il faille tenir compte S'agissant des besoins de chants entraînants pour les troupes, qui ne soient évidemment pas ceux des nazis, je vois qu'il n'y avait pas à s'inquiéter, on peut aussi faire confiance à la créativité humaine, grande en ce domaine ! Voici "Bundeswehr cœur d'acier", qui sauf erreur est complètement nouveau ? Et qui remplit assez bien le contrat il me semble Nous sommes le bouclier de la République Notre loyauté, notre devoir Noir-rouge-or dans la tempête de l'époque L'Allemagne forte et prête à l'action Pour la patrie et l'espace européen Pour la liberté, le droit et l'espace vital Bundeswehr nous sommes là L'Allemagne peut compter sur toi Les Allemands savent toujours composer des chants militaires, on dirait