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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est fou, je comprends le Navajo, maintenant ! -
Sur 22 millions, ça fait peu.... Et de mémoire, c'était à 97% pour le maintien de la Net Neutrality. Mais bon, Pai tient à son vrai job, celui qui l'attend à la sortie de la FCC: retourner chez Verizon, avec plus de galon. Ceci dit, si vraiment ça passe aux USA, l'UE pourrait avoir une opportunité de voir se développer plus de plates-formes avec ambitions et budgets, se mettre à attirer plus d'investissement dans le secteur.
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USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne suggère pas de symétrie, désolé si ça en a donné l'impression: le paragraphe au-dessus de la phrase citée essaie au contraire d'étaler l'ampleur du spectre des divers "sales métiers" de la politique US. Veritas est une officine (enfin en terme de taille, c'est un peu plus ces jours ci) de sales coups d'échelon tactique au niveau du sol; mais contrairement à ce que tu sembles décrire, MediaMatters, c'est du haut de gamme dans le registre de la manipulation médiatique et de campagnes de com et de lobbying (au sens large) ciblées (y compris de la "character destruction", du harcèlement médiatique....), qui ne s'embarrasse pas beaucoup de vérité (voir le retournement de veste de son patron après novembre avec une "main tendue" à Sanders, qui même, après la convention, continuait à être attaqué par MediaMatters et ses relais.... Et la réponse de Sanders) et recourt à beaucoup de méthodes douteuses.... Y compris à des officines et opérateurs comparables à Veritas (peut-être un peu moins too much, mais pas à des années lumières). MM est plus subtil, beaucoup plus dans le registre et les ressorts de l'influence, et de toute façon pas dans la même gamme de métiers ou le même échelon d'action, tout comme ce n'est pas du tout la même taille de boutique. Veritas est surtout un pion de terrain, MM est une division blindée, voire un acteur opératique à part entière. Oui, ils ont une part de missions légitimes/nécessaires, là où Veritas est un acteur spécialisé, mais tous concourent de cet écosystème méphitique et surfinancé qui ne concourt en rien au débat et en tout à sa pollution. Faut pas se faire de grande illusions sur la réalité du parti démocrate qui n'a, ces dernières décennies, enrayé aucune des grandes tendances socio-économiques qui font mal à la population américaine, et en a encouragé pas mal. Ils se donnent juste des airs plus souriants. J'irais pas jusqu'aux fausses équivalences et à dire "chou vert et vert chou", évidemment, mais entre la peste et la fièvre aphteuse, a t-on forcément envie de choisir? Oups, je suis pas ricain: je n'ai pas à choisir. -
[BREXIT]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout ce foin tourne autour des problèmes et perceptions liés à la reproduction des rouquins. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Encore un coup du "Project Veritas" et de James O'Keefe, dont on a déjà parlé sur le fil USA "sérieux". Les "affreux" de la politique US sont désormais des professionnels permanents et très financés à l'année, développant structures, moyens, équipes, techniques et stratégies qu'on pourrait vraiment apparenter à l'outillage des services secrets: des entités politiques immenses, dans un pays profondément divisé, se conçoivent presque comme des nations en guerre. La politique est à la base un substitut à la guerre: c'est censé être l'espace le moins encadré de la société (pour que tout le reste puisse l'être), où les différences d'opinions sont les plus irréductibles et s'affrontent aussi librement et ouvertement que possible. Il y a toujours eu un élément cradasse dans cette réalité, des opérateurs pourris ayant les mains dans le proverbial cambouis d'une certaine partie de la réalité, généralement cantonnés à un niveau marginal (même si plus important qu'on voudra toujours l'avouer.... Cf Pasqua), mais depuis au moins deux décennies (certains placent une rupture avec la fin de la guerre froide et l'apparition des chaînes d'infos continues dans les années 80-90, sous-tendues par l'explosion du nombre de médias dispo), et de façon accélérée depuis l'ère Karl Rove puis Citizens United, le flot d'argent vers la sphère politique et l'explosion des nouveaux médias (surtout les médias sociaux) ont aidé à changer radicalement la donne et démultiplié l'évolution de la mentalité déjà contestable qui précédait. Ce type d'opérateurs politique fait désormais partie du paysage: des effectifs toujours plus grands, partisans et/ou mercenaires, qui couvrent un spectre large de ce qu'il est juste d'appeler des opérations clandestines. Espionnage, désinformation/intox, propagande, agit-prop, sabotage, retournements, opérations "false flag", infiltrations, agents provocateurs, intimidations, "lynchages sociaux", harcèlement, campagnes médiatiques multi-aspects.... Tout est bon pour ces gens là, et les masses d'argent désormais disponibles en ont fait un métier permanent, non plus pour quelques experts semi-amateurs dans les partis qui composent des équipes à la hâte pendant une campagne, mais pour d'importants effectifs de professionnels venus de divers métiers (com/marketing, médias sociaux, RP, informatique, renseignement, droit....) qui se sont assemblés dans des structures plus ou moins permanentes, à but non lucratif (et accrochées à tel ou tel groupe de fondations/partis/think tanks....) ou lucratif (structure commerciale.... Souvent avec le même genre de clients que les précédentes). Les parties les moins reluisantes des métiers de la sécurité, de l'intelligence économique, du lobbying et de la com-marketing servent souvent de prestataires, de complices et/ou de paravents à ces acteurs. Project Veritas, MediaMatters, Roger Stone... Ne sont que quelques noms dans une multitude. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Peut-être aussi parce qu'il y a une part de responsabilité de ton côté: les élus ont des permanences, des emails et des lignes téléphoniques, et la démocratie suppose que les citoyens participent activement à la vie politique (dans la mesure du possible certes, mais le champ des possibles va plus loin que le champ de nos flemmes individuelles), ce qui implique non seulement de s'informer sur les tenants et aboutissants du débat, mais aussi de se bouger le cul à l'occasion pour faire un peu plus que voter. Ca peut être militer, être inscrit dans un parti (et participer à sa vie interne), essayer d'établir des groupes d'électeurs dans une même circonscription (surtout si on n'est pas content des antennes locales des partis), se renseigner (pas dur, rapide) sur les positions prises par ses élus et/ou leurs votes.... Et aller à la permanence (ou s'organiser avec des gens prêts à y aller) pour dire sa façon de penser à un député.... Et oui, ils écoutent, généralement (d'autant plus que peu de monde se pointe aux permanences), surtout si on leur fait sentir qu'on n'est pas juste un mécontent local mais qu'il y en a beaucoup des "comme nous". Moins on fait cela, et plus le député a les coudées franches pour faire ce qu'il veut, plus on est "éloigné" de lui.... Si on se contente de voter et de râler devant la télé le reste du temps, effectivement, on se sentira aussi loin de son député que de celui d'une circonscription en Pologne.... Ou au Japon. Mais pour des scrutins de liste déterritorialisés, ou couvrant de trop larges zones, il y a aussi une logique mécanique: c'est garantir des sièges permanents (en nombres conséquents pour les grands) à des partis existant, la seule variante étant qui dans ces partis arrive à se placer (par processus interne, le plus souvent opaque/manipulable et lié aux rapports de forces dans les clans politiques) dans le haut de la liste. Le vote individuel comptera pour rien, l'activisme auprès des dits élus comptera pour rien, l'information sera plus dure à avoir et suivre (déjà dur de savoir qui est qui et qui fait quoi de façon un peu précise dans la seule politique nationale, mais s'il faut suivre les zoulous des -bientôt- 26 autres pays, savoir qui ils sont, ce que sont leurs partis, comment ils s'imbriquent dans leur arène politique.... Sans compter évidemment connaître l'arène bruxelloise), et en conséquence, ce sera un nombre indéterminé d'élus qui n'auront que peu de, sinon aucun, comptes à rendre à aucun stade du processus. Il peut y avoir un certain degré d'utilité pour la chose, je le répète, mais pas dans le cadre actuel (vrai cas dangereux de charrue avant les boeufs), et dans des proportions qui doivent rester réduites: il faut un vrai cadre constitutionnel, ce qui impliquera un bicaméralisme formel et un gouvernement plein et entier (donc responsable devant le Parlement), des moyens propres et conséquents pour les 2 chambres (notamment pour que ces élus plus "libres" et "fédéraux" puissent développer des pôles d'expertise permanents), des règles de contrôle réciproque (entre les 3 pouvoirs, entre les 2 chambres), des procédures précises, des moyens de contrôle citoyen (hors vote).... Dans ce cadre, oui, une proportion de tels élus peut valoir le coup, et le risque. Mais encore une fois, le faire sans ce cadre, c'est mettre la charrue avant les boeufs et accroître le gap démocratique en créant une caste assez permanente de caciques indéboulonnables et ne rendant de compte de fait qu'au "centre" bureaucratique européiste et aux sponsors corporate. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Rappelons qu'il y aurait jusqu'à deux fois plus de lobbyistes et assimilés à Bruxelles, qu'il n'y a de fonctionnaires européens au total. La formule n'est pas "le risque existe", mais "créer des eurodéputés très indirectement comptables devant un électorat capable de se mobiliser comme tel créera EFFECTIVEMENT un pool entièrement dominé par les multinationales, et l'alternance des individus particuliers (le turnover de la majorité d'entre eux, quelques-uns seulement devenant des caciques) en leur sein comptera pour peu de chose". Ce sera une conséquence mécanique. Plus un électorat est dématérialisé, moins il a d'emprise sur ses élus: c'est précisément l'effet recherché pour des scrutins de liste, et on l'amplifie en accroissant la base territoriale de référence, voire en la rendant parfaitement abstraite (des listes intégralement européennes, différenciées selon les lignes de partis seulement), et personnellement, je trouve que les avantages, à cette échelle (se préoccuper de "l'intérêt européen" en général, avoir le "sens de l'Etat" européen), sont bien hypothétiques et somme toute minimes, au regard des désavantages certains et des risques de dérives multiples. Un scrutin de liste doit être circonscrit (à tous les sens du terme) pour garder une part raisonnable de démocratie bien concrète (sinon, tout ce qui compte, c'est d'être haut sur l'une des listes -cad de la sauce politicienne interne aux partis- et on est toujours garantis d'avoir quelque chose même en étant le plus impopulaire, idéologue et/ou corrompu des trous du culs: seule la puissance dans l'appareil compte). Va dire la vertu de la chose à Al Gore et Hillary Clinton . En l'occurrence, cela souligne (comme beaucoup d'élections au Congrès, via le gerrymandering) les risques d'un autre style, celui de différencier (trop) le poids des voix de certains groupes au détriment d'autres (les plus de 3 millions de votes d'avance de Clinton sur Trump). -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Centralisme oui, mais dès lors qu'on admet qu'il y a des réalités et des questions d'intérêt européen/transnational, ce point précis a une part de légitimité, tout comme si on admet qu'il y a un chemin vers l'intégration, c'est une étape logique. Ce n'est clairement pas une réforme neutre si elle arrive: c'est de fait de la construction étatique européenne. Et on est parfaitement en droit de refuser ce genre d'étape. Mais si on est pour la construction européenne au sens étatique/fédéral, ça fait partie de l'ordre des choses, et ce n'est pas incompatible avec le fédéralisme: si tout le parlement était élu de façon déterritorialisée/transnationale (scrutin de liste couvrant de trop vastes zones, par exemple), alors oui, ce cerait un fait purement anti-fédéraliste et un outil pour un "jacobinisme" européen. Mais si on avait une chambre des eurodéputés (avec un Sénat territorial en parallèle) fait d'une proportion minoritaire, ou même juste paritaire, d'élus sur scrutins de listes "européens", et d'une autre sur scrutins territoriaux (de liste ou majoritaires par circonscriptions), ce ne serait pas trop choquant. Après, cela pose aussi des questions de détails qui comptent, comme le fait de disposer de règles claires évitant les "parachutages" locaux par des partis européens (ce qui est déjà laborieux au niveau national), et des cadres restrictifs pour les partis politiques (un statut fort et clair de parti européen doit être établi et bien connu.... Et impliquer, vous l'aurez deviné, une instance régulatrice/d'arbitrage avec une vraie autorité et des moyens). -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Je suis d'accord: quand on commence à aborder ce genre de problèmes, on tombe immédiatement dans les questions constitutionnelles traditionnelles, et spécifiquement: - la nécessité du bicaméralisme - le parlement d'un espace fédéral en particulier.... Ou plus exactement proto-fédéral. Et un particulièrement fragile de nature parce que fait d'identités nationales pleines et entières, d'arènes publiques séparées, et d'espace culturels et linguistiques différent De fait, si on commence à vouloir jouer le jeu d'une dose de pure déterritorialisation/transnationalisation de la représentation politique, alors même que les identités et arènes publiques sont et resteront longtemps séparées (par nombre de facteurs objectifs et difficilement réductibles, à commencer par la langue, la culture, la culture politique, les distances, les graves inégalités de poids entre pays), il faut envisager la question d'une autre chambre EN PARALLELE. Pas en décalé dans le temps: un parlement plus ou moins élu à la proportionnelle sur scrutin de listes avec des listes plus ou moins transnationales DOIT être contrebalancé par un Sénat fort fondé sur la réalité TRES présente des territoires, peuples et cultures, qui sinon risquent de se manifester de façon TRES dangereuse, voire brutale en rétorsion. Et là on tombe dans le domaine constitutionnel au sens large, parce que ça veut dire faire une vraie constitution pour l'UE (ce qui d'ailleurs posera à son tour la question monétaire pure et dure pour tous les participants sans exception): des règles du jeu claires, connues de tous et acceptées par une large majorité, et pas un système le cul entre deux chaises, qui à l'heure actuelle permet aux gouvernants de jouer dans l'espace de quasi non-droit entre les capitales et Bruxelles pour imposer des choses et éviter des responsabilités (le "democracy gap" qui n'a fait que s'accroître depuis que je l'ai entendu mentionner pour la première fois pendant mes études). Notons bien que la seule question d'un Sénat territorial, à elle seule, pourrait créer une crise européenne: comment être représenté, vu les disparités de poids? A l'américaine (un nombre égal de représentants pour chaque Etat)? Avec une forte pondération (que pourront négocier les Etats?) ou une légère? Quoiqu'il en soit, le fond de l'affaire est que simplement avancer ce débat est, de la part des Européistes, une façon d'imposer l'agenda, de forcer la cadence dans la direction qu'ils veulent inévitable de plus de fédéralisme. Ca peut passer, ça peut casser. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
J'avais pas vu passer ça: https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-brief-politique/emmanuel-macron-veut-des-listes-transnationales-pour-les-elections-europeennes-de-2019_2455276.html#xtor=RSS-3-[elections] Transformer les 73 sièges bientôt ex-britanniques en "circonscription européenne" transnationale.... Le genre de truc qui sonne bien et plein d'avenir et optimiste et moderne et désintéressé.... Et qui pue à plein nez: 73 eurodéputés n'ayant de comptes à rendre à personne en particulier tant l'électorat en sera une réalité diffuse. 73 "élus" presque purement politiques, détachés de tout territoire particulier, de tout électorat précis, ne représentant que des électeurs abstraits, vivant dans des bulles informationnels, politiques, culturelles et civiques différentes, sans grands moyens de se connaître, d'interagir de façon utile, de se réunir, d'exister dans la même réalité. Mais en revanche complètement "enracinés" à Bruxelles et dans les hauts cercles de la politique inter-étatique, dans cet écosystème transnational politico-économique et technocratique qui est en soi le principal motif de déresponsabilisation parallèle des responsables nationaux et européens, et de haine non seulement des anti-Europe, mais aussi d'une bonne partie des autres. Donc nul doute qu'à Bruxelles et dans la plupart des capitales du continent, tout le monde trouvera que c'est une très bonne idée. -
Y'a plus d'appelés pour nettoyer les milliers de tonnes de crottin quotidiennes. Et le CAP de maréchal ferrant n'est plus aussi populaire que jadis.
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[BREXIT]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Gibraltar deviendrait juste une petite destination touristique sans grand intérêt stratégique.... Ou une localité espagnole? Jersey/Guernesey un trou à vaches? Et ils arrêteraient de jouer les parasites permanents? Quelque part, j'ose pas en rêver, de peur de casser le mouvement. -
C'est l'un des grands points de ce débat qui est difficilement abordable, parce que ni complètement biologique ou culturel, mais de bien des façons très réel. On pourrait dire que c'est anthropologique au sens large du terme, et c'est sans doute emprunt d'un certain degré de subjectivité par nature; mais que sont les deux sexes sinon deux subjectivités innées ET acquises? Et surtout que sont-ils au niveau du collectif, dans leur environnement social? L'idée est que la division du travail, ou plutôt, de certaines fonctions essentielles, répond, en deçà d'un certain seuil, à des logiques identitaires qui tapent vraiment profond dans l'inconscient animal; à de telles fonctions portant une forte charge psychologique, "identifiante", correspondent des attitudes dont les ressorts sont puissants et bien plus que de simples constructions culturelles/sociétales. Une série d'études récentes portant sur une multitude de pays développés et moins développés a montré de façon récurrente que plus une société aplanissait les différences sexuelles (dans l'accès aux études, au travail, dans les médias.... Y compris en faussant le jeu au profit des femmes -soutien disproportionné, subventions, quotas.... Les pays scandinaves et quelques autres viennent en tête), plus les différences que les lobbies féministes veulent voir aplanir s'accroissaient: ainsi, dans ces pays ultra-égalitaires (souvent assez anti-masculins dans de nombreuses instances), le nombre de femmes dans les cursus scientifiques, surtout les sciences "dures", l'informatique et les diplômes d'ingénieurs, tendait à diminuer. De même que les femmes dans les métiers tertiaires (on ne parle même pas de l'agriculture, de l'industrie ou des métiers durs/à risque, où peu de choses changent même si l'accès est grand ouvert) considérés traditionnellement comme "masculins" (finance, encadrement....) tendaient à ne pas dépasser une certaine proportion, voire à être en retrait depuis 10-15 ans (la décennie 1990 ayant été la dernière à voir une croissance significative). Et ce alors même qu'on est dans les pays où tout est fait, souvent au-delà de l'absurde, pour forcer l'égalisation des conditions (y compris des congés paternité longs, des subventions et quotas pour les filles en cursus scientifiques....), ce qui a conduit pas mal de gens à conclure assez logiquement qu'il y a des questions de représentations, de tropismes personnels, de priorités qui président à ces résultats. Plus on égalise les chances (dans un contexte, il faut le préciser, de plus ou moins grande abondance matérielle), plus les sexes tendent, selon ces études, à aller vers leurs préférences "naturelles". Je ne peux évidemment dire jusqu'à quel degré c'est indicatif, ni savoir l'étendue des conclusions qu'il est possible d'en tirer, mais je trouve la chose assez parlante pour la mentionner. Ce qui me ramène à mon propos initial sur la nature "identitaire" de certaines fonctions dans la société, et les conséquences pour les institutions que sont les armées, qui elles doivent s'organiser et établir leurs principes génériques, cadres, doctrines et structures de coûts en pensant sur le long terme. Je reviens souvent sur le sujet des coûts (et essaie d'envisager la chose en termes de "coûts de possession") parce qu'il est très parlant, et m'interroge sur l'accroissement de ceux liés à la mixité, ceux liés au cas particulier des femmes (voire d'autres groupes, dès lors qu'ils s'organisent et commencent à revendiquer), entre autres (mais ça, c'est ailleurs sur le forum: les coûts des civils, du ministère.... Tout ce qui ne va pas aux unités, au matos....). N'est-il pas légitime de se demander si un pool de recrutement donné vaut l'investissement ou non (et oui, cela peut vouloir dire des injustices au niveau de certains individus) s'il induit des coûts supplémentaires sans pour autant pouvoir fournir de gros bataillons? Est-il illégitime de se demander si les multiples problèmes posés par la mixité sont spécifiques, ne disparaîtront pas et n'ont pas en conséquence un coût appelé à croître? Quand on doit créer des structures (donc recruter et former) et procédures (donc formation des personnels) gérant les interactions et les problèmes entre deux réalités aussi irréductibles que les sexes, on bouffe sur la ressource (humaine et financière, mais aussi sur le temps disponible); jusqu'à quel niveau est-ce réellement utile? Le titre avait été utilisé aussi pour faire du racolage sur le sujet . Mais il me semble (je n'ai pas été revoir mon post de création du topic depuis longtemps) que je précisais bien en intro qu'il s'agissait d'un sujet avant tout sur les unités de combat des forces terrestres. Par extension, on peut toucher aux unités qui sont sur la "ligne de front" (quoique ça puisse vouloir dire dans les conflits contemporains), mais pas de façon prioritaire: le but est surtout d'adresser le cas des unités et fonctions faites pour chercher la castagne. L'infirmière qui doit à l'occasion empoigner un FA parce que le camp est encerclé n'est pas le sujet principal. Il y a une différence (assez nette) entre faire l'appoint en cas d'urgence et faire partie de la manoeuvre, entre se retrouver à faire un coup de feu ponctuel, généralement en défense, avec une unité, et appartenir à l'unité: le touriste et l'immigrant sont rarement accueillis de la même façon . Par ailleurs, l'exemple soviétique, comme tu le soulignes toi-même, est à prendre avec de multiples précautions (déjà, passer le filtre de ce qui est de la propagande et ce qui est de l'info est une épreuve en soi): j'avais sorti quelques chiffres et ordres de grandeurs il y a plusieurs pages. Mais il faut rappeler avant tout que le recours exprès aux femmes a eu lieu sur une brève période de temps, dans la panique de Barbarossa et de ses lendemains immédiats, quand l'URSS a perdu d'un coup ou presque une part énorme de son territoire, de sa population et de son armée. A ce moment, tout ce qui tenait debout sans trop d'aide était enrôlable (pour des résultats pas fameux), y compris tous les hommes qui n'étaient auparavant pas admissibles au service. Ce seul point est important, et soulève un tas de questions: dans l'absolu, la réponse de bon sens serait de dire "oui, évidemment". Dans la réalité, ce n'est pas si aisé: les unités de combat sont un univers où, par essence, on encourage un degré d'agressivité très nettement supérieur à ce qui est considéré comme la norme sociétale, et on donne les savoirs-faires et réflexes (si possible drillés jusqu'à devenir une seconde nature) pour aller avec, ce qui a tendance à forger une certaine mentalité et des comportements et tendances bien particuliers, qu'on 'espère inscrire dans le cadre de l'archétype du "gardien"; du "protecteur", mais qui restent fortement liés à tout ce qui est prédateur chez l'homme. On ne peut pas attendre de gens ainsi formés qu'ils aient un interrupteur "on/off" pour s'adapter à tout et n'importe quoi: ils seront plus agressifs et réactifs que la normale. Je ne dis pas que c'est une excuse ou un déterminant absolu, mais introduire un élément féminin quotidien dans ce genre d'environnement en pensant que ça peut être absorbé de façon neutre, sans accroître de beaucoup le facteur de risque et donc le nombre "d'incidents", ou penser à l'inverse que les instincts protecteurs ne seront pas plus présents, cela relève de l'illusion. Mentalités et comportements sont très loin d'être intégralement malléables, et on pourrait aussi décrire les armées "classiques" masculines déjà comme un ensemble très contraint où l'on essaie de contenir le chaos tant bien que mal. Y ajouter des ingrédients, dans cette optique, serait problématique et pourrait causer bien plus de problèmes que cela n'en résout. Je comprends bien, et c'est un point difficile, qui est quasiment impossible à faire dans les débats médiatisés de nos jours, parce que tout est interprété de façon manichéenne: il y a pourtant une position plus rationnelle qui est de souligner que oui, quand une agression survient, c'est TOUJOURS un crime, et c'est l'agresseur qui le commet, mais que ce n'est pas nécessairement faire du "victim blaming" que de dire que le dit agresseur a été provoqué à un certain degré. Une gymnaste de l'équipe olympique américaine s'est récemment pris une volée de bois vert par ses consoeurs dans le cadre de ce qui entoure le procès de leur ex-coach (le pervers qui, pendant deux décennies, a tripoté toutes les jeunes athlètes olympiennes ricaines) en évoquant cet aspect du sujet: elle a tout de suite été accusée de "victim blaming" (alors qu'elle en était aussi une) et de "internalized mysogyny" (si, si, c'est un truc.... Dans le vocabulaire de lynchage des féministes pros), alors qu'elle essayait de souligner une réalité simple: si une nana s'habille de façon suggestive, elle n'est pas coupable de se faire agresser, mais elle a largement accru les facteurs de risque, s'est plus définie comme une cible et a fait grimper sa cote dans l'ordre de priorité des prédateurs potentiels. Ce qui la démarque de ses consoeurs? Elle est noire, d'un quartier difficile, les autres (de toutes les couleurs) viennent toutes de quartiers tranquilles et d'environnements sécurisés. Encore une fois, il y a une différence à établir, quand quelqu'un aborde l'angle des causes d'un incident/crime une fois qu'il est arrivé, entre blâmer la victime et lister les facteurs qui ont mené au dit crime, ou accru sa probabilité. Ca ne revient pas à dire "qu'elle l'a cherché", juste à constater que le monde est dangereux et qu'on peut accroître ou diminuer les facteurs de risque (rappelons que le but initial, historique, des codes vestimentaires dans diverses religions, sont fondés là-dessus; c'est pas un indice de soumission, c'est un truc de protection: moins attirer le regard, et signifier qu'il y aura des conséquences pour les indélicats) dans une certaine mesure. De même qu'il n'est pas conseillé pour une donzelle de se balader en tenue sexy dans un quartier pourri, surtout passé une certaine heure (quoique ce soit théoriquement son droit, évidemment), il n'est recommandé à personne d'aller dans le même quartier à la même heure avec des fringues chères et des biffetons qui dépassent de toutes les poches. Et dans le cas qui nous intéresse, et pour revenir au facteur plus anthropologique, je suis tout sauf sûr que, même en faisant abstraction de tout ce qui a trait aux différences physiques/psychologiques/physiologiques individuelles (une énorme abstraction), la sociabilité hommes-femmes dans le contexte si particulier d'unités de combat soit quelque chose d'aussi manipulable et contrôlable que beaucoup le suggèrent. Je l'ai évoqué très tôt dans le topic, mais personnellement, et en réponse à certains besoins dans les zones de conflits asymétriques/non conventionnels, je suis entièrement favorable à des unités élémentaires (niveau section) 100% féminines (développant leur propre façon d'être soldat, fonctionnant selon leurs modes de solidarités....) et à un mode générique de ségrégation entre les sexes pour l'armée (le nombre d'incidents, agression/viol ou harcèlement, était risiblement bas pendant les guerres mondiales, quand la séparation était institutionnalisée). Hommes et femmes ne communiquent et n'interagissent pas de la même façon, leur sociabilité est différente et les deux ont toujours, depuis l'aube des temps, vécu principalement séparés (même au sein du clan/de la famille, il y a toujours eu un "monde des hommes" et un "monde des femmes"): c'est déjà de l'improvisation quotidienne (avec des heurts constants) dans une société moderne mixte et pacifiée que de gérer la chose. Dans un environnement de combat et l'univers très particulier d'une unité de combat dans la longue durée, où la marge d'erreur est faible, où les conséquences sont graves, où conflits et non dit sont problématiques, je préfère pas faire mumuse avec ça. L'ingénierie sociale a ses limites.
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Deux types d'exceptions historiques à cette règle générale, qui sont des phénomènes récurrents dans les situations évoquées: - les sièges et autres situations où la communauté civile défendue par une armée est acculée: la participation de tous (femmes, vieux, enfants) y a toujours été notée, ce qui au final renvoie à un cliché anthropologique selon lequel l'homme défend le groupe (et en attaque d'autres), la femme défend la famille/le foyer, comme dernier rempart - les guérillas et autres mouvements révolutionnaires/idéologiques.... Dans ces cas, il s'agit en fait de "contre sociétés" en miniature qui se forment et requièrent toutes les énergies, principalement parce qu'il n'y a pas abondance de main d'oeuvre, voire qu'il y a pénurie absolue, mais aussi parce que les modes d'actions (en partie clandestins/terroristes) requièrent la chose, qui s'accompagne aussi souvent d'une instrumentalisation du phénomène dans la propagande. Dans de tels groupes, la proportion de femmes a généralement été de 15-20%, mais là aussi, pour la plupart, on a vu s'opérer des formes plus ou moins développées de division du travail, les femmes allant plus aux fonctions de soutien et d'appui. Un exemple type est celui d'Israël pour sa guerre d'indépendance (rappel: juste après, les femmes sont certes restées sujettes à une conscription moins contraignantes que les hommes, mais ont été complètement virées des unités de combat... Contrairement à l'image d'Epinal): la Haganah proprement dite était plutôt une armée de conscription classique masculine, mais les unités PALMACH étaient mixtes, constituant à la fois un ensemble militaire et un mouvement de jeunesse idéologiquement orienté et très progressiste. Mais même en leur sein, la division du travail était un fait, y compris en unités de combat où les femmes qui y servaient étaient les radios, auxiliaires sanitaires.... Cela impliquait que nombre d'entre elles soient directement au front dans l'exercice de ces fonctions, mais j'évoque la chose juste pour éviter les clichés et méditer un peu, étant donné qu'on a là un exemple particulièrement puissant étant donné l'atmosphère idéologique de ces gens à cette époque (essentiellement des bons petits sabras élevés dans des kibboutz collectivistes avec souvent un fort accent sur l'indifférenciation des sexes depuis la petite enfance.... Et pourtant, chassez le naturel....).
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Surtout qu'historiquement, l'emploi des femmes à l'usine s'est fait surtout selon deux modes: - quand les hommes ont été mobilisés à la guerre. Sitôt la guerre finie, il y avait priorité d'emploi pour les hommes (différences de productivité dans certaines métiers, besoin de réintégrer des vétérans potentiellement dangereux si laissés inactifs....) - plus ou moins stricte séparation: certaines industries étaient ainsi contingentées, et même au sein de l'usine, il y avait généralement un mode ou un autre de division du travail. Soit de fait une ségrégation organisée (notamment pour éviter/limiter toute une gamme de problèmes) Je référerai à l'exemple de l'enseignement (aujourd'hui féminisé à plus de 85%) pour au contraire souligner l'effet évoqué. Il y a tout un sujet qui n'est pas abordé, et que je ne sais pas pour l'instant bien résumé, n'y ayant pas trop réfléchi, mais je l'ai déjà évoqué ici et là sur ce fil: peu semblent se poser la question de savoir si la variété grandissante de traitements réservés à un certain nombre de pools de recrutement ne concourt pas de l'accroissement des coûts dans les armées occidentales (au-delà de l'inflation "normale" liée aux coûts croissants des armées modernes), le tout pour des pools de recrutement "alternatifs" dont il est difficile de savoir s'ils apportent quelque chose de plus quantitativement (encore plus si la "loi de Meade" se vérifie à un degré significatif). Dans le cas des femmes dans les fonctions combat/déploiement, une moindre disponibilité semble être constatée partout (je retiens surtout Israël et les unités "mixtes" qui pourtant ne voient pas beaucoup d'action et sont "hors cadres" parce que répondant à des critères d'exigence moindres), par exemple: dès lors qu'on envisage le troufion comme le matériel, sous l'angle du "coût de possession" plus que juste celui du "coût d'acquisition", et qu'on rapporte la chose au temps effectif de disponibilité et au critère plus spécieux (parce que seulement partiellement quantifiable), il semble que le différentiel se creuse rien que sur ce seul élément. Et là encore, c'est n'évoquer le sujet qu'à l'aune de l'individu, pas du collectif qu'est une unité. Le point est, quand on réplique à ce mode d'argumentation, de souligner qu'assimiler la question racialo-culturelle à celle du sexe est une fausse équivalence qui, par ailleurs, renvoie à la doxa en vigueur qui moule le débat public contemporain et les esprits qui ont le droit d'y accéder (postmodernisme, déconstructionnisme, théorie du genre, théorie critique et autres trucs du même style qui ont forcé un quasi monopole dans les milieux universitaire depuis 30-40 piges: la biologie n'existe pas, tout est une construction sociétale, blablabla. Le registre est connu). Et évidemment l'expérience réelle des soldats n'est pas à prendre en compte: le politique et ceux qui ont son oreille savent mieux.
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Dès qu'on évoque quelque chose un tant soit peu critique (cad qui ne cadre pas avec la doxa générique désormais martelée depuis l'enfance), on est tout de suite un sexiste réactionnaire qui veut enchaîner les femmes dans la cuisine (si une nana s'approche de mon four, je la balance par la fenêtre; si elle essaie de toucher aux joujous dans la cuisine, je deviens sanglant ).... Et suivant les endroits, on est vite assimilé à un alt right/nazi/white supremacist qui déteste aussi sans doute les LGBTQ et autres catégories "opprimées". Et les bébés phoques avec ça. Mais tu oublies l'autre mode d'argumentation: si on conteste, c'est qu'on est forcément quelque part refoulé et qu'on se sent "menacés" par les nouvelles Xénas qui, sans nos vilains préjugés, déferleraient en masse dans les bureaux de recrutement, ce qui veut dire qu'on est par essence pitoyable. C'est à peu près les deux modes de réaction auxquels on est confronté: la vitesse à laquelle ils arrivent dans le débat après le premier indice de ton critique vous révèle ce qu'il y a à savoir sur votre interlocuteur. Le type de vocabulaire employé vous renseigne sur le type de formatage reçu et le degré auquel il a été assimilé.
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Ca aide vraiment, quand il y en a autant? Moi, je regarde, ça me fait un peu voir trouble... Et je sais pas pourquoi, mais j'imagine que si je matais le truc en mouvement, ça me donnerait peut-être un peu un début de mal de mer . Ou ça m'hypnotiserait...
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Ce à quoi on pourrait ajouter des objectifs simples, comme le fait que quand un métier se féminise, il devient moins attractif/prestigieux pour les hommes et décourage donc les candidatures (ce que certains appellent la "loi de Meade" -référence à l'anthropologue Margaret Meade): ce qui pourrait être gagné en termes de pool de recrutement d'un côté (et c'est déjà débattable vu le moindre attrait féminin pour les postes militaires projetables, et la différence de nature dans la motivation -plus d'humanitaire que de combattant), pourrait être perdu au décuple de l'autre côté. En terme d'objectifs et de résultats généraux, on pourrait se retrouver avec des armées correspondant plus aux critères politiques et sociétaux, et aucunement aux besoins opérationnels, avant même de se poser la question des aptitudes moyennes à un instant T (où les différences sont grandes) et dans la durée (où les différences sont encore plus grandes, les femmes "s'usant" nettement plus et plus vite, amenant plus d'indisponibilité, donc un "produit-soldat" qui coûte plus cher à rendement supposément égal, et diminue les troupes effectivement en ligne). Par ailleurs, on ne peut s'arrêter au débat simple des capacités (au moment du recrutement ou après un certain temps) quand on parle d'unités militaires et d'esprit de corps: la sociabilité est un facteur à part entière, et il y a dans ces deux pools de recrutement une différence fondamentale qui n'est pas réductible à/par la seule culture. Et si l'on se place dans l'optique d'unités de combat où l'homme sera toujours, et de très loin, la matière première dominante, mais aussi dans l'optique d'impératifs de la guerre qui ne sont pas (comme les féministes l'affirment) "normés" par des critères masculins (la guerre est une réalité qui s'impose à tous), on doit se rendre compte que l'obligation de s'adapter n'est pas avant tout du côté de l'existant, mais du facteur nouveau/étranger, femmes, mais aussi autres catégories désormais en lobbying pour la reconnaissance. Un détail qui irrite beaucoup de militaires aux USA, par exemple, réside dans l'obligation qui est faite maintenant d'avoir des cours de "sensitivity training" pour accepter les transgenres (quelques milliers dans toutes les forces US, quelques dizaines, peut-être centaines en unités de combat): plusieurs heures chaque semaine (pour une durée indéterminée).... Qui s'ajoutent à des "cours" identiques concernant les femmes, et toute une série de stages punitifs si on a osé dire le mauvais truc ou si on est même soupçonné par quelqu'un d'avoir eu un comportement pouvant être interprété comme discriminatoire (ce qui arrive quand il n'y a plus vraiment de règles fixes et claires, et qu'on repose donc sur l'hyper-subjectivité). Outre le fait que ces multiples choses sont des pertes de temps monumentales, elles reposent sur des postulats scientifiques très contestables et aucunement reconnus comme efficaces, mais qui ont su, par le biais de divers groupes et pour un tas de diverses raisons, percer dans la société US en tant que forces organisées et, désormais, en tant qu'entités commerciales proposant de telles "formations", des stages, des séminaires.... De "rééducation". C'est commode pour condamner des gens sans aller jusqu'à une amende, le renvoi ou la prison (à cet égard, ça offre à beaucoup de boîtes, mais aussi à des juges, une opportunité pour dire qu'on fait quelque chose sans aller dans le grave), mais ça ne fonctionne pas (ça tend d'ailleurs à servir de prétexte, notamment en entreprises, pour se couvrir juridiquement) ni ne "change" personne (si tant est qu'il y ait eu culpabilité pour commencer), ça coûte beaucoup d'argent et de temps. Et en plus, en ce qui concerne l'armée, ça ne favorise pas la fidélisation ou le recrutement.
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Beaucoup de problèmes dans la définition de "élèves prometteurs", étant donné (avant tout) que la dite école est/était une "For Profit School": c'est pas vraiment une entreprise fondée sur la noblesse d'âme, mais plutôt la rencontre entre une ambition commerciale et la bien-pensance au sommet (assortie d'opportunisme politique pour se faire de la bonne pub de court terme). L'échec ultérieur est dans l'ordre des choses, et la publicité qu'a du recevoir l'organisation au début sert plus à couvrir le fait qu'il s'agit d'un système organisant au prix fort, et donc au détriment de la grande majorité des étudiants, une sélection dure avec très faible taux de réussite à la clé. Un moyen plus cru de pressurer un certain nombre de gens (une promo dans ce truc, c'est environs 450 personnes) pour trier à la dure les quelques bons qui pourront émerger (20-25%, soit plus de 75% de casse; des gens qui se retrouvent sans perspectives, et avec un boulet à chaque pied). L'enseignement semble même avoir été une zone d'économie mal compensé par l'usage de "trucs" administratifs/statistiques, comme le fait de présenter des étudiants non préparés à l'examen du barreau (plutôt un signe de panique).... En les payant pour ce faire.
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Et voilà le résultat quand on aborde cet aspect du problème: - sans aucune nuance ou regard pour la gradation, les multiples degrés présents dans les interactions de ce type - en ne regardant que la légitimité d'un côté et absolument pas de l'autre (un problème récurrent quand on parle de toute situation de "démocratie à deux") Désolé de le rappeler, mais hommes et femmes n'ont pas les mêmes réglages en moyenne, et une partie de ces réglages ne sont pas le fait de la culture, mais font partie du hardware reçu à la naissance: les niveaux de sensibilité, les choses auxquelles on réagit, ne sont pas forcément très alignées. Ca varie selon les cultures, mais ça varie bien plus selon le sexe. Dans un environnement de travail normal, ces différences peuvent déjà soulever pas mal de problèmes quotidiens permanents, quoiqu'on fasse, et plus les niveaux de stress sont élevés, plus ça se voit. Dans un environnement "anormal" comme l'armée, qui pousse plus naturellement à l'agressivité et à une mentalité très particulière, mais qui surtout implique par essence un niveau de stress élevé, on se trouve dans une situation radicalement différente de par sa nature même. Et quoiqu'il arrive, les hommes, principalement jeune (donc en moyenne plus sanguins) seront toujours et de loin la première cible de recrutement et le plus gros vivier, donc en quelque sorte les "prescripteurs" de ce à quoi l'environnement de travail ressemblera. Forcer l'immense majorité des effectifs à marcher sur des oeufs en permanence n'est pas une recette faite pour le succès. Surtout au regard de la "zeitgeist" de l'époque qui règne dans l'enseignement supérieur (on parle là plus des corps d'officiers), cherchant la victimisation à outrance et ne voyant la réalité qu'au travers du prisme des identités "basiques" (race, sexe, religion, orientation sexuelle). Pour ce qui est du "problème" que les hommes auraient, voire imagineraient dans leur mentalité soi-disant rétrograde, j'invite à se pencher sur certaines réalités concernant la facilité à la plainte et au démolissage de carrière pour avoir employé le mauvais mot, regardé de travers, été juste soupçonné de traiter différemment.... C'est très loin d'être limité à quelques ilôts d'excès de "Politically Correct Culture" dans l'enseignement supérieur nord américain, c'est plus devenu une norme, et beaucoup d'armées se souviennent de chasses aux sorcières dans les années 90 et 2000 (et encore aujourd'hui) qui n'avaient que très partiellement rapport avec la punition de prédateurs sexuels et tendaient plus à la "justice" façon Staline. On peut dire avec beaucoup de gratuité (sans être malhonnête, je n'accuse personne de quoique ce soit) qu'on ne voit pas en quoi être avec une femme oblige au politiquement correct, mais la réalité tend à démentir cet apparent bon sens dans bien des instances. Dès lors qu'on s'en remet plus à la subjectivité des griefs et du jugement, on laisse beaucoup plus de place à l'arbitraire et on donne des armes à beaucoup plus de gens que simplement des "victimes" putatives. Au fait: les deux dernières répliques, cette façon de se ruer inébranlablement à la défense de tout ce qui apposerait même une infime critique à l'encontre de l'autre sexe, en se campant sur des arguments de principe plus ou moins absolutistes, c'est appelé "white knighting".... Et beaucoup vous diront que c'est très sexiste et patriarcal .
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My bad.... Je suis trop dépendant de la télé US ! Enfant des années 80 oblige...
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Réalisme des films de guerre
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Y'a une scène de sniping bien rendue dans la série Punisher, sortie le WE dernier: au tout début, un shoot de Frank Castle sur une cible à longue distance, où le son parvient après l'impact. C'est suffisamment différent de ce qu'on voit habituellement à la télé (ça et le "graphisme" de la scène) pour en faire un bref moment très accrocheur. -
Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un truc: personne n'en parlait aujourd'hui dans les médias US.... Mais d'un autre côté, c'est Thanksgiving (et donc un WE de 4 jours vécu comme des vacances, où beaucoup de monde se déplace pour regrouper la famille étendue), donc le pays est un peu aux abonnés absents, y compris et surtout à Washington.
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USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Si c'est le cas, il aura un deal à la baisse: il a trop attendu (ça coûte, ça fait chier Mueller, ça diminue la valeur relative de ce qu'il a à donner parce que Mueller a accumulé des trucs entre-temps), et y'a des chances que Manafort (voire d'autres), chopé avant lui, ait déjà signé un deal. Mais la plupart de ces gars ont un problème qui joue pour Mueller: la justice, surtout à ce niveau, coûte très cher aux USA, et Flynn est notoirement sur la paille à cause de ces histoires, en étant littéralement réduit à faire du crowdfunding pour payer ses avocats. Manafort a de quoi faire, si Mueller n'a pas gelé ses avoirs. Mais la radinerie de Trump et du GOP pourrait, si ces gens ont réellement quelque chose de fumant à dire, leur coûter cher: à peu près tout le monde à la MB ou qui a été lié à la campagne Trump a aujourd'hui affaire à la justice, donc des frais importants, et la plupart d'entre eux n'ont pas de quoi faire face à ce genre de dépenses. Bien peu de gens en général peuvent se permettre ce genre de sport, si bien que pour beaucoup d'entre eux, cette histoire va les marquer à vie financièrement, voire représenter un endettement sur plusieurs générations de leur famille. -
Une vision amusante du sujet par un expert militaire et conférencier qui note les éléments subtils, et parfois difficilement formulables, qui composent les différences entre un environnement militaire (mais pas que) avec et sans femmes: http://www.martin-van-creveld.com/a-visit-to-warsaw/