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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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A force, ça assomme les sens.
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???? Qué magicienne.... Enfin, bon, même avec ça, qui sait.... Il peut toujours faire un bon jet critique avec 2D10 et faire un bon score. Non? C'est pas comme ça que ça marche? 2 conneries par semaine? Sérieux? Tu tiens pas les comptes, ou tu as établi une gradation entre les trumperies (le plus bas sur l'échelle), les gaffes, et les conneries (et bientôt, avec le concours de la justice américaine, les crimes?), qui te permets ainsi de limiter le quota hebdomadaire? Parce que tout confondu, ça fait un bout de temps qu'on en vient à compter par heures, il me semble. Ou au pire par demi-journées. Sauf quand il y a un discours, parce que là, on compte les bévues par paragraphes.
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Oups, he did it again..... Le Donald a, semble t-il, encore révélé des informations sensibles lors d'une conversation avec le représentant d'un pays étranger, en l'occurrence le président philippin, Rodrigo Duterte: pendant l'échange, il aurait laissé échapper les zones où se trouvent, approximativement, deux sous-marins américains.... Ce qui, paraît-il, ne se fait pas quand on est un président américain responsable, propre et bien élevé, et, accessoirement, soucieux des besoins de politique étrangère, ainsi que de la sécurité de ses soldats et de leurs joujoux très chers: http://uk.businessinsider.com/trump-nuclear-submarine-north-korea-duterte-philippines-2017-5?r=US&IR=T
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On en avait déjà parlé en avril: il y a un vrai "effet Trump" sur le tourisme, surtout des pays musulmans évidemment, mais d'autres coins aussi, qui a commencé à vraiment se manifester dans les réservations (et même les recherches internet sur les destinations US) à partir de l'élection, et qui concerne aussi les congrès professionnels. C'est le "Trump slump". http://www.independent.co.uk/travel/news-and-advice/trump-slump-travel-ban-muslims-us-tourism-holidays-foreign-visitors-a7666461.html http://www.marketwatch.com/story/is-the-trump-slump-real-spending-on-tourism-in-the-us-slides-2017-03-16 http://www.salon.com/2017/03/31/trumps-america-the-trump-slump-in-travel-is-costing-america-billions_partner/
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Politique étrangère du Royaume-Uni
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Berezech dans Politique etrangère / Relations internationales
On en avait parlé sur ce topic pendant les élections, notamment de Palantir et de Cambridge Analytica, ainsi que du pote de Trump (et de Kushner), Brad Parscale, qui a géré le volant électronique/médias sociaux de sa campagne (notamment la collecte de données et de fonds) depuis un site à San Antonio; je ne suis pas sûr de pouvoir retrouver les posts, mais grosso modo, il n'y a rien de très choquant dans ce que tu évoques, du moins selon les critères LEGAUX américains, il me semble. Cambridge Analytica est une entreprise dont Mercer est un investisseur, qui a bossé pour la campagne Brexit, la campagne de Ted Cruz (favori de Mercer initialement) et celle de Ben Carsson, avant de bosser pour Trump. Toutes les campagnes américaines ont recours à ces boîtes. Ca, c'est sur le plan de la légalité actuelle aux USA. Après, il y a les questions de moralité, de principes démocratiques et de la pertinence des législations actuelles face à ces nouveaux acteurs et nouveaux problèmes, et celle de l'organisation et de l'action de forces bien peu démocratiques, voire anti-démocratiques, via de tels moyens; Mercer est certainement au coeur d'un intense effort de l'extrême-droite américaine, ou d'une certaine extrême-droite américaine, pour asseoir un degré ou un autre de mainmise sur le débat public et le pouvoir, y compris par de tels moyens. Il finance (à perte) Breitbart et d'autres trucs du même genre de puis longtemps, par exemple. Et les boîtes mentionnées ont développé leur modèle économique pour, comme le mentionne l'article, opérer selon les règles et moyens des psyops militaires, mais au sein des institutions démocratiques, ce qui correspond en grande partie à un vide juridique ou à des "zones grises" par ailleurs difficilement contrôlables, quand bien même existeraient les mécanismes et/ou la volonté de les encadrer. C'est un des grands débats de notre temps: la collecte de données et leur regroupement et instrumentalisation, la frontière entre microtargetting et manipulation active, la désinformation (surtout organisée et à grande échelle).... Il y a beaucoup de matière à moudre. -
Politique étrangère du Royaume-Uni
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Berezech dans Politique etrangère / Relations internationales
Yep: RebelMedia, ce sont pour l'essentiel des gens avec des conclusions en recherche d'arguments, ce qui les fait sauter sur la moindre anecdote, le moindre bout de statistique, qui va ou peut-être interprété comme allant dans leur sens. Ils en font alors l'info du siècle, au déni de tout ce qui va dans un sens même un peu différent. FoxNews en moins friqué, quoi. -
Politique étrangère du Royaume-Uni
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Berezech dans Politique etrangère / Relations internationales
Attention à prendre tout ce que dit ce gars avec de très grosses pincettes: Tommy Robinson a un passé très chargé, politique (EDL, Pegida UK) et judiciaire (emprisonné pour fraude). Et Rebel Media n'est pas exactement un pinacle de rigueur journalistique, d'objectivité ou de recherche de la vérité, même si, à l'occasion, ils vont chercher des sujets par ailleurs peu ou pas traités. -
Chine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
L'argent est néanmoins dû, et sur cette dette reposent beaucoup de calculs, d'épargne.... L'Etat chinois ne peut en disposer comme il le veut. Qui plus est, elle a été en bonne partie dépensée pour un calcul d'extrême court terme, donc pas de l'argent qui fait des petits, et pas de l'argent qui a servi à réformer ce qui encore aujourd'hui constitue un tonneau des Danaïdes (banques d'Etat, entreprises d'Etat et structures provinciales); la chose n'est donc pas évidente à gérer. Mais le principal problème dans l'histoire est que ce n'est pas un niveau de dépenses soutenable, alors que c'est ce dont a dépendu la croissance depuis presque une dizaine d'années, dans un pays où on disait encore récemment que si la croissance n'était pas à deux chiffres, c'était la récession (rapport à la réalité des chiffres, à la prise en compte de l'inflation, au besoin très fort d'employer du monde -pour la stabilité du pouvoir). Et dans un pays où la fuite des capitaux est, depuis plus de deux ans, réellement macro-économiquement alarmante. Le gouvernement chinois a engagé beaucoup d'argent dans de telles injections de capital dans l'économie pour compenser ces problèmes; en fait, il a engagé l'essentiel de ce qui était assez liquide dans ses réserves. Tout n'est pas alarmant, mais c'est inquiétant, et je dirais que le niveau de fuite des capitaux (non compensé, loin s'en faut, par suffisamment d'investissement extérieur) est un indicateur fort, et problématique. D'ailleurs pas que pour la Chine: beaucoup de ce fric s'est investi à HK (la proche banlieue, où cet argent peut se mettre en standby), mais plus a fui vers l'UE ou les USA, et pas pour servir à quelque chose d'utile, mais au contraire pour alimenter des bulles spéculatives, surtout dans l'immobilier (plus évidemment l'emprunt d'Etat), ce qui pose d'immenses problèmes pour le coût du logement (et de la vie), les coûts d'opportunité d'autres investissements plus productifs.... -
Qatar sur la scène internationale.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Joab dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est le prix de la position géographique: le Qatar est la bite bien protubérante du Golfe Persique .... Il doit donc plus s'avancer que les autres. -
Chine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
L'endettement des provinces, directement ou via les structures d'investissement publiques, est gigantesque, de même que celui des grandes entreprises d'Etats et, au final, des grandes banques publiques qui chapeautent le tout: cela correspond à la frénésie de grands projets d'infrastructure et à la bulle de construction à tout va qui s'est développée depuis 2008-2009, pour pallier à la fin de la bulle exportatrice. Manque de bol, cette bulle de la construction est elle-même entrée en phase de décélération assez rapide depuis 2-3 ans, impactant toutes les économies qui en dépendaient (l'Australie, en tant que grand fournisseur de fer et acier, en sait quelque chose). Le pire est qu'une bonne partie des grands projets ainsi financés, privés et publics, sont des masses de constructions inutiles ou overkill au regard du besoin, ce qui correspond à un vaste surdimensionnement et à des gaspillages sans nom dont le but était de soutenir la croissance à court terme. On voit ainsi beaucoup d'aéroports et gares qui ne servent pas ou peu, des immeubles, villes et quartiers fantômes en quantité phénoménale: investissements purement spéculatifs ou utilitaires pour un pouvoir local, réalisations "de prestige", logements ne trouvant pas de preneurs -ou pas au bon prix-.... -
Ouffff, je m'apprêtais à recevoir ma volée de bois vert et à devoir l'accepter avec l'humilité du pénitent particulièrement honteux, tel le pervers du village devant confesser au prêtre qu'il s'est pignolé devant la statue de Ste Gertrude et/ou en pensant aux miches de la boulangère (évidemment), mais tu m'as donné la "trump card" (pas de jeu de mots) qui me permet de me tortiller hors de ce coin où je m'étais moi-même acculé (ce qui ne veut pas dire "se faire mettre").... Tu cites comme argument un bouquin féministe fondé sur l'idée de patriarchie, foutaise parmi les foutaises. Aaaaaaaah, tu t'es grillé toi-même! Ca fait mal, hein? Merci, merci! Et on a tous eu envie, à un moment ou un autre, de décoincer de la bourgeoise ultra-catho et pète sec, ou de la militante force ouvrière trop zêlée (pourvu qu'elles soient regardables, on en demande pas plus): quand c'est dans le camp adverse, et que c'est contre-un-murable, y'a pas, la biologie parle, et on veut conquérir. Haro sur la bête! Sus à l'ennemi! Oui, mais avec un partenaire 20 à 30 ans plus âgé, donc à mettre dans la catégorie nouvellement politique de "extrême oedipien". Aaaaah, je proteste monsieur! Il y a là procès d'intention, et, si je comprends bien la discussion, accusation d'opinions politiques déviantes et de positions qui ne sont pas miennes. J'ai dit que quand ces remarques sur l'état de leur couple survenaient, je la trouvais MOINS IMBAISABLE (rapport à sa gueule d'alien à force de trop de chirurgie): c'est pas le plat sur lequel je me jetterais spontanément, même si affamé. Et pour la note, si jamais elle devait surgir dans ma tête lors d'un quelconque fantasme, et que -Dieu m'en préserve-, le Donald devait pointer sa trogne orangée aussi, ce serait pour le désormais connu plan "à la russe" tel que montré par le même Donald: pisser sur l'un, et s'envoyer l'autre.... Lequel et lequel, je laisse ça à TON imagination.... Tu vas avoir ça dans la tête, maintenant !!!!! Fais de beaux rêves.
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Un bon angle de vue évoqué par Rachel Maddow hier soir chez Colbert, pour jauger de la situation politique générale de la présidence Trump: c'est une façon assez succincte de résumer la chose, et à mon sens peut-être l'approche la plus pertinente en termes d'analyse politique. Ca fait maintenant un mois que c'est en balance, mais depuis quinze jours, c'est assez clair: la présidence Trump ne fait plus l'actualité, elle la subit. En somme, elle a quasi totalement perdu l'initiative, si on considère le débat public, et cette réalité mouvante et indéterminable exactement qu'est la politique, comme un flot continu évoluant au gré des rapports de force et produisant "l'agenda" général des conversations qui comptent, les opportunités où du capital politique peut momentanément être réuni pour prendre des décisions, faire avancer son cahier des charges, ses candidats et amis, et, qui sait, mettre en place des politiques durables. De fait, depuis quinze jours, l'agenda est plutôt déterminé par l'ensemble de ceux qui enquêtent sur la présidence Trump dans de multiples domaines, et ceux qui appuient ces enquêtes et/ou les mettent en valeur: c'est là qu'il y a du grain à moudre, des carrières à faire/avancer, des adversaires à démolir, des politiques à favoriser ou enrayer/limiter, des futures élections à préparer.... La présidence et la majorité ont encore évidemment bien des pions à avancer et des capacités, parce que le jeu n'est jamais univoque et un tel pouvoir ne peut être complètement bloqué, mais c'est là qu'on voit comment marche la réalité nébuleuse de l'action sur et via l'opinion publique et la population, les corps intermédiaires et les contre-pouvoirs institutionnels (ici le pouvoir judiciaire et les agences de sécurité, surtout), organisés ou moins formels. Mais bref, j'ai aimé la formule: Trump, sa présidence, sa majorité, ne peuvent plus imposer l'agenda, ou même la majorité de l'agenda (de ce qui est discuté, de ce qui décide dans la conversation de qui a raison/tort, de qui est un con ou non, de ce qui est mis au vote avec des chances de passer....), et on est au stade où ils sont essentiellement en train de subir, après avoir grillé inutilement et bêtement beaucoup de cartouches et l'élan (même si très limité) qui était venu avec le Donald, et s'est essoufflé extrêmement vite. Sinon, nouvelles de la maison royale actuellement en déplacement: - avez-vous vu la lamentable conférence de presse Trump-Netahnyahu? On hésite à triple-facepalmer ou éclater de rire face à un Trump qui confesse sans comprendre ce qu'il fait.... Ce qu'il a nié la semaine dernière. A savoir qu'il avait livré (involontairement? Par stupidité pure? Pour frimer et faire comme si il faisait partie du "big boys club") des infos confidentielles aux Russes, et en plus dit d'où elles venaient (ce qui avait rapidement transpiré de toute façon). Interrogé sur le fait, que répond le Trump, devant un premier ministre israélien qui a du mal à cacher son atterrement? Il dit "jamais le mot Israël n'a été dit dans cette entrevue"..... Qui a besoin de caricaturistes, quand il y a ce gars là? - autre trump-erie dans la même conférence, juste après l'atterrissage en Israël: "je reviens juste du Moyen Orient".... Combien de facepalms sont recommandés, là? - Melania a démontré beaucoup de signes d'un dégoût assez prononcé pour son mari, ce qui s'inscrit dans une désormais longue continuité depuis la campagne, où beaucoup de choses ont été révélées qu'elle semblait ne pas savoir. Curieux, mais chaque fois que j'entends une anecdote sur ce sujet, je la trouve un peu moins débandante. Mais évidemment, je suis très partisan: je ne savais juste pas que les penchants politiques pouvaient influencer les penchants priapiques
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Politique étrangère du Royaume-Uni
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Berezech dans Politique etrangère / Relations internationales
J'entends bien, mais je parlais à un niveau individuel: je me trouve (et nous trouve), "comfortably numb" (pour citer, hors contexte, les Pink Floyd), au vu de l'information, et assez indifférent devant l'horreur. On en a abondamment parlé pour le reste: non, ce terrorisme n'est certainement pas une menace existentielle, du moins pas à court ou moyen terme, et l'Etat (donc la nation dans son ensemble) ne devrait pas sur-réagir à la chose, tout comme la classe politique ne devrait pas inciter à la sur-réaction pour favoriser la carrière d'untel, ou obtenir les moyens (financiers, législatifs) de faire trop de trucs qu'on n'accepterait pas en temps normal. Mais sur le plan humain, la "résilience" qu'on invoque parfois me semble surtout une forme d'apathie, d'indifférence à tout ce qui est vu au travers d'une télé (pour l'oeil et le cerveau, quelle différence avec un programme télé plein d'explosions et de meurtres?), par opposition à ce qui peut être vu ou vécu directement, ou via des proches. Il y a cependant une différence entre terrorisme et faits divers: le terrorisme est généralement organisé en réseaux, avec une existence continue. On accepte la fatalité ou le risque de la fatalité, dans la vie courante. Ici, il y a une volonté agissante de nuire, qui a frappé, frappe et frappera à nouveau, avec une idéologie qui fait sa publicité de façon soutenue et agressive, cherchant à recruter en permanence et à multiplier les effets de ses attaques en en parlant et en les inscrivant dans un contexte, une continuité, une stratégie, accessibles (au moins en apparence) à ceux qui regardent et écoutent. Un mari violent (dans la majorité des cas, son crime n'est pas intentionnel/calculé: c'est un moment de colère) ou un conducteur ivrogne n'ont pas de stratégies et, généralement, ne commettent leur crime ou leur bévue qu'une fois (un autre aspect de la chose réside dans les serial killers/violeurs: il y en a infiniment peu, mais on est terrifié/fascinés par eux, on en fait des films....). La peur en partie irrationnelle à l'encontre du terrorisme est qu'il s'agit d'un "agent" pensant et haïssant qui existe de façon durable et s'insère dans notre paysage quotidien potentiel, soit une menace potentielle qui nous vise activement et avec intention: à ce titre, c'est presque interprété de façon personnelle, contrairement au hasard des faits divers, plus tacitement accepté. Son effet, s'il réussit son coup, est de créer un sentiment d'insécurité particulier qui s'ajoute à celui qu'on a en temps normal, mais en est et reste clairement différent dans les esprits. Suivant la nature du terrorisme (et là, le caractère "étranger" de l'Islam joue: voir aux USA le nombre d'attentats commis par des survivalistes/conservateurs/sécessionnistes/tarés des armes/racistes: jamais ils ne sont qualifiés de "terroristes") et son taux de réussite en termes d'attentats et de leur létalité, l'impact en est variable. Mais il reste donc cette différence: les faits divers font partie du paysage, ils sont un fait potentiel de la vie courante (et encore, on cherche à personnaliser: le féminisme a graduellement, dans les esprits, imposé au moins partiellement l'idée que tout homme est un prédateur violent coupable par défaut: la menace a été personnalisée, défactualisée). Le terroriste, lui, est un ennemi. -
Politique étrangère du Royaume-Uni
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Berezech dans Politique etrangère / Relations internationales
Merci Alexis: grâce à toi, je ris, et j'ai honte... Je suis d'éducation catholique, quoi, en somme. Un des points les plus dérangeants pour moi, en occident, est le niveau d'indifférence face à ces événements: ça s'agite et ça hurle beaucoup pendant quelques jours dans une partie de la population, mais en général, c'est "j'y pense et puis j'oublie". Certains diront que c'est la résilience, d'autres que même ce genre d'horreur de petite échelle est désormais intégré à notre façon de vivre, mais au final, ça ne touche réellement que les victimes et ceux qui les connaissent; pour le reste, ça ne change rien, ou, sous une forme ou une autre, ça alimente le discours et/ou la pensée des divers groupes politiques qui voudront y voir un biscuit de plus justifiant leur rhétorique (dans un sens ou un autre: "les islamistes/musulmans sont méchants", ou "c'est la faute aux capitalistes impérialistes qui attirent ces choses", ou encore "nos frères opprimés nous montrent la voie", ou "nos frères croyants nous montrent la voie"). Et pas grand chose de plus, sinon des gouvernements qui, selon le moment, instrumentaliseront la chose pour se donner des airs ou justifier des politiques ayant plus ou moins à voir avec la lutte contre ces phénomènes. Bref, ça fait partie du paysage, désormais, et rien de plus. Et pendant ce temps, comme observé plus haut, l'accumulation crée un ressentiment montant chez ceux qui ont la mémoire un peu plus longue et/ou se penchent particulièrement sur cet aspect particulier des choses qui ne vont pas dans le monde. -
Crise financière mondiale [info only]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
Exactement! Il faut redonner à ces intentions la valeur de marché (on est sur un topic économique après tout) qu'elles sont censées avoir, et qu'on a pas mal laissé se dévaluer depuis un bon bout de temps. Le cours en est à plat parce que personne n'investit assez dedans, et surtout personne n'a très envie d'en faire fonctionner l'appareil industriel, surtout de la façon dont il a été pensé pour fonctionner.... Ce qui s'est beaucoup vu depuis la crise de 2008. Où ai-je bien pu foutre ma guillotine, moi? Ca se planque dans les coins, ces trucs là; c'est si discret. -
Crise financière mondiale [info only]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
C'est un jeu qui devient rapidement perdant, de se mettre en cavale, pour une organisation dont le but est la maximisation du profit à se partager entre quelques personnes/groupes. Les marchés auxquels on vend ne bougent pas (ce sont des populations, des groupes implantés dans une zone donnée), surtout ceux qui sont hautement solvables et offrent de la visibilité à moyen/long terme, de même que les endroits par où circulent les grandes masses d'argent (seules quelques places financières comptent vraiment, et on ne décide pas du jour au lendemain que tout d'un coup, la Barbade ou Panama est le centre de la finance mondiale), les zones d'extraction de ressources, les concentrations de savoirs-faire et les sites de production bien établis (cad rentabilisés, au coeur de chaînes de valeur désormais très complexes), les immenses masses de fric (la majorité, en fait, du "cash" mondial) immobilisées (emprunts d'Etat et parcs immobiliers).... Vouloir bouger vite pour se mettre hors d'atteinte coûterait souvent beaucoup trop cher et forcerait à des ventes d'actifs à perte à grande échelle, des disruptions massives des circuits économiques en place et du modèle économique de l'entreprise en question, des chutes de cours de bourse et de la confiance dans les titres.... On ne parle pas de groupes de super-vilains dont le but premier est la domination d'un pays ou du monde, qui mettent le profit financier au second plan, ou de hedge funds n'ayant que des actifs liquides ou très liquides pouvant changer de lieu en quelques décisions et clics, là. On parle de vastes groupes extrêmement dépendant de leur architecture économique, de leurs logiques et inertie existante, des anticipations faites sur leurs activités, des groupes qui sont hypersensibles à des variations infimes de leurs cours de bourse dont des fluctuations mêmes mineures déclenchent des guerres d'alcôves dans et autour des boards, et des batailles sanglantes dans leurs directions, et où non pas des pertes, mais même juste un peu moins de profit que prévu/fantasmé remet en cause bien des choses, fait virer des gens, changer des alliances, bouleverser des stratégies.... Parce qu'il s'agit, au sommet, d'individualités essentiellement concurrentes (voire carrément en opposition à peine calmée) en petit nombre dont le seul but est d'empocher autant que possible aussi vite que possible (et "vite" aujourd'hui est beaucoup plus court qu'il y a encore 15-20 ans, et une fraction minime de ce que c'était il y a 40 ans). Il faudrait une sacrée révolution culturelle pour que ces groupes de gens, en tant que classe, pour ainsi dire, commencent à se dire "et si on prenait la direction des Etats, peu importent les pertes financières pour les 5, 10 ou 15 ans à venir jusqu'à ce qu'on y arrive". Quand à se constituer des armées de FS ayant une capacité de nuisance significatives, ce que j'ai dit plus haut demeure: ça implique une certaine taille, et un "écosystème" socio-économique et politique autour des implantations dont ces troupes ont besoin si elles doivent exister pour plus que quelques mois. Le modèle des SMP actuelles dépend de la bonne volonté des Etats solides, des candidats initialement formés par/pour ces Etats, de la relative petite taille et spécialisation des opérations.... Seul cet environnement leur permet de minimiser leurs coûts en jouant les agences de travail militaire temporaire. Si on commence à parler réellement d'armées privées, cad quelque chose ayant une taille de nature à pouvoir changer une situation géopolitique d'une certaine taille (province, pays, région?) ET à maintenir la nouvelle situation ensuite, c'est un tout autre jeu, et un tout autre modèle qui sont requis, un modèle qui ne sera plus qu'économique, mais aussi social et politique (ce qui les rend ciblables, et hautement destructibles). Pour quelle raison de grandes multinationales cotées en bourse souhaiteraient ça, si même elles le pouvaient? Elles se contentent d'un rôle parasitaire, potentiellement fatal à leur environnement physique/économique/sociétal/juridique à terme, avec, sur le plan militaire, des besoins limités à des petits groupes de gros bras tapant au niveau microlocal, et sinon à un outsourcing auprès d'Etats sous influence (c'est là que le rôle parasitaire peut devenir dangereux, à force de la croissance de la taille et des exigences de ces entités). -
Crise financière mondiale [info only]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
D'accord sur les armées privées et autres capacités de nuisance/d'agression, mais ces choses requièrent des enclaves territoriales (bases d'entraînement/logistiques et logements, implantations, structures de soutien....) car ceux qui les utilisent sont physiquement quelque part et ne peuvent être des nomades permanents, surtout si on parle de capacités significatives qui, à un moment, doivent être réunies pour obtenir une vraie puissance même si limitée au registre de la nuisance et de l'action ponctuelle. S'ils constituent vraiment des armées privées un jour (et je ne parle pas de petites troupes de mercenaires là pour mater quelques villages autour d'un gisement pétrolier), ces groupes auront besoin d'implantations territoriales significatives, de la sécurité qui doit les entourer (les unités sont faites de gens, les gens ont des familles et veulent une vie, et l'assurance que cette vie sera toujours là au retour....), ce qui implique des logiques différentes, précisément d'ordre étatique (accommodements avec les voisins, calculs sécuritaires, besoin d'assurer l'ordre social dans sa zone....). Même en "achetant"/contraignant des Etats faibles à de tels arrangements, ils ne changent pas la chose: ils intègrent un nouveau jeu, qui implique de gérer une population, de se territorialiser, de plus s'exposer... Quand je parle d'absence de nouveauté, note bien que j'appréhendais la chose sous l'angle matérialiste: ce que j'appelle "féodalité", dans cette continuité historique, est la notion de capital en général: il se trouve effectivement que l'essentiel du capital "qui compte" au Moyen Age, c'est la terre, la propriété foncière en général et ce qu'elle permet (production et participation à un ou plusieurs secteurs de marché, réservoir d'hommes, distribution de morceaux et de droits divers pour constituer une clientèle, espace de manoeuvre, profondeur stratégique, places-fortes....), mais les mêmes principes s'appliquent à ce que l'on décrit pour l'époque actuelle, juste avec des formes plus ou moins différentes selon les cas. Mais on ne peut si aisément résumer l'entité multinationale à une espèce de nébuleuse insaisissable bougeant tout le temps: les structures de décision, production et vente (quartiers-généraux, design, marketing, manufacture, distribution) sont des implantations durables dont on ne se débarrasse pas en un éclair sans perdre l'essentiel de leur valeur au passage et bouleverser les réseaux de marchés (et espaces politiques qu'elles influencent et/ou achètent) dans lesquelles elles fonctionnent. Les décideurs eux-mêmes, comme les grands actionnaires, sont tout aussi "physiques" et aussi peu fondamentalement mobiles (un individu, surtout riche, peut disparaître, mais il n'est alors plus qu'un individu avec du pognon, plus un décideur économique avec capacité de nuisance géopolitique): ce ne sont pas des fantômes intouchables et insaisissables. Qui plus est, ces structures multinationales ne sont pas faites (et ce ne serait pas économiquement viable de le faire) pour soutenir un "assaut" sur des pans un peu significatifs de leurs activités: enlève brutalement l'intégralité du marché français à Total (puisque c'était l'exemple mentionné) par confiscation de ses actifs, et regarde ce que deviennent la société et son cours de bourse, quand bien même ce n'est pas la majorité de son CA qui est réalisée en France. Si à l'inverse on en reste au stade actuel, ça n'empêchera pas le mécontentement de grimper à leur encontre, surtout à mesure que le capital se concentre toujours un peu plus dans un nombre plus réduit de mains, surtout de mains qui décident réellement des choses. On peut arguer que cette situation d'instabilité économique/sociale rendra le contexte économique plus fragile, et moins capable de créer de la croissance, donc impactera lourdement l'activité de ces boîtes, bien avant qu'elles ne puissent réellement amorcer un virage qui en ferait des entités géopolitiques plus classiques. C'est très discutable. Mais le fait est que leur puissance actuelle est consubstantielle de l'ordre étatique et de son maintien, soit d'un espace de stabilité (donc de marché) suffisant à ce dessein.... Et c'est cet ordre qu'elles rongent de façon aujourd'hui -et depuis un bail- significative. Sans lui et le relatif niveau de certitude (géopolitique, politique, social, juridique) qu'il assure pour le présent et un futur assez éloigné, elles n'existent plus. Et je ne crois pas qu'aucune d'entre elle ait les moyens ou l'inclination pour se substituer aux services rendus par les Etats (par leur simple existence, leur continuité, ce qu'ils assurent, ce que l'espace créé par leurs équilibres et relations permet). Il serait temps de revaloriser/actualiser le coût de ce service à l'échelle globale. -
Arabie saoudite, le pays et son influence internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Ou du niveau de cynisme et d'irréalisme dans les dépenses saoudiennes, ainsi que de l'opacité générale sur leurs moyens et la possibilité que le pays s'enfonce dans la mouise. -
Arabie saoudite, le pays et son influence internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Vrai, mais l'AS est le poids lourd de telles entités, et par une marge telle que sa situation résume bien souvent celle des autres. -
Arabie saoudite, le pays et son influence internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Les observations de l'article cité par Goya sont très justes, mais le scénario alternatif que le journaliste évoque me semble très irénique, outrageusement optimiste sur les vertus du processus démocratique (ou aveugles aux conditions nécessaires à son fonctionnement), voire plus qu'un tantinet utopique. Maintenant, c'est sûr que, comme dans le cas des élites dirigeantes chinoises, toute politique menée en AS a pour objectif n°1 la survie et l'intérêt de la famille régnante, aux dépends du pays s'il le faut. -
Oups, my bad: le tweet mettait du temps à apparaître, alors j'ai zappé.
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Crise financière mondiale [info only]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
Bien, que ces boîtes continuent.... Et quand elles seront mûres (mais pas trop), on leur déclarera la guerre à l'ancienne.... Je sais, c'est un doux rêve. Mais fondamentalement, ça n'a rien de nouveau: c'est de la féodalité pure et simple, ces entités étant des seigneurs ayant des terres dépendant de plusieurs suzerains et jouant des limites et degrés d'incompatibilités de droits différents, de la faiblesse des Etats centraux, du niveau d'influence pouvant être acquis auprès de chacun d'eux pour les rendre peu enclins à agir, de la concurrence entre ces suzerains pour obtenir un effet similaire.... Qu'y a t-il de "nouveau" dans le phénomène? Ca n'a juste pas été vu en occident depuis quelques siècles. -
Annoncées l'an dernier, 6 brigades spéciales sont en cours de formation aux USA, la première devant être opérationnelle en octobre; je ne sais pas si on l'avait signalé l'an dernier, quand elles avaient été annoncées (et je ne sais pas si c'est le bon sujet pour en parler), mais c'est un sujet qui m'intéresse, et un concept que j'aurais tant voulu voir transposé en France. Les Security Forces Assistance Brigades (SFAB) sont des "brigades squelettes" faites d'officiers et sous-officiers expérimentés destinées à éviter que les missions de soutien, de conseil et d'entraînement (missions TAA: "train, advise and assist") auprès de forces étrangères ne ponctionnent des ressources sur des unités combattantes existantes, et à développer une expertise particulière dans le domaine (pour ce dernier aspect, reste à voir si les Américains seront capables de réellement avoir une doctrine sachant gérer les différences culturelles et matérielles: on se rappellera des fantassins afghans dont ils ont persisté à vouloir faire des panzergrenadiers à l'occidentale). Chacune de ces brigades comportera environs 500-530h (donc que des officiers -environs 360- et sous-offs avec du bagage) aussi aptes à former la colonne vertébrale d'une brigade de combat standard, américaine ou autre. C'est pour moi, et évidemment s'il est réalisé intelligemment et pourvu convenablement, un excellent concept de multiplicateur de puissance, et un bon outil diplomatique.
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Eminem, GreenDay et plein d'autres: l'incarnation de ces générations d'enfants banlieusards élevés à la ritaline et au Xanax, "diagnostiqués" avec des trucs plus ou moins inventés comme le "trouble de l'attention" (Attention Deficit Disorder ou Attention Deficit and Hyperactivity Disorder, selon les cas.... Le deuxième étant aussi appelé "être un garçon" dans d'autres contrées) et autres fadaises destinées à pathologiser tout comportement pour en faire une pompe à fric et éviter aux parents d'avoir à.... Parenter. On met les gamins sous pilules, on laisse à la télé le soin de les éduquer, et on blâme les profs pour tout ce qui va pas: la sainte trinité de l'éducation américaine des dernières décennies.