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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Mouais, m'enfin cette première page ne me dit toujours pas qui a buté Enrico Mattei. Meunon voyons. Choisis ta raison: - parce que c'est Meuwica, et qu'ils ont inventé la liberté , et la démocratie et le bien dans le monde - parce qu'un "regime change" suppose ensuite une phase de reconstruction massive, pour la stabilisation et le peacemaking (celui qui se fait sans un Colt, éponyme ou non).... Et que si tu fais ça à l'étranger, c'est bien parce que c'est Halliburton qui reçoit le contrat (où 70% des trucs sont surfacturés et/ou inutiles), mais que si tu le fais à domicile, qui que soit le récipiendaire, c'est du socialo-pinko-bleeding heart-communism, et c'est donc mal Y'a erreur sur la personne, cher collègue: je suis pas dans l'équipe des "lizard people": c'est le bureau à côté. Moi, je suis dans la section £*%&mf!µ de l'organisation. Et j'irais jamais en vacance dans le Golfe: quand tu sais ce que tu risques de choper en allant t'y baigner.... Et en plus, pour ce qu'il y a à voir là-bas. J'arrive toujours pas à piger comment ça peut devenir touristique ce coin. Et puis.... Le GAFFIOT?????!!!!!!! [Mode Trauma aigu ON] NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNN!!!!!!! Pas de latin!!!!!!!!!!! Plus jamais de latin! Comment Oses-tu?! DEODAMNATUS! PODEX PERFECTUS ES! UTINAM BARBARI SPATIUM PROPRIUM TUUM INVADANT!!!!!! PERITE ET EDE FAECAM, IRRUMATOR! DERIDEO TE, FELLATOR!!!! [Mode Trauma aigu OFF] C'est quand même mieux et moderator-proof, et même pas forcément offensant, quand c'est dit en latin : plus classe. Mais bon, faut pas me refaire vivre l'expérience des cours de latin: ça me rend moins aimable. Juste pour la route, une qui m'a fait marrer (et qui ne vise personne, et surtout la maman de personne), une petite "your momma joke": "Mater tua tam obesa est ut cum Romae est urbs habet octo colles!" (ta mère est si grosse que quand elle va à Rome, y'a 8 collines).
  2. Nos braves urnes à bulletin papier devraient pouvoir échapper au hacking russe..... Non? Sans doute aussi au niveau du décompte global. Puis la période de campagne électorale est nettement plus courte, moins encline du coup à laisser quantités de fausses nouvelles et faux débats prendre racine et se développer, ce qui nécessite plus de temps, non pour qu'ils apparaissent, mais surtout pour qu'ils puissent atteindre suffisamment de monde et métastaser dans leurs caboches à un point capable de biaiser la réalité autant que ça a pu être le cas dans une portion aussi conséquente que ça a pu être le cas dans l'électorat américain: développer des réalités alternatives qui en viennent à dominer un pourcentage conséquent des esprits et constituer leur univers de référence, ça prend du temps. Je ne vois pas l'univers médiatique français, et le contexte électoral français (ou allemand, pour être franc), être vulnérables au même degré que l'américain, non parce que les Européens seraient plus malins ou moins crédules, non parce que les mêmes mécanismes ne pourraient pas oeuvrer, mais plus en raison des modalités et principes de fonctionnement, et surtout des délais. Pffff, t'façon, j'avais des notes de merde en latin. Et puis Virgile, hein, qu'est-ce qu'on sait de lui, après tout: quasiment aucun élément biographique n'existe! Si ça se trouve, il est né au même endroit qu'Obama, ce lieu mystérieux (encore remis en question hier par le shériff sortant de Maricopa et un Trumpiste aigu, Joe Arpaio, qui dit maintenant avoir des preuves que le certificat de naissance du président est faux) d'où viennent plein de trucs zarbes.... Et où on n'apprend pas forcément le meilleur latin. Na, na, na, na, na et re-na. Nanèreuh! Le cafetage au boss sur des trucs vrais ou pas? Le crachat dans le café? la campagne de ragots pendant les pauses? la dénonciation à la compta que la personne pique des ramettes de papier? Les coups de fil anonymes à l'épouse du collègue pour dire avec qui il couche au bureau? Il s'est sûrement taillé un énorme empire personnel, et sans doute pas en majeure partie pour des raisons d'avidité personnelle (y'en a, mais y'a pas besoin de tout ça): dans ce genre de système, tu ne dures pas si tu ne pèses pas très lourd par toi-même, hors des fonctions de président/ministre/gouverneur/chef de faction. Il te faut quelque chose qui ne dépende que de toi en tant que personne, parce que tu ne peux pas dépendre de trop de monde, que tu ne peux avoir confiance en suffisamment de gens, et que tu dois avoir des trucs à distribuer. Et à l'échelle de la Russie, ça veut dire qu'il faut vraiment beaucoup. Regarde ce qui est arrivé aux St Empereurs germaniques ottoniens quand ils ont cessé de posséder le "heartland" du royaume de Germanie en propre. Quand c'est le cas, les pouvoirs "officiels" donnés par un régime deviennent plus théoriques qu'autre chose, et ce d'autant plus que si cette masse de capital n'est pas détenue par le pouvoir, elle est détenue par d'autres, qui sont autant de contre-pouvoirs ou d'adversaires. Poutine n'aurait pas le degré d'autorité qu'il a sans un énorme patrimoine, le genre de truc qui pèse lourd macro-économiquement: il serait très limité question pouvoir, ou mort, ou les deux . Un autre sujet: après une très longue période de décompte et d'incertitude, le gouverneur de Caroline du Nord a du admettre la défaite, mais du bout des lèvres, malgré son extrême impopularité et son bilan très contesté. Mais le parlement, dominé par les républicains, a, ces deux derniers jours, opéré des changements qui sont considérés comme un coup d'Etat, modifiant les prérogatives du poste de gouverneur à tel point qu'il est réduit à une quasi impuissance, surtout dans le domaine électoral (le gerrymandering en tête). A l'arrivée de Pat McRory, c'est l'inverse qui avait été fait, les pouvoirs du gouverneur avaient été grotesquement augmentés, notamment son pouvoir de nominations (patrons d'universités, d'autorités locales, boards électoraux -qui sont cruciaux pour supprimer le droit de suffrage sur certaines personnes ou catégories-....), qui avait été porté de 500 à 1500 postes à nomination discrétionnaire pour McRory, et qui a été rabaissé à 300 hier.
  3. Y'a toujours moyen de moyenner, surtout que le Poutine, au moins avec la partie liquide de ce qu'il possède, a du faire comme tous les autres oligarques russes: il l'a envoyée à Londres, NY et HK pour faire des petits. Sans compter qu'on parle là de services secrets, pas d'un oligarque jaloux qui veut acculer un adversaire à la dèche: y'a plus de moyens d'action. Si une entreprise possédée par Vlady a soudain plus de mal à trouver des débouchés, des clients importants qui se pointent, impliquent des investissements, puis se désistent, voire disparaissent brutalement, si des personnages clés des mêmes entreprises vladimiriennes se mettent à disparaître, ou avoir des tas de problèmes (judiciaires, personnels, financiers.... Voir un cas aigu de "vita interruptus" -quoique ça c'est un peu mélodramatique, même si ça révèlerait le niveau de gravité auquel les ricains évaluent ce problème),... Le message devrait passer. Le vrai problème dans l'histoire est que ces choses prennent du temps, et c'est précisément ce qu'Obama n'a plus; et celui qui arrive en janvier ne semble pas accorder à la chose une grande importance, même si ça risque de lui nuire assez vite, pour peu que la polémique continue à enfler. Qu'on se le dise, les Russes sentent toujours le souffre aux USA et dans les instincts de beaucoup de décideurs là-bas, malgré la récente mode de Pouto-tropisme dans une certaine partie de la droite autoritaro-conservatrice, et malgré la petite niche que RT est parvenue à se tailler dans la gauche "liberal". Ca facilite un certain niveau de consensus, le roulement sur une pente déjà préparée, que personne n'a jamais aplanie en 25 ans (et les tendances de Poutine depuis une dizaine d'années n'ont pas aidé).
  4. Le truc du moment, c'est que les services américains seraient en train de lister précisément la liste des propriétés et intérêts de Poutine (soupçonné d'être l'un des hommes les plus riches du monde, sinon même le plus riche) pour lui porter des coups financièrement, histoire de voir si ça le gratte.
  5. Oui, ton premier post m'avait fait tiquer: techniquement, s'ils s'opposent, le vote peut passer au Congrès, à moins que les grands électeurs ne se mettent d'accord sur un candidat; et il y a un flou pour savoir s'ils peuvent se concerter pour un candidat qui nétait pas/plus dans la course: le nom de John Kasich avait été prononcé par plusieurs grands électeurs, parce que c'est un républicain (respect du sens de l'élection) et que c'est le seul à ne pas s'être prononcé pour Trump. Si ça passe au Congrès, c'est vraiment "rien ne va plus". Pour la note, il y a au moins un précédent: regardez l'élection présidentielle de 1876, où le vainqueur démocrate (cad un raciste élitiste du vieux sud) cède la place après négociation au perdant républicain Rutherford Hayes via un deal consistant à laisser la présidence en échange de la fin de l'occupation du sud et de celle des statuts de la reconstruction.
  6. Putain! Assange doit être vraiment dans la merde s'il en est à aller chez Hannity, techniquement partie du camp "ennemi", et pour toute personne normalement constituée (à moins d'être dans la droite tarée US, taré tout court ou à fond dans la mouise), l'un des endroits à éviter dans le paysage audiovisuel, surtout quand on tient à avoir/garder un peu de crédibilité. La carrière de Bocelli est devenue problématique, pour accepter ce genre de ticket?
  7. Rôôô! Tu vas pas t'y mettre, toi aussi, à voir la main de Vladimir partout. Pis ça sonne plus latino. Et vu l'audience de la donzelle (pas énorme, mais constante), tu risques d'offenser beaucoup de mère de famille banlieusardes républicaines, à critiquer ainsi la petite "all American girl" bien proprette, du genre que les conservateurs aiment à mettre en avant (une Britney Spears des débuts, avant les conneries et le dépucelage pré-nuptial, moins les chansons faussement trashy), dans le même esprits que les nôtres aiment ou aimaient cantonner leurs fillettes au registre Sissi impératrice. Il va certainement être tenté sur le coup, pas tellement pour la fille elle-même que pour l'idée qu'il aime à se faire qu'il pourrait donner dans ce registre en public.... Et arriver à s'en tirer sans conséquences. Une version un peu plus hardcore et trash que ce que Chirac avait fait après son élection: se montrer sans calecif à la terrasse de Brégançon, se faire prendre en photo par un journaliste de Match, et montrer qu'il pouvait empêcher la photo (pourtant une mine d'or pour le scandale) de jamais paraître.
  8. Tu as entièrement raison, et viens par là-même de résoudre cette vieille énigme: Cheney a donc utilisé le nom d'emprunt Palpatine, restant assis engoncé sur son trône à donner des ordres. Cf Rogue One: en faisant des prequels. pas besoin que l'Empire survive. Donc je confirme: les Siths sont des taffioles.
  9. C'est faux. La preuve: La ressemblance est frappante: D'un autre côté, des doutes subsistent pour le rôle exact de M. Cheney dans l'Empire galactique: Mais de toute façon, Empereur ou Vader, ce sont des tapettes à côté de notre Armand national: the Cardinal rules! Parce que lui au moins a eu une oeuvre qui lui a survécu. Lui, il a réussi, contrairement à ces fiottes de Siths avec leur soi-disant "Force" et surtout leur côté obscur, celui qu'ils ne torchent que rarement (c'est pour ça que ce qu'ils font pue et se fait nettoyer)!
  10. !!!! Le genre de petites nouvelles qui fait marrer: l'inauguration d'un président américain est une lourde opération logistique, un événement qu'on veut aussi bien visuel pour la masse de gens qu'on attend au sol, que télévisuel pour la nation et le reste du monde. Il faut de tout, de la couleur, des ballons, des banderolles et symboles en tous genres, une grande foule (pourquoi qu'ils la font en janvier s'ils veulent une grande foule? Quels cons ces ricains!), des célébrités et personnes notables de toutes sortes, des enfants en pagaille (mais ordonnée la pagaille, hein!).... Et de la musique. Pour ce dernier point, il faut de la star du show biz, de l'orchestre militaire, mais aussi des orchestres "civils".... Et ceux-ci sont volontaires, généralement issus des écoles publiques ou universités de Washington et des environs (Maryland et Virginie, plus Delaware). Pour la première fois depuis des décennies, aucun de ces orchestres n'a postulé pour être présent à l'inauguration, ni ceux de Washington, ni ceux des comtés environnants (fallait peut-être pas nommer DeVos à l'Education.... Ou dire les trucs qu'il a dit en campagne... Vu que Washington est une ville majoritairement noire, et ses banlieues aussi). De même, aucune célébrité -enfin, de celles qu'on veut avoir dans la photo ou sur la bande son- n'a accepté de venir. Pour l'instant, ce qu'on voit généralement comme le morceau de bravoure d'une inauguration (l'hymne national), chanté par un/une soliste (ou plusieurs stars à la suite), sera le fait d'une chanteuse de 16 ans, ex de "America's got talent", Jackie Evancho (qui a eu un succès raisonnable depuis): elle est très douée, donc ce sera bien chanté, mais sans doute pas à la hauteur de ce que la vanité de Trump préfère. L'équipe Trump en charge du dossier aurait offert des postes d'ambassadeurs à au moins deux agents (des "talent bookers") spécialisés dans de tels événementiels, pour amener au moins une célébrité "A-list". Du coup, la présence de Kanye West lundi dans la Trump Tower prend une autre couleur, quoiqu'il ne soit pas le genre à qui on confie les moments lyriques comme l'hymne national.
  11. Premièrement, les Séouds n'ont pas été "choisis" par les Anglais: bien que bénéficiaires d'une aide anglaise (comme d'autres tribus), ils ont chassé le pouvoir que les Anglais avaient mis en place (les Hachémites, qui avaient l'absolue priorité) en 1924-25. Les Anglais n'ont commencé à réellement les sponsoriser (cad comme option prioritaire) qu'ensuite, dans l'optique d'un territoire unifiant la péninsule (moins ce qu'ils voulaient pour eux-mêmes sur les côtes), quand c'était plus très utile (pas vital) du point de vue saoudien, qui pouvait aussi commencer à avoir plus d'options... Jusqu'à ce que du pétrole soit découvert en 1938, ce qui leur en offrait encore plus. Ensuite, depuis le tout début, le pouvoir des Séouds a dépendu d'un trépied rendu un peu stable par l'argent du pétrole (enfin, initialement par la force, avant que le pétrole ne commence à vraiment couler): - la force de leurs "royaumes" (le Nejd, puis le Hejaz pris aux Hachémites), de la garde des lieux saints et de leurs réseaux, atouts auxquels s'est ajouté le pétrole - le soutien (acheté et contraint) d'autres grandes entités féodales dans le royaume - enfin et surtout le clergé wahabite, présent partout dans le pays et détenant une très importante "power base" temporelle (y compris initialement et encore potentiellement des forces militaires/miliciennes: les Ikhwans des débuts par exemple) en plus de son influence spirituelle omniprésente et des moyens (de diffusion, de redistribution, de soutien, de contrainte) de la répandre. Les Séouds ont commencé comme des rigoristes religieux, premiers soutiens du wahabisme avec les institutions duquel ils gardent un rapport étroit mais aussi ambigu. En ce qui concerne le pouvoir, il est surtout clair qu'il y a avant tout un duopole de fait entre le trône et l'autel, pour ainsi dire (et les "féodaux" comme force d'appoint), et que ce duopole n'est pas si stable. Mais pour ce qui est du domaine religieux, pas la peine de chercher des "modérés" dans les autres entités tribales/féodales: ça n'existe pas, et même si c'était le cas, le clergé wahabite est trop omniprésent, trop puissant, trop riche et trop influent auprès de tous ceux en mesure d'avoir du pouvoir, pour qu'un changement soit possible sans faire exploser l'Arabie Saoudite.
  12. Ils croient vraiment que c'est un truc qui va influer significativement sur l'attractivité touristique du Japon? Illusions, illusions. Surtout que vu le coût des choses dans le pays, ça va pas être des casinos bon marché (outre le fait que de toute façon, le principe de ces trucs est qu'on perd tout ce qu'on mise).... Et en plus ça risque de faire mal aux petites salles de jeux et à tous les endroits avec un patchinko. Pitié non: j'ai une pleine vue sur la Tour Eiffel (du 1er étage jusq'au sommet) sur tout un côté de mon appart, dont ma cuisine.... J'aimerais autant éviter de gerber quand je m'empiffre, ça fait mauvais genre. Foutez des bannières "hello Donald" sur chaque arbre des Champs Elysées si vous voulez (m'en fous, pas mon coin), mais épargnez la vieille Dame de Fer (la vraie, pas la rosbife), et ma digestion (surtout). En plus, des bannières "hello Donald" pourront être interprétées comme doucement ironique par les Français (et seulement eux): vu que c'est pas un prénom usité par chez nous, le seul Donald qui existe dans les esprits (avant la tache de rousseur), c'est celui qui se balade cul nul (avec des plumes dessus), un bec et un bérêt, avec un sale caractère et pas beaucoup de neurones.... Notez bien que pour deux ces derniers traits, ça marche pour les deux.
  13. Ca plus le fait que la très grande majorité des trucs qui portent son nom ne sont pas à lui. Mais bon, ça fait au minimum 713 millions de dettes qui lui pendent au cul depuis un bail, avec un groupe qui ne peut dégager suffisamment de cash chaque année pour significativement faire baisser la facture. Et ça, c'est uniquement l'argent qu'il doit à des entités connues; des banques, qui sont toutes déjà bien représentées auprès du Congrès et oeuvrent pour obtenir les politiques qu'elles veulent, pesant infiniment plus que l'électorat ou l'intérêt du pays (notamment vu que tout parlementaire passe entre les 2/3 et les 3/4 de son temps à collecter des fonds, pas à légiférer). Or, on avait déjà signalé ça parmis les premiers conflits d'intérêt de Trump, il va désormais être le patron des agences qui gèrent les contrats avec certains de ses hôtels, notamment celui de Washington et celui de NY, deux grands bâtiments, anciennement de la poste américaine. Et ces agences sont en conflit juridique avec Trump (pour celui de Washington, depuis 2 jours après l'élection, le groupe ayant déposé une plainte): si le loyer baisse significativement, de même que les impôts, sur ces établissements, surtout dans les proportions réclamées par la famille Trump, le cash généré va beaucoup aider. Mais le deuxième niveau de dettes est encore plus "intéressant": les partenariats dans lesquels il s'est impliqué cumuleraient au moins 2 milliards de dette, dont un emprunt de 950 millions auprès de Goldman Sachs et de la Bank of China. Deux entités avec lesquelles le Donald va se retrouver constamment en affaire au nom de son pays, et doublement pour GS: au sein de son cabinet, et face à leur lobbying à Washington. S'il veut que son business génère du cash, Donald le particulier aura plus qu'intérêt à faire pression auprès de Donald le président pour obtenir plein de trucs sous de multiples formes, directes et indirectes, afin de pouvoir baisser son endettement et celui des projets où il est partenaire, en plus de tout ce qu'il a intérêt à faire et inciter pour toucher des pépettes -ou en faire toucher à ses enfants- directement. La nomination par Duterte d'un chargé d'affaire de Trump (littéralement le mec qui envoie à Trump son chèque pour ses investissements au Philippines) pour aller à Washington semble aller dans ce sens. Et comme le dit l'article, si l'actuel conflit entre le DoJ et Deutsche Bank n'est pas résolu avant le 20 janvier, c'est Trump lui-même qui sera de fait le responsable ultime de la négo, lui qui doit plus de 360 millions à la banque allemande à qui l'Etat US réclame à son tour 14 milliards. Vous croyez que si la dette de Trump disparaissait soudain, ou diminuait dans des proportions importantes suite à une "renégociation", et que la facture pour DB diminuait parallèlement, sans qu'il y ait rien de prouvable, le Donald assumerait sans la moindre honte et continuerait comme si de rien n'était? Personnellement, je pense que ça va vraiment avec le personnage, qui ose beaucoup, voire tout (preuve qu'il est en fait fondamentalement con, puisque c'est comme ça qu'on les reconnaît?), et assume pleinement son hypocrisie quand quelqu'un arrive à lui mettre publiquement le nez dans sa merde. Ca et son comportement litigieux (aucun vrai milliardaire ne se fout dans autant de procès en permanence, ne va porter plainte pour tout et rien....), qui semble vouloir créer suffisamment d'apparence de situations troubles juste pour pouvoir dire que rien n'est sûr parce que rien n'a été catégoriquement prouvé, alors qu'en fait beaucoup l'a été (contre lui), mais que le bruit juridique qu'il crée noie tout, préservant ainsi la seule chose à laquelle il tient, son image (qu'il s'est bâtie avec une bonne portion de crasse inclue, pour éviter d'avoir un personnage impeccable, donc facile à noircir). Après, la question sera de savoir ce qui pourra lui être légalement reproché (et en temps utile), et comment l'opinion américaine, surtout dans la portion (majoritaire) de son électorat qui n'est pas faite de fans, prendra la chose, quand les interrogations se multiplieront, quand beaucoup abuseront des sous-entendus, accusations, mises en évidence.... De conflits d'intérêts. Mais aussi quand beaucoup de ces conflits seront présents au coeur même de décisions sur des sujets importants: taxation, dialogue social, et plus encore, relations internationales. Erdogan a déjà porté ce qui ressemble à un premier coup, en enfermant le partenaire turc de Trump.
  14. Retour au sujet? Rex Tillerson a 41 ans de carrière dans Exxon (il n'a jamais travaillé pour qui que ce soit d'autre), qu'il a présidé ensuite de 2006 à aujourd'hui après avoir été dans les sphères dirigeantes de l'entreprise pendant plus de 10 ans. L'essentiel de son patrimoine restera lié à Exxon suite à sa prise de fonctions comme SecState, et vu son ancienneté, on peut légitimement se demander où va sa loyauté, quels sont ses tropismes les plus instinctifs (outre ses préférences objectives et choix motivés par l'intérêt personnel). Les "recommandations" qu'il a reçu cette semaine de Condoleeza Rice et Robert Gates ont été peu signalées par la presse comme "teintées" de suspicion, là où il aurait du être mentionné que ces deux personnes aux bilans et qualités certes éminents, sont aussi aujourd'hui.... Des employés et obligés d'Exxon. Outre les désormais 5 GoldmanSachsiens présents dans le nouveau gouvernement (sans compter les nombreux "vice", "deputy" et "assistant" qui les accompagneront sans doute), on trouve beaucoup de "gens du pétrole": le dernier en date est évidemment Rick Perry, l'ancien gouverneur du Texas (chose qu'on ne peut être, en tout cas côté républicain, qu'en étant dans la poche de l'industrie pétrolière), qui sera le nouveau Secrétaire à l'Energie, un ministère qu'il a jadis, en tant que candidat présidentiel, dit vouloir abolir. Le nouveau patron de l'Environment Protection Agency, Scott Pruitt, attorney general de l'Oklahoma (un Etat "pétrolier"), est lui aussi un homme très lié à l'industrie pétrolière, et, on l'a déjà signalé, quelqu'un qui a dit vouloir abolir l'EPA. Wilbur Ross (CEO milliardaire), le futur Secretary of Commerce, est lui aussi extrêmement lié aux industries de l'énergie (pétrole, gaz et charbon). La nomination importante qui intéresse le secteur des énergies fossiles est le Secretary of the Interior, qui contrôle la gestion des ressources nationales, le transport de l'énergie et les terrains (et leurs sous-sols) dont l'Etat fédéral est propriétaire: parmi les favoris, on trouve Robert Grady (milliardaire de l'Oklahoma, patron de Continental Ressources) et Forrest Lucas (president de Lucas Oil), mais aussi Mead Treadwell, ex-lieutenant governor d'Alaska (cad un factotum de l'industrie pétrolière), Cynthia Lummis, une élue du Wyoming qui a consacré une grande part de son activité à l'industrie des hydrocarbures d'où elle a tiré l'essentiel de ses financements de campagne. Il semble finalement que ce sera Ryan Zinke, un ex Navy Seal et géologue, élu du Montana, qui a passé sa carrière au Congrès à travailler pour le secteur énergétique, contre toute forme de taxe foncière et contrôle environnemental, et pour l'exploitation des terrains fédéraux (à noter cependant, il s'est opposé -contre le GOP- au transfert de ces propriétés aux Etats, plus facilement achetables par les pétroliers/gaziers). Bref, les pétroliers/gaziers, les banquiers et les généraux sont très bien représentés dans le nouveau gouvernement américain: une combinaison qui a sa propre ligne de politique étrangère.... Bien connue. Rappelons que l'une des premières actions de Tillerson comme CEO d'Exxon en 2006 fut d'aider Idriss Déby à foutre par terre l'accord des Nations Unies de 2003 (qui incluait notamment le financement du pipe line de 1000km à travers le Tchad et le Cameroun) chapeauté et financé par les USA, pour foutre dehors les autres pétroliers inclus dans l'accord. Au prix de royalties un peu plus conséquentes accordées à Déby (dont on peut débattre si cela a été bon pour le Tchad), il a raflé tout le pactole, mais surtout, montré que la politique extérieure d'Exxon était prête à bousiller la politique extérieure américaine. De même pour sa très controversée posture avec la Russie, lui qui fut le signataire du méga-contrat de 500 milliards avec Poutine, qui fut de fait gelé quand commencèrent les sanctions. On ne doutera pas de la compétence de M. Tillerson, mais on peut pointer du doigt ses motivations et tropismes, surtout dans une corporate America où la mentalité dans les grandes entreprises est à une forte loyauté sectorielle agrémentée de certitudes idéologiques émulant la vieille litanie comme quoi "ce qui est bon pour General Motors est bon pour l'Amérique", soit ce miroir déformant des très grandes entreprises qui font tout pour que le gouvernement mette leurs intérêts devant ceux de l'économie, de la population, du pays (et il n'est pas trop difficile de souligner que passé une certaine taille, c'est de moins en moins vrai sur tous ces plans). Le type a été moulé par la boîte où il a passé toute sa vie, dont les intérêts sont aussi les siens (plus de 200 millions en actions d'Exxon), et a développé sa vision du monde à travers le prisme unique de ce secteur d'activité et de l'immense entité proto-étatique qu'il a dirigé. J'ai franchement des doutes sur son point de vue et ce qui va gouverner son action.
  15. En même temps, les USA viennent d'avoir une élection où de facto, ce point précis a été au coeur des résultats. Je viens de voir un "town hall meeting" avec Bernie Sanders dans une ville du Wisconsin traditionnellement démocrate (et encore lourdement démocrate pour ce qui est du tropisme et des politiques favorisées) qui a voté Trump, et malgré le présentateur (très "liberal") de MSNBC qui essayait de tout ramener aux questions raciales/religieuses, c'est toujours ce à quoi les intervenants (et le Bern, qui, contrairement à Clinton, n'avais pas de problème de popularité dans le coin) revenaient.
  16. C'est un peu beaucoup de la chose: il n'y a aucune incitation ou valorisation pour les producteurs locaux; le seul truc un peu significatif commercialement (un peu, hein), c'est l'AOC pour certains produits agricoles. Le reste, nada: non seulement la compétition est purement sur les prix (ce qui n'est pas une mauvaise chose), mais tout est fait pour que le marché sous-tendant cette concurrence des étiquettes soit artificiellement considéré comme "toutes choses égales par ailleurs" (conditions de production, normes sociales et environnementales, impact sur l'économie du pays importateur, niveau qualitatif -y compris souvent le niveau sanitaire ou la durée de vie du produit-....), ce qui n'est évidemment pas le cas. L'effet macro-économique est plus une course vers le bas qu'autre chose.
  17. Y'a vraiment une boîte qui s'appelle comme ça? Ca fait pas des masses bander (si j'ose dire) comme nom de marque; un peu comme Le Coq Sportif: pas vraiment le nom qui va créer des modes ou donner envie au client.
  18. Un nouvel exemple potentiel des risques d'importants conflits d'intérêts entre Trump et le gouvernement américain: un cadre dirigeant du groupe Turc Dogan Holding, Mehmet Ali Yalcindag, a été arrêté pour complicité avec les conspirateurs de l'été dernier (qui en Turquie est arrêté pour un autre motif ces jours-ci? C'est vraiment commode les coups d'Etat foirés). Qu'est-ce que ça peut bien foutre sur le sujet USA me direz-vous? Le groupe Dogan est l'entreprise qui bâtit le nouvel hôtel estampillé Trump à Istanbul, et le cadre en question est le responsable du deal et une connaissance personnelle de Trump, qui l'a mentionné à Erdogan quand celui-ci avait appelé Trump pour le féliciter de sa victoire, opérant déjà un virage à 180 par rapport au mois de juin où il disait que la rhétorique anti-musulmane de Trump entraînerait la fin de l'accès à Inçirlik pour les forces aériennes américaines en cas de victoire du Donald. Résultat? Outre le besoin qu'a encore le groupe Trump de l'appui des autorités turques pour facilier la poursuite de ses projets en Turquie, et évidemment le fait de n'avoir pas d'obstacles au bon fonctionnement futur de cet hôtel, Trump pourrait aussi être tenu par Erdogan via cet "otage": ça commence à faire pas mal de trucs que la présidence turque a pour obtenir ce qu'elle veut du type.... Qui est désormais en mesure d'extrader ou non Fethullah Gülen, que par ailleurs l'ex général Michael Flynn (qui, jusque récemment, travaillait pour le gouvernement turc comme contractant) a qualifié d'extrêmiste radical en termes non ambigus. La stratégie est double pour Erdogan, étant donné que le Dogan Group est avant tout un groupe de médias, en conflit avec le gouvernement pour d'importants arriérés d'impôts (apparemment en partie discutables), mais surtout parce que certains des médias qu'il possède n'ont pas toujours été aussi tendres qu'attendus avec le président turc. Un autre haut cadre du groupe avait été arrêté le 1er décembre, toujours pour une supposée complicité avec Gülen. Une enquête sur quelques-uns des multiples conflits d'intérêts du Donald, et la façon dont ils interagissent déjà avec sa présidence: http://europe.newsweek.com/donald-trump-foreign-business-deals-jeopardize-us-531140?rm=eu (L'article original: l'important n'est pas que ce soit de Newsweek, mais que l'auteur soit Kurt Eichenwald, un très grand nom du journalisme d'investigation)
  19. A cet égard, suivre l'exemple qui vient d'en haut: Ivanka Trump, suivant en cela une tendance qui a commencé à se développer il y a quelques années, surtout post crise de 2008, a déménagé la production de ses articles de mode de l'Asie de l'Est à l'Afrique de l'Est (Ethiopie), où les gens civilisés peuvent enfin retrouver leurs marges grâce à un gouvernement autoritaire compréhensif et une population encore plus exploitée travailleuse. Mais elle est mimi, Ivanka, alors personne ne dira rien.
  20. Comme ça a été expliqué entre-temps, le principe de l'escalade, c'est que la rationalité peut être présente au point de départ (ce que tu mentionnes, qui fait apparaître toute perspective de guerre comme absurde), mais que comme le nom l'indique, il y a une montée en gamme dans les menaces et, par là, dans les enjeux, au point que les impératifs initiaux peuvent être vite perdus de vue en raison de ce que chaque partie présente fait apparaître ou deviner à l'autre comme risque potentiel, sur lequel du coup on doit surenchérir. Tout comme dans une guerre, on perd souvent vite de vue les objectifs initiaux parce que la guerre prend sa rationalité propre et qu'on ne peut pas/veut pas céder, une chose dont, encore une fois, la 1ère GM est l'exemple le plus clair: si rationalité il y avait eu, France et Allemagne, mais surtout Allemagne, auraient, sur un plan purement rationnel, mis les pouces en 1916 ou 17 (pour un statu quo ante à l'ouest, et plus à l'est), voire même après la 1ère bataille de la Marne. Les pertes et les coûts (de court et long terme) devenaient vite si astronomiques, les risques (intérieurs et extérieurs) si grands, que les raisons initiales du conflit, son intérêt général en somme, étaient largement dépassées par le prix de l'effort. Est-ce la rationalité qui l'a emporté? Pas celle du pays: c'est la seule rationalité de la guerre qui a pris le dessus sur celle de l'intérêt de chaque partie prenante. Une escalade diplomatique, c'est la même chose: la logique de l'engueulade (où on doit avoir le dernier mot à tout prix, où plus ça continue, moins on peut céder) prend le pas sur la logique initiale de la négociation. Ca dépend si quelqu'un a le savoir-faire et l'audience pour arriver à pointer le doigt comme il faut: beaucoup le tentent, peu y arrivent. Ce qui est d'ailleurs l'une des raisons principale pour lesquelles les dirigeants ont des ministres et des dircabs (et autres formes de coupe-circuits), les chefs d'entreprises des cadres, les peuples bibliques des boucs émissaires, les officiers des sergents, et les trous du cul des chiens qui ont (mais l'ont-ils vraiment) la rage. Ce qui est aussi la raison pour laquelle ce forum a Shorr Kan, déclaré coupable de tout et depuis toujours.
  21. Il commence à avoir plein de monde à son service de qui il peut dire "quand c'est moi qui pète, c'est lui/elle qui pue".
  22. Les pépettes, le truc qui manque (peut-être au point que certains dirigeants pourraient ne pas voir l'impératif de penser surtout au moyen-long terme): le tout est de savoir cerner la taille de la facture, et de "fidéliser" le client sur une durée suffisante en le liant par un fonctionnement partagé et en le forçant à contribuer à la dépense annuelle plus qu'au versement unique d'un achat sur étagère. Peut-être aussi la crainte de voir une Allemagne se nucléariser toute seule et devenir de fait un acteur différent; les inclure dans un système plus dual (pas forcément égalitaire) serait un moyen de contrôler la chose. Pour les aspects purement légaux, là c'est en soi un autre sujet, mais on parle ici d'une situation où la garantie nucléaire américaine disparaîtrait ou ne deviendrait que du "lip service": dans un tel cas de figure, on se souviendrait vite que les traités internationaux ne valent généralement que pour un set de circonstances donné, et que dès qu'elles changent, les dits traités ont intérêt à suivre, sous peine d'émuler leurs prédécesseurs de la période dite "pactomanique" post traité de Locarno, soit beaucoup de papier, de petits fours et de blabla pour pas grand-chose derrière. Le droit international, contrairement au droit dans un pays (où il y a un décideur, un cadre, un juge et un flic), n'existe que s'il y a derrière un groupe d'Etats vraiment résolus à faire appliquer la loi, et à rendre cette loi acceptable. Si les USA deviennent soudain plus hésitants à faire exister le cadre qu'ils ont eux-mêmes créé (avec ses avantages, ses inconvénients et ses contraintes), dans le cas évoqué, les Allemands décideront à un moment de changer de posture -si besoin est en sortant des traités existants- plus vite que tu ne peux dire "himmellscheisse, meine fesses zont exposées à l'est". Sans compter que l'Allemagne n'a pas que la garantie de sa survie propre à envisager: celle de son hinterland économique immédiat (tout aussi vital) aussi. C'est tout le problème quand un président américain évoque, même pour déconner, que la protection pourrait n'être plus nécessairement automatique. Même au conditionnel, même dit entre la poire et le fromage, même noyé dans un torrent de démentis ultérieurs, c'est un peu la goutte amère dans la coupe de vin: le petit truc qui tout d'un coup change tout le goût. Tu peux tout boire, c'est pas devenu mauvais, mais il restera un arrière-goût qui change toute l'expérience et gâche son souvenir. Un Etat vit dans tant d'incertitudes qu'il se raccroche d'autant plus fort aux quelques bases solides qu'il a: fragilises-en une, et les calculs peuvent changer radicalement.
  23. Les armes nucléaires en très grand nombre ont tendance à avoir cet effet là sur les tapettes gens. Doit y avoir un truc dans le plutonium qui agite les neurones.... Les radiations rendent-elles les gens plus intelligents, comme manger du poisson? Mais le problème de ces certitudes qu'on peut toujours pousser le bouchon facilement et sans conséquences, c'est que l'histoire de la plupart des guerres commence avec des réflexions comme celles-là, selon lesquelles on doit juste un peu "agiter le cocotier" (voir la seule année 1914, l'exemple type). Généralement, quand on fait ça, les noix de coco vous tombent sur le crâne. C'est pas nécessairement systématique, mais disons que si de tels commentaires venaient d'un président Eisenhower et d'un Secrétaire d'Etat Kissinger (ou d'un Louis XI avec Bismarck comme ministre des affaires étrangères), je regarderais la chose avec plus d'intérêt et moins d'appréhension que quand ça vient d'un président Trump et du (sous) secrétaire d'Etat John Bolton.
  24. C'est une chose pour un seul pays somme toute marginal stratégiquement, neutre qui plus est, de jouer les spectateurs, c'en est une autre pour la majorité des pays de l'UE de jouer la même partition vu qu'ils forment, ensembles (et pour certains pays importants, ils le sont aussi individuellement), l'enjeu géopolitique avec la Russie, et un joueur potentiel ou avéré (à la fois partenaire et adversaire, concurrent et contradicteur): quand on a ce niveau d'importance sur l'échiquier, on ne peut pas jouer à la Suède ou à la Suisse. On est forcément dans la partie. On a trop d'intérêts en jeu, trop d'inquiétudes potentielles et avérées, trop de partenaires, trop de besoin d'un certain type d'équilibres, de certaines règles et dynamiques , de certains fonctionnements, dans les relations internationales et dans la carte géopolitique de son environnement immédiat et lointain. On l'accepte trop peu en Europe parce que les USA se chargent d'une bonne partie de ces choses (et de ces coûts) de facto depuis trop longtemps, et parce que la majorité de ces choses sont des actions amont (comme ici le fait d'avoir une dissuasion fonctionnelle), pas des trucs qu'on voit en action au quotidien. L'essentiel de l'UE vit dans une situation de protectorat depuis trop longtemps pour même le remarquer (même la facture -indirecte- semble aller de soi).... A moins que la garantie américaine devienne plus soudain conditionnelle, moins sûre. Sous cette forme, j'imagine que ce serait commode pour les Allemands, mais pas forcément pour le vendeur (la France, ici): du pur "clé en mains/plug and play" qui se vend en une fois et se renouvelle régulièrement mais à échéances relativement éloignées (si les Allemands décidaient par exemple qu'avoir un nombre X de missiles suffit à établir une dissuasion "du faible au fort"). J'imagine que la France, si elle acceptait le principe de base de partager son arme nucléaire, chercherait à établir un partenariat permanent (cad à faire cracher les Allemands au bassinet de façon structurelle pour alléger la facture nucléaire dans le budget militaire), soit faire plus que donner un lot de missiles et leur update tous les X ans.
  25. C'est plus répétitif (donc le sentiment de faire encore et toujours la même chose) que la meth.
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