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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Et encore, là on parle des troufions: le problème réside aussi dans le fait que pour la conscription, on ne fait pas l'économie de cadres appelés/de réserve: à moins de vouloir payer tout un volant (important vu les effectifs dont on parle) de cadres pros permanents dont les effectifs appelés vont et viennent (ce qui veut dire des cadres de formation et des cadres "d'emploi", soit une ration pour les former, et une ration pour les encadrer en unités, et pas pour le prix d'une seule), il va falloir des cursus allongés pour ceux qui seront sous-offs et offs, mais aussi pour un volant (à déterminer) de "spécialistes", certains métiers étant plus pointus que d'autres, et/ou requis en moins grand nombre. Ca complique.
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C'est pas moi qui l'ai initialement mise sur le tapis: tu l'as évoquée (sous une fausse identité). Donc les plaintes sont à adresser à.... Et puis franchement, c'est la pop culture/culture média (oui, le mot semble galvaudé) du moment.... Et devine qui vient d'être élu qui en sort tout droit et n'a strictement aucune culture en-dehors de cette bulle? Avec Trump président, j'ai peur que ça ne devienne le sujet. Surtout qu'il a pas l'air d'avoir levé le pied (ou le pouce) côté twitter (et bonjour à ses assistants pour essayer de l'en priver à nouveau).
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Si tu veux des gars au niveau des professionnels, c'est simple, il faut: - une longue formation individuelle et collective qui couvrira l'essentiel d'une année (mise en forme et formation initiale, entraînement en unité, préparation opérationnelle et quelques manoeuvres) - une OPEX - un énorme écrémage réalisé aussi bien en amont de l'incorporation qu'au fil de la formation, si bien que tu auras une proportion réduite de ton effectif initial qui parviendra à former les unités que tu veux: ça fait beaucoup de "déchêt" qui, en terme de coûts, représente pas mal de gâchis. Un truc inhérent à une armée de conscription, mais peut-être hors d'atteinte d'une armée principalement pro voulant un "complément conscription", surtout en période de budgets tendus. Pour la note, rappelons le proportion des troupes combattantes en général, et de l'infanterie en particulier, pendant la guerre de 14: de 80% au début, elles sont passées à la moitié à la fin. Le tout sur une conscription considérée comme peu regardante (du fait du besoin urgent, de l'attrition et de la disproportion des forces avec l'adversaire), mais qui prenait quand même un peu plus de 70% d'une classe d'âge sous les drapeaux (les 30% restants étant considérés inaptes -pour l'essentiel- ou indispensables ailleurs -une minorité). Vu les besoins aujourd'hui, on écrèmerait plus, tout en se trouvant confrontés au manque de forme et/ou d'aptitude général des générations ciblées, qui est devenu un vrai problème dans les pays développés. Et si on parle de conscription, on retombe aussi dans l'un des dilemmes: si elle est pas universelle/juste, elle posera rapidement un lourd problème politique et social (cf la conscription par tirage au sort au XIXème et ses problèmes, ou les problèmes de pourrissement lent d'un système devenant discrètement toujours plus injuste -voir le cas israélien, seulement tenu dans des limites acceptables parce que la menace est constante et immédiatement ressentie par tous). Donc d'une manière ou d'une autre, on parle de toute la classe d'âge et d'un service diversifié (le militaire n'en étant qu'une partie, plus ou moins réduite), soit une énorme enveloppe budgétaire.
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Je crois que c'est ce qu'il a eu à son sommet, mais il a essentiellement tout claqué: il est certainement pas à plaindre, et il touche des royalties conséquentes, tout comme il bénéficie encore de contrats juteux, mais il a accumulé pas mal d'arriérés et claqué comme souvent les rappeurs: un type peu/pas éduqué qui a eu à un très jeune âge tout le fric du monde lui tombant dans l'escarcelle.... Et en plus le train de vie des Kardashians à suivre. Il s'est ridiculisé à plusieurs reprises dans beaucoup de domaines, mais récemment, c'était dans ses adresses pour taper du fric à Zuckerberg, Elon Musk et Bill Gates pour ses grands "projets". Hé, ne rejette pas ta faible culture sur les autres: la vidéo de Miley en peluche géante est abondamment disponible. C'est pas vraiment dans le style Swift, en plus. Donc pour la chirurgie proposée, je te rappelle où commence une charité bien ordonnée.... Les interventions de Jason sont-elles remboursées par la Sécu?
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Pour l'instant, West est à l'hosto après une semaine de concerts où il est parti en couille, à déblatérer sur l'élection et la politique, se déclarant plus ou moins pro-Trump et alignant les propos sans queue ni tête. Mais dans l'absolu, même au meilleur de sa forme, ce type est un abruti égocentrique complet, très, très bas de plafond, qui se prend très au sérieux (voire son accusation de racisme contre Zuckerberg -entre autres- parce qu'il n'avait pas répondu à la demande de West de lui filer 50 millions pour ses "fabuleuses" idées de business -résumées sur une page powerpoint de platitudes). Je sais que l'élection de Trump doit énormément au niveau extrême de culture, voire de culte, de la célébrité qu'on trouve partout, mais nulle part ailleurs autant qu'aux USA, mais quand même.... Y'a t-il une limite à cela? Ton commentaire ne vaut rien du tout: tu perds toute crédibilité dès la première ligne par ton absence de connaissance des choses importantes.... C'est Miley Cyrus qui est arrivée sur scène déguisée en peluche géante. Pfffff, béotien! N'as-tu pas honte? Va te cacher et repends-toi! .... Et merde! Pourquoi je sais des trucs comme ça, moi?
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Le Gotha, c'est pour quand la haute aristocratie est devenue juste une partie de l'élite sociale d'un pays. Là, ça a plus l'air de carrément nommer la noblesse féodale au cabinet US: Sessions, c'est littéralement un baron dixiecrate de l'Alabama, DeVos, c'est en tout sauf en titre une baronne-brigande dans le Michigan, qui fait tout pour s'imposer devant le processus démocratique. Sa dernière en date a été de dépenser 1,5 millions de dollars en lobbying pour foutre en l'air un accord-miracle entre républicains, démocrates, religions, mairie, associations de parents d'élèves, écoles sous contrats et publiques, et syndicats enseignants (pire qu'une quadrature du cercle aux USA) pour réformer le système éducatif de Detroit (qui en a plus que besoin, vu le trou sans fond dans lequel est cette ville sur tous les plans). L'accord était conclu, et elle a réussi, par son fric, ses relations et son influence (et celle de son mari, poids lourd économique d'un secteur d'activité par ailleurs assez méprisable -la vente multiniveau/pyramidale), a le faire péter. Par idéologie et rien d'autre: elle veut la peau de toute forme d'école publique, au profit d'une éducation religieuse privée. Et la plupart de ses expériences d'écoles sous contrat (charter schools) depuis 20 ans, malgré la publicité déformante (désolé, lapalissade) qu'elle leur a donnée, ont donné au mieux des résultats moyens (cad pas mieux que les écoles publiques comparables), au pire une médiocrité crasse. Elle est une des têtes de files de ceux qui, aux USA, instrumentalisent le mouvement des "charter schools" pour démolir l'instruction publique, pas pour y mettre un complément ou une alternative (ça passe principalement par les budgets: presque partout, les budgets des écoles publiques sont vampirisés pour surfinancer les charters), une tendance qui a précisément créé la situation actuelle qui voit désormais les deux mises en opposition, sans terrain d'entente. Sa nomination est un message assez clair aux enseignants américains: tout va être fait pour pomper le fric des écoles publiques et le reverser dans des charter schools, des programmes de vouchers (qui coûtent beaucoup plus par élève, faisant qu'une même somme en servira nettement moins), et surtout -ce qui fout les jetons à beaucoup à juste titre- la multiplication de "for profit schools" qui sont essentiellement un prétexte pour créer un "money pit" de plus pour une industrie privée, essentiellement une arnaque. Les dégâts des "for profit universities" continuent à se voir partout aux USA, autant pour le fric qu'elles coûtent que pour les résultats déplorables qu'elles donnent, autant pour les scandales qu'elles accumulent que pour les masses de gens rincés qu'elles laissent sur le bord de la route (un phénomène particulièrement important chez les vétérans dont le pécule de reconversion est ainsi siphonné, avec une forme de complicité du Pentagone qui offre à ces boîtes un accès privilégié sur les réseaux sociaux internes des forces, censément filtrés pour n'avoir que des interlocuteurs "fiables"). C'est plus grave pour Porto Rico à cause de ses restrictions constitutionnelles: ils n'ont pas le droit de faire défaut sur leur dette. Et tout lobbying politique, depuis des décennies, pour modifier ces dispositions (et d'autres) qui les restreignent et leur interdisent moult options économiques et le développement d'un modèle économique propre, a été battu en brèche par les poids lourds de Washington (non, c'est pas les élus) qui, principalement via le parti républicain (et la mollesse -incitée?- des démocrates), vise à faire main basse sur l'île et à peu près tout ce qui est encore de la propriété publique. Et, par extension, tout ce qui est privé mais pas contrôlé par des entités aux reins solides, vu que tout y perd massivement de la valeur; beaucoup de retraités du continent vont perdre tout ce qu'ils ont, sans évidemment parler des autochtones qui vont finir d'être complètement tiers-mondisés.
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Arabie saoudite, le pays et son influence internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est favoriser l'accès à un club de plus pour leur diplomatie du chéquier et leur expansionnisme idéologique/religieux. On pourrait se prendre à rêver qu'ils aient juste envie d'ainsi sponsoriser une "alternative" aux cercles d'influence américains/anglo-saxons, aidant à booster une autre gamme de foras internationaux pour un certain nombre de pays, mais l'influence d'une francophonie même boostée tend à plus se limiter à certains aspects de la gouvernance, précisément des domaines d'action culturelle et d'éducation, ce qui est nettement plus dans les méthodes de la stratégie d'influence saoudienne actuelle. Et ici leur serait offert un accès privilégié à une foultitude de pays (dont on se demande ce que certains y foutent déjà vu le niveau de pratique du français chez eux) en une seule fois, qui cherchent à coordonner un peu leur action dans les dits domaines (et à rationaliser quelques trucs), soit quelque chose de plus facile et rentable que la diplomatie one on one (dont cette méthode n'est pas antithétique de toute façon). Y'a t-il aussi une composante d'intégration aux divers aspects de la communauté internationale, soit l'envie "d'appartenir" (ce qui est une chose réelle, qui tient là plus de desideratas personnels des élites d'un pays)? Possible, probable même. Et avec les Saoudiens, il ne faut jamais non plus exclure la simple envie de montrer qu'on a du "fuck you money", et qu'on peut se payer ce qu'on veut avec, juste pour dire "fuck you" ("et vos grands airs, et vos petits clubs exclusifs, et vos prétentions"). De toute façon, pour ce que vaut la francophonie en tant qu'organisation avec des objectifs et des moyens.... C'est pas comme si l'action extérieure française avait jamais voulu et/ou su s'en servir. Mais bon, ça reste un club et un forum à accès privilégié, une table où discuter et rencontrer, et un moyen de pression spécialisée potentiel, outre le fait d'offrir une porte d'entrée dans les politique éducatives. Qui sait.... La voie d'avenir de la conversion à une forme ultra aggressive d'islamisme est peut-être la langue française? -
Faire un bon fantassin individuel, c'est pas très long pour ce qui est de la formation de base (6-9) semaines (ça dépend aussi évidemment de son état de forme initial, qui est aujourd'hui une variable d'ajustement TRES sérieuse, qui impliquerait une durée supplémentaire en soi, voire un "pré cursus" à part pour beaucoup de monde), et si on le laisse ensuite dans un environnement militaire (c'est là que viennent tes 6 mois) suffisamment intense et intelligent, il continue à faire rentrer les routines dans ses muscles et les parties inconscientes de son cerveau. Plus dur et difficile à estimer est le temps que ça prend pour en faire un pion dans la mécanique d'une unité, surtout une unité d'aujourd'hui, à qui on demande de savoir faire pas mal de trucs. Ce qui nous ramène au projet amont: quelle que soit la forme de SN qu'on pourrait vouloir recréer, sa composante militaire (et les autres) devrait avant tout inclure un énorme "pourquoi" en tête, dans le sens de "pour quoi faire". Si on veut des fantassins projetables pour des sections/compagnies/bataillons servant à renforcer les pros, ou bien des projetables pour avoir des unités plus défensives aptes à tenir des objectifs capturés par des pros et relativement sécurisés, et contrôler de telles zones, ce sont déjà deux choses différentes. Mais si on veut des unités de protection pour la défense du territoire (cad face à une invasion: inutile pour la métropole, plus pertinent -mais de plus faible besoin en termes d'effectifs- ailleurs), ou des unités de protection de sites/quartiers dans le cas d'une politique antiterroriste, ce sont encore deux autres choses très différentes (dans le deuxième cas, on parle plus d'une super-gendarmerie). Et dans tous ces cas, il faut déterminer quel est le besoin, et ce qu'on peut raisonnablement attendre d'unités faites de conscrits de 12-18 mois (dont 6 de formation), ou de miliciens à la suisse (ayant une période de formation et des périodes de rappels/mise à jour), dont quel est l'objectif en termes de capacités.
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Politique étrangère du Royaume-Uni
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Berezech dans Politique etrangère / Relations internationales
Je sais pas pourquoi, mais je vois plus là-dedans un coup de semonce du gouvernement conservateur pour dire à l'industrie cochonne de commencer à faire comme les autres industries et de cracher au bassinet des financements de campagnes électorales: y'a pas d'raison, non mais! Que l'une des industries les plus lucratives ne participe pas plus au processus de pourriture démocratique, c'est so shocking! Qu'ils aient un peu de morale, merde! -
Toi, arrêtes de faire du mauvais esprit facile: va me recopier "I will not be obnoxious when on AD.net" 35 437 fois sur le premier tableau noir que tu trouveras, et ensuite, tu te flagelles le fondement pendant 10 minutes avec des orties fraîches et des glaïeuls. Et après seulement, tu demandes à quelqu'un de te faire un gibbs sur l'arrière du crâne.
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A mon sens, le fait qu'Obama a décidé de se présenter à la présidentielle en étant jeune, sans avoir encore accumulé de casseroles, a beaucoup plus joué que ce facteur incertain du "charisme": sans casseroles, on campagne beaucoup plus léger . Même s'il est certain qu'Hillary n'a pas le super-pouvoir de son mari qui, quoiqu'il fasse, passe pour sympathique et ensorcelle ceux à qui il serre la paluche (il a "le truc"), je ne m'aventurerais pas à dire que le "charisme" (fait de bien passer à la caméra, de détonner dans le décor, d'emballer les foules avec un discours?) a été un facteur si décisif quand comparé à un Trump qui n'en projette pas des masses non plus en terme de soulever l'enthousiasme par et pour lui-même. De ce côté, les ricains sont comme nous: leurs deux candidats dominants à la présidentielle font gerber la majorité.
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Steve Mnuchin, pressenti pour le Trésor, est une crapule de la pire espèce: tous les fantasmes et préjugés qu'on peut avoir sur la finance corrompue, prédatrice et abusant de son pouvoir, il les incarne pour de vrai. Le "pur" corpocrate/oligarque à qui il en faut toujours plus, et qui a beaucoup de soutiens et copains à satisfaire, et de fric à faire. Betsy DeVos sera un choix très combattu: elle est extrêmement idéologique sur le sujet de la politique d'éducation, et si elle a de la liberté d'action, ce sera une série de coups durs, voire meurtriers, sur l'école publique ou ce qu'il en reste, au profit de programmes de "vouchers" (chèques éducation) qui ne couvrent que très partiellement les besoins et servent aussi à des institutions à but lucratifs (un détournement de fonds de fait) ainsi qu'à orienter les enfants préférentiellement vers des écoles religieuses. De même pour les incitations fiscales, et une forme de mise en concurrence du marché de l'éducation qui tend à rendre les écoles instables (pouvant fermer rapidement pour se recréer ailleurs), à contraindre à plus de déplacements (plus lourd pour les enfants de familles modestes).... Ce n'est pas une dame qui n'a que de mauvaises idées: elle a toujours été très impliquée sur le sujet de l'éducation, mais elle est extrêmement idéologique sur le sujet et pas vraiment une figure apte à produire du consensus alors qu'il s'agit d'un domaine épineux, d'une patate chaude politique littéralement explosive. Un point "amusant" à signaler sur Mme DeVos: c'est la soeur d'Erik Prince, le fondateur de BlackWater/Academi. James Mattis semble un bon choix: un type très respecté, mais qui est aussi très approbateur de la politique de Kerry au MO, et plus globalement du "consensus de Washington" sur la politique étrangère: soutien inconditionnel aux Golfiens à qui il faut tout céder, critique modérée d'Israël (cad juste la colonisation de la bande de Gaza.... Sans le dire trop fort), l'Iran est le grand méchant du monde.... Bref, il est un pur produit du système côté axes géopolitiques, et de l'appareil du Pentagone. Son point d'originalité est son opposition à l'usage de la torture, ce qui le met en porte-à-faux avec ce que Trump a balancé sur le sujet, tout comme ses positions et son background risquent de le mettre en face-à-face aggressif avec Flynn. Trump veut peut-être balancer les deux pour ne se faire dominer par aucun, ou plus probablement donner des gages au GOP qui ne risque pas de bien accepter Flynn.
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D'autant plus si son plan d'infrastructure passe selon les lignes qu'il semble dessiner, cad peu voire pas d'investissement direct de l'Etat, et que des incitations fiscales et réglementaires, soit un boost modéré ou inexistant pour des projets en cours et/ou prévus, essentiellement des projets privés, qui généralement se font dans les zones par essence les plus profitables, donc déjà développées, des projets ne répondant pas aux urgents besoins du plus grand nombre, profitant à des visions nettement plus étroites, et des projets payants, donc accessibles à peu de monde. Et des projets qui créeront peu d'emplois nouveaux. Mais bon, Clinton n'a pas pour autant gagné: c'est elle, et à travers elle l'actuel parti démocratique, qui ont foutu en l'air cette élection où ils auraient du avoir une marge de victoire très nette. Or, même dans beaucoup de zones dynamiques/riches/développées, les démocrates ont largement sous-performé, et les républicains ont moins perdu leurs électeurs normaux, ce qui a produit une marge assez limitée; on peut s'extasier sur les 2 ou 3 millions de voix en plus qu'aura eu Clinton, mais sur 130 millions de votants, répartis sur un pays de cette taille et de cette diversité, ça ne suffit pas à expliquer le manque à gagner démocrate par rapport même à leur électorat "normal". Ils ont clairement dégoûté du monde, beaucoup plus que Trump n'en a attiré: les fameux électeurs blancs "working class" ou "underclass" qui normalement votent démocrate ou pour n'importe quel espoir de changement ne sont pas allés tant que ça vers Trump, comme l'indiquent les résultats des 4 Etats décisifs. Ils se sont surtout abstenus et/ou ont voté principalement démocrate mais évité de voter Clinton dans la case présidentielle. Le vide créé a permis à un Trump sous-performant (par rapport à un républicain "standard") de gagner avec une abstention moindre que prévue des électeurs républicains normaux, et une mobilisation nouvellement importante d'électeurs républicains/de droite (et très à droite) dégoûtés de la politique (et donc une bonne part vit dans des zones rurales et de lointaine périphérie). Les votes de la ville de Flint, mais aussi de Detroit, si au centre de l'actualité, si exemplaires de la situation (et du rapport des démocrates aux "working class" et "underclass", et au discours économique) et si instrumentalisés, furent assez illustratifs dans ce registre: pas vraiment de percée trumpiste, mais une très forte abstention (et des "split ballots" à case présidentielle vide), des noirs comme des blancs, à qui le discours et le niveau d'écoute à gauche ne conviennent plus. La photo ops d'Obama venant boire un verre d'eau du robinet à Flint (et silence radio après), et l'instrumentalisation (par l'équipe Clinton et CNN) de la citoyenne de la ville lors d'un des débats présidentiels, sont paraît-il restées bien en travers des gosiers locaux. Genre aggressivement.
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Encore une fois, arrêtons de décrire l'événement comme une victoire au sens plein de Trump: c'est avant tout une large défaite de Clinton, et à travers elle, du parti démocrate dans sa mouture made in (un autre) Clinton, telle que finalisée dans les années 90 (ultra pro-big business dans le fond, ultra pro minorités et femmes dans la forme). Ne nous enferrons pas dans la narration dominante qui commence déjà à s'établir et devenir consensuelle dans des médias qui s'empressent de normaliser le Donald et d'oublier tout ce qu'il a dit et fait, et de pointer des doigts accusateurs partout chez les démocrates sauf chez les responsables, soit à refermer la bulle aussi vite que possible en y intégrant le nouveau membre et en jetant au loin toute disruption. Les 4 Etats pivots où tout s'est joué ont été perdus pour les démocrates en raison d'une faible mobilisation et d'une proportion non négligeable de votes démocrates (sur tout le bulletin) laissant la case présidentielle en blanc: dans 3 des 4 Etats, la marge de victoire de Trump est très largement inférieure au nombre de tels bulletins. Seul l'Ohio semble différent, et il n'aurait pu faire à lui seul la différence: ces 3 Etats ont été bêtement perdus pour les démocrates parce qu'ils ont présenté un produit frelaté que même le meilleur outil marketing du monde (qu'elle a pourtant eu) n'aurait pu soulever à ce point, même si c'est pourtant pas passé loin.... Essentiellement parce que les deux candidats étaient férocement impopulaires (encore une fois.... Ce pourri transparent, hypocrite/flip-floppeur et antipathique de Romney a eu PLUS DE VOIX que Trump, alors même qu'il y avait moins d'électeurs inscrits en 2012). Corrélation n'est pas raison: on peut mettre en relation plein de facteurs "déterminant" en apparence une même relation avec la tendance politique. Le taux d'urbanisation était assez parlant dans cette élection, mais on peut pointer aussi le niveau de diversité ethnique, la densité des infrastructures d'enseignement, le niveau de pratique religieuse, l'importance du marché médiatique local et/ou le taux de consommation de grands médias/médias nationaux, le niveau d'imposition des Etats en question et/ou leur niveau de redistribution...
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Le Canada et sa place sur la scène internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Hornet62 dans Politique etrangère / Relations internationales
Quand ils font ce genre d'études statistiques, on voit rarement, au moins dans les articles, qui est concerné par la chose au sein des troupes: les personnels civils des forces sont-ils comptés? Quelle est la proportion dans les troupes de combat vs les troupes déployables et les troupes "sédentaires"? Quelle est la proportion entre les différentes armes et services? Les questions se posent éminemment avec nos armées modernes bourrées de bureaucrates et personnels de soutien pas ou peu déployés. Le problème est d'ailleurs mentionné dans l'article: -
Techniquement, le président n'est pas encore (exactement) élu: les grands électeurs n'ont pas encore voté. Ce sera le 19 décembre. Sinon, l'histoire des machines à voter ressurgit; ce n'est pas pour livrer une bataille d'arrière-garde dont je me fous bien, mais je signale juste la chose. Quelques universitaires ont examiné les comptes de voix et trouvé des irrégularités et des phénomènes pour l'instant sans explication, notamment dans les Etats décisifs (Wisconsin, Pennsylvanie, Michigan, Ohio): on notera notamment que dans l'Etat du Wisconsin, culturellement progressiste, les comtés ayant un vote électronique auraient systématiquement autour de 7% de moins en faveur de Clinton que les comtés utilisant une autre méthode (machines moins sophistiquées, bulletins-papier). Cela peut, à ce stade, aussi bien s'expliquer par les raisons "normales" du vote (celles dont on débat encore) et l'état spécifique de l'opinion dans ces Etats (moindre mobilisation à gauche que pour Obama, meilleure mobilisation qu'attendue pour les électeurs traditionnels du GOP, surmobilisation des droites radicales, transition protestataire d'une partie de la "working class" surtout blanche), mais ces universitaires semblent indiquer que dans cet examen comté par comté, ces résultats ne correspondent pas à la carte sociologique de l'Etat et semblent pointer les outils du vote électronique comme seul point commun plausible. Affaire à suivre, mais si ça avait du vrai (oubliez tout changement du résultat de cette élection, ou toute protestation inutile: aux USA et en général, l'inertie du résultat initial domine tout), le point commence à devenir intéressant et fondamental pour nos démocraties et tous ceux qui, dedans, semblent pousser pour des formes de vote sophistiquées: le suffrage a t-il été truqué? Hacké? Je renvoie la balle à ceux qui, sur ce sujet, agitaient des pieds et des mains contre cette menace du vote électronique versus nos bon vieux bulletins papiers avec examinateurs fonctionnant sur le logiciel Eyeballs 1.0.
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Sinon, c'est un énorme sujet, et il nous concerne aussi (la France en particulier, qui a un vrai problème sur ce point, même comparée aux autres pays européens): l'évolution de la justice aux USA ces dernières décennies, qui, loin du "liberty and justice for all" du serment d'allégeance aux USA, est devenue une manifestation particulièrement visible de la façon dont Foucault décrivait la finalité d'un système judiciaire, à savoir un moyen d'oppression. La justice américaine, loin d'être le premier système de protection sociale et d'arbitrage des différents entre citoyens, est devenue un instrument d'inéquité et de contrainte sociale par de multiples aspects, principalement sur critères économiques bien plus que raciaux (ce qui est le plus étudié et décrié dans les médias). L'article est d'un juge, et s'essaie à une approche globale de la réalité du système judiciaire américain et de son évolution vers un outil de domination socio-économique. De la déconnexion désormais totale entre la croissance démographique et la "capacité de traitement" du dit système au désormais très faible accès du citoyen américain à un avocat (surtout un qualifié et/ou pouvant consacrer le temps de travail nécessaire), en passant par l'invasion des système d'arbitrage para-judiciaires (au bénéfice total d'une des parties, généralement un employeur ou le "joueur" le plus fort de la partie), la judiciarisation des rapports sociaux voulue par ceux qui ont les moyens d'instrumentaliser la voie "légale" (cad ceux qui peuvent s'en payer le coût), l'explosion des coûts des formations judiciaires (en lien avec celle des coûts des universités mais aussi l'ultra-développement de filières toujours plus spécialisées, avec pour conséquence l'inaccessibilité croissante des avocats), la quasi-disparition du procès dans la quasi totalité des affaires (au profit de négociations le plus souvent contraintes), l'affaiblissement continu des possibilités d'accéder à la justice ou à une expertise légale (laissant toujours plus de place à des rapports de force directs), la lutte contre toutes les formes d'organisations socio-professionnelles collectives (syndicats en tête) qui jadis pouvaient aussi soutenir leurs membres dans ce domaine (et donc constituer un secteur spécialisé pour une partie importante de la profession d'avocat, un outil de dissuasion permanent dans le pays en général)... https://fabiusmaximus.com/2016/11/18/jed-s-rakoff-on-the-american-legal-system/ La justice est le premier programme d'équité socio-économique, et c'est donc aussi l'un des sujets politiques les plus chauds tout en étant celui qui est le plus ignoré, car généralement peu sexy médiatiquement (au-delà de cas individuels sensationnels), et peu facilement explicable; en corollaire, c'est aussi l'une des principales cibles de toute force organisée de lobbying.... Dans un monde comme la politique américaine, en plus avec l'aide de la nature adversariale du système judiciaire US, plusieurs décennies de travail intense et coordonné, épaulé par des sommes d'argent inimaginables et certaines évolutions génériques de la société, ont produit une situation proprement scandaleuse qui risque d'être une des prochaines patates chaudes politique, même si pour l'instant seuls certains aspects (justice criminelle, surtout en lien avec le probème racial) en émergent. Parmi les facteurs incriminés: - le coût d'un avocat - le coût du processus judiciaire, surtout la durée - la faible (et toujours déclinante) propension des avocats à prendre des cas sans honoraires (contingent fee basis) pour se rétribuer sur les dommages et intérêts obtenus (les affaires comme Erin Brockovitch sont de l'ordre de l'exception statistique) - le déclin (activement favorisé au niveau politique) des syndicats et autres organisations fournissant une aide juridique à leurs membres - la lutte à tous niveaux (y compris par le système judiciaire lui-même) contre le système des "class actions", déjà en lui-même une mauvaise substitution pour les syndicats et organisations susmentionnés - le surdéveloppement des arbitrages obligatoires, généralement imposés dans les contrats de travail ou d'achats, par des entreprises ayant par ailleurs fait un lobbying actif pour obtenir de telles options - l'augmentation constante du recours à des agences de régulation pour résoudre des conflits (et qui pèse le plus au niveau de ces agences?) - le risque de sanction toujours accru en cas de procès (qui dissuade même d'entrer dans le processus) - La déconnexion totale entre les budgets de la justice et l’évolution démographique (et celle du nombre d’affaires à traiter dans tous les domaines) J'ai traduit une portion de l'article, sur quelques points illustratifs: Les affaires sont très rarement décidées par des juges, et quasiment aucune ne l’est par un jury. Au global, cela accompagne la baisse continuelle du pouvoir judiciaire, censé être un contrepoids aux actions de l’exécutif et du législatif, en même temps qu’un forum pour la résolution de conflits légaux Au niveau de la justice d’Etat, 2/3 des individus portant plainte au civil ou devant se défendre n’ont pas d’avocat, essentiellement parce qu’ils ne peuvent s’en offrir un. Dans certains Etats, 90% des cas en droit familial et du logement (housing law ), soit l’essentiel des affaires de droit civil pour la plupart des citoyens, impliquent ainsi au moins une partie n’ayant pas d’avocat. Il va sans dire que sans représentation, la probabilité de l’emporter s’effondre littéralement, si elle n’est pas réduite à zéro. Dans les affaires de saisie pour défaut sur l’hypothèque, il y a ainsi deux fois plus de chances de perdre sa maison sans un avocat. Deux fois moins de chances aussi sans avocat d’obtenir une forme de protection dans un cas de violence domestique. En 2015 dans l’Etat de NY, un tiers des cas au civil concernait des saisies immobilières : 40% des défendeurs n’avaient pas d’avocat ; et une autre large portion avait des avocats bas de gamme et/ou ne pouvant travailler longtemps sur le cas, sans compter la proportion devant aussi encore plus s’endetter pour se payer un avocat, bon ou mauvais, facturant beaucoup d’heures ou pas. Toujours en 2015, 70% des locataires défendeurs dans la Housing Court de la ville n’avaient pas d’avocats. Dans un tel système, celui qui a les moyens de se payer un processus judiciaire, surtout de façon indifférente (faire un procès ou mille, les faire durer même sans chance de gagner, ne change pas grand-chose pour lui), l’emporte à tous les coups. Le marché judiciaire est extrêmement contraint et ne peut fonctionner sur les règles du libre marché : son niveau d’expertise, son coût d’entrée, le contingentement de la profession, la disproportion des moyens entre acteurs, le coût de la durée dans le système judiciaire…. Se combinent pour en faire l’outil des puissants. La seule inflation du coût d’un avocat ferme l’option à la majorité de la population : entre 1985 et 2012, l’heure facturée pour un avocat associé est passée de 112 à 536$, celle d’un collaborateur de 79 à 370$, soit autour de 3 fois l’inflation sur la période. Si on ajoute l'évolution de la réalité du niveau de vie, essentiellement via l'hyperinflation des coûts fixes pour un foyer (assurances, éducation des enfants, mortgages) et la stagnation de fait des revenus (le foyer moyen vivait mieux sur un seul revenu en 1970 que le même foyer aujourd'hui avec deux revenus), on voit vite l'impact du coût de la justice quand un problème survient. L’explosion du coût des universités, la multiplication des spécialisations (rendant la formation plus pointue et chère, et le pool d’avocats disponible dans chaque métier plus restreint), le coût de la durée en justice (qui contraint à la négo, avant même que des audiences puissent déterminer les mérites de l’affaire, généralement au détriment de la partie aux poches moins pleines)…. Tout concourt à rendre la justice inaccessible, à en faire un pur rapport de forces. Et c’est vrai même au niveau fédéral, où la pression institutionnelle est un peu moindre d’aller à la négo : en 1938, 19% des cas fédéraux allaient jusqu’au procès, en 2015, c’est le cas pour seulement 1,1% . Dans les affaires civiles au niveau des Etats, moins d’1% des cas arrive au stade du procès : la grande majorité des 99% restants ne passe même pas devant la supervision d’un juge évaluant les mérites comparés des parties en conflit. Si la négociation est généralement préférable, quand la proportion est si caricaturale, surtout en faveur de cas non supervisés, cela révèle en fait plus la disproportion des moyens entre les parties, notamment le travail de l’avocat et le travail préalable d’enquête des parties, qui, aux USA, est extrêmement libre…. Et coûteux. Donc accessible à peu, même s’il procure des avantages incomparables en négo. Plus encore, cette disproportion est en soi un système de dissuasion pour des plaignants potentiels ou des défendeurs avec de vrais griefs, mais peu de moyens (ou moins de moyens que l’adversaire), qui ne se lancent même pas dans l’aventure et s’écrasent.
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Comment le plan d'infrastructures que projette Trump pourrait n'être que de la poudre aux yeux, un vaste programme de "corporate welfare" qui créera peu d'emplois et n'aura qu'un impact limité sur l'infrastructure américaine, se limitant à des projets privés (et payants pour l'usager) le plus souvent déjà en cours ou prévus, et se fondant essentiellement sur les entreprises du secteur de la construction, et non les projets utiles ou nécessaires: https://www.washingtonpost.com/opinions/trumps-big-infrastructure-plan-its-a-trap/2016/11/18/5b1d109c-adae-11e6-8b45-f8e493f06fcd_story.html?utm_term=.5ca578ad04f5 (par un ancien patron de l'administration sous Obama) Cela semble être le premier piège posé par Trump aux démocrates, en même temps que, pour lui, quasiment la seule manière d'obtenir quelque chose dans le domaine de l'infrastructure du côté de la majorité GOP qui n'est pas du tout chaude pour le désormais fameux trillion de dollars évoqués sur le sujet. Quoiqu'il arrive, le plan Trump qui semble s'esquisser ne semble nullement impliquer un trillion de dépense, mais un montant beaucoup plus réduit (peut-être 10% de la somme) en termes de dépenses directes, le reste étant cédé sous forme de baisses d'impôts, sans la moindre contrainte en termes de projets ciblés, ce qui veut dire des travaux que de toute façon les firmes concernées auraient réalisé ((pour elles-mêmes), pour lesquels elles vont lever des fonds, pour lesquels la création d'emplois n'a pas à être conséquente, et pour lesquels elles se repaieront sur la bête.... C'est-à-dire une augmentation nette du coût des choses pour les citoyens concernés, en même temps qu'un accroissement important des déficits publics (dépense directe, mais surtout énorme manque à gagner). Rien dans ce plan ne risque de venir réparer les infrastructures problématiques et nécessaires aux USA, et surtout pas les moins sexy comme les réseaux de distribution d'eau (surtout dans les zones moins favorisées et/ou à faible rentabilité potentielle, comme les plus de 2000 villes dans des situations similaires à Flint, Michigan), les ponts et routes gratuits.... Et en attendant, le niveau de dégradation des infrastructures utiles va continuer à augmenter, leur taux de disponibilité à baisser, et le coût prospectif de leur remise en état à grimper sec, signifiant aussi, de l'autre côté du spectre, une dégradation du niveau de vie, de l'accès aux opportunités (disproportionnellement pour les "petits", les citoyens lambdas et les petites entreprises). Un piège potentiel pour les démocrates, donc, qui risquent de se faire prendre entre la coopération bipartisane pour un projet purement corporate, et le risque de passer pour obstructionnistes (d'autant plus que c'est quasiment le seul sujet où un accord semble possible avec Trump). Un problème aussi pour les républicains, ceci dit, mais moindre.
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Une Khanette? Une face de khanette?
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Tu peux toujours te faire trumpiste (pour faire semblant de revenir au sujet): ça a l'air à la mode en ce moment pour beaucoup de monde à Washington et ailleurs. Le GOP n'a plus un seul "never Trump" (ou presque), et les médias le normalisent à vitesse grand V. Parce que si tu veux devenir Moi-iste, depuis que j'en suis le Grand Timonier, je peux te dire un truc: c'est une longue marche un long chemin ....
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Il n'en a pas, évidemment, puisqu'il a dit que ses objectifs étaient de mettre fin à la décadence de la démocratie et d'établir la justice dans le monde: - attendu que les dictateurs, donc les porteurs de moustaches, sont méchants et veulent et font le mal - attendu que bosser pour qu'il y ait de la justice est considéré comme faire le bien -en tout ças on me dit ça, et qu'empêcher que des trucs décadent est aussi considéré comme quelque chose de pas trop mal -j'ai plus de doutes vu que j'associe la décadence à beaucoup d'alcool, de filles et d'autres trucs du genre- .... J'en déduis et conclue que de par l'oeuvre envisagée, Shorr Kan et son mouvement -que je dénonce par ailleurs, hein, vu que j'ai le mien- ne peuvent être des entreprises dictatoriales, malgré le fonctionnement interne dont le "Shorrkanprinzip" semble un tantinet centralisé. En conséquence, il est mathématiquement, physiquement, éthylliquement, éthiquement, gastriquement, capillairement, biologiquement, politiquement, métaphysiquement, nucléairement, satyriquement, pataphysiquement, sociologiquement, psychologiquement, alimentairement, psychosomatiquement, ufologiquement, constitutionnellement (et anticonstitutionnellement), onthologiquement, philosophiquement, budgétairement, excrémentalement et gastronomiquement impossible -IMPOSSIBLE, dis-je bien - pour Shorr Kan d'avoir une moustache. En effet, il a été SCI-EN-TI-FI-QUE-MENT (et plein d'autres -ment) prouvé, dans la section R&D de ce même forum, que le dictateur est un être vil (et l'être vil un dictateur) génétiquement pourvu, par les aspects les moins avouables de mère nature, d'appendices (et non un ornement) pileux impossibles à déguiser, généralement visibles comme le nez au milieu de la figure, parce qu'ils sont sous le nez au milieur de la figure. Certains peuvent essayer de le cacher, mais échouent généralement de manière si ridicule et lamentable que j'en ris encore. Par exemples, d'aucuns que nous ne nommerons pas ont pu tenter de camoufler l'appendice pileux au milieu d'une barbe, comme si nous allions nous laisser berner par une si lamentable tactique. D'autres, plus imaginatifs, ont pu transférer l'énergie obscure de la moustache vers d'autres endroits, mais Kim Jong Un est là pour nous rappeler qu'il n'y a aucun moyen de dissimuler la conséquence pileuse de la dictatorialité: peine perdue pour celui qui vient de supplier la Chine de censurer les trolls qui, sur internet, l'appellent "King Fatty the Third". Donc, Votre Honneur/Monsieur le Président-mon-Chien (c'est la minute d'hommage, pour les amateurs), Shorr Kan n'est pas coupable de moustachitude (mais Gisèle Alimi l'est.... Elle l'est toujours).... Mais son avocat vous en persuadera mieux que moi.... Et ma note vous parviendra sous peu.
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Depuis la répression de Occupy Wall Street (pourtant très calme), les "liberals" de NY ne savent plus trop quoi faire, et il me semble que la majorité des manifs "actives" a eu lieu plus tôt, dans les 2-3 jours qui ont suivi l'élection (quand les nerfs étaient à vif), les grandiloquentes annonces que le mouvement allait devenir massif n'ayant été que de l'esbrouffe et du wishful thinking, des paroles à chaud. Quand c'en est venu au 12 novembre, l'essentiel de l'humeur était retombé, et la plupart des gens qui avaient manifesté avant ne sont même pas venus; alors espérer que d'autres se pointent pour une protestation générique contre ce qui pourrait arriver dans le futur (pas un truc en particulier qui a été fait/voté), c'était un peu trop demander. Ceci dit, NY n'a pas été l'endroit où les choses se passaient, ce coup-ci: y'avait plus, et plus "actif" ailleurs. Et là je sais que tu bluffes: il est bien trop cher pour toi!
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C'est super calorique et d'un apport nutritionnel douteux, malgré tout ce que les lectrices de magazines Mode/Beauté te diront. Mais sinon, tu vas pas commencer à me donner des ordres: j'ai pas signé pour ton bouzin. Religieusement, je suis pastafarien, et à moins que tu ressembles à un plat de spaguettis géant et volant, avec des yeux, je vais pas te suivre. Ensuite, je viens d'être auto-inauguré Grand Timonier du parti Moi-Iste, donc question emploi du temps, ça va pas le faire.
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C'est dimanche: j'ai même pas honte. Pas une seule seconde
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Tu es le khan du parti?