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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Non, mais quelque chose me dit qu'un insert photoshop d'un grand blanc dans cette photo aiderait à en faire une parfaite métaphore du sujet. L'une des pires choses qu'a démontré cette même bande d'abrutis est une absolue négation de la gravité des conséquences, autant qu'une ignorance parfaite de la façon d'analyser une situation et son bilan, même 13 ans après. Parce que même si cette fameuse "escalade diplomatique" bâtie sur de dangereuses illusions et certitudes devait dégénérer, ils se font d'autres illusions et se bâtissent d'autres fausses certitudes sur la façon dont se règlerait la suite, vu la façon dont le monde fonctionne dans leurs petits cerveaux embrumés et pleins de fantasmes de gens qui ne paient jamais les conséquences de leurs actes. De ce fait, ils démontrent encore une fois l'adage de Robert Wilson Lynd: "The belief in the possibility of a short decisive war appears to be one of the most ancient and dangerous of human illusions" (la croyance en la possibilité d'une guerre victorieuse et brève semble être l'une des plus anciennes et dangereuses illusions humaines). Ils croient à ce genre de délire parce que c'est la variable qui permet de donner un semblant d'équilibre aux équations débiles qu'ils formulent dans leur tête pour prévoir le futur et penser pouvoir le maîtriser: on s'y raccroche alors comme à une bouée de sauvetage pour soutenir mordicus les propositions les plus absurdes, tout simplement parce qu'il y a un besoin vital de croire à de telles débilités sans lesquelles tout leur corpus de croyances s'effondre.
  2. Cas pratique: à vos cahiers! L'idée d'une solution franco-allemande, sur le plan technique, est-elle faisable de manière à garantir les intérêts allemands sans dépendre exclusivement de l'Elysée? En somme, avoir une dissuasion franco-allemande payée (dans des proportions à déterminer à la table des grands) par les deux parties, restant principalement française (essentiel du savoir-faire et des productions) pour le cas où les Allemands se focalisent sur la seule menace russe, mais avec une "composante" allemande suffisamment autonome (nombre de vecteurs et têtes donnés, système d'alerte et de décision, ensemble intégré et contrôlé pour être tourné seulement vers la Russie) pour que le décideur allemand ait son propre bouton (qui n'aurait qu'un seul usage possible contre tonton Vlady). Sur le plan purement matériel, si c'était possible et acceptable pour un Etat (du moins un jugé "responsable" comme l'Allemagne), ce serait la solution sans doute la moins coûteuse pour les teutons en évitant de les mettre à la remorque totale de Paris (surtout qu'ils pourraient en quelques années/une décennie vampiriser suffisamment de trucs pour limiter la dépendance technique et être suffisamment proches d'une autonomie potentielle totale pour être tranquilles).
  3. Lui: Z'est toute la beauté du système Mein Fuhrer Mister Prezident: on ne peut pas l'arrêter.
  4. Si tu devais subir la production audiovisuelle chinoise à l'année pour te détendre après le taf, t'aurais aussi envie de te défoncer la dentition avec de la meth.
  5. Rien qui soit à la hauteur, et ce qu'on mentonnais plus haut, les USA ne seraient jamais prêts à aller aussi loin sur le sujet de Taïwan que les Chinois: ce n'est tout simplement pas le même niveau d'intérêt national pour les deux pays. Par une marge énorme. Les abrutis profonds comme Bolton peuvent pérorer tout ce qu'ils veulent là-dessus, en disant qu'il suffit de causer fort et de faire quelques gestes significatifs, mais les Taïwanais eux-mêmes s'éloigneraient des ricains si ça commençait à parler de pleine reconnaissance diplomatique (non qu'ils ne la veuillent pas, mais ils savent regarder le prix d'un produit avant d'acheter), parce qu'il faudrait aussi commencer à parler d'alliance solide et de garantie nucléaire crédible pour qu'ils acceptent de se bouger, soit autant dire un niveau d'engagement complet que les USA ne seraient eux pas forcément prêts à avoir. Surtout dans la situation actuelle: ce serait créer une poudrière (une de plus) vraiment très volatile dans un coin qui en a déjà assez. Etre à la merci du moindre petit incident pouvant dégénérer très fort très vite (vu les distances très courtes, le différentiel de puissance et la température du sujet), c'est pas la perspective qu'affectionnent le plus les diplomates et les dirigeants (et les populations si elles daignaient s'intéresser à ces sujets). Et même si le gouvernement Trump était prêt à un tel changement de politique et à un tel niveau d'alignement sur l'impératif de la seule préservation de Taïwan quelles que soient les circonstances, même s'ils arrivaient à en faire (hautement improbable) une nouvelle constante de la politique extérieure américaine, qui s'impose aux deux partis (Taïwan, le nouvel Israël?), je doute que les dirigeants taïwanais soient si confiants dans l'avenir qu'ils joueraient le jeu, se confiant ainsi totalement aux Américains et vivant désormais avec la certitude que dans 2 ans, 20 ans ou 50 ans, cette garantie américaine serait toujours là. Bolton est un de ces gars dont on se demande s'ils ont décidé il y a longtemps que leur carrière dépendait d'un personnage politique outrancier et caricatural, ou s'ils sont tout simplement très très cons, la raison pour laquelle on se pose cette question est qu'on a toujours du mal à croire que de tels dégénérés et débiles en tous genres puissent aller si loin dans n'importe quel type de carrière. Vendeur raté de voitures d'occasion aurait du être le sommet de la carrière de ce type dans n'importe quel univers un peu rationnel. Typique de la pure caricature de "faucon" (ironique quand on parle d'un vrai c....) républicain, cette façon de "résumer" (bon, je pense en fait que c'est l'exposé le plus exhaustif qu'il est capable de faire) sa pensée sur un mode si affirmatif qu'il décide d'emblée dans son postulat que l'adversaire, par la nature des choses, se conformera à sa vision du monde et de ses intérêts, et s'écrasera face à la seule force de sa personnalité et de son pays, "parce que c'est comme ça". Dans sa phrase, c'est en essence ce qu'il dit, sans la moindre réelle connaissance du sujet: - il est possible de mettre fin à l'activisme militaire chinois en mer de Chine; sous-entendu "parce que ça nous dérange et qu'il faut qu'il en soit ainsi" - ça peut se faire avec quelques "cascades" diplomatiques et une stiff upper lip qui montrera qu'on est des vrais hommes pleins de caractère et avec des grosses couilles; sous-entendu, c'est une histoire de "forces morales" (on sait où ça mène, quand des chefs commencent à invoquer ce truc) et de gestes forts, et la guerre, par nature, on la gagne parce que "meuwica", mais on veut pas la faire parce que c'est cher, donc je décrète que ça va se passer comme ça parce que je veux tenter le coup, mais au pire, si ça pète, c'est pas ma famille qui ira crever, et mon compte est à l'abri des impôts. - on pourrait jouer à "l'escalade diplomatique": sous-entendu, la diplomatie n'est pas une dialectique, la Chine n'est pas devenue une énorme puissance, les USA ont toujours le dernier mot (parce que un point c'est tout), la question de Taïwan n'est pas vitale/viscérale pour eux, et plus important que tout, le monde est parfaitement contrôlable, le hasard n'existe pas ("manifestdestinymeuwicaaaaaaaa!"), et le jeu diplomatique à multiples parties prenantes est si exempt de loi de Murphy. What could possibly go wrong? Tôt ou tard, quand c'est nucléaire et/ou que ça implique des pays aussi importants qu'USA et Chine (cad: immenses conséquences, immense impact, connexions partout donc presque tout le monde est impliqué et prend des coups), ça ne peut PAS bien se terminer. Pour personne. Ai-je dit le mot "nucléaire"? Pas assez. Rappelons que les économies US et chinoises sont consubstantielles désormais: les Chinois ont besoin du débouché à un haut degré (et ce encore plus depuis que leur bulle commerciale a explosé et depuis que la bulle de la construction qui l'a remplacé a commencé à se ratatiner), et si les USA étaient privés du producteur chinois, surtout brutalement, le niveau de vie (pouvoir d'achat du consommateur en premier, impact de la disparition des produits semi-finis ensuite, source de crédit enfin) s'effondrerait si vite que le choc serait politiquement et économiquement très dangereux pour l'équilibre intérieur du pays.
  6. Les très riches ont voté (et financé) extrêmement majoritairement républicain, comme d'habitude, et si Clinton était extrêmement soutenue par Wall Street, la majorité des financements issus de Wall Street et de Chicago restait quand même très nettement du côté républicain. Faut pas délirer sur des milliardaires et millionnaires "redneck/du terroir": le terme et le concept de redneck reste associé quasi uniquement avec la working class et l'underclass blanche du sud, et éventuellement d'une partie du midwest: c'est un marqueur social autant que géographique ou culturel, même si on trouve ça et là des poches de gens issus des classes moyennes qui revendiqueront le "style" (caricaturalement, une façon de parler "populaire", un pick up, un flingue, quelques gimmicks et la musique). Mais pour l'essentiel de la compréhension, quand tu dis redneck, tu dis "prolo blanc rural du sud". Etendu de façon indifférenciée à l'ensemble du pays et incluant une dimension plus urbaine (et un jugement plus moralisant), le terme sera "white trash". Et le terme se subdivise géographiquement: "Okie" (pour l'Oklahoma, Etat ravagé par le Dust Bowl dont la population est devenue l'image du "réfugié de l'intérieur"), "Hillbilly" (pour les Apalaches) ou encore "cracker" (pour la Floride). Très peu de gens riches du sud ou du midwest apprécieront de se faire appeler "redneck", sauf l'occasionnel parvenu qui décide d'être très fier de son origine, juste pour la plaquer à la gueule de quelqu'un qu'il juge trop hautain. Mais c'est l'exception, pas la règle.... Et l'ascension sociale est quelque chose de très limité aux USA, surtout l'accès à ce niveau de richesse. Ils se sont abstenus, surtout. Et je sais pas si on peut parler d'un rapport 88%-8% (chez les noirs) en faveur de Clinton comme d'un grand progrès (93-7 pour Obama), étant donné que l'essentiel de cette différence s'explique mathématiquement par le net recul de la participation des noirs à cette élection (13% de l'électorat en 2012, un peu moins de 12 cette année). J'ai pas fait le calcul ni vu assez de chiffres, mais 8% du nombre de votants noirs cette année semble recouvrir un effectif moindre que les 6% d'il y a 4 ans. Ajoute, dans les 3 Etats-clés (Pennsylvanie, Michigan, Wisconsin), une mobilisation plus forte des électeurs blancs ruraux, et tu as l'essentiel de ce qui a fait la différence victoire-défaite dans ces Etats, où la marge de victoire fut ridiculement petite (donc pas de changement majeur des tendances de l'opinion, ou de mobilisation massive, contrairement à ce qui est claironné). L'abstention est de loin le facteur dominant dans ces résultats, ce qui souligne un problème chez les démocrates ("blairo-clintonisme", candidate peu convaincante voire pire, establishment démocrate....), pas un nouvel élan chez les républicains. Maintenant pour le point premier: Sur le principe oui, il a trouvé une base électorale en ce qu'il a trouvé un créneau de positionnement. Je parle de base de pouvoir, cad la traduction CONCRETE en termes de résultats, non seulement ce coup-ci, mais ce qu'il est possible d'en faire ensuite. Et là, ça risque d'être plus complexe que soulever la colère et l'enthousiasme d'une partie de l'électorat populaire blanc, partie qui reste très réduite, comme j'ai essayé de le chiffrer succinctement. A un moment, faut arrêter de parler trop schématiquement ou en généralisations trop vastes, en approximations trop à la louche: tu soulèves plus de mauvaises lectures potentielles de tes posts que tu n'éclaircis ton opinion.
  7. Petite précision pour la nomination de Rex Tillerson comme Secretary of State: il sera flanqué d'un deputy Secretary of State nommé.... John Bolton. Le moustachu sans doute à moitié taré qui est encore en train d'affirmer qu'envahir l'Irak était une bonne idée et que la guerre dans ce pays a été victorieuse.
  8. Sur place ou à emporter? Ca va pas être le même prix. Sinon une autre façon de regarder la nomination de Rex Tillerson: j'ai entendu un diplomate très expérimenté décrire la chose en termes un peu différents de ce que j'ai pu voir ailleurs. Il a beaucoup du traiter avec des "pétroliers" dans sa carrière de négociateur, et les décrivait comme "unidimensionnels", alors que là, le job de SecState est "multidimensionnels". Au-delà de la seule personnalité et de son mandataire (une boîte dans un secteur particulier), on peut élargir la critique avec ce qui a déjà été mentionné, notamment le fait que les patrons sont des autocrates (ou au moins des oligarques, suivant la boîte), et développent souvent une personnalité et une vision du monde déformée par le prisme de leur fonction. Comme tout le monde dira t-on, mais ici, c'est un prisme bien particulier, surtout quand on parle de boîtes "mondiales" qui sont désormais à bien des égards des entités géopolitiques à part entière (ou presque), des cultures à part et des microcosmes qu'on ne quitte jamais vraiment quand on a été à un certain niveau. En conséquence, serait-il si faux de dire qu'à certains égards, Tillerson est un "agent" d'Exxon infiltré au sein du futur gouvernement?
  9. Et quand tu regardes ce qui a été révélé du "plan Trump" sur l'infrastructure, tu vois (on l'a déjà signalé plus haut) qu'il s'agit d'un miroir aux alouettes essentiellement dédié à favoriser les profits des opérateurs sans réellement avoir d'impact économique important pour la population: il s'agit avant tout d'une vaste défiscalisation de projets qui, pour l'essentiel, auraient de toute façon été entrepris par les opérateurs privés, voire d'un financement étatique. Ca ne créera pas des masses d'emplois, et plus encore, ça adressera beaucoup moins (hors de quelques projets symboliques et visibles) l'infrastructure du pays au sens large, cad les systèmes national et locaux de circulation des biens, services et personnes (ce qui inclue aussi les systèmes de gestion de l'eau et des déchêts, les grilles électriques et informatiques....) et les relais de services publics ou semi-publics qui visent le plus grand nombre (hôpitaux, écoles, tribunaux, services aux vétérans....), qui sont les "capaciteurs" d'une économie, ses multiplicateurs de force, en même temps qu'un des socles principaux assurant la cohésion d'un pays (entre autres choses via l'impression de vivre un peu dans le même bateau). N'oublions pas par exemple que les chiffres de l'investissement "public" en infrastructures sont aussi souvent en partie "arrangés" via des utilisations particulières, notamment l'activité de l'Army Corps of Engineer, qui en représente une portion significative, mais sert souvent dans les faits des intérêts purement particuliers (comme on a pu le voir dans les affaires récentes et médiatisées de pipelines litigieux). Ca, plus l'entretien ou la construction d'infrastructures militaires n'ayant d'utilité qu'auprès d'un élu local ayant réussi son coup de "pork barrel politique". Cf Mitch McConnell et son barrage à 3 milliards dans le Kentucky; comme il passe sur un cours d'eau -domaine fédéral-, l'Army Corps of Engineer est de la partie, à fournir du "gratuit" aux contractors locaux. L'utilité économique du barrage n'a toujours pas été démontrée (c'est même plutôt le contraire, dixit.... L'Army Corps of Engineer).
  10. Il semble y avoir une faction dans la droite américaine (quelle taille? Impossible à évaluer pour l'instant) qui a ce "russotropisme" à géométrie variable (ça va de souhaiter l'émulation du mode de gouvernance poutinien -y compris pour mieux taper sur les Russes- à être juste un peu plus conciliant avec Moscou, en passant par le souhait du rapprochement aux frais de l'UE), que semble promouvoir Trump pour l'instant, dans une forme indéterminable ceci dit. La nomination de Rex Tillerson comme SecState est à cet égard un compromis acceptable pour Trump et pour cette portion du GOP, mais divise cependant le GOP qui garde aussi une très forte composante de mentalités "cold warriors" et une méfiance génétiquement bâtie à l'égard des Russes. Mais Tillerson est lui du genre à penser que ce qui est bon pour Exxon (son ex-boîte.... Et le genre de boîte dont on ne démissionne jamais vraiment quand on a été à son niveau) est bon pour les USA (et pas nécessairement l'inverse), et son tropisme pro-russe n'est pas de la fiction, ce qui veut dire qu'il pourrait essayer de peser pour donner de l'air à un Poutine qui pourrait commencer à être en manque de liquidités. Quelqu'un sait d'ailleurs où ça en est de ce côté, pour la Russie? Est-ce réellement un problème (sanctions et baisses des cours du pétrole, plus dépenses accrues)? Si oui, de quelle ampleur? Quelles échéances? Les récents comportements du pouvoir russe, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, semblent indiquer un schéma général de "posturing": plus d'agressivité, plus de resserrement du pouvoir, moins de tolérance d'un certain niveau de "diversité" (de pensée surtout), plus de paranoïa.... Sont-ce des signes d'un pouvoir plus fragiles qui "surcompense" ainsi par la gesticulation et plus d'autocratie? Pour les risques de conflits d'intérêts de Trump avec la Russie, il faut préciser que ça va bien au-delà d'hôtels estampillés Trump dans le pays: Trump a été tricard auprès des banques sérieuses de ce monde depuis près de 20 ans (et ses "légers" déboires autour de ses casinos, plus son ardoise auprès de la Deutsche Bank), alors même qu'il dépendait d'une perpétuelle fuite en avant dans toujours plus d'expansion (d'autant plus que c'est moins de l'expansion en propre que des participations minoritaires et du "branding" pour donner l'impression que c'est sa boîte qui fait l'essentiel) pour arriver à faire un peu de cash et garder son groupe un peu à flots. Les sommes qu'il a du trouver (emprunts et investisseurs) l'ont donc été auprès d'autres acteurs, notamment des oligarques russes (le financement de l'activité économique en Russie passant bien plus par des prêts entre boîtes/oligarques et/ou de l'Etat que par un marché financier) et ukrainiens dont certains seraient plus ou moins des factotum poutiniens. Ca ne fait pas nécessairement du Donald une marionnette ou même quelqu'un de très influençable par cette connexion, mais ça crée des conflits d'intérêts certains et des risques avérés du point de vue US.
  11. Les nominations au cabinet sont des indications très claires.
  12. Pour l'instant il n'a pas de base organisée: aucune structure de parti, aucune forme de regroupement, pas d'infrastructure au sol.... Toutes ces choses qui sont nécessaires dans la durée pour garder ensemble un grand nombre de gens, et plus encore, pour y puiser des militants qui joueront un rôle actif d'encadrement et d'action. Banon va essayer de le faire, mais c'est pas un homme de terrain, et il a pour l'instant fort à faire à devoir batailler le GOP au jeu des nominations.... Qu'il est en train de perdre allègrement. Ensuite, faut pas délirer sur l'électorat purement trumpiste: 62 millions de gens ont voté Trump, ce qui représente 46% des votants, et 27% de l'électorat. Une bonne partie de ces gens le détestent et ont voté pour ce qu'ils voyaient comme "le moindre mal" (ou plus probablement voté contre HRC) dans une année de candidats imblairables, et une autre partie très significative a voté pour lui parce qu'il était le candidat républicain et pour aucune autre raison. On estime qu'au mieux, autour de la moitié de ses électeurs ont vraiment voté pour lui, qui se subdivisent ensuite fifty-fifty (à la louche) entre les vrais fanas trumpistes de tous degrés, et les "trumpistes d'opportunité" qui ont voté pour la disruption/grenade sur Washington/majeur brandi vers l'élite.... Soit un électorat qui peut se retourner très vite s'il déçoit en ce sens (ce qu'il est déjà en train de faire). Donc même en étant généreux, la "base" de Trump, c'est très nettement moins d'un quart des gens qui ont voté pour lui, soit moins de 15 millions de gens. C'est à partir de ce nombre là qu'il va falloir voir s'il peut se bâtir une vraie power base, dont l'effectif sera nécessairement très inférieur (règle absolue du marketing: la proportion clients réguliers vs clients occasionnels, et le coût de la fidélisation), et qui aura tendance à s'éroder avec le temps passé au pouvoir: baisse de l'intérêt hors période d'élection présidentielle, baisse des moyens consacrés à atteindre l'électorat, tensions extrêmes qui ne peuvent être maintenues longtemps, et surtout, usure du pouvoir et des déceptions qu'il amène (un phénomène dont le rythme dépendra en partie de l'actualité, en partie de la présidence elle-même), création du duo oubli/nostalgie par rapport à "l'avant" (le temps diminue les griefs, les nouveaux griefs prennent la place des anciens, les visages du pouvoir en place deviennent les nouveaux coupables, et les catastrophes que risque de créer le Donald, de même que le risque d'une présidence ultra-médiatique/polémique, pourront fatiguer/dégoûter, et créer plus de réactions extrêmes). Trump ne s'est pas créé d'assise chez les indépendants ou les "Bernie or Bust" (tous le détestent: il se trouve qu'ils ont plus détesté HRC ou, surtout, qu'ils se sont démobilisés face au choix), ni dans la majorité de l'électorat républicain: les "revenus médians blancs" (pour ce qu'il en reste; à moins d'être généreux sur la définition de "revenus médians", c'est quelque chose qui baisse) sont toujours partagés et n'ont pas marqué un comportement électorat différent des autres élections, la seule surprise pour certains observateurs ayant été qu'ils ont moins été dégoûtés par Trump que prévu (mais ils l'ont été: cet électorat a été moins gagné par Trump que par Romney en 2012), et ont suivi la discipline de parti. Mais dans l'ensemble, ils ne sont pas des fans: faut pas s'y tromper, cette catégorie (et les hommes plus que les femmes) reste l'électorat "suburban conservative" qui penche naturellement vers la branche Ryan du GOP. Donc beaucoup moins de solidité pour Trump que ce que tu évoques, et encore, il doit déjà créer la power base dont il a besoin, parce que pour l'instant même ses fans n'en sont pas une: il faut regrouper, inscrire, organiser et garder engagés ce qu'on peut, ce qui est un travail long, cher et difficile (et il y a un premier impérarif dans deux ans), qui doit en plus être arrosé régulièrement par des politiques qui tiennent au moins quelques-unes des fantasmagoriques promesses faites en campagne. Et évidemment, comme tu l'indiques, après tout ça, il reste un énorme caveat: "s'il ne fait pas de conneries"..... Vaste programme pour ce président. De fait, Trump n'a pas pour l'instant de vrai capital politique: il a pas beaucoup de jeu, en somme, par rapport au reste du GOP qui tient l'essentiel des cartes pour jouer la partie. La présence de Priebus comme Chief of Staff le souligne, mais surtout, la guerre désormais presque ouverte entre lui et Banon le confirme, avec la composition du cabinet pour résultat. Et l'ensemble des conflits d'intérêts qui existeront à la première seconde après son inauguration constitue peut-être le plus grand atout de Paul Ryan pour contrôler plus ou moins totalement le Donald: il pourra décider d'ignorer les énormités de cette situation pendant 2, 4, 6 ou 8 ans, ou bien lancer direct une commission d'enquête qui n'aura aucun mal à établir les fautes et délits en cours (sans compter les abus et délits potentiellement commis activement une fois à la présidence) de par le simple fait que Trump et sa famille ne se sont pas séparés de leur patrimoine tel qu'il est et fonctionne actuellement. Et de là, l'impeachment et une démission forcée ne sont pas loin.... Avec Mike Pence, le rêve humide des ultra-conservateurs (fiscaux, économiques et sociétaux) pour prendre la relève: pas vraiment une situation lose-lose pour Paul Ryan qui est, rappelons-le, l'homme le plus puissant des USA pour tout ce qui concerne la politique intérieure (le président n'est PAS le personnage le plus puissant de la scène politique américaine: il n'est que le n°2, derrière le Speaker). Alors tant que le Donald filera doux, j'imagine que Ryan et consorts le laisseront se donner des airs de matamore et de big boss qui sait tout et fait tout (tant qu'à faire, c'est mieux pour eux: ça le rendra responsable des conneries); mais à moins qu'il n'arrive à se constituer une vraie power base, et qu'ensuite il arrive à commencer à en faire quelque chose, notamment se créer une faction de représentants et sénateurs (sans parler d'élus locaux) autant par ralliement de déjà élus que par promotion de candidats trumpistes en 2018 (et qui devront gagner des sièges), il restera essentiellement une marionnette avec une grande gueule et le décorum, pour les décisions qui comptent. Et ça, ce sont des activités qu'il ne connaît pas et auxquelles l'establishment républicain est plus que rompu, pour lesquelles ils disposent de tous les moyens et relations. Parce qu'au Cabinet (pour l'instant le principal révélateur des rapports de force entre Trump et Ryan), il ne faut pas s'arrêter aux têtes d'affiches: il faut aussi regarder les seconds et troisième rôles, les dircabs, les directeurs d'agences, les "vice-" ceci, les "deputy-" celà, les "assistant-"machin.... Dans une aussi vaste organisation, ce sont des rôles de premier plan, et dans une organisation aussi complexe, ce sont même ceux qui comptent le plus, parce qu'ils connaissent le jeu et ses joueurs, qu'ils connaissent la mécanique et ses dynamiques, et ne sont pas remplaçables par des "outsiders". Et de ce côté, l'establishment du GOP place encore plus ses pions qu'au cabinet lui-même, peut-être d'abord et avant tout parce que Trump n'a pas le portefeuille de connaissances (et de connaissances loyales) pour staffer ces postes, ni le savoir et le savoir-faire pour savoir les staffer et savoir quoi en faire (savoir comme un gouvernement et un pays fonctionnent, c'est pas un truc qui s'improvise ou s'apprend rapidement).
  13. C'est une question qui peut potentiellement faire ou défaire l'UE à elle seule, par ce qu'elle porte, et dans la première option (faire l'Europe, ou la refaire), décider quelle Europe serait faite: tenter une "grande" Europe-puissance avec tout ou partie des Etats de l'Union, ou une "petite", avec seulement quelques-uns (d'Europe occidentale). Le point repose en grande partie sur l'option choisie par les Allemands, et si en fait d'autres leurs sont proposées: développer une arme nucléaire allemande propre, ou acheter le ticket d'entrée en partenariat avec l'un des deux "voisins" qui a le joujou. Dans le second cas, c'est un coup à prolonger l'état actuel des rapports franco-allemand et à faire durer les carreaux cassés de l'Union actuelle, en arguant d'une fuite en avant du "pooling and sharing" dans un premier temps, puis de facto en plaçant le duopole (voire plus si un ou deux autres pays joignent le club) dans une nouvelle situation de co-souveraineté qui ne serait sans doute pas simple, mais gérable tant qu'on en reste à cet ultima ratio regnum qui a pour but principal d'exister sans être utilisé. Dans la première option, on est dans une toute autre gamme de merdasse: les Allemands, à moins d'un effort gigantesque d'augmentation très nette et très conséquente de leur budget militaire, boufferaient beaucoup dans leurs forces classiques pour se constituer une dissuasion en partant de queud'chi (à moins qu'on négocie des "briques" technologiques avec eux, sans vouloir aller plus loin), et ce pendant de longues années (boum boum, retour de facto d'une prééminence militaire française très nette sur le continent pour un moment, sans rien changer). Mais à terme, on entérinerait une toute autre géopolitique interne du continent, avec 2 pays de l'Union plus un extérieur pouvant se poser en garants/protecteurs ultimes, soit une possible division des alignements et un accroissement des fossés entre "factions" européennes,
  14. Hier, Netflix a sorti un gros machin de science fiction militaire: Spectral.... Pas encore vu, mais ça a l'air bien stupide.... Et de bien cracher!
  15. On pourra discuter longtemps du style d'Obama, ou, plus largement (et la gauche américaine est en train d'incendier l'establishment démocrate pour ça), sur la mollesse des démocrates "transactionnels", par rapport aux républicains "confrontationnels" qui, même en minorité, obtiennent généralement ce qu'ils veulent en jouant les enfants capricieux prêts à incendier la maison pour avoir gain de cause (à comparer aux démocrates à qui on reproche d'être à plat-ventristes, avides de consensus et d'approbation, et capitulards). Pour Comey, "se griller" sur le sujet du hacking aurait été quasiment équivalent à de la haute trahison, en l'occurrence, en tout cas à l'usurpation d'une compétence de l'exécutif suprême, vu la nature du dossier et des éléments d'enquête. Et si on le soupçonne d'être politiquement partisan, ou d'avoir été en tout cas anti-Clinton (ce n'est qu'une hypothèse, je ne lance pas de débat), déballer sur ce sujet dans la phase finale de l'élection n'allait pas dans le sens de ses préférences.
  16. Il n'est pas libre de ses mouvements: quoiqu'on en pense, la publication de l'état des lieux sur le cas Clinton était légale et tout à fait dans ses attributions, même si c'était en grande partie du vent et si le fait de l'évoquer, surtout à ce stade de l'élection, était un choix politicien. Pour ce qui concerne le hacking, une grande partie des éléments de l'enquête, provenant essentiellement des agences de renseignement, sont du registre secret défense. Comey est certainement habilité à avoir accès à la plupart des dossiers, sinon tous, mais pour ce qui est de décider de ce dont il faut parler publiquement sur le sujet, de ce qui peut être publié, il semble que seul Obama pouvait choisir. Il n'était pas légalement obligé de demander leur avis aux parlementaires (c'est un choix purement exécutif, strictement parlant), mais vu la période, c'était politiquement sensible, donc il l'a fait, et s'est vu répliquer par McConnell que si ça sortait, il accuserait publiquement le président d'une instrumentalisation politicienne, transformant ainsi le sujet en une guéguerre puante (et faisant oublier que le système politique US a été purement et simplement attaqué par une force étrangère). Maintenant la chose semble sortir au grand jour via des fuites (dans le WaPo, cad que, déontologie oblige, ils ont au moins deux sources différentes), pas par les canaux officiels.
  17. Sinon, un fait amusant: le principe du hacking du DNC par des services russes semble acquis.... Et il était en fait acquis dès avant l'élection: dès septembre, l'exécutif américain avait assez d'éléments pour accuser publiquement la Russie, mais Obama était préoccupé de le faire unilatéralement pendant une campagne électorale. Il a donc convoqué des parlementaires accrédités (les leaders des 2 chambres et les hauts placés dans les commissions (des deux chambres) du renseignement et celle à la sécurité du territoire, un soi-disant "gang of 12". Le directeur du FBI (James Comey), le DHS (Jeh Johnson) et la directrice du contre-terrorisme (Lisa Monaco) ont été envoyés auprès de ce groupe pour exposer l'affaire et pitcher l'idée d'une réaction solidaire et bipartisane contre toute ingérence russe dans le processus électoral, via une série de briefings très confidentiels où furent exposés tous les éléments de l'enquête en cours (donc les preuves que les agences de rens US ont collecté sur le sujet). Les démocrates présents ont approuvé, les républicains étaient divisés: Mitch McConnell (Majority Leader au Sénat) a catégoriquement refusé, déclarant que mettre en cause les Russes publiquement s'agirait d'un acte de politique partisane. La femme de Mitch McConnell, Elaine Chao, sera la prochaine Secretary of Transportation.
  18. Phrase générale, qui vaut sur beaucoup de niveaux de lecture (attention, c'est du "profond"): "on a toujours besoin d'un trou du cul".
  19. N'exagérons rien: il y a, d'après ce qu'on sait, une sur-représentation de psychopathes et sociopathes fonctionnels, mais aussi (et en bien plus grand nombre) de comportements de types sociopathes/psychopathes (ce qui est différent), et diverses dérives obsessionnelles, dans certaines professions hautement valorisées socialement, dont les hauts cadres et dirigeants d'entreprise, mais aussi les chirurgiens et quelques autres. Rappelons ceci dit que beaucoup de gens partageant des comportements de ce type ne sont pas des socio/psychopathes au sens clinique: tu as aussi plus simplement des criminels, des égocentriques détachés de toute réalité, et des trous du cul en très grand nombre. Ce ne sont pas des pathologies, juste des travers humains.
  20. Bouef: il a beaucoup dépendu de l'infrastructure et des dépenses du parti républicain.... Financé avant tout par les méga-donneurs. Et sa campagne elle-même a dépendu au plus haut point d'un certain nombre de ces animaux là, dont au premier chef Robert Mercer (un Wall-Streetien), non seulement par ses contributions, mais aussi par le fait qu'il est le financier de Breitbart (qui ne survivrait pas sur son modèle économique foireux) et d'une foultitude d'organisations et médias de la soi-disant "alt right". Rien que la liste du comité de financement de sa collecte était un who's who des méga-donneurs de la droite, et beaucoup d'entre eux se retrouvent au cabinet, au premier chef Steven Mnuchin, le nouveau Secrétaire au Trésor. Faut s'y faire, il a un cabinet de ploutocrates , corrupteurs et lobbyistes qui ont vécu du système depuis des décennies, avec quelques généraux ici et là. Mais bon, tout ça n'a pas grande importance (sauf si on a une déficience mentale comme le fait d'avoir quelque chose à foutre de ce que devient la planète, ou de quoi sera fait l'avenir de ses enfants), parce que rassurez-vous! Kanye West sera peut-être candidat la prochaine fois!
  21. T'es sûr d'être déjà allé au Texas? Parce qu'à Austin, San Antonio, El Paso, Dallas, Houston ou Fort Worth (ces villes et leurs zones urbaines représentant plus des 3/4 de la population; si tu y ajoutes les autres grandes villes, on approche de l'essentiel de la population), les portes des voitures et maisons seront toujours fermées, et les clés dans la poche du proprio. C'est pas parce qu'il y a quelques bleds où tout le monde se connaît, qui permettent un comportement plus confiant, que ça signifie quelque chose: c'est du microphénomène d'échelle locale.
  22. C'est pas vraiment ça: les statistiques sont extrêmement utiles et, si on le veut bien, pertinentes.... Mais elles ne sont qu'un outil, donc dépendent de l'utilisateur, qui ne leur fera dire que ce qu'il veut leur faire dire, et c'est pour cela (autre grande citation sur le sujet) que ce genre d'usage en fait "la forme la plus sophistiquée du mensonge". Mais n'accusez pas ces petites choses innocentes que sont les statistiques: le coupable est leur méchant -et sans doute très pervers et incesteux- utilisateur. Sinon, j'avais pas vu ça: le lobbyiste en chef de Koch Industries (oui, les frères-pétroliers Koch, qui avaient tant décrié le Trump) est en charge de l'équipe qui gère la transition au Department of Energy. Il a déjà demandé une liste de tous les employés et contractants de ce ministère qui travaillent sur le sujet du changement climatique (noms, qui a fait quoi....) et une liste des 20 plus éminents scientifiques dans les instituts de recherche nationaux, qui travaillent sur le sujet (noms, salaires, publications des 3 dernières années, sociétés savantes auxquelles ils appartiennent, affiliations universitaires et professionnelles, sites auxquels ils contribuent). En bref, le gars a demandé une "hit list" pour vider la recherche climatique de substance et démolir la protection de l'environnement (vu qui ils ont nommé à la tête de l'EPA).
  23. Plus encore que la règle en politique, c'est une loi dans le monde corporate: le type en-dessous de toi est TOUJOURS le fautif. Le sens des responsabilités y existe encore moins qu'en politique dès que la structure atteint une certaine taille. Ca va avec un fonctionnement plus autocratique.... Ce que d'ailleurs beaucoup de ces féodaux vont découvrir en essayant de prendre en main des ministères et grandes agences: la latitude d'action est infiniment moindre que dans le privé, parce qu'ils ont des comptes à rendre.... Et un Congrès qui a la commission facile: les "oversight committee" en termps normal, les commissions d'enquête quand c'est un peu moins normal, ou qu'il y a un problème majeur (celles-là, c'est.... La grosse commission ). Ce qu'on voit surtout, ce sont les egos surdimensionnés et les mentalités d'autocrates que le monde corporate génère de nos jours (surtout que beaucoup des nombreux oligarques nommés par Trump sont en plus "nés dans la pourpre": beaucoup moins de self made people que des "entitled" de naissance), à qui personne jamais ne dit non, qui s'entourent de sycophantes professionnels et se médiatisent comme des messies (tous les patrons US imitent les méthodes de Steve Jobs, maintenant) ou des sages sachant tout (alors que sortis de leur domaine d'expertise, ils sont généralement aussi abrutis que n'importe qui, mais quand un gars fait du fric dans une branche particulière, sans même parler du récit qu'ils se bâtissent sur eux-mêmes suite à la réussite, qui nie toute part de hasard, toutes les chances et avantages dont ils ont pu bénéficier, toutes les aides qu'ils ont reçues....). Vu ces profils, on peut déjà anticiper la façon dont ça va fonctionner, non seulement au sein du cabinet (bataille des egos, le tout sous l'autorité d'un égotiste encore pire qui a le pouvoir de dire, comme Lincoln à son cabinet: "7 nons, 1 oui.... Les ouis l'emportent"), mais dans chacun de leurs départements, et avec le Congrès. Et virer un dircab ou haut staffer par semaine ("comme qu'on fait dans l'privé") n'y changera rien.
  24. Tout en ayant 2,7 millions de voix de plus que Trump, donc comme on le disait déjà au lendemain de l'élection: ne pas surinterpréter les résultats en fantasmant une image du petit peuple américain rejetant HRC l'élitiste et se prononçant comme un seul homme pour Trump le populiste.... Surtout quand en plus l'électeur trumpiste moyen est nettement plus riche que l'électeur clintonien moyen. Sinon, côté robinets plaqués or: les coûts de sécurité additionnels pour l'immeuble de Trump que la ville de NY doit prendre en charge sont évalués à 500 000 dollars/jours à ce stade, soit 15 millions le mois (jusqu'au 20 janvier). De Blasio a demandé une aide au Congrès, qui a répliqué qu'il n'aurait que 7 millions pour les presques 3 mois. Rappelons pour la note que le "president elect" a une résidence sécurisée tous frais payés à Washington, budgétée à l'année. C'est donc le seul caprice du Donald qui coûtera autour de 40 millions au contribuable new yorkais, sans compter l'impact économique (et individuel) du dérangement massif impliqué par le blocage des rues autour de l'immeuble (parmi les plus fréquentées et essentielles au trafic new yorkais déjà structurellement congestionné). Fun fact; Donald Trump n'est pas un contribuable new yorkais. C'est vraiment l'homme du peuple pour le peuple.... Et c'est le genre de dépenses sur lesquelles l'info ne s'attardera jamais, ces sommes toujours énormes mais "invisibles" que coûtent les gouvernants et puissants de tous types, la merde qu'ils créent mais dans laquelle jamais personne ne leur fout le nez. Dont une expérience de quasi chef d'Etat en tant que gouverneur de Californie. Bouef, sauf que Grant avait payé de sa personne, et dirigé une guerre, une vraie, avec des morts et la responsabilité de centaines de milliers de vies... Ainsi que de ressources vastes dans l'absolu, mais évidemment toujours limitées par rapport à ce qu'on veut faire, et toujours précieuses parce que coûtant cher au pays (et il avait une conscience patriotique et humaine, y compris à cet égard.... C'est pour ça qu'il buvait comme un trou).
  25. Un chiffrage "amusant" sur le sujet des fausses nouvelles: http://www.vox.com/new-money/2016/11/16/13659840/facebook-fake-news-chart
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