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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Toutes.... Mais elles le savent pas forcément: ses voies sont mystérieuses. Mais il a un plan, donc.... -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Et le plaisir du bigeing, hein? T'en fais quoi du binge-watching? Comme Dieu l'a dit: "il y a un temps pour tout, un temps pour vivre, un temps pour mourir, un temps pour tuer, un temps pour guérir, un temps pour déguster goutte à goutte, et un temps pour gloutonner et tout s'enfiler d'un coup comme un Polonais!". C'est dans la Bible. Qui es-tu pour contester le Seigneur, mécréant! -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Par rapport aux autres séries Marvel (Agents of Shield.... Bof. Agent Carter: pas mal, mais ça casse pas 3 pattes à un canard) et DC (Arrow: mauvais. Flash: à chier), c'est clair qu'on n'est pas dans la même catégorie, ce qui laisse augurer plutôt pas mal, ou en tout cas avec espérance, pour les autres séries Marvel faisant partie de la même fournée que Daredevil (univers Marvel partagé): Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist et The Defenders, minisérie qui, comme le film Avengers fait pour les autres films de superhéros Marvel, réunit les héros des séries précédentes pour une intrigue commune. Donc apparemment ils font le même effort pour ces séries (Marvel est pété de thunes depuis l'explosion des films), ça pourrait sortir du lot, et vu que les prods sont communes, y'a pas de raison pour que la qualité au moins visuelle soit pas au rendez-vous. -
Il a gagné des points et du "street cred" avec son interview de Snowden: non seulement c'est pas facile à obtenir et il a bien joué la surprise, mais surtout, il s'est pas laissé balader par le transfuge et a bien mené la danse.
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[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Marrant qu'ils fassent ça.... La prochaine fois, ils pourraient même essayer d'être drôles :-X ; on se demande où passe l'argent des impôts, s'il ne sert même pas à embaucher de bons staffers et rédacteurs de discours! Sinon, tout le monde est prêt, tout le monde a bien pissé partout sur les murs et ailleurs en bondissant, comme il se doit? Moi c'est fait ! -
Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Si seulement c'étaient des satellites français.... Ca voudrait dire qu'il y a un énorme budget secret pour plein de joujoux dont personne (même sur AD, c'est dire ??? ) n'aurait entendu parler..... Dont les SNA secrets :-[ évoqués par Ségolène pendant sa campagne présidentielle. En attendant, le Kremlin continue à tambouriner sur la paranoïa nationale, histoire de se flatter l'ego collectif en donnant l'impression d'un monde (en tout cas occidental) obsédé par la Russie. Ils se vexent qu'ISIS accapare l'actualité? -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
OMG!!!!! Pour tous les adeptes du streaming et autres moyens d'acquisition plus ou moins légitimes..... Les 4 premiers épisodes de la saison 5 de GoT ont fuité et sont disponibles: hystériques ne pas s'abstenir! -
Il y a toujours plein "d'expériences" en cours de route, ça veut pas dire que leurs leçons sont ensuite retranscrites en systèmes à grande échelle, mais il est vrai que, comme dans beaucoup d'endroits, le monde de l'éducation supérieure a plus ou moins lentement commencé à se réinventer en raison entre autres des coûts extrêmes qu'il a pu atteindre, de l'apparemment insoluble problème de la transition études-travail (manque de plates-formes et systèmes de transition et orientation, peu d'efforts sur les jeunes diplômés hors d'une faible portion, trop peu de capital d'investissement disponible -et de structures d'encadrement- pour en laisser une partie tenter leur chance en créant leur taf/boîte) et des problèmes d'adéquation entre les contingents "fournis" par les universités et le monde du travail. Je l'ai mentionné plus haut: la mobilité sociale des USA est depuis pas mal de temps la plus faible du monde développé: trop de barrières plus ou moins informelles (sociales, économiques, culturelles, géographiques, mobilité physique....) se sont créées et s'ajoutent au niveau extrême des inégalités et de polarisation des richesses, si bien qu'il y a réellement un phénomène de blocage social pour une portion importante et sans cesse croissante des générations entrées sur le marché du travail depuis la fin des années 80. L'idéologie du "lifting yourself up by your bootstraps" n'est plus qu'un artifice de discours de campagne conservateur, dans lequel plus beaucoup de monde ne croit longtemps. Ils y tiennent encore (comme nous en Europe d'ailleurs), mais y croient moins et pour moins de temps. D'ici à ce que mentionner ça dans le discours soit ressenti comme une insulte.... Mais le pire est que les études universitaires restent statistiquement nécessaires, même si par défaut: hors quelques spécialités représentant un pourcentage faible de population (même si pas négligeable, attention), ceux qui n'ont pas un tel diplôme ont quasi systématiquement de plus bas revenus, un emploi plus irrégulier, de plus longue période d'inactivité et peu de perspectives. Ca veut pas dire que c'est très rose pour les gros bataillons des diplômés (la majorité étant en plus diplômés de community colleges, et en général se contentant ou ne pouvant s'offrir au mieux qu'un titre de "bachelor of") dont une part énorme rament dans des jobs bas de gamme pompeusement qualifiés "d'entry jobs"; genre tu vises la grosse boîte où tu commences comme réceptionniste avant de grimper..... Ce qui était vrai avant, et quasiment plus aujourd'hui. Les jobs de serveurs (restos et fast foods), réceptionnistes, gardiens de parking/voituriers.... Qui étaient jadis des jobs de débuts de carrière (ou d'étudiants), ou de transition, sont désormais une part énorme des jobs disponibles, comme en témoignent l'âge moyen de ces professions (autour de 29-30 ans maintenant) et le temps d'occupation de ces postes (conséquence aussi: il y a nettement moins de tels jobs disponibles pour les étudiants, qui se retrouvent souvent avec des trucs encore plus précaires, irréguliers et moins payés; détail notable par exemple, avec la proportion hallucinante d'étudiantes qui se prostituent et/ou font du porno sur internet). Cette composition qualitative du marché du travail est l'une des principales causes de l'explosion de la dette étudiante (avec les structures de coûts des universités), dont une partie croissante sera toujours plus insolvable: la proportion de diplômés qui se retrouvent dans des jobs ne leur permettant pas de rembourser leurs prêts est très importante et sans cesse croissante, les enferrant en outre souvent dans un cycle perpétuel de d'endettement (prêts à la consommation et autres arnaques modernes; un secteur très peu régulé aux USA et cause de nombreux scandales). La part des "middle class jobs" n'a fait que se réduire aux USA depuis 30 ans, et c'est là que la plate forme politique sur le discours du "by your boostraps" est sans doute en train de rebondir: toucher de trop à l'idéal de la classe moyenne n'est pas du goût des Américains, et il a fallu pas mal de temps pour qu'une part significative de la population s'en rende compte individuellement et collectivement (dans les années 90 et 2000, ça a été masqué en partie par la conjonction de la baisse des prix -denrées importées de pays à très bas coûts de main d'oeuvre- et de l'explosion de l'endettement privé).... C'est, il semblerait, en train d'arriver, avec les premiers signes d'organisation politique du phénomène à une certaine échelle: succès des "moral mondays", regain d'intérêt -même dans certaines parties de la droite- pour le syndicalisme (qui reste cependant aujourd'hui en danger), début de restructuration des liberals et progressives dans la DNC autour notamment de la personnalité d'Elizabeth Warren qui a atteint une notoriété nationale, mouvement pour la hausse du salaire minimum (centré autour des organisations d'employés de la grande distribution et de la restauration rapide)....
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Le "système grec" des fraternités et sororités, qui est sérieusement mis sur la sellette depuis quelques années en raison de sa grande responsabilité dans les proportions hallucinantes de viols et agressions sexuelles sur les campus US (il semble aujourd'hui que toute fille entrant à l'université a en moyenne 20% de chances de se faire violer). Pas mal de chapitres locaux de telle ou telle fraternité se sont fait purement et simplement fermer récemment, même si le système fait de la résistance (omerta, complicité des autorités d'universités -et souvent autorités locales-, anciens qui s'en mêlent....). Mais faut quand même dimensionner le phénomène: les étudiants inscrits dans une fraternité ou sororité sont une minorité sur les campus, même plutôt une assez petite minorité. Ca dépend des étudiants et des universités, mais en moyenne un diplômé américain sort de ses études avec 30 à 35 000 dollars de dette étudiante, sachant que la grande majorité d'entre eux se contentent des 4 ans d'undergraduate studies (qui en font des "bachelors"), voire ne font que les deux premières années. Pour beaucoup aussi, les deux premières années se font dans un "community college" (université publique de l'Etat), nettement moins cher, pour accéder ensuite à un établissement plus prestigieux (et plus cher) pour l'obtention du diplôme (et d'une bourse si possible), voire poursuivre ensuite des postgraduate studies (masters et PHD). C'est cette somme moyenne de 30-35 000 dollars qui, couplée aux énormes difficultés pour les diplômés à trouver un job correct dans l'économie américaine telle qu'elle fonctionne aujourd'hui (disproportion totale du coût des études avec le nombre disponible de postes permettant de rembourser) qui pose un problème majeur ayant atteint le niveau politique et s'inscrivant dans deux points de débat majeur, à savoir l'échelle des inégalités (dont on a parlé plus haut: ascenseur social bloqué, polarisation des richesses....) et l'endettement des USA, public et privé. Le cumul de la dette étudiante aux USA est aujourd'hui d'1,3 trillions de dollars, dont on sait qu'une bonne partie ne pourra jamais être remboursée.
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Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ca dépend quel siège ils veulent représenter dans la série: celui de 845 ou celui de 885. La vraisemblable non historicité du personnage de Ragnar Lodbrok (qui, tel que sa vie est citée, doit "concentrer" en fait entre 4 et 5 personnages historique -dont un a sans doute pu porter ce nom) permet cet artifice de storytelling étant donné qu'ils ont déjà commencé, dans la série, par le raid sur Lindisfarne, qui marque traditionnellement le début de la "période viking" en étant la première action par des vikings en occident (ce n'est en fait que la première qui soit marquante), qui pré-date la saga de Ragnar (fin du VIIIème siècle), en même temps qu'ils lui ont attribué l'invention d'un compas rudimentaire ayant permis la navigation de la période viking, et la construction (avec son "expert" chelou) du premier "drakkar" (plutôt karv ou snekkjar, termes plus authentiques) permettant la navigation en haute mer, modèle qui remplace les divers types de "longships" qu'on trouve avant dans le monde germanique/nordique aussi bien que dans le monde romain (ce sont les navires de la période des grandes migrations/invasions, nettement moins hauturiers). Le siège de 845 (celui attribué à Ragnar) n'en est pas vraiment un: à l'époque, Paris n'a plus de rempart en état, les murs romains n'ayant jamais été entretenus. La ville est évacuée bien avant l'arrivée des vikings, et vidée de ses trésors, placés en lieu sûr, et "l'occupation" temporaire qui en résulte n'a pas beaucoup de combats autre que symboliques à l'ouest de l'île de la cité, Charles le Chauve ayant juste fait un peu monter le coût du business mais s'empressant de payer les vikings pour qu'ils partent vu que dans le monde post-Charlemagne (et c'est la raison de la réussite des vikings partout sur le continent), il n'y a plus beaucoup d'autorité centrale, et les descendants de Charlemagne sont avant tout préoccupés par le fait de rester en vie et garder une base de pouvoir, se faisant la guerre continuellement pour essayer de reconstruire un grand royaume. Du coup, le siège qui marque les mémoires est celui de 885 (là, les vikings ont perdu.... Mais Charles le Gros paye quand même pour s'en débarrasser parce qu'il a d'autres chats à fouetter; il le regrettera), nettement plus télégénique étant donné que là, y'a du combat et du drama, nettement plus de matière pour des scénaristes. Et comme le personnage titulaire de la série est essentiellement un personnage fictif sans grande temporalité, qu'est-ce qu'on s'en fout de lui faire couvrir un siècle d'histoire en remodelant la frise chronologique? Sinon, je l'ai pas encore regardé, mais je me demande bien de quelle "princesse" il peut s'agir: Paris n'était pas une capitale impériale à l'époque, et y'avait pas de carolingien dans la ville.... Sinon le comte robertien (les futurs Capétiens) de Paris, Eudes (avec son compère du siège, l'archevêque-archer Gozlin qui, apparemment, tirait comme une mitrailleuse). . -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Une énormité qui est aussi un peu plus subtile (mais ce topic est fait pour les pinailleurs, non?), même si elle reste choquante une fois qu'on y fait attention: qu'il s'agisse de combats "super héros", ou plus ou moins survitaminés, ou de combats se voulant plus "réalistes", j'ai noté la même tendance partout dans les films et séries dans ce registre..... Quand deux adversaires se cognent et que le combat dure un peu, si l'un des deux empoigne une arme improvisée (barre de fer....) ou une arme blanche/de contact (tonfa, couteau....), l'autre se démerde tout d'un coup nettement mieux dans le combat, même s'il tendait à avoir plutôt le dessous avant. Donc le mec qui prend un bonus (l'arme) se retrouve tout d'un coup moins avantagé et moins performant qu'il ne l'était avant. C'est évidemment pour faire durer le suspense, créer/accroître la tension, mais c'est souvent si maladroit dans l'exécution que je trouve l'effet assez foireux, surtout qu'en plus c'est très souvent placé sous l'angle "moral": le premier à empoigner une arme est souvent le méchant, ou alors celui qu'on présuppose le plus fort (pour créer l'effet David vs Goliath), et qu'on désigne ainsi comme le lâche, le fourbe. Inévitablement en configuration mec vs nana, c'est toujours le mec qui va empoigner l'arme (et se faire envoyer à 10 m par une nana de 45kg toute mouillée et même pas bionique..... Super Jaimie tu me manques!!!!!). Bref, si vous vous retrouvez dans un combat de série télé/film.... N'empoignez pas d'arme, même si vous avez le dessous.... Dès que vous le faites, vous perdez! -
Oui, elle a commencé à faire partie des quelques sujets "tête d'affiche" dans les deux partis, même si les réponses sont pour l'instant encore juste des resucées des programmes précédents: c'est le premier pas, en politique, à savoir que tu ne changes rien à tes politiques annoncées (sauf peut-être quelques aménagements cosmétiques), mais tu mets la problématique qui pèse sur le tapis, à laquelle ton programme est censé répondre. Des programmes adaptés pour réellement commencer à traiter le problème (bien ou mal, c'est encore autre chose) sont l'étape suivante. Mais républicains (qui niaient encore le phénomène fin 2014; ils ont du avoir des retours d'enquêtes et de "city hall debates" depuis, et pris un peu le pouls du pays hors de FoxNews) et démocrates ont désormais le terme de "wealth inequality" dans la liste des 4-5 sujets qu'on évoque tout le temps, quel que soit le sujet qui fait polémique dans le news cycle de la semaine. Les démocrates sont nettement plus en pointe là-dessus, d'abord parce que c'est plus en conformité avec leur plate-forme depuis un bail (en fait c'est en bonne partie -plus ou moins prononcée- leur plate-forme depuis Roosevelt, avec une éclipse prononcée sous Clinton et dans les années de la bulle internet), mais aussi depuis peu: - parce que Obama en a fait un cheval de bataille de son 2ème mandat, particulièrement depuis la branlée des dernières élections: il a beaucoup fait campagne au porte à porte ces derniers mois pour forcer la thématique (dans ces termes de "income inequality"/"income injustice") dans le débat national, et ça a bien pris. Un exemple réussi de ce qui s'appelle aux USA le "bully pulpit", soit le pouvoir de provoquer le débat via une position en vue, mode d'action présidentiel qui a réellement été lancé par Franklin Roosevelt (qui avait une grande gueule et était en colère après tout), dans des circonstances socio-économiques très similaires à l'époque actuelle, et précisément pour obtenir le même effet, à savoir la lutte contre la concentration de la richesse (qui a débouché, pendant et après sa présidence, par un plus grand pouvoir d'arbitrage de l'Etat, la lutte antitrust, les premiers signes de minimas sociaux et d'aide aux défavorisés....). - parce que le parti démocrate aussi est en phase de tension interne, avec la base liberals/progressists qui en a marre d'être mise au rencart par les "blue dogs" (dont Hillary Clinton est souvent -assez à tort d'ailleurs- présentée comme la chef de file, une "républicaine en habits de démocrate"), et s'est fortement insurgée, ce qui a tendance à leur mettre le vent en poupe, surtout dans le contexte de la candidature à la présidentielle de 2016 qui voit Hillary en "candidate inévitable", favorisant l'envie d'une alternative pour avoir un débat au-delà des seuls liberals/progressists hardcore. Et la figure qui émerge de façon dominante pour porter cette envie de débat (toujours plus forte quand il y a un visage pour la représenter) est la sénatrice du Massachussets, Elizabeth Warren qui, même si elle a annoncé fermement qu'elle ne serait pas candidate (hier soir, elle a refusé une donation d'1 million de dollars faite en directe par le comédien Bill Maher dans son Talk Show, si elle se présentait), semble représenter cette tendance sociale (y compris dans le parti républicain où elle a une assez bonne image de probité) et entend peser dans le débat en organisant cette énergie en force politique (interne à la Convention Nationale Démocrate - vu qu'il n'y a pas de parti démocrate ou républicain au niveau fédéral). Pour "l'élite" non politique ou médiatique, il y a aussi un peu de remous, même dans les pires bastions du conservatisme fiscal bien pensant (ceux qui pensent qu'ils méritent chaque penny qu'ils gagnent et que rien ni personne d'autre n'a participé à leur réussite): les milliardaires du pétrole et de la Silicon Valley. C'est pas majoritaire, loin de là, mais plusieurs milliardaires ont réussi à créer des mouvements et de la visibilité pour développer leur argumentation d'un capitalisme dévoyé et inefficace dans la redistribution non étatique des richesses. Ca reste encore petit, ceci dit, par rapport à la déferlante de fric et de pub sans précédent (merci Citizens United) qui va arriver pour la prochaine période électorale (les deux premiers candidats républicains annoncés, Ted Cruz et Rand Paul, ont déjà à eux deux levé 60 millions en une semaine, alors qu'ils sont des candidats à zéro chances d'être nominés ou de gagner).
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Une façon de voir. L'autre est de constater que la chose est peut-être enfin en train de venir sur le tapis, dans le débat national après 30 ans de dégradation continue qui ont abouti à un état de polarisation des richesses plus grand que ceux de l'Angleterre victorienne et du "Gilded Age" américain (des années 1870 aux années 10-20), avec le plus faible taux de mobilité sociale du monde développé.
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Il a ses charmes aussi..... Ben c'est un peu tout le problème: "l'art et la manière". Si tu n'as pas de vraie bonne méthode (ou moins pire que d'autres) fondée sur de vraies données, tu n'as que de bonnes intentions dont on sait très bien où beaucoup d'entre elles mènent. Donc "vouloir" changer cet état de fait n'est pas vraiment le fond de l'affaire: tout le monde, de tous les bords politiques, veut le changer et mettre à la place ce qu'ils sont sûrs de voir comme quelque chose de mieux. Le problème de l'intention dans le cas évoqué est que là aussi, ce genre de législation n'arrive pas sur une page blanche; qui plus est, il s'agit de politique, et encore pire, de politique en période pré-électorale et dans un Etat qui n'a pas d'alternance politique et qui est trusté par une clique politique très particulière. C'est un dominion ultra conservateur sans partage, le fief des frères Koch (qui ont commencé à s'aliéner une partie de la base conservatrice "normale", les agriculteurs et quelques autres) et l'Etat d'un gouverneur qui s'est signalé par sa nullité absolue et l'une des politiques les plus catastrophiques qui soit depuis plusieurs années, nommément la disparition immédiate du déficit de l'Etat, lancée conjointement avec une diminution drastique et massive des impôts, d'une année sur l'autre.... Au prix de tous les budgets, notamment la destruction annoncée du secteur de l'éducation dans l'Etat. Avec pour résultat annoncé que le déficit et la dette de l'Etat ont augmenté massivement (et continuent à le faire, la baisse de taxe ne produisant pas l'effet miracle attendu par la droite US), alors même que nombre de ses missions ne sont plus que très mal et très peu assurées (construction/entretien/renouvellement d'infrastructures, éducation, administration....), faisant fuir des investisseurs potentiels et entreprises en place, baisser les rentrées fiscales (de beaucoup, et encore pire, brutalement au moment de la "transition") et dégradant la note de crédit de l'Etat. N'ayant aucun bilan positif à défendre face à une élection (qu'il a finalement gagnée de justesse.... Mais avec un tiers des élus républicains de l'Etat qui ont pris parti pour le candidat démocrate), il a fait comme tant d'autres ultra-conservateurs; il dépense plus en com, et il s'enfonce à tombeau ouvert dans les problématiques chéries et immatérielles de l'ultra-droite US (avortement et contraception, discrimination, place de la religion, droits des minorités et gays....), pour faire du bruit, inventer ou accroître des problèmes érigés en catastrophes nationales.... Une pure stratégie de fuite en avant dans le toujours plus délirant qui continue aujourd'hui et a réussi à diviser les républicains du Kansas, Etat complètement à droite, entre conservateurs raisonnables (on ne parle même pas de républicains au Kansas: il n'y a que des conservateurs pour ainsi dire) et les tarés (Tea party, Talk Show Conservatives et droite ultra religieuse). Sa réélection n'est due qu'à ce caractère très ancré à droite (notamment dans le fait du vote "affectif": on hérite souvent de sa tendance, et l'attachement est assez personnel) de l'Etat et une participation faible (aidée par les multiples dispositifs de handicaps au vote qui dérange). D'où mon point sur ce problème particulier, qui s'inscrit dans ce paysage, et a donc bien peu de chances d'être abordé correctement, d'être dimensionné correctement (il ne touche qu'une faible proportion de la population bénéficiant de ces aides).... Et donc d'être traité correctement par des mesures et moyens tapant juste (ce qui est mis en place a plus de chances de coûter pour rien et de créer plus de problèmes que ça n'en résout). C'est par ailleurs une mesure qui vise à faire croire que le gouvernement s'attache à une bonne gestion, alors que ça représente des montants qui sont essentiellement des clopinettes.... Et qui ne devraient pas avoir une telle pub. Pourtant, cette mesure a une énorme publicité.... Innocent? Non, un politicien aux abois, au bilan catastrophique, qui essaie de tirer tous azimuts pour désigner des coupables, faire des économies de bouts de chandelle présentées comme des mesures radicales et innovantes, et se faire bien voir en cette période pré-électorale nationale (l'élection de gouverneur au Kansas est décalé par rapport à l'agenda national, mais il y a quand même élections en 2016 (l'autre partie du parlement de l'Etat), et c'est aussi le moment de se faire bien voir pour l'échelon national: convention républicaine et toussa).
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Ce serait aussi moins choquant dans l'exemple que tu cites, si la bière n'était pas moins chère que l'eau, le lait ou les jus de fruit: aucune législation, aucune politique ne s'inscrivant dans un vide sans passé, il conviendrait aussi de regarder la réalité telle qu'elle est, particulièrement pour ces populations vulnérables qui vivent en majorité dans ce qu'on appelle désormais des "déserts alimentaires" (peu de commerces pouvant être atteints à moindre coût; le rayon d'action plausible de ces gens est assez faible; et la majorité des commerces vendent des calories, pas de la nutrition), qu'il s'agisse d'espaces physiques (le dit rayon d'action et ce qu'il y a dedans) ou d'espaces définis par le pouvoir d'achat (vivre dans une ville avec choix de magasins, mais l'offre disponible étant essentiellement de la merde). C'est par exemple le cas (exemple illustratif) dans les Etats du vieux Sud américain où l'essentiel des boissons achetées par les plus modestes sont la bière et le Moutain Dew (genre de Canada Dry), au point que c'est ce qu'ils donnent aux bébés dès le berceau, en lieu et place du lait au biberon, créant des taux de diabètes et de problèmes dentaires (de niveau élevé: genre des dents qui manquent dès l'adolescence) proprement hallucinants. Il est bien entendu qu'on peut remonter loin, dans une discussion élaborée ou non, mais en essence proche du débat entre l'oeuf et la poule, pour déterminer une hypothétique cause d'origine (est-ce la demande qui a amené cette offre, ou l'offre qui a déterminé la demande?), mais le fait est que c'est l'environnement économique dans lequel ces populations vivent, et tout ce à quoi ils ont géographiquement et économiquement accès. Le lait, l'eau et les jus de fruits non traités sont hors de portée des budgets locaux, comme toute alimentation de qualité décente (encore une fois: la nutrition est hors de prix, les calories sont bon marché), et c'est essentiellement, en l'état des choses, le fait de l'industrie agro alimentaire et de sa position d'oligopole intouchable aux USA (le problème du sucre -essentiellement sous la forme de corn syrup- qui est casé partout, de la bouffe merdique, des faibles réglementations...).... Et l'une des causes majeures des problèmes de santé publique aux USA (liés à toute la problématique bloquée de leur secteur santé et de son verrouillage par les grands acteurs corporate). Par ailleurs une petite précison: une bonne partie de l'aide alimentaire est déjà et depuis longtemps en partie encadrée par le fait qu'elle est distribuée sous forme de tickets alimentaires (food stamps), qui sont une sorte de monnaie de fait à capacité d'achat limitée en spectre, mais aussi quelque chose que nombre de commerces refusent pour de multiples raisons (certains pour s'éviter la corvée de conversion, la plupart pour éviter d'avoir à traiter avec "cette" clientèle).
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[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ca y est, c'est le printemps..... Donc demain soir, L'HIVER REVIENT!!!!!! Les geeks de toute la planète rebondissent sur les murs et font pipi partout! Les Lannisters vaincront >:D ! Si, si! Sinon, dans les nouveautés: - la série Daredevil sur Netflix (première saison entièrement relâchée, donc bingeing): plutôt une bonne surprise, se la joue néo-noir, combats bien filmés (bémol; dès le 2ème épisode, certains trucs semblent un peu over the top, mais c'est mineur), personnage étonnamment agréables.... L'acteur principal assez bien choisi, les personnages secondaires sont bons (notamment l'ex vampirette rousse de True Blood) et pas des remplisseurs d'espace, les méchants sont suffisamment méchants (en fait très), l'atmosphère bien rendue mais le parti pris est vraiment "tout est noir et cynique et méchant, et les criminels sont partout et gagnent presque tout le temps". Le contexte est judicieusement choisi, étant donné qu'ils le placent bien dans l'univers cinématique Marvel, soit NY dans les mois/années qui suivent la bataille de NY de Avengers: de méchantes organisations criminelles ont pourri les marchés de la reconstruction de la ville, et notamment.... Le quartier de Hell's Kitchen dont notre héros s'est auto-appointé le défenseur American Odyssey: une opératrice rens dans une unité spéciale américaine qui vient de buter un "most wanted" d'Al Qaida quelque part au Mali, se retrouve seule quand, en guise de récompense, son unité est dégommée par un groupe mercenaire opérant aux ordres du commandement US. Son retour au pays s'annonce difficile, alors qu'au même moment, d'autres personnages aux USA -un avocat, un militant altermondialiste, un hacker- attaquent ce qui semble évidemment la même conspiration par d'autres angles. Rien de bien original dans le fond ni dans la forme, mais se laisse plutôt regarder, voire apprécier si on n'en attend pas la lune. -
Dans le principe, oui, ça semble pas forcément mal..... Je répète cependant qu'il n'y a pas de données indiquant que les foyers modestes dépensent ces allocs dans de telles choses à un niveau autre que statistiquement anecdotique. Comme les centaines de lois contre la fraude électorale qui ont surgi depuis quelques années dans tous les Etats à majorité républicaine (et qui ont essentiellement pour effet de compliquer ou empêcher l'accès au vote de pans de population ayant tendance à ne pas voter républicain), alors qu'il n'y a quasiment AUCUNE fraude électorale, c'est une réponse foireuse à un problème qui n'existe pas ou très peu, mais sur laquelle on fout un maximum de publicité pour mobiliser la base électorale. Les primaires présidentielles, législatives et judiciaires, fédérales, d'Etat et locales, sont pas loin, maintenant, et les grandes thématiques "immatérielles" du GOP reviennent étrangement sur la scène en force: avortement et contraception, welfare queen et "libertés religieuses" (le truc récent qui revient à ré-autoriser la discrimination dans le commerce).... Ca coûte rien (sauf dans beaucoup de cas.... Des votes aux élections), mais la base qui vote aux primaires n'est pas l'électorat moyen, et elle a ses desideratas, à l'heure où tous les aspirants candidats veulent se faire voir de ces tarés et des contributeurs importants. Les entreprises bénéficiant d'aides de niveau local, étatique ou fédéral n'ont pas les mêmes obligations: si elles veulent se les verser en stock options, bonus, emplois fictifs, financement de délocalisation.... Elles peuvent aussi. Crois-tu qu'il y ait même une chance dans l'univers que ce soit un jour réglementé?
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Apparemment, les stands de tir et armureries ne sont pas directement mentionnées dans une loi qui: - semble tout d'un coup très "big government" pour les soi-disant anti-réglementations (mais qui en fait veulent réglementer plein de trucs, surtout dans la vie privée) - ne semble pas fondée sur des données sérieuses quand aux postes de dépenses des gens dépendant de telles allocations, et réponde plutôt au désormais vieux fantasme des "welfare queens" qui, depuis le pitch républicain de l'ère Reagan et les diatribes continuelles de FoxNews, continueraient à se vautrer dans le luxe, à refuser de travailler (vivant apparemment une vie entière de vacances à l'oeil) et à bouffer de la langouste à tous les repas (cf un désormais célèbre "reportage" de Fox sur un pseudo surfeur californien abuseur d'allocs).
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Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Si chaque avion russe peut à lui seul désemparer un destroyer US sans même tirer une arme, si chaque hélico peut aveugler les systèmes d'une armée de campagne, il est grand temps que la Russie se lance dans une campagne éclair de conquête du monde: au vu du pitch, ça prendrait que quelques escadrilles pour chaque adversaire, et quelques bataillons pour achever et occuper. Qu'attendent-ils pour libérer le monde du grand complot nazi-financier-homos? -
Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Allez, avec celle-là, on va dire que tu n'es pas dans le peloton de queue (na :P ). Mais l'essence du fonctionnement de ce genre de régime autocratique est plus encore centré sur la personnalité du leader plutôt que sur le poste de leader (ce qui faciliterait les transitions.... Si c'était possible hors d'un système héréditaire profondément implanté et accepté), surtout avec le temps..... Et ce facteur temps doit avoir aussi joué fortement sur l'actuel occupant: plus d'une quinzaine d'années sur un type sans scrupule, formé au moule paranoïaque d'un service de rens, et qui amène avec ça ses propres problèmes de base (enfance difficile, complexes et toussa), ça doit avoir son petit effet sur les certitudes, la tolérance à d'autres opinions, les manies et obsessions, les phobies et rancœurs.... Bref, c'est pas très sain pour le système de décision national, ce qui rend l'absence d'alternative d'autant plus flippante. -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Ben c'est le problème dans un régime de ce type: si t'as la carrure, l'envergure, les copains/réseaux, les ressources, le "je ne sais quoi" (prononcer avec l'accent anglais, ça fait mieux et horriblement snob).... T'es le premier sur la liste du type au pouvoir.... Et pas pour qu'il fasse de toi son dauphin. C'est comme ça que ça marche. -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Moins de patience qu'avant, et je me suis récemment fait bouffer un bon nombre de posts lourds par les problèmes du sites (notamment un avant hier sur le topic "Israël", que je regrette beaucoup :'( ), ce qui me décourage encore plus..... Mais là, quand il y a complotisme, comment résister? Ca faisait longtemps que t'étais pas venu perdre ton temps ici, toi; comment va? -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
QUOI?!! Il va avoir MON rôle?!!!! C'est scandaleux ces gens pistonnés! En plus, je croyais que son rôle d'elfe de maison dans Harry Potter l'avait fâché avec le cinéma. La Chine -entité qui obsède BEAUCOUP plus les USA, quoiqu'en pense l'ego russe- joue un plus grand rôle dans la construction de ces alternatives; et si je ne nie aucunement la capacité d'action de la Russie hors de son voisinage, je soulignerais plus que ce n'est que dans certaines zones, en nombre limité (la Syrie plus que le Moyen Orient dans le cas que tu mentionnes; certes la Syrie est un point focal en ce moment, mais hors d'elle, l'influence russe au MO est plutôt ténue). -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca fait des années que c'est comme ça: déjà dans les années 90, ça transpirait de la façon dont l'actualité était interprétée et diffusée en Russie. C'est une trame narrative de fond depuis un bail, et ça ne changera pas vraiment. Avec en plus un dirigeant qui en a fait un outil de propagande beaucoup plus affirmé et actif, multi-mode (une version plus ou moins élaborée suivant le public visé), une disparition de tout "récit" concurrent en Russie (médias sans diversité et tenus en laisse) et l'absence de diversité correspondante dans la politique et le débat national, difficile de voir la chose évoluer. Surtout en plus quand l'élite oligarchique a été dans le même temps plus ou moins mise au pas (et en majorité constituée de copains/partenaires du pouvoir placés là où ils sont), en partie aussi parce que Poutine veut qu'ils s'intéressent à ce qu'ils font et pas à la politique (tout en ayant besoin de leur coopération), il n'y a même que peu de vision alternative chez les gens qui pèsent, dont la "dissidence" consistera avant tout en l'expédition des enfants et du fric à l'étranger, et en un monnayage toujours plus rapace de leur aide (bref, ces amis coûtent toujours plus cher, mais tant que Poupou peut payer et/ou menacer, il a bon), rien de plus. -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Bien sûr qu'ils ont une influence énorme, mais ils l'ont et l'utilisent pour certains objectifs, et des objectifs qui ne s'inscrivent pas dans un vaste plan cohérent de "domination mondiale" et adressant tous les aspects d'un "système". On parle d'institutions qui, même si concentrées, restent quand même assez nombreuses, faites d'intérêts et de gens en concurrence directe (et assez sauvage sur la plupart des aspects), et d'individus qui ne restent pour la plupart pas au même poste très longtemps, avec une mentalité essentiellement tournée vers la volonté de faire un max de fric en très peu de temps sans se soucier de ce qui arrive après (le "long terme" dans la finance, c'est 2-3 ans à tout péter). Quand on parle plus précisément des grandes institutions financières américaines, c'est peut-être pire encore en termes d'horizons; je chercherais bien plus à blâmer un "complot de classe" de ces gens essentiellement tournés sur eux-mêmes et leur perception de leur avenir à 3 ans (allez, on va dire 4 pour dire qu'ils pensent 2 échéances électorales US à l'avance), pour préserver leurs privilèges et en acquérir de nouveaux, sans qu'il y ait même une réelle possibilité de trouver une cohérence d'ensemble à cette "vision" fiscalo-financière (sauf le "toujours moins d'impôts pour nous, et toujours plus de cadeaux"), et encore moins une qui intègre cette vision dans un plan multi-aspect visant à "contrôler le monde". Certains ont en plus un dada pour lequel il veulent exercer une influence, mais c'est tout: Sheldon Adelson (moghol des casinos, et 2ème plus grand financier de la politique US après les frères Koch) avec son soutien violent à Israël et sa volonté de bombarder l'Iran à tout prix, en est un bon exemple, puisqu'à part obtenir des avantages pour son business (dont un soutien massif du State Department pour l'aider à Macao où il est très présent), quelques vagues trucs génériques dans l'agenda conservateur (impôts = mal, droits des employés = mal, homos = mal, blablabla, on connaît la chanson), et le bombardement de l'Iran, il se fout du reste, et ne sponsorise que les candidats qui poussent à ça (et dans les termes extrêmistes que lui veut), même si ses "idées" et le degré auquel ils les souhaite bousillent toute autre politique et ne peuvent être rendues compatibles avec autre chose.... Empêchant, si elles étaient appliquées, les USA d'avoir une politique d'ensemble approchant même de loi ce diabolique "master plan" de domination mondiale évoqué plus haut. Et des comme lui, avec des agendas essentiellement fiscaux-économiques plus un "dada" spécifique, il y en a un certain nombre: on estime à environs 400 le nombre des "super donneurs" ayant une influence hors de toute proportion dans la politique électorale US, individus et grandes entités, ce à quoi il faut ajouter l'influence quotidienne de grands lobbies (dont beaucoup émanent de près ou de loin de ces gens et entités) dans le trafic d'influence et la production d'information dans la capitale fédérale et les capitales d'Etat, soit ce qui forme une "bulle" d'intérêts, de connivence et de perception décalée pour les différents acteurs politiques. Difficile de voir un schéma d'unification là-dedans, avec quelqu'un tirant les ficelles de manière coordonnée/cohérente et uniforme. C'est bien plus petit et mesquin que ça, et infiniment plus bordélique et de très courte vue. Le seul schéma unifiant, parce que la majorité des financiers sont d'accord dessus, c'est le "moins d'impôts, moins de contraintes, plus d'aides, plus d'impunité", et ce, plus au coup par coup que dans le cadre d'un plan défini visant à un objectif "ultime" pour dans plusieurs années ou décennies. Ce genre de délire est au final celui du temps: après 45, la mode était plutôt aux organismes supranationaux genre Trilatérale et compagnie (ils ont encore le vent en poupe), voire même l'ONU (dans la droite ricaine, c'est un délire courant), avant 45 on avait plus le complot judéo-maçonnique ou les sociétés secrètes ésotériques, et maintenant la tendance semble aller vers "les grands groupes financiers internationaux" (va falloir trouver un nom moins vague et plus accrocheur)..... Toutes choses n'étant au final qu'un nom et un vague concept accusant toujours le même vague "ennemi" abstrait: un groupe de personnes mystérieuses (des noms, des noms!) ayant un plan de domination mondiale (apparemment en cours depuis maintenant quelques siècles: pas très efficace tout ça) visant à établir..... Quelque chose. On sait pas trop ce que c'est, mais c'est super organisé (ben oui, c'est un "système"; les Russes veulent apparemment toujours tout voir en terme de "système" politique orchestrant tout, le défaut d'une vision purement politique), c'est méchant, et c'est en cours de route. Je vois dans l'article exposé beaucoup de paranoia et d'égocentrisme national (que le mec pense ou non ce qu'il balance): la ligne éditoriale russe est au final là en bonne partie pour dire que la Russie obsède les Américains qui visent à "l'encercler" et semblent terrifiés par elle. Ca montre plus un grand mal à sortir de la guerre froide et à se recadrer dans l'importance réelle de la Russie actuelle (puissance régionale, poids lourd du marché de l'énergie), qu'une "analyse" des évolutions des US qui sont juste employés comme abstraction repoussoir pour le récit nationaliste russe: il faut désigner un "empire du mal" ??? , et après se présenter comme l'alternative et "l'alliance rebelle". C'est bas de gamme, mais si ça marche dans la population russe, que demande l'autocrate ?