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Le YEMEN en voie de "Somalisation"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pas un peu comme quand ils gueulent "mort à l'Amérique", ou "Allah Akhbar"? Un peu comme on gueule une imprécation par habitude dès que les émotions montent un peu fort, sans même penser aux mots eux-mêmes et à leur sens, mais juste parce que, au fil du temps, le réflexe s'est implanté, et c'est ce qu'on braille dans ces circonstances, sans même y penser? Et les mots pourraient aussi bien être "Parisiens, tête de chien", "merde", "mon dieu", "PSG! PSG!", "j'en ai lâché une", "Jesus!", "WTF".... -
Crise grecque, crise européenne ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Les seuls qui vantent la "concurrence" en général sont ceux qui, à un instant T, ont tous les avantages en mains pour n'avoir pas à affronter une situation concurrentielle: ils sont les premiers à la condamner (sotto voce ou à demi mots) quand ce n'est pas le cas (et bien évidemment, ce sont eux qui pèsent). Personne ne souhaite moins la concurrence que les représentants des entreprises (banques en tête) soit disant "concurrentielles", même s'ils tiennent le bon petit discours idéologique qui sonne bien, avec plein de "concurrence", "entreprise", "secteur privé", "libre marché".... Dedans. Personne ne le décrira aussi bien que les avocats spécialisés dans le domaine du droit de la concurrence (j'ai quelques entrées dedans, et ils aiment ragoter: que des vertes et des pas mûres dans ce qu'ils décrivent).- 1 823 réponses
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Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui et non en même temps, c'est pour ça que je pointe le fait qu'il s'agit d'une mentalité en même temps que d'une habitude collective et répétée/amplifiée depuis maintenant plusieurs générations de politiques qui n'ont rien connu d'autre que le parapluie américain et le relatif confort (dans certains domaines, pas d'autres) que la situation acquise procure. En même temps, ce sont évidemment (pour la plupart) des gens intelligents (ou au moins très éduqués et au fait des choses), donc ils savent mieux que quiconque mesurer la réalité (ce sont eux qui se retrouvent à la table des grands -l'une d'elles en tout cas-, ou pas loin, là où cette mesure est effectuée, au final); ils ont conscience du phénomène, savent qu'il existe et quelles sont ses composantes.... Mais ils ont aussi, comme tout le monde, leur biais culturels, leurs préjugés, leurs priorités, leurs intérêts, leurs ambitions, leur univers mental (et ses cloisons: tout le monde en a).... Soit un tas de logiques en bonne partie inconscientes qui constituent un individu, et qui s'ajoutent aux contraintes et objectifs plus prosaïques qui encadrent leurs activités, leurs succès et échecs, et leurs choix ou préférences affichées. Toutes choses, conscientes ou non, que nous jugeons assez facilement (sur ce forum et ailleurs) quand nous constatons les tendances lourdes des décisions prises par les collectifs (organisations, délégations, pays, entreprises....) que ces individus forment. -
Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Plus profondément, il y a dans les élites européennes -entends par là celles qui, non content d'être des élites de leurs pays, mais participent pleinement du "business" européen, en plus de la pure élite de "résidents permanents" des institutions et de leur entourage-, une déconnexion profonde des questions des armées, de la sécurité ou de l'action diplomatique. C'est le cas dans les élites de la plupart des pays européens (à divers degrés, mais c'est assez général, France et Angleterre comprises), mais c'est plus accentué encore à "l'échelon" bruxellois. Et je ne parle vraiment pas que des élus et fonctionnaires, des politiques gravitant autour, mais bien aussi de la sphère privée (marchande et non marchande) qui fait fonctionner l'écosystème (le terme ancien du rêve d'une "Suisse géante" est à cet égard très bien trouvé). Ils n'ont que peu à se confronter à ces questions, ce qui, temps et "réflexes institutionnels acquis" (ou la mémoire institutionnelle, la "constitution non écrite", le fonctionnement réel) aidant, a engendré une mentalité dominante particulièrement rétive à ces questions et à toute vision y faisant appel, devenant un cadre mental très particulier, mais un vrai moule en soi. Ajoute à cela la conjonction de deux écoles de pensées qui touchent profondément beaucoup de courants politiques à divers degrés: l'antimilitarisme sous toutes ses formes (incluant ce qui rejoint le tiers-mondisme/anticolonialisme), et côté libéral, le mépris de tout outil fort de l'Etat (tendance très bien représentée à l'UMP comme au centre) et/ou de tout ce qui est considéré comme dépense "inutile". Le tout crée une atmosphère générale des milieux de décision qui s'accommode fort mal d'une approche saine de l'Etat, surtout de l'Etat se concevant comme puissance, sur fond de cette approche biaisée et fondamentalement "managériale" (qu'on voit trop souvent à l'oeuvre dans la gestion et la conception des armées) qui fausse la perception et l'appréhension même des problématiques fondamentales auxquelles sont confrontés les Etats, surtout ceux avec beaucoup d'intérêts à l'extérieur (on parle même pas de ceux qui ont une conception culturelle de leur place dans le monde). Sans doute ces phénomènes ont-ils été favorisés et démultipliés en ampleur par le protectorat de fait des Américains, et sont la conséquence d'une sorte de "mentalité d'assistés" (ou de colonisés) ne s'assumant pas. -
Ca dépend où: les shériffs ne sont pas que dans de petits bleds: Los Angeles a un Police Department pour la ville elle-même, et un Sheriff Department pour le comté de Los Angeles (qui est juste entièrement recouvert par l'agglomération), et ce Sheriff Department est la 3ème plus grosse agence de forces de l'ordre des USA (derrière le NYPD et le Chicago PD). A l'inverse, des toutes petites villes comme Ferguson ont un Police Department et ne recourent pas au sheriff du comté (d'ailleurs je sais pas si le Missouri a des sheriffs, ou des sheriffs de plein droit, ou une autre organisation pour la police au niveau "county"). Mais faut pas se faire d'illusion sur les petits bleds, surtout dans le vieux sud: si les choses sont calmes, ça veut généralement dire qu'il y a peu/pas de diversité ethnique, que l'élection de sheriff peut être "tenue" par le potentat local et une forme d'ordre imposé localement (qui impose le genre de loi du silence qu'on trouve souvent dans les petites localités): la plupart des petits bleds ont peu de ressources, et les choses y sont dures, surtout dans le vieux sud (les petites villes sont le paradis des labos de métamphétamines et de la culture "artisanale" de marijuana). Ferguson, c'est surtout l'exemple archétypique des petites villes dans la grande couronne d'une importante agglomération (St Louis), qui essaient de garder les attributs d'une ville autonome sans en avoir les moyens et en font une machine à cash pour favoriser structurellement un électorat aux dépends d'un autre. Vu les données géographiques, démographiques et culturelles de la région, ça veut dire un certain ordre ethno-social.
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Ca dépend des endroits, des Etats et des types et tailles d'organisations (liés à la densité d'habitation), mais y'a tout un tas d'affaires de problèmes internes plus ou moins graves de racisme qui font surface en ce moment, surfant sur la vague post Ferguson autant que sur les possibilités qu'offrent désormais les médias sociaux, qui sentent pas la rose. Les conversations pas sensées sortir d'une partie du personnel de police de tel ou tel endroit sortent quand même en partie parce que certains peuvent pas s'empêcher d'envoyer ou d'échanger des mails, de discuter peu finement sur un média social.... Et mine de rien, de découverte en découverte, d'enquête en enquête (qui sortent les emails), de maladresse en maladresse, beaucoup de choses s'accumulent et permettent de tracer des cartes, des profils types.... Des zones et populations à problèmes. Cette semaine, une affaire de ce type est sortie dans un Police Department où, visiblement, un policier noir a été victime de harcèlement par ses collègues pendant un bail avant qu'un mail soit découvert (pas le premier apparemment) lui enjoignant peu aimablement de quitter la police (à base de "personne viendra t'aider si tu appelles le central pour de l'aide", "personne ne veut bosser avec un macaque" et autres joyeusetés du même genre).
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Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Merci; j'ai eu effectivement plusieurs amis juifs ayant des connections (essentiellement familiales.... Mais j'aime bien dire ce mot: il fait sérieux ??? ) en Israël, qui me disaient que la faction Lieberman, lui en tête, n'aurait jamais plus qu'une minorité plus ou moins active tant qu'ils en seraient à la première génération de migrants, Lieberman lui-même ne pouvant au final que plafonner parce qu'il n'est pas sabra et que ça compte plus que ce que la plupart des Israéliens seraient prêts à admettre. Oui, je savais que c'était autour du parti travailliste, mais il m'avait semblé que c'était quand même une coalition réunissant plusieurs mouvances (autour d'une absolument dominante, donc). C'est donc juste un changement de nom? Et aucun (y'en a pourtant pas mal) ne semble prêt à se résigner à la jouer "gouvernemental"? Ca semble un avis partagé très puissant pour une constellation si diverse en termes de mouvances politiques. Ca semble pas très solide, à moyen terme, comme direction pour un pays (se coaliser de façon plus ou moins bancale pour le temps d'une législature, avec fort risque que ça pète à terme ou avant terme): le parlementarisme (insistance sur le "-isme") dans ce qu'il a de pire et de plus atomisant. Pour un Français, "les petits partis cuisant leur petite soupe au coin de leur petit feu". D'autant plus dangereux dans le cas d'Israël qu'il y a la situation géopolitique particulière du pays qui fait d'un exutoire extérieur un outil bien commode pour trouver le plus petit dénominateur commun à une coalition fragile incapable de se mettre d'accord sur rien: taper sur les Palestiniens, et/ou pousser à l'aventurisme en Iran. La rhétorique de Bibi pendant la campagne, et son porte voix aux USA (essentiellement les ultra conservateurs dans le genre de la bande des 47 débiles s'essayant à la correspondance avec Téhéran), ont à cet égard posé de nouveaux jalons dans une potentielle escalade. Artifice électoraliste pour l'instant sans doute, mais dans quelle mesure, et pour combien de temps. D'après ce que me disent mes -non représentatifs, c'est certain- "connections" ;) , autant le niveau globalement croissant de racisme/ressentiment/crainte en Israël que la courte vue volontaire des politiciens (peu intéressés par autre chose que les quelques semaines qui suivent et/ou la prochaine échéance électorale), leur entrisme corrompu à l'extrême, et leur démagogie plus ou moins inconséquente (souvent des maux de la démocratie.... Mais dans un environnement explosif, c'est plus vite plus problématique), laissent mal augurer des prochaines années. Ils me donnent une impression de pessimisme fondamental sur l'avenir proche, tant l'absence de perspective sur la situation sécuritaire locale font des hypothèses dramatiques (appartheid, exode/extermination des Palestiniens, guerre avec l'Iran) les seules crédibles. Pas un écho qu'aucun d'entre eux ou de leurs connaissances croit à autre chose (pourtant, ils sont pas tous ashkénazes, donc n'ont pas tous l'excuse du pessimisme inné :-[ ). -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Question: dans quelle mesure la scène politique (particulièrement la nouvelle opposition) peut-elle se consolider, se concentrer en moins de factions pesant plus lourd? L'Union Sioniste est-elle un truc de circonstance, ou bien a t-elle des chances de durer en tant qu'organisation, et avec ce niveau (ou plus) de sièges/popularité? Les divers mouvements arabes, ici réunis en une liste, vont-ils pouvoir faire de même (ils me semblent vraiment TRES composites)? Ou bien le mode de scrutin et les camps tels qu'ils se sont définis et constitués (c'est dur de rassembler et maintenir une base électorale bien circonscrite: on en fait un camp, une identité.... Pour aider, ce qui crée des mécanismes assez permanents) risquent-ils plus de ramener tout effort de consolidation plus accentuée aux fondamentaux plus épars qui les constituent, soit ces électorats assez retranchés? -
Films de guerre, en vrac
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Rob1 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Est-ce un film de guerre ou pas (si non, que les modos se sentent libres de dégager ce post ailleurs)? Y'a des batailles et des combats, y'a des enjeux politiques, et c'est un des mythes d'origine les plus importants qui soit, dont on sait aujourd'hui que c'est une construction purement fictive, sans grande base dans la réalité..... Je parle de cette douleur qu'on peut choisir de s'infliger à soi-même nommée Exodus (Gods and Kings). Ayant lu les critiques, aussi unanimes que celles du récent et peu regretté Mortdecaï, je ne m'attendais à rien en le voyant, sinon du grand spectacle, de l'action et des scènes de bataille ancienne, mais même là, beaucoup de déception. Je ne m'attarderai pas à critiquer cette bouse -le travail a déjà été largement fait et le film parle pour lui-même dans ce registre-, et n'adresserai ici que l'aspect militaire/combat qu'il contient. En un mot: daubesque. Le film reprend l'hypothèse (infondée) d'événements se passant sous les règnes de Séti Ier et Ramsès II (dont l'histoire bien connue ne renvoie à rien de près ou de loin lié au mythe biblique), à commencer (début du film) par une surprenante version de la bataille de Qadesh dont on se demande ce qu'elle vient foutre ici, quoique, pour être honnête, on puisse dire qu'il s'agit d'une bataille à Qadesh, pas forcément de LA bataille de Qadesh. Outre qu'elle se passe pas sous le bon règne, elle fait de Qadesh un étroit défilé dans un énorme massif bien rocheux (Qadesh semble plutôt avoir été situé dans un espace assez plan et très ouvert), où apparemment les "stratèges" locaux pensent que la charge frontale est le déploiement le plus approprié.... Pour des armées théoriquement faites surtout de chars de combat, qui ont donc besoin d'espaces énormes pour fonctionner. Mais foin de ce détail; les chars, c'est moins cool que de foutre de la cavalerie, même si la cavalerie n'existait pas à cette époque (les chevaux étaient vraisemblablement trop petits/pas assez forts pour supporter longtemps le poids d'un cavalier, surtout armé, pendant des périodes soutenues et sous le stress du combat).... Et des lignes de fantassins essayant plus ou moins de jouer aux hoplites (tant qu'à faire de l'anachronisme, autant y aller). Les chars traversent comme par miracle des rangs de fantassins sans même ralentir, façon cavaliers du Rohan dans des packs d'orcs denses (le char était une plate forme d'archerie mobile, pas vraiment un truc de contact), et comme d'habitude à l'écran, les gagnants sont ceux qui gueulent le plus fort quand ils tapent (ça doit vouloir dire qu'ils sont plus moralement purs, ou qu'ils en veulent plus). Si on pouvait considérer que malgré toutes les erreurs tactico-historiques, les précédentes batailles anciennes des films de Ridley Scott (Vindobona dans Gladiator, kerak et Jérusalem dans KoH) étaient agréables à regarder et envoyaient du pâté, celle-là est franchement lamentable, le genre de trucs qu'on trouverait dans des séries cheaps..... Avec juste beaucoup de moyens. -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas comme leurs politiciens qui sont extrêmement payables :-X .... -
Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Ouais, enfin ce journaliste divague quand même pas mal quand il parle de la politique extérieure européenne, ou quand il évoque les "grandes réussites" de l'action européenne, Tchad et RCA en tête, comme s'il s'était agi de moments européens "forts" où des décisions ont été prises et des actes marquants réalisés.... On sait ce qu'il en est. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Au moins, dans cette scène là, y'avait de l'amour (dans la voiture).... -
Le problème à Ferguson et dans beaucoup de villes similaires dans beaucoup d'endroits aux USA -particulièrement dans le vieux sud, mais pas que- est plus délicat, notamment quand on relève par exemple beaucoup de délits assez imaginaires (comme le nombre de cas où des individus -exclusivement noirs- se font arrêter et sont mis à l'amende pour "déambulation suspecte" -traduction "marcher en étant noir, avec ou sans capuche"; avec la capuche, c'est encore plus suspect), le systématisme dans des zones bien ciblées de la ville, la fragilité des charges et, plus encore, le système très particulier de mise à l'amende qui a tendance à créer un cycle vicieux. Les cibles faisant partie des plus fragiles n'ont souvent pas les moyens de payer et/ou de faire face à une procédure judiciaire, donc s'endettent (encore plus) pour ce faire (auprès d'organismes bien spécifiques et peu nombreux qui sont souvent liés au conseil municipal), sont souvent virés pendant la durée de ce processus (un jour manqué suffit bien souvent), et se retrouvent avec d'autres charges qui s'empilent en plus des factures, notamment la bonne vieille prison pour dette, laquelle, si elle ne porte plus ce nom, continue bel et bien à exister et permet de faire participer toute la famille à la merde ainsi créée (ce qui n'est rien d'autre que du kidnapping contre rançon bien souvent). Un niveau élevé de procédures permet par ailleurs de récolter plus d'argent de l'Etat et du niveau fédéral pour entretenir ce petit système bien rôdé dont les officiels locaux savent abuser (et n'ayez pas d'idées: les fonds récoltés n'alimentent pas les financements des avocats commis d'office: cette ressource a été systématiquement massacrée par les Etats du Sud depuis 30 ans), aussi bien pour ce petit écosystème qu'on ose à peine qualifier de judiciaire, que pour l'autre rente de situation locale qui est une industrie nationale..... Le système carcéral, ou plutôt, comme il est appelé maintenant, le complexe carcéro-industriel, marché protégé et suralimenté en expansion constante. Première attitude à changer: ne pas porter de capuche Deuxième attitude à changer: dès le contact avec un flic américain, même anodin (cad même hors du cadre d'un contrôle), lever les mains, les mettre bien en évidence, et annoncer calmement tout geste ou semblant de geste qu'on va exécuter Troisième attitude à changer: ne pas être noir.... ???
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Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
"Rumeurs les plus folles"? Bof, y'a eu la maladie, la mort.... Rien de bien original, à part le possible coup d'Etat peut-être qui sort un peu du lot. Personne n'a évoqué de changement de sexe? Ca, ça aurait été un peu plus "out of the box". -
[Iran]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de g4lly dans Politique etrangère / Relations internationales
Les négociations doivent être presque aussi dures au sein de la partie occidentale de ce face à face: - les Américains ont peu de moyens de pression directe hors de la menace de l'intervention militaire, qui reste en filigrane (pour cette partie des "bargaining chips", ce sont eux qui tiennent l'essentiel de la crédibilité): les sanctions économiques et financières (débouchés et fournitures de produits stratégiques, accès aux marchés financiers dont les hubs sont en Europe....) sont entre les mains des Européens, ce qui, tant que l'option militaire est tenue à l'écart sauf en cas de crise extrême -le coût, l'absence de visibilité, les conséquences et l'impossibilité de prévoir une fin étant dissuasifs- et que les plus tarés (essentiellement la droite israélienne et les amateurs et extrémistes au Congrès US) sont tenus par la bride et leurs propres problèmes, a le double effet potentiellement problématique de décrédibiliser les va t-en guerre dans un certain ensemble de circonstances, d'une part, mais aussi de ne leur laisser d'autre option que de pousser unilatéralement vers des situations ne pouvant mener qu'à la guerre, qu'ils s'en défendent ou non. On voit bien le jeu de Bibi et des ultras américains dirent qu'ils ne souhaitent pas la guerre, mais en même temps prétendre que eux obtiendraient un bien meilleur deal comme par l'opération du Saint Esprit, avec des "arguments" qui, essentiellement, s'ils étaient aux commandes, mèneraient à une fin immédiate des pourparlers et à une option militaire. - le camp américain était déjà divisé en raison de l'extrême polarisation de Washington, ce qui affaiblit par nature la crédibilité de ses propositions, qui peuvent être amendées/annulées à plus ou moins brève échéance. La lettre de cette semaine a démontré l'extrême précarité de cette situation intérieure américaine. - la faiblesse des Américains dans la capacité à imposer des sanctions (hors guerre) se traduit-elle dans cette ambivalence profonde de leur "volonté politique" (polarisée entre une bonne partie des faucons -essentiellement républicains- et les "gens raisonnables") qui agite d'autant plus de ce fait la seule "solution" qu'ils maîtrisent par eux-mêmes? La valorisant au sein même du "camp occidental" où les Européens tiennent une meilleure main? -
Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Raaaaaah, Ironie? Deuxième degré? Troisième degré? RAAAAAAH, ça fume..... A y est: mon crâne a pété!!! -
Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Il a vaincu un ours à mains (et torse) nues, et veut montrer l'ours faisant sa soumission! Gally, tu es sûr que tu as compris comment le marketing politique fonctionne :-[ ? -
L'Alcyone est toujours en service, il me semble, et toujours pour la fondation; moins de cachet peut-être, mais il fait le job.
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Ce qui domine absolument la scène publique américaine cette semaine: - 2 agents du Secret Service (dont un membre important de l'équipe de protection rapprochée d'Obama) beurrés ont enfoncé en voiture une barrière dans l'enclos de la Maison Blanche, remettant ENCORE sur le tapis les graves problèmes internes qui semblent avoir atteint l'institution depuis quelques années - la lettre de 47 sénateurs républicains à l'Iran, qui abîme la position de négo de Kerry dans les pourparlers actuels, mais surtout -et c'est évidemment ça qui est important, pas ce détail minable que sont les négociations sur le programme nucléaire.... Ou la réalité-, soulève un tollé comme seule Washington et sa bulle peuvent en produire, avec, semble t-il, un retour de bâton assez dur contre les 47 abrutis (c'est pas vraiment les plus brillants de la bande qui ont oeuvré), y compris par une bonne part des médias conservateurs (les moins démagos) et par la direction politique républicaine au Sénat (qui avait une initiative bipartisane qui a du coup volé en éclat) - le scandale des emails d'Hillary Clinton - la dualité du grave et profond problème incarné par Ferguson, Missouri, en cette semaine anniversaire des événements de la marche dite "de Selma": 2 flics tués hier, dans la même semaine où était sorti le rapport qui tue sur le mode de fonctionnement de la police de la ville (et en fait d'une bonne partie du vieux Sud), véritable mafia locale vouée à tirer le plus possible de fric des populations défavorisées (directement et via le déclenchement de mécanismes fédéraux), surtout noires, par tous les moyens possibles. L'Amérique parviendra t-elle ce coup-ci à faire durer le débat sur le racisme endémique et systémique, et sur les régressions constatées depuis quelques années? Pas mal d'anecdotes sortant dans ce contexte permettent, alors qu'il y a une actualité "chaude", de maintenir le sujet depuis 5 ou 6 news cycles, comme le cas (il y a quelques jours) d'une fraternité aux chants douteux dans l'université de l'Oklahoma (pris sur caméras).... Assez rare de voire plusieurs sujets traités en simultané avec un haut niveau de matraquage et de polémique; d'ordinaire, c'est plus focalisé sur un ou deux sujets/scandales chaud-bouillants à la fois.... Et encore, j'ai même pas été voir ce qui était arrivé aux Kardashians ces temps-ci.
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Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas que: ça autoriserait les non interventionnistes à continuer à penser que leurs intérêts les plus basiques peuvent se passer d'une action extérieure (et que donc c'est un "luxe", ou une "vanité"), donc laisserait les pays interventionnistes avec une charge disproportionnée ou une qu'ils limiteraient le plus cyniquement possible aux intérêts de leurs entreprises, citoyens et ambitions/aspirations (chose difficile à faire), qui plus est une qui ne serait du coup pas forcément "déductible" des obligations budgétaires européennes (la question serait en débat), donc un poids net handicapant pour ces pays. C'est ce à quoi revient le fait de croire (en termes politiques) qu'une politique étrangère est "optionnelle". Par ailleurs, si une Europe dans ce cadre ne part pas des prémisses que les territoires extérieurs de certains pays ne sont pas la même chose que leurs métropoles (citoyens de mêmes droits, terres appartenant aux mêmes frontières....), c'est qu'il y a un sacré problème dans l'Union dès le début. Séparer des budgets "frontières" et "extérieur" est un problème de conception stratégique dès l'amont; ça ne peut pas mener à grand chose de bon, et ça crée à coup sûr des problèmes graves. La participation a été symbolique: mon point n'est pas de dire que ce qui a été déployé n'a pas fait de boulot (ou que les soldats concernés sont des branleurs ou des planqués), juste que ça n'a rien fait de crucial, rien fait de nécessaire, et surtout rien fait au moment où ça compte là où ça compte (même symboliquement). Quand tu envoies des moyens marginaux une fois que l'entrée en théâtre a été faite et que le premier choc a été réalisé, tu fais dans la contribution symbolique, le prétexte, quoi, rien de plus. Et tu peux confortablement condamner le modèle institutionnel qui permet d'agir en temps et en heure, louant ton mode "consensuel" et te défaussant d'une partie des problèmes que tu aurais à te colleter si tu étais un pays autonome. -
Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Ils ne sont pas intervenus: ils ont suivi/participé en contribuant le minimum syndical et non crucial à des opérations décidées ailleurs, orchestrées ailleurs et dimensionnées dans leurs aspects cruciaux ailleurs. Soit pas vraiment une intervention, juste une participation a minima, sans grande conséquence autre qu'ajouter des effectifs marginaux: pas grand risque, pas de besoin de prendre la décision au moment où elle est requise, juste de suivre ou de pointer du doigt a posteriori, soit une position politiquement et diplomatiquement très confortable, qui n'engage à rien, ne fait courir quasiment aucun risque dans ces pays, engage des moyens ridicules qui sont essentiellement.... Le minimum qu'il faut fournir de temps en temps à l'OTAN pour pas que les Américains se fâchent trop (et ça c'est une contrainte, ce qui souligne encore plus l'absence de choix réel effectué dans ces pays). L'action extérieure est liée à la perception des intérêts d'un pays (ce qu'on sait/veut de moins en moins vendre en France, avec une classe politique -et médiatique-, et par extension une population qui ont été en partie volontairement éloignées de toute discussion sur la question), et cette perception, outre qu'elle est (ou est devenue) en grande partie étrangère à la plupart des pays d'Europe, est aussi un biais culturel assez hypocrite (dans une économie de flux et un monde interconnecté/intradépendant, agir à l'extérieur EST de la défense) pour garder des budgets bas et rester un protectorat des USA (qui aiment de moins en moins assumer ce rôle par une telle marge, pour des pays effectivement désarmés et disposant juste de forces minimes juste capables d'étoffer les rangs dans des proportions marginales). Ce peut être un choix, mais il n'est pas réellement assumé en tant que politique "affichée" (ça vend peu), et si la question était posée d'une fédération européenne, il ne serait de facto pas tenable, vu la taille du nouveau bouzin qui ne pourrait pas (économiquement et politiquement) supporter longtemps d'être un protectorat (je parle pas de sentiments, juste de la façon dont les intérêts fonctionnent). Et on en revient au même point: agir à l'extérieur suppose un exécutif différent, nettement plus agissant, et un niveau de centralisation différent dans pas mal de domaines. Le compromis actuel de ces pays, qui n'est possible que parce que l'essentiel de leurs intérêts extérieurs de base est garanti par les USA (donc pour l'instant ils ne ressentent pas qu'ils en bénéficient et sont habitués à ce régime), ne serait pas tenable, et ils devraient alors se confronter à cette réalité. Et cette réalité implique par essence un exécutif d'une autre nature. Je ne dis rien de plus; juste qu'un modèle militaire adapté à une entité européenne poursuivant ses intérêts impliquerait de l'action extérieure permanente comme fondement structurel de son existence, et qu'une telle stratégie ne fonctionne pas avec un exécutif et un compromis politique tel que les pays que tu mentionnes en ont actuellement. C'est pas pour rien que le modèle politique américain (initialement et longtemps allergique à une armée permanente, à l'action extérieure et surtout à une présence extérieure durable, et à un président disposant de trop de forces armées) a évolué comme il l'a fait depuis la période des guerres mondiales. Le fonctionnement au consensus sur chaque situation ne fonctionne pas et ne peut fonctionner face à de tels besoins. C'est aussi pourquoi je dis que ces pays n'interviennent pas: ils font de la présence (et une petite présence, non décisive) une fois que tout est fait, décidé et mis en place, qu'une crise/situation est déjà adressée, ce qui veut dire que leur participation n'est pas de nature à peser sur le cours des choses, tant par les moyens alloués/allouables (en nature et en quantité) que par la participation au processus de décision réel, voire par le niveau de participation (cf les restrictions d'engagements de nombreuses forces européennes), voire même à la définition en amont des stratégies fondamentales (zones et types de crise à adresser, moyens alloués....). Les participations mentionnées sont du symbole et strictement rien de plus: elles ne pèsent ni dans la résolution (ou non) d'une crise, ni dans le processus de gestion de la dite crise, et elles n'interviennent qu'après que le moment important de décider soit passé (laissant cette basse besogne aux "führers" sans doute). C'est un débat sur l'exécutif en soi, et l'exécutif d'une Europe unie ne pourrait en aucune façon fonctionner comme ces pays actuellement. -
Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui et non: je n'ai pas dit le contraire pour la différence culturelle par rapport à un régime présidentiel (quoiqu'on puisse en la matière être moins tranché sur le fait: il n'y a pas une séparation si nette entre l'exécutif français d'un côté, et tous les exécutifs de pays militairement capables de l'autre), mais je pointe que pour une bonne part des pays auxquels tu fais allusion, il n'y a ni culture (inexistante ou perdue) de l'intervention extérieure et d'une politique "mondiale", ni réelle volonté d'intervention. Dans les cas libyen, malien ou centrafricain que tu cites, cela a largement été démontré, la rhétorique du "oui il faut intervenir, mais" relevait plus de la couverture politicienne purement verbale que d'autre chose, ce qui ne fait que révéler l'absence totale de conception d'une politique étrangère réelle (au-delà du "minimum syndical" de tout pays: promouvoir des intérêts commerciaux, s'occuper de ses citoyens à l'étranger dans les activités et contextes "normaux"). Le fait est qu'ils ne veulent pas faire quoi que ce soit et sont pour l'essentiel très contents d'être des protectorats américains (c'est un choix, et il peut se défendre, je ne le pointe pas du doigt). Dans ce contexte, la discussion sur le fait de refuser un décideur "arbitraire" comme un président "à la française" n'est qu'un prétexte, pas un argumentaire pour une différence culturelle profonde. C'est profond et c'est en partie culturel, mais c'est autre chose: une absence de conception de soi en tant que puissance/entité géopolitique autonome. Ce qui convient bien à beaucoup de classes politiques (tout ou partie), pour beaucoup de raisons objectives (plus le pays est petit et/ou sans intérêts -directs comme perçus- outre mer, plus c'est vrai) et subjectives (là se placent les modes de pensée et cultures dominants). On voit là aussi cependant le problème posé par le rapport à l'exécutif dans un contexte de pays ayant des intérêts partout, à défendre et à développer (ce que beaucoup de pays européens n'ont pas, ou pas à une échelle suffisante): un tel modèle suppose une capacité à intervenir vite et fort sans beaucoup de préavis et débat, face à des crises d'ampleur limité (mais à durée potentiellement longue), par opposition au modèle de "grandes guerres" engageant toute la nation (ou une grande partie), où un large consensus est un impératif préalable absolu (sauf agression directe sur le territoire, qui tend à mettre beaucoup de monde d'accord.... Même si pas toujours, dans le fond ou dans les modalités). C'est en soi un défi pour le fonctionnement démocratique, surtout dans des pays n'ayant pas rencontré cet impératif (ou pas de manière importante) dans leur histoire, ou en ayant perdu la "culture". Pour l'instant encore, l'essentiel des pays d'Europe refusent de s'y confronter en s'abritant derrière le protectorat américain et le relatif confort qu'il procure, et laissant agir ceux qui le veulent/peuvent plus ou moins, se réservant le droit de les pointer du doigt en même temps. Mais le point est que quand on assume ses intérêts extérieurs, et donc la stratégie fondamentale et le modèle militaire et diplomatique qui vont avec, l'exécutif a un rôle différent, et certainement plus affirmé: c'est inévitable. Le consensus fondamental doit se trouver en amont, sur la définition des lignes directrices de la stratégie du pays, pas au moment où il faut agir/réagir. -
Europe de la Défense ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de samson dans Politique etrangère / Relations internationales
Plutôt d'accord, si l'on ajoute le facteur le plus complexe et facteur de pourrissement, qui ramène immédiatement à la nécessité première d'une union politique comme seul préalable possible à une armée européenne: la gestion politique d'un tel "système" à deux armées de fait ou de droit. Qui participerait à l'armée de "défense", et qui participerait à celle "de projection"? Comment répartir la charge des deux choses? Ceux participant surtout ou uniquement à la première auraient beau jeu de dire que ceux donnant dans la seconde servent leurs intérêts outre mer en jouant les "impériaux" pendant qu'eux protègent le cul de tout le monde pour pas un rond à la frontière polonaise. Difficile de faire des analyses coûts-bénéfices globales sur le "rendement" d'un modèle militaire par rapport à des objectifs et intérêts politiques.... Qui ne sont pas communs. A l'inverse, ceux se déployant outre mer renverraient la balle en disant que la sécurité se joue au loin, que ça coûte 100 fois plus cher de sécuriser les axes commerciaux, limiter l'impact des Etats faillis, lutter contre les grands trafics le plus en amont possible, intervenir dans des crises à fort potentiel d'extension et de nuisance.... Bref, non seulement la charge de la dépense militaire serait très inégalement répartie, mais il serait en plus très difficile de faire une évaluation fiable, objective et surtout acceptée par tous, étant donné qu'il n'y aurait ni consensus, ni critères communs de jugements, tout connement parce qu'il n'y a pas la même perception (ressentie, analysée, observée) des priorités et intérêts. Déjà que dans un Etat solide et unifié, le débat sur les priorisations de la défense, voire sur le dimensionnement de l'intérêt pour la défense, est la quadrature du cercle, j'imagine à peine le bordel ingérable et intenable qu'une telle configuration amènerait. Il y aurait en plus deux complexes militaro-industriels plus ou moins distincts pour que les deux "groupes" se partagent le pot à la fois commun et séparé des dépenses militaires (ce pot étant une partie de ce sur quoi les déchirements -donc la gabegie potentielle et les blocages certains- arriveraient): l'implantation des sites de recherche/design/production gouvernerait cette séparation et constituerait un enjeu politique plus définissant que le reste, surtout pour ceux de "l'armée de défense" qui ne disposeraient pas des opportunités diplomatiques et commerciales procurées par une armée et une diplomatie expéditionnaires. Dans le genre "ver dans le fruit" dès la naissance, c'est un exemple. Avec à l'arrivée, plus grave encore qu'une absence de modèle militaire fondamental, une dualité profonde de la stratégie, c'est-à-dire un schisme systémique qui irait du plus haut niveau de la politique (en structurel -la direction du domaine militaire- comme en conjoncturel -le débat public et les changements de direction politique) jusqu'à l'échelon tactique: grande stratégie, stratégie, doctrine, pensée opérative, organisation tactique.... Tout serait fondamentalement divisé. Question stratégie et priorisation, c'est comme une balle de pied dès les starting blocks, étant donné que ça veut dire DEUX politiques de défense par nature conflictuelles/antagonistes/rivales, ne pouvant pas réellement être coordonnées ou pensées comme un tout, et appelées, par la nature du fonctionnement des grandes organisations et de la politique, à s'éloigner plus qu'à se rapprocher. On taxe les Français "d'arrogance" en Europe (et ailleurs mais c'est pas le point ici), ce qui est con (pas plus que les autres), et de vouloir une Europe comme "France agrandie", ce qui est aussi con comme critique (parce que personne d'autre ne réfléchit autrement que souhaiter l'Europe comme extension de soi), mais le point demeure que si l'UE devenait soudain un Etat, elle aurait une telle masse d'intérêts extérieurs (flux, alliés, territoires, intérêts commerciaux, approvisionnements) qu'avoir une importante puissance projetable et une politique mondiale active serait inévitable.... Ce qui en ferait une sorte de "France agrandie" (au sens le plus pragmatique du terme: j'emploie l'expression pour volontairement souligner le point), soit un Etat ayant, qu'il le veuille ou non, une certaine taille et une taille certaine , une indépendance à maintenir (cad pas se laisser bouffer par les USA et la Chine, avec, contrairement au cas anglais, la taille pour dire merde), des intérêts à garantir (cad intervention et compétition), un rôle à jouer. Le modèle "Suisse géante" (non interventionnisme, alignement sur les US) serait absolument impossible à implémenter, quoiqu'en aient ses thuriféraires. La géographie, les intérêts, la compétition entre entités économiques/géopolitiques imposeraient leurs lois, de façon plus forte que ce qu'aucune volonté de politique pourrait produire (sauf si quelqu'un parvenait à en faire un modèle idéologique ultra populaire dans tout le continent, et implanté dans le crâne des écoliers.... Et encore). -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Hé, Joab: les années 50 ont appelé.... Elles veulent qu'Israël leur rende la IVème république :-[ . J'ai du mal à cerner ce trou du cul: est-il plus un militant ultra avant tout tourné vers le fait de faire transcrire ses délires en politique (avec les conséquences imaginables dans Israël et dans la région), ou bien est-il plus un égotiste au final content d'être minoritaire (influent, mais pas aux commandes) et de faire le clown publiquement, satisfaisant son ego et sa mouvance? -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour être pointilleux, à l'époque de Roland, Charlemagne, Ganelon et les autres "bros", l'ascendance au sens génétique n'avait plus grande signification: "Franc" étaient devenus une appellation générique témoignant plutôt du processus d'assimilation survenu depuis l'implantation des groupes "francs" originels (eux-mêmes un mix celto-germanique, avec quelques autres ingrédients -""romains", donc en soi un truc hyper composite à ce stade, iraniens....), très minoritaires dans la Gaule post romaine et l'espace rhénan, soit un truc entamé au IVème siècle, qui a été très rapide pour les élites (essentiellement aux Vème-VIème siècles). Donc Roland, sous le vernis génériques de la culture dominante du moment, pouvait avoir des origines: - extrêmement diverses - absolument indéterminables ..... Même s'il est cependant douteux qu'il ait eu des Armoricains comme aïeux.... Quoiqu'évidemment, au-delà de la difficulté de trouver des preuves tangibles, l'ascendance obélixienne (et la modification génétique impulsée par la fixation permanente d'une certaine substance dans les cellules) expliquerait bien des choses sur le déroulement des événements fortuits survenus au col de Roncevaux: - le découpage intégral de Sarrasins/Basques, de l'épaule à l'aine, d'un seul coup d'épée - l'impressionnant bodycount infligé par le sujet avant de claquer - le lieu de résidence final de Durandal.... Soit à Cahors, où supposément, l'épée serait parvenue après que Roland, mourant, l'ait lancée par-dessus les Pyrénées. Un mythe satisfaisant aux codes de la Chanson de Geste? Ou bien, comme le célèbre historien Barney Stinson la qualifierait, "a true story"? Si Roland trace sa lignée jusqu'à un tailleur de menhirs (une origine socialement modeste qu'il aurait pu choisir de taire en raison de son lieu de travail et de ses ambitions de carrière), la dernière hypothèse devient une piste..... Nous allons enquêter, la science l'exige!