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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Le premier épisode m'avait assez gravement fait chier et aligné trop de clichés d'un seul coup.... Même pas continué. -
Le principe d'élection des juges n'est pas forcément mauvais, et il a bien des avantages sur notre système: c'est un peu tout le problème, dans la conception (qui je trouve devient antique et inadéquate) reposant sur la division conceptuelle des pouvoirs entre exécutif, législatif et judiciaire.... Personne n'a réellement trouvé de très bonne formule pour caser le judiciaire, en le soumettant à des règles tout en garantissant son indépendance. Et ça avait posé peu de problèmes graves aux USA jusqu'à une période très récente où l'argent s'est introduit en masses sans précédent dans les processus électoraux de tous niveaux. Même pour l'exécutif et le législatif, au niveau des Etats, c'était assez raisonnable (sauf pour un petit nombre de très grands Etats, en grande partie en raison de leur taille et du coût de leur marché publicitaire), ce qui voulait dire que le ticket d'entrée restait relativement accessible, et que le niveau de prostitution des candidats envers les très grands intérêts privés restait sous contrôle. L'inflation des élections jusqu'au plus petit niveau (shérif, maire.... De communautés assez petites) a tout fait voler en éclat dans les 20-25 dernières années. Plus encore, la barrière culturelle, sorte de tabou non dit, du financement des élections judiciaires, a elle aussi volé en éclat, si bien que les juges sont complètement devenus les émanations d'une base électorale permanente généralement radicale, un phénomène surtout marqué à droite où les donations viennent de sources beaucoup plus concentrées (les candidats démocrates et indépendants ayant une plus grande propension à avoir plus de sources, et moins de grosses sources).
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Terrifiant, hein, comme nos certitudes deviennent des blocages mentaux; on part du principe que nos Etats de droits sont essentiellement justes, avec juste quelques problèmes mineurs, dont certains peuvent être chroniques. C'est en grande partie relativement (plus ou moins en tout cas) vrai.... En tout cas si on compare au reste du monde. Mais si on regarde dans l'absolu, c'est pas non plus si fabuleux que ça. Mais aux USA, surtout depuis une trentaine d'années, beaucoup de ces problèmes ont pris des dimensions toutes nouvelles: - la baisse continue des impôts à tous les échelons est devenue un fait permanent, inscrit dans la trame narrative imposée par les années Reagan, tant et si bien que même pour les Démocrates, il est dur de ne pas en rajouter une couche, sauf en certains endroits (qui tendent d'ailleurs à mieux se porter d'augmenter ou en tout cas maintenir les impôts). Parmis les services les plus touchés de façon "invisible", la police et la justice arrivent en tête, qui ont trouvé d'autres moyens d'exister et souvent de se financer: recours à des donateurs privés (comme le vieux gars épinglé cette semaine pour avoir flingué un suspect noir en pensant le tazer: c'est un "bénévole donateur" pas entraîné), surenchère électoraliste, lobbying, confiscations arbitraires, et surtout, dans pas mal d'endroit, cette course à l'échalote parfois très organisée (au point d'être la base du fonctionnement de l'appareil d'Etat local) pour s'acharner sur une partie de la population (cas exemplaire avec Ferguson, où la police est essentiellement un moyen de mise en coupe réglée de la population noire pour financer les structures publiques et servir disproportionnellement la "power structure" blanche). Globalement, l'échelon local, sauf dans des endroits très aisés, est sous financé; la police souvent encore plus que le reste. Ce à quoi il faut ajouter l'absence de pooling and sharing des ressources ou d'organisation des échelons locaux d'administration, justice et sécurité, fait structurel aux USA où chaque communauté décide de ces choses. Encore une fois, le cas de Ferguson en témoigne: une petite ville fauchée qui maintient son "autonomie" (très théorique vu les méthodes de siphonnage de fonds fédéraux) alors qu'elle est dans la banlieue de St Louis, dont toute la zone est ainsi éclatée en mille petites baronnies jalouses de cette "indépendance" qui ne cache en fait que des petits caïds locaux voulant garder leur pouvoir et leurs pompes à fric. - la "war on drugs" et tous ses à côtés, du système carcéral semi privé à la posture dite "tough on crime" (qui a notamment contribué à l'émergence et l'affirmation d'une nouvelle mentalité policière très brutale dont un des à côtés est la militarisation/swatisation du maintien de l'ordre), qui a créée ce système politico-judiciaire absurde dont il est aujourd'hui prouvé qu'il ne fait qu'aggraver les problèmes et en créer de nouveaux (la baisse générale de la criminalité violente aux USA depuis 20 ans semblant essentiellement plus liée à des causes économiques et sociétales). A noter aussi que la sensibilité à nombre de problèmes jadis ignorés, ou retenant moins d'attention, a largement augmenté, ce qui met en lumière nombre de phénomènes qui ne faisaient pas la une avant. Mais l'Amérique d'aujourd'hui est à bien des égards très flippante dans pas mal de ses dysfonctionnements, et surtout leur échelle, qui peignent un tableau tournant de plus en plus autour du thème de leur "fracture sociale"/de leurs "deux Amériques", où la polarisation des richesses, et par là du pouvoir, a des conséquences qui arrivent aujourd'hui à pleine maturité et, surtout, au niveau de conscience collective suffisant pour devenir de vrais scandales nationaux et, il faut l'espérer, des sujets de débat politique permanents et susceptibles d'affecter le vote (c'est l'étape difficile: c'est pas tout d'avoir un sujet de campagne populaire.... Encore faut-il que c'en soit un qui joue réellement dans le vote de beaucoup).
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Oui, c'est comme le Daily Show, dont il vient: ils sont généralement inattaquables juridiquement, et ceux qui ont essayé se sont essentiellement cassé les dents et/ou ridiculisés. C'est ce qui fait la force du Daily Show, et maintenant de John Oliver: leurs équipes de rédacteurs sont doublées par des pools de "fact checkers" et d'expertise dans les domaines abordés.
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Qu'il est grandiose et tape férocement juste!
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Et si les USA perdaient leur puissance ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de maminowski dans Politique etrangère / Relations internationales
Va te fouetter avec des orties fraîches! Et mes what ifs sont rarement capillotractés; ils peuvent apparaître tels à ceux qui pensent que chaque événement arrivé dans l'histoire était inévitable, c'est tout. Bon, y'en a quelques-uns qui ont pu aller chercher loin, mais c'est pas la majorité du genre. Mais surtout, jamais je n'oserais créer de what if (francisons ce terme en "ouatif") dans la partie "relations internationales" du forum; y'a d'autres parties pour ça. Non mais, y'a plus d'respect, bordel! -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Regarde ce qu'on a dit plus haut (ou bien est-ce un petit HS qu'on a fait récemment sur le topic des absurdités ciné/télé?): la série a pris le parti de se foutre de la temporalité et du contenu réel des persos. Ragnar Lodbrok est un personnage de fiction, concentrant en fait 5 ou 6 personnages historiques (plus l'enjolivement de leurs actes, façon Marseillais beurré), dont un s'appelait peut-être effectivement Ragnar Lodbrok. Le traitement de Rollo est le même dans la série, qui couvre ainsi en 2 saisons (qui couvrent elles-mêmes quelques années, 7-8 au plus, le temps que Bjorn grandisse) plus d'1 siècle d'histoire, allant du premier raid sur Lindisfarne en 793 jusqu'à, apparemment, l'établissement du duché de Normandie, donc en 911 (traité de St Clair sur Epte), en passant par le grand siège de Paris (885-86) qui n'a pas été mené (et foiré, pour ce qui concerne la prise de Paris) par Lodbrok, qui lui (ou un des personnages qui le "composent") a fait celui de 845 (prendre un Paris évacué par sa population et vidé de ses biens). Les Francs à cette époque sont une manière d'appeler les sujets des rois et seigneurs carolingiens/post carolingiens et autres dans l'espace défini par le territoire carolingien: les langues françiques sont encore parlées inégalement sur le territoire (plus à l'est, autour du Rhin), mais elles n'ont jamais été dominantes et ne se sont pas répandues, les populations de chaque régions gardant leurs patois, souvent des variations plus ou moins prononcées de latin, de langues celtes ou de langues dites germaniques. A l'époque décrite, les langues romanes sont déjà des langues distinctes en soi, puisque l'Eglise a changé une partie de sa liturgie pour causer local (le latin étant devenu incompréhensible pour la plupart) dans les sermons, et les traités les utilisent (le partage de Verdun entre les petits fils de Charlemagne en 843 est en langue romane). Dans l'espace à l'ouest du Rhin, il semble donc qu'un tronc commun roman soit, bon an mal an, la langue véhiculaire. Les "Francs" ont toujours été une petite minorité (plus ou moins petite selon les lieux) avant de totalement s'intégrer à la société locale: le terme "franc" est juste devenu l'appellation générale pour tout le monde dans l'espace dirigé par les rois francs. Sinon, deux séries militaires: - X company: série sur un réseau d'agents canadiens envoyés en France occupée pendant la 2ème GM. Je n'ai vu que le premier épisode, mais c'est pas si mal - The passing bells: une série qui suit en parallèle un soldat britannique et un soldat allemand pendant la 1ère GM. Pas encore regardé; je m'y attaque. -
Crise grecque, crise européenne ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Quand on pense que l'essentiel de l'origine du "mal grec", ce qui a créé l'oligarchie actuelle, ou une partie de l'oligarchie, est initialement le résultat de l'action de Papandreou (le premier) pour lutter contre la domination absolue de l'autre partie de l'oligarchie (Eglise, militaires et armateurs pour l'essentiel) qui a régné sur le pays depuis l'après guerre, et sans grande pitié ou profit pour le pays. On peut dire pis que pendre de Papandrou, et on aura en partie raison: il a créé le système actuel, ou en tout cas son amorce, via l'intégration à l'UE, ce qui lui a donné la soupape (financière, commerciale et politique) pour créer une nouvelle couche sociale grecque, une classe moyenne (et une nouvelle élite) lui permettant de contrecarrer la dite domination de la droite ultra conservatrice/réactionnaire (dont l'un des seuls aspects "positifs" était que les comptes et la monnaie de la maison Grèce étaient bien tenus.... A un coût social et économique souvent prohibitif pour la population). Grand succès pour la société grecque, mais dont le coût a créé un nouveau monstre. Encore un exemple du fait que les solutions d'hier sont les problèmes d'aujourd'hui.- 1 823 réponses
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Crise grecque, crise européenne ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Et pourquoi les dits pays européens ont-ils continué à prêter pendant des décennies à un Etat grec dont ils savaient comment il était devenu sous l'influence des masses d'argent des fonds européens? Parce que cet état de fait les arrangeait: comme dans beaucoup d'endroits, on prête, essentiellement à une oligarchie (formée par le pays ET par les pays étrangers prêteurs) pour qu'elle achète des trucs au prêteur (une manière comme mille autres de convertir du fric public en fric des copains privés) et pour avoir de l'influence sur elle, et on fait durer tant qu'on peut sans se poser de questions (dont on connaît l'essentiel des réponses sotto voce). Qui est plus coupable? L'emprunteur ou le prêteur? Le dealer ou le camé? Pour la note, le camé ici est moins la Grèce en général que l'oligarchie qui la dirige en particulier, qui n'est pas que l'élite nationale, mais un chapelet d'élites de tous rangs -jusqu'au petit notable local- qui tiennent le pays en tant que "système" constitué et difficilement déboulonable.- 1 823 réponses
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Crise grecque, crise européenne ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
C'est sans doute l'un des plus grands problèmes sous-traité dans l'information (et rendu complètement abstrait dans un débat sur la démocratie et son fonctionnement); gérer un Etat, ça ne s'improvise pas, et y'a pas d'école pour ça. il faut du temps pour apprendre à manier ce genre de bestiau même s'il est bien portant, et c'est pire quand il est en pleine tempête avec un trou dans la coque. Il faut de nombreux mois, voire quelques années, à un gouvernement sans une masse suffisante de personnes ayant déjà pratiqué, pour commencer à savoir se démerder. C'est pas comme si il suffisait d'arriver dans les bureaux, de placer ses personnels aux postes de direction (ceux qui changent avec les gouvernements) et de donner de grandes directives. C'est un art infiniment complexe où peu de ceux qui savent transmettent (ou savent transmettre), et où il faut se démerder sans filet et les yeux bandés dès le jour 1. Le tout alors même que la politique continue, aussi bien avec les adversaires qu'avec ses alliés et au sein de sa formation, souvent aussi au sein de sa propre équipe.... Sans parler du pays qui continue à exister et faire et subir les événements, ou.... Du reste du monde. Là, le gouvernement grec n'a pas eu vraiment le temps de commencer à apprendre, et il est déjà dans le grand bain, sans flotteurs.- 1 823 réponses
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C'est rien: le genre de cadeaux que se font les Etats (on en fait, on en reçoit constamment), ça mange pas des briques. On en a plein en réserve de ces originaux.
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Un petit fait amusant qui a été chiffré par un journal américain: le Congrès coûte 2 milliards de dollars par an au budget américain (tout compris), mais la somme dépensée chaque année dans le secteur du lobbying à Washington (seulement; toutes les capitales d'Etat ont aussi leur scène de lobbying, plus petite évidemment) est d'environs 2,6 milliards de dollars. Ce n'est que le chiffre officiel, étant donné que de multiples moyens d'examen plus attentif permettent de chiffrer le "Dark Money" du même secteur du lobbying national/fédéral (encore une fois, compte non tenu du lobbying ciblé sur l'Etat) autour de 3 milliards supplémentaires. Choquant? Cet argent est le budget "ordinaire" du lobbying américain; il ne prend pas en compte les dépenses désormais astronomiques des campagnes électorales nationales, d'Etat et locales. A titre illustratif, on prévoit qu'Hillary Clinton lèvera autour d'1,5 milliards pour sa campagne, compte non tenu des autres leveurs de fonds côté démocrates, tant pour les primaires que pour l'élection: les partis démocrates et la convention nationale, les organismes démocrates ou ayant des causes plus défendues par les démocrates, les individus ayant une capacité forte de levée de fonds.... Côté républicain, un raz de marée d'argent est prévu, venant d'un nombre plus faible de sources, mais de sources plus importantes et plus donatrices (le 1% donne nettement plus aux républicains). Mais même le simple comparatif des chiffres "officiels" de "budget de fonctionnement" ordinaire de Washington en tant qu'ensemble donne une assez bonne idée du fonctionnement réel du système de décision politique. De la loi comme bien de consommation. Mais attention, ça reste un produit d'hyper luxe.
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Sinon, pour les amateurs: j'ai complètement loupé le départ (bon, j'étais pas à la Rochelle), mais ça y est! 18 ans après le début de pose de la quille, l'Hermione est partie ce 18 avril vers les USA! Elle avait déjà fait le tour de quelques ports français, mais le grand départ a eu lieu samedi devant les tours d'entrée du port de la Rochelle, direction Yorktown. plus de 20 millions d'euros, essentiellement publics, flottent désormais vers les USA, avec au passage un des originaux de la Déclaration des Droits de l'Homme qu'Hollande a piqué dans les archives nationales pour en faire cadeau à Barrack.
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Une bombe juridico-politico-médiatique frappe le FBI, forcé d'admettre publiquement avoir faussé ses enquêtes depuis des décennies: sur 268 procès étudiés par plusieurs parties (gouvernementales et non gouvernementales), 257 auraient été clairement truqués pour favoriser le procureur, les méthodes allant du témoignage "arrangés" d'enquêteur ou d'expert à la manipulation de preuves médico-légales, tendant à exagérer les résultats, surtout dans le cas de comparaisons d'échantillons génétiques. Parmi ces 257 cas, 32 ont abouti à des condamnations à mort, et 14 des dits condamnés sont morts exécutés ou pendant leur incarcération. Plus grave encore, cet échantillon d'enquêtes examinées n'est en rien la fin de l'affaire: des milliers de cas (2500 recensés à ce jour), couvrant des décennies d'enquêtes, sont maintenant sur la sellette, soit qu'ils soient suspectés d'avoir été menés avec les mêmes méthodes, soit, plus largement, qu'ils soient couverts par l'odium d'un tel scandale qui peut à lui seul secouer l'ensemble du système judiciaire fédéral. La réouverture de chacun de ces cas est aujourd'hui d'actualité, ainsi que des procédures d'appel en masse. Quoiqu'il arrive, des fonds énormes devront être débloqués pour réexaminer les cas en question, et potentiellement nombre d'autres, sous peine de bloquer le travail en cours. Et voilà pourquoi je suis contre la peine de mort: la non fiabilité d'un système judiciaire humain, qui ne peut produire 100% de certitude. Déjà grave dans le cas d'emprisonnements injustifiés, franchement intolérable dans le cas d'exécution.
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Coquetterie militaire, esthétique nationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Les soldats portaient pas la perruque! Les officiers (de haut rang plutôt) le faisaient parfois, alignés sur la cour et plus souvent pour cacher un crâne en peau de genou, mais pas vraiment en campagne; on dira que, selon les cas, ça pouvait faire partie de leur tenue de parade/de gala. Il arrivait à certaines périodes du XVIIIème siècle et en certaines occasions, que les soldats de certains régiments (les régiments "nobles", c'est-à-dire ceux étant encore vénaux, avec donc un propriétaire qui n'était pas le roi) se poudrent les cheveux (plus à la terre de pipe qu'à la poudre). La perruque reste un marqueur social fort: c'est avant tout le truc de la cour et de la haute société, et ça reste cher à produire, même dans ses versions les plus cheap (crin de cheval). Donc, si le colonel propriétaire de son régiment pouvait employer l'orchestre de son unité et quelques gardes pour donner de la gueule à sa soirée, il pouvait perruquer ces gars-là pour l'occasion, oui, mais sinon, c'est pas vraiment le trip. Contrairement à ce qu'on veut penser, l'habit des soldats des XVIIème-XVIIIème siècle est, en tout cas pour l'époque, plutôt commode et taillé avec sens pratique et économie. -
Coquetterie militaire, esthétique nationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Sinon, pour renvoyer au sujet particulier de l'armée française: j'ai l'impression (mais je connais moins l'histoire des uniformes d'ailleurs) qu'il y a eu beaucoup plus de variations des "couleurs fondamentales" de la "tenue nationale" à travers les âges.... Enfin, depuis que les armées ont réellement introduit des uniformes de manière durable et généralisée, cad depuis la 2ème moitié du XVIIème siècle. Récapitulons: - on commence avec le blanc cassé/gris dominant de la monarchie: les unités de la Garde et quelques autres ont des couleurs différentes (la marine et la cavalerie aussi), mais la "teinte dominante" est ce blanc/gris initialement lié aux économies de Louvois (choper beaucoup de tissu cheap pour l'énorme -pour l'époque- armée permanente que Louis XIV veut). - chose compréhensible, la Révolution change cela: le blanc reste important dans l'aspect général (pantalon et gilet/chemise), mais n'est plus la teinte dominante (celle de la veste/redingote/vareuse), remplacé par un bleu dense et assez "marine". A noter l'importance de la capote/le manteau: gris. - au XIXème, et malgré les régimes, le duo bleu-rouge s'affirme de manière assez dominante, avec des variantes pour certains corps de troupes (le tout bleu pour l'infanterie de marine, les trucs un peu exotiques pour certaines troupes coloniales) et certaines circonstances (notamment dans les colonies: blanc, beige....). -14-18 voit la transition du rouge/bleu vers le bleu horizon - le bleu horizon ne dure pas longtemps, remplacé après guerre par un genre de kaki assez foncé - l'après 45 est un peu "fuzzy" pour moi: je connais moins et c'est le moment où le treillis vert, puis camouflé, constitue désormais la "première tenue" (celle de combat) des armées. Les uniformes, je sais pas trop.... Juste que quelque chose, quelqu'un, une entité maléfique, ou en tout cas une somme de mauvais goûts, ont conspiré pour aboutir à la teinte dite "terre de France".... Mais qu'est-ce qu'elle leur a fait la France à ces gens, pour qu'ils l'insultent comme ça? A côté de ça, on a: - Anglais: brun/rouge, puis rouge, puis kaki - Prussiens/Allemands: bleu sombre, évoluant vers ce "vert de gris", puis le gris actuel - ricains; restent dans les bruns et verts sombres, le bleu des origines n'ayant pas passé le XIXème siècle (plus les Marines, un cran à part pour leur "grand uniforme") Avant même de parler vêtement, faudrait qu'on se trouve une couleur!!! -
Coquetterie militaire, esthétique nationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Pfeuh! Il faut remonter au début de la République romaine pour trouver des mecs portant la toge torse poil, et là, question physique à avoir, c'est encore pire: en plus des restrictions que j'ai énoncées plus haut, pas un pet de gras n'est tolérable, de même qu'il vaut mieux être épilé, sinon t'as vraiment l'air d'un gland. Seul Caton le jeune (Caton d'Utique, l'adversaire de César: chiant, borné, hypocrite et pète-sec à l'extrême) a essayé plus tard de remettre le truc à la mode sous prétexte qu'il fallait tout faire "comme les anciens" au nom de la "mos majorum" (la "voie des ancêtres", la constitution non écrite de Rome -donc très sujette à interprétation en même temps que "guide" fondamental dans la mentalité romaine). Peut-être est-ce du à la personnalité du gars, peut-être est-ce du à l'état de forme physique moyen du Sénat à cette époque (leur âge aussi: la peau ridée/qui tombe, ça marche pas avec), peut-être est-ce un constat esthétique sans appel par tous.... Le fait demeure: la mode n'a pas repris, et tant que la toge a été portée.... Elle n'a jamais repris (la mode est pas toujours cyclique). La toge se porte avec le vêtement universel romain en-dessous (ce que porte la majorité des Romains, sans toge, ou avec un manteau s'il fait froid): la tunique (comme un T-shirt en tissu, mais qui descend juste au-dessus du genou). Non, mais on n'a pas idée! A part Caton le chieur (Marcus Porcius Cato Uticensis Cacamaximus), y'a vraiment que les étudiants de fraternités américaines dans leurs "Toga Parties" qui font ça (et encore.... Pas mal de T shirts sur les images). Donc NON, encore tout un faisceau de raisons pour refuser l'introduction de la toge dans l'éventail des effets militaires! Pourquoi pas remettre les bas et les chemises à jabot en dentelle à la mode, non plus? Point subsidiaire sur la toge, qui peut avoir son importance pour des militaires au sens un peu pratique: C'EST CHIANT A PORTER! Ca pèse un âne mort, ça se casse la gueule tout le temps (pas la moindre attache) et ça vous immobilise un bras en permanence (le gauche, qui doit porter la masse de plis), et en plus faut la réajuster sans arrêt et limiter les mouvements et l'inclinaison de son corps (pas de chaussures à lacets, hein?) pour éviter la catastrophe. Si on la prend dans sa teinte la plus commune, le blanc, (pas l'extrême blanc de la toga candida -celles des candidats aux élections-, blanchie à la craie), c'est en plus impossible à garder propre, et la moindre tache se voit comme un Parthe au milieu du forum! -
En partant du principe que ces faits sont connus par les Marines et que ni l'un ni l'autre côté ne sont uniquement peuplés par des cons, l'amateur peu éclairé que je suis en déduit que la tactique russe implique une forte redondance dans ses schémas, soit une capacité utiliser la méthode que tu décris dans un contexte de saturation, de tir plus fourni que ce que les marines occidentales semblent adopter comme méthode. Une saturation dont ils étaient plus capables à l'époque soviétique, mais qui semble moins à leur portée de nos jours (mais ils n'ont pas changé d'approche fondamentale depuis en raison du sous-investissement dans leur marine de surface). Est-ce absurde de le voir ainsi? Ca me semble être la logique que ce que tu décris suggère. C'est ça, ou leur électronique est vraiment suffisante pour faire ce que Gally décrit, et le différentiel qualitatif est très loin d'être celui qu'on croit. Ceci dit les différentiels de portées entre missiles antinavires me semblent tellement hallucinantes que l'observateur extérieur s'étonne quand même de cette étrange limitation côté exocet; incapacité technique à faire mieux? Limitations budgétaires? Choix délibéré? Il semblerait logique de vouloir être capable de taper plus loin, mais les développements qu'on a vu et qu'on semble envisager pour l'exocet ne semblent pas augmenter au même rythme que ce qu'on peut voir ailleurs.
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Crise grecque, crise européenne ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
- interdiction féroce de la moindre participation d'entreprises, d'entités privées ou d'individus (au-delà d'un montant très limité) dans le financement des campagnes électorales ou tout autre organisme participant de près ou de loin au débat public et à la médiatisation des dits campagnes et débats (que ce soit pour "vendre" un candidat ou un thème) - interdiction féroce et farouche de toute reconversion d'homme politique dans une entreprise ou fondation ou tout autre organisme lié de près ou de loin à une activité ou des marchés dépendant de décisions politiques (n'est-ce pas M. Schröder? N'est-ce pas messieurs tous les ex-dirigeants faisant leurs "conférences" surfacturées) - affectation permanente et non politique de moyens conséquents dédiés à la surveillance de ce sujet particulier - interdiction (réalisée avec une forte surveillance) du même type de trafic d'influence qu'indiqué plus haut.... Pour les proches des dits hommes politiques - transparence permanente des finances personnelles et investissements des personnels politiques - même type de surveillance sur les partis Impossible? Evidemment, et dans une large mesure, nombre de telles mesures contreviendraient aux libertés fondamentales des individus concernés, limiteraient leurs options dans la vie (et celles de leurs proches).... Donc une vraie régulation ne peut émaner du politique sans être de facto un bien/service acheté par qui peut payer le vendeur d'une manière ou d'une autre. Et on arrête le suspense: le citoyen lambda n'a pas accès à ce marché, même coalisé en grands effectifs. Donc toute théorie économique qui présuppose une plus ou moins totale imperméabilité de la prise de décision politique, donc (dans le cas présent) de la façon dont un marché est défini, est nulle et non avenue. La définition d'un marché n'est pas et ne peut pas être neutre, et quoiqu'il arrive, les plus gros acteurs du dit marché ont la part du lion dans sa définition.... Qui les avantage outrageusement, dès la conception. Et il ne peut pas y avoir de régulateur qui fonctionne autrement. La crise de 2008 en est un exemple justement criant: la législation américaine a été achetée, conçue et sans cesse modelée depuis les années Reagan par les poids lourds du marché financier (certains lobbies étant spécialisés dans la rédaction des lois voulues, souvent retranscrites mot pour mot dans les projets de lois.... Et les lois elles-mêmes. Regardez la réalité, par exemple, de ce qu'est l'organisme appelé ALEC); quand les doigts se repointent vers l'Etat après ça, c'est juste à mourir de rire.... Les acteurs financiers ont eu exactement ce qu'ils demandaient de l'organisme (l'Etat) qu'ils voulaient et qui fonctionne en grande partie à leur instance (ils payent pour ça). A moins d'isoler nettement plus radicalement le régulateur des acteurs économiques (financement des campagnes et partis, gestion des carrières individuelles des élus et hauts fonctionnaires), toute discussion sur la "faute" de l'Etat, notamment dans ce domaine financier, est de l'ordre du délire théorique. Hors du fonctionnement décrit ci-avant (et encore), toute loi, tout règlement, n'est qu'un bien/service à vendre comme un autre, à ceci près que le ticket d'entrée dans ce marché n'est à la portée que de quelques bourses. Et le vote n'est qu'une monnaie trop faible pour réellement participer à ce marché.- 1 823 réponses
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Mon point était ailleurs, et c'est plus parce qu'on parle ici de l'ordre de bataille que je le mentionne: quoiqu'il arrive, il y a et aura toujours une proportion donnée de profils "inadaptés" (dirons-nous poliment); en théorie plus dans une armée d'appelés, qui fait nécessairement moins de tri, mais aussi dans une armée pro: j'ai l'éternel souvenir d'une conversation avec un sergent hollandais qui me donnait des proportions de bras cassé choquantes.... Pour une armée néerlandaise qu'on aime voir si "carrée", "pro", toute bien léchée de partout.... Vu que l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Les raisons sont multiples: imperfections des filtres à l'entrée, mauvaises volontés qui se révèlent plus ou moins tardivement au contact de la vie militaire, besoin de "faire du chiffre" au recrutement, inadéquation des moyens et méthodes pour "convertir" des civils en militaire.... Choisissez vos préférées, essayez de quantifier la part de chacune dans le cocktail des dysfonctionnements d'une armée donnée à un moment donné de son histoire. Mais le fait est que si on part du principe que c'est un acquis, on doit voir ensuite comment ce fait est intégré dans l'organisation d'une armée; et généralement, à travers l'histoire, on constate plus une plus grande tendance à concentrer ces profils "inadaptés" dans certaines unités, ou certains métiers, plutôt qu'à les saupoudrer sur l'ensemble des forces. Il y a plein de raisons à ça: lobbying interne plus puissant de certains corps ou chefs, mentalité plus portée à l'isolation du "problème" qu'à sa correction ou à sa dilution, tendance au refus de ne pas "faire le quota" au recrutement (donc à faire du chiffre en dépit de la qualité plutôt que pas atteindre son objectif)....
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Pourquoi pas les matelas? Y'a un tabou dessus? Parce que enflammer les chaises, tables ou extincteurs et/ou les balancer par la fenêtre, ça me semble pas "moins pire". Ou c'est ce que tu as pu voir des tes yeux vus?
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La vraie question serait de connaître l'étendue du phénomène: à entendre certaines descriptions, la majorité des recrues seraient des bras cassés et de flemmards entrés parce qu'ils ont vu de la lumière.... Dans quelle mesure est-ce vrai? J'ai quand même, au fil des ans, accumulé les commentaires de pas mal de gens me décrivant des scènes hallucinantes dans un certain nombre de garnisons de l'est, et plus encore de la Forêt Noire, où étaient concentrés des proportions énormes des dits bras cassés, cas sociaux, antimilitaristes.... Qui créaient des scènes parfois hallucinantes (je ne sais pas dans quelle mesure mes interlocuteurs ont pu "enjoliver") dans les casernes, dans les classes.... Certaines scènes étant carrément apocalyptiques (genre projection de matelas enflammés par les fenêtres, appelés "calmes" devant se barricader dans leurs chambrées certaines nuits....).
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Thaïlande
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
"Il n'y a que les petits êtres qui craignent les petits écrits".... Comme disait/écrivait l'autre. -
Coquetterie militaire, esthétique nationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Le problème de la cape, et encore plus de la toge, c'est que ce sont deux vêtements qui exigent non seulement un physique précis, mais aussi un port, une façon de se tenir, très particulier, pour avoir la classe que vous imaginez; ces vêtements ne pardonnent pas la moindre déviation par rapport au standard exigé. Si le port peut être, dans une bonne mesure, travaillé par l'entraînement (et l'armée est bonne pour faire rentrer une certaine posture dans vos habitudes), le physique ne peut pas être altéré dans de grandes marges. Et toge comme cape exigent un physique plutôt grand, des épaules larges mais une taille fine; courtauds, bovidés, baraques et maigrichons s'abstenir. C'est confirmé par les écrits (de Cicéron et Atticus sur la toge à St Simon sur la cape) et surtout par l'expérience: les amateurs de reconstitution historique/reenactment le savent très bien, et vous pouvez le voir sur des exemples comme les Spahis ou d'autres. Faut pas se laisser leurrer par les images d'époque qui vous sortiront toujours le spécimen archétypique qui en jette un maximum. En cédant à ce genre d'illusion, vous faites comme les millions de gamines, pétasses, commères, vieilles peaux.... Qui bavent devant Harper's Bazaar ou Marie Claire en pensant que si elles raquent pour le dernier tailleur Chanel ou le super ensemble Tom Ford, elles auront quelque chose du mannequin surlooké, super mis en valeur et photoshopé qui les porte dans la photo. L'uniforme, et ce notamment pour produire son effet "collectif" et créer un impact psychologique qui biaise la vision de l'observateur extérieur et la rend inconsciemment plus admirative (cad rend le soldat plus beau, plus admirable, plus enviable dans le regard du dit observateur), doit être plus égalisateur que ça pour tous les physiques qui le portent, pas se concentrer sur ce qui ne fonctionne qu'avec un certain type physique, auquel cas la cause est perdue d'avance. C'est beaucoup plus complexe que ce qu'on imagine. En plus -et c'est sans doute plus partial, là- je suis pas sûr que la cape fasse beaucoup d'effet sur la jeunesse d'aujourd'hui, ou même plus généralement, sur le goût de l'époque; ça reviendra peut-être un jour, mais c'est pas aujourd'hui, ou demain. Peut-être après demain, et encore.... La cape n'est que l'ancêtre du manteau (nettement plus pratique et efficace en terme de forme), et même le manteau est passé de mode depuis un bail dans les uniformes et tenues de combat des armées (depuis le Burberry's des soldats anglais des tranchées de 14, on l'a plus tellement vu). Il a évolué vers d'autres formes. Sans un minimum d'utilité, au moins symbolique, cad compréhensible pour l'observateur extérieur (on comprend l'utilité du manteau, parce que c'est un item qui existe encore), l'esthétique perd un de ses fondamentaux qui la fait accepter et comprendre.... Résultat, elle cesse de plaire, et pour qui n'est pas dans le trip (ici, la passion militaire, induisant donc connaissance et sensibilité au passé et présent des choses militaires, y compris les uniformes), elle peut même être ridicule. Bon, et pour faire la note du Forum Romanum Pinaillorum: la toge n'est pas un vêtement militaire et ne l'a jamais été. C'est un vêtement politique et citoyen, décomposé en multiples types (toga praetexta, toga candida, toga virilis, toga pulla....): si elle est un uniforme, c'est l'uniforme civil et civique romain par excellence, par opposition complète au statut de guerrier. Elle est l'antithèse du domaine militaire, et chaque citoyen en a plusieurs correspondant à divers âges et stades de la vie d'homme et de citoyen, et à diverses occasions particulières. Le vêtement militaire, religieusement (et donc légalement) est le paludamentum (un genre de cape attachée à une épaule par une fibule), même si c'est plus pour les officiers/magistrats; c'est celui qu'on revêt, généralement après un passage par la case temple, pour marquer la transition d'avec la vie civile, donc quand on part en campagne. Les couleurs, formes/coupes de vêtements et matières ne sont pas les mêmes que les vêtements civils: le rouge, couleur martiale par excellence pour un Romain, n'est jamais porté par un homme dans le civil (et le pourpre, couleur de la royauté, ne l'est que pour certaines personnes en certaines occasions, même après la fin de la République). Les Romains rigolaient pas avec ça. Le paludamentum était un truc plus pour les officiers supérieurs/magistrats (donc pas les centurions, soldats de métiers couvrant tout le spectre des officiers actuels, de sous-lieutenant à un équivalent de colonel), portant en lui (par son statut et sa couleur) une charge symbolique, légale et religieuse. Le vêtement couvrant des légionnaires, auxiliaires et centurions était le sagum, lui aussi essentiellement une solide cape attachée à une épaule par une fibule; la même symbolique le différenciant du vêtement civil y est attachée, juste en moins classe et sans interdit pour le porter dans la cité (quoique ce soit mal vu, étant donné la couleur -là aussi du rouge). C'est surtout un vêtement commode: une cape de laine épaisse, tissée densément et saturée de lanoline (ou toute graisse animale) pour la rendre étanche (et vous pouvez parier que les officiers s'en chopaient un sitôt les cérémonies terminées et la ville hors de vue; le paludamentum, c'est pour poser, négocier avec des potentats étrangers, aller dans les cérémonies, draguer....). -
Coquetterie militaire, esthétique nationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Y'a pas de mal avec un polo ou un T-shirt (pourvu qu'ils soient bien taillés) quand il fait chaud, ou si la tâche et la situation demandent un vêtement pratique: ça va avec le contexte "tenue de travail". La chemisette, c'est un cul-entre-deux-chaises (formalité de la chemise, commodité du T-shirt) inesthétique, un compromis raté et condamné par Dieu et par Karl. La preuve; les employés de bureau low grade sont pavloviennement forcés de la porter, sans doute contre leur for intérieur et leur meilleur jugement, de même que les Texans. Quoi je suis collet monté?! Oui, et alors: on parle justement d'esthétique dans ce sujet. Quelqu'un oserait me dire que la chemisette fait partie d'une tenue (celle de tous les jours, celle qu'on voit donc le plus) qui donne envie, surtout aux djeunz, d'être militaire? Allez, osez pour voir!