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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Psychoses,culture, transes, drogues et rock n'roll
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Il me semble que le but, ou l'un des buts, de la partie physique/routines/discipline commune de l'entraînement est d'apprendre la mesure de l'effort pour tenir dans la durée et éviter justement ce genre de problèmes: la "furia francese" (pas si française que ça et en fait partagée par toute la chevalerie un peu partout), vantée par les uns, critiquée par les autres, n'est qu'un exemple parmi tant d'autres du danger de tout donner dans le premier effort et d'avoir justement, après, un tel "flottement", voire un épuisement définitif. On oppose ainsi la rage des charges celtiques ou germaniques à l'endurance des unités romaines contenant le flot ou attaquant en cadence et de façon ordonnée. Vient ensuite le système militaire, extension à plus grande échelle de cette discipline individuelle: on organise, plus ou moins bien, la relève, la rotation des groupes au combat, pour maximiser l'endurance de l'armée, éviter ces moments de flottement et limiter la casse dans les premières lignes. Enfin vient tout connement le jeu des réserves de tous échelons, pour remplacer purement et simplement ceux qui viennent de produire l'effort le plus dur, et soit tenir la position prise, soit redurcir la défense, soit prolonger l'effort en attaque. Avant le XIXème siècle (et encore pendant les guerres napoléoniennes dans nombre d'armées européennes), les unités de ligne fonctionnent toutes ainsi, pour beaucoup de raisons, notamment des raisons sociologiques et liées au système militaire: les armées d'ancien régime ont un très fort taux de désertion, autant du à une paie merdique et souvent irrégulière, qu'à des conditions de vie rarement bonnes (aggravées par une grande corruption côté fournitures militaires), une discipline assez aveuglément brutale, et peut-être plus encore, une motivation en moyenne très basse, autant parce que le soldat est "chosifié", et donc peu pris en considération et encore moins impliqué moralement dans la guerre, que parce qu'une bonne proportion d'entre eux est recrutée de force par la "presse". Il y a aussi peu de place pour un "endoctrinement", une mentalité commune jointe aux raisons et façons du combat. Les armées de la révolution et de l'empire montreront la différence, avec des taux de désertion ridicules sans pour autant que des dispositifs particuliers (punitions, chasse aux déserteurs....) différents des autres armées (en nature, qualité ou quantité) aient été mis en place. Tout comme les armées romaines faisaient une grande place à l'implication du soldat dans le combat: le terme "disciplina" était à deux sens, traduisant l'ensemble des savoirs-être nécessaires à un soldat d'un côté (et ils étaient nombreux et élaborés dans cette armée, incluant aussi évidemment la discipline telle que nous l'entendons), mais aussi d'un autre le savoir de la guerre en général (entraînements de tous types, savoirs et savoirs-faire) et de la guerre dans laquelle ils étaient en particulier (c'est la "discipline" au sens de "domaine de savoir"). Le soldat romain est informé en permanence de la situation stratégique et tactique dans laquelle il se trouve, quels sont les buts de la guerre, de la campagne, de la bataille du moment, de la marche du jour, du mouvement de son unité en particulier.... Bref, quand un homme est au courant, en temps réel, de là où il est, de pourquoi il y est, et de là où il va, de pourquoi et comment il y va, il a tendance non seulement à être nettement plus partenaire de l'opération, mais plus encore, il a des chances d'en être un partenaire actif et impliqué. Combiné à un bon niveau de savoir-faire (entraînement ET expérience), ce fait permet au dit individu (son unité en tout cas) d'avoir de la ressource et de pouvoir prendre des décisions tactiques autonomes, notamment l'une des plus basiques: ne pas craquer, s'accrocher. -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Esthétiquement, celle avec Jeremy Irons a opté pour un visuel très graphique: tout dans les couleurs (saturées), les décors, les costumes.... Evoque les peintures style renaissance. Pas étonnant quand on sait que le réalisateur principal et porteur de la série était Neil Jordan (Entretien avec un vampire, Michael Collins), qui a une empreinte visuelle très marquée. La seconde série est nettement plus visuellement "réaliste" et terre à terre (même si les décors restent ceux de la renaissance italienne), donc quelques crans moins emballante de ce côté. Elle a aussi moins de moyens, donc moins de fric à l'écran pour les grandes scènes.... Et moins de grandes scènes (armées déployées, sièges, foules....). Côté scénar, les deux prennent beaucoup de libertés avec l'Histoire et ont un peu trop de grandiloquence et de "too much" dans les personnages (quoiqu'évidemment, on parle un peu de persos too much); c'est pas dérangeant. Ce qui l'est plus, et c'est peut-être toujours obligatoire avec des périodes historiques que le public ne connaîtra en général que peu, est le didactisme, la fréquente simplicisation extrême des persos, situations et trames, mais surtout l'occasionnelle niaiserie. C'est loin d'être aussi nul dans ce registre que The Tudors, qui touchaient en la matière un sommet (ou un fond) de débilité, et surtout que l'actuelle série gnangnan Reign (sur Mary d'Ecosse pendant sa période en France: une série qui aurait aussi bien pu s'appeler "les Stuarts et les Valois", vu la vogue des séries à noms de grandes familles), qui est une vraie niaiserie pour adolescente en manque de fantasmes, sans lien avec l'Histoire autre que d'apparence; mais c'est quand même limité si on attend du réalisme et un peu plus d'Histoire. Disons qu'une vision "dure" des deux séries indiquerait: - celle de Showtime est plus une histoire s'inspirant beaucoup de l'Histoire, mais insistant plus sur les caractéristiques d'un scénario: y'a des débuts, des fins, des antagonistes, des protagonistes, un fil rouge, y'a de l'humour et des situations rocambolesques, du cocasse et du tragique.... - celle de Canal essaie plus de suivre l'Histoire et de l'illustrer..... Mais le mot clé est "essaie". Et ça donne trop dans le mélo hystérique. Les personnages et leur validité: - Alexandre VI: j'ai un problème avec l'interprétation too much de Jeremy Irons, mais ça vient peut-être plus des mimiques de l'acteur et de quelques "moments" du script. Dorman assure plus à mon goût, même dans les périodes de folie/mégalomanie. - Cesare Borgia: je préfère nettement l'acteur de la série Showtime, et sa posture plus sobre, même s'il pâtit de quelques erreurs de scénar. Celui de Canal est une tête à claque et son rôle est mal écrit. - Giovanni Borgia: dans les deux séries, il est insupportable et on veut le voir crever, sans avoir de sympathie pour l'enfant gâté qui pleure en secret parce qu'il n'arrive pas à être à la hauteur. Job réussi dans les deux cas! - Lucrèce: actrice à tomber sur Showtime, éthérée et adorable, qui s'éveille à une forme de maturité cynique par degrés imperceptibles. Plutôt pas mal même si demeurent les facilités de scénario. Celle de Canal est imblairable, conne et hystérique, même si les difficultés de la vie d'une gamine condamnée à n'avoir aucun contrôle sur sa vie sont ici plus réalistes et centrales pour son personnage. Dommage qu'ils en fassent trop et que du coup, le dit personnage soit à baffer. Et celle de Showtime a un atout évident pour un certain pays: Michel Muller jouant Charles VIII de France ! Ridicule à souhait. -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Comme le dit SkW, faut savoir de quoi on parle: Jeremy Irons est pape, ou c'est John Doman? Le grand maigre ou le grand gros? -
Parce que comme tous les pays, y'a des gens pour le développer, et des gens pour le retarder, et même certains qui peuvent faire les deux sans ressentir de contradiction; et quand on parle d'un pays de plus de 300 millions d'habitants, avec tout plein de ressources et un système stable dans la durée qui n'accorde pas la première priorité aux attardés (quoique, de temps en temps...), ça fait une grosse machine.
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"'Cause Jesus he knows me And he knows I'm right I've been talking to jesus, all my life...."
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Psychoses,culture, transes, drogues et rock n'roll
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
"Et oui, l'ennemi est con: il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui... J'en ris encore" (Desproges). Et arrête Akhi! L'ennemi n'est pas méchant au point de violer nos vaches: les femmes et les garçons de sacristie, passe encore, mais pas nos innocentes petites vaches :'( . C'est trop cruel! Ceci dit, j'y avais pas pensé spontanément, mais n'y aurait-il pas aussi le rôle de la musique ("rock n'roll", à la base, c'était juste pour le titre )? Même si le but premier de la musique militaire était la communication d'ordres à des armées très mal interconnectées, avec un but secondaire éventuel de guerre psychologique, l'effet d'entraînement de certains instruments et certains rythmes n'est pas neutre, surtout si combiné à d'autres "outils", qu'il s'agisse de drogues, d'alcool, de rites initiatiques.... Autant dans les périodes de préparation ou d'initiation guerrière qu'en bataille, certains instruments semblent avoir souvent joué un rôle pour créer des environnements favorables au "moulage" d'individus: désensibilisation, euphorie, transe, effet d'entraînement, hystérie.... Sont autant de phénomènes au moins en partie liée à la musique.... Enfin au son. L'environnement sensoriel est un package général qu'on attaque sous le plus d'angles possibles. De là, on étend la chose à d'autres moyens, pour créer un effet "son et lumière" qui favorise l'état d'esprit voulu. Je pense là autant aux "danses de guerres" de divers peuples qu'à ces visions en 2003 de GI's regardant des reportages très travaillés sur le 11 septembre, avec beaucoup de pathos et de musique: les GI's se levaient à la fin en gueulant en coeur "USA, USA, USA!". Sous un angle plus calme, toute forme d'initiation/d'intronisation concourt du même système, de l'adoubement du chevalier au meurtre rituel des Spartiates ou des Samnites, en passant par les divers rites de bienvenue (après épreuve, évidemment) dans les armées et unités d'un peu partout. -
Psychoses,culture, transes, drogues et rock n'roll
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Evidemment, que l'alcool en fait partie: le rouge et le tafia de 14 sont sacrés, et sont loin d'être un fait isolé. L'expression anglaise "liquid courage" pour l'alcool est un vieux truc qui remonte en fait à une autre expression, aujourd'hui moins courante de "dutch courage" (courage hollandais), qui qualifiait le "gin hollandais" (essentiellement une liqueur au genièvre) avec lequel les soldats anglais étaient entré en contact autour de la Guerre de Trente Ans (surtout les mercenaires anglais allant sur le continent, principalement dans les Provinces Unies). Plus tard, l'invasion de Guillaume d'Orange (Guillaume II) amena avec elle dans ses bagages le gin, et rendit la boisson populaire outre Manche. C'est donc une substance liée à la guerre, même si c'est pas la plus puissante des substances dopantes (et c'est une drogue, même si pas la plus dure) et qu'on ne la classe pas normalement comme telle, essentiellement pour raison culturelle et par nos habitudes de consommation courante (la culture islamique aurait plus tendance à la voir ainsi.... Vu que c'est même un tabou religieux). La Garde Varègue des Empereurs byzantin avait amené avec elle (pour ses éléments scandinaves) des rites et habitudes de consommation favorisant la transe guerrière des "berserkers", même si on sait pas encore aujourd'hui exactement ce que c'était (psychose auto-induite? Certains individus psychotiques/épileptiques? Drogues?). Leur petit surnom à Constantinople était les "sacs à vins", référence à leurs habitudes dans et hors du champ de bataille. Outre l'effet psychologique du combat (surtout corps à corps), la consommation d'alcool pour cet usage spécifique est aussi liée à maintes horreurs de la guerre dans la phase juste après les combats (je ne parle pas du comportement de troupes qui se saoulent au camp ou en ville, en garnison ou en campagne), surtout les sièges, et à beaucoup de faits d'indiscipline, de mutinerie et de violence dans les armées, y compris en plein milieu d'une campagne. -
Psychoses,culture, transes, drogues et rock n'roll
Tancrède a posté un sujet dans Histoire militaire
Annoncé cette semaine, il est là! Je commence ce sujet avec bien peu de munitions -en tout cas pour ce qui concerne le sujet des drogues au combat- et l'ai un peu élargi pour aborder le phénomène, ou la gamme de phénomènes, qui facilitent et expliquent certains comportements à la guerre: le sujet aurait pu s'appeler "la peur au combat", mais: 1/ ça aurait été très large et aurait inclus beaucoup d'autres facteurs méritant en soi un sujet (pression sociale, motivation du guerrier, esprit de corps....) 2/ quel titre chiant et peu original Donc ici, on va parler de tout ce qui aboutit à plonger l'individu soldat (pas l'unité, même si les logiques de groupe en amont de "l'incorporation", de la guerre et du combat sont incluses) dans un état plus ou moins second lui permettant de s'affranchir de tout ou partie de ses peurs et de performer, voire sur-performer au combat (voire même trop performer -buter ennemis, civils et camarades indistinctement est généralement considéré comme un excès de zèle de mauvais goût). C'est un domaine aussi permanent dans l'histoire de la guerre que les armes elles-mêmes et les maladies vénériennes :-X , et un sujet qui reste d'actualité et d'avenir, non seulement dans les zones de conflit, mais aussi dans les armées les plus modernes, même si sous des formes plus maîtrisées. Jusqu'à un certain point, l'état de préparation et de "disponibilité pour la tâche" (voire pour le zèle) des soldats est en effet d'un intérêt certain pour les armées, même si on fantasme aussi beaucoup dessus à l'occasion: qu'il s'agisse de la véracité de la consommation de hashish par les "Assassins" (plutôt un mythe) ou des projets de super-soldat modifié de partout (et hop! Captain America), y'a beaucoup de folklore à toutes les époques sur ce genre de trucs. Mais le point reste: des moyens de préparation psychologiques aux drogues et produits dopants, en passant par des aléas de l'une ou l'autre culture et/ou religion, l'individu qu'est le soldat a beaucoup de facteurs (certains choisis, certains imposés, certains inconscients) qui oeuvrent en faveur de son insensibilisation, de son instrumentalisation (parfois), pour son assistance dans la situation plus ou moins anormale (selon les cultures) qu'est la guerre.... Qu'il s'agisse des berserkers (ou des transes guerrières signalées dans le monde celte) ou des rites initiatiques samnites (assez gratinés), de la consommation de Khat ou de captagon en Afrique de l'est et au Moyen Orient ou de l'éducation spartiate, des essais de tous les produits et méthodes imaginables par les FS, ou encore de cultures qui, à un moment de leur histoire, exaltent (souvent à l'origine par nécessité) la guerre et le guerrier au-delà de tout, encourageant à oublier la mort, l'Histoire abonde de telles méthodes, si bien qu'il est difficile de trouver une problématique unifiante à ce sujet sinon de dire qu'il fait partie intégrante, à un degré ou à un autre, par une approche ou par une autre, de TOUTES les guerres. Quelles méthodes, environnements et produits semblent les plus durables? Lesquels comportent le plus d'effets secondaires néfastes (et expliquant bien des choses, parfois influant sur le cours de l'histoire)? Lesquels ont-il traversé le temps pour exister encore aujourd'hui, peut-être sous des formes plus "civilisées", dans les zones et armées les plus modernes? Lesquels manquent peut-être dans certaines de ces mêmes armées? -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Soit c'est dans ta tête, soit.... Change d'écran :P ! -
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
La télé aussi diffuse des séries ??? ? -
J'entends bien les contraintes, je me posais juste la question des autres préoccupations qui ne disparaissent pas non plus même si on met le biffo-centrisme du véhicule/groupe de véhicule en première place. Avoir 2 véhicules différents par GC, dont un plus spécifiquement pensé pour cogner (ils sont toujours beaucoup plus cher ceux-là), ça risque pas de commencer à changer plus radicalement l'ordre de grandeur des coûts? Il est vrai que dans mon idée première, je voyais juste (rapidement, parce que j'étais plus sur le principe général de passer à 2 véhicules de taille raisonnable plutôt qu'une chimère trop grande ou portant trop peu) deux 4x4 avec l'un un LGA et l'autre une 12,7 (et ou non un petit ATGM), éventuellement un équipement supplémentaire pour un minidrone adapté à cet échelon, et le même genre de gradation pour des duos de véhicules "taille au-dessus" (médian et lourd). Là, tu me donnes plus l'impression de chercher à coupler carrément un Jaguar et un Griffon (je caricature) pour chaque GC, ce qui ferait un petit peu.... Pas peu :-X . Je sais que l'effectif d'infanterie se réduit, mais quand même.... Sans compter qu'à cet échelon (là c'est un avis personnel au pur feeling), trop spécialiser les véhicules semble trop en faire, voire s'amputer de certaines possibilités: avoir le même emport potentiel pour les deux "jumeaux" portant un GC me semble spontanément plus pertinent. Evidemment, je vois la chose sans grande expertise, et surtout en imaginant qu'un véhicule vraiment spécialisé appui est tout de suite BEAUCOUP plus cher, et peut-être donc plus adapté en quantités plus restreintes pour des unités d'appui situées un peu plus haut dans l'organigramme (section d'appui de la nouvelle compagnie ainsi créée?). Après, j'ai aussi bien enregistré la remarque de Gally sur le rapport 2h d'équipage pour 5h de troupe; dans l'optique à 2 véhicules/GC, il semble inévitable, et ça me choque pas plus que ça, d'autant plus si ces équipages, surtout fonctionnant en tandem, participent plus (par les formules tactiques créées par cette configuration). Mais c'est aussi en soi un surcoût conséquent. Cette approche ne me semble pas forcément choquante dans l'augmentation des effectifs et du coût par GC, étant donné que de telles augmentations ont déjà eu lieu; la création de l'infanterie moderne pendant la 1ère GM, au final, a été un boost autrement plus conséquent en la matière, la compagnie standardisée de 1914 (fantassin modèle unique, plus quelques appuis) étant foutrement plus cheap que celle de 1918. Difficile d'évaluer le différentiel d'efficacité en termes quantitatifs, mais il semble que tout le monde a vu la rentabilité tactique et, en conséquence, la validité de l'investissement. Et pis quoi encore? Une machine nespresso? Le biffin, il fait comme tout le monde, il pisse dans son café pour le réchauffer, bordel! Quoi? Tout le monde fait pas comme ça :-X ?
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Ma proposition initiale, surtout là pour poser le problème en d'autres termes plutôt que s'enferrer dans une énième discussion sur le VCI/APC/véhicule d'infanterie fantasmé qui revient souvent à un long comparatif d'armements et de véhicules existants (on aime, on n'aime pas, mais y'a déjà plein de topics et de pages remplies là-dessus), était essentiellement à propos d'une division du GC en deux morceaux embarqués chacun de leur côté et fonctionnant en tandem. Après, il faut voir si on peut trouver une formule économique/MCO satisfaisante. Mais si on fait structurellement des tandems d'un "transport" avec un "appui", on perd pas quelque chose? Ou est-ce que quand vous évoquez un 2ème véhicule mieux armé, vous parlez juste d'un autre véhicule du même type que le premier, avec juste un peu plus d'espace dédié pour les armes qu'il emporte?
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[film] Mad Max: Fury Road
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Sovngard dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Pffff! C'est pas comme si j'en avais quelque chose à foutre, non plus =( ! Si j'avais été plus honnête dans ma formulation, j'aurais même pas employé ce mot -erroné apparemment-, et aurais plutôt donné dans le "le truc qui fait vrrrrooooum, avec le gros plan sur l'autre truc qui tourne très vite quand Max pousse sa caisse à fond". C'est ça l'image de jeunesse que je garde de cette séquence récurrente (jusqu'à la tragique mort de l'interceptor); Max appuie à fond, la caméra se fixe sur le truc qui tourne à fond, avec le son qui vrille les hauts parleurs, et hop, il sème ou rattrape tout le monde.- 26 réponses
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- science-fiction
- or noir
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(et 2 en plus)
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J'entends bien l'idée générale: la section est la nouvelle compagnie, de nos jours ;) , du moins à condition de la pourvoir d'un peu plus de moyens autonomes et de capacités de résilience. Est-ce qu'une bataille de type urbaine ,Fallujah ou Grozny ou Gaza ce ressemble ? Ca évidemment, mais c'est tout le problème d'armées expéditionnaires à large spectre potentiel d'intervention: on n'a pas le luxe de jadis de savoir quel est ZE ennemi qu'on va affronter, et de se préparer quasi exclusivement (en tout cas l'immense majorité des forces) contre lui, avec une certitude absolue sur la majorité des circonstances (nature et buts de l'adversaire, type de forces, stratégie et type de tactiques, nature du terrain....). Ce qu'on peut faire de mieux, apparemment, c'est préparer les types de forces qui semblent désormais redondants partout: lourd, médian, léger, spécialisé (montagne/amphibie essentiellement). Donc 3 grands types (plus en fait) de "relation au véhicule" dans le combat. Ben, il me semblait quand même que si, vu l'impact sur la taille des véhicule; c'est pas ce qu'on reprochait, encore une fois vu sous l'angle du fantassin, aux VCI lourds par exemple? Qu'ils ne pouvaient pas emporter un groupe de combat suffisant (6 ou 7) si on les voulait suffisamment blindés, et que si on leur permettait d'emporter un groupe de combat suffisant, ils devenaient monstrueux et beaucoup plus visibles? Ca renvoyait au vieux débat sur l'éternel mauvais compromis qu'était un VCI, pendant longtemps en fait pensé pour les nécessités de l'accompagnement des chars et pas du tout vu sous l'angle et l'intérêt des besoins de l'infanterie. Avec à l'arrivée des véhicules insatisfaisants quand même, insuffisamment blindés (surtout pour la guerre blindée), dédiés à leur armement anti-blindés et avec un GC trop fragile. Mon point était de changer l'angle d'approche de la question en mettant la priorité sur le fantassin, me disant qu'une nécessité d'emport réduite permettrait un véhicule ayant un meilleur compromis armement/mobilité/blindage/visibilité. Avec une formule économique peut-être pas si insoluble, justement en évitant la recherche de l'hyper machine (et de l'hyper programme d'armement qui va avec) aux spécifications impossibles (dont justement la taille du groupe embarqué fait partie). Enfin le chiffre de 9-10h, c'est juste qu'apparemment, beaucoup de monde semble penser que c'est le meilleur compromis pour la taille du groupe. C'est sans doute moins sensible pour les véhicules plus légers, mais peut-être pas tant que ça vu l'évolution de certains besoins, notamment l'autonomie et le confort, les capacités de "base vie" et d'alimentation électrique, le plus grand besoin de polyvalence.... Par rapport aux unités de la guerre froide, prévues pour des combats intense dans un théâtre hyper densément militarisé, avec les lignes d'appro proches, des armées de masse et surtout faites d'appelés (moins polyvalents), des combats sur des distances assez courtes (donc des phases de combat courtes et intenses, avec rotations rapides).... Je ne suis même pas entré dans le débat roue-chenilles, ceci dit.
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Pour le léger, ça me semble même plus jouable qu'autre chose, via l'usage de plates-formes existantes, éprouvées et déjà produites en quantités suffisantes pour permettre des achats à coûts assez bas et permettre une log et une MCO pas trop chiantes. Mais pour le lourd, n'est-ce pas aussi plus simple de faire un véhicule bien protégé pas trop lourd ou cher pour 6 personnes? Evidemment, la logique de coût n'est pas à aborder n'importe comment, puisqu'elle serait censée intégrer cette donnée inquantifiable de la satisfaction/efficacité/rentabilité tactique, ce qui par définition, est mathématiquement ardu ??? , et politiquement délicat :-[ .
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J'entends les propositions, mais en tant qu'éminent non expert du hardware et de la mécanique, je trouve que l'on retombe ici très vite dans les problématiques vues dans TOUS les autres topics sur les véhicules terrestres, et qui sont avant tout "plate-formes centriques". Ce qui du coup amène la discussion exactement où sont les autres topics, rendant celui-ci redondant dès sa première page. Si je suis Shorr Kan, le domaine biffin-centrique doit être ici la première problématique, la première contrainte avant toute autre considération; ça veut pas dire qu'elles ne comptent pas, évidemment (surtout M. Budget, l'irascible oncle qui s'invite à tous les repas de famille et impose son point de vue), mais la question ne doit-elle pas avant tout se centrer sur l'approche vue du sol, si on veut voir un autre angle que les autres topics qui se transforment vite en une wish list des combos d'armements qu'on fout sur des plates-formes essentiellement existantes? En tout cas, je retiens la contrainte de base qui, dans cette optique, est celle moins du biffin que du groupe essentiel de biffin, et puisqu'on essaie d'envisager un véhicule hypothétique, on va partir du groupe de combat idéal hypothétique. Celui-ci semble apparemment, par un assez large consensus, être de 9-10h (moins, il est incomplet et trop fragile, plus, il se scinde trop et opère moins en groupe), ce qui -et là c'est mon avis personnel- amène à se confronter à une difficulté souvent vue, notamment dans l'éternel mauvais compromis mobilité-protection-armement-emport: bien accommoder cet effectif semble produire un véhicule beaucoup trop lourd, visible et incommode si on veut suffisamment de protection pour à peu près n'importe quel cas de figure, ou un truc léger et plus ou moins encombré. Du coup, je me demande si le véhicule idéal pour ce groupe de combat idéal n'est pas.... 2 véhicules: le groupe de combat semble appelé, comme la section, à être un pion de manoeuvre beaucoup plus autonome que par le passé, donc peut-être un de ceux qu'il faut particulièrement renforcer en moyens propres et armements, en autonomie et en versatilité. 2 véhicules, donc, emportant chacun 4-5h et un équipage (1 ou 2h? Voire 3 si on inclue plus de "fonctions" à cet échelon de base?), et offrant une redondance d'appui et protection mobile permettant plus de capacités tactiques. Est-ce forcément plus cher que d'essayer d'élaborer un impossible compromis de haute technologie?
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C'est une des utilités de la démocratie (quand elle veut bien fonctionner): les haines et rancoeurs gratuites et/ou politiciennes les plus mesquines peuvent aussi servir.
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Un énième petit scandale issu du financement de la guerre et de la reconstruction en Afghanistan surgit, même s'il ne semble pas prendre le vent de la large indignation nationale (signalé plusieurs fois en prime time, mais ne passe pas dans la catégorie "pétage de plomb de la semaine"): - après le centre d'entraînement de la police afghane à 500 000 dollars qui fond à la première pluie - après la flotte d'avions de transports achetés à 486 millions de dollars pour une armée de l'air afghane qui ne les a jamais utilisés et qu'il a fallu ensuite démolir pour revendre le métal à 6 pences la livre - après l'incinérateur géant à 5 millions de dollars qui n'a jamais été utilisé (et apparemment ne marchait pas), laissant les ordures des bases militaires environnantes être cramées à ciel ouvert .... Voilà le QG des forces US de la province du Helmand, prévu pour faire fonctionner 1500 personnels dans des conditions haut de gamme; facturé 36 millions de dollars, il n'a jamais été utilisé! 3 généraux en poste successifs se sont opposé à sa construction, la qualifiant d'inutile et arguant par ailleurs que la province serait évacuée par les forces US avant la fin de la construction du complexe. Ce qui a été d'autant plus le cas que la dite construction, retardée, a commencé en mai 2011, alors qu'un mois après seulement, le niveau de forces dans la province et en Afghanistan était rabaissé (la période précédente ayant été celle d'un "surge" important) et l'évacuation des troupes largement entamée. La construction s'est poursuivie pendant 2 ans, jusqu'à un taux de complétion de 98% (qui décide d'arrêter à ce stade?)..... Et il faut attendre de voir qui va emporter le contrat de démolition.... Un de plus? Peut-être pas: le "Special Investigator General" designé par le Congrès pour enquêter sur les scandales financiers des guerres semble avoir pris une posture différente pour éviter le syndrome "un de plus", et s'acharne sur ce dossier, forçant les parties adverses à se révéler. Le conseiller juridique du commandant de théâtre en Afghanistan aurait ainsi enjoint divers responsables de ralentir le travail de documentation du Special Investigator General.... Ce qui a été révélé dans un email très explicite (bye bye conseiller juridique), chopé et rendu public. Cet "enquêteur spécial" recommande maintenant des mesures disciplinaires contre des officiels de haut rang (encore jamais fait pour les 2 grandes guerres de la dernière décennie), notamment le général qui a passé outre les objections des trois généraux susmentionnés et approuvé la construction (Lt General Peter M Vangjel), le général chargé du contrôle des procédures de décision et de la construction (Maj Gen James Richardson) et le conseiller juridique déjà mentionné (colonel Norman F Allen). Evidemment, le Pentagone a refusé ces recommandations disciplinaires. Problème, si l'attention du grand public ne semble pas devoir se passionner pour ce genre de trucs, celle du Congrès commence à l'être. D'abord par quelques acharnés sur les sujets de gaspillage, comme la très influente Claire McCaskill, mais surtout parce que cette histoire en est venue à être liée à un sujet nettement plus "patate chaude" politiquement: deux personnes éminemment mouillées dans ce scandale sont en vue pour une toute autre chose (le passé sera peut-être bientôt plus à employer); le conseiller juridique, Norman Allen, est aussi entre temps devenu chef de l'équipe légale du général Joseph Dunford, qui se trouve être le candidat proposé par le président pour le post de CEMA américain (bon, Chairman of The Joint Chiefs of Staff), évidemment le premier job militaire aux USA. Un problème, donc. Mais ce général Dunford est aussi..... Le général qui a refusé la recommandation du Special Investigator General que les officiers en faute dans le dossier soient réprimandés (donc monsieur "je protège ma caste"), ou plus exactement lancé l'enquête interne du Pentagone sur le dossier, qui a évidemment absout les dits officiers de toute faute ??? . Donc une énième histoire de gaspi, de caste et de couvrage de cul mutuel, mais avec cette fois le potentiel d'attirer des justiciers et des charognards à forte voix: combien de républicains hardcore refuseraient le prétexte de hurler une fois de plus sur Obama -Dunford est son choix- et le gaspillage du "big government"? Le Pentagone n'est pas sacré pour une partie des plus idéologues d'entre eux. Ou plutôt, il est sacré juste quand ça les arrange.
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terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Disons que c'est pas un angle auquel je pense spontanément en me renseignant sur un conflit. Faudrait que je creuse là-dedans.... Pour créer un topic historique sur le doping à la guerre :-X . -
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Hallucinant! Le Qat en Afrique de l'est, et ce truc au MO. Apparemment en plus, c'est pas vraiment du captagon (à la base un médoc pour les enfants hyperactifs ou avec un déficit d'attention), trop compliqué à produire pour les lieux, et de fait plus des amphétamines pures et simples, compressées pour ressembler à cette pilule blanche. Le captagon n'est déjà pas neutre pour l'organisme et le cerveau, surtout si on en prend souvent, mais des amphets, surtout en prise abusive (comme ça doit être le cas dans des armées peu régulées, encourageant le "toujours plus" dans tous les domaines, faites de jeunes sur-stressés et sur-sollicités), ça bouffe l'organisme et ça doit pousser le cerveau très loin; ça facilite les horreurs, encourage la prise de risque peu réfléchie, booste l'agressivité, écourte l'espérance de vie "utile".... Et en plus, ça finance les achats d'armes. -
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca, c'est passer à côté du schmilblick et vouloir voir ISIS comme une entité monolithique, et surtout, plus gravement, méconnaître les extrêmes tensions qui règnent à l'intérieur de cette entité proto étatique. Outre les tensions et lignes de fractures graves au sein de l'appareil d'ISIS lui-même (les anciens groupes dont il est constitué, souvent corrélés avec des territoires de contrôle, les zones géographiques -un groupe, une zone, et le centre ne contrôle pas tout-, la place des ex-baasistes désaffectés -haïs mais militairement/stratégiquement irremplaçables pour l'instant), c'est pas comme si les territoires tenus par l'Etat islamique baignaient dans la joie et la concorde sur une idée commune. Les fameux clans sunnites irakiens ne se sont pas ralliés d'emblée, et ils ne l'ont fait que parce qu'ISIS était la seule autre offre politique disponible face à un Etat irakien qui jouait toujours plus contre eux en prenant de moins en moins de gants. Les désaccords avec ISIS sont à peu près complets, sinon ils l'auraient rallié et soutenu bien avant. Ils sont le pivot de la lutte contre ISIS pour ce qui concerne le territoire irakien (pour la lutte contre ISIS en général, la solution est en Syrie), et les retourner est loin d'être impossible.... Dans la mesure où il y a quelque chose de durable pour eux à la clé; essentiellement une solution étatique, seule en mesure de leur offrir des garanties. Et c'est là qu'est l'os, parce qu'une telle solution impliquerait un lourd investissement de la part de quelqu'un, et il semble de toute façon de moins en moins crédible qu'elle passe par une quelconque forme d'Etat irakien, sauf à en faire une confédération garantie en permanence par un acteur extérieur et puissant. Et comme il n'y a pas de formule très claire à cet égard, ça encourage encore moins un éventuel acteur extérieur capable de fournir un investissement de cette ampleur: vu que cet acteur ne peut être que les USA, et que les USA sont très peu chauds pour refoutre plus qu'un doigt de pied là-bas, à moins d'un changement politique interne suffisant, ça laisse peu d'espoir, en l'état des choses, pour qu'une telle contre-offre existe qui offrirait aux communautés sunnites la porte de sortie qu'ils préfèrent à ISIS. Ceci dit, la trame narrative générale du débat politique US, et avec elle la tendance générale de l'opinion publique, semble évoluer: on en est à une phase où les Républicains réécrivent l'histoire de la guerre d'Irak, nient toute faute en 2003 (c'est tout la faute aux renseignements) et condamnent le retrait ("c'est tout la faute à Obama".... Même si c'est Bush qui l'a négocié), et où la nécessité d'une intervention de longue durée semble s'imposer. La seule question reste l'ampleur de l'investissement à consentir, parce que de toute façon, la projection de troupes régulières nombreuses semble encore un tabou. Il est plus question d'assistances techniques diverses, d'une présence massive de FS et d'un vrai effort aérien, accompagné d'un grand boulot de rens et de financements, notamment aux milices sunnites. Reste la question dérangeante d'une stratégie à adopter et à faire suivre par les 2 bords dans le temps.... Alors même que le Congrès refuse toujours de discuter de quoi que ce soit ayant à voir avec l'Irak et ISIS (ce qui ne va pas aller en s'améliorant avec la campagne pour 2016). -
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Ouais, enfin on t'a pas trop entendu râler quand Aurélien l'a foutue par terre, cette ville, hein? On sait de quel côté la tartine était beurrée en ce temps là, môssieur Kan. Pareil quand Tamerlan s'est défoulé dessus, mmmmh? -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
J'entends bien; mon point concerne plus la valorisation de l'acte, la prise de possession, le mécanisme mental.... Qui donnent naissance à ce qui plus tard devient le sens de la propriété tel que nous le concevons. Moins difficile de valoriser la place du groupe dans ce raisonnement quand on parle de communautés humaines de quelques dizaines d'individus au plus, mais même là, la différenciation des rôles et des récompenses afférentes a un caractère subjectif où certains "métiers" et certaines positions ont plus de facilité à être mis en évidence (et donc valorisés) au détriment d'autres, sans qu'on puisse réellement faire une échelle des mérites comparés objective. Comme tu le dis, le vendeur de cravates de mammouth a déjà une place, et certaines cravates sont plus faciles à vendre que d'autres sans être pour autant plus utiles ou plus simples à faire. J'ai envie d'appeler ce chasseur Gronk; et l'idée qui en découle devient donc "la loi de Gronk" (fondée sur le "c'est moi qui ramène ce steak de mammouth, donc c'est moi qui décide). -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Ca a beaucoup changé la perspective de l'Eglise à travers les siècles de se faire piquer l'essentiel de ses propriétés par les Etats ou entités privées locales :-X .... C'est au final, si on prend cet exemple et on le prolonge à des situations analogues (et de plus en plus complexes) jusqu'à aujourd'hui, un éternel retour sur la sous-évaluation permanente de la valeur du groupe par celui qui, à un instant T (et généralement, toutes choses égales par ailleurs, extrêmement bref), détient un avantage, un peu plus de trucs que les autres. Pour ce chasseur hypothétique, qu'il soit ou non chroniquement un meilleur chasseur que les autres, il y a une bonne possibilité qu'au moment de sa prise, il considère avoir tout le mérite, rabaissant le fait que sa survie jusqu'à la dite prise ait été largement due au groupe (comptant sur d'autres chasseurs/cueilleurs, protecteurs de jour et de nuit, guérisseurs/connaisseurs de la nature....), que sa formation à la chasse (et le capital de connaissances et savoirs-faire acquis qui en procède) en vienne aussi, que le choix des zones de chasse (et donc de migration du groupe) vienne des instances supérieures de la tribu.... Bref, que les conditions de sa chasse fructueuse d'un jour ou de plusieurs procède de biens plus d'apports que de lui seul. A l'instant où il a en main son butin, et souvent après, il aura tendance à oublier ou minimiser cet apport pour avoir plus et se persuader qu'il mérite beaucoup plus: avidité, ego.... Dans un mécanisme d'auto persuasion facile à identifier, et qui aujourd'hui consisterait plus à se contenter d'observer le produit marchand et monétisé comme seul "gisement de valeur ajoutée", et seuls ceux à la pointe de la vente de ce produit comme faisant la valeur. Un biais cognitif qui a de l'histoire, quoi. Et une différence rarement satisfaisante entre l'appropriation par celui qui peut (= est en position de le faire) versus la répartition au mérite. -
terrorisme Daesh
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Politique etrangère / Relations internationales
Yup! L'avantage du commentateur, c'est qu'il n'a pas besoin d'appartenir au pays puissant (donc aussi de s'engager publiquement ou voter dans le dit pays, pour ou contre la politique extérieure).... Le lecteur non plus d'ailleurs. Ca donne toujours cette impression d'omni-critique un tantinet snobinard, au mieux, ou de consommateur râleur, au pire (ou est-ce l'inverse? Qu'est-ce qui est pire ??? ?) Sinon, Palmyre est prise..... J'espère que certains d'entre vous ont pu un jour y aller et profiter de ces ruines, parce qu'il risque de pas en rester grand chose bientôt.