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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ah, merde! Oublié, celle-là. En même temps, je l'ai pas regardé des masses: quelques épisodes m'ont suffi. -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
:lol: :lol: Tu t'es fait eu! Grey's Anatomy n'est pas une série médicale, pas plus que Rookie Blue n'est une série policière: ce sont des séries sentimentales (tendance soap opera avec qualité de prod et d'écriture un cran supérieure) avec un décor à thème. On attend avec impatience une série dans le même genre qui donne dans le thème militaire: imaginez une garnison qui s'envoie en l'air dans toutes les configurations possibles, des officiers qui s'envoient des sergents ou des hommes/femmes du rang, le cuistot qui s'enfile la générale, les grandes déclarations d'amour en OPEX sur fond de mitraillage à tout va, les ruptures en direct pendant une détention chez les talibans, les déchirements de vraies/fausses décapitations en vidéo par ISIS (est-il/elle mort pour de vrai? Va t-il/elle revenir? A t-il/elle un jumeau/une jumelle?), les grossesses en pagaille dans une unité censément "battle ready".... Qu'est-ce qu'on se marrerait sur le forum! Sans compter qu'il faudrait une proportion dantesque de nanas dans une unité combattante pour éviter d'avoir une série quasi exclusivement gay. -
Films documentaire de guerre ,le soldat intemporel .
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ces Romains étaient de sales flemmards: faire une colonne creuse en marbre de 35m et plus de 1000 tonnes plutôt que faire un vrai film. Lamentable. M'étonne pas qu'ils aient décadé sévère, tiens :-[ . -
Films documentaire de guerre ,le soldat intemporel .
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
L'anabase est le récit de "l'expédition des 10 000" par Xénophon, l'épopée de 10 000 mercenaires grecs se retrouvant dans la mouise quand leur employeur perse, Cyrus dit "le jeune" (en lutte pour conquérir le trône achéménide) casse sa pipe pendant une bataille victorieuse. Et l'essentiel de leur commandement y passe aussi peu après. Résultat, ils doivent revenir vers le monde grec sans aucun moyen, dans une terre hostile, avec un général de circonstances, Xénophon, qui couchera le récit sur papier après le retour; c'est une histoire de soldats, vue "du sol", d'une marche en territoire ennemi de la Mésopotamie à la Mer Noire (avec la célèbre exclamation à la fin "thalassa! Thalassa!", cad "la mer! La mer!, qui pour un Grec, est toujours un bon signe). La colonne trajanne est une de ces énormes colonnes de victoire romaines, en l'occurrence celle édifiée par Trajan après les guerres daciques (et sur le modèle de laquelle sera faite la colonne Vendôme entre autres), qui décrit avec moult détails la composition et le fonctionnement des armées romaines dans un déroulé continu d'images en spirale depuis le haut de la colonne jusqu'en bas. Soit un documentaire en plans séquences assemblés en continu au montage, si l'on veut. Si ça c'est pas du documentaire.... -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
T'as remarqué aussi à quel point les virus et maladies artificiellement implantés ont un timing précis, exactement comme les bombes avec affichage électronique du décompte? "tu vas mourir dans 46,3 heures", ou "l'antidote deviendra inefficace passé 46,3 heures"; pas de variation individuelle, pas de facteurs aggravants ou limitant la progression du virus, non, c'est un fonctionnaire qui pointe. Et rarement de la dégradation de capacités jusqu'au moment crucial. Et hop, quand on injecte l'antidote, c'est rétablissement immédiat, si même il y a eu dégradation dans les dernières minutes. Ca et les opérations à coeur ouvert, arrêts cardiaques multiples (parfois volontairement induits pour "faire le mort"), noyades/réanimation ou transfusions complètes qui ne laissent pas de séquelles et dont on peut apparemment se relever pour repartir dans l'action dans la minute... La condition physique miraculeuse des personnages de fiction. Pas besoin de sécu pour eux, ce qui laisse plus de budget pour se payer un super appart, des super fringues et des super bagnoles sur un salaire de flic. -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Elle est en fait très présente, même si pas si souvent (du moins quand ce sont les "gentils" qui l'utilisent) au même degré que dans 24: combien de séries voient des personnages mettant quelques baffes, tapant du poing sur la table de manière "suggestive" (de pire s'il n'y a pas coopération), tordant des doigts ou voyant un personnage utiliser son regard pénétrant et son langage corporel pour suggérer que la violence menace? Les séries policières en regorgent, et ça marche toujours. -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Certainement, la distance vis-à-vis du sujet aide.... Mais faut pas quand même en venir à mésestimer d'autres facteurs fondamentaux comme la qualité de réalisation ou de script, où les ricains sont infiniment plus rôdés généralement (ce qui se voit même dans les séries les plus cheap et sans grande ambition), même si la France a commencé récemment à rattraper un peu de son retard. La qualité de réalisation du produit (thèmes, idées et scénaris fondamentaux mis à part) joue à tant de niveau et si puissamment sur la perception et l'appréciation qu'on ne doit pas mésestimer la chose. Et beaucoup de ces aspects dépendent de la taille de l'industrie, qui détermine le niveau d'activité et l'expérience de ceux qui y participent, sans compter bien sûr le nombre de projets en cours (accru par l'aspect "sélection naturelle" culturellement plus poussé aux USA, en cycles plus rapides) et l'investissement moyen par projet. Aussi, la taille du marché compte: en France, un produit (film ou série) généraliste doit taper dans tous les segments de population significatifs (les vieux, les jeunes, les femmes, les hommes, le sud, le nord, les riches, les pauvres, les branchés, les pépères....), pour essayer de marcher (c'est-à-dire commencer à taper dans l'audience à 5 millions et plus pour la télé), ce qui limite sa capacité d'originalité, là où aux USA, on peut viser ces gabarits d'audience, voire bien plus, sur le marché domestique (but primaire des productions classiques, encore en majorité liées aux chaînes télé, les acteurs comme Netflix n'étant pas encore la norme) sans avoir à être généraliste, en gardant des produits très typés. Donc, pour ce qui concerne le sujet, on peut se lâcher et bien plus donner dans les clichés, tropes et codes d'un certain registre, et les pousser à fond, voire au-delà. -
Films documentaire de guerre ,le soldat intemporel .
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Pfffft; l'Anabase ou la colonne trajanne sont de bien meilleurs documentaires. la preuve, ils sont encore regardés et étudiés 2000 ans (ou plus) après leur sortie ;) . -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ca et la "white picket fence" des maisons ou les pelouses non naturellement vertes des jardinets (quoique les Californiens paient la note pour ça actuellement); ce genre de déformations de la perception est-elle directement proportionnelle au nombre d'heures passées devant l'écran (avec quelques variables bien sûr, comme l'état de vulnérabilité aux images -dépendant de l'humeur, du caractère, de l'état émotionnel....-, le type d'émissions regardées....)? Ceci dit, évidemment que la plupart des codes mis en valeur par l'écran reposent sur des comportements ou tropismes déjà présents chez l'individu (je l'ai mentionné); le point est que l'écran devient un multiplicateur de force pour ces codes et tropismes, au point de la banalisation, et même souvent de l'exaltation. Flattant les bas instincts qui souvent n'ont pas beaucoup besoin de stimulation. Mais quand on passe au niveau du matraquage constant dès l'enfance, le terme de stimulation devient un bien faible euphémisme. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
On est d'accord; mon point initial était plutôt de souligner que le changement se fera, d'une manière ou d'une autre, avec ou sans les gouvernements concernés. Qu'un pays seul (surtout pas un pesant de façon déterminante dans l'économie) fasse un plongeon notable (cad dans des proportions drastiques) dans la politique inverse du courant décrit, et les conséquences seront ce que tu as dit, à moins que ce soit TRES bien fait et très cohérent et solidement fondé sur un socle de consensus politique large et durable (dur à réunir). Mais le problème que mon post initial soulignait (plus implicitement qu'autre chose, my bad) est que la situation décrite n'est pas juste le fait de quelques pays: elle est la donne générale des pays développés et se développant, à une époque où le niveau de communications intra et inter-peuples est phénoménal, où les problèmes sont vite sur la table et où beaucoup de portes paroles et analystes, légitimes ou non, peuvent guider les opinions. La colère n'a jamais eu autant de moyens de se coordonner et d'agir, en somme. Et jamais autant de moyens d'être contagieuse (regarde le phénomène du printemps arabe, sa temporalité, ses modes de transmission). A l'opposé du spectre de la sanction des marchés, il y a la sanction du pavé, beaucoup plus accessible que jamais: est-elle si loin qu'on le pense? Ca, c'est le scénario catastrophe peut-être possible dans un avenir proche; mais même sans aller jusque là, je soulignais dans mon post que sous réserve de voir les instances internationales permanentes, les conférences de gouvernements multilatérales et/ou des gouvernements seuls ou en petits groupes, commencer à réévaluer sérieusement les fondements (de plus en plus reconnus comme biaisés, voire foireux) de leurs politiques économiques, les différentes scènes politiques, démocratiques ou non, verront différentes formes de démagogies plus ou moins radicales s'affirmer et prendre du poids dans les choix politiques. Et l'un des thèmes qui semble s'affirmer dans beaucoup d'endroits est le protectionnisme, à mon sens très justifié, mais qui est devenu autant un tabou dans la discussion qu'un objet de mépris caricatural chez les élites décidantes qui jettent d'emblée l'anathème sur tout ce qui en porte l'odeur et essaient de tuer tout débat sur la chose avant qu'il ne commence, gommant toute possibilité de distinction entre une opinion sur un équilibre ouverture/protection revu et corrigé, et le "protectionnisme", désormais devenu un mal auquel on assimile tout ce qui entrave le veau d'or du "libre échange" qui, poussé aux extrêmes recommandés et/ou en vigueur, ne parvient pas encore à être également pointé du doigt comme "libre-échangisme", soit une dérive idéologiquement poussée à son extrême. Cas d'école actuel: les débats en Europe et aux USA, sur les traités transpacifique et transatlantique. Dès qu'on les critique, sous quelque angle d'approche que ce soit (et il y en a beaucoup), on est un ennemi de la liberté des échanges, donc de la liberté en général, on souhaite le retour aux populismes fascisants des années 30, on vit au Moyen Age, on ne comprend rien à l'économie moderne (sous entendu celle qui préside aux analyses des décideurs, qui a pourtant créé la situation.... Problématique d'aujourd'hui) ou que sais-je encore. Signe des temps dans le débat public américain; le protectionnisme est exactement ce que Donald Trump, officiellement inscrit dans la course à la candidature républicaine, a mis sur la table cette semaine, dans un parti connu pour sa posture ouvertement ultra libre-échangiste, et qui vante encore les accords NAFTA pourtant aujourd'hui si impopulaire à droite. Bien que ce gars soit un clown sans doute plus là pour des raisons d'ego (un caprice de milliardaire qui s'offre un sport rare en somme) et sans aucune chance de remporter la candidature, sa cote est élevée et sa popularité chez le militant conservateur américain est certaine, si bien qu'il va représenter le poil à gratter lors des débats et après (parce que son fric lui permet de rester dans la course jusqu'au bout, qu'il foire une étape ou non), plaquant ce que l'électorat populaire de la droite veut entendre là où le parti n'en veut pas, là où ça l'embarrasse de répondre. Et à gauche, c'est Bernie Sanders (tout sauf un clown), sans grand espoir non plus d'emporter la nomination démocrate, mais très populaire, attirant beaucoup de monde à ses meetings et dont les thèmes de campagne marchent très bien, si bien que sa cote a monté en flèche et l'a porté au rang de personnalité nationale (vieux routier du congrès et figure bien connue du débat public télévisé, il n'en était pas pour autant réellement "national"), si bien qu'il incarne aujourd'hui le progressisme avec Elizabeth Warren. Et la lutte contre le libre-échangisme comme doctrine absolue figure haut dans son programme. -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Post séparé, pour un thème controversé et où la fiction, pour le coup, a joué un grand rôle, ou plutôt contribué à perpétuer, voire accroître, une perception biaisée vers laquelle notre nature nous fait pencher déjà à la base. Quel est ce "code" devenu norme l'écran? La torture est efficace. Récemment revenue dans le débat public américain à la suite d'un rapport sur les années écoulées depuis le 11/09, ce thème a vu jusqu'à la Cour Suprême statuer sur la chose, ou plus souvent certains de ses membres s'exprimer dessus; ainsi le très controversé et critiquable Antonin Scaglia de faire reposer son argumentation en faveur de la torture (évidemment sous le vocable de "enhanced interrogation techniques", et sous le couvert moral du "il y a certains moments où c'est nécessaire" -argumentation sur "l'exception" qui permet généralement de justifier n'importe quoi) sur le fait que (citation littérale) "ça marche pour Jack Bauer dans 24". Comme diraient les ricains, I shit you not! Il l'a vraiment dit avec un visage sérieux, comme si c'était de l'argument! Et il faut bien le reconnaître: avez-vous vu beaucoup de séries ou films où la torture ne fonctionne pas pour obtenir du renseignement, faire craquer quelqu'un pour le rendre absolument obéissant? Exception faite bien sûr de l'occasionnel héros qui subit bravement les pires affres sans craquer, clamant à l'occasion "vive la patrie, le bien, l'amour, la société de consommation et les chatons sur Youtube". Et elle marche vite, en plus, la torture: pas besoin de s'assurer que ce que la victime déballe est vrai.... C'est forcément vrai, puisqu'obtenu sous la torture et la menace. Et en plus, c'est précis et circonstancié, amenant plein de trucs que le bourreau n'a pas pensé et n'aurait pas pu penser à demander. CHIRURGICAL qu'on vous dit! Ca rappelle cette pas si ancienne disposition de la loi qui voulait qu'aucun aveu ne soit admissible en justice sans le préalable de "la question", expression qui était l'ancêtre de la formule "enhanced interrogation technique", soit une manière de ne pas dire "torture" tout en soulignant à quel point c'est moral, légitime et légal (mais en omettant le fait de dire que si on se casse le cul à inventer une formule foireuse et politiquement correct, c'est qu'on n'est pas si sûr que ce soit une seule de ces trois choses). Et c'est l'une des ironies et déformations majeures de ce code ciné-télé: on détourne le débat sur "la torture c'est bien ou mal/la torture, c'est les autres qui la font, pas nous parce qu'on est gentils et moraux", en shuntant complètement celui sur "est-ce que ça marche", si bien que la perception qui est transmise vers et acceptée tacitement par le public est que "ça marche, mais que notre fibre morale fait qu'on doit s'en priver", tout en gardant en réserve (pour quelques séries/films) l'occasionnel cliché du "bon héros sombre" qui va devoir faire cette chose "horrible mais nécessaire" parce qu'il est prêt à "tout sacrifier", à "faire ce qui doit être fait" (sous entendu "pas comme les tapettes gauchistes et moralisantes) et à "aller jusqu'au bout" au nom du bien, de sa patrie, de sa famille et de son toutou-aux-yeux-humides-si-mignon. Et ce faisant, la perception complètement faussée est que le débat est là: c'est un outil utile et efficace, mais seule notre fibre morale nous retient de l'utiliser. Plaçant ainsi la chose sur un plan purement abstrait et, en apparence, fragile, voire complètement théorique, donc souvent très facilement soluble dans les solutions d'urgence et d'exceptions, et encore plus une fois que les torturés ont été dûment présentés (qu'ils le soient ou non) comme des "méchants" et déshumanisés, ce qui est encore plus facile quand ce sont des étrangers (déjà un ou plusieurs crans moins "humains", ou en tout cas moins importants, dans nos modes de perception). Ce qui est entre autres choses un très bon moyen pour l'occasionnel politicien (ou dans la discussion publique, pour certains débatteurs) d'apparaître comme le "mec moral mais dur", celui qui "fait ce qu'il faut", y compris le "sale boulot nécessaire", en capitalisant sur le besoin d'action et le sentiment d'impuissance créés par la peur (qu'on entretien aussi). Qui dit que les clichés qu'on voit à l'écran sont sans effet sur nos perceptions du monde réel? Ici, à la base, la torture dans la fiction est un artifice d'intrigue pour prendre des raccourcis, s'offrir une facilité ou faire jouer le pathos (vis-à-vis du martyr de la victime).... Et pourtant, en devenant un code, une convention, un outil généraliste, quels effets en découlent. -
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
T'es sûr? j'ai essayé dans un bocal, chez moi, et y'a bien un truc louche dedans.... J'ose pas trop y toucher. Grand cliché dans tant de séries et films: le membre d'une méchante organisation qui comment une faute légère, voire est au mauvais endroit au mauvais moment, bref dans une situation où sa seule présence ou ses actions peuvent avoir ouvert un vague début de soupçon de possibilité d'exposition pouvant mener à la dite organisation (et quand on regarde bien, on se rend compte que non, l'organisation est toujours aussi difficilement trouvable)..... Ce type là est toujours buté dans la seconde, où qu'il soit dans le monde et quel que soit son niveau de qualification ou son importance. Résultat, on a ainsi tant de groupes criminels qui peuvent allègrement trucider un nombre indéfini de leurs employés, comme si elles avaient accès à une réserve illimitée de candidats et de talents dans tous les domaines, tous dans les starting blocks pour opérer le remplacement sans même un temps de transition ou d'impact sur les opérations. Bref, ces organisations sont toujours plus performantes que n'importe quoi d'autres, et apparemment très fournies en effectif, à tel point que la disparition de plusieurs personnels, apparemment relativement fréquente, ne change rien à sa routine, petits pions qu'ils sont perdus dans la masse. Et, encore pour souligner l'incroyable efficacité et taille de l'organisation, il faut remarquer la présence mondiale et permanente de myriades de tueurs et/ou moyens d'observation et d'exécution absolument PARTOUT (continents, pays, villes, quartiers, étages), avec un temps de réaction proprement bluffant. Ca doit coûter des pépètes. Depuis la fictionalisation de l'affaire "Henry II (Plantagenêt)d'Angleterre vs Thomas Beckett" ("Who will rid me of this troublesome priest"), et en fait sans doute bien avant, la fiction a tout fait pour donner l'impression que les gens puissants ont toujours des hordes d'assassins professionnels et/ou de serviteurs zêlés faisant le pied de grue à H24, 7 jours sur 7, à leurs côtés (ou, de nos jours, attendant n'importe où sans rien faire avec leur portable), prêts à bondir d'une seconde sur l'autre pour aller perpétrer un quelconque forfait, généralement sanglant, au moindre caprice du maître. On tue pour un rien, du grouillot, du haut cadre ou du super scientifique, mais c'est moins impactant qu'un accident du travail individuel dans une grande entreprise privée ou une administration. Ne parlons même pas des procédures de "licenciement" pour faute dans ces organisations.... SPECTRE a ouvert la voie pour ce cliché, mais putain qu'il a été depuis outrageusement développé, au point de devenir une norme qu'on emploie sans même réfléchir. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Depuis 30 ans que seules les théories centrées sur l'offre (qui est le con qui a un jour décidé qu'il fallait présenter le débat comme offre versus demande?) ont le haut du pavé là où se décident les choses, y'en a qui tombent encore des nues quand ils commencent à s'apercevoir qu'il y a un grave problème de demande . Edifiant. Ceci dit, il faut aussi souligner, dans le genre serpent qui se mord la queue, la décrue en "productivité" d'une bonne partie de l'épargne (donc de façon disproportionnée celle des plus aisés) au cours des dernières décennies, qui s'est placée dans deux types d'investissements contribuant peu à la croissance: la dette d'Etat (et le marché obligataire) et l'immobilier spéculatif (en partie responsable de la flambée des prix dans les grandes villes, de la priorité aux constructions de luxe -moins nombreuses-, et du faible taux d'occupation des villes -jadis anecdotique, aujourd'hui mesurable, donc impactant les prix). Deux secteurs qui, étrangement, représentent l'immense majorité de l'investissement étranger en France (souvent présenté comme excellent et témoin de la politique géniale du gouvernement du moment), pour illustrer la chose. Ironique quand les dépenses publiques (outre le gaspi, l'absence de réformes du fonctionnement....) servent en grande partie à compenser l'effet de captation disproportionnée des richesses par le "0,1%". Un fonctionnement qui n'a rien de sain et n'ira pas vers la décrue sans que quelque chose change: dans la première moitié du XXème siècle, ça a été l'augmentation des impôts et la généralisation de programmes sociaux.... Ou des régimes brutaux, issus de la rue ou de la guerre civile.... Que faudra t-il cette fois, si les forces animant les régimes politiques du monde développé (et se développant) ne veulent pas toucher à leurs élites? Surtout à un moment historique où la seule "offre" politique d'alternance qui ait des dents et des ramifications internationales n'est pas une idéologie laïque violente, mais une religieuse tendance sanglante. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
En beaucoup d'endroits, ce genre de service peut être une délégation: une société privée reçoit un contrat pour une durée déterminée, généralement longue. Ce qui ouvre la voie à une toute autre gamme de vices de fonctionnement: rentes de situation (où tout le monde, des deux côtés du deal, tend à prendre ses aises et habitudes, les administrés étant ceux qui paient ce confort), intéreêts particuliers du coin se retrouvant juge et partie, monopoles locaux (voire de plus grande échelle vu que de telles sociétés ont tendance à se rassembler), chantage aux autorités (surtout si on a affaire à une grande entité privée ou un monopole local).... L'exemple le plus criant est celui du système des prisons privées aux USA et l'impact de ce secteur économique important sur la politique pénale et carcérale dans le pays, sur plusieurs décennies, et plus largement sur la société américaine elle-même, sans que les dites prisons privées soient plus efficaces ou moins chères que les prisons publiques (c'est même plutôt l'inverse), ou sans qu'elles évitent les mêmes problèmes (elles ont tendance à en avoir plus encore). Avec de tels marchés il est inutile de chercher une supposée "efficacité" dans la concurrence: les contraintes de certaines fonctions offrent peu de possibilités de profit sans que les contreparties soient inacceptables. Il s'agit de tâches fondées sur le temps long, réclamant des investissements lourds et constants, avec beaucoup de facteurs impactant le résultat qui ne sont pas attribuables à l'action du service lui-même, une grande difficulté, et beaucoup trop d'inconvénients à reposer sur des apparences de résultats et des effets de court terme (déjà problématique quand des politiciens le font pour se faire mousser aux élections; quid quand il s'agit de grandes boîtes mettant leur bilan en avant en fonction des besoins d'un cours de bourse?).... -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Soit privés et lucratifs, soit associatifs, soit de quartier.... Toutes les formules ont existé et beaucoup existent encore. Là je présentais caricaturalement pour les besoins de la cause, mais en m'inspirant directement de ce qui se passait dans la Rome antique (comment Crassus a refait sa fortune, par exemple). Les exemples américains jusqu'au début du XXème siècle, et sous certains formes encore aujourd'hui comme Akhilleus le précise, sont pas mal non plus (même s'ils n'étaient pas nécessairement des organisations lucratives). -
La plus grande erreur stratégique de Napoléon?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
Encore eut-il fallu avoir le cash pour faire ça, c'est-à-dire pour la France napoléonienne, soit détourner une masse importante de capitaux de sa propre économie, soit s'endetter, soit forcer les autres continentaux à raquer encore plus. La dernière solution n'aurait été ni possible ni tenable plus de quelques semaines, à supposer même que son imposition ne crée pas direct une coalition. La seconde était hors de portée du régime qui peinait déjà à garder un bon équilibre financier et une monnaie solide, dans le contexte d'un marché européen du crédit aux possibilités limitées, surtout avec l'Angleterre hors du jeu et un contexte de guerre active ou menaçante. La première solution est tout aussi problématique: l'équilibre politique et social interne en France dépend du consensus minimum sur la personne de Napoléon, donc en partie de ses victoires, du maintien de certaines dispositions politiques issues de la Révolution, et surtout des nouvelles élites créées par la Révolution ainsi que de celles, plus anciennes, ralliées au régime. Et ces élites tiennent à l'économie telle qu'elle s'est recomposée. Sans compter la "classe moyenne" de petits propriétaires terriens et d'artisans/manufacturiers des grandes villes (dont beaucoup dépendent de l'investissement public, essentiellement l'investissement militaire et les grands travaux). Détourne des sommes significatives de ce qui est injecté dans le pays (et dont une partie est "prélevée" à l'extérieur), et la solidité du trône napoléonien devient..... Aléatoire. Ce qu'on verra d'ailleurs se faire pendant et après la campagne de Russie, et pendant la campagne d'Allemagne (et évidemment après, ça va sans dire): les complots se multiplient, le calme chez les élites n'existe plus, tout le monde refait ses calculs et prend des contacts.... Les chamailleries et déloyautés chez pas mal de maréchaux ne sont que la partie la plus visible de la chose: les désaccords antérieurs avec la politique napoléonienne, rendus ineffectifs par l'autoritarisme (qui marchait tant que le tondu gagnait), deviennent des voix qui veulent être entendues, émanant de personnes qui ont des choses à perdre et plus grand chose à gagner venant d'un Napoléon lancé dans une fuite en avant à laquelle personne ne voit d'issue. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Toi, tu ne connais pas ce marché: l'effeuillage est un art difficile, qui requiert savoir-faire et matériel (OK, essentiellement les futals qui s'enlèvent d'un seul geste sans passer les jambes.... Plus l'ensemble des produits et services d'épilation): les pompiers ne peuvent s'y insérer comme ça. Qu'ils posent sur des calendriers, c'est une chose, mais ne va pas mésestimer les coûts d'adaptation à une industrie aussi sophistiqué que.... Et merde, j'arrive pas à rester sérieux :-[ .... -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Espèce de sentimentalo-communiste, kiri! Aides-soignants ou pompiers, c'est tout de l'improductif tout ça! Pas confronté à la réalité du marché, donc sans valeur! Un meilleur système de lutte contre les incendies serait de faire la chose "à l'ancienne", avec des sociétés de pompiers privés qui arrivent sur les lieux d'un sinistre et commencent le jeu des enchères avec les victimes/clients (pendant que ça crame), le libre marché étant présent puisque leurs offres se concurrencent, faisant (en théorie) baisser le prix (à supposer qu'ils ne soient pas de mèche entre eux, ce qui est invérifiable, donc arriverait tout le temps), mais l'urgence du besoin du client permettant de limiter cette baisse, voire de faire grimper l'addition, surtout à mesure que l'incendie gagne.... Du moins à supposer que le dit client ait les moyens. Pendant ce temps là, en plus, on aurait les agents immobiliers du coin accourant pour proposer de racheter l'immeuble ou la baraque (ou, rapidement, juste le terrain) à vil prix, en échange du paiement de la prestation-pompiers (pour sauver ce qu'il y a encore à sauver). Après tout, ça marchait pour Crassus à Rome, cette méthode.... Et ça marchait encore dans les grandes villes américaines au début du XXème siècle (les ambulances, c'était pas mal non plus dans le genre). Et pendant ce temps, l'incendie risque t-il de s'étendre au voisinage? Les multiples sociétés de pompiers bloquent-elles la rue et le quartier beaucoup plus longtemps que nécessaire? Beaucoup de destruction de propriété risque d'arriver qui ne serait pas arrivée avec un système unifié (donc public ou associatif/non lucratif)? Beaucoup trop de pompiers sont employés pour la réalité du besoin global (faisant risquer le besoin de subventions, beurk)? Qu'importe! C'est privé et "libre", donc c'est forcément mieux et plus efficace. Pareil pour les aides-soignants: un service essentiel auquel on attribue une valeur arbitraire fondée sur les coûts estimés du système (et des abus et dysfonctionnements multiples, il faut l'admettre) plutôt que voir ce qu'il attirerait comme fric s'il était "libre", est condamné à subir le genre de critiques qu'on peut voir.... En oubliant que les aides-soignants, et bien souvent les médecins aussi, dans les systèmes "libres", ne s'en sortent pas mieux, même si la masse de fric présente dans le secteur santé peut être infiniment supérieure; les USA sont le cas d'école d'un système privatif devenu oligopolistique, sa pente naturelle. Et les aides soignants ne sont pas mieux traités et n'ont pas non plus autre chose qu'un occasionnel éloge verbal. -
La plus grande erreur stratégique de Napoléon?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
Buckingham Palace n'était pas encore construit, à cette époque. Ce n'était alors qu'une assez petite résidence très discrète, propriété de la couronne et annexe de la famille royale. Faut aller à St James, si tu veux raser utile à cette époque. Pour Vladivostok, avoir un super fusil change pas la donne stratégique: la Russie est toujours une immensité sous-développée protégée par 1500km de marais insalubres à traverser et un climat de chiotte en été et en hiver. Maladies en été (moustiques partout), rasputitsa au printemps et hiver meurtrier. A moins que ton fusil marche à la place des soldats, assure un service de santé moderne, transporte des provisions suffisantes et fasse le café, ça changera pas le fond du problème. -
La plus grande erreur stratégique de Napoléon?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
De n'écouter que lui.... Et de plus en plus. Un type qui devait être complexé et revanchard à la base avait un certain bagage et d'autres prédispositions à voir le succès lui monter à la tête; surtout un succès de cette nature (le pouvoir, et dans ces circonstances d'une France sans régime stable) qui a tendance à rendre sacrément parano. Le bouchage à l'émeri est un à côté difficilement évitable. -
La plus grande erreur stratégique de Napoléon?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
Genre juste après la campagne de Prusse? Ou avant le clash avec la 4ème coalition? L'équation n'est pas la même, et les deux situations offrent différents champs des possibles, et donc des timelines de différentes natures. Elles ont cependant le point commun que dans l'un et l'autre cas, il faudrait un Napoléon TRES différent en caractère, en vision et en actions: un qui se restreint et apprend à voir le pouvoir autrement qu'à travers la "paix des champs de bataille" qui est la seule qu'il semble avoir compris dans sa vie, celle qui crée plus de revanchisme, de méfiance et de haine qu'elle n'en écrase (à moins d'avoir une supériorité si écrasante et définitive qu'elle rend la chose impossible, ce qui n'est pas le cas ici). Il faudrait un Napoléon qui laisse la bride sur le cou à Talleyrand pour créer un équilibre européen incluant 1 ou 2 autres puissances majeures, ce qui veut dire l'Autriche avant tout, et vraisemblablement la Russie, ce qui, en 1806, risque d'être compliqué. Et à cette époque, l'ego du tondu doit être au plus haut, donc sa capacité à changer limitée (alors qu'il faut là envisager une toute autre façon de voir l'Europe); pour un tel what if, c'est essentiellement LE facteur clé "magique" qui rendrait la chose possible. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
N'est-ce pas plutôt un mouvement d'Assange pour tenter d'obtenir quelque chose de la France? Genre un coin où planter sa tente et pouvoir se balader (les murs d'une ambassade doivent être chiants). Je veux bien que l'économie française souffre de ce genre de méthodes, et que l'ampleur des capacités américaines puisse rendre les dommages macro-économiquement significatifs, surtout pour un pays comme le nôtre qui accorde une plus grande importance aux "grands contrats" extérieurs ayant une dimension politique, mais pourquoi la France serait-elle particulièrement ciblée par les ricains, comparée à l'Allemagne, l'Italie ou l'Angleterre, par exemple, qui sont dans la même catégorie économique et la même situation géopolitique par rapport aux USA (à quelques variations de couilles de chameau près, contrairement à la Corée du Sud ou au Japon, par exemple, qui sont des alliés plus "nécessaires" vu la température du dossier chinois)? Est-ce une façon d'en appeler à l'égotisme national, ou auriez-vous entendu ici ou là que les Américains nous en voulaient particulièrement, ou craignaient l'immense et terrifiante compétitivité des offres françaises à l'international, alliée à la redoutable capacité dissuasive du soutien politique tricolore? -
Mais rien de tout cela n'est possible, voyons =( . Les représentants du renseignement américain le disent eux-mêmes quand ils sont interviewés: les agences américaines ne touchent pas au renseignement économique. C'est un tabou pour lequel il y a une forte restriction et des "procédures lourdes" . Ouf, on est saufs .
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La plus grande erreur stratégique de Napoléon?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
Qué what if? Les Pays Bas en 1815 sont pas à vendre, et un point sur lequel les Brits renonceraient pas forcément, histoire d'avoir plusieurs points de débarquement possibles (avec le Portugal et le Sud de l'Italie). En plus, les coalisés continentaux tendent à être drastiquement arc-boutés sur le principe traditionaliste; confirmer soi-même l'expropriation d'un cousin régnant (la famille d'Orange) pour simplement se sucrer son pays, quand on se veut le champion de la tradition monarchique, j'ai des doutes sur le truc. Mais le stade pré-industriel des Pays Bas autrichiens (la Belgique, quoi) n'est pas un grand facteur dans la pensée meternichienne, qui a d'autres chats à fouetter qu'essayer de grappiller un territoire indéfendable et hors de portée pratique; c'est pas encore vraiment une "machine à cash" à cette époque, et surtout pas après les ravages de la période. Et l'Autriche de cette époque a ses propres bassins de développement, un territoire vaste et complexe à organiser, avec beaucoup de marches instables et contestées avec deux très puissants voisins (Russie et Ottomans), plus deux autres séries de frontières réclamant beaucoup d'attention (Prusse et le puzzle italien). A cette époque, la réalité de son territoire a déjà nettement réorienté ses priorités sur l'Europe centrale et orientale, ainsi que les Balkans. Dans un tel contexte, même à supposer que le calcul économique entre à ce point dans les priorités de dirigeants comme Metternich (ce dont je doute), la Belgique est un territoire qui coûterait beaucoup, financièrement et politiquement, à maintenir. Mais les enjeux de stabilité et de territoires et zones d'influence aussi cohérents que possibles semblent déjà des impératifs lourds, sans que le cash flow que la Belgique générerait ou non à cette époque puisse y peser lourd. -
La plus grande erreur stratégique de Napoléon?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Histoire militaire
Ah, oué.... Effectivement, pas la même chose.