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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Ca semble être le cas, quoiqu'on manque quand même de matériel, et par là de certitudes, sur les limites des dispositifs d'inspection pour les années à venir.... Disons qu'on sera aussi sûrs qu'on peut l'être sur le fait d'un Iran "non nucléaire" pour un certain temps, mais pas plus (j'ai entendu tant de commentaires d'experts selon lesquels il faudra juste apprendre à composer avec un Iran nucléaire à plus ou moins brève échéance). En revanche, la perception politique semble aller dans le sens inverse aux USA, et, il me semble (on attends ton micro-trottoir), en Israël: ça se déchaîne pour dire, essentiellement gratuitement, qu'il faut pas hésiter à "taper du poing", qu'un meilleur accord était facile à obtenir.... Chez les ricains, c'est même caricatural à gauche comme à droite (si on peut mettre Hillary Clinton, surtout sur le sujet de la politique étrangère, à gauche). Ca peut n'être que du bruit politique pour se faire mousser, surtout dans les préliminaires de la prochaine présidentielle, et ça peut n'être que pour un petit moment, le temps que les accords rentrent dans les moeurs, mais en attendant ça travaille certains pans (importants) de l'opinion, et ça peut compromettre à terme la solidité du deal.
  2. Les déchets ménagers et alimentaires concentrés en grandes décharges ne créent-ils pas une masse de méthane et d'un autre gaz (oublié le nom) qui, outre une contribution non négligeable au réchauffement, ont un effet de pollution des sols assez gerbant? L'utilisation de cette masse ingérable de déchets organiques nécessiterait pour être écologiquement efficace une masse de moyens logistiques et une telle organisation (pour prendre en charge les "rejets" de la production et de la conso en amont, évitant les grands "dépôts" que sont les décharges, et les multiples rejets dans l'environnement -océans, cours d'eau, zones rurales....) que je doute de la pertinence économique de la chose à moins de changer de beaucoup les paramètres de calcul de la façon dont on conçoit les circuits économiques en général, de l'extraction/production primaire, jusqu'au rejet final (et non convertible).... Impliquant donc un calcul allant bien au-delà des mécanismes et points de vue très restrictifs d'un marché tel qu'on le conçoit (et donc qu'on l'encadre et le réglemente pour qu'il existe) actuellement, utilisant une comptabilité nettement plus "globale" et peu propre à plaire aux acteurs économiques actuels.
  3. Oh! On est d'accord: je ne faisais pas un scénario général, mais pointait juste la manière dont un secteur donné se comportera. Plus largement, il est bien entendu, et on l'a évoqué plus haut, que les organisations collectives actuelles (Etats, groupes d'Etats, instances multinationales) semblent pour l'instant complètement inaptes et/ou trop peu capables d'adopter les mécanismes d'anticipation et d'adaptation nécessaires à l'ampleur du problème. C'est sans doute là que se situe la partie déprimante du problème, coincée entre le fonctionnement et les limites des Etats et organisations multinationales d'une part, et la façon dont fonctionne l'économie, surtout dans sa mouture actuelle, d'autre part (croire que le capitalisme aura une capacité d'adaptation suffisante relève de la foi aveugle; contacter la société du Mont Pèlerin si vous voulez une ostie). C'est particulièrement vrai dans un cas comme le secteur énergétique, particulièrement peu apte à bouger vite eu égard à l'immensité des moyens et immobilisations qu'il détient. Les "secteurs dynamiques" de l'énergie auraient besoin de changer d'échelle par un tel facteur, et dans un si court laps de temps, que ça laisse dubitatif: les géants des hydrocarbures actuels (et leur capital, leurs implantations, leurs réseaux, leur intégration dans le fonctionnement de l'économie....) ne se sont pas constitués en un jour, une décennie ou plusieurs, et c'est donc ça qui me préoccupe plus que de me demander s'il y aura quelque chose (entendre "un ensemble de choses" plus diverses que ces sources universelles, transportables et très adaptables que sont pétrole et gaz) pour occuper leur place dans l'économie. Le timing de la conversion promet d'être lent, beaucoup trop lent, ou alors d'arriver trop tard et trop brutalement à moins qu'une forme d'organisation transnationale sérieuse puisse orchestrer la chose et la garantir dans le temps long (je ne crois pas que beaucoup de monde ici soit optimiste là-dessus). De fait, les seules masses de fric, de capital (matériel et immatériel) et de moyens pour assurer une croissance suffisante de nouveaux secteurs énergétiques (qui devraient atteindre une masse critique de développement et de maturation technologique et commerciale) sont du côté des vieux secteurs énergétiques, qui représentent des capitalisations proprement dantesques; la reconversion des uns vers les autres, directement ou non, semble difficilement évitable, et dans la temporalité qui semble pertinente, un lent processus de mise en concurrence de ces deux "ensembles" ne peut pas répondre au besoin, tant le gouffre qui les sépare en termes de taille serait long à combler (sauf évidemment si la majorité des grands gouvernements décidaient magiquement de se concerter pour graduellement -mais vite- rendre les hydrocarbures plus chers, moins souhaitables, moins utilisés.... Je pourrais aussi demander au Père Noël, mais il s'occupe du dégât des eaux que la fonte de la banquise lui inflige).
  4. A vrai dire, on a déjà pas mal de pistes sur les énergies alternatives (bien plus que les habituelles rangaines sur le vent et le soleil, qui ne sont qu'une partie de l'équation) pour beaucoup de secteurs économiques et zones géogaphiques (par opposition au pétrole qui est une source "universelle", transportable et transformable à volonté, beaucoup de sources peuvent être très pertinentes mais confinées à une utilisation, un set de circonstances particulières, une zone géographique), mais aussi couplées à de meilleure politiques pour conserver l'énergie, éviter le gaspillage.... Il y a du grain à moudre, du moins pour les pétroliers/gaziers voulant se reconvertir, à supposer même qu'ils soient forcés de se reconvertir dans le secteur énergétique. La question que je me pose plus est en fait celle du timing et de l'ampleur de telles "conversions": un secteur économique, surtout avec un tel niveau d'investissements et d'immobilisations, a tendance à être aussi moutonnier qu'il est peu élastique, si bien que la version "verre à moitié vide" des scénaris potentiels est de se dire que l'essentiel de ces acteurs bougeront trop tard, et tous ensembles, massivement, soit en soi un changement au potentiel catastrophique.
  5. J'entends bien, et mon post ne contredit en rien le tien: le point était de dire plutôt que bien avant que le stade décrit soit en vue, le gros des acteurs de ce marché s'en désengageront (ou en tout cas en désengageront la majorité de leurs intérêts, investissements, immobilisations et moyens) pour aller voir ailleurs. Il restera des acteurs (dont certains des dits "gros"), qui du coup feront pendant un moment des marges de nouveau accrues par ces nouvelles conditions de marché (offre en chute libre et bien plus rapide que celle de la demande), mais ce marché constituera désormais une niche et non plus la base du marché de l'énergie et de la structure de l'économie. Encore évidemment, ça n'arrivera pas en un jour ou en un an, mais ça commencera à arriver quand les analyses prospectives du marché et des ressources disponibles et anticipées (ce dernier point étant essentiellement le truc le plus secret dans toute compagnie pétrolière/d'hydrocarbure, et celui qui y a un accès prioritaire est généralement celui qui a le pouvoir dans ces boîtes) commenceront à nettement changer, et/ou quand les paramètres à prendre en compte dans ce calcul commenceront à le faire (c'est sur ce dernier point que les gouvernements/collectivités peuvent/doivent agir, dans le cadre d'une analyse plus complète de l'environnement écologique ET économique définissant le danger, ce que les paramètres habituels d'une analyse de marché ne font pas).
  6. Bien avant: aucun acteur économique d'importance ne se lancera ou ne se maintiendra dans un secteur où le coût se rapproche tant du bénef. Les marges auxquelles les acteurs dynamiques et puissants s'intéressent sont nettement plus importantes. Mais la question n'est pas vraiment là: encore en amont de ce phénomène, le secteur sera graduellement déserté par les entreprises pouvant le faire, confinant graduellement le dit pétrole à une niche au prix de vente exponentiellement croissant, mais pas assez pour intéresser encore longtemps les poids lourds ayant beaucoup à reconvertir et se focalisant sur d'autres secteurs.
  7. Surtout qu'il suffit de regarder l'évolution du secteur santé même en moyenne sur les pays développés dans les 20-30 dernières années (et d'y ajouter l'évolution socio-économique et leurs perspectives, notamment sur les conséquences profondes du mécanisme général de concentration des richesses) pour se poser de sérieuses questions quand à l'accessibilité d'une bonne partie des soins. Les chiffres sur l'espérance de vie sont une très mauvaise référence d'analyse: ils ont toujours été largement faussés par l'évolution de la mortalité infantile, et il vaut mieux à cet égard regarder les réalités de l'espérance de vie à la naissance, à 6 ans et à 20 ans pour se rendre compte que la durée de vie effective n'a pas en fait beaucoup augmenté (pour ceux qui parviennent à passer l'enfance, puis l'adolescence), mais qu'en revanche, ce sont les morts de nouveaux-nés, enfants et adolescents qui se sont effondrées pour le monde développé/en développement.... Et que les années gagnées à l'opposé du spectre, donc autour de l'âge de retraite et après, l'ont été (et le seront toujours plus) à un coût exorbitant (qui aujourd'hui commence à menacer du coup la quantité et la qualité des soins au moins de 50 ans, via une ponction disproportionnée de ressources), appelé à encore augmenter, le tout pour une qualité de vie souvent douteuse pour une bonne partie des dites personnes âgées concernées (en tout cas certainement quand on commence à parler des plus de 65 ans, soit aujourd'hui un effectif démographiquement très important). S'étouffer une fois sur 2 avec un cachet d'aspirine ??? ? Ton gosier a la polio ou quoi ;) ? En plus, je vais faire un vrai commentaire de parisien: la bagnole à Paris, c'est pour ceux qui ont du temps à perdre!
  8. En oubliant quand même que pouvoir circuler via le métro, c'est une chance inouïe (si, si) si on compare aux capacités, délais et méthodes de déplacement urbain de périodes antérieures (rues boueuses/poussiérieuses étroites et congestionnées plus ou moins empruntables, déchets animaux et domestiques omniprésents, itinéraires bordéliques, délais inchiffrables, rayon d'action individuel très réduit, possibilités limitées pour sa propre vie....). Au final, à cette échelle de mesure, c'est pas si mal le métro.... Même la ligne 13.
  9. Il y a eu la vague massive de paranoïa sur les réseaux d'espions et saboteurs allemands sur la côte est (pas totalement infondée, loin de là) et le mouvement "volksdeutsche" qui, malgré au final un effet réduit aux USA, a néanmoins eu une période de forte publicité et de de "retours" médiatisés d'Américains d'origine allemande vers le Reich.
  10. C'est vrai, selon Blair, le Labour doit rester le parti de centre droit qu'il a réformé.
  11. Mon cerveau peut faire la différence, mais mon foie....
  12. Ben, c'est simple: essaie de franchir ceux de Vincennes pour voir :lol: ! L'important dans ce cas précis, c'est pas qu'ils soient secs (encore qu'à l'époque de leur utilité, ils étaient inondés ou inondables), c'est qu'ils soient GRANDS et profonds.... Et accessoirement suivis d'une haute muraille crénelée et salement épaisse, sur lesquelles, encore plus accessoirement, se trouvaient des gardes permanents et équipés d'armes de jet et de tir. Le tout encadré par une vaste zone déboisée dans laquelle des patrouilles allaient et venaient. Là on parlait plus, il me semble, de protéger des casernes urbaines contre d'éventuels voleurs en petits groupes: pas vraiment la même échelle de préoccupation.
  13. C'est même devenu dramatique depuis une décennie, après tous les efforts faits qui, dans de nombreux cas, avaient porté, ou commencé à porter, des fruits visibles. Les grands animaux "symboliques", notamment (éléphants, rhino, grands chats....) s'en reprennent plein la gueule dans de nombreuses zones où on les pensait sauver, au point souvent de les reporter vers l'extinction pure et simple, avec l'émergence de filières organisées (là où jadis on avait surtout de "l'artisanat" peu coordonné et amateur) de braconnage à grande échelle (couvrant tous les métiers, de la corruption de décideur local jusqu'au développement des débouchés, en passant évidemment par le flingage, le transport de contrebande, la "transformation"....) souvent au profit de grandes mafias et/ou de mouvances terroristes. Le tout pour un commerce qui s'est incroyablement hissé dans le top 3 ou 4 des grands trafics (certains chiffres l'évoquent comme devant le trafic d'armes, les deux premiers étant indétrônables: médicaments -le nouveau premier- et drogues). Et on zigouille toujours 100 millions de requins par an (en grande partie parce que se maintient cette absurdité du potage aux ailerons de requins.... Alors qu'il est reconnu que c'est un aliment médiocre et sans goût -seul le bouillon en a-, ce que certains essaient de faire comprendre, surtout en Asie), comme si ça n'avait aucun impact (les requins, nettoyeurs des océans). Oui, mais c'est pas sur ces communautés, voire villes, qu'il va falloir compter pour préserver ou redémarrer la civilisation. Qu'on soit d'accord: personne ici, je pense, n'a parlé de l'éradication totale de l'espèce humaine, ou même de la disparition de toute communauté organisée. On est plus sur la préservation des grandes organisations étatiques actuelles et de leurs échanges, seules garants du maintien d'une civilisation avancée et capable d'affronter les grands changements climatiques et écologiques à venir.
  14. C'est vrai, mais considère l'effet de disruption qu'ont les guerres sur une zone donnée (et donc à l'échelle mondiale si on parle comme ici d'un phénomène global): les morts directs (combats, bombardements, massacres, blessés non atteignables par des services de soins....) par les guerres sont au final un "petit chiffre" comparé aux morts indirectes (populations coupées de leurs approvisionnements/rupture du commerce, effets des restrictions sur la santé et épidémies qui accompagnent, "non naissances" -soit un vieillissement de fait, même si court dans le temps-, non vaccinations des enfants dans les zones en guerre....), mais imagine maintenant, comme on en pose l'hypothèse ici, que l'effet de disruption apporté par ces conflits se case dans un contexte d'entités étatiques organisées durablement affaiblies, avec des possibilités moindres de redressement (précisément dus aux problèmes écologiques et climatiques mentionnés) et une perspective accrue de conflictualité inter ET intra-étatiques (sur fond de ressources plus rares et plus chères à acquérir/produire), ainsi sans doute que d'un nombre décroissant de zones pouvant encore avoir une organisation étatique capable de faire quelque chose et d'exercer un contrôle et un rôle pacificateur et organisateur sur une superficie donnée. Les après-guerre mondiale s'inscrivaient eux dans un contexte où les entités étatiques étaient fortes, dominantes, la puissance concentrée, et les possibilités de développement importantes (et ils ont été plutôt meurtriers malgré cela, essentiellement via les recompositions politiques qui suivirent les guerres). Pas vraiment la même donne. A moins que les cultures d'algues (pour la bouffe et le carburant, par exemple) passent rapidement à très grande échelle, j'ai du mal à voir les trucs qui peuvent devenir plus ou moins vite des phénomènes d'impact global. Sans compter qu'on parle, là encore, moins de technologie proprement dites que du fonctionnement des sociétés humaines, de leur résistance au changement, de leurs limites dans leurs capacités à se réorganiser, à penser à plus que l'immédiat (et agir significativement en conséquence).... Rares sont les technologies qui sont des "game changers" de grande échelle et qui sont immédiatement quelque chose d'économiquement très avantageux ET d'impact bénéfique ou neutre sur tous les plans important (même le pétrole a mis longtemps avant de devenir la donne essentielle).
  15. N'exagérons pas forcément: certes, le racisme a joué, mais il faut aussi souligner un fait important.... La très petite taille de la communauté nippo-américaine à l'époque, par rapport à des populations italo-américaine et germano-américaine proprement énormes et représentant un pourcentage très significatif, de la population (autour de 10% pour les Italo-américains, sans doute plus d'un quart pour les germano-américains). Le traitement réservé aux Nippo-américains fut celui réservé à un groupe qui ne pèse rien dans l'ensemble.
  16. Mais de rien, on conforte comme on peut. La psychologie humaine, surtout dans un fonctionnement collectif (cas des grandes entités sociales, qui ne pouvent prendre leurs décisions que par un nombre plus ou moins grands d'échelons et d'intermédiaires -élus, organismes d'analyse, médias....-, soit des filtres déformants, et selon des modalités impliquant des impératifs multiples et contradictoires -favorisant donc la représentation disproportionnée de certains intérêts aux dépends d'autres), nous porte vers la vision à court terme, celle qui "parle" facilement aux esprits, porte une masse critique minimale de consensus (tout type de régime a besoin d'une base de pouvoir, donc d'un pan de population suffisant), et débouche sur une part de résultats rapides. Ca colle mal avec la temporalité du problème évoqué et la dimension des solutions nécessaires.... Et ce encore plus dans le contexte d'un monde éclaté en nombreuses nations, avec une répartition de la puissance moins concentrée qu'auparavant. Quoiqu'on puisse penser de l'évolution écologique de la planète et de ce qui va ou non arriver (ce qui est du ressort de l'analyse scientifique), les perspectives pour ce qui concerne la capacité des sociétés humaines actuelles à changer, prendre en main ces problèmes planétaires de façon adaptée et suffisamment à l'avance, à se concerter, à se répartir une charge équitable d'effort.... Sont elles facilement estimables: elles sont nulles, et il faudra attendre des catastrophes violentes pour que ça commence à changer. L'impact déjà visible de certaines évolutions climatiques et écologiques (réserves de poisson, désertification, pollution incrémentale des océans et cours d'eau, amoindrissement des réserves en eau, fréquence croissante de phénomènes météos extrêmes....) est pour l'instant insuffisant pour des prises de décisions et efforts de concertation sérieux, qui ne passent pas le cap de l'occasionnel voeu pieu dans quelques conférences préliminaires des grandes négociations et instances internationales (ONU, G20, Davos....), le "business sérieux" ??? reprenant vite après cette parenthèse (cad les impératifs immédiats des entités publiques et privées composant l'ensemble qu'est la planète). Bref, si la population humaine était un individu, on dirait qu'elle est encore dans la phase première du pur déni. Et qu'elle l'est encore pour longtemps. Et les dits impératifs immédiats des divers composants de l'ensemble impliquent des logiques fondamentales segmentées et sans grande conscience de la temporalité du milieu naturel qui est notre système de soutien général (la planète, quoi); la conséquence de ce mode de pensée est qu'il y aura confrontation pour ce qui reste bien avant qu'il y ait souci de préserver ce qui peut l'être. J'avoue que la question de la démocratie dans le contexte des évolutions nécessaires m'intrigue autant qu'elle me semble difficile à caser. J'en vois pourtant trois; la peur/haine (même chose, dirait le grand philosophe Maître Yoda), la connerie et la radio.
  17. Je vois les guerres bien en amont des catastrophes écologiques empilées quand elles frappent le plus fort: l'affaiblissement graduel du "système de soutien" qu'est la planète commencera à limiter les ressources disponibles et les rendements des productions dépendant directement de la nature bien avant un effondrement brutal, entraînant une compétition accrue entre groupes humains (au sein d'un pays et/ou entre pays). En somme, la concurrence entre la civilisation et la nature est encore une fois à l'avantage de la civilisation selon moi: elle est bien capable d'anticiper ce que les changements naturels lui réservent et de se foutre en l'air elle-même avant que ça n'arrive. Trop lente la nature!
  18. C'est pas des ragondins qui vont jouer les chiens de garde..... En revanche, ils fragiliseraient tellement les rives des douves que ça ferait un obstacle de plus (un sol instable).
  19. Pourquoi s'emmerder avec du grillage, au final; à se demander pourquoi on a essayé en premier lieu de réinventer l'eau tiède (facturée en plus) quand la nature avec un peu de soin peut parfaitement prendre en charge plein de trucs.... Ceci dit, on peut électrifier les ronces ??? ? Nan? Chier! On devrait faire des recherches dans ce sens là..... Sinon, les douves juste devant les ronces, avec des trucs agressifs et pleins de dents (ou électrifiés, ou venimeux; ça, la nature fournit) qui patrouillent dedans >:D . Ou pire: remplir les douves avec les eaux usées du plus proche site industriel.
  20. Bonne solution simple, ces idées de remparts naturels de ronces, arbres et arbustes divers, voire de renforts artificiels en en tressant/coupant une partie..... A un détail près, potentiellement chiant: faut entretenir, s'assurer que ça se développe pas trop, ce qui demande de la main d'oeuvre et du temps: facile au temps de la conscription, plus problématique avec une armée pro en format très réduit, avec des soldats trop sollicités dont on doit maintenir et développer la capacité opérationnelle. Ce genre d'aménagement est un truc de légions romaines concentrées en un endroit, pas de petits bataillons éparpillés. A moins que la réserve et divers dispositifs comme le service militaire aménagé soient plus employés.... Avec un petit retour des travaux forcés pour la population carcérale tant qu'on y est (ou à tout le moins un plus grand usage des peines de travaux d'intérêt général). Perso, je recommanderais aussi une bonne vieille douve: c'est juste un fossé, au final, avec de l'eau dedans et/ou un fond bien boueux et des rives abruptes. Pas compliqué, faut juste s'assurer du drainage pour éviter que les casernes proches de zones habitées (ou en ville) puent trop.
  21. Drôle? Il ne serait plus possible de cultiver la vigne en France, et dans le Bordelais en particulier; quelqu'un a une meilleure illustration de la fin du monde? Mouaif! je demande d'aborde à avoir les détails de ton alimentation quotidienne: c'est pas parce que c'est l'apocalypse qu'il faut se mettre à bouffer n'importe quoi. Ceci dit, j'avoue que je penche plus vers les options de l'apocalypse "complexe et par degrés", soit une combinaison incrémentalement problématique et douloureuse de multiples facteurs rendant le "coût de fonctionnement" de la civilisation technique plus ou moins rapidement insupportable, et surtout graduellement inaccessible pour le plus grand nombre (ce qui peut précipiter l'effondrement civilisationnel en de multiples endroits). L'épuisement des sols via les méthodes agricoles intensives (et le coût croissant d'exploitation qui va avec) se combine avec la désertification et l'effondrement des populations d'abeilles (et d'autres vecteurs de pollinisation), la surexploitation des océans s'ajoute à leur pollution (accroissement dramatique des taux de mercure, particules de plastique...) pour gravement impacter la mer comme source de nourriture à grande échelle (et la pisciculture intensive tout comme les cultures d'algues pour l'alimentation et l'usage comme carburants n'ont pas le temps et les moyens de prendre le relais).... Bref, tout plein de causes se combinent de manière peu cinématographique pour rendre l'environnement naturel plus nettement hostile et inapte à soutenir la taille de la population humaine actuelle. Mais rassurez-vous, citoyens d'Air Defense: bien avant que l'effondrement (au sens tout part en couille effectivement) ne trouve son plein régime, l'accumulation graduelle des problèmes aura précipité une concurrence accrue entre les entités politiques humaines, donc la guerre (coeur de métier du forum) aura pris son impôt depuis longtemps à ce stade (à moins de parier sur l'aptitude des communautés humaines à voir les problèmes à l'avance, à restreindre leur consommation, à changer leurs habitudes, à anticiper et à coopérer..... Mouais, les probas penchent vers?).
  22. A embaucher des barbus. Plus sérieusement, c'est une des composantes de la police d'Etat du Texas qui n'est pas une chose unifiée, mais un ensemble d'agences spécialisées chapeautées par le Texas Department of Public Safety. Il y a redondance avec la très récente Criminal Investigations Division (les Rangers sont la "Texas Rangers Division" du TDPS) dans la partie (dominante) de leurs activités (ils en ont aussi des spécifiques, et des attributions permettant des modus operandi différents,notamment dans le chevauchement de compétences), à savoir la police criminelle au niveau de l'Etat, mais il faut garder en mémoire que le Texas est l'un des "gros" Etats des USA, avec 26 millions d'habitants sur une énorme surperficie: ça limite les frictions. Sans doute y a t-il eu aussi besoin, en plus de certains conservatismes (les Rangers sont une image populaire), d'avoir plusieurs agences pour le même turf, afin d'éviter que l'une "pèse" trop sur les processus décisionnels. De telles agences sont souvent des chapelles puissantes, et il est souvent de bon aloi de limiter leurs capacités de lobbying.
  23. Et comme partout ailleurs, les grandes agglomérations sont celles où le vote finit le plus tard, avec des citadins qui tendent à plus voter en fin de journée, avec évidemment le "détail" qu'ils sont un tantinet plus nombreux, prolongeant le suspense. Je sais qu'on est dimanche, les filles, mais ne vous percez pas l'estomac en pensant jouer au tiercé ;) :P .
  24. J'en ai vu quelques-uns aussi, dans quelques ports qui ne sont plus, hélas, la majorité du genre depuis longtemps. Le pire que j'ai vu en Grèce est Corfou; dans le genre tourist trap sans aucune limite.
  25. L'ostie et le vin rendent supérieur? Merde, j'aurais pas du devenir athée..... J'ajoute qu'on n'est quand même plus dans les clichés de sous-développement évoqués, à Paros ou Antiparos: les ports y sont comme partout ailleurs (ou presque) en Grèce, "touristiquement surdéveloppés", c'est-à-dire avec marina (plus ou moins élaborée) et des promenades "typiques" (à la mode de Bouygues, façon produites à la chaîne) constellées de boutiques aussi insipides et peu locales que possibles, de café genre "tourist traps".... On verra pas le pope local venir entonner la sérénade. Quand on aime, on ne compte pas, là!
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