-
Compteur de contenus
18 697 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
166
Tout ce qui a été posté par Tancrède
-
Coquetterie militaire, esthétique nationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Vade retro, bande d'impies! La chemisette est à l'esthétique ce que le politicien en campagne est à l'intérêt général, ce que la coupe mulet est à la coiffure: un repoussoir et une antithèse enveloppés dans le même paquet! -
Je plaque peut-être (sans doute) mes délires sur la réalité, mais cette réduction de 8 à 6 brigades concomitante d'un maintien, voire d'une augmentation des effectifs déployables (aux dépends des fixes/administratifs, si quelqu'un arrive à sortir celle-là du chapeau? Parce que l'effectif global des armées a pas l'air destiné à grandir), ne signifie t-elle pas surtout le signe de la fin définitive des brigades comme échelon de combat, comme pion géopolitique/opératique en soi? Il me semble que c'était déjà plus ou moins devenu une fiction de fait: quand un déploiement était fait, les effectifs et moyens d'EM des brigades semblent ne jamais avoir été suffisants et toujours devoir pomper dans les EMF ou le CRR-fr, voire ailleurs (autres brigades), et rarement avoir été entraînés comme échelon organique de commandement des brigades prises comme grandes unités. Du coup, il semblerait logique que si on renonce à cette chimère, l'échelon brigade devienne juste un échelon intermédiaire (dans la carte de maillage territorial de l'armée) d'administration et de préparation des forces, du coup organisées suivant cette nouvelle répartition à 6 "centres" géographiques pour ce qui concerne ces registres. Parallèlement, la fonction combat serait répartie entre les 2 EMF éventuellement étoffés, qui fourniraient 2 réservoirs distincts pour former des EM à la carte, mais cette fois pour un nombre plus limité d'unités et de types d'unités, avec lesquels ils auraient une chance supérieure d'être plus accoutumés à travailler régulièrement; de là l'organisation de ces 2 "divisions" dont on peut douter, au moins pour l'instant, qu'elles soient destinées à être réellement préparées à être déployées (donc entraînées) en tant que divisions. Je vois là plutôt deux "pools" de forces voués à former des GTIA et SGTIA à la carte, avec leurs 2 pools d'EM qui pourront ainsi acquérir un peu plus de spécialisation chacun de leur côté. C'est juste une impression à chaud, mais étant donné que la solution "total plug and play", le "à la carte" complet semble ne pas avoir donné toutes les satisfactions possible, une telle évolution semble logique, réintroduisant une mesure supérieure d'organique dans l'organisation des forces. Ca me semble aller dans le sens des évolutions et tendances récentes en France, et semble d'autant plus logique que les brigades en tant que structures n'ont jamais été employées comme telles, ont des EM trop petits pour ce faire, et sont devenues de fait des organismes de gestion, et des réservoirs d'EM déployables mais sans même les moyens de faire ça seules.
-
Les énormités et clichés du cinéma et séries télévisées
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Kiriyama dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Hors sujet. Et non, les vikings n'ont pas été convertis par Charlemagne: ils ont évité les territoires francs tant qu'il était en vie (y'avait un patron). C'est les Saxons qu'il a converti, pendant la conquête de cette zone (nord de la Hollande, Frise, nord ouest de l'Allemagne). -
Coquetterie militaire, esthétique nationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
D'une manière générale, je demande une loi, voire un article de la Constitution, pour que soit interdit tout ce qui est moulant/moule-burnes, et que dans le même temps, si un officier général balance encore comme excuse pourrie à ce sujet que c'est à cause du "culte du corps", il soit fusillé après avoir été branlé avec du papier de verre. -
Attention, le VA n'est pas seulement le système des pensions militaires: c'est l'ensemble du système de soutien aux anciens militaires et retraités des forces. Les pensions (et autres formes de soutiens financiers) ne sont qu'une partie de ce que cette administration fait: c'est un énorme système de santé (mentale et physique), avec un parc hospitalier très important (et un énorme effort de recherche: le VA est responsable de pas mal d'innovations fondamentales dans l'histoire de la médecine), une forte implantation au sol pour diverses organisations de soutien (salles communes et bars, maisons de retraites....) et l'administration des cimetières militaires.
-
C'est comme souvent une collusion d'intérêts, puisqu'il y a plusieurs familles de forces politiques, sociales, idéologiques et économiques qui veulent cela, ou n'auraient rien contre: - idéologiquement, certaines branches des libertariens et idéologues anti-Etat/small government sont toujours prêtes à sauter à la gorge de toute bête administrative malade, semblant l'être ou pouvant l'être, voire sont prêtes à dépenser beaucoup pour les faire apparaître comme malades et irréformables pour mieux organiser la chasse. Ca semble être le cas pour la campagne que je mentionne, étant donné qu'elle émane exclusivement des frères Koch qui sont connus pour leurs positions avant tout ultra-libertariennes, limite anarcho-capitalistes (qu'ils soient ou non conscients que ce qu'ils sponsorisent comme vision amènerait les USA à une féodalité de facto -où eux feraient partie des grands du royaume- est autre chose). - politiquement, ce peut toujours être un bon combat pour les conservateurs anti-gouvernement et avides de redistribuer aux copains/soutiens du privé (pour mieux négocier avec eux), mais seulement si ce sujet devient un enjeu important et médiatique, avec une opinion plus partagée qu'elle ne l'est actuellement. Bref, si et seulement si les ultra libertariens portant le dit sujet arrivent à en faire un "truc" au niveau national. - économiquement, c'est un secteur de plus dans lequel de nombreuses industries et pas mal de lobbies constitués existants voudraient bien s'engouffrer: c'est essentiellement un marché de 152 milliards de dollars et de plus de 10 millions de clients captifs (il y a désormais plus de 10 millions de vétérans aux USA, et ce chiffre va croître encore un moment, même si aucun conflit important ne se déclare dans les 10-15 années à venir, héritage des années Bush) qui, de dépense fédérale, deviendrait une manne de plus à se partager entre gens du monde, tout comme le marché des prisons privées (avec les résultats déplorables qu'on connaît, et l'impact terrifiant sur la politique antidrogue et ses ravages, sur la politique pénale aux USA, la population carcérale....), celui des "charter schools" et "school vouchers".... Les consortiums hospitaliers, Big Pharma, les assureurs.... Rêveraient bien de se payer la carcasse (actifs, budgets et marchés) de cette administration; 152 milliards à se partager, c'est comme une injection de liquidités supplémentaires, et plus encore, une rente assurée et peu concurrentielle, étant donné que les perspectives des besoins et de la clientèle ne sont qu'à la hausse. En plus, l'essentiel du boulot est en place, vu la taille de l'infrastructure du VA.
-
Jeb Bush n'est pas un "modéré": c'est un ultra conservateur (anti-avortement, aucune restriction sur les armes, pour le flot d'argent non restreint en politique, contre tout droit syndical....) dont la seule distinction spécifique est sa position progressiste sur l'immigration et l'intégration des immigrés en situation irrégulière. Mais il faut bien noter un truc: les dynasties politiques bénéficient d'un avantage particulier (en plus de réseaux hérités, d'un vaste accès à l'argent....) plus précieux qu'aucun autre, aussi bien dans des époques passées faites de médias rares qu'à notre époque sur-saturée de "nouvelles" et de moyens d'auto-promotion (qui s'annulent vu que l'info est un flot impossible à suivre): une notoriété de fond, inconsciente. La "name recognition". Ce dont par exemple a bénéficié Louis Napoléon Bonaparte en 1848-1852 pour son élection et ses plébiscites: une célébrité due à tonton, qui parlait à tout le monde en France (alors que pas grand monde savait qui LUI était), à un moment où peu de gens, sinon personne, ne pouvait être connu dans tout le pays, où l'actualité n'atteignait réellement que les grandes villes en temps utile et où la quantité d'information circulant dans la majorité des lieux d'habitations était inégale et surtout très limitée. Ici, le paradigme n'est pas si éloigné, si ce n'est qu'on parle de l'info qui perce et surtout qui reste dans les têtes, au travers du raz de marée quotidien qui sature attention et cerveaux rapidement. Quand ça concerne des individus, c'est encore plus dur, étant donné qu'il doit aussi y avoir cette dimension fallacieuse mais nécessaire de l'impression de "terrain familier", de connexion personnelle. Les familles connues apportent un élément unique dans ce registre, si bien que même si personne ne veut "encore un Bush, encore un Roosevelt, encore un Clinton....", ça reste un choix par défaut infiniment plus puissant que le saut dans l'inconnu. Sinon, un truc ayant le potentiel de devenir une des bombes de la campagne 2016: plusieurs candidats ou aspirants candidats républicains se sont prononcés pour la privatisation du Department of Veterans Affairs, communément appelé "VA" aux USA, soit l'administration s'occupant des vétérans/anciens combattants (152 milliards de budget annuel). Depuis longtemps, cette idée est une antienne chez les ultra conservateurs, qui revient régulièrement mais toujours chez les tarés, les candidats marginaux; là, on a déjà Rubio, Cruz, Bush et Paul qui s'en revendiquent plus ou moins. Quel est le point commun entre eux dans la promotion plus ou moins forte de cette idée qui a toujours été (jusqu'ici en tout cas) une bombe politique suscitant des levées de boucliers automatiques (à commencer par l'immense majorité des vétérans eux-mêmes)? Les frères Koch, dont une des organisations a pris en charge ce champ de bataille. Ceci arrive dans un paysage politique où le VA a rebondi de scandale en scandale depuis plusieurs années, exposant ses problèmes lourds (retards de traitement hallucinants, système de traitement des dossiers antique, truquage des chiffres au niveau local....) de la façon la plus visible possible et imposant une fin de carrière peu glorieuse au général Shinsecki qui n'a pas pu reprendre en main le bestiau. Mais, et c'est ce qui risque d'être le plus noyé dans la campagne si ce sujet devient un objet politique "chaud" (la vérité étant la première victime des guerres), le VA reste l'administration médicale la plus performante aux USA, aussi bien par comparaison avec le public qu'avec le privé (meilleurs résultats sur tous les comptes techniques, moindres coûts, meilleure satisfaction des clients).
-
Inde : politique intérieure et internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Petit cochon! Meunon! T'es sur un forum de discussion: des "syntax errors", y'en a plein les posts :P (oui, la méchanceté c'est gratuit, d'abord!). -
Inde : politique intérieure et internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
J'ai vraiment du mal à concilier ta dernière phrase avec ton avatar: comme le message est court, les deux apparaissent dans le même champ visuel direct... Très dérangeant, j'ai une connexion qui passe pas ??? .... Bug..... Syntax Error..... -
Inde : politique intérieure et internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Erreur, il ne l'a fait que pour l'empire français, et non celui-là n'était pas rentable.... Et pour la note, son étude n'était pas une nouveauté: ce constat comptable avait déjà été fait en son temps (juste après 1918 en fait) par Jean Monet, et la conclusion était la même: la seule colonie (tous statuts confondus) rentable était le Maroc (essentiellement grâce aux phosphates), et pouvait s'y ajouter de façon plus débattable, l'Indochine (dès lors que le caoutchouc prenait son essor dans l'après Grande Guerre et avait de bonnes perspectives). Les critères de rentabilité sont par contre un truc plus délicat à désigner, de même que l'effet d'entraînement sur l'économie qu'implique l'entreprise coloniale, qui doit être comparée (chose difficile) à l'alternative d'un autre emploi (scénario de base: ces moyens restent et sont investis en métropole et/ou à une autre forme d'investissement outre mer) des sommes et moyens consentis. Exercice délicat, mais que Marseille n'a pas pu et ne pouvait pas faire, étant donné qu'il n'a pu faire qu'une analyse comptable, ce qui le laisse par ailleurs en face de la question des critères en fonction desquels on juge la "rentabilité". Difficile, contrairement à ce qu'on peut penser. Par opposition, l'empire britannique était hautement rentable, c'est d'ailleurs ce que beaucoup d'historiens français très déclinistes et systématiquement pointeurs de doigts sur tout ce que la France fait mal (souvent d'ailleurs..... Ce qu'elle fait de mal uniquement depuis 1789 :-[ ), adorent déplorer, ce qui renvoie à leur apparent complexe de n'être pas britanniques. Mais comme le précise Shorr Kan, l'Etat peut investir à corps perdu dans des colonies, ça veut pas dire que les entités privées (individus, entreprises et autres) impliquées de près ou de loin dans l'aventure n'en retirent pas d'énormes bénéfices, ce qui a un autre impact sur le PIB, même si le pays en tant que collectif n'en profite pas, et même si l'entité colonisée (et certainement la quasi totalité de ses habitants) n'en profitent pas non plus (ils ont plus tendance à payer). Un autre aspect qu'une étude comme celle de Marseille ne révèle pas. Enfin, et plus important, un de ces critères majeurs qui ne peut être compris sous un angle purement comptable: un empire colonial est un marché, dont on s'arrange généralement pour qu'il soit captif. Un débouché pour ses produits est essentiellement la ressource la plus précieuse d'une économie, et ce qu'il y a de plus dur à obtenir, même devant une ressource rare. Ce marché peut n'être pas le plus solvable qui soit, pas le plus étendu qui soit, il n'en constitue pas moins une manne protégée (comme une ressource naturelle), où la concurrence extérieure n'existe pas et où la concurrence intérieure est celle qu'on choisit (et généralement les locaux n'ont pas le droit d'y participer). Il est facile d'évaluer ce que ça représente en termes de rentrées effectives.... Et nettement moins facile d'évaluer ce que serait le pays colonisateur sans ce marché, ou s'il devait se démerder normalement sur ce marché, sans s'octroyer tous les avantages. Difficile à évaluer, donc, mais on sait à peu près aujourd'hui ce que seraient devenues les économies anglaises et françaises si elles n'avaient pas eu ces marchés captifs après la crise de 29 (réponse: c'eut été bien pire). Et comme l'évoque Shorr Kan, ton raisonnement présuppose l'incapacité au développement des pays concernés par la conquête coloniale, ce que les quelques expériences autonomes (cad les non colonisés) démentent: Japon, Mysore (qui a subi un coïtus interruptus en cours de route), Ethiopie, Egypte (celle de Mehemet Ali), Thaïlande.... Sont des exemples variés de ce que les entités colonisées auraient pu faire (réussir ou rater, c'est encore autre chose). Oui, très sérieusement. Comme dit par Shorr Kan: c'est la proportion qui compte, et les plafonds fixés. Et les Anglais n'ont pas ouvert l'école universelle, juste ce qui leur servait et qu'ils étaient bien obligés de faire parce qu'ils avaient besoin de cadres locaux éduqués (essentiellement a minima, sauf pour une micro élite.... Qui pouvait de toute façon se payer les études qu'elle voulait où elle voulait) et sous-payés pour faire tourner une machine de 300 millions d'habitants environs (population des années 30-40) située très loin de leur métropole. Mais juste le nombre suffisant. Ce simple fait enlève la validité de tout argument dans ce domaine dans la colonne "positive" du bilan de la colonisation. C'est arrivé, c'est un fait réel, mais l'employer comme "bienfait" ou "oeuvre civilisatrice", c'est sérieusement pousser mémé dans les orties. Pareil pour l'infrastructure et autres apports. Tu connais les périodes évoquées? Moi oui. Les Vandales, pour la note, n'ont pas été de bons managers de l'Afrique du Nord. Plutôt des ravageurs, tant par la conquête elle-même que par le mode de gouvernance, une sorte de féodalité très destructrice. Le tout sur une région qui avait déjà morflé. L'Asie Mineure au moment de la conquête islamique était comme le Moyen Orient: ravagée et dépeuplée par les guerres civiles byzantines, et plus encore par les derniers siècles de guerre perso-byzantine. Savoir si les populations locales se seraient mieux démerdées ressort du même principe que le cas de l'Inde, à ceci près qu'on a nettement moins (mais alors vraiment beaucoup moins) de matériel documentaire pour travailler sérieusement et faire de la prospective. Et je vois pas ce que Charles Martel vient foutre là. Ni quand j'ai pu avoir donné l'impression de nier la bataille de Poitiers (et si on veut être exact, elle compte beaucoup moins que les 40 de guerre contre les Omeyades entre les années 720 et 750: c'est un forum militaire, bordel! La bataille miracle unique n'existe pas). Oh? Le complexe du colonisé contre le grand méchant conquérant? Complexe de persécution? Gauchiste repentant, va! Pour le reste du sermon zemmourien, je sais pas contre qui tu pestes, mais c'est pas contre quelqu'un ici; personne n'a versé dans la repentance et le misérabilisme auto-flagellant, mais apparemment, tu as des petites cases bien remplies qui te permettent de plaquer un portrait type sur qui te contredit. Généralement, si quelqu'un me traite de gauchiste relativiste en personne, je lui claque le beignet. -
A noter d'ailleurs que les immigrants noirs africains se mélangent très peu avec les afro-américains: les deux existent en grande majorité comme deux sphères séparées, les migrants africains affichant fréquemment un mépris plus ou moins prononcé pour les afro-américains. A noter aussi, dans la famille des débats sur le déterminisme, que les migrants africains aux USA, en tant que communauté, affichent en moyenne un taux de diplôme, de réussite sociale et un niveau de revenus très supérieurs à la plupart des communautés (y compris le groupe est-asiatique chinois/japonais/coréens, au plus fort taux de réussite). Le phénomène doit être relativisé: ils sont encore un très petit groupe, donc couvrant très inégalement toutes les composantes du spectre social. C'est en partie disproportionnée une migration d'élites (au détriment d'ailleurs de leurs pays d'origine, à qui ils ont coûté pour leur formation, et à qui leur départ cause un dommage quantifiable, posant des problèmes ultérieurs) et de "classes moyennes"; mais même au plus bas niveau social chez ces migrants, on trouve une séparation volontaire d'avec les afro-américains (voire une tendance à un certain racisme du genre se targuer d'être plus travailleurs et voir les afro-américains comme des flemmards assistés). Enfin, ces migrants africains viennent de nombreux pays et ethnies, avec donc leur propre bagage socio-culturel, leurs tropismes, leurs haines et préjugés....
-
Inde : politique intérieure et internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Et le point de se lancer dans une grande tribune sur le débat colonial tel qu'il se présente souvent en France? Très facile à dire: c'est quoi "ce qu'elle est"? Je soupçonne que peu de gens ont la même opinion sur ça. Ce qui enlève beaucoup de pertinence à la formule? Sur quels critères on juge "ce qu'elle est", en prétendant couvrir tout le spectre et avoir "la bonne" grille de lecture? Il y a servir des fins "économiques" (des projets imparfaits mais qui sont par défaut le mieux ou le moins pire, des compromis servant le plus possible l'ensemble des intérêts en jeu, ou en desservant le moins possible), et servir des fins purement rapaces (des projets qui ne servent QUE le prédateur, au détriment des autres): on ne peut en parler en termes de généralités. Et s'il faut faire un bilan économique de l'Inde anglaise du point de vue des populations locales, cette vision à grands traits ne sera pas géniale, vu le pillage organisé, l'exploitation systémique et l'enfoncement du développement local (pour le plus grand nombre) que ça a représenté. Les Indiens auraient-ils fait mieux sans les Anglais? Le débat est évidemment abstrait, surtout qu'il n'y avait pas d'Inde avant les Anglais, mais des nations diverses, potentiellement plus enclines à trouver chacune (ou quelle que soit la formule géopolitique qui aurait émergé du sous continent sans l'intrusion d'éléments occidentaux) leur mode de développement (ou non), auraient eu plus de chances et de ressources pour le faire elles-mêmes. Y'a un moment où on peut simplement faire le bilan de ce qui est entré (infrastructure....) et de ce qui est sorti d'Inde (métaux précieux, matières premières, produits semi-finis.....) pendant la période anglaise; et ce bilan n'est pas compliqué. S'il avait été en défaveur -ou même en trop faiblement en faveur- des Anglais, ils auraient décampé d'eux-mêmes bien avant. La question n'est pas du sentiment individuel (quoiqu'il joue évidemment), surtout à travers des centaines de générations: qu'on le veuille ou non, la discussion de pure principe n'est pas pertinente: quand un phénomène ne remonte qu'aux grands-parents/arrière-grands parents, qu'il impact encore dans une mesure ou une autre l'image individuelle et collective d'une communauté, il a encore une réalité nettement plus charnelle que quand un millénaire ou plus vous sépare des événements. Pour les Guerres des Gaules: 1/3 de la population de l'ensemble appelé "Gaule" (inventé par les Romains avant 58 avJC, tout comme l'ensemble appelé "Germanie", commodités artificielles de présentation par des politiques romains ambitieux) tué par les guerres, 1/3 réduit en esclavage. Et des gens comme Zemmour (et les abrutis de la Nouvelle Revue d'Histoire et autres idéologues de l'Histoire) qui "bénissent" les Romains de "nous" avoir colonisé.... Combien de façon d'être stupide et ignorant contient cette seule phrase? Les peuples gaulois ne sont pas "nous" ou "nos ancêtres", nous n'avons aucun lien avec eux sauf un très lointain et partiel héritage génétique (de même qu'avec les Romains) et les programmes d'histoire idéologiques (en fait plus des programmes de marketing) inventés à la fin du XIXème siècle. Pour les Indiens, c'est un tantinet plus frais et proche, et la nation responsable est encore là; c'est en grande partie absurde et stérile de faire de tels griefs une politique, au-delà de seules querelles d'historiens et de passionnés qui peuvent trop se prendre au jeu, mais c'est quand même une réalité de sentiments pour une part donnée des populations concernées..... Et un outil politique commode pour certains partis qui peuvent souffler sur ces braises (de ça, ils sont coupables.... Mais les braises existent). Quand à l'usage du mot "génocide".... Et après? Apparemment, "massacre" ne sonne pas suffisamment fort aux oreilles de certains, et on parle essentiellement de débats télés, moins de querelles d'historiens; depuis quand faut-il attendre quelque chose de la télé? Déjà menacé de faire ça (noyer la mascotte d'un club étudiant -du nom original de Bubulle): ça nous a permis d'être réélus. -
Inde : politique intérieure et internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Note que ça doit démanger Modi en ce moment.... -
Inde : politique intérieure et internationale
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Faut pas croire que le dit investissement avait quoi que ce soit à faire avec une volonté de "développer" l'Inde: c'est du business sans le moindre scrupule, et vu que l'Inde, c'est très grand, oui, il est très possible que l'addition ait été plus salée que pour l'infrastructure anglaise. Mais c'était pour servir les intérêts anglais privés qui y oeuvraient, faut pas croire une minute que la façon dont les transports, par exemple, étaient organisés, avait d'autre logique fondamentale que d'aller de la mine au port ou d'amener les ouvriers à la mine. Rappelons que c'est la même métropole qui en même temps interdit l'élaboration du sel, même à niveau individuel, pour mieux imposer son monopole et sa taxation sur ce produit vital; monopole imposé qui, à lui seul, fait largement plus que payer pour l'administration du territoire indien. La même métropole qui organise ce sinistre commerce d'exportation (de produits bruts ou semi-finis)-réimportation (de produits finis) encadrée (contrainte, quoi), qui contraint le marché indien, empêche son développement propre en en faisant un éternel client captif condamné à sortir plus de capitaux qu'il n'en reçoit. On va pleurer et s'émerveiller sur les "bienfaits de la colonisation anglaise"? -
Ben oui, mais en même temps tu cherches ;) ; tu vis dans une petite agglomération? Voilà le problème: les gens se parlent et vont se voir. Vive la grande ville anonyme où personne n'en a rien à foutre de personne, et où personne ne songerait même une minute à aller parler à quelqu'un d'autre. C'est pour les habitants des grandes villes qu'on a inventé le répondeur, puis la boîte vocale: pour leur éviter d'avoir à répondre au téléphone et, suprême horreur, d'avoir à parler à quelqu'un d'autre. Beeeuuurk! Et puis quoi encore? Ouvrir la porte quand quelqu'un sonne au lieu de faire semblant de pas être là? C'est contre nature! Pour la note, c'est un sujet extrêmement américain, où le contraste entre ville et zone rurale, entre centre villes et banlieues pavillonnaires, entre côte et sud/midwest, est TRES prononcé sur ce point, au point d'être un phénomène culturel qui se retrouve dans le vote; il y a les zones où les gens ne se parlent pas (pour le meilleur et pour le pire), et celles où la culture de la sociabilité, du voisinage, est sur-développée (et souvent un tantinet envahissante, contraignante pour les comportements, tout en ayant aussi ses côtés très sympas). Dans les deux cas, ces cultures sont un moule social qui attire certains profils plus que d'autres, et impose ses normes de gré ou de force (gare à qui s'éloigne trop du standard).
-
Pourquoi tout le monde balance le point Godwin à la première remarque prêtant à interprétation? Je croyais qu'un débat atteignait le dit point, techniquement, quand un des interlocuteurs en traitait explicitement un autre d'Hitler (ou au moins de nazi). N'appelez pas tout Godwin, par pitié, sinon on va en arriver là avant même;que l'éventuel écueil d'une discussion ne devienne même un signe avant coureur qu'une des parties prenantes sera traitée de nazi à brève échéance. Vous brûlez les étapes, messieurs, et elles comptent! Elles sont les différents degrés à partir desquels on peut reprendre en main une discussion sérieuse, surtout entre personnes ayant un peu d'ancienneté sur ce forum, qu'on connaît et dont on peut quand même assumer qu'ils n'ont pas un brassard à croix gammée dans le placard. Et mon dernier point en date (celui auquel tu réponds) pointait que la façon dont tu formules ton post n'est pas lue nécessairement de la même façon que toi tu l'élabore dans ta tête: on ne voit pas tes intentions, tes "fondamentaux" et ton raisonnement, juste ce que tu écris. La façon dont tu avais formulé ton postulat initial pouvait pour le moins prêter à interprétation. Certains sont plus chatouilleux sur ce sujet ou d'autres, et interpréteront encore plus, mais quand on s'exprime sur un sujet aussi sensible, faut pas donner trop de matériel pour ça (tu vois? Tout ça parce que t'as été initialement flemmard ).
-
Origine mouflonne, ou ton avatar est un mensonge éhonté? Oui et non; j'ai (essayé de) ré-aiguiller le débat sur ces problèmes aux USA qui sont essentiellement les mêmes, et précisément pour les mêmes raisons: change le terme "étrangers" pour "noirs, latinos et immigrés", et tu as des statistiques comparables (pourcentage dans la population carcérale, propension de telle ou telle population à avoir un taux donné de criminalité....), un débat politique qui en découle tout aussi comparable, et des raisons sous-jacentes.... Identiques. Tout connement parce que les mécanismes sont les mêmes, et que les interprétations essentiellement fausses qui en découlent (et entraînent des politiques aggravant les dits problèmes) sont aussi les mêmes. Voir mon post sur la question un peu plus haut; en essence, la question est de savoir pourquoi certaines populations ont structurellement une plus grande propension à "fournir" de plus gros contingents à la criminalité. Et ces raisons n'ont rien (ou très peu) à voir avec l'origine géographique/ethnique/culturelle, raison qui est pourtant la première invoquée dans le débat politique dès lors qu'on cite imprudemment ces statistiques "si claires" sans se donner la peine de préciser leurs paramètres précis et du coup délimiter ce qu'elles ont la capacité de révéler. Si on le fait pas quand on les cite, on envoie un tout autre message, quelle que soit sa propre opinion ou sa bonne foi (c'est pas tout d'avoir un message clair dans sa tête; faut aussi se rendre compte que le message est moins clair pour l'autre à moins d'avoir une expression absolument parfaite, si une telle chose existe).
-
Non: l'argent peut t'acheter des talonnettes, et éventuellement une opération douloureuse pour te rajouter 3-4cm, il ne peut pas te rendre beaucoup plus grand. En revanche, il peut t'aider à rendre les autres petits, ou en tout cas à les faire se sentir petits.
-
Les statistiques ne sont claires (quand elles sont pas truquées) QUE dans la limite des paramètres EXACTS selon lesquels elles sont faites. Ainsi des populations étrangères à plus forte tendance criminelle: à lire un tel phrasé, on en déduit qu'elles sont criminelles parce qu'elles sont étrangères (et de là les trucs sur les races et cultures "plus violentes", "plus criminelles".... Avec généralement pour corollaire de vanter la "vertu" innée des "bons nationaux", d'une manière ou d'une autre). Ce qui est une connerie sans nom, et déjà une surinterprétation de la fameuse "clarté" des statistiques, au lieu de poser la question du pourquoi de la plus grande tendance à la criminalité des populations étrangères transposées dans un autre pays. Et oui, là on trouve plein de facteurs, de la pauvreté au manque d'intégration au tissu social/relationnel local et national, en passant par le manque de contacts, la défiance plus grande des locaux (voire discrimination et racisme) à l'égard des nouveaux venus (moindre facilité à accéder au crédit, à avoir un job), l'éventuelle non ou mal reconnaissance de qualifications d'un autre pays, une moindre maîtrise de la langue (et plus de difficultés pour corriger ce problème), une moindre maîtrise des codes locaux (système légal, codes sociaux, règles de comportements).... Tout plein de petites et grandes choses qui s'accumulent et constituent un tas de boulets aux chevilles des nouveaux arrivants, et autant d'avantages comparatifs dont les locaux veulent rarement tenir compte dans leurs raisonnements, préférant se retrancher commodément dans des attitudes méprisantes (ils sont flemmards, ils sont criminels par nature....) et/ou d'auto-satisfaction (on est plus travailleurs, on est plus vertueux, on sait se tenir, on est propres, on respecte les lois....) qui n'apportent aucune solution au problème, et au contraire font tout pour aggraver la situation de mise de fait (voire de droit) à l'index des populations concernées. Ce qui, au final, ne peut que faire croître l'insécurité. Déterminisme? Oui, en bonne partie, mais pas absolu, c'est tout. Mais pour beaucoup d'immigrants, c'est comme entrer dans une partie de poker avec un jeu sans atouts et une mauvaise main: ça veut pas dire qu'on puisse pas sortir une martingale, juste qu'il y a peu, voire très peu de chances que ça arrive, là où le local aura nettement plus de probas que ça arrive. Chance et personnalité (seul point dont on est réellement responsable, en bien et en mal) jouent aussi un rôle, mais faut pas délirer dessus non plus.
-
Ca dépend où, ça dépend en quelle proportion: le fameux cas de Ferguson, dans un classique bastion du vieux sud, est exemplaire à cet égard, avec certes "des" flics noirs.... 3 sur plus d'une soixantaine de policiers (pas sûr du total de flics), dans une ville aux 3/4 noire, avec une "power structure" indéracinablement (pardon pour le néologisme) blanche depuis toujours, appliquant une politique ethniquement et socialement ciblée sur (et contre) les noirs. A noter aussi que les éléments issus de minorité qui intègrent la police apportent certainement quelque chose, mais reçoivent aussi quelque chose; en essence, la "mémoire institutionnelle" et le corpus habitus, le logiciel profond des forces de police telles qu'elles existent et fonctionnent (donc avec aussi les variations locales aux USA). Ainsi, un policier noir sera aussi souvent plus enclin à considérer par automatisme un noir comme plus suspect qu'un autre quidam, et à se comporter comme les autres policiers à son égard (moins enclin à laisser filer, plus parano....).
-
Pour refaire le lien avec les USA, tout en continuant sur la trame en cours, à propos de l'interprétation des statistiques: on note par exemple que les jeunes blancs aux USA sont tout aussi consommateurs de drogues diverses que les jeunes noirs (pas de différence statistique entre les populations), mais que les jeunes noirs sont 7 à 8 fois susceptibles d'être arrêtés et condamnés pour cela, les blancs étant moins contrôlés, et, plus grave encore, quand c'est le cas, ils sont nettement plus enclins à bénéficier d'un "passe" gratuit. Avec pour résultat qu'ils n'ont pas à payer toute leur vie durant pour une ou plusieurs erreurs de jeunesse allant sur leur casier judiciaire ou leur mettant la case prison sur leur CV. Mais ça n'empêche pas une certaine famille d'opinions politiques d'en conclure que les noirs sont nettement plus drogués et représentent une population par nature plus criminogène dans le registre des drogues.
-
Au final, c'est l'histoire de la vie d'un politicien: entre 50 et 75%% de son temps à quémander ("rassembler", ça sonne mieux et plus pompeux.... Mais c'est moins vrai) des soutiens, entre 49 et 24% à montrer qui a la plus grosse/qui c'est Raoul, et 1% à consacrer à son mandat, quel qu'il soit (du plus petit conseiller municipal au chef d'Etat). Difficile de clairement voir dans quelle catégorie il est à chaque instant: chaque parole ou action mélange les 3 catégories. Modi semble avoir une plus forte image et une portion plus importante que la moyenne de soutiens solides (faciles à mettre derrière lui, plus loyaux quand ça merde), donc il est plutôt vers la répartition 50/49/1.... Et il en profite pour faire splash et taper du poing sur la table. D'autres n'auraient pas les moyens de se permettre ce genre de "coup": faut pas croire qu'ils sont mous ou sans personnalité, ou encore qu'ils ne rêvent pas de balancer le dit poing sur la dite table.... C'est juste qu'ils peuvent pas se le permettre. Trop de gens différents (et opposés) à satisfaire en même temps. Empilez plusieurs décennies de tels chefs d'Etat, et vous avez un système bloqué, jusqu'à ce qu'arrive un type ayant les moyens de déconstiper la chose: Modi sera t-il celui-là? Il est en tout cas clair qu'il entend sérieusement, en tout cas dans le domaine de la défense, essayer une reprise en main de l'ensemble kafkaien qui semble actuellement servir de complexe militaro industriel à l'Inde. Problème de ces animaux-là, quand ils ont une telle taille et une telle implantation: ils sont coriaces, et ils vous ont souvent à l'usure (le Pentagone et le lobby militaro industriel US semblent à cet égard une cause perdue). Parce que 36 Rafales, c'est quelque chose, et c'est un vrai coup de poing sur la table, mais ça reste un coup d'essai pour Modi: il peut aussi tenter le coup et foirer. Et ça restera 36 Rafales (voire rien du tout).
-
Il y a sans doute beaucoup d'accrocs avec Dassault, mais les récentes évolutions de ce marché ressemblent plutôt au fait que Modi profite de l'occasion pour mieux s'imposer en interne, autant sur un système d'achat déficient et en proie à trop d'intérêts contradictoires (politique, chapelles.... Et leurs ambitions, défense de leur pré carré et corruption) que sur un processus de décision politique visiblement trop divisé. En somme, il asseoit son autorité et doit faire pas mal de ménage (dans l'intérêt de l'Etat ou l'intérêt de lui et de son gouvernement, ça reste à voir) en profitant de ce genre de décision politique qui pourrait être à l'avenir nettement moins "collégial". Qu'il veuille faire baisser l'addition et maximiser le transfert de technologie entre aussi en ligne de compte, mais ce genre de mouvement ressemble plutôt avant tout à une (re)prise en main d'un certain nombre de processus politiques. Bref, il se sert avant tout de ce dossier (et sans doute de plein d'autres) pour dire qui c'est le patron, et dire que le patron sera nettement moins partageur à l'avenir.
-
Le chiffre sur lequel je retombe le plus souvent dans les médias US, qui représente essentiellement le travail de fourmi de journalistes écumant les médias locaux du pays entiers et d'éventuels dispatchs de police, tourne plus autour de 900 par an, avec un très fort soupçon qu'il y en a en fait nettement plus, ce chiffre n'étant QUE celui des incidents recensés par un média local (y'en a pas partout, ils ne couvrent pas toute une région, voire se taisent, les flics locaux font souvent tout pour ne pas mentionner la chose, et comme y'a pas de statistiques autorisées pour ça....). Qui plus est, ce chiffre ne concerne que les morts, pas les blessés ou tabassés (comme le type mort devant une caméra l'année dernière, étranglé par une clef de bras.... Censément interdite comme mode d'appréhension; ce dangereux criminel vendait des cigarettes de contrebande et n'avais pas fait mine de s'enfuir).
-
Suisse : politique intérieure et extérieure
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Bouaif, ce que l'article ne dit pas est aussi que la sortie de capitaux de la Suisse est en grande partie liée aux accords TAFTA assez récemment signés (essentiellement, un degré de transparence nettement plus élevé pour les paradis fiscaux), sur lesquels UBS avait sorti l'année dernière un rapport très alarmiste selon lequel les 3/4 (voire plus: apparemment, les banquiers étaient plus paniqués que les analystes non bancaires) du magot accumulé en Suisse pourraient à terme décamper. Le grief particulier de la fiscalité évoqué dans l'article semble plutôt concerner les "petits et moyens" détenteurs de capitaux conséquents (vulgairement appelés "riches", pompeusement auto-baptisés "créateurs d'emplois".... Et couvrant dans la réalité un spectre nettement plus varié de situations). Ma question au consultant suisse du forum devient: le modèle apparemment excellent de santé public, et avec lui le système social suisse, est-il solvable dans une situation où la Suisse se "normalise" question économie, restant un pays développé évidemment, avec une vraie économie diversifiée et dynamique, mais sans la mine d'or accumulée que représente la somme des magots de tous horizons entassés dedans, qui offrent un carburant unique pour la dite économie?