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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Aucun intérêt tant que l'économie turque bénéficie de l'essentiel des avantages économiques d'appartenir à l'UE, sans beaucoup d'inconvénients (soit une position privilégiée), et qui sont la cause de son dynamisme économique: que l'UE commence à jouer un jeu plus équilibré des avantages et inconvénients, et l'économie de la Turquie, tout comme la perception de ses intérêts, changeraient radicalement.
  2. Aaaaah, de l'archéologie avec Les dieux.... Quelle rigolade ce film. Mais la bouteille de vin, essaie de te la casser sur la tête et dis-moi si elle est "petite" et fragile.
  3. Pour ça, t'as DSI qui se fend souvent de dossiers sur les conflits de l'histoire récente: je cite celui-là, vu que y'a des rédacteurs en commun avec G & H..... Et leur donne pas de mauvaises idées (s'ils font leur due diligence et viennent regarder ici de temps en temps): y'a déjà pas assez d'antiquité, de Moyen Age et de période moderne (cad XVIème-XIXème siècles) à mon goût, et déjà trop de 2ème GM (présente partout ailleurs, tout le temps et en grande quantité). C'est le seul mag qui essaie de regarder ces périodes avec un début d'analyse militaire moderne, en lieu et place d'un récit monotone (vu et lu ailleurs), générique (plus que militaire) et chronologique, chiant à crever et ni chapitré ni thématisé. Moins d'armes à feu, surtout à répétition, et plus d'armes blanches!!!!!
  4. Quand je pense que la première fois que le fusil à pompes et ses effets cinématographiques (surtout graphiques) est entré dans ma "réalité"/mon imaginaire à un âge très tendre, en voyant le film Witness, qui s'achève par un magistral coup tiré à bout portant qui envoie le méchant flic corrompu se plaquer contre un mur immaculé et y laisser, en glissant doucement ensuite, une marquante trainée de sang.... On me ment depuis cet âge innocent. Mais sans rire, passé ce moment, la pensée associée à cette arme, donc l'automatisme, fonctionne avec ce référent, plus fort que toute leçon abstraite expliquant que le monde réel fonctionne autrement; il a en fait fallu attendre de voir l'émission Mythbusters (et en fait, j'ai vu les épisodes sur ce sujet y'a 2 ans) pour avoir un référent visuel réaliste. J'ai évidemment appris il y a beaucoup plus longtemps le fonctionnement réel de la chose, mais le fait d'avoir une "scène" visuelle implantée dans le crâne est un référent autrement plus puissant dans l'inconscient, les préférences et les représentations spontanées/l'imaginaire, quoiqu'on en dise. Il est difficile d'imaginer la somme de tels codes visuels qu'on a tous dans le crâne, dans tous les domaines, dont on est conscients ou non, qu'on connaisse ou non leur plausibilité, qui doivent/devraient être patiemment débogués par une démonstration scientifique ET visuelle (merci Mythbusters), vu que la connaissance abstraite ne suffit pas. A moins évidemment, dans le cas évoqué ici, on ait l'opportunité de voir très souvent quelqu'un se faire démonter au fusil à pompe (ça vous arrive toutes les semaines?). Par extension d'ailleurs sur les lois de la quantité de mouvement jointes à celles de la pénétration des projectiles..... Y'a tout connement le corps à corps: question projection d'individus, les beignes à l'écran ont souvent une étonnante aptitude à envoyer valser un protagoniste à des distances surprenantes, et/ou à leur causer des mouvements corporels hors de proportion avec la réalité du coup porté ou les possibilités d'un coup. A part le pied dans l'estomac donné dans de bonnes circonstances (plus pour pousser violemment que pour impacter), avec une bonne position (appuis au top), je vois pas beaucoup de coups qui peuvent envoyer valser significativement. Là aussi, comme pour les balles, on tend plus à accuser un coup, à vaciller ou à s'effondrer sur place (à moins de bouger de son propre chef pour accompagner un coup, éviter, prendre du champ, reculer....). Moins cinégénique, c'est sûr. Mais quand on a des roundhouse kicks qui font faire une demi lune ou jartent un adversaire à 3m, des crochets qui font voler des gens, c'est un peu ridicule. Sans parler des projections, aux effets souvent..... Intrigants. Voire, avec la mode du MMA, les prises de grappling qui deviennent de plus en plus fréquentes, et inévitablement spectaculaires (outre leur intérêt, tactique douteux), genre une personne accroche le bras d'une autre, saute et se retrouve, tenant ce bras, les jambes autour du coup, renversant (parfois avec un demi saut périlleux du duo combattant) l'autre au sol. Encore plus fréquent de voir les petits gabarits infliger ça aux grands sans que les grands profitent de leur taille et masse pour dire (sans parler) à l'autre que "non ça va pas marcher, demi portion". Et quid de ce putain de "necksnap" qu'on voit à toutes les sauces? Le cou semble vraiment en verre à l'écran. Ce mouvement (et ses variantes) semble avoir été totalement inventé par et pour l'écran (sans même parler de la force nécessaire pour briser une nuque, quasiment irréalisable en configuration réelle, même pour des gens très forts). Pourquoi dès qu'il y a une torsion de poignet, apparemment celui qui en est victime fait un saut périlleux complet avant de s'étaler de tout son long? Y'a les bouteilles aussi (code visuel classique et sacré parmi tous les autres): quelqu'un a déjà essayé de casser une bouteille d'alcool en verre sur un crâne? C'est TRES dur! Et ça doit causer des blessures très méchantes, pas juste mettre quelqu'un dans les pommes.
  5. On a évoqué ce sujet plus haut dans le topic: pour ceux qui connaissent et regardent l'émission Mythbusters, cette convention des films et séries est une totale arnaque. Ils ont essayé, dans plusieurs émissions (et ré-essayé quand des fans s'indignent ou contestent), tous les calibres et toutes les armes possibles, de l'arme de poing standard à la mitrailleuse, en passant par le fusil à pompes ou celui de sniping lourd, et le bilan est le même.... Quand touché par un impact de balles, un corps s'effondre sur place et n'a pas une once de recul, voire tombe plutôt sur l'avant, étant donné que c'est l'inclination plus naturelle du corps (plus spontanément penché vers l'avant, avec une musculature plaçant plus de poids vers l'avant). La force de la balle n'est jamais suffisante pour compenser l'inertie du corps humain.
  6. C'est le "posse comitatus", soit le pouvoir de certains représentants de la loi, locaux ou fédéraux, de requérir le service de n'importe quel citoyen en état de rendre le dit service. C'est plus complexe pour l'échelon fédéral, et il me semble (pas sûr) que seuls les US Marshalls ont effectivement ce pouvoir. Au niveau local, les sheriffs (ça dépend où: chaque Etat a un statut différent pour cette fonction) ou officiers d'un Police Department, voire la police d'Etat, ont plus fréquemment usage de ce dispositif, dans le cadre d'autodéfense locale (violences signalées, bêtes sauvages), d'une chasse à l'homme (ce qui ne veut pas dire que l'on requière des gens armés, ou qu'on les place en tête de file; plus souvent, on leur demande de chercher et signaler), de volontariat local ou de gardiennage de quartier (les "neighborhood watch" organisées, chapeautées par la police locale, sont courantes). Mais on peut le voir employé aussi par d'autres autorités (maire, comté, agence spécifique....) pour d'autres raisons, en fait plus normales et fréquentes qu'un devoir de police: la lutte contre les catastrophes naturelles et leurs conséquences est la plus évidente, de même que certains travaux d'intérêt général. Plus la zone d'habitation est petite et loin d'un centre important, plus l'usage est fréquent, au point d'être un mode d'organisation normal. Dans les grandes villes, ça n'arrive jamais, tout connement parce qu'il y a des services dédiés importants.
  7. Oui, mais pour un spécialiste, c'est normal: au niveau inconscient, doit y'avoir une petite voix qui lui dit "ça marche pas, c'est de l'arnaque, au crime!". J'ai donné plus haut l'exemple d'un copain musicien et sa réaction devant ce qui est considéré comme la plus forte scène de Tous les matins du monde: le spécialiste n'y peut rien, c'est comme ça. C'est comme si on représentait le ciel dans un film en marron à pois verts: tout le monde tiquerait (là, pas besoin d'être un spécialiste), même si c'est juste de l'arrière plan.... Ou comme si, pour les forumeurs d'ici, on mettait des régiments de Leclercs pour figurer des FT-17 dans un film sur la 1ère GM: dur à croire pour les gens d'ici, mais 99% de la planète n'en aurait proprement rien à foutre et avalerait la scène sans broncher (je sais, rien que l'image mentale vous fait tous hurler).
  8. Ils ont des AR-15? Si c'est ça, il me semble pas que le machin soit anachronique pour la 2ème moitié des années 60. Sinon c'est quoi?
  9. Il y a débat, mais évidemment, les débats traînent et, même dans le meilleur des cas, mettent du temps à devenir des politiques. Plus problématique: il y a débat au niveau national, alors que la police aux USA est une compétence ayant de multiples couches, avant tout celles du comté, des grandes villes (qui ont un Police Department) et des Etats, les grandes agences fédérales ayant des champs d'attribution plus spécifiques. Donc la question deviendrait avant tout (le niveau national étant plus compliqué, et prenant plus de temps, à un moment où Washington fonctionne mal): y'a t-il débat dans le Missouri? Et là.... C'est le Missouri, soit un Etat: - très pauvre - très politiquement bloqué par son éclatement administratif: les comtés et communes sont très retranchées, et dans le coin de St Louis, on compte un grand nombre de Police Department (je crois avoir vu 19 pour la seule zone du "Grand Saint Louis") et Sheriff Department. C'est souvent lié au syndrome politique local (fréquent dans le vieux sud) de baronnies et territoires aux petits pieds des "power structures" locales, chacun ayant sa chacunière (qui sert souvent de cash machine) - très marqué par les habitudes historiques: les power structures locales sont très blanches, même dans les zones à fortes majorités noires comme à Ferguson. Et la police, comme partout, est là pour avant tout maintenir l'ordre en place (d'où entre autres la faible représentativité du Ferguson PD) Les communes comme Ferguson sont aussi jalouses de leur franchise politique que sans moyens, ne pouvant s'offrir que la police de leur portefeuille tout en voulant garder cette police; et elle fonctionne avant tout comme gardienne de l'ordre établi, à savoir un ordre blanc, déconsidérant les noirs et exploitant la pauvreté de l'endroit comme seul moyen de continuer à se financer. L'un des exemples d'une telle politique (outre le fait que 98% des policiers soient blancs et qu'ils n'hésitent pas à déployer des moyens militaires contre des noirs) est le simple fait que près d'un tiers des ressources financières de la ville (donc celles de la police) vient du matraquage permanent de contraventions infligées à la population, surtout noire (à taux d'infractions routières égaux, les noirs ont 5 à 7 fois plus de chances de se choper un PV ou pire..... Comme pour tous les types de délits, le record étant pour les arrestations pour faits liés à la drogue, où blancs et noirs ont un comportement similaire, mais où les noirs sont contrôlés, arrêtés, jugés et condamnés dans des proportions dantesquement plus grandes). Les amendes rapportent du fric et/ou des aides de l'Etat et de l'Etat fédéral pour le processus judiciaire (qui est une filière économique comme une autre), et surtout le processus carcéral (le "prison industrial complex"), véritable vache à lait pour des comtés et Etats fauchés (l'un des problème de la "war on drugs" est d'avoir créé ces prisons privées qui étendent sans cesse leur marché et causent un taux d'incarcération à nul autre comparable).
  10. Au final, et pour renvoyer au titre même du sujet, le point de tous ce qu'on critique est moins de dénoncer les codes, facilités de récit visuel, simplifications.... Que de pointer le seuil au-delà duquel ils deviennent des vraies énormités, de mauvaises habitudes de script, du simplisme, qui donne l'impression d'être pris pour un con. On a évidemment cette impression beaucoup plus vite quand on est plus ou moins connaisseur d'un domaine particulier, auquel cas le seuil est beaucoup plus bas dans ce qui concerne ce domaine. De même avec l'habitude des séries et films, qui fait voir les ficelles plus grosses, les codes plus évidents, les schémas et ressorts narratifs plus répétitifs.... Là, c'est autant le problème de la production que du fait que, "générations médias" ET âge obligent.... On est des geeks! Complètement saturés depuis des années ou des décennies, et ce toujours plus au fil du temps; la production de films et séries a t-elle jamais été aussi abondante et omniprésente, matraquée sur tous les lieux, réels ou virtuels, où notre attention peut se porter, aussi facile d'accès pour décompresser ou passer le temps, aussi addictive? Si on additionne l'ensemble de la production à un moment donné d'une année, il serait amusant de pouvoir faire la liste des scénari types, ressorts narratifs, archétypes de personnages, codes de narration.... Elle serait très courte, et on en a fait le tour. Non, ce qu'on fait n'est pas du pinaillage: le problème ne vient pas de nous.... Ou seulement en partie (minoritaire). Mais on reste un public et on a le droit de ne pas être contents de l'offre et de le faire savoir. Quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi, dès qu'un personnage pose une bombe ou un émetteur sur la propriété d'un ennemi (ou l'inverse), le dit appareil doit absolument avoir un clignotant bien flashy? Je comprendrais si c'était juste un message subliminal (mais écrit très gros) pour le spectateur, mais quand le dit clignotant permet souvent de repérer le dit engin, ça devient un abus de code visuel! Ou encore le caractère étonnant des barèmes de rémunération des tueurs à gages, qui se font des contrats à 500 000 ou 1 million de dollars par tête. Plus généralement, ces quidams semblent souvent survalorisés et surévalué: le client veut les rencontrer, ils sont de mystérieuses personnalités internationales surentraînées (électroniciens et informaticiens de génie, saboteurs de grande classe, tireurs d'élite, combattants imbattables, tirés à quatre épingles et gravures de mode de 25-30 ans à tout péter), jouent les James Bond à louer (casinos, grands hôtels, déploient des moyens de tarés pour leurs missions), pour au final..... Avoir un job qui se résume à tirer un coup de fusil, foutre un poison ou une bombe où il faut, dans un contrat qui dure 1 ou 2 jours: renseignement, analyse, approche, détermination du scénario du meurtre.... Sont fournis par le client.... Qui paie quand même 1 million pour que le gars (ou la fille, n'oublions pas les mystérieuses tueuses de 50kg toutes mouillées qui vont attaquer des hordes de gardes du corps à mains nues) tire une balle ou aménage une embuscade. Mais c'est bien connu, les méchants (y compris les génies du mal) sont cons: ils surpaient tout, et pas que d'un peu..... Même s'ils font tuer le tueur après son méfait (il a quand même été payé d'avance).
  11. Alors que dans le monde réel, même une porte de base a plus de chances de défoncer ton pied (ou le genou) :-X ....
  12. J'ai rien lu de ce qu'il a fait en matière de SW, mais si j'examine son oeuvre principale (HH), il se donne du mal à expliquer un autre genre de science fiction dont beaucoup d'auteurs américains (un tantinet estampillés droite conservatrice ou pseudo libertarienne) raffolent: l'économie fiction, qui fait reposer énormément de pseudo jargons pour, essentiellement, décréter, selon le besoin, croissance infinie, excédent budgétaire énorme et permanent (pour les "vertueux") et budget militaire toujours extensible (pour qu'on puisse produire du matos comme on aime en décrire sur des tonnes de pages), ces choses étant les hypothèses de base créées par l'inévitable "on dit que", ce qui n'aurait rien de choquant dans un roman, surtout de SF, si ne s'ensuivait pas un long descriptif de pseudo théorie économique pour faire croire que c'est pas du "on dit que" et que c'est la loi de la vraie économie. Bon, au moins peut-on lui concéder le fait qu'il essaie de parler du sujet; ça doit valoir des points.... Quelque part. Ceci dit, la micro économie de la filière Star Destroyer, ça peut en jeter!
  13. Ouais.... Jusqu'à ce qu'ils commencent à emmerder l'univers (cette phrase présume que tu te trouves dans l'univers. Hypothèse osée, je sais). Elle a quand même un budget conséquent, vu qu'il lui permet de bâtir en 2 temps 3 mouvements une armée sans pareille, son équipement et sa flotte. Les armées "nationales" des mondes-membres pèsent pas un pet de lapin à côté. Evidemment, mon postulat suppose que les scénaristes aient réellement: - envisagé 3 secondes la cohérence de leur univers, au lieu de faire apparaître tour à tour la république comme votant des lois, ou complètement paralysée et n'ayant pas vraiment de capacité de voter autre chose que des admonestations, suivant ce qui les arrange - réellement pris en compte cette question des ressources de la république, de son budget comparé à ce que doivent être ceux de coalitions de mondes différents..... Quelque part je crois pas que ce soit entré en ligne de compte Résultat, Palpatine a pu lancer depuis des années le programme de clonage, apparemment avec l'argent de sa tirelire et/ou un ou deux sponsors qui peuvent sortir ça de leur poche sans être vus, et sans que ça les dérange beaucoup (si c'est le cas, pourquoi ils ont pas bâti une armée à eux et envahi la galaxie depuis longtemps?). Et c'est une seule planète qui peut produire l'armée, à se demander pourquoi eux aussi l'ont pas fait avant et envahi la galaxie, qui est au final un tas de glandus qui attendent que d'être envahis ou de râler impuissamment contre la république.
  14. Tout ça parce que les jedis sont trop snobs pour développer leur pouvoir dans des applis utiles: plutôt que "combat à l'épée", "virevoltage de péteux", "mine de cul serré", "manipulation des moldus" ou "méditation-qu'il-y-a-que-moi-qui-la-trouve-cool", ils auraient mieux fait de déployer leurs midi-chloriens dans des capacités organisationnelles supérieures. Au lieu d'essayer de jouer les justiciers eunuques de la galaxie (et on voit à quel point ils ont été mauvais à ça, vu le résultat), ils auraient du en être les super-consultants en orga et stratégie ("un autre process trouver je dois"). Quels branleurs ces jedis!
  15. Tancrède

    Le F-35

    Tu pointes très justement que le bashing, surtout sur cet avion, est facile, mais il ne faut pas oublier non plus qu'il y a quand même quelques justifications, et que le coût (coût absolu du programme de développement, coût d'acquisition et impact sur les quantités finales, coût d'emploi), vu l'ampleur de celui du programme, est une donnée réelle avec un impact sur la future capacité militaire américaine (notamment le coût d'opportunité, à savoir ce qui aurait pu être acquis avec un/des appareils moins ambitieux, non seulement comme avions, mais aussi partout ailleurs). Plus encore, il me semble qu'il ne faut pas partir du principe que la réussite est nécessairement au bout d'un programme où tant de gens intelligents et pragmatiques, et tant d'argent, versé avec tant de persévérance dans le temps, sont impliqués. L'exemple de la "révolution" que furent le F-15 et le F-16, et plus particulièrement l'histoire houleuse de leur développement (la fighter mafia et toussa), devraient le rappeler: les avions et surtout les projets de développement qu'ils ont remplacé (plus chers, plus tout) étaient des gouffres à fric surambitieux dont le potentiel militaire (tant appareil par appareil que le mix de forces et les "briques" qu'ils constituaient dans le concept opérationnel d'alors), indiquant la tendance sur laquelle l'Air Force était embringuée, et sur laquelle elle s'est réembringuée, était douteux, voire franchement inadéquats. Et ce parce qu'à l'époque, comme aujourd'hui, certaines forces (privées, publiques -militaires, civiles et politiques) présidant aux grands choix, faisaient peser leurs agendas de façon beaucoup trop poussée par rapport aux impératifs opérationnels. Sans compter évidemment que le concept opérationnel choisi, hors même de ces facteurs, peut tout simplement être inadaptés. Avec pour résultat que quantités de gens très intelligents et pragmatiques, bossant dans des équipes de travail super-efficaces, s'enferrent pendant des années dans une mauvaise voie ou s'évertuent à faire rentrer des carrés dans des cercles. Pas la première fois qu'une somme d'intelligences individuelles aboutit à créer de la connerie collective, et surtout pas la première fois que des intérêts non convergents, publics et privés, établissent des séries de compromis boiteux qui sont la définition même du chameau, soit le cheval dessiné par une commission.
  16. Oh! Un truc avec le dimensionnement des explosifs dans les séries et films.... Enfin 2 trucs: - il y a toujours les explosifs gadgets spéciaux, de taille microbienne mais qui peuvent faire péter n'importe quoi, pénétrer n'importe quel blindage en tenant dans un dé à coudre. C'est un peu le même principe que le pistolet grappin avec treuil incorporé, qui tient dans un holster normal et peut soulever 1 ou 2 personnes indifféremment, à grande vitesse, et auquel on se tient juste avec une main: puissance infinie -il lance à des dizaines de mètres et perce du béton armé en établissant une prise pouvant tenir le poids-, capacité de levage hors norme, avec une cartouche de gaz qui doit être grande comme un tube de dentifrice au mieux. La miniaturisation en fiction télé ou film, c'est pas de la rigolade! - plus on annonce que la bombe qu'il faut désarmer ou réutiliser peut "raser 20 pâtés de maisons/blocs d'immeubles new yorkais", détruire un aéroport.... Plus, quand elle explose, on voit, au final, toujours la même explosion, généralement du gabarit à faire péter une voiture ou un bus (au mieux), à croire qu'il y a une dose standard réglementaire pour l'écran, et qu'on ne fait rien au-dessus ou en-dessous, sauf à entrer dans la réglementation "grenade à l'écran", qui est beaucoup plus souple (et fait une explosion extrêmement variable, qui fait une explosion de 2-3m de haut sur 30cm de rayon, jusqu'à faire péter une voiture dans un torrent de flammes).... Mais évidemment, sans doute une autre réglementation, quand cette explosion arrive, les persos doivent être en train de courir, ni trop loin ni trop près, pour exécuter le même plongeon naze vu à l'écran depuis les années 60. Et sauf exception (généralement quand les scénaristes en ont besoin, ce qui est assez rare), les explosions ne font pas vraiment d'éclats ou de shrapnels mortels/blessants dans un rayon très large (on les voit juste pour le style, au mieux): une explosion est franche, nette et, et ne blesse jamais les persos par éclats interposés (ça fait des blessures pas nobles, des amputations, des morts lentes....), seulement par sa force de concussion (ou explosion pure et simple si le perso est au contact de la bombe), ou, parfois, par ensevelissement si la situation s'y prête.
  17. Les distances de tir étonnantes pour les armes de poing (et la force de pénétration) Les mitrailleuses (y compris lourdes) dont les munitions semblent ne pas faire plus de dégâts que celles des fusils ou armes de poing; "une balle est une balle" semble être la règle générale, même quand les persos semblent passer un temps fou à parler de la différence entre calibres et types de munitions, histoire de faire bander le redneck (et le faire se sentir intelligent) et d'épater le glandu moyen avec du jargon pseudo technique pour que lui aussi se sente un expert. Mais quand ça tire, une balle est une balle, sauf si on a la munition spéciale magique (la cop killer qui passera à travers 50 obstacles métalliques et un gilet pare balles pour tuer Ronnie le bon gars et loyal partenaire de 5-10 minutes dans l'épisode (juste assez pour signaler que la mort c'est triste et que les bons gars sont des héros et que le perso connaît du monde en dehors de ce qu'on voit 99% du temps à l'écran -genre il a une vie malgré ses journées apparentes de 80h), qui meurt avec des trémolos et une musique dramatique. Bof. Ca sert à quelque chose, ce truc?
  18. Avoue quand même que le paraphage/signature des formulaires 123/31bis, 6-7,32/G et 30-4-07-72/A95 plus la convention G+++67; la sortie du régime de retraite de la ville et la résiliation de l'abonnement au club "tir et vidéos", prend plus de temps et te ferait chier à l'écran. On doit accepter une certaine mesure de symbolisme, surtout quand ça change rien à l'intrigue ou à sa plausibilité quand elle en a une ou fait assez bien semblant. Bon, évidemment, si l'expédition de la paperasserie occupe du temps qui empêche le perso d'arrêter le méchant en train de poser sa bombe, quand le balançage de badge lui laisse son après-midi pour le faire, OK, ça empiète sur l'intrigue.... Mais bon...
  19. Il est en forme rapidement (genre d'une minute sur l'autre) alors qu'on lui annonce que son corps est ravagé, ses articulations définitivement bousillées.... Quel besoin de prendre le spectateur pour une truffe en utilisant ce genre de formules avant pour réaliser l'absurde la minute d'après, quand il suffit de pas grand chose pour rester dans le plausible et le cohérent sans que ça enlève grand chose au spectaculaire?
  20. Paraît-il aussi que depuis que l'expertise médico-légale est montrée comme l'arme absolue dans les séries (et surtout depuis Les Experts), les tribunaux voient souvent des épisodes comiques (enfin, plutôt tragiques de leur point de vue) avec des témoins, plaignants, accusés ou jurés qui se prennent pour des spécialistes de haut vol dans ce domaine. Aaaaah, merde! C'est pour ça que j'ai eu des problèmes au tribunal: fallait pas l'appeler "mon pote", ou "mec", ou "gras du bas", ou "connard"; faut faire de la lèche comme si on était en monarchie. Chierie de protocole!
  21. Ces appellations ne sont pas liées au statut d'étudiant-athlète: elles sont génériques pour tous les étudiants. A noter que Freshman et Sophomore valent pour le lycée (highschool) et l'université (college). A l'université: - Freshman et Sophomore: ce sont les élèves de 1ère et 2ème années, qui complètent le cycle "undergraduate" (études générales) - junior et senior: 3ème et 4ème année, complétant le cycle "graduate" ("diplômé"; titulaire d'un "bachelor's degree") d'études supérieures plus ou moins spécialisées, après lesquelles, si on continue, on se spécialise pour les études "postgraduate", soit le 3ème cycle (graduate schools: med-school, lawschool....).
  22. Le seul bon film de Schwartzy! Que je m'étais marré à l'époque! Un autre dans le genre irréalisme parfaitement assumé et qui se moque de ses codes en même temps: The Princess Bride, la parodie de conte de fée/film de cape et d'épée, longtemps avant Shrek, et infiniment plus délicate. J'en redemande, et je ne pinaille à aucun moment sur le réalisme, ni après coup, ni sur le coup en le voyant. Qu'est-ce qui fais qu'on tique sur ce genre de trucs pendant un film (et ça gâche le moment)? Il y en a quantité qui alignent de telles énormités, et (ça varie selon les individus évidemment) on ne tique pas, on boit le récit sans faire attention, tandis que d'autres peuvent en mettre moins, et/ou de moins voyantes, mais on se hérisse sur chacune. La qualité de la narration et des personnages, la "stratégie" du récit, qui ne fait pas reposer son déroulement sur de telles invraisemblances (ou trop dans une même scène).... Mille et une raisons l'expliquent de façon relativement objective (en tout cas consensuelle), sans avoir à compter les facteurs plus subjectifs, liés à chacun (on accepte ou on tique sur un type de cliché particulier, montré d'une certaine façon, qu'on a appris à détester pour une raison X ou Y). Un exemple pour ce dernier cas: un copain musicien pour qui le visionnage de Tous les matins du monde avait été gâché par la prestation de Marielle jouant son morceau de bravoure (à bien des égards le grand moment du film).... Pourquoi? Marielle n'est pas un musicien (et sûrement pas à la viole de gambe), et était donc doublé, faisant jouer ses doigts de manière "plausible" pour le spectateur moyen. Le musicien ne pouvait pas ne pas (sans même y faire attention) remarquer la déconnexion totale entre les gestes et le son. Pas besoin que ça arrive au niveau conscient: il ressentait le malaise et ne pouvait pas accrocher à la scène.
  23. Surtout que, concrètement, pour la Chine: - son secteur bancaire est depuis longtemps dans la panade, avec un niveau d'endettement terrible, lié à la bulle immobilière (désastre mondial qui guette) et au surendettement des régions/ Les soucis sur leur marché interbancaire datent du coup de bien longtemps - petite chose qu'on évoque trop peu souvent, et que la "communication" chinoise couvre bien: quand la Chine ne fait pas 10% de croissance, elle est de fait en récession (et sûrement pas en croissance réelle), dans la structure actuelle de son économie - rappelons pour l'anecdote que les chiffres publiés par la Chine le sont par l'agence d'Etat en charge de la propagande. Pour les amateurs du secteur, la dernière fois qu'un organisme externe a essayé de sortir des statistiques liées à la réalité, c'était au début des années 2000, il s'agissait de Price Waterhouse Coopers, et après que cette même agence d'Etat les ait menacé de leur interdire le marché chinois, ils sont rentrés dans le rang comme tout le monde et n'en sont jamais plus sorti
  24. Oui, j'ai regardé entre-temps: y'a de très bons trucs, mais c'est assez vite répétitif. Sinon, je note que la France s'est préparée depuis longtemps à des relations commerciales plus dures avec la Russie: Je remarque qu'un certain nombre des meilleures vodkas du monde sont made in France, et que la France est, au coude à coude avec l'Italie, devenue le premier producteur mondial de caviar. Viens-y Vlady, on est prêts! Tu la ramènes moins, maintenant, l'oeil torve!
  25. Ca, encore, c'est un truc qui s'explique et qu'on a vu tout au long de l'histoire humaine: la très grande organisation a une obligation de standardisation qui ralentit le processus global d'équipement et retarde moins l'innovation que sa généralisation dans les forces. Là encore, ça peut se tenir. Cependant, les matos impériaux sont loin d'être inférieurs à ceux des rebelles dans beaucoup de domaines: au niveau des grandes unités spatiales, y'a pas photo! Les impériaux ont les meilleurs trucs. Les croiseurs Calamari (les meilleures unités rebelles les seules dispo en effectifs corrects, et les seules capables d'affronter un Destroyer) sont ce qu'ils ont de mieux, et n'ont rien de spécifiquement meilleur qu'un SD. Et stratégiquement, on est encore une fois dans le problème de l'hyperpuissance contre la petite bande: l'empire est à 90% obligé d'être partout, comme force de police, comme force militaire contre les tentatives sécessionnistes, et d'y être tout le temps. Et c'est une grande galaxie. Les rebelles ne disposent que d'une partie de son attention (évidemment, c'est sur cette partie que se concentrent les récits eux-mêmes): gérer un grand empire, c'est crevant..... Y'a qu'à voir l'état physique de Palpatine pour le comprendre ??? . Donc, malgré la propagande répandue par les films, qui ne se concentrent que sur une petite partie de ses tâches , l'Empire n'est pas monomaniaquement obsédé par la rebellion, qui, rappelons-le, dans le monde de SW, n'est même pas un truc très connu du grand public sur la plupart des mondes connus. C'est l'argument de la forme plus phallique des SD qui t'a eu, hein? Imparable , il faut bien l'avouer.
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