Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Tancrède

Members
  • Compteur de contenus

    18 697
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    166

Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. N'est-il pas un peu tôt pour même savoir quels pourraient être les caractéristiques fondamentales d'une 6ème génération? Ses objectifs? La conception même de la maîtrise de l'espace aérien ne risque t-elle pas de changer au point que concevoir UN appareil dominant dans le mix aérien serait une erreur? Que trop investir sur un appareil surchargé/sur-performant serait trop risqué (au vu de la courbe de croissance des coûts) et aux dépends d'une autre approche non d'un avion, mais d'une force aérienne et des mix tactiques formant ses réponses aux types de scénarios qu'elle prévoit? Pourquoi pas des avions non pilotés/pilotés à distance, moins chers à l'unité, nombreux, et liés à des plates formes aériennes de contrôle (où se trouveraient les pilotes) plus nombreuses que les actuels AWACS et autres? L'intelligence artificielle, le besoin d'évolutivité rapide, une autre approche des coûts et délais de maintenance/réparation, d'autres besoins en matière de délais entre le premier coup de crayon et la production en série, le besoin du nombre et de la résilience d'une force.... Semblent des axes devant à terme conduire plus urgemment la conception des forces aériennes que les seuls progrès technologiques dans les domaines séparés qui composent un avion de combat actuel. Rien que les domaines de la fusion de donnée, de la gestion de l'info (délais, tri, pertinence, partage, protection....) dans un avion, dans une unité aérienne, dans une force aérienne composite (différents types d'effecteurs), semblent déjà l'une des gageures absolues des actuelles générations qu'on adapte péniblement (et si le F-35 et l'énorme et laborieux travail d'encodage qu'il implique sont des indicateurs du futur.... Le futur est pas encore là).
  2. Ca arrive plus souvent qu'on le croit, surtout aujourd'hui: pour ceux qui connaissent les "late night shows" américains (Letterman, Fallon, le Daily Show de J Stewart, le Colbert Report -fini depuis cette semaine, sniiiiiiffff), il y en a quelques-uns qui ont eu des problèmes ou causé des problèmes avec des pays étrangers prenant mal la plaisanterie: John Olliver, un ex du Daily Show qui a maintenant le sien sur HBO, s'est ainsi fait interdire de séjour en Thaïlande et a causé un mini incident entre USA et Thaïlande pour avoir fait un segment sur le prince héritier de ce pays (qui est essentiellement une caricature vivante: un con puant comme on en a difficilement idée, très impopulaire d'ailleurs), notamment pour le fait d'avoir sorti une vidéo de l'anniversaire de son caniche, célébré avec sa femme topless (difficile à inventer, celle-là)..... Comment un comique résisterait-il à ça? Mais les autorités thaï ont fait tout un patacaisse contre cette émission ricaine à l'audience limitée (sur une chaîne par abonnement en plus, fut-ce HBO), protesté du crime de lèse majesté.... On ne remarque ce genre de problèmes que quand des glandus s'agitent contre un journal danois ou qu'une grande compagnie de prod mange de la poussière, mais c'est en fait devenu très régulier. Ceci dit, apparemment, Sony a ressorti Team America des cartons, qui bénéficie d'un certain effet notoriété pendant cette crise sur The interview. Les Nord Coréens rencontrent-ils le "Streisand Effect"?
  3. Parler du fait que sa mère ait été très triste qu'il soit mort célibataire, mais qu'elle savait qu'il était mort juste parce que tous les autres étaient jaloux de lui (ilébômonfils)? ?
  4. Pfff, t'as même pas amené de polochons; comment tu veux qu'on prenne tes voeux au sérieux ;) ? Désolé, j'ai mon quart d'heure de rancune antisémite ces jours-ci, suite à un échange avec un copain: il m'a refilé une énorme challah ('hallah?) contre une belle brioche vendéenne..... J'ai été eu! Il y aura vengeance (le cycle de la haine et des représailles est décidément une chose terrible).
  5. Y'a quoi dans un McLiberty? Laisse moi deviner.... Si c'est un truc vraiment made in USA..... La liberté a obligatoirement le goût de bacon.... Noyé dans le fromage (qui n'en est pas réellement, mais bon). C'est ça! En fait, le McLiberty, c'est la quintessence du burger ricain: on se passe complètement de ce faux prétexte qu'est le steack pour ne garder; entre les tranches de pain rendues collantes par le fromage..... Que le bacon! Et on en met beaucoup! Et avec une feuille de laitue, parce que les légumes, c'est bon pour la santé. Mais t'as oublié l'apple pie dans ton menu; enfin les 2 parts XL d'apple pie, vu que tout vrai Meuwicain sait que la seule chose meilleure qu'une part d'apple pie, c'est une 2ème part.
  6. Le film a coûté 44 millions de dollars environs, et c'est le seul chiffre qu'on trouvera, car, comme tous les autres, cela n'inclue pas le budget de promotion (qui peut, pour les films "importants", aller jusqu'à égaler le budget de prod): si l'on ajoute les première estimations des dégâts causés par le hack à Sony, on arrive à un dommage tournant déjà autour de 75 millions de dollars directs, mais, encore plus grave, à un dommage grave sur la crédibilité, l'image et le capital relationnel (primordial dans un tel business plus encore qu'ailleurs) de la boîte, de sa direction actuelle et de ses équipes de travail dans tous les secteurs, ce qui est potentiellement un arrêt de mort pour son business (ou en tout cas une rétrogradation profonde), vu la façon dont ce secteur fonctionne et la façon d'y attirer des capitaux, de les faire converger sur un projet aussi aléatoire qu'un film (chose terrifiante pour commencer à s'en sortir: Sony pourrait avoir à financer quelques films presque entièrement sur fonds propres, ce qui est une grave faute de goût et de management dans ce monde -un truc pour loosers et qui fait fuir les financiers). 44 millions, plus les 31 autres de dommages estimables immédiatement, c'est déjà une perte sèche en fin d'années, même si c'est pas en soi un arrêt de mort: c'est un film à budget moyen (tranche basse), sans un énorme effort de promo (peut-être 20% du budget prod pour ce genre de produits), qui continue à coûter tant qu'il ne sort pas, mais n'a pas le potentiel de causer de problèmes dans des circonstances normales (pour un grand studio, 1 blockbuster et quelques succès moyens suffisent à compenser tout le reste, y compris un autre blockbuster qui se plante).... Sauf que les circonstances de ce problème ont balayé tout environnement "normal" et gravement handicapé l'avenir: outre l'effort maousse de sécurité informatique et de pub (pour le vanter) qui seront nécessaires (alors même que l'attractivité financière vient de se planter et que le cours de bourse s'est effondré), il va leur falloir des réussites monstres, ce qui est peu planifiable, même s'ils font des "studio movies" sans risques à foison. L'image va être leur premier investissement: montrer qu'ils auront désormais une sécurité parfaite, qu'ils ne méprisent pas leurs artistes (va y avoir du turnover dans la direction, juste pour la façade), qu'ils ne se couchent pas devant la menace (alors qu'il est plus que prévisible que le jour où Sony sortira un film susceptible de débat ou de protestation même mineurs.... N'est pas dans l'horizon visible de vos petits enfants) et qu'ils peuvent faire du succès et être un bon investissement rapidement. Tout ça pour dire qu'ils ont besoin de diffuser ce film, et pas de façon gratuite (qui vient de se payer la promo la plus maousse qui soit -et gratuite en plus), que ça va devoir se faire malgré les diffuseurs (ce sont eux qui refusent aujourd'hui), que l'Etat va peut-être devoir jouer un rôle, et que c'est devenu un enjeu politique que ce film soit diffusé. Je regardais ce matin l'état du landerneau politique washingtonien (en traduction littérale, on pourrait dire "l'état de la ceinture" -the Beltway, soit le périph' de Washington), et des rodomontades nationalo-testostéronesques de Fox aux accusations de sans-couillisme de tous les Cable News Networks, il semble que Rogen et Franco soient les visages que l'Amérique doit voir à l'écran tout de suite sous peine de s'éteindre à jamais dans l'obscurité parce que la liberté d'expression a la corde au cou. En bref, il commence à y avoir du capital politique assez lourd derrière ce point: si en milieu-fin de semaine prochaine, le sujet est toujours aussi chaud dans les délires des talk shows politiques, y'a des chances que ça remue fort.
  7. Attention: propagande veut dire que c'est l'Etat (ou toute autre entité ayant une force armée) qui est le commanditaire de "l'oeuvre". C'est si fréquent que ça, des jeux vidéos produits et diffusés par un Etat (ou à tout le moins commandités par lui, donc ayant un scénario/des caractéristiques voulus et définis par lui)? Un jeu vidéo est un investissement pas tout à fait anecdotique (si on veut quelque chose qui a une chance de se diffuser), un savoir-faire spécifique (et technology intensive, sans compter la diffusion): a t'on des jeux développés par et/ou pour une armée, des réutilisations de plates formes connues (comme Call of Duty) réhabillées pour de tels besoins? Parce que là, avec Act of Valor, on avait vraiment la caractéristique d'une resucée de grosse prod ingrédients par ingrédients: un mélange des vidéos de promotion des armées, de professionnalisme hollywoodien pour la cinématographie, d'une vraie promo de film (ce qui représente aujourd'hui un niveau de ressources et de savoirs-faire importants) et d'un pseudo scénario unifiant vaguement le tout en une longue séquence, juste pour dire que les scènes voulues appartiennent au même ensemble (au sens le plus limité: ça se voit en une fois). Bref, un investissement pas anecdotique, même au regard du budget américain de la Défense et de son budget communication/lien armée nation/recrutement/image. Je me disais que vu le coût d'un jeu vidéo dont on veut qu'il ait une vraie audience doit plutôt nager dans des eaux comparables.
  8. Ca me rappelle le vieux Firefox avec Clint Eastwood: l'avtion qui détruit un destroyer rien qu'avec l'effet de sa traînée surpersonique sur l'eau! Mais si l'avion est piloté par un héros, sa vitesse augmente par un facteur de combien? C'est une règle physique de base que tu oublies dans ton calcul! Je suis sûr d'avoir vu le facteur "héros" dans un livre de sciences... Quelque part.
  9. Plus haut, quelqu'un parlait des rachats d'or à tout va des Russes (j'ai pas vu tant de mentions que ça de ce supposé phénomène de grande ampleur); en oubliant de souligner que la part des réserves d'or dans les réserves de valeurs russe est très réduite comparée à celle des USA, de l'Allemagne, de la France ou de l'Italie (radicalement inverse en fait). Qu'ils essaient de modifier un peu le ratio n'est pas étonnant, mais il leur faudrait vraiment racheter des quantités phénoménales de métal pour les changer significativement (et le marché de l'or ne peut fournir des quantités de cet acabit, sauf sur une TRES longue durée).
  10. Il fut un temps où les rois, les seigneurs féodaux, les Etats ou les propriétaires d'unités (sans compter les entités moins/encore moins recommandables: corsaires, mercenaires, seigneurs de guerre, chefs de bandes, mafieux....) jouaient le mécénat militaire pour faire composer des chansons, des hymnes d'unités/d'armée (la Marseillaise a commencé sa carrière ainsi, après tout, comme beaucoup d'autres), des pamphlets illustrés, des magnifications de récits et faits d'armes (les chansons de gestes et romans médiévaux, c'est quoi sinon un grand seigneur commanditant une plume pour se faire mousser, faire sa pub, satisfaire son ego....), des poèmes, des films de propagande génériques (sur une armée, une guerre, une bataille....) ou particuliers (telle unité ou tel individu fait son truc -que ce soit arrivé ou pas). Maintenant, les puissances qui y accordent une réelle importance, tant pour le recrutement que pour le "soft power" émanant du "hard power" (l'image, quoi, l'impact psychologique d'une armée ou d'une unité), dépensent des sommes considérables pour faire de telles "oeuvres" (j'avais vu que les Chinois claquaient un max là-dedans).... Mais j'ai pas encore vu de jeux vidéos dans ce registre: y'en a? Pour la politique d'image et créer une réputation (et donc un effet psy réel sur un adversaire potentiel ou l'ennemi du jour), certains regretteront le temps des Mongols, des Scythes ou des Vikings; colportage de ragots terrifiants sur la sauvagerie et l'invincibilité, quelques méthodes pour faire un exemple et marquer le coup (une ville sacrifiée pour ce faire, ou un chemin de ravages dans une campagne, pyramides de crânes), des gadgets et techniques pour avoir le look "barbare sanguinaire" (casques à "motifs", scarifications, masques, hurlements collectifs, ornements corporels en reliques humaines....) et autres joyeusetés, quand on ne recourt pas au délire complet ("viendez avec nous, vous serez tous riches, et y'a aucun risque; engagez vous avec moi, que je vous dis"). Le marketing militaire a une longue histoire, et le talent n'y fait que de rares interventions.
  11. :lol: :lol: :lol: ! Blague à part, il paraît que les deux acteurs ont du, à la demande de leurs agences et assurances, accroître leurs mesures de sécurité personnelle (voire en mettre en place, vu qu'il ne me semble pas qu'ils étaient du "gabarit" à en avoir en permanence); une connaissance de James Franco disait hier qu'il avait doublé ses mesures.... Il a pris un garde deux fois plus maousse qu'avant :-[ . Tout ça parce qu'un petit gros mégalomane a pas eu assez de câlins quand il était petit; quand on vous dit que les bébés ont besoin d'un contact physique soutenu avec leurs parents! Si on le fait pas, ça finit par menacer la liberté d'expression dans le monde! C'est désormais prouvé (on le savait déjà après le coup des caricatures danoises)!
  12. J'allais le demander: est-ce même, ou cela a t-il été un jour, une vraie procédure, ou est-ce un truc entièrement inventé par et pour l'écran?
  13. Vous oubliez les portes! Ces portes en bois omniprésentes, qui se défoncent d'un coup de pied (cas étudié plus haut) mais qui arrêtent les balles 90% du temps sauf dans certains cas très spécifiques, notamment les entrées en force (on tire quand on entend du mouvement derrière, et immanquablement, dans ce cas, on entend un bruit de chute) ou la résistance anticipée aux entrées en force (la personne à l'intérieur -toujours un méchant; ça marche uniquement dans ce sens- tire, et on voit les balles menacer les gentils à l'extérieur.... Mais ils évitent; juste pour souligner que les gentils sont en danger mais qu'ils sont trop bons). Sinon, les portes et les palissades de jardin en bois font comme les cagettes et palettes: elles arrêtent les balles comme le plus pointu des blindages. Oups! J'oubliais le pire en la matière (il y a toujours pire): les tables!!!!! Ces tables qu'on renverse rapidement quand l'action commence, et derrière lesquelles on se planque pour un long gunfight. Ca marche trop bien, je vais tenter ça dans le monde réel! Une mention spéciale pour les canapés: à l'écran, j'ai plus l'impression qu'ils ne servent pas à protéger des balles, mais à protéger du regard adverse pendant un gunfight: on se planque derrière le canapé, et quand le tireur arrive pour constater l'effet de ses balles et/ou avoir un visuel pour tirer/achever, y'a personne derrière, même si le canapé est isolé dans la pièce (y'a souvent, heureusement, le bord du champ de la caméra qui permet de disparaître dans ces limbes si pratiques pour l'action, et réapparaître quelque part). Parce que là, spontanément, j'ai pas tant de scènes que ça en mémoire où le canapé sert juste d'écran derrière lequel on se tient pendant la durée d'un gunfight, et beaucoup plus cette impression d'un usage codifié façon illusionniste, un artefact derrière lequel on peut faire "pouf"!
  14. J'ai commencé la série Marco Polo de Netflix: sentiment très partagé, mais globalement, elle mérite ses critiques très tièdes. C'est pas vraiment extraordinaire, ça essaie d'embrasser trop de choses (l'ambition avec un talent insuffisant..... C'est pas trop ça), mais les moyens sont au rendez-vous et bien utilisés, ce qui constitue un des facteurs majeurs de continuation pour moi. Mais question clichés et codes absurdes, on donne à plein dedans pour essayer de choper le chaland avec des facilités en tous genres: sexe, intrigues d'alcôve too much, arts martiaux très visuels (et un peu à deux balles), nanas létales (parce qu'il faut une égalité des sexes en tout, plus le facteur déférence à l'écran qui place de fait les nanas dans une réalité alternative les rendant surhumaines) et ouverture d'esprit à tout va pour un cosmopolitisme très exagéré. Lors du 2ème épisode, on voit une concubine à poil liquider 3 soldats avec une épingle à cheveux, et un duel entre Kubilaï Khan et son frangin, où les deux grands chefs sont si lourds et patauds qu'on se demande pourquoi c'est pas la concubine l'impératrice des Chinois, Mongols et autres. Juste pour souligner le genre de mauvaises juxtapositions et incohérences où on empile les scènes destinées individuellement à surdramatiser et attirer le pégu, sans appréhension de l'ensemble.
  15. Ouais, mais les gens du monde réel tirent comme des patates ??? :-[ .... Et tu oublies le cliché inverse, tout aussi abondant: combien de persos (d'accord, c'est plus réservés aux personnages importants/principaux, aux héros et aux méchants de calibre certain) survivent à un nombre d'impacts hallucinants? Caricature extrême: John Woo, dont les persos encaissent leur poids en métal et survivent?
  16. La série Masters of Rome de Colleen McCullough dont le premier tome est The First Man in Rome: que du très bon récit, avec des persos (quasiment tous des grandes figures historiques) très humains et TRES bien traités (ils ne lassent pas, n'obéissent à aucun cliché), et surtout -rarissime dans ce registre- extrêmement pointu côté background historique. Comment avoir un récit prenant en parlant de la procédure électorale et législative romaine, des guéguerres politiques internes et des querelles d'individus, de la politique des grandes familles romaines et du fil des grands événements géopolitiques (causes, déroulement, conséquences, aléas, campagnes militaires et batailles, vues au niveau de la troupe....) du temps. On commence avec l'ascension de Marius (vers 110 av JC: guerres jugurthines, puis guerres teutoniques), et on va jusqu'à Actium et ses lendemains (en passant par les deux chouchous de l'auteur, Sulla et Caesar, très développés), en 7 tomes très denses et fournis (j'en suis au 4ème, et j'ai déjà peur de voir la fin). Le dernier siècle de la république romaine, présenté d'une façon hallucinatoirement riche, complète (voire exhaustive) ET prenante, qui balaie beaucoup de clichés qu'on peut souvent avoir sur les grands traits de la période ou de Rome. Je ne saurais être assez dithyrambique sur cette oeuvre. Il y en a quelques autres qui valent le détour pour leur justesse et leur qualité romanesque, mais il s'agit d'histoire de plus petite échelle, souvent des histoire policières dans Rome et/ou son empire, ou une vision des conflits de pouvoir entre grandes familles, plus limitée en termes de champ (Steven Saylor est très bon dans ce registre, avec sa série Blood of Rome). Je conseille vivement de les lire dans le texte (je connais pas la valeur de la traduction en français).
  17. Blablabla, l'a buté ma femme..... Blablabla, on est des hommes des vrais.... Blablabla, raaaaaaah!..... Blablabla, FWEEEEEDOOOOOM..... Blablabla, t'aimes ça, hein cochonne..... Blablabla, Re-raaaaaaah.... Blablabla, ils sont que 3000, et on est 10 gladiateurs..... C'est bon, j'ai bien résumé la série ??? ? On parle de la même? Je viens de lire, dans une excellente série de romans sur la fin de la république romaine, une histoire nettement plus crédible (je parle même pas du combat) de l'épopée de Spartacus, et ça fait du bien à côté de ce que ciné et télé ont pu nous chier en la matière, parce que -et on a moins évoqué cet aspect des clichés ici-, côté interprétation de l'Histoire à la sauce facile et/ou mode du moment (un ressort essentiel dans le récit historique.... Si on n'en abuse pas), cet épisode a quand même beaucoup souffert si on aime se demander ce qui a pu réellement arriver.
  18. Les armures sur la vidéo plus haut sont pas de parade: ce sont des harnois complets, et c'est en grande partie ce que la cavalerie lourde porte aux XVèmes-XVIème siècle (le déclin est rapide à partir des années 1540-1550: on s'allège, on élève des chevaux lourds un peu moins lourds, la lance cesse d'être l'arme de la cavalerie de choc....). Mais avant ce tournant du XVIème siècle (en fait dans la dernière période des guerres d'Italie), la pratique du combat typé "chevalier" est encore bien vivace: il a surtout changé, depuis la dernière période de la guerre de Cent Ans, pour devenir un combat plus rigoureusement collectif, mais surtout, cantonné à un segment (certes encore potentiellement décisif) du combat: la chevalerie est devenue cavalerie lourde, donc une partie d'un "tout" militaire plus vaste et plus discipliné (quoique les écarts arrivent encore, comme à Pavie en 1525). Ca charge lance couchée, ça recherche le choc, si possible frontal, et c'est encore, si bien employé (cad en coordination avec l'infanterie "pike and shot" et surtout l'artillerie), une arme très décisive, même si ce caractère décisif (comme l'a rappelé Chronos) a un coût qui devient très rapidement prohibitif (et une marge de progression technique réduite) pendant les guerres d'Italie. On notera cependant que le combat en mêlée au sol devient plus rare pour les chevaliers/cavaliers lourds/gendarmes avec les guerres d'Italie; ils sont réellement cantonnés au rôle de cavalier lourd à ce moment (ce qui diminue en outre leur rapport coût/utilité), même si individuellement, ils sont encore formés/entraînés comme des chevaliers, soit à être des guerriers complets, et ce depuis la petite enfance.
  19. A partir d'un certain moment, des harnois de bonne qualité accessibles en nombres conséquents aux chevaliers/cavaliers lourds/gendarmes sont une réalité (je parle pas des merveilles de métallurgie et d'orfèvrerie qui équipent rois et grands féodaux): les compagnies d'ordonnance, qui représentent quand même quelques milliers de tels combattants en France fin XVème-début XVIème siècles, en sont équipées. Ils ne sont pas "pare balles" proprement dits, et certainement pas sous tous les angles (essentiellement de face dans les parties vitales): mais ils sont assez bons pour détourner les balles touchant ces zones, étant donné à la fois leur qualité, et le faible pouvoir pénétrant des projectiles d'armes à feu de cette période (poudre merdique, armes gaspillant la force de l'explosion, projectiles mal profilés).
  20. La cote de maille, faut pas oublier une multitude de détails qui vont avec: - elle se porte quasiment toujours avec un gambison (ou équivalent), depuis l'époque romaine (et chez les Gaulois à qui ils l'ont piquée), soit une veste en cuir doublée ou une veste rembourrée. De toute façon quelque chose qui aide à absorber/amortir/diffuser l'impact - la qualité varie beaucoup selon l'époque, le lieu et les moyens du commanditaire: la qualité du métal, mais surtout la densité du maillage (qui peut aller du simple au quintuple.... Et c'est pas le même prix), déterminent réellement la qualité du bouzin. Et moins une maille est dense, plus généralement le combattant compensait par du rembourrage en dessous, voire du rembourrage ET une surface de cuir (pour ajouter à la rigidité et donc "doubler" la maille). Un coup de taille a peu de chances de trancher de la maille, ou alors quelques maillons (ceux du point d'impact où la force est concentrée, soit une zone très petite), sans réellement créer de l'ouverture pour couper en dessous. Et pour réellement faire mal "en dessous", faut pouvoir donner un coup réellement énorme, cad dans une bonne position, sans interruption/ralentissement/détournement partiel (rare en combat), et/ou avec une arme dévastatrice, et/ou d'une hauteur supérieure au combattant qui prend le coup (allonge et taille sont des avantages importants, amis de la gravité). Et pour l'impact, toujours, donc, se rappeler que gambison et autres se trouvent dessous, souvent en plusieurs couches (un genre de Chobham pour piéton du Moyen Age, quoi: du blindage composite). Pas la panacée, évidemment, et de toute façon un impact, mais si on prend en compte: - la capacité de combat et protection mutuelle du groupe de base - la capacité de combat du soldat - le bouclier et l'arme principale (qui dissuadent/calment généralement le trop d'aventurisme ou les coups délirants en face) - les limites de l'attaquant (à ses mouvements, à ses capacités) imposées par les circonstances générales d'un combat collectif ET individuel en même temps (qui se passe dans la réalité si imparfaite.... Ca va jusqu'à l'état du sol et de la météo) - le fait que l'attaquant vise ce qu'il peut, mais cherche les parties non couvertes avant tout (plus dures à atteindre) - la cote de maille et le gambison multicouches en dessous .... On peut considérer qu'en l'état des choses, des unités bardées de maille ont une bonne endurance face à l'attrition, de bonnes chances d'encaisser des dommages individuels supportables (pour la survie et/ou la poursuite du combat). La maille a plus de difficultés face aux flèches, raison pour laquelle le bouclier, de l'antiquité au Moyen Age, accompagne toujours le combattant maillé, ce qui se perd avec la montée des plates (la taille du bouclier se réduit grandement), puis du harnois blanc (disparition du bouclier). Même principe que la flèche avec l'estoc d'une arme fine: ça pénètre la maille: mais évidemment, faut y arriver, ça se donne pas de loin, avec un équivalent de rapière qui aurait du mal à pénéter et la maille et ce qu'il y a en dessous en gardant suffisamment de force pour pénétrer profond. Dans un combat, donner un coup de ce genre est une occasion rare, donc ce sont plus avec des lances fines des demi lances, ou des armes de close combat (dagues, miséricordes....) qu'on peut le faire, et c'est plus souvent pour achever un blessé déjà essentiellement vaincu (cad qui n'a plus son armement) dans ce dernier cas. Entendons-nous bien: l'armure de plate, c'est une cote de maille avec des plaques de blindage aux endroits sensibles, ou un mix maille/plaques assemblés ensembles. C'est pas encore le blindage articulé que sera plus tard le harnois blanc. Sur les plaques elles-mêmes, les coups tendront à riper, à moins de tomber sous un bon angle (perpendiculaire ou proche) d'un endroit qui accroche. Auquel cas, ça dépend de la force du coup, du profil de l'arme (un "bec de corbin" ou marteau de guerre? Une hache lourde? Une masse d'arme? Une épée?), de la qualité et de l'épaisseur du blindage.... Mais pour percer, réellement ouvrir le métal (avec lui aussi une "seconde couche": gambison et/ou cuir -souvent durci), faut sacrément y aller!!! L'épée est d'ailleurs une arme sur-représentée pour la bataille à l'écran, là où, pour le Moyen Age, le combattant en armure avait tout un arsenal: la lance est son arme principale à cheval, et pour la mêlée, il aura plus souvent un tas d'autres trucs, du genre masse, marteau ou hache, voire un estoc (aussi un nom d'arme), soit une épée triangulaire (pour la solidité) servant uniquement à frapper d'estoc des cibles blindées (cette arme se développe beaucoup à partir du XIVème siècle, quand les plates commencent à apparaître). Au sol, la demi-lance est aussi favorisée. Le cavalier lourd a de fait un vaste choix, ce pourquoi il a un page et un valet (au moins), soit la "logistique de l'avant" (qui le servent en bataille, combattent aussi, transportent des armes de rechange). La lance, la pique, la demi lance et l'estoc sont les armes qui servent contre des plaques de blindage (elles offrent une chance de percer) dans une configuration de recherche de coups d'estoc, et ce dans des combats où la mortalité est en fait assez faible sauf si un autre système d'arme joue aussi (flèches tirées par des arcs puissants ET avec des têtes genre bodkin, carreaux d'arbalètes, armes à feu par la suite; mais aussi des dispositifs tactiques: embuscades, épuisement des "blindés" ensuite achevés de près). Pour la taille, c'est plus aléatoire: beaucoup d'options, mais de fait des probabilités de blesser lourdement, incapacité ou tuer plus réduites (plus de chances de désarmer en fait), ce qui correspond bien au mode de combat du temps (entre chevaliers), où on cherche à capturer et rançonner. Quand arrivent les harnois blancs en nombre et en qualité, c'est encore autre chose: ce sont des blindages rigides articulés, solides (qualité croissante du métal et de son travail) et profilés pour encaisser les projectiles sous un certain nombre d'angles. Les flèches cessent d'avoir tout effet, sauf coup très chanceux, les carreaux sont moins efficaces, les premières générations d'armes à feu n'ont pas un grand taux de réussite de face, et la capacité d'encaisser des coups d'estoc et de taille s'accroît beaucoup (moins de bons angles de frappes, plus grande résistance). Mais évidemment, c'est aussi l'époque où d'autres systèmes d'armes parviennent à un premier stade de maturité et d'emploi générique: infanteries qualifiées de piquiers/tireurs (arcs et arbalètes du XIVè au XVIème siècle, armes à feu après), artillerie....
  21. Sans compter les classiques: - Duellists de Ridley Scott: sabre (et à cheval en prime) et épée sont utilisés dans deux duels différents, et ce sont de vrais mouvements. - le cycle des mousquetaires de Richard Lester (avec Charlton Heston en Richelieu!): l'escrime est bordélique, réaliste, bâtardisée au maximum avec tous les coups de putes possibles Même Kingdom of Heaven est pas mal de ce point de vue, y compris le duel final (uniquement dans la version longue).
  22. Oui, bien vu: je sais pas si on en a déjà parlé ici, mais ce point m'irrite assez souverainement! Surtout quand on voit les demi-portions ou nanas musclées comme des mannequins slasher des guerriers carapaçonnés de maille, plates, armure lamellaire ou autre, avec un coup de tranchant d'épée qui, visuellement, respire rarement la force d'impact (déjà qu'à impact maximal donné par un costaud, ce serait pas fameux en terme d'effet), ou avec une flèche (le grand égalisateur des sexes -avec les arts martiaux et assimilés- dans les films antiquité/moyen âge/oderne/fantasy) tirée d'un arc pas super bandé et pas super puissant (pas un longbow de 2m ou un arc composite à 40-50kg de tension). Naaan, l'armure, ça sert à rien qu'à faire des brutes imbéciles et pataudes qui se croient super fortes ainsi. En fait, c'est juste un look comme un autre. Et est arrivé Game of Thrones: Jorah Mormont vs un agile guerrier d'élite dothraki..... L'armure parle: il chope le coup censément mortel de l'autre (trop sûr de lui et méprisant évidemment) sur son flanc et l'estoque dans sa chierie de gorge, sans circonvolutions inutiles. Et le combat Red Viper vs The Mountain dans la dernière saison, le léger et agile vs l'hyper-über-mastoc en armure surblindée avec une épée grande comme une maison, est bien rendu et évite les clichés vus ailleurs: le léger évite le contact, a une arme très longue, bouge tout le temps et n'a donc quasiment jamais l'opportunité de coups décisifs, faisant traîner le combat TRES longtemps. Résultat, pour mériter de combattre en léger, faut être: intelligent, rapide, avoir la bonne arme qu'on manie mieux que comme un maître, et avoir fait BEAUCOUP de cardio... Et être assez fort pour manier vite, bien et longtemps une arme chiante (la lance), donc quand même pas un éphèbe. Bon, y'a aussi Bronn vs le chevalier du Val d'Arryn.... No comment: on regarde et on jouit des armes que l'amoral Bronn amène dans le combat: le savoir-faire, la patience, le vice et l'absence totale de considération pour le qu'en-dira-t'on.
  23. Ou elles se cassent d'un héros jouant à Tarzan sur les flancs d'un gratte ciel, faisant du saut à l'élastique d'un étage à l'autre. Scénario type: il saute du toit ou casse (aisément: un objet projeté dans la vitre suffit) une vitre, s'accroche à une corde (ou n'importe quoi pouvant en tenir lieu, du long rideau à la lance d'incendie) et saute dans le vide, pour, via un court arc de cercle (ou quelques mouvements de balancier de 3-4m d'amplitude à tout péter), se réintroduire dans le dit immeuble en recassant une vitre tout aussi aisément quelques étages plus bas. Le pouce dans le cul, quoi. Si les vitres des grattes ciels étaient si facilement cassables, personne ne se battrait pour avoir le bureau ou l'espace de bureau contre elles.... Enfin j'dis ça, j'dis rien....
  24. Ouais, c'est cool: tu bois le liquide, et après tu peux manger la bouteille....
×
×
  • Créer...