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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. La "forteresse assiégée", soit la version russe du nombrilisme national poussé à un niveau de paranoïa élevé: "le monde ne pense qu'à nous, n'en veut qu'à nous, n'en a qu'après nous". Réponse: l'armée et l'autarcie. le mec a tout compris. L'un des problèmes russes est l'agriculture: quel est le potentiel de croissance de l'agriculture russe si elle doit fonctionner sur moyens propres? Il me semblait que, comme pour le pétrole, ils avaient besoin de pas mal d'expertise et d'investissements étrangers. Ils ont les terres arables, mais ont-ils la main d'oeuvre (en quantité et en qualité) pour opérer une croissance rapide (des populations rurales -des vraies, pas juste des gens qui vivent dans des bleds- ne se recréent pas rapidement, surtout de nos jours où l'envie est dans la ville)? Ont-ils, au milieu de toutes les priorités en cours (qui viennent d'être boostées par la crise présente, et semblent devoir le rester vu le mode de réponse adopté), les capitaux et infrastructures (formation notamment) disponibles pour lancer un changement rapide et important? La mise en valeur de suffisamment de terres, à elle seule, réclamerait un effort titanesque. La réorganisation de l'agriculture aussi. Quand à rétablir des grandes zones de production équipées et peuplées comme il faut d'agriculteurs formés et motivés (et le pégu est avant tout motivé par la propriété de sa terre, ou au moins un intéressement satisfaisant au résultat), c'est cher et lent. Et il ne me semblait pas que la Russie avait brillé jusqu'ici dans cet aspect des choses. Et ça, c'est que l'agriculture. Après, y'a..... Le reste. La situation actuelle peut certes procurer à Poutine le capital politique nécessaire pour lancer des réformes plus profondes et assurer le suivi de leur mise en place pour un certain temps (peut-être). Mais c'est pas si évident: l'exemple des JO de Sotchi montre ce que ça coûte de lancer un projet en Russie où il y a pourtant beaucoup de volonté et de consensus (comme me l'a dit un ami diplomate, "dépenser 50 milliards pour des jeux qui en coûtent réellement 20 ou 30").
  2. C'est lié: - au suivi de plus en plus faible du suivi légal de l'évolution des armes et munitions produites au fil des décennies après les années 40-50, plus rapide que tout effort législatif et réglementaire (parallèlement de plus en plus parasité par le lobby des armes à feu, dans les Etats et au niveau fédéral, soit une lenteur en grande partie voulue) - à la soudaine réinterprétation fondamentaliste/déviante du 2ème Amendement; fondamentaliste en ce qu'il revient au principe de base du fait que la possession légale d'arme n'est pas prévue pour la chasse, l'autodéfense ou une "justice citoyenne" (celle qui menait essentiellement à des lynchages, à des exécutions sommaires et de la "justice" locale expéditive et très peu juste), mais pour le principe de résistance à l'oppression. Déviante en ce que cette réinterprétation met le concept entier (la résistance à un gouvernement "tyrannique") au niveau individuel, et non au niveau des communautés de base (essentiellement les Etats dans la genèse américaine) pouvant former des milices ET pratiquer ce faisant un certain niveau de "peer control", cad un contrôle des citoyens par leurs pairs (et pas par le gouvernement qui n'a qu'un pouvoir de contrôle limité sur ce point) au sein d'une organisation régulée, pour éviter ce qu'on voit maintenant, à savoir des individus avec pas ou peu de qualifications pouvant obtenir les armes qu'ils veulent, comme ils le veulent, quand ils le veulent, tout en disant merde à tout le monde (et devenir des dangers sans gardes fous).
  3. Il n'y a que 6 Etats américains qui interdisent spécifiquement (nommément) les munitions chemisées en téflon (les "cop killers"), et une variété de réglementations nettement moins spécifiques et très variables selon l'endroit. Au niveau fédéral, il est légalement interdit d'en fabriquer ou importer "commercialement" (texte trop spécifique, autorisant de nombreux contournements), et les vendeurs ayant une licence fédérale n'ont pas le droit d'en vendre à d'autres entités ou personnes que des organismes fédéraux ou étatiques de maintien de l'ordre sans tenir registre (donc des organismes et personnes privées y ont accès -et peuvent revendre- dans cette limite, au regard du droit fédéral..... Cad: au niveau des licences d'Etat, c'est autre chose). Par ailleurs, ces législations fédérales font aussi exception pour certains niveaux de permis de port d'armes et certains niveaux de licences commerciales (il y a une gradation pour les vendeurs et usagers: tous les permis et licences ne se valent pas). Au final, ces munitions circulent, légalement et illégalement.
  4. Je suis pas assez expert de Star Trek (pas des masses en fait), mais la téléportation n'est-elle pas un peu bloquée par les champs de force d'un navire? Les flottes de StarWars en sont saturées, et ils ont l'air de s'épuiser bien moins vite que ceux de Star Trek qui, au premier coup, font paniquer les équipages qui hurlent qu'il n'y a plus que 10% de la puissance (mais ensuite, évidemment, ces 10% durent 3 plombes ??? ). Et que sais-tu de la fusion de données à bord d'un navire impérial? T'as ton diplôme de l'EISC (Electronic Engineering School of Coruscant)? Non mais! Par ailleurs, le plus grand Enterprise fait moins de 700m, quand le Star Destroyer de base en fait 1600, avec plusieurs escadrons de chasseurs en prime (et les vaisseaux amiraux font quasiment 20km) et une réserve énergétique qui doit être un tantinet plus maousse. Et quand au nombre..... Apparemment, le récit "canon" annonce la couleur: 25 000 destroyers pour l'Empire à son top. Quand Starfleet a l'air d'avoir du mal à réunir plus que quelques dizaines de bestioles. Et de toute façon, les SD sont nettement plus phalliques, donc ils sont meilleurs ! Et en plus j'avais oublié: jedis et siths aux commandes de chasseurs se rieront de toutes les défenses de StarFleet et consorts, trouvant la faille de chacune à tous les coups, mettant là où il faut et niquant tout avec trois fois rien! La Force n'est pas avec StarFleet ou les Romuliens. Sans même compter l'usage de la Force au niveau haute tactique/opératif: la coordination et l'anticipation deviennent quasiment magiques (sans même compter les possibilités d'action à distance sur le stratège ennemi)! Et StarFleet n'a pas de Wookies ou de petits droïds malins et caractériels: de bien lourds handicaps.
  5. Et le point est que ce n'est que très récemment que l'interprétation du 2nd Amendement a changé pour devenir un délire permanent; jusqu'aux années 80, il était "tranquillement" interprété comme avant tout une loi sur les milices (donc la justification des Gardes Nationales et des State Defence Forces) et l'autorisation d'avoir des armes "normales" chez soi (armes de poing lambda, fusils de chasse et fusils à pompes). Honnêtement, même si tout d'un coup Etat fédéral et Etats étaient miraculeusement d'un seul avis sur la chose, je crois même pas que techniquement, ce serait faisable de faire une rafle sur les seules armes "méchantes" (FA, fusils de sniping, PM, lance grenades), sur les munitions "pointues" ou sur les propriétaires difficilement compatibles avec une possession responsable d'une arme. On parle de nombres trop grands, d'un niveau de dispersion énorme sur une surface gigantesque, le tout emballé dans 50 systèmes juridiques différents dont une grande partie a ouvertement favorisé l'opacité la plus complète et l'intraçabilité quasi totale. Il serait possible évidemment de changer la donne à partir d'une date donnée (sur les ventes et échanges, bref, le neuf et l'occasion) pour réguler l'avenir du marché proprement dit, mais le stock accumulé est déjà tel (300 millions d'armes légales) que l'impact ne serait que minime: un flingue est un bien peu périssable. Sans même compter que dans beaucoup de comtés ruraux, surtout dans le sud et le middle West, les ateliers informels (familiaux ou "de voisinage") sont nombreux (il y a une grande dispersion d'un certain nombre de savoirs-faires et matériels de fabrication et entretien) et peuvent assurer de façon invisible l'entretien, voire la fabrication de beaucoup d'armes et de munitions, et généralement dans les coins où se trouvent les gens les plus inquiétants (survivalistes, milices autonomistes, radicaux, mouvances extrêmes diverses, certains types de gangs) hors des gangs criminels urbains (qui eux sont alimentent et se fournissent sur le marché des armes illégales). Si: ils n'ont pas (ou rarement) accès à des fusils d'assaut, des lance grenades, des munitions de guerre ou perce blindages, des fusils de sniping (dont des calibre 50).... Ca ils doivent leur envier: la pétoire de chasse tirant à la chevrotine a moins de potentiel d'accidents tragiques, de coups de folie dévastateurs, ou de crimes sanglants prémédités (elle peut faire tout ça, mais avec moins de dégâts, et n'a d'impact que dans des conditions plus restrictives).
  6. Contre Un Star Destroyer? Pfffft, il disparaît, le tout petit Enterprise. Ils jouent pas dans le même bac à sable. Et si on parle en plus quantité de navires et troupes dispo, l'Empire raye n'importe quoi dans le monde de Star Trek. Sans compter les petites unités: Star Trek n'a rien de valable dans ce domaine, face aux nuées de Tie, X-Wings et autres (Naboo Fighter Poweeerr! Raaaah! Meurica! Euh, non. Republica!). Va t-on partir pour un équivalent geek SF du "Kalach vs M-16"/"Rafale vs Eurofighter"? Bon, la téléportation, OK, ça c'est un truc. Les commandos Starfleet vont s'infiltrer comme papa dans maman, et se répandre comme la vérole dans le bas clergé.
  7. Au rabais, au rabais, n'exagérons rien: Poutine s'est pas fait tondre non plus. Ce contrat (ou plutôt cette série de contrats énergétiques) créent du manque à gagner, c'est pas de la vente à perte. Moins de marge de manoeuvre pour Poutine, c'est certain, et un voisin géant qui est son client "préféré" obligé, par contrainte: qui est le plus prisonnier de cette posture? Le vendeur ou l'acheteur? En l'occurrence, plutôt le vendeur. Si l'ouest maintient la nouvelle attitude envers la Russie pendant un moment, Poutine n'aura pas vraiment d'alternative équivalente (qui se compare à la Chine ou à l'occident en terme de pouvoir d'achat à cette échelle?), et là, il va commencer à vraiment pas aimer avoir à faire des courbettes au Chinois juste pour pouvoir dire qu'il fait la nique aux "impérialistes" occidentaux (comme si les Chinois l'étaient pas dix fois plus).
  8. L'équivalent du Préobrajenski, ce seraient plutôt les Gardes Françaises ou les Gardes Suisses (principales unités d'infanterie de la Garde), ou encore les Cent Suisses: les Mousquetaires ne sont ni les plus anciens, ni les plus prestigieux membres de la Maison Militaire du Roi: ça serait plutôt les unités à cheval, à commencer par les 4 compagnies de Gardes du Corps (équivalent pour les Russes: les Chevaliers Gardes) ou celles des la Gendarmes de la Garde et des Chevau-Légers, toutes ayant préséance et préférence sur les Mousquetaires (qui sont essentiellement des dragons d'élite et de super luxe: des troupes d'assaut et de coups de mains). Mais pour l'histoire de la déco: c'est fou ce manque d'imagination! A croire que l'on ne peut plus rien inventer, y compris dans le domaine particulier du somptuaire d'Etat! Apparemment, avec Poutine, faut faire dans le mauvais remake du XIXème siècle (pas franchement le top de la déco d'intérieur selon moi, mais bon). Même pas original dans le genre remake, qui donne uniquement sur cette période XVIIIème-XIXème: pourquoi qu'il a pas fait du Novgorod/XIIème siècle style? Ou un resucé de la déco façon Ivan le Terrible (ça lui irait mieux et ça ferait bosser l'artisanat de l'icône)? Mais bon, c'est un Pétersbourgeois (avec des goûts de petit bourgeois :-X apparemment).... Et à propos de cette carte..... Y'en a une pour le point de vue ricain, et une pour le russe: y'en a t-il d'autres? Par la Chine? par l'Europe? Par la France? Si non, faudrait peut-être songer à en faire une!!!!
  9. Evidemment qu'ils sont en train de le gicler: - avouez que, même en ne tenant compte que de ce qui a été reconnu "canon" par les ayant droits, tellement de trucs ont été accumulés au fil du temps que c'est incohérent, et pas terrible en terme de timeline (et souvent franchement nul et redondant) - il faut bien faire de la place pour la Fédération et Starfleet :lol: ! Vous croyez que l'arrivée de JJ Abrams est innocente? I THINK NOT! le grand crossover va arriver, je le sens, et je le sentirais encore plus après avoir pris mes petites pilules vertes..... Ou rouges..... Ou violettes..... J'vais prendre les 3 pour être sûr.
  10. Aaaah, le rétro russe façon XVIIIème-XIXème siècle: le goût de cocotte dans sa plus grande splendeur. Beurk. Et je pense que le mec qui a peint les scènes des caissons dans la photo du haut doit être au goulag aujourd'hui; ou en tout cas, il le mériterait (c'est digne d'une boîte à biscuit bas de gamme). Y'a vraiment des gens qui devraient pas être autorisés à avoir des centaines de millions....
  11. Tout le problème d'une grande manif, et à plus grande échelle, d'une révolution: c'est une arme puissante, une qui force le pouvoir à réagir (parfois par une répression extrême, qui peut l'emporter, en tout cas à court terme), mais c'est une arme sans précision, à moins d'avoir une tête à la fois représentative, contrôlant la majorité des troupes, ayant un message et prête à participer efficacement au pouvoir ou à le prendre en main (tout en gardant les forces de la rue mobilisables, ou transposables en un socle suffisant de votes). Une combinaison difficile, rarement réunie et qui, même si ces conditions sont réunies, ne peut jamais accomplir autant qu'elle vise (saloperie de réalité). Alors dans le cas de Maïdan, où le mouvement était plus une coalition de groupes divers avec comme force principale la "majorité silencieuse" d'une partie du pays (nombreuse, mais pas structurée), comme fers de lances des groupes pas tous recommandables, comme têtes d'affiches des politiciens "en place" (et les plus populaires n'étaient pas les mieux placés pour diriger), et une capacité de coordination limitée à l'activité dans la rue (organisation, logistique, maintien dans la durée, politique d'image), c'était pas franchement gagné pour transformer l'action en résultat politique. Surtout dans un pays déchiré, torpillé par le grand voisin, et sans moyens.
  12. Ben oui, évidemment, mais ces phénomène sont liés: les "nouvelles droites" telles qu'elles ont explosé dans les années 80 sont le socle qui a permis l'avancement de la politique pro-gun; grignotage des réglementations d'Etat, blocage de toute action fédérale, législative (donc l'action au Congrès) ou exécutive (comme par exemple le torpillage systématique et permanent du budget, de la direction et de l'action de l'ATF, le blocage de tout travail sérieux et soutenu de recherche sur le sujet), grande campagnes (en fait action permanente) multi-médias et multi-vecteurs (action sociale, de terrain, marketing communautaire....) partout où c'est possible, pour garer le terrain favorable bien entretenu, et essayer de conquérir d'autres espaces, action développée, organisée et stratégisée de lobbying à tous les échelons (de la plus petite commune au Congrès).... L'industrie de l'armement est une composante parmi d'autres des forces à l'oeuvre, mais elle a activement participé au développement du terrain pour qu'il soit prêt à accueillir sa nouvelle offre. Le tout s'inscrit dans une scène politique qui, subissant la massification du phénomène médiatique à partir des années 80 (le câble particulièrement, qui fait exploser la variété de l'offre) et sa réorganisation, tout en l'utilisant, devient de plus en plus polarisée et polarisante, coupant la grande majorité de l'électorat actif en deux groupes (pas la totalité de l'électorat) de plus en plus fermés, surtout ce bloc d'une droite de plus en plus intransigeante où les plus radicaux pèsent disproportionnellement (à l'inverse du parti démocrate où c'est le centre/centre droit qui a pris trop de contrôle aux dépends de la gauche, la gauche radicale étant plutôt hors du parti).
  13. Faut pas chercher une causalité unique, ça arrive rarement. c'est toujours une conjonction de petite et de grandes choses, de tendances lourdes et d'événements fortuits. Entre beaucoup d'autres, on trouve (et beaucoup de ces choses sont liées entre elles): - la révolution reaganienne et l'affirmation d'une nouvelle "droite décomplexée" à laquelle de nombreux avantages sont accordés (détaxation....) et qui consolide ses positions dans de nombreux endroits (un niveau de jerrymandering" sans précédent dans pas mal d'Etats du sud, qui contecarre beaucoup d'effets de la déségrégation) - la restructuration du "nouveau sud" politique, menée depuis la "southern strategy" de Nixon, qui commence à porter ses fruits à grande échelle, notamment via l'affirmation de la "moral majority", c'est à dire l'explosion de mouvances religieuses (évangéliques, mais pas que) militantes et disposant d'organisations de grande échelle et surtout disposant de financements sans précédent (accrus par de nombreuses évolutions dans l'environnement économique -télé câblée notamment- et dans leur business model: mega church, télévangélisme, merchandising, médias....) - le chapeautage d'un nouveau conservatisme idéologique (dont le Saint Patron est William F Buckley) sur le plan intellectuel, qui trouve alors d'énormes leviers sur la société et sort des purs cénacles intellectuels - la nouvelle stratégie des producteurs d'armes, fondée sur un marketing "tribal"/communautaire agressif et un lobbying qui s'affirme (et commencera à devenir absolument incontournable dans les années 90)
  14. Il y a des Etats américains qui le font (et la corrélation avec un moindre niveau de violence par arme à feu est généralement très concluante), toute proportion gardée (il y a de toute façon un certain volume d'armes à feu en circulation, sans compter les illégales, et un plus haut niveau de contrôle ne veut pas dire un énorme niveau de contrôle). Mais s'il y a du vrai dans le mythe des origines qui serait lié au sujet, faut aussi le relativiser: la France (et d'autres) a longtemps eu une culture de l'arme individuelle, et l'a encore dans une plus petite mesure, et cette culture était aussi bien à gauche qu'à droite. On peut parler en fait de cultures au pluriel: celle de la défense nationale (milice/garde nationale), de la lutte contre l'oppression potentielle, de l'autodéfense, du droit à chasser (longtemps revendiqué, après la révolution, par opposition aux "chasses gardées" seigneuriales). Y'a de quoi faire. Mais la possession d'un flingue, de même que les limites acceptées sur les types de flingues pouvant être en circulation, étaient des non débats, ou des débats mineurs, jusqu'aux années 80: c'est vraiment un phénomène récent, et la récente position de la Cour Suprême (l'actuelle a une majorité de conservateurs tendance ultras ou sous la coupe de la tendance ultra) sur un aspect du sujet du 2ème amendement s'est posée en porte à faux de toutes les positions adoptées par cette instance depuis qu'elle existe. Si on retrace à l'origine, il faut aussi se rappeler qu'on parle d'un pays longtemps peu peuplé, aux centres urbains très éloignés (par les distances, le faible réseau de communication, la technologie de transport, l'absence ou le sous-développement des routes), à la population dispersée, et surtout, limité aux armes de son temps. Il a fallu attendre la 1ère GM, au final, pour que commencent à apparaître des armes individuelles à fort potentiel destructeur (cadences, munitions variées, pénétration, portée) et se différenciant nettement des "armes civiles". Donc largement plus d'un siècle d'existence du pays avant que le problème se pose autrement. Et dès les années 20, la mesure de bon sens tacitement acceptée par quasiment toute la population, par exemple, était que ce serait pas une idée géniale que les mitrailleuses soient en vente libre. Consensus qui a duré jusqu'aux années 80 et au déclin net comme tendance lourde du taux de possession d'armes à feu dans les foyers US.
  15. Entre ça et le câble sous-marin Marseille-Singapour sur lequel les anglo-ricains auraient réussi à mettre leurs oreilles, on se dirait presque que la France aime se laisser marcher sur les pieds. J'imagine bien qu'il doit y avoir des réactions, des anticipations, des mesures en cours (enfin j'espère), et que ce cas chinois n'est pas passé inaperçu (si l'Obs le sait....), mais laissé en plan comme ça, sans réaction publique des autorités sur ce genre de choses, donne cette impression que les Français sont des branques: les autorités américaines réagissent toujours quand ce genre de trucs arrive en place publique, et font du ramdam pour dire "on est grands et forts", "ça ne passera pas, ça ne se reproduira pas", ils virent quelqu'un, ils mettent un budget.... Qu'après, les effets soient réels ou non, c'est une autre affaire, mais en attendant, le public n'a pas l'impression que son gouvernement se laisse enfiler.
  16. Le marché des munitions autorise un certain niveau de contrôle cependant; les consommables sont un levier d'action. De même qu'une action d'éducation et d'information, si elle n'était pas entravée. Avec comme toile de fond le fait qu'on parle d'un marché en diminution constante en terme de nombre de clients (même s'il y aura probablement un seuil plancher en-deçà duquel la baisse s'arrêtera), même si bien portant en terme de CA (les mêmes clients sont en fait matraqués et sur-incités à acheter toujours plus). Le marché "secondaire" de la main à la main (de flingues initialement parfaitement légaux) est l'inconnue (ou la donnée mal connue) dans l'équation, étant donné l'absence quasi-totale de contrôle, de suivi et de déclaration (quelques Etats font des efforts, mais c'est peu), mais il semble tourner essentiellement autour des mêmes cercles et des mêmes clients, qui achètent juste "autrement" (et moins cher), ce qui indique par ailleurs, et ce avec l'évolution des revenus aux USA, que les ventes d'armes neuves (donc le bifteck des producteurs) va aller s'amenuisant de ce côté là. Encore plus vrai si on rappelle qu'il y a autant d'armes en circulation que d'habitants aux USA: les armes s'usent assez peu, ce ne sont pas des produits à faible coût (dans un budget modeste, et surtout si on parle d'autre chose que du pistolet de base), et les possibilités de faire dans le "toujours mieux, toujours plus" en terme d'offre ont un plafond, donc les producteurs vont avoir quelques problèmes à une échéance plus ou moins proche. Non, mais faut juste garder à l'esprit qu'en grande majorité, ce sont les 15-20% arriérés consanguins et leurs entourages qui concentrent les deux tiers des armes en circulation, et l'essentiel des armes très méchantes. Je caricature évidemment, mais c'est l'idée générale. Mais dans un pays où il y a autant d'armes en circulation que d'habitants, la question ne peut effectivement pas se poser facilement.
  17. Déjà, la facilité d'obtention du permis de port d'armes aux USA (dans beaucoup d'Etat, c'est à peine une formalité), ou l'absence de suivi et d'évaluations de la capacité à posséder une arme et s'en servir de façon responsable (faudrait déjà que ce soient des choses obligatoire dans l'obtention initiale du permis), n'encouragent pas à se sentir en sécurité; pas besoin de savoir se servir d'une arme pour en posséder, pas besoin d'un minimum de contrôle sur le lieu de vie et les conditions de sécurité et d'accessibilité autour de l'arme, aucun suivi réel des armes en circulation, et certainement zéro besoin de qualification pour savoir se servir d'une arme en situation réelle (tests sous stress, scénarisés, capacité à évaluer une situation....). Résultat peu mis en avant: le nombre de cas où on voit des gens faire une erreur de manip, tirer dans des conditions moins qu'optimales (gens paniquant, dans un état de semi-sommeil/agissant au saut du lit, comprenant mal ce qui se passe) ou se faire flinguer avec leur propre arme (ou encore que ce soit leur arme, utilisée par un proche, qui commette un crime ou une gaffe), sont des cas de figure hautement fréquents. En complément, on souligne rarement le nombre de blessés par balle: seul le nombre de morts entre dans la conversation (déjà énorme aux USA), oubliant totalement le nombre bien plus grand de gens blessés (gravement ou non) ou traumatisés par la chose (et je parle de trauma clinique, cad ayant des effets ultérieurs, notamment sur le niveau de violence dans la société; les enfants figurent en bonne place dans ces victimes oubliées). L'impact concret d'un événement impliquant une arme à feu va bien au-delà des tués dans l'événement lui-même, mais là encore, la mesure de la chose (et la recherche qui suit, et le débat qui accompagne) est largement empêchée par un lobbying efficace. Essentiellement parce qu'il y a suffisamment de glandus parano persuadés que la liberté dépend du fait qu'ils puissent avoir un AK, un M4 et quelques pistolets (pour qu'ils puissent traiter tous ceux qui ne pensent pas comme eux de tapettes anti-américaines et complices de la tyrannie), pour alimenter le coeur le plus rentable d'un marché encore très vaste, même si en diminution constante. Ce "coeur hautement rentable" du marché des armes aux USA, qui fait la grande majorité des marges, est assez comparable au marché de l'alcool, où une portion très réduite des consommateurs fait la majorité du bénéfice; c'est relativement pareil sur tous les marchés, mais plus le produit est extrême/dangereux (et classe socialement dans une catégorie très à part), plus cette logique est accentuée.
  18. Faux! Tu es grillé, espèce d'ignare. C'est pas des alliages de dans bien longtemps, mais des alliages d'il y a très longtemps, dans une galaxie lointaine. Nyerk, nyerk, tu as été eu!!!! Merde, j'ai été eu! Faute d'inattention de merde! Je vais aller me flageller au sabre laser/fouet. Je suis aussi un geek de SW, mais uniquement de ce qui est produit en live action (les anime, très peu pour moi). Avec le bémol que j'ai beaucoup lu de BD/comics et quelques romans, et plus encore geeké des années sur le Jeu de Rôle (ce que même beaucoup de geeks ne font pas: les rôlistes sont un monde à part). Donc je m'auto-excuse de ne rien savoir de ce qui se passe dans les anime, tout en revendiquant le titre de geek de Star Wars, na ! Que se passe t-il dans le bloc A-Y-21-3?
  19. Attends, c'est pas tout: il y a aussi un fort mouvement pour que les élèves aient le droit de se trimbaler avec des armes dans les universités (je ne sais pas quel âge est fixé pour la majorité dans ce domaine); la chose est déjà en place dans certains endroits (en Arizona, il me semble que c'est le cas). Personnellement, un aspect que je trouve choquant est le déni du droit à la sécurité pour les gens qui ne veulent pas être à proximité d'armes détenues par autre chose que les forces de l'ordre. Il y a toujours une hiérarchie des droits dans tout système, c'est inévitable: les libertés ne sont pas toutes compatibles, et à certains moments, il y en aura nécessairement qui auront priorité sur d'autres, mais un relatif équilibre et une certaine mesure doivent être trouvés. Là, aux USA, la chose est depuis quelques décennies complètement passée à la trappe. Je sais que s'il y avait dans mon voisinage un type qui a une collection d'armes, dont certaines vraiment méchantes, et qu'il s'adonne à la dive bouteille, je serais pas franchement rassuré, et ce encore moins dans un environnement de maisons individuelles dans le style des banlieues pavillonnaires US (cad distances importantes, temps de réaction de la police plutôt long, forme relative d'isolement....), et je serai enclin à agir pour obtenir des limites dans l'environnement communautaire local (marquage et/ou information sur là où se trouvent les propriétaires d'armes -ou au moins de certaines, ou de certaines quantités, par exemple), ce qui, sur ce sujet, est souvent impossible aux USA. Et avoir un coin plein d'armes détenues souvent par des glandus se prenant au sérieux et ne renonçant pas à leur droit à se bourrer la gueule, devrait aussi être plus largement signalé pour offrir des options aux gens ne voulant pas de ce genre d'environnement (l'impact sur la valeur du mètre carré devenant un moyen de pression "équlibrant"). Mais là, je vois déjà les campagnes de la NRA invoquant la comparaison avec le port de l'étoile jaune....
  20. Les Russes non plus, et eux ils sont beaucoup, et ont des batteries d'artillerie et des radars, pas juste deux figurants dans un gouvernement fauché (quoique.... Combien de Russes ou de gens payés par les Russes dans les autorités séparatistes?). De toute façon, la réalité du pouvoir économique ne change pas en Ukraine "loyaliste": une poignée d'oligarques possède effectivement l'essentiel. C'est pas des directives qui y changeront grand chose, à moins que le pouvoir ukrainien ait soudain la volonté et les moyens d'imposer des choses réellement drastiques. Donc de là à influer sur la réalité de l'économie ukrainienne (et encore plus sur le reste de la politique ukrainienne), il y a encore quelques étapes.
  21. Bof, si c'est pour l'esthétique (et l'efficacité), je préfère l'option d'acheter un tank ou une section d'infanterie: plus c'est gros, plus c'est beau! Ou au moins un minigun. Mais l'un des aspects qui frappe dans le débat (aux USA), c'est la tendance aux fausses équivalences entre les pro et anti-guns, principalement via le marketing du lobby pro-gun: ils inventent des opposants types et des mouvances peintes en radicaux hystériques et/ou condescendants, tout en favorisant leur archétype du citoyen modèle épris de liberté et prêt à défendre le bon droit à tout instant. Que les caricatures existent dans tout débat, c'est un fait, mais dans ce cas précis, le problème réside dans le rapport déséquilibré à la réalité, sur tous les plans, de cette trame narrative. Les anti-guns organisés et/ou médiatisés aux USA sont en écrasante majorité des gens non opposés au port d'arme, et souvent propriétaires eux-mêmes, et ceux qui sont réellement anti-armes n'ont jamais démontré d'hystérie extrêmiste d'aucune sorte. Quand à la condescendance, il faut bien avouer que quand on voit le ridicule et l'extrêmisme de beaucoup des argumentaires du lobby des armes, et son éloignement systématique avec les réalités les plus basiques (notamment le mythe que chaque citoyen armé est un atout contre le crime, agira et saura agir en cas de problème en place publique), on peut comprendre que certains balaient la chose d'un geste (c'est comme entrer dans les points de discussion particuliers d'un troll) et puissent sembler condescendants. L'un des aspects particuliers du débat est l'intense lobbying de la part de la NRA et d'autres pour empêcher la réalisation d'études de niveau national sur le phénomène des armes aux USA, ce qui souligne l'hypocrisie extrême de leur position: le CDC (parce que le problème des armes est en grande partie considéré comme un problème de santé aux USA, vu son impact permanent sur la santé mentale et physique) est ainsi empêché de diriger ses propres études et de jouer le rôle de fédérateur de travaux plus restreints (niveau local/étatique, thématique....), ce qui est essentiellement un travail de censure sur un sujet où les résultats pourraient déranger.
  22. Le pire étant que la façon dont ce problème existe aujourd'hui est un phénomène plutôt récent, datant essentiellement des années 80 (les racines vont plus loin, mais dans des cercles réduits), et la NRA en particulier y a joué un grand rôle, principalement de marketing et de lobbying, autour d'une réinterprétation du 2nd Amendement qui, jusqu'à cette période, n'avait jamais été vraiment interprété comme il l'est maintenant, et sur lequel le consensus de bon sens était général. Essentiellement, il s'agit d'un amendement sur les milices d'Etats, puisque seules des forces organisées à une certaine échelle peuvent effectivement s'opposer à un Etat fédéral "tyrannique", et pas le glandu de base qui tire les canards et les canettes, ou sa bande de branleurs persuadés de tenir l'étendard de la liberté. Et ces milices existent: les 50 Etats ont une Garde Nationale (avec généralement un élément des 3 grands services au moins), et 34 d'entre eux ont des State Defense Forces en plus (milice non "fédéralisable"). Mais ça ne cadre pas avec les besoins de fond de la chambre commune de vente des producteurs d'armes, la NRA, confrontée aux tendances lourdes en terme d'achats d'armes aux USA.
  23. Attention: les tueries de masse (la qualification du terme est liée plus aux caractéristiques de l'acte -et au nombre de victimes potentielles/voulues- qu'au nombre de victimes effectif) telles qu'on en voit aux USA sont un phénomène très rare en Europe ou ailleurs dans le monde développé (ou même seulement occidental): la fréquence de la chose n'a rien à voir avec ce qu'on constate aux USA où on est passé à plusieurs par semaine (tous ne font pas des morts). Evidemment, sur l'ensemble des morts et blessés par balle et par an aux USA, ça reste quelque chose de petit comparé aux autres causes (violence entre gangs, vols à main armée et violence de rue, altercations entre criminels et police, violence domestique, erreurs de manipulation, coups de folie ou impact de drogues ou d'alcool, meurtres prémédités et, phénomène particulier aux USA, excessif recours à l'arme à feu par la police). En Europe, la "tuerie de masse", et particulièrement la sous catégorie des tueries dans une école, est une vraie rareté, avec une occurrence plutôt trimestrielle ou annuelle. On notera aussi l'exemple de l'Australie, dont la législation et la culture ont longtemps été sur le sujet des armes, identique à celle des USA: après un massacre dans les années 90, la législation a changé, et depuis, les statistiques aussi (sans pour autant que le pays soit "désarmé"), rejoignant nettement plus l'Europe. Pour la note: aux USA, cette seule année 2014 (pas encore terminée), il y a eu plus de 40 tueries (ou essai) collective en milieu scolaire (juste cette sous-catégorie). Rien de comparable en Europe.
  24. Doit-on étendre ici l'immense polémique qui commence à naître sur le sabre laser rouge avec des quillons (les éléments de la garde) qui sont aussi un faisceau laser? Points de débat: - le déclenchement des quillons semble retardé par rapport à celui de la lame, amenant des pinailleurs à dire que c'est impossible puisque les 3 faisceaux ont le même point d'origine (vu l'étroitesse du dit point, ça semble logique).... Et apparemment, c'est scandaleux: me demandez pas pourquoi - une telle garde semble incompatible avec l'escrime au sabre laser: le porteur se couperait vite les avant-bras - pourquoi 2 et pas 4? De tels quillons ne bloquent que certains angles d'attaque, dans une escrime très rapide et agile, où l'arme n'a aucun poids Déjà que le double sabre de Darth Sidius avait fait débat, voilà t'y pas qu'ils en remettent une couche pour faire causer les scientifiques fictionnels sur des lois de la nature et de la technologie virtuelle. Vite! Fuyez ou débattez!
  25. Ca a en fait toujours été vrai, dans une large mesure, étant donné que c'est avant tout un phénomène culturel. Et ca a tendance à le devenir de plus en plus, avec la diminution constante du nombre de propriétaires d'armes à feu depuis 40 ans, qui "resserre" le profil dominant. La question n'est pas de dire que tous les proprios d'armes correspondent à ce profil, mais de savoir quel est le profil le plus fréquent dans cette population, et de façon dominante, et ce de façon rapidement croissante, c'est un tantinet ce profil de l'homme blanc de zone rurale ou péri-urbaine, avec de fortes tendances (diverses) de droite dure ou extrême (religieuse, libertarienne de droite, populo-ultra conservatrice). On peut aussi encore décomposer la population de proprios d'armes autrement: par le nombre et le type d'armes, soit les tendances de possession: - moins tu corresponds à ce profil dominant, plus tu as tendance à être un gars "normal" ayant une arme de poing, principalement destinée à l'autodéfense et/ou le tir "récréationnel" - plus tu corresponds à ce profil, plus tu as d'armes, acquises en magasin ou sur le "marché gris", cad la vente de particulier à particulier, quasiment pas régulée dans beaucoup d'Etat et créant donc une opacité totale - plus tu corresponds à ce profil, plus tu as tendance à avoir des armes "méchantes": FA, fusils de sniping (y compris des calibre 50), lance grenades (si, dans certains Etats, ils sont accessibles).... Le point est que désormais, seuls 30 à 33% des foyers ont une arme ou plus aux USA (en tout cas une arme recensée), et que dans ce nombre, il y a une population très typée qui représente une proportion absolument dominante en terme de nombre d'armes possédées (pire encore si on factorisait le potentiel destructeur par arme), qui est de plus en plus idéologisée, sur la défensive, et encouragée dans ces impasses mentales par le lobby des armes, NRA en tête, dont c'est la stratégie marketing pour sécuriser son coeur de cible (ne jamais oublier que la NRA est AVANT TOUTE AUTRE CHOSE, un groupement créé par les producteurs d'armes à feu pour des raisons de marketing). Ce sont eux qui sont les plus organisés, les plus politisés, les plus focalisés sur cet aspect des choses (cad les plus enclins à voter, militer et faire des donations en fonction de ce sujet), et ils vivent dans un espace virtuel et physique de plus en plus fermé, différent de la majorité de la société US, et fonctionnant en circuit fermé, mais avec un poids politique disproportionné. La plus extrême des mouvances (hors des milices de types divers, quoiqu'à beaucoup d'égards, c'en soit aussi une et ses membres appartiennent souvent à de tels groupes), est le mouvement dit "open carry", soit les types qui veulent pouvoir se balader avec leurs armes en bandoulière, à la main ou à la ceinture, n'importe où, persuadés que sinon, c'est la dictature, et qu'ainsi ils sont prêts à empêcher la tyrannie. Ils intimident et harcèlent ceux qui s'opposent à eux (notamment le mouvement du "one million moms"), ont réussi à imposer leur agenda à la NRA.... Bref, si vous voulez voir des inconnus surarmés dans des bars, se bourrer la gueule, ou faire la queue avec vous au McDo, aidez-les!
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