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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Ben, pour savoir si c'est de la géopolitique, faut chiffrer le phénomène et le mettre en perspective: si les montants sont suffisamment significatifs pour représenter une part vraiment importante (et peu/pas remplaçable) des finances du mouvement, si cette production est résiliente (cad peut encaisser des dommages et se redéployer ailleurs rapidement), alors oui, c'est géopolitique.... Et le niveau qualitatif est aussi à prendre en compte, dans la mesure où l'impact sur le prix est généralement important.... Alors, elle est comment celle du hezbo? Quelle taille ont les productions? Suffisante pour, le cas échéant, favoriser un grand programme de reconversion de terroristes vers la culture bio d'une marie-jeanne légalisée dont on favoriserait la reconnaissance d'un label international?
  2. Faut pas caricaturer Juncker non plus, surtout depuis qu'il a coupé les amarres avec la scène luxembourgeoise (ou plutôt que la scène luxembourgeoise a tranché les dites amarres en le foutant dehors): il n'est plus l'avocat des intérêts du duché (certains disent même qu'il a une dent contre les poids lourds du pays-essentiellement bancaires-, et donc leurs intérêts) et l'extension mondiale des accords de transparence bancaire des USA (signés hier, poursuivant la dynamique déjà créée depuis quelques années: apparemment, seuls les Emirats resteront un trou noir de la finance) condamnent à terme le secteur financier dans le duché (comme en Suisse où l'UBS hurle que 100% du magot va se barrer, là où les mouvances anti-banques évoquent plus 50%), réduisant la puissance politique concentrée de tels intérêts. En bref, le Juncker n'a pas nécessairement le même agenda qu'il avait avant, et certainement pas les mêmes faisceaux de pressions.
  3. C'est dire la qualité de ce qu'avaient fumé ceux qui ont déliré ce genre de trucs.... Shorr Khan est intéressé.
  4. Comment l'expliquer? Malheureusement assez facile: après une guerre, et surtout une si intense et si "totale" (populations civiles impliquées, ravages immenses, déstructurations des "méta-groupes" humains et fluctuation/décrédibilisation/destruction des institutions en place), les individus et groupes qui l'ont traversée sont extrêmement désinhibés et repliés sur leurs plus petits dénominateurs communs en termes de groupes d'appartenance (individu, famille, "tribu" immédiate.... Les grands groupes où le sentiment d'appartenance est plus abstrait et construit marchent pas des masses), et donc tu vois l'humain dans toute sa splendeur animale si les circonstances créent trop de manques et de frustrations (ce qu'un après guerre a tendance à faire). Jamais remarqué comme les scènes politiques constituées de générations ayant été impliquées dans une guerre ont tendance à être plus confrontationnelle et souvent violentes (en France par exemple, où l'après 45 a été moins pire qu'ailleurs, l'assassinat et la violence politique ont été relativement réguliers jusqu'à ce que le gros des générations en question quitte la scène)? Autres circonstances pour l'événement particulier qui est mentionné: c'est pas la société de l'info et du matraquage médiatique à l'époque, et outre le fait que l'attention se fixe avant tout sur la survie et les menaces immédiates qui risquent de tomber sur un pays encore ravagé, affamé, assujetti et en proie à une guerre civile larvée, je doute que le peu de "conscience collective" et de scène médiatique nationale qu'il y a ait encore vraiment fait passer dans les esprits le centième des choses qui se sont déroulées pendant la guerre (y compris la guerre elle-même et ses fronts et grandes évolutions). Les Polonais non juifs en ont aussi pris plein la gueule et ont pas du avoir l'impression de recevoir un traitement de faveur. Ecce homo.
  5. Ca dépend des moments pendant la période romaine: y'a eu du sang et du business, rien de personnel. Mais faudrait aussi regarder le passé sans les oeillères particulières d'un groupe; au Moyen Age, avant ou après (exception faite des horreurs idéologiques du XXème siècle), les communautés juives n'ont pas pris plus cher que beaucoup d'autres. Y'a peut-être une rhétorique religieuse qui a servi à l'occasion, mais c'est pas vraiment différent d'autres registres adressant tel ou tel groupe qui venait dans le collimateur, servait de bouc émissaire ou avait un peu trop de trucs qu'un potentat ou un autre voulait. En faire une histoire-odyssée courant sur 2000 ans est une invention récente pour faire un "roman national", et c'est une des caractéristiques de toute idéologie; pour s'identifier, s'approprier des souffrances d'autres personnes et, au final, se sentir "spécial" et appartenant à une longue histoire dont on revendique l'intégralité en tant qu'individu (qui peut dès lors se sentir moralement supérieur à bon compte). On pourrait faire la même chose pour un tas d'autres groupes humains (ethnies, cultures, religions/branches de religion, habitants d'une région donnée, classe sociale....) sur la même période: suffit de se concentrer dessus et de regarder l'histoire filer autour à partir de la lorgnette de ce groupe.... Fais ça pour suffisamment de groupe, et ça remet les patates au fond du sac et relativise grandement les prétentions de tel ou tel à "avoir souffert le plus" (et donc avoir le droit à quelque chose).
  6. Non, la construction d'une synagogue aurait un sens pratique: si on se fout de bousiller des reliques archéologiques ou autres trucs du site (qui est saturé comme une vieille pute de traces d'occupation humaine), faut en construire une le plus près possible de la mosquée, voire l'y adjoindre et les rendre mitoyennes.... Si une bande de radicaux fait péter l'une, ils font aussi péter l'autre! Evidemment, la synagogue nouvelle étant une construction moderne dans cette hypothèse, certains radicaux juifs pourraient y voir un moindre mal sur le chemin de la reconstruction du temple.... Alors j'ai encore une solution: démonter pierre par pierre une synagogue ancienne, si possible célèbre et inestimable, et la remonter en mitoyenneté avec la mosquée sur le mont du temple.... Voire démonter le mur des lamentations et le mettre dans le mix ainsi créé.... Ca en ferait réfléchir certains? Sinon, je suis pour plastiquer le mont et foutre un Starbuck à la place, comme dans le monde civilisé :-[ ....
  7. Hors de la querelle présente, qui semble surtout rhétorique (sur ce forum j'entends), tout le monde se traitant de sectaire tout en le niant dans la même phrase..... Y'a t-il réellement la place de construire quoi que ce soit sur le Mont du Temple sans détruire quelque chose, vu la densité de sites archéologiques ou d'espaces déjà aménagés? Surtout qu'il faut en plus garder de la place pour que des groupes humains, voire des foules, puissent s'agglutiner et bouger (no parking, no business, comme on dit). Ca me semble être un peu comme l'ensemble de la Palestine: tout le monde parle de deux Etats pour deux peuples.... Sur une terre difficilement divisible où y'a pas vraiment la place pour deux.
  8. Oui, il s'est gouré le Joab: on est français, donc pas trop racistes, mais très (abusivement) biaisés contre les bigots religieux .
  9. Oui, trouver un remède à la maladie qu'est la religion :P ? Evidemment non, mais avoue quand même qu'un type (surtout avec le passif qu'il semblait avoir) allant dans ce genre de démarche ne le fait pas juste parce qu'il ressent le besoin de prier: ça ne s'inscrit pas dans un vide, et il y a plus qu'évidemment une visée sous jacente, et pas vraiment mystérieuse. Autrement dit, cracher à la gueule de quelqu'un reste cracher à la gueule de quelqu'un, même si on le fait en y mettant des formes.... Ou encore: tu peux mettre du sucre sur un tas de merde, mais ça te donne pas le droit d'appeler ça un bonbon (ou en tout cas personne te croira). Après, faut voir quelles sont les forces militant pour foutre une synagogue à cet endroit (y'a la place pour en mettre une sans rien démolir?), quelle importance globales elles ont et faire leur inventaire: combien poussent/pousseraient en ce sens en n'y voyant qu'une première étape vers une "réappropriation" du lieu (avec en point d'orgue le "projet" que tout le monde connaît)? Quelle part le fait juste pour affirmer quelque chose face aux musulmans? Quelle part a l'impression que l'endroit a une meilleure couverture réseau, ou donne un meilleur signal, pour parler au Grand Patron (pas ceux que je prends plus au sérieux)?
  10. Tu veux dire.... Avec un missile antibunker défectueux intégré :P ?
  11. +1! Au final, il s'agit avant tout d'un problème d'évaluation du "besoin militaire" pour une période donnée et un environnement donnés, par le "cerveau collectif" qu'est la tête d'un Etat; et dans ce domaine, il s'agit d'un mélange de militaires, de politiques et de gens étant un peu ou beaucoup des deux (quelle que soit la division du moment entre les notions et leurs positions dans la décision), mais aussi des organisations auxquels ils peuvent appartenir (les organisations établies créant leurs propres logiques qui peuvent suppléer en partie à des individus pas assez capables et/ou puissants). Cette évaluation est aussi bien composée de la conscience de l'environnement, des adversaires/concurrents potentiels et des forces et faiblesses, que des opportunités possibles et des intérêts et besoins du dit Etat, soit une affaire d'analyse autant que de perception. Dans un Etat primitif (majorité de l'antiquité et Moyen Age, voire époque moderne), ça passe avant tout par les qualités et défauts, opinions et tropismes, forces et faiblesses politiques de quelques individus; dans des Etats développés (certaines entités antiques, Etats contemporains), c'est un processus plus complexe reposant sur quelques individus, mais aussi et surtout des organisations dont les mécanismes sont aussi bien des avantages que des contraintes. La maladie, qui n'est en fait pas forcément spécifiquement celle "de la victoire" ou "de la force", est avant tout celle d'un problème de perception du besoin militaire par l'entité décidante, qui n'est pas résumable à un individu ou une poignée d'individus. C'est la perception du danger immédiat par la majorité des "stakeholders" (incluant la population à certaines époques) qui a souvent guidé les choix militaires, essentiellement défensifs (pouvant dans ce cadre amener à développer des outils offensifs, ayant vocation aux frappes préemptives et/ou au fait de porter la guerre sur le territoire adverse): ces choix ont pu parfois être mauvais (en matière de nature de l'outil), ou insuffisants, voire parfois être limités par la perception d'autres besoins urgents et/ou la contrainte de compromis politiques rendant l'équation budgétaire et politique délicate, malgré un accord sur l'importance du besoin militaire. Mais la spécificité de ce que j'ai hâtivement résumé comme la "maladie de la victoire" (qui est en fait le degré le plus caricatural de ce syndrome) est le défaut de perception et d'analyse par l'entité complexe (faite de multiples sous entités et de beaucoup de monde) qu'est la tête d'un pays, et donc les raisons qui y mènent. Ensuite viennent les façons dont la chose se manifeste dans une politique et un appareil militaire: comment les choix de promotion et d'individus se font, les routines qui s'installent, les tendances à présumer plus facilement ce que l'avenir et les adversaires potentiels réservent, à présumer une supériorité sur certains plans, à ne pas mettre certains sujets sur la table, à user plus facilement des calendes grecques pour beaucoup de choses (choix, achats, entraînements, entretien....).
  12. Tu sais, ils (les US) ont sorti de nouveaux modèles depuis "lui" :lol: . Beaucoup avec plus d'options (y compris dans le vocabulaire), pas mal avec moins d'additifs chimiques, certains avec un meilleur processeur, et tous avec un meilleur service com (pour la mise en scène des vidéos de recrutement). Mais bon, ils n'ont pas encore trouvé un meilleur officier supérieur ("beuaarh! Coloneeeeel!). Les coûts de production ont en revanche, et comme prévu, explosé: autour de 50-60 millions à cette époque par soldat et par "opération" contre 100 à 150 aujourd'hui (et le budget promo est désormais non inclus dans le décompte, et généralement caché) ??? . Les cassandres des prévisions de coût des matériels et troupes futurs avaient vu juste! Comment ça, Rambo c'est pas la réalité? Qui dit ça?!!!!
  13. Par définition, dans un régime qui dépend tout ou partie d'un mode d'approbation populaire, il y a toujours une part de "complicité" entre majorité (pas population) et gouvernement, dès lors qu'on dépasse le temps d'un ou deux mandats (cad que le régime et ses dirigeants sont reconduits). Ca renvoie à la question de savoir si on a les gouvernements qu'on mérite; je crois qu'on en a déjà parlé quelque part, y'a pas trop longtemps (avec toi dans la discussion). L'adage est pour moi vérifié dans une certaine mesure, plus ou moins limitée, pondérée par l'état de l'offre politique, et les moyens d'information et d'action/sanction. Mais à la base, soutenir un gouvernement EST un acte qui vous engage moralement, dans la mesure de votre poids en tant qu'électeur (pas en tant que citoyen), que militant, que soutien financier (éventuellement) de parti. C'est le principe même de la souveraineté. Je ne parlais pas en termes proprement "moraux", à moins de considérer le référent de pensée du côté d'une mesure donnée de démocratie (pluralisme d'opinion et d'expression, information relativement libre, contradictoire et plurielle dans des proportions significatives, relative égalité et aisance d'accès au débat/marché politique....), auquel cas, là oui, mon post a une base de jugement "moral". Sinon, non. Mais je pointe plutôt la notion de responsabilité: le mot "complicité" n'est pas forcément génial (quoiqu'on puisse faire plus qu'argumenter la chose pour des actions et décisions particulières -annexion de la Géorgie, déstabilisation de l'Ukraine....- et non pour le soutien en général et dans l'absolu), mais j'en ai pas trouvé de meilleur et moins connoté en rédigeant la phrase (dans la hâte, faut-il le préciser :-[ ). Mais au global, le terme de "complicité" est évidemment trop fort, étant donné que je parle de "mesure" de responsabilité, pas de culpabilité. On n'est pas tant dans la querelle de principe que dans la mesure de la chose: tout il est question de degrés. J'avais pas l'impression de sortir quelque chose de très polémique ou de dire que les Russes sont tous des pourris voulant asservir et écraser leurs voisins. Désolé si tu l'as lu comme ça; j'essaierais de faire plus attention aux formulations. Si mon référent moral est la condition démocratique telle qu'énoncée plus haut, si, j'avoue que je peux placer une mesure de jugement "moral" en la matière, car en ce domaine, oui la Russie actuellement me semble nettement pire que l'Allemagne ou la France ou les USA (je ne "juge" pas la Russie en tant que patrie, ou les Russes en tant qu'humains.... De toute façon je ne suis pas un juge de formation, de vocation ou d'emploi.... Contrairement à beaucoup de gens qui -dans les médias surtout- "condamnent" absolument tout et n'importe quoi :P ). La question dans cette optique n'est pas non plus de parler de la "population" russe dans son ensemble, mais de qui soutient Poutine de façon durable, envers et contre tout ou presque. Ce qui n'est pas grand chose en soi, puisque là on peut vite en revenir à la vieille question sur quoi penser du "patriote" dont le raisonnement repose sur le "soutenir mon pays envers et contre tout", ou le "mon pays a toujours raison" (sous entendu: "parce que c'est mon pays"). Si j'essaie d'exister dans un vide total et amoral, et/ou en faisant du relativisme à tout crin, non, il n'y a pas de jugement moral, et j'essaie simplement d'évaluer un contexte donné. Après, pour la présidence Bush par exemple, oui, une partie de la population américaine (celle qui a suivi et soutenu dans la durée) a une part de responsabilité susceptible d'un jugement moral. Tout comme Les groupes dominants dans les populations en France ou l'Angleterre pendant la période coloniale, du moins quand ces groupes approuvaient la chose et que la favoriser pesait dans leur vote, pourraient aussi mériter ce genre de jugement moral (pour tout l'effet que ça fait :-[ ). De toute façon, c'est assez métaphysique. Mais le point est plus dans la mesure de cette responsabilité, pas dans une condamnation en bloc devant un supposé éternel moral aux sentences univoques et absolues.
  14. Ca faciliterait la lecture, le remontage de topics oubliés, le suivi informé de topics longs.... Qui se colle à la relecture sélective ? Sinon, tout avance comme prévu de longue date dans l'armée (et les armées occidentales): de moins en moins de soldats avec un ratio de fric par tête qui croît (essentiellement arithmétiquement, on est d'accord).... On arrivera bientôt à ce qui est annoncé depuis..... Oulalala: un avion, un navire et un troufion, mais hyper-super-sophistiqués, qui peuvent attaquer une armée à eux seuls.... Bon, et les USA auront un groupe de combat au lieu d'un seul troufion (on les a déjà vu à l'oeuvre dans Avengers). J'ai bon, là ??? ?
  15. Il leur faut bien ça avec le blocage des exportations agricoles européennes. Leurs capitaux ont bien plus fui que leur population depuis 20 ans: fraude fiscale, placement d'actifs énormes hors de portée du gouvernement ou des adversaires politiques.... Oui, enfin dans quelles limites: Poutine et son gouvernement ne sont pas totalement impopulaires, aux dernières nouvelles: il a comme qui dirait du soutien populaire, dont une proportion de hardcore qui reste avec lui contre vents et marées. Il y a certainement moult circonstances explicatives pour la chose, et on n'est responsable -ou complice- que dans la limite de ses moyens d'informations (très limités en Russie) et capacités d'action (aussi assez limitées), mais le mode de gouvernance de la Russie (le gouvernement, mais aussi son "écosystème" de pouvoir: pouvoir régional, élites en général, grande administrations, grandes entreprises, factions diverses -dont criminelles) n'est au final pas contesté très fort. Ca ne rend pas les autres pays meilleurs (même si un peu par comparaison), mais ça crée une ambiance certaine pour l'étranger en Russie.
  16. Le nombre de bars est pas en diminution, en terme de tendance lourde? Il me semblait que c'était le cas. De plus, faudra voir la structure de coût d'une robotisation du métier: pour l'instant, ça sent plus comme le genre de trucs qui sera cantonné pour très longtemps aux bars de luxe (ceux où en fait on veut voir de la belle chair, du barman expert, du contact humain mais très domestiqué) pour le côté gadget inutile et cher, et éventuellement à des débits de boisson cheaps entièrement automatisés (genre distributeurs multiples avec une salle autour), avec pas grand chose entre les deux.... Sinon des bars "normaux"/"à l'ancienne".
  17. Tais-toi! "Le marché" (entité impalpable et inexplicable, mais avec, paraît-il une grosse main qui se fourre partout sans qu'on la voie) est parfait et résout tout, surtout si on le laisse faire, c'est bien connu, on le répète assez, y compris sur ce forum :-[ . Foin de cette idée d'une re-féodalisation de la société, enfin! Sinon, l'avenir du bar: - des robots, de l'automatisation partout, à chaque table, pour amener direct les consos à des spots multiples - un "stratège de salle", observant et gérant le timing et les consos des clients, anticipant la demande, décidant des "happy minutes", "free for the girls".... En temps réel - des robots-grouillots pour les consos basiques et mélanges simples - un ou des "maître de cocktails" pour assembler des trucs poussés et faire le show - un psychologue/ psychanalyste de salle pour remplir cet autre office de l'antique barman: l'épaule pour chialer et se plaindre de Bobonne ou Marcel et de la méchanceté de la vie - optionnel: des animateurs/animatrices choisis pour leur physique et leur déhanchement, voire leur délurement, histoire de pousser à dépenser et fidéliser la clientèle solitaire (marché en croissance constante en zone urbaine) Tu vois? Que d'emplois en perspective dans les bars..... Le seul truc qui risque de manquer, si les prévisions énoncées dans ce topic s'avèrent un peu trop vraies.... Ce sont les clients (donc le nombre de bars, au final).
  18. Je ne faisais là que transmettre ce que l'on m'a dit que le (pas si petit) milieu français de Bruxelles (en fait ceux bossant dans le microcosme européen) pensaient du personnage, du moins dans la mesure où il est connu: pour ma part, je ne le lis que trop occasionnellement pour formuler une opinion ayant quelque valeur que ce soit. Les lobbyistes et fonctionnaires européens, quand réunis en groupes nationaux, sont d'excellentes commères, et la vitesse de circulation de l'information est étonnante.
  19. Mais non, on est tous débiles, mais on continue à poster quand même . Difficile d'expliquer clairement qu'une politique contre terroriste efficace implique d'avoir une stratégie contre terroriste, cad quelque chose qui adresse le problème selon un large spectre pour obtenir des résultats allant bien plus loin et engageant bien plus large que la lutte cellule par cellule, mouvement par mouvement, qui est une option perdante et coûteuse sur la longue durée. On a vu, ne serait-ce que depuis 2001, à quel point les mouvements essaiment, croissent se multiplient et évoluent en permanence. La tendance globale n'est pas à l'amélioration, ce qui implique que ça merde bien quelque part et qu'éteindre les feux un à un -soit en rester à un niveau "tactique"- ne suffit pas, et qu'il faut bien attaquer le problème autrement. Mais apparemment, "psychologie" voudrait juste dire "assistance sociale"....
  20. J'ai des commentaires assez fréquents sur Jean Quatremer par mes connaissances bossant à Bruxelles; au global, et malgré les divergences d'opinion sur les positions du personnage, l'image est celle d'un vieux con aigri (alors qu'il est pas "vraiment" vieux) qui râle et bave contre tout ce qui n'est pas de lui ou ne va pas dans son sens.... Que ce soit fondé ou non :lol: . Chez les "Européens" francophones de Bruxelles, ça semble être assez partagé comme opinion générale (je fais que rapporter): vision de dénigrement du râleur parisien :-X ? Tu peux carrément dire qu'il s'est montré d'une grande nullité, incapable d'initiative et de choix, pour la bonne raison -qui n'est un mystère que pour ceux qui ne s'intéressent pas au sujet- que le personnage n'a que de l'ambition individuelle et des ascenseurs à renvoyer (il suffit de voir les infrastructures des Açores, un de ses coins politiquement chéris): possible ou non, les dernières années ont pour lui été dédiées au fait de décrocher la timbale du secrétariat général de l'ONU, pour lequel il s'est fait factotum américain en matière de négociations commerciales. Pro et anti-européen peuvent parfaitement et légitimement se mettre d'accord sur le personnage et son action.
  21. En même temps, c'est la base de toute politique, et en fait de toute nouvelle équipe de direction (dans le public et le privé): tout ce qui va mal est la faute des prédécesseurs. Depuis qu'un homme des cavernes a loupé un mammouth un jour et a accusé un rabatteur ou son coéquipier, c'est une tradition humaine . Vieille vanne; Krouchtchev laisse 2 lettres à Breznhev quand il quitte le pouvoir: - l'une est à ouvrir le premier jour en poste: "dis que tout est de ma faute" - l'autre est à ouvrir le jour où les carottes sont cuites: "écris deux lettres"
  22. Si le service auquel il appartient veut empêcher les bombes, oui, il a intérêt à avoir des spécialistes en sociologie (notamment le domaine des communications de masses et réseaux sociaux), psychologie (des individus et des groupes), urbanisme, anthropologie, cultures spécifiques.... Après, si le but ici est juste de parler flingues et mecs en tenues SWAT, avec une vague évocation de ce qui est combattu pour se donner des airs d'initiés....
  23. Et le point qui est fait est précisément qu'on ne peut pas séparer les deux domaines.
  24. Plus généralement, la dissuasion marche très moyennement pour tout type de crime: la peur sous-jacente du jugement social, de l'exclusion, de la punition et de la prison ne marchent que dans une mesure très limitée dès lors qu'on sort d'un certain cadre et de certaines conditions de vie (qui représentent heureusement la majorité d'une population qui se cantonne à de petites incivilités et débordements). Quand un crime est en vue, ça ne joue pas du tout (trop long terme, trop diffus, pas d'effet de couteau sous la gorge). J'avais lu quelques conclusions d'études selon lesquelles plus de la moitié des chirurgiens étaient, dans une mesure ou une autre, des psychopathes ayant trouvé un exutoire socialement acceptable (et même très valorisé), et que le temps ne faisait que renforcer ces tendances et cette proportion: stress accumulé, effet d'habitude et de "déshumanisation" des patients (l'impact ressenti d'un "travail à la chaîne"), mécanismes de défense face aux difficultés du métier (perdre des patients, pressions diverses....) en étaient les principaux ingrédients. De la même façon, effectivement, on retrouve des profils de sociopathes ou à tendances sociopathiques en proportions très élevées en politique et dans les directions et CA de grandes boîtes, dans les métiers à haut stress/très hauts revenus.... Les egos monstrueux que l'âge n'améliore pas. C'est juste qu'il est plus socialement acceptable de foutre l'économie mondiale par terre que de faire péter un café ??? .
  25. J'entends bien, et j'ai bien précisé que les phénomènes n'avaient rien de nouveau: je parle de la réunion de circonstances dans le monde d'aujourd'hui, qui font que ces choses ont le potentiel de prendre une nouvelle ampleur, et au premier rang de ces circonstances sont la rapidité, la fluidité, l'interactivité et la disponibilité (quantité infinie, prix d'accès négligeable, voire inexistant) de l'information et de la publicité. Les phénomènes d'agression de soldats individuels et de leurs familles (et plus largement la menace de tels actes) deviennent dans ce cadre des opérations "low tech" et low cost, aisées d'accès, pouvant être employée dans le cadre d'une stratégie de certains types d'acteurs, et pouvant potentiellement atteindre une ampleur critique suffisante pour obtenir des effets réels. La bunkerisation pourrait du coup devenir une conséquence: certainement pas une réponse géniale, mais -et surtout dans l'urgence- une possible. J'évoque ça comme scénario potentiel, pas nécessairement la donne sociale majeure de la société militaire à l'avenir, mais une composante plus grande du paysage qui, dans un certain faisceaux d'autres circonstances, pourrait concourir largement à accroître l'écart armée-nation.
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