-
Compteur de contenus
18 697 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
166
Tout ce qui a été posté par Tancrède
-
Pas vraiment: le filtrage n'est pas exactement un veto, mais surtout, jusqu'à cette mouture actuelle du Parti Républicain, il était de coutume politique depuis l'origine de laisser le président nommer qui il voulait aux têtes des cabinet, de même que généralement aux têtes des agences fédérales.... Règle non écrite de la constitution "coutumière" qui a volé en éclat avec la montée en puissance des tarés irresponsables favorisant l'hyper polarisation à Washington, et avec elle la paralysie politique du pays. Il n'a pas à court circuiter les ministères: comme le souligne une vieille blague politique américaine, Lincoln, lors d'une réunion du Cabinet (conseil des ministres), aurait mis une question au vote, et devant l'unanimité (contre lui) du résultat, il répondit "7 non, 1 oui, les oui l'emportent". Les ministères n'ont pas le pouvoir de dire merde au président: ils peuvent tenir leur domaine de compétence, "occuper le terrain", y placer leurs pions.... Mais à l'arrivée, si le président ordonne, ils exécutent. Evidemment, le point qui tempère ça sont les équilibres politiques: qui a du poids, qui n'en a pas, qui a plus de facilité à faire passer des lois, d'entregent au Congrès, de moyens de lever des fonds de campagne, d'audience et/ou popularité nationale/locale.... Mais ça ne se joue pas aussi directement que refuser un ordre du président quand celui-ci est donné: et court circuiter un ministre récalcitrant n'est donc pas forcément très nécessaire, étant donné que la seule raison de le faire serait d'éviter de faire savoir au dit ministre que quelque chose est fait (donc dans son dos).... Ce qui, surtout dans le domaine de la sécurité nationale, a tendance à se remarquer, donc à attirer l'irritation du dit ministre et des rétorsions. Ce qu'Obama a fait en revanche, et qui lui est beaucoup reproché, est de court circuiter de plus en plus l'esprit de la Constitution pour mener/continuer la politique anti-terroriste lancée par Bush/Cheney: bombardement par drone aux quatre coins du monde, écoutes.... Les procédures ont été de plus en plus facilitées, de plus en plus rendues discrétionnaires de fait, de plus en plus secrètes, avec de moins en moins de gardes fous et précautions de base (certains vont jusqu'à dire que la revue judiciaire interne préalable à des actions violentes genre bombardement par drone serait devenue une formalité, sans charge de preuve). En somme, il lui est reproché d'avoir sérieusement revu l'habeas corpus sur bien des points. Oui, ils sont tous à balancer ça gratuitement, surtout depuis l'émergence d'ISIS.... En oubliant que c'est Bush qui a négocié l'accord de sortie en 2007, et que le gouvernement irakien de l'époque (déjà Maliki) a dit clairement "pas de troupes résiduelles"; donc à moins de recoloniser l'Irak en refusant d'admettre sa souveraineté, ils ont la mémoire un peu courte. Pire encore, ceux qui mentionnent le point affirment tout à fait gratuitement que l'accord, après l'élection d'Obama, aurait pu être renégocié, et qu'il l'aurait nécessairement été favorablement. Ce qui est juste de l'ordre du fantasme: ces points totalement artificiels sur lesquels on base une argumentation hypothétique pour dire qu'au final, la personne qu'on critique est totalement en tort aujourd'hui, quand bien même le point critiqué est chimérique.
-
Ukraine II
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Politique etrangère / Relations internationales
Les chaînes de montage sont situées pour l'essentiel à l'est de l'Ukraine, il me semble, avec la majorité du potentiel industriel: une bonne partie doit pas vraiment être dispo pour tourner, ou trop près de zones de combat, et/ou pas franchement en terre pleinement "amie" (même si pas en rébellion). Je suis pas sûr qu'au jour d'aujourd'hui, la filière d'armement ukrainienne soit véritablement capable de fournir un effort de guerre, surtout quand on s'attache à examiner les filières complètes, et pas seulement les usines de montage: les matières premières et productions de composants, les routes d'acheminement, les personnels qualifiés (qui sont aussi des citoyens, donc pris dans le conflit ou les divisions politiques, et avec une vie à mener).... Une fois tout pris en compte, qu'est-ce qui est en état de fonctionner, qu'est-ce qui est approvisionné ou peut l'être dans une relative sécurité? Quand bien même un financement viendrait (de l'ouest ou non), est-ce que la machine peut tourner? Bref, est-ce que l'Etat ukrainien tel qu'il est actuellement, et avec son territoire effectivement maîtrisé actuellement (et sa population "contrôlée"), peut produire un effort de guerre sur le versant industriel? Les stocks accumulés, même datant de la Guerre Froide, sont-ils encore si conséquents et réutilisables? Même en enlevant le facteur financement de l'équation, si US et/ou UE y vont de leur poche (et à supposer que certaines "parties intéressées" se servent pas trop au passage), l'Ukraine a t-elle la résilience pour assumer un conflit long (même si pas gigantesque en ampleur), voire une conflictualité limitée géographiquement, plus ou moins intense tactiquement, mais permanente? Ce qui revient à se demander, en l'état actuel des forces alimentant le conflit, pour qui joue le temps. -
L'avenir de la péninsule coréenne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
Très soviétique! Quand on en est à dire que tout va bien, c'est que le type en question est mourant en langage politburo (tel que codifié sous Breznhev ), non? Si on dit qu'il est légèrement grippé, c'est que son notaire s'active, et si on admet qu'il a du garder le lit, c'est que les vers nécrophages sont bien calés. Je suis plus très sûr des gradations et subtilités: ça fait longtemps qu'on n'est plus habitués. -
Les Clinton sont pas une dynastie: Chelsea Clinton ne fait pas de politique, et "Billhary" sont tout les deux des "primo entrants" dans le milieu; un "power couple", certainement, mais même si Hillary se présente et gagne, ça ne fait pas une dynastie. A moins que leur petite fille (née cette semaine) soit déjà mise sur un bulletin de vote, on peut pas vraiment parler de "dynastie politique". Les Bush en sont une, certainement, comme les Carter, (quoique le petit fils soit actuellement dans une élection problématique pour lui), les Roosevelt -branche "aînée", celle de Teddy: encore très active-, les Kennedy (moindre degré aujourd'hui).... Et un grand nombre de familles dont l'importance est plus de niveau "régional" ou étatique, ou les grandes familles de "power brokers" -ou "kingmakers"- dont le nom n'est pas forcément très médiatique, mais qui sont depuis longtemps des poids lourds du système politique (les frères Koch sont des intrants récents au premier plan de ce "secteur", mais ils sont déjà la 2ème génération à y jouer). Jane Hartley (actuelle ambassadrice des US en France) ou Patricia Harriman (ambassadrice dans les années 90) sont des exemples de ce type de personnage d'influence appartenant à des "dynasties" d'influence.... Et leurs récompenses sont parfois voyantes.
-
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Là on élargit beaucoup au fait du fonctionnement de la démocratie, mais le point n'est pas que de tels comportements existent: le point est du niveau de leur prévalence, du caractère choquant (ce qui est juste du domaine moral) et problématique (ce qui recouvre les aspects plus concrets) de certains excès, et de la tendance actuelle, ce qui revient à dire que le problème est le niveau auquel ça se pratique. Et ce point varie selon l'époque, le lieu, la "culture institutionnelle" dans laquelle baigne un milieu dirigeant à une époque donnée, et la législation. En bref, ces "niveau de corruption" et "d'acceptation tacite de la corruption" ne sont pas des constantes selon l'époque; en parler dans l'absolu en disant "ça arrive, donc autant s'en foutre" ou "c'est de toutes les époques, c'est toujours la même chose", est trop simplificateur et recouvre trop de réalités différentes (en nature, en montants impliqués, en niveau de "tolérance" à la chose....). Pas tant que ça: y'a pas tant de monde qui sait réellement ou a les moyens de le savoir, et surtout EN TEMPS UTILES! Le plan retraite de Schröder n'était par exemple pas "common knowledge" avant qu'il quitte son poste, tout comme celui de NS. Et même aujourd'hui, peu d'Allemands savent réellement de quoi Schröder vit. On n'est responsable qu'à mesure de son niveau d'accès et de maîtrise de l'information (et de ses possibilités réelles de s'informer: y'a beaucoup de choses à savoir dans la vie moderne, juste pour faire ses journées et mener sa vie sans trop se faire blouser), et le "tout le monde sait" ne devrait pas être si facilement assimilé au fait que "tout le monde accepte" (pourquoi pas "tout le monde approuve" tant qu'on y est? Personne ne proteste? Pas de manifs massives pour me faire taire? Donc ça doit être vrai, point barre ??? ). C'est juste un constat d'impuissance (à suffisamment s'informer, à agir....) face aux tendances affichées par les élites, un constat d'impuissance face aux limites du droit de vote (au final, tu élis un dirigeant unique pour faire mille et un trucs, mais tu n'as que quelques points qui décident réellement de ton vote.... Et toujours un seul type pour qui tu votes), et surtout face à une offre politique bloquée et/ou contrôlée par d'autres (peu de partis dominants, et leur fonctionnement interne -notamment les nominations- dépend peu de l'électeur). Mais s'il est un indicateur (parmi d'autres) du niveau de refus de ce "fait acquis" du comportement des élites, outre la résignation que représente le vote "raisonnable" (on vote pour les mêmes, ça veut pas dire qu'ils soulèvent l'enthousiasme de la majorité de leurs électeurs: faut bien que les trains continuent à circuler), ce sont bien les autres phénomènes électoraux: abstention, vote extrême/protestataire, votes marginaux et "anti-système".... Quel pourcentage ces seuls comportements de refus actif (par opposition aux "résignés non enthousiastes") représentent-ils? Un tantinet..... Beaucoup! Donc les "tout le monde sait", ou "tout le monde est complice car ils votent".... Ca ne tient pas. S'il y avait plus de choix réels, plus de réactivité/représentativité des partis, plus de possibilité d'information fiable et en temps utile.... Oui, ça tiendrait un peu plus la route. Mais là, non. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
N'st-ce pas un peu exagéré dans la formulation? L'impôt n'est un phénomène "non naturel" que dans une certaine école de pensée (qui va jusqu'à le qualifier de vol ou de viol fait à ce fantasme appelé "droit naturel"); il est de fait la norme et la condition première de la civilisation, et l'activité économique n'existe pas au-delà de l'économie de subsistance et de l'échange rare de niveau local sans lui (donc l'Etat est un phénomène qui conditionne le développement d'une économie, donc des biens et profits: pas la peine d'entrer dans une histoire de poule et d'oeuf avec ça). Quand à parler en terme plus pratique, dans l'aire géographique et la période qui est ici d'intérêt: de fait, si tu dois renvoyer de la thune, c'est une dépense, ne serait-ce qu'en considérant à partir du budget d'une année donnée (où il y a une somme donnée qui disparaît l'année suivante). Sauf à présupposer qu'il y aurait un taux d'imposition "naturel" (comment le déterminer?) au-dessus duquel on vole, et en deçà duquel on donne. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Yep: célakélos! Il faut aussi nuancer un peu cependant: le tronçonnage trop brutal des dépenses (sans contrepartie relativement rapide d'activité), fussent-elles de fonctionnement, a un impact énorme par lui-même sur l'économie nationale et sur les économies qui sont interpénétrées avec elle, Allemagne en tête: c'est le problème des codépendants.... Le processus de changement, quel que soit l'objectif vers lequel on veuille aller, est en lui-même le risque majeur (tout comme la guerre alimente la guerre -et rend la paix bien plus dure à obtenir-, la crise alimente la crise): dégomme les dépenses de fonctionnement trop rapidement et/ou trop radicalement et/ou pas de la bonne façon, et tu te retrouves avec de nouveaux problèmes, et des problèmes accrus, qui s'étendent vite aux voisins par le jeu magique des échanges (cf l'impact des austérités espagnole et italienne sur les échanges avec la France, et donc sur l'économie française). Pas pour relancer le débat sur le modèle économique allemand, l'influence allemande sur les "prescriptions" économiques en Europe, mais l'euro tel qu'il fonctionne est depuis un bout de temps maintenant un handicap pour la France et d'autres, parce que structurellement inadapté aux économies qui ne sont pas allemandes (la surévaluation de la monnaie pour la France et le bénéfice d'une monnaie sous-évaluée et qui le reste pour l'Allemagne ne sont que les parties les plus évidentes du problème): qui paie pour ça? Une bonne part de ce qui fait le succès de certains pans de l'économie allemande est payé par les autres.... Avec du handicap économique, des pertes, des manques à gagner et des opportunités ratées de développement. On ne peut pas réfléchir à partir d'une page blanche théorique ou avec une vision trop "sectorielle" des problèmes en cours. Le point n'est pas de se renvoyer la patate chaude ou de faire un concours de qui bousille le plus les plates bandes de l'autre, mais juste de dire que l'équation est TRES compliquée à évaluer, et qu'à ce niveau d'interdépendance, autant qu'à ce stade de l'histoire (depuis le marché unique puis l'union monétaire), réfléchir ainsi est désormais plus créateur de problèmes que de solution, qu'on soit européiste, souverainiste ou n'importe quoi d'autre. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
AD.net n'est pas tendre pour les Casques Bleus, généralement (les missions de Casques Bleus, pas les soldats eux-mêmes). Tu joues les rebelles? -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Bien vu: c'est dans la même ligne, mais c'est pas le concept: la thèse de Dunbar parle plutôt des groupes sociaux essentiels et du plafond maximal pour garder des relations efficaces et personnelles dans ces groupes sociaux de base, pour maintenir leur cohésion. Par extension, et c'est un point qu'on devrait plus utiliser sur AD, cette thèse s'applique en management et dans l'organisation militaire (taille optimale/maximale des unités essentielles). Là, en tout cas pour moi (peut pas me prononcer pour Shorr K), ça renvoyait à "l'échelon au-dessus" et l'étude des méta groupes et de la représentation/du leadership dans les groupes de cette taille, qui montre entre autres les limites pratiques à la démocratie directe, à l'auto-organisation.... -
Ce qui est douteux n'est pas tant l'existence d'un "groupe" Khorasan que du caractère qu'on (surtout les Ricains) attribuent à un tel groupe: ça coûte pas grand chose de donner un nom à la bande que forment ses subordonnés (le défunt chef, apparemment, était "quelqu'un" dans Al Qaida), qui est au final un groupe de gens qui se connaissent, des "équipes de travail" ou des micro-unités, des cellules fonctionnant ensemble via leur lien à un chef qui les a rameuté et dirigé sur une certaine période de temps. C'est une faction dans Al Nosrah et/ou dans la nébuleuse Al Qaida (plus une chaîne de franchisés sans grande centralisation qu'autre chose), comme une tendance/un "parti politique" interne, ou simplement une manière de s'organiser: en l'absence d'une structure étatique où la fonction et l'organisation (et leur continuité, et leur "capital accumulé" -moyens, réseaux, savoirs-faires, expérience, mémoire institutionnelle-, et leurs moyens) priment, l'individu charismatique est ce qui tient dans la durée une "méta organisation" (voir les sociétés tribales, médiévales ou proto-étatiques par exemple) comme Al Nosrah, de même que ses subdivisions, toutes dépendante d'un pareil leader charismatique (plus ou moins), chanceux et/ou efficace (ou qui survit suffisamment longtemps). Et ces différents leaders de tous niveaux s'affrontent, négocient entre eux (querelles d'influence internes, course au leadership....), coopèrent, se divisent le travail.... C'est très féodal, avec un ou des leaders suprêmes qui ne sont bien souvent que des "primus inter pares" pour un temps limité, dépendant des aléas de la guerre (ou des opérations) en cours (lutte terroriste, conflit comme en Syrie....) et des rapports de force internes (Côté ISIS, Al Bagdadih semble avoir dépassé ce stade en acquérant un "capital politique" et matériel disproportionné par rapport à ses collègues -mais pas forcément aussi définitif qu'on veut le croire). Donc Khorasan peut très bien être un "truc" en soi, une organisation émargeant chez Al Nosrah et/ou Al Qaida, une subdivision et une entité semi autonome (les deux à la fois), avec une tâche particulère/un angle d'attaque (attaquer l'ouest par le terrorisme) tout en étant aussi présente pour le combat en Syrie (moins univoquement impliqué dedans, mais dedans quand même): le problème dans la discussion sur cette micro organisation est en fait d'avoir voulu la labelliser, et qui plus est en parler (consciemment ou inconsciemment) comme on parlerait des organisations (et de leurs subdivisions) de nos Etats très constitués, avec leur répartition des tâches précise, hiérarchisée, "nomenclaturée". De là, les analogies (inconscientes en grande partie) et facilités de langage sont rapides, surtout dans un débat public qui se résume généralement à quelques minutes (voire moins) d'intervention ou de discussion. Je pense donc moins à quelque chose de trop calculé côté services US, qu'à une sur-simplification de la présentation grand public, sur laquelle des politiciens se sont jetés pour parler fort et clair (et stupidement) de choses "sérieuses" à la télé aux heures de grande audience (pour évidemment poser comme des décideurs "durs" et responsables).
-
De ce que j'ai compris, "Khorasan" est/était une branche du Front Al Nosrah, cad une franchise locale d'Al Qaida, volontairement distinguée par sa "fonction" au sein de l'organisation, qui était de plus envisager une action à portée "internationale". En somme, pour faire une analogie avec une organisation étatique, c'est/c'était le "service action extérieure" d'Al Nosrah, une cellule parmi d'autres qui avait moins vocation à tenir une zone de terrain en Syrie qu'à agir ailleurs. Mais bon, on en est au stade où tout et son contraire est dit et débattu, donc....
-
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Le passage de la théorie à la pratique :P ? Tu m'énerves: je l'ai su, je n'ai su que ça..... Et j'arrive pas à le retrouver. M'énerve!!!! Et j'arrive pas à m'en foutre maintenant que tu as gracieusement remis ce truc dans ma tête! Donc je te hais, et tout est ta faute, depuis toujours =( ??? . -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Vu la nature de ses sources de revenu post-gouvernement, tu m'étonnes qu'il soit "russo compréhensif": sa "reconversion" avait déjà été décidée bien avant qu'il quitte la fonction suprême, ce qui a eu et a encore tendance à laisser dire ici, là et ailleurs que Poutine s'était "acheté" un chancelier (de très méchantes langues oseraient dire que Sarkozy aussi a bénéficié d'un plan retraite de même nature.... Honni soit qui mal en pense :-X ). -
L'avenir de la péninsule coréenne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
Le trafic de médicaments est aujourd'hui proche, en terme de chiffre d'affaire, du trafic de drogue, et c'est au final souvent (en tout cas de plus en plus, vu la part des drogues qui sont des produits très transformés), un marché unique: le terme anglais générique de "drugs" le qualifie au final mieux (avec la distinction variable et parfois spécieuse pour savoir s'il s'agit de "legal" ou "illegal" drugs). Chercher à faire trop de distinctions devient en partie contre-productif, vu l'interpénétration croissante des acteurs de ce sinistre marché (au niveau du transport et de la commercialisation évidemment, mais aussi au niveau de la production). -
L'avenir de la péninsule coréenne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
Je suis pas un expert, mais la Corée du Nord me donne pas l'impression d'avoir le bon climat pour faire pousser du pavot en masse: déjà que c'est pas un territoire phénoménal pour l'agriculture en général (montagneux, petit, pas super irrigué, pas bien et pas beaucoup mis en valeur, et plutôt sec et froid). Et la main d'oeuvre paysanne tout comme les terres arables sont prioritairement affectés à produire de la bouffe, déjà en grave insuffisance (sans compter que, mode de gouvernance oblige, la population est plus concentrée dans des villes de toutes échelles, pas dispersée comme en Afghanistan, ce qui a un impact sur les productions possibles). Le pavot est une culture extensive, et très labor intensive, donc ça me semble pas coller avec la création d'une capacité importante de production en Corée du Nord, même si le climat et le sol s'y prêtaient. En revanche ils font peut-être quelque chose côté transformation et commerce: ils ont la mainmise sur un Etat avec toute l'infrastructure de transport et traitement qu'il faut, suffisamment de capacités en chimie, totale liberté d'action et des contacts soutenus avec des zones de production (surtout l'Afghanistan, via le Pakistan, la Chine et/ou la Russie). -
L'avenir de la péninsule coréenne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
Non, pas en les bombardant avec: en les en privant!!!!!! Enfin, en en privant le fromage de tête leur leader. -
L'avenir de la péninsule coréenne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
Apparemment, la France a joué un rôle dans le "cheesegate" actuel qui frappe la Corée du Nord à la tête ??? ! Face aux problèmes réguliers pour acheminer les gâteries préférées du El Leader Supremo, le gouvernement nord coréen aurait approché les directions d'instituts de formation professionnelle du domaine en France (dont, en consommateur irresponsable, je ne connaissais pas l'existence: moi qui croyais naïvement qu'il n'y avait que de la transmission traditionnelle des savoirs-faires, y compris pour les symboles de l'artisanat que sont la Vache qui rit, le Babybel et le "camembert" Président :-X )..... Et les dites directions auraient envoyé -poliment bien sûr- les dits officiels nord coréens chier très loin. Pas de négociations avec les (Etats) terroristes, non mais! Et pas de pillage technologique dans les secteurs stratégiques! De toute façon, ils auraient aussi besoin de maîtriser la technologie du bon pain avant de pouvoir disposer d'une production nationale. Que patapouf en chef aille alimenter sa goutte ailleurs! -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Quoi? Qu'as-tu contre Hubert Bonisseur de la Bath?! Oserais-tu sous-entendre que le président Coty n'est pas un grand homme qui va changer le monde? Zazou, va! Graine de communiste! Tout fout le camp, ma bonne dame, décidément! J'aurais même du ajouter "le climat actuel ne se prête pas à un nettoyage en commun ALORS QU'il y a de moins en moins le choix de faire autrement, sauf à aller au divorce". Ceci dit, il est hallucinant de voir à quel point Merkel a capitalisé sur cette apparence de "miracle allemand" (un peu comme le syndrôme du "Dieu est-il français" des années 30) depuis quelques années, pour s'imposer comme le décideur de poids en Europe: cette puissance politique repose en bonne partie sur un grand tas de rien du tout. Du bon rien du tout comme peu de politiques savent en produire (parce qu'il acquiert un poids réel dès lors que des meneurs d'opinion et des pans de population y croient et votent), ce qui vérifie encore une fois la phrase de Lord Varys (résumée dans ma signature): "power resides where men believe it resides: it is a trick, a shadow on the wall".... Combien de temps pourra t-elle continuer à en jouer, et qu'arrivera t-elle à en tirer de concret, là est la question (quand on suit les décisions et accords européens, surtout ceux moins médiatisés, on se rend compte que le décalage entre la puissance affichée et la puissance réelle de l'Allemagne a rarement été si grand). Il paie maintenant, avec une vieillesse délabrée et avilissante (déjà problématique dans ses dernières années au pouvoir): un copain l'a croisé au restau y'a pas longtemps, quasiment incapable de tenir debout seul ou de tenir ses couverts par lui-même (voir de rester continent en public; j'ai plus de doutes sur ce commentaire qu'il m'en a fait: c'est un sarkozyste :-[ ). Sic transit (ou plutôt "sick transit").... -
Chine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
J'y crois pas vraiment: - Singapour est saturée et hors de prix (mètre carré et coût de la vie en général), avec peu de perspectives d'expansion pouvant atténuer ça - je sais pas si beaucoup de gens auraient la possibilité effective de quitter le pays, surtout après des événements pareils (dans ce scénario): Pékin contrôle beaucoup quand même. - par ailleurs, malgré toute la puissance de la lutte pour certaines libertés (variables selon le lieu et l'endroit) par une population interconnectée et importante (en quantité et/ou "qualité"), et les limites de la répression (et ses effets contre-productifs), faut pas sous estimer le pouvoir de cette dernière, surtout si il y a une telle disproportion de moyens, une population contestante si réduite, et une relative intelligence de l'approche répressive. L'effet de résignation que cela peut créer, au final, impacte la majorité de la dite classe moyenne, soit ceux qui ont quelque chose à perdre et, quand on y pense, pas tant de possibilité de convertir en valeur "mobile" le capital qu'ils possèdent (hors de leur savoir-faire stricto sensu). Les grandes migrations et exodes de l'histoire ont généralement concerné ceux qui avaient tout, et ce qui n'avaient rien, et pas grand monde entre les deux (sauf éventuellement des opposants/idéologues/zélotes). C'est pas si facile de s'expatrier, surtout passé la trentaine en plus. -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Ironique non? Allemagne et France sont dans deux tas de merde différents (avec quelques morceaux en commun), et le climat actuel ne se prête pas à une mise en commun du nettoyage. -
Chine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
La conclusion de l'article peut faire froid dans le dos: tout dépend en fait des vues, et sans doute plus encore des marges de manoeuvres, du "clan" au pouvoir à Pékin, avec possibilité d'emploi de la manière forte, ce qui veut dire l'armée (ou quelque chose d'apparenté), vu qu'apparemment, la police de HK est faite de locaux et fonctionne dans la continuité des règles et de la culture en place localement, ce qui la rend potentiellement suspecte aux yeux du pouvoir central. Ca rappelle juste que HK (sauf si ses élites changeaient d'avis miraculeusement) n'a pas vraiment beaucoup de cartes à mettre sur la table, et que tout repose sur les éléments que Pékin intègre dans son calcul: s'ils évaluent correctement la valeur de la plate-forme qu'est HK (qui dépend du consensus social localement ET de ses libertés particulières), s'ils sont prêts à encaisser l'impact sur leur image (et sur le climat des affaires à HK qui en dépend aussi).... -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca.... Les commentaires et soi-disant "analyses" sur l'Allemagne et le "modèle allemand" depuis une dizaine d'années au moins ont largué toutes les amarres avec la réalité ou la raison: ce sont, suivant le pays ou la publication où ils s'étalent, des points artificiels pour critiquer quelque chose de précis. Dans les grands débats sur la chose, j'ai jamais vu un de ces soi-disant "analystes" s'essayer même un peu à une évaluation de la dette allemande et de son évolution (encore plus si on cumule dette publique et privée), à des perspectives économiques à moins de 10 ans sur un pays en vieillissement accéléré (ce fait disparaît quand on se met à parler de "vertu" ou de "pertinence" du soi-disant modèle, et autres débilités métaphysiques). Dans les commentaires économico-politiques, "Allemagne" est juste devenu un concept abstrait pour les partisans de l'austérité budgétaire et "autrichiens" en tous genres, généralement ceux qui ont un problème avec des analyses économiques poussées et "full spectrum" (et avec les maths et tout essai de quantification). Plus largement, c'est aussi un concept abstrait ponctuant une rengaine pour dire "on fait tout mal ici". Bref, cette abstraction qu'est "l'Allemagne des éditos" est l'incarnation de l'herbe verte du voisin, rien de plus. -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Le tout sur fond de vieillissement accéléré, et d'une politique qui sacrifie la majorité de l'économie aux 3 secteurs majeurs d'exportation dont les retraités et actifs adultes/seniors concentrent toute l'attention du gouvernement (de la CDU devrait-on dire).... Et qui se retrouvent d'autant plus obligés de demander ce genre de politique à la CDU que, comme la plupart des retraités et vieux actifs allemands, ils sont le premier système de soutien social pour les plus jeunes générations (transferts familiaux), soit un cercle vicieux difficilement évitable, en tout cas par l'équation politique actuelle de la CDU. Apparemment, vers la mi-octobre (publication des chiffres), l'Allemagne sera officiellement en récession, pour la note, et pour les aveugles qui trouvent toutes les vertus au "modèle allemand" depuis des années. Ils sont juste dans une autre sorte de merde que leurs voisins, mais la différence de saveur n'enlève rien au fait qu'ils sont aussi dans la même matière. -
Chine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Au final, ils n'ont pas grand choix les habitants de HK: - le pouvoir chinois a clairement établi sa position sur sa conception des libertés publiques et sur sa vision du corpus habitus public "à l'occidentale", et le "un pays deux systèmes" est bien évidemment juste une formule publicitaire (pour l'essentiel).... Les maths sont simples à faire, et l'aspect "contagieux" d'éructations démocratiques n'est pas un symptôme apprécié (c'est comme Ebola: potentiellement exponentiel). - leurs élites économiques et politiques (pourquoi faire la distinction en fait: ce sont les mêmes) en ont pas grand-chose à foutre de la "liberté" -sauf cas d'éthique individuelle: eux ont toute liberté de faire du fric (et ce qu'ils veulent), et pour l'instant, pas trop de contraintes dans le nouveau modèle corpocratique/clanique chinois - les expats occidentaux (ou d'ailleurs) sont pas inquiétés (d'après ce que me dit mon beauf qui y vit), et sont donc tout autant pour le "business as usual", faisant très volontiers l'autruche euphémisante comme dans d'autres zones analogues (Golfe persique notamment) - quelle autre option que rester dans le giron chinois? Un soulèvement populaire massif de la population du timbre poste qu'est HK? La guérilla sauvage entre les gratte-ciels? Et contre le régime chinois, si attentif à se gagner les populations et ne pas heurter l'opinion internationale? Poussé dans ses retranchements, ce régime a moultement montré qu'il est dans l'optique de "brûler le village pour le sauver" (mode ironie off). Le business sera tué, c'est sûr, mais le timbre poste restera collé sur la langue chinoise Seule possibilité (probas plus dure à évaluer), si et seulement si le mouvement garde de l'ampleur (ou en prend plus) et son caractère pacifique, et trouve un moyen de durer (on parle de semaines/mois/années), pas nécessairement dans la rue, mais par d'autres biais, et de s'implanter dans le paysage, quelque chose pourrait être négocié (pas forcément gigantesque, mais peut-être suffisant). Gêner le climat des affaires (et le climat de vie des affairistes) par certaines façons est un pouvoir de nuisance qui peut ne pas entraîner de dérive violente; beaucoup dépend des équilibres politiques internes du moment, des marges de manoeuvres du clan aux rênes à Pékin (s'il en a pas, ça va être une négociation façon Staline modèle 37-38).... C'est d'autant plus ironique quand on voit que HK est en train de devenir la plate-forme asiatique du droit international -essentiellement en matière économique et commerciale en fait. Y'a beaucoup de juristes à HK maintenant, mais les libertés publiques, ils vont pas tremper dans ce truc là (la "Law Society" a pris position contre Occupy et toute contestation de l'autorité, par essence juste et bonne, donc aux lois parfaites auxquelles il est donc impie de désobéir). Les mégacités marchandes sont plus des zones franches attirant le tourisme et favorisant le commerce: c'est beaucoup d'activité, financée en grande partie (comme tout l'immobilier en Chine: la plus gigantesque bulle de la planète) par un système financier surendetté et des projets d'Etat lancés sans savoir si ça va marcher (comme Shangaï: encore en partie un village Potemkine), mais ce n'est pas une plate-forme financière comme Hong Kong: un truc comme ça ne se crée pas en un jour ou une décennie, et surtout, ça ne se décide pas par projet politique (l'argent "mobile" a tendance à choisir lui-même où il va, surtout quand il y en a beaucoup). Une telle ville est une conjonction rarissime (dans le temps, l'espace, les esprits, le capital humain) de trop de facteurs formels (infrastructure en dur et en termes de secteurs/entreprises présents, niveau de vie, niveau et gamme d'activités -la "plate forme de service" en somme, emplacement, capital accumulé, dispositifs législatifs....) et informels (aspects plaisants de la vie, somme des réseaux et "capitaux relationnels" en place, avec leur dynamique/inertie/continuité unique, crainte du changement -qui impacte les calculs de tous les acteurs présents et crée du risque-, coutumes et habitudes....) sont en jeu pour que ça puisse fonctionner ainsi, et la plupart des acteurs individuels ne sont réellement conscients que d'une partie de ces facteurs, tout en bénéficiant de tous, en partie, donc, à leur insu (la force de l'habitude, le fait de ne plus voir ce qui vous fait gagner, de le considérer comme acquis). C'est sûr que si Pékin veut créer de la concurrence, ils le peuvent, et peuvent enlever une partie du gâteau à HK, mais pas l'essentiel, qui irait soit ailleurs (et pas forcément en Chine), soit, plus vraisemblablement, se trouverait éclaté entre plusieurs endroits.... Ce qui fait un tantinet perdre le caractère unique de telles cités, et l'opportunité aussi unique (comme un des rares vrais "nodes" de l'économie mondiale) qu'elles apportent. Taipeh, Tokyo et Singapour récupéreraient bien plus. avec leur référendum de 2016, les Brits s'exposent à perdre cet atout: la majorité des activités financières de Londres est de fait menacés, ce qui ferait la grande joie de Paris, Francfort et Amsterdam. -
Chine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour ça, la Chine ex-communiste a gardé un des principes premiers de Staline: "ce qui est à moi est à moi, le reste est négociable".