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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Désolé: double post: je sais pas pour vous, mais j'ai un max de problèmes avec le site depuis 2 jours....
  2. C'est tout le point: il ne s'agit pas de dire qu'il n'y a pas d'investissements dans le secteur pétrolier russe, mais de signaler que le niveau de ces investissements a été chroniquement insuffisant sur les 15 dernières années, et pas par une petite marge (les besoins de l'Etat russe et du système de pouvoir sont pires que l'avidité des actionnaires privés des grandes compagnies pétrolières ailleurs), le tout sur fond d'un appareil de production qui déjà, au début des années 2000, n'était pas dans un état rutilant. Il est plus facile de pointer ce qui rentre, parce que c'est concret; dans ce cas, il faut essayer d'imaginer ce qu'aurait pu être la production russe et son évolution si le secteur avait fonctionné normalement depuis 15 ans (ce serait le jour et la nuit par rapport à ce qui existe aujourd'hui, et la Russie aurait une production dantesque). Vu en global, on sous estime intellectuellement ce qu'un tel secteur représente concrètement, mais il s'agit de milliers de structures d'extractions de toutes tailles: pour comparaison, ISIS contrôle actuellement une vingtaine de sites (mineurs) pétroliers d'extraction (environs 15 en Irak et 5 en Syrie, à peu près), plus 2 raffineries, dont ils tirent 2 millions de dollars/jour (en ne pouvant commercer que via la contrebande, soit à prix dégradés, et en conservant le produit raffiné pour usage militaire et politique). Ce capital représente déjà des centaines de puits et toutes les structures qui vont avec (ça fait beaucoup de métal, représentant le résultat d'investissements énormes sur des années, et beaucoup d'activité industrielle), alors qu'il est vieillissant et endommagé.... Mais il permet quand même, malgré toutes ces conditions antagonistes, à un proto Etat ("gérant" 8 millions d'habitants) de multiplier assise et puissance. A comparer avec la Russie, dont le secteur pétrolier n'a pas ses entraves, et qui est bien évidemment cent mille fois plus important. Pareil pour le secteur pétrolier américain; essaie de te représenter que le seul Golfe du Mexique dans sa partie étasunienne compte plus de 35 000 puits (cad dans ce cas autant de plates formes et/ou installations plus réduites): certaines installations sont très vieilles et pas forcément toujours super entretenues (d'autant plus que le secteur est peu régulé et sous inspecté -cf Deep Horizon), mais continuent à avoir une production qui, vu le paradigme du pétrole, restent largement bénéficiaires. Et les acteurs privés qui les gèrent (surtout si l'Etat ne les contraint pas à un minimum d'investissement) poussent jusqu'à l'explosion et/ou l'épuisement avec le potentiel existant tant que ça roule (et tant pis pour les conséquences), car à leur échelle de gestion, tant que c'est bénéficiaire (et plus rentable à court terme qu'un nouvel investissement), c'est bon. Qu'en ont-ils à foutre des problèmes de dans 5, 10 ou 15 ans, y compris le problème de rentabilité qui se posera alors (quand au problème de volume de la production, pour les acteurs privés, il est encore moins crucial que pour un Etat comme la Russie)? Les décideurs actuels seront ailleurs, plus haut dans la hiérarchie, dans une autre carrière, pourront foutre la faute (si une est signalée) sur quelqu'un d'autre (en tout cas, de tout ça, ils sont persuadés au jour d'aujourd'hui: c'est comme ça qu'ils fonctionnent), et dans tous les cas, ils auront déjà empoché le pognon. Pourquoi croirais-tu qu'aux commandes du secteur pétrolier/gazier russe, quelqu'un fonctionne autrement? Un sens inné de l'Etat et du long terme?
  3. Multiples sources d'analyste des secteurs pétroliers et gaziers qui pointent ce fait depuis le début de la décennie 2000 (personnellement le premier document que j'ai lu sur le sujet date de 2006!), de même que pas mal de remarques et analyses diplomatiques (quelques sources au Quai d'Orsay pour ma part, plus quelques-unes dans le secteur pétrolier -et dans la partie minière d'Areva, aussi étrange que ça sonne); c'est pas un grand mystère ni un secret d'Etat. Mais c'est un truc qui fonctionne dans le temps long quand on parle de productions de cette échelle, si bien que beaucoup pointeront effectivement du doigt le fait que "la production augmente, donc c'est des conneries et tout doit donc aller bien derrière". Mais à un moment ou un autre faut revenir sur terre: regarde le taux de réinvestissement des grandes compagnies pétrolières pour simplement maintenir leurs perspectives de bénefs, ça donne une idée du niveau de besoin. Et ce niveau n'est pas compatible avec ce que prélèvent l'Etat russe et les divers acteurs oligarcho-maffieux du secteur russe des hydrocarbures. Faut pas croire que des masses de fric pareilles surgissent de nulle part: ce qui va à un endroit ne va pas à un autre, et y'en a pas assez pour tout faire. L'Etat russe a d'énormes besoins, comme tout Etat (surtout un Etat avec une économie fonctionnant mal et une population active insuffisante), une politique volontariste (cad des investissements énormes, notamment dans la défense ou d'absurdes projets somptuaires hors de prix comme les "JO à 50 milliards" ou la Coupe du Monde) et un niveau de corruption /détournement élevé (dont une bonne partie est le "coût de fonctionnement" du système de pouvoir), et c'est pas la ridicule "flat tax" qui permet de faire fonctionner ce pays, ni de développer son économie. Le fait est que l'investissement qui a continué quand même dans la dernière décennie a été avant tout le fait des entreprises étrangères; mais cet investissement reste au global largement en dessous du besoin global (avec pour conséquence un rythme de vieillissement supérieur au rythme du renouvellement), et les récentes sanctions (Chevron a beaucoup gueulé à Washington ces 2 derniers mois) n'amélioreront pas les perspectives. Après, c'est pas une prédiction de l'apocalypse pour demain, juste des indicateurs de tendance, qui montrent des manques à gagner, des problèmes qui s'accumulent.... Pas spectaculaire, mais bien réel. Et q
  4. Note que le prix du pétrole peut commencer à aller de nouveau vers de fortes hausses: - la saleté garde ses problèmes fondamentaux, le premier d'entre eux étant l'état des réserves (à ajouter aux coûts d'extraction croissants) - le MO ne promet pas d'être plus calme dans les années à venir Mais dans le cas russe s'ajoute un autre problème: les bénéfices prélevés par l'Etat russe (sur toutes les ressources énergétiques et minières) l'ont été aux dépends des entreprises du secteur (par rapport à un fonctionnement "normal" pour de telles boîtes), et avant tout dans le domaine des investissements: l'appareil d'extraction, acheminement et transformation russe est en sous-investissement depuis l'arrivée de Poutine, c'est aussi con que ça. Peu de remplacement de l'usure/obsolescence de l'appareil productif, pas assez de prospection.... Et la majorité des investissements qui étaient réalisés étaient le fait des entreprises étrangères concluant des deals avec leurs homologues russes, principalement les occidentales, et cette source vient d'en prendre un coup avec les tensions, notamment le "contrat du siècle" survenu peu avant la crise (avec Chevron je crois). 14 ans de sous-investissements ont un effet salement impactant sur la structure économique d'un secteur où seul l'investissement soutenu garanti le maintien/développement des bénefs. C'est pas flashant parce que c'est un impact au fil du temps, sur le taux de bénéf, mais c'est énorme, et ça a tendance à être une courbe dont la pente s'accroît vite et beaucoup dans le cas russe, surtout vu l'état dans lequel est leur structure d'extraction aujourd'hui, et vu les coûts du business dans les zones d'extraction présentes et celles en développement (permafrost, arctique). Et côté bénefs prélevés, la part prélevée par l'Etat (mais aussi par les escrocs concourant au système, qui, comme dans toute l'économie russe, prélèvent une dîme énorme) a eu tendance à augmenter et à se focaliser sur le secteur militaire aux dépends des autres (y compris la sécurité intérieure), notamment l'investissement (l'Etat reste une des premières sources d'investissement dans l'économie russe dont la Bourse ne sert pas réellement au financement de l'économie).
  5. Ce serait la meilleure réponse de moyen terme: développement (sérieux) des énergies alternatives/renouvelables et des infrastructures d'importation (non russes). Mais la France n'est pas vraiment dans ce domaine la plus à même d'impacter la Russie sur ce plan: on importe trop peu de chez eux pour peser réellement. Ca aurait un impact en faisant diminuer le coût de ces stratégies alternatives et donc en incitant/facilitant la démarche pour les autres), et évidemment via l'effet sur les prix des hydrocarbures, mais pas sans une action concertée d'un nombre minimum de pays importants (Pays Bas, Italie et Allemagne seraient un seuil plancher pour commencer à faire mal, amenant si possible avec eux l'Europe de l'est).
  6. Sur quelle planète tu vis? La réalité? T'es complètement à l'ouest . Sérieusement, pour que ce genre de choses arrive, il faudrait un certain travail politique pour faire prendre conscience de la menace russe renouvelée, chose d'autant plus complexe qu'il ne s'agit pas d'un risque de déferlement de chars via Fulda direction Brest, mais d'une menace potentielle sur des alliés (relativement lointains), et surtout d'une menace d'influence autoritaire (via l'instrumentalisation abusive et systématique du marché de l'énergie, d'année et année et d'événement en événement, voire de caprice d'autocrate en caprice d'autocrate), soit quelque chose de moins direct et plus diffus, sans effet ressenti immédiatement ET associé à un acte précis..... Ce qu'une invasion, ou une menace d'invasion, a plus tendance à produire.
  7. Y'avait rien à en tirer, et celui qui décidait à l'époque était beurré. Et, plus cyniquement, c'est comme planter des graines pour une récolte ultérieure....
  8. Ils envoient des consultants avec? Panzerfaust, MILANs et Carl Gustav, ça se prend pas en main comme ça ??? .... On sait ce que la France a envoyé? Et en quelles quantités?
  9. C'est officiel: tu es dans un état très très grave. Bienvenue dans cet état, on y est nombreux!
  10. Mot du pinailleur: ils sont baltes, ethniquement et culturellement, depuis toujours (enfin depuis que des migrants en peaux de bêtes sont arrivés dans ces marais il y a X millénaires et Y siècles). Les Scandinaves sont des peuples et une culture différents. Va pas traiter un Balte de Scandinave, ce serait comme traiter un Corse de continental, ou un fan du PSG d'amoureux de l'OM, ou un Breton côtier de Breton de l'intérieur.
  11. Ouaouh, des MI(g) 28! J'en ai jamais vu d'aussi près! Désolé, moment très très geek. On va voir qui comprend..... Le premier qui pige est dans un état très très grave.
  12. Y'a du chiffrage (pas envie de m'enregistrer)? C'est une chose d'avoir des ressources, c'en est une toute autre d'en avoir assez: la zone de contrôle "ferme" d'ISIS représente désormais plus de 8 millions d'habitants (même si on se doute qu'ils ne les fournissent pas tous également et n'ont pas un égal besoin de tous), qui plus est répartis sur une grande surface pas bien, voire pas du tout, interconnectée dans un circuit économique "national"; infrastructures limitées, appartenant initialement à 2 pays différents, et plutôt salement endommagée, sans possibilité suffisante de réparation.... Ca fait lourd comme handicap, surtout si le mouvement a besoin en plus "d'exporter" (cad aux voisins proches vu qu'ils n'ont pas d'accès au "marché mondial", et pas les moyens matériels de le faire de toute façon) pour se faire du cash et/ou acquérir certains matériaux et biens usinés (notamment armes et munitions, véhicules, communications....) qu'ils ne produisent pas et dont ils ont un besoin croissant (pour tenir leurs "terres" -militairement et politiquement- et attaquer les autres). Et les quantités qu'ils peuvent acquérir sont limitées, quand bien même ils pourraient couvrir l'essentiel de la gamme de leurs besoins les plus urgents, pour le moment au moins. Un truc que j'essaie de voir concerne leurs "exportations" de pétrole (du brut essentiellement, le raffiné -dont la production est limitée et l'acquisition extérieure impossible- étant apparemment conservé): qui achète? Vers qui ils peuvent acheminer? Les voies sont barrées à l'est (Kurdes, Iraniens, gouvernement irakien) où le besoin est faible (production du sud irakien et production iranienne), celles du sud aussi (et le besoin est encore plus inexistant), et l'accès à la Jordanie semble aussi encore contrôlé. Y'a qu'en Turquie apparemment que ça peut passer, où l'on sait que le trafic de pétrole, au moins avec l'Iran (voire les petites affaires d'Erdogan concernant le traffic d'alcool, de pétrole et d'or et devises): sait-on qui sont les acteurs de ces flux? A part la Turquie, il reste que, comme précisé, l'Irak chiite (et sans doute des groupes sunnites hors de la zone de razzia), par qui l'apport de devises ou marchandises peut transiter. Mais ça ne peut pas constituer un flux commercial suffisant pour un quasi pays (et acquérir de l'argent ne sert que peu dans un territoire de fait commercialement enclavé): les axes sont trop peu fiables pour avoir des flux constants et importants de marchandises conséquentes (t'amènes pas des machines outils, des grands véhicules, des poutres d'acier, de la tuyauterie.... En grande quantité par des routes de contrebande). Il serait plus intéressant de se pencher sur l'économie de la zone contrôlée par ISIS; quelles ressources, en quelles quantités? Quel capital productif en nature, en quantité et en niveau et rythme d'usure (usines, centrales, véhicules de transport....)? Quel état et développement des infrastructures et quelle capacité à réparer/remplacer avec les moyens locaux uniquement? Quels moyens humains (savoirs-faires disponibles, capacité de travail dans tous domaines)? Quelles ressources agricoles? Après ça, il reste à évaluer la situation des groupes humains: rapports sociaux et politiques, soit le domaine sur lequel USA et Irakiens planchent actuellement, pour rameuter les clans sunnites. J'ai vu plus de trucs passer sur la partie irakienne, pas grand chose sur le territoire syrien contrôlé par ISIS.
  13. Oui et non: la période de l'administration Carter a été celle où la professionalisation des forces US battait son plein, en même temps que le début de rémission de l'après Vietnam, qui fut un très mauvais moment dans les casernes américaines. Dans ce genre de phase de transition, les dépenses peuvent êtres élevées et croissantes, et l'effet obtenu pas vraiment visible, voire offrant un spectacle peu encourageant (le moment où ça doit "aller plus mal avant d'aller mieux"). Reagan est arrivé à la fin de cette phase, où les plus importants problèmes de la professionalisation commençaient à être résolus. L'un des plus grands problèmes de la persistance de ce cliché est la méconnaissance plus ou moins complète de l'histoire économique soviétique en général, et celle de la période de Brezhnev (et déjà de Krushchev et ses difficultés de réforme intérieure) sur ce plan économique: c'est là que les limites de l'économie soviétique commencent à produire des effets "pourrissants" de grande ampleur, et surtout les patches apposés par Brezhnev, qui de fait développent une économie parallèle énorme et tacitement encouragée, soit le retour du crime organisé russe, mais cette fois comme parasite consubstantiel (et vital) à l'économie du pays, se surajoutant à tous les dysfonctionnements créés par le mode de gouvernance économique, et y ajoutant les siens à une échelle hallucinante. C'était pas une mine de plomb, plutôt?
  14. En complément à mon pavé plus haut sur le business model politico-économique d'ISIS: le pétrole de contrebande n'est pas que du brut, on trouve aussi des produits raffinés (pas vu quelles gammes sont couvertes hors du carburant pour voiture; quelqu'un le sait?). Mais la majorité de ces derniers est en fait conservée pour deux raisons: - faire fonctionner la machine d'ISIS (avant tout la machine de guerre) et, dans une certaine mesure, certaines installations cruciales (pas de détail: usines/manufactures/ateliers? Centrales électriques? Chauffage domestique?) - faire fonctionner la machine politique d'ISIS: le pétrole raffiné est l'une des principales ressources, sinon la principale, par laquelle ISIS obtient du capital politique dans sa zone de contrôle. Ce pétrole sert en fait à faire fonctionner le peu d'économie qui peut fonctionner, et à satisfaire une partie des besoins essentiels (carburant, électricité....) de la population. C'est presque la monnaie du régime dans une zone contrôlée qui ne peut réellement s'inscrire dans un circuit économique avec le voisinage, hors des quelques flux de contrebande, par essence limités. De ce fait se posent quelques questions: - peut-on chiffrer les dimensions et les limites de ce système? A partir de quel niveau de besoin le système existant cessera t-il de produire suffisamment de résultat, surtout dans les anticipations des chefs sunnites (qui peuvent comparer à ce qu'il y a à avoir à côté)? - ces capacités de raffinage, au final, ce sont quelques sites industriels, peu nombreux et concentrés à côté des gisements pétroliers.... Leur destruction est-elle à l'ordre du jour? Est-elle faisable sans trop compliquer l'équation politique (si la majorité sont en Syrie, ça veut dire que c'est remis aux calendes grecques, en attendant que les Ricains établissent un calendrier d'opération, donc une stratégie opérationnelle)?
  15. On est avant tout inquiété par la soudaineté de l'offensive de juin, l'absence de connaissances sérieuses dans les premiers temps (et donc l'effet "shock and awe" qui entraîne tous les délires), et plus encore les tons excessifs de tous les médias pendant l'été, surtout les moins informés et plus sensationnalistes (qui, dans les médias audiovisuels, sont la norme), qui ont donné une caisse de résonnance énorme au phénomène, sans beaucoup de voix pour équilibrer le propos: c'est pas une tempête dans un verre d'eau, mais c'est le même principe. Après, le danger d'ISIS est réel, faut pas se voiler la face, et dans les processus que j'ai décrit, notamment la course contre la montre en interne pour former une quantité suffisante de cadres efficaces de tous niveaux qui soient aussi des fidèles au "chef", beaucoup peuvent produire plus ou moins de fruits. C'est la viabilité d'ISIS en temps qu'Etat constitué et solide qui est douteuse et a beaucoup trop de probabilités contre elle. En tant que mouvance armée semant de l'instabilité, du danger et des horreurs, elle peut être partie pour un bon moment, comme le front Al Nosrah (avec qui ISIS est AUSSI en guerre, ce qui fait 4 fronts avec l'Etat syrien, les Kurdes et l'Etat irakien: un peu occupé le Baghdadi) et les autres groupes armés en Syrie. Et quand je parle de "pattes courtes", c'est vraiment de manque de souffle dans la durée ET en tant qu'Etat constitué que je parle; ces "pattes courtes" peuvent quand même se compter en mois ou années, voire plus si le mouvement en revient aux "basics", c'est-à-dire redevient graduellement ou brutalement une bande armée de taille conséquente, avec un territoire plus gérable (en fait un ratio "territoire propre/territoire razzié" beaucoup plus réduit) et plus d'ambitions en tant que "parasite". Les volontaires étrangers -entendez en fait "occidentaux" dans le langage médiatique- sont une autre menace brandie exagérément: certes, ça peut créer des dangers occasionnels, mais pas de menace structurelle. Des jeunes désaffectés, désillusionnés (mais attention, la CSP n'est pas un déterminant absolu, comme le rappelle le cas du jeune Américain tué cette semaine) et au profil psychologique souvent "tendu" (conjonction de l'atteinte d'un point de rupture ET d'un travail personnalisé par les recruteurs, ce qui n'est pas une chose propice au recrutement de masse) qui franchissent le cap.... Et dont la majorité de ceux qui reviennent (pas la majorité en soi: beaucoup servent de bonniches et de chair à canon, à entendre les experts, et seuls quelques-uns sont repérés et "travaillés" pour servir de façon plus pointue) tend à prendre de la distance avec l'expérience. C'est comme les attentats-suicides: beaucoup de gens sont blessés/choqués par une situation et ne désapprouvent pas totalement le geste, un nombre nettement plus petit surfe sur la vague, mais juste avec des mots forts et enragés, un tout petit nombre soutient, milite et joint (voire commet des actes de violence mineurs ou, dans d'autres circonstances, joint une lutte armée), et un micro échantillon (on compte en individus, là) va effectivement commettre un tel attentat. Mais sur tout ce processus qui a des milliers ou millions de gens en amont, et quelques individus en aval, beaucoup de grands mots, de rage qui s'évacue, de baudruches qui se dégonflent, de menaces, de vantardise, de hurlement avec les loups (histoire "d'appartenir" à un pack, une bande).... "Sticks and stones may brake my bones, but words will never hurt me". En d'autres temps et autres lieux, le même genre de situations et gens en appelaient au grand soir où on pendrait le dernier patron avec les tripes du dernier curé, ou bien ou tous les immigrés de telle ou telle vague ou telle ou telle couleur seraient foutus à la mer, tous les gauchistes (ou communiste, ou grévistes, ou syndiqués.... Choisir le terme de préférence); bref, les mouvances et idéologies ont toujours un public d'appel, et bien souvent, ça crée un certain nombre de situations glauques et quelques horreurs de petite échelle (désolé pour le terme: vu du terrain, ça doit pas être réjouissant et ça sera toujours des horreurs). Mais au final, les mouvements de foule contre les immigrés italiens, belges et polonais fin XIXème-début XXème siècle (jusque dans les années 20-30) ont tué et blessé bien plus de monde en France que l'islamisme radical, de même que l'anticléricalisme, ou les affrontements entre mouvances d'extrême droite et communistes (les seules grèves insurrectionnelles de 47 furent une horreur sans nom et plus dangereuse que ce que peut produire l'islamisme actuel sur le sol français). Et si on se penchait sur l'histoire des USA (icône de la paix civile et de l'Etat prospère et uni), même seulement celle depuis les années 50-60, on pourrait faire le compte de nombre d'horreurs et dangers dont l'échelle surprend. Je rappelle que le premier danger terroriste aux USA est tout sauf islamiste: ce sont les "homegrown terrorists" -milices et radicaux divers, chrétiens, survivalistes....-, et que la menace du crime organisé est bien supérieure aux tarés islamistes. Jamais été à la DGSE: sorti d'école, mon papa m'a (très fortement) dissuadé (en usant de méthodes lâches), et j'ai suivi les conseils de mon papa.... Oui, j'ai honte d'avoir cédé pour cette raison.
  16. Poutine a fait fermer une douzaine de McDos en Russie, officiellement pour des raisons d'hygiène..... Ca y est, c'est la déclaration officielle de guerre aux USA! Oser s'en prendre au drapeau vert et or!
  17. Les maîtres du Temps, c'est pas un autre truc? De la fiction française, il me semble (y'a pas eu un film d'animation)? Les "Timelords" du Dr Who, ça donnerait plus "Seigneurs du Temps". Enfin, j'dis ça, j'ai jamais vu la VF donc je sais pas quelle formule ils ont adopté. Et pis en plus, depuis la dernière saison de l'avant dernier docteur, on sait qu'il en restait un tas; ils avaient anticipé leur anéantissement (au moins les hautes instances), et ils rappliquent pour foutre la merde (avec Timothy Dalton déchaîné à leur tête). Je fais la remarque moins pour pinailler, mais plus pour faire remonter un lointain souvenir de ce film d'anime.... Mais c'est pas la même technologie entre le TARDIS et le sac-à-Poppins, là je suis catégorique: le TARDIS est juste peint avec une couleur sombre; ça amincit, c'est bien connu :-[ .
  18. Quelques éclaircissements sur ISIS, sur lequel l'effort de renseignement s'intensifie (rien de nouveau dans le principe, mais l'info s'affine tous les jours désormais): l'organisation pratique/opérationnelle d'Al Baghdadi s'articule autour de lui (et on imagine, un "Etat Major" central sous une forme ou une autre) et de 25 "représentants"/"envoyés"/"lieutenants" répartis sur l'Irak occupé et la portion de Syrie contrôlée par ISIS, qui forment donc 25 "commandements opérationnels" en relation directe avec le chef. Sur ses 25 lieutenants, 8 ou 9 sont d'anciens militaires irakiens (de l'armée et du Jihaz Al-Mukhabarat Al-Amma de Saddam), virés après 2003 et pour l'essentiel tous passés par une phase d'emprisonnement par les Américains. La proportion semblerait révélatrice de l'ensemble de la structure hiérarchique d'ISIS, jusqu'aux plus bas échelons tactiques (environs 1/3 de cadres de tous niveaux seraient donc d'anciens militaires professionnels irakiens), et de l'intégration qu'ISIS semble avoir réussie entre organisation et tactique militaire d'un côté et organisation et tactique "terroriste"/guérilla de l'autre. Au bas de l'échelle, chez les combattants "du rang", l'estimation des effectifs d'étrangers à la zone géographique de conflit (Syrie et Irak) irait jusqu'à 6 ou 7000, dont peut-être 1000 venant d'occident, l'essentiel consistant plutôt en Tunisiens, Libyens, Egyptiens et Saoudiens, sur un total estimé d'effectifs combattants d'ISIS (chiffre très aléatoire) tournant autour de 25-30 000 hommes (et femmes comme on a pu le découvrir récemment). Le niveau de contradiction qu'on voit sur les effectifs (qui va de 15 à 50 000h) ne reflète pas forcément des réalités différentes, le terme de "combattant" pouvant être interprété à des degrés très variables: le combat proprement dit est une chose, mais l'ensemble de la "chaîne de soutien" d'une telle force est importante (et répartie sur les axes contrôlés, souvent longs), repose sur des effectifs vastes (donc un ratio soutien-combat très important) et implique une attrition forte des bas échelons (notamment les éléments étrangers et non expérimentés qui servent de chair à canon, ou pour qui le soutien n'est pas prioritaire), où le turnover peut être très conséquent. Il peut être en plus difficile, voire illusoire, d'essayer de faire la part entre les chefs/cadres militaires de tous échelons et les chefs "civils" (administratifs, judiciaires, politiques....), ces postes étant souvent (encore à ce stade de l'organisation) confondus. Enfin, essayer de chiffrer la proportion des combattants expérimentés (surtout évidemment les cadres -équivalents officiers/sous offs) dans le total des effectifs reste le point délicat (la "main d'oeuvre qualifiée", quoi), sur lequel semblent se pencher les USA (dont le potentiel de rens sur zone s'est certes accru, mais reste très limité: il y a donc une priorisation importante sur ce point), beaucoup s'accordant à dire, expérience récente à l'appui, que cibler le haut de la hiérarchie est une perte de temps, nécessitant trop d'efforts/ressources à acquérir pour un effet trop réduit (le syndrôme des "n°2" et"n°3" d'Al Qaida, descendus en pagaille), et que s'attaquer au "middle management" (facilement identifiable, peu défendu) est beaucoup plus rentable pour peu qu'on puisse taper dans une proportion suffisante. De même pour les cadres militaire de bas échelon, à ceci près que cette action repose là sur les échelons combattants de même niveau (côté kurde et irakien, dont les capacités "de pointe" -renseignement, précision....- sont trop limitées pour ce genre de stratégie ciblée) que, pour l'instant, les USA ne semblent pas être prêts à faire accompagner systématiquement par des éléments US (le déploiement impliquerait beaucoup plus de FS qu'ils semblent prêts à envoyer à ce jour, et/ou des troupes régulières, ce qui est là encore pour l'instant un tabou absolu à Washington). Le 2ème angle sur lequel bosse le renseignement américain, et largement évoqué ici (mais là, l'info, y compris publiée, progresse désormais quotidiennement), est le "business model" de l'organisation terroriste qui essaie de se convertir en Etat, chose dont les coûts sont dans une toute autre dimension, surtout quand on doit arrêter (ou au moins limiter) nombre des activités qui ont constitué ses principales sources de revenus jusqu'ici, dans les territoires contrôlés, à savoir principalement l'extortion/racket et le kidnapping, très partiellement compensés par leur remplacement par une forme "régularisée" d'impôt (fixe dans le montant, pas trop arbitrairement appliqué, maintenu suffisamment bas pour développer l'attractivité d'ISIS, et "compensé" par des prestations coûteuses: électricité, eau, administration et justice, police, prestations sociales, constructions....). Le tout pour une "population" tournant autour de 8 millions d'habitants dans les zones durablement contrôlées, qui plus est une population répartie sur une vaste surface très découpée. Difficile dans une zone où ces modes de financement ont quand même saigné les économies locales déjà pas franchement solides, à la production faible, y compris dans le domaine alimentaire (pas de "cash crops", agriculture vivrière insuffisante, dépendante d'une organisation territoriale précise incluant des circuits économiques continus), des économies souvent détruites (comme en Syrie dans beaucoup d'endroits). Ne parlons même pas du fait que même en disposant du cash voulu, ISIS ne peut avoir accès aux mille et une choses nécessaires à une économie, une population, un pays: biens et savoirs-faires de toutes sortes (surtout dans les quantités nécessaires) pour faire fonctionner l'appareil productif, l'économie, la société. La contrebande a ses limites quantitatives. Outre les dépenses de fonctionnement qui explosent, ISIS doit dépenser beaucoup pour la guerre, mais aussi pour la com: propagande, certes, mais surtout acheter des loyautés, tant des groupes organisés (en clair, on backchiche des chefs de clans/tribus ou hiérarques quelconques, d'une façon ou d'une autre) que des individus, via une politique "religieuse" de charité à grande échelle. Ca fait de la dépense en cash, qu'il s'agisse de dons d'argents, de dons en nature, de prestations diverses.... Cela explique entre autre le besoin d'expansion permanent d'ISIS, moins au sens de conquête territoriale (quoiqu'elle soit le but "ultime") que de besoin d'avoir, au-delà de la "frontière" effectivement contrôlée un peu durablement, une zone de pillage/razzia qui concourt de la stratégie militaire (occuper l'ennemi, le décrédibiliser dans son territoire....). Le pétrole est évidemment central dans ce besoin (le ratio dollar/kilomètre carré est imbattable), et ce chaque jour d'avantage; coûts de fonctionnement qui explosent, économies locales qui rapportent peu et fonctionnent mal, circuits économiques limités, modèle économique de distribution du haut vers le bas, peu d'investissement productif. Et à cet égard, aucune cible dans le rayon d'action d'ISIS n'est aussi constante que la région immédiate de Kirkouk, bien plus que Baghdad. Ce d'autant plus qu'ISIS ne peut obtenir du pétrole que des prix dégradés, et des flux peu constants, étant donné l'obligation d'en faire la contrebande, avec des débouchés et possibilités d'acheminement limités. L'estimation actuelle est qu'ISIS fait 2 millions de dollars/jours via le trafic de pétrole et ses autres activités; si l'ensemble des gisements autour de Kirkouk étaient pris, le potentiel théorique serait de 100 millions/jour -sous réserve qu'ils puissent effectivement tout vendre/acheminer, ce qui est douteux. Là encore, la contrebande n'est pas un flux commercial fiable, surtout quand les USA et d'autres ciblent précisément ces flux. Mais là encore, au moment où les dons de l'étranger baissent dramatiquement (ils n'ont certes été qu'un apport minoritaire sauf au début, mais il ne faut jamais sous-estimer le caractère disproportionnellement crucial d'une somme en cash, soit de l'argent frais, qui arrive en net dans le "système" coûts-dépenses d'une organisation) et où les dépenses explosent pour garder ce qui est tenu, ce besoin de pétrole est incontournable pour l'organisation qui se veut un Etat, mais dont la majorité des territoires ne peut être tenue par la force: ils ont besoin, pour faire court, de la loyauté des populations, et cette loyauté, ferveur religieuse à part, s'achète au comptant (par des modes divers, certes, du backchich au fait de "faire arriver les trains à l'heure", mais achetée néanmoins); et de ce côté, ce que rapporte le territoire contrôlé n'approche pas, de très loin, ce que coûte son maintien (c'est pas l'économie sous-développée de ces zones contrôlées qui pourra fournir une base fiscale). ISIS dépend donc absolument d'une expansion agressive et d'une économie/stratégie de razzia dans le voisinage (ciblant avant tout le pétrole), sous peine de s'effondrer sous le poids des obligations qu'elle s'est imposée (effondrement qui prendrait la forme de populations nettement moins réceptives et un tantinet aggressives). De l'inconvénient de n'être, au final, qu'une bande de gangsters armés aux oripeaux idéologiques. Et dans cette stratégie, la région de Kirkouk est le pivot absolu. ISIS essaierait en outre de recruter online des ingénieurs spécialistes du domaine pétrolier pour se confronter à son autre problème dans la durée, qui est de continuer à faire fonctionner son secteur pétrolier, évidemment écarté de tout circuit économique important, donc de possibilités d'entretien/maintenance et de développement. Economiquement, ISIS n'est pas armé pour durer et assumer les coûts qu'il doit affronter, ce qui rappelle une fois encore que garder et contrôler un territoire est infiniment plus cher à tous égards (main d'oeuvre, coût financier, nombre de savoirs-faires nécessaires, complications, temps....) que le conquérir. Enfin, ce que révèle la structure interne d'ISIS -et quelques échos qu'on a pu avoir sur les relations internes et les récentes perches tendues par Baghdad et Washington aux chefs tribaux sunnites- est que les ex-Baasistes sont aussi nécessaires à l'effort de guerre qu'hostiles au militantisme et à la religiosité d'ISIS (on connaîtrait quelques histoires d'accrochages entre les "hardcore" et les ex-baasistes): peu d'entre eux ont réellement adhéré au mouvement, et ils doivent avoir une vue nettement moins passionnée des réalités militaires, politiques et économiques du mouvement et de ses perspectives. Il y a sans doute un effet de "course contre la montre" via lequel les ISIS-iens "historiques" essaient de drainer autant de savoir-faire que possible de ces cadres (qui, de leurs côté, doivent tout faire pour rester nécessaires, donc être efficaces, transmettre, mais aussi garder des trucs) pour former des chefs compétents de son côté à tous échelons; mais c'est pas quelque chose de facile, surtout sans structure permanente de formation (avec "mémoire institutionnelle" ouverte à tous), plates-formes d'échanges (EM et "stages", rotations d'officiers et sous-offs de façon ouverte....) et tous systèmes de transmission du savoir et de l'expérience, de mise en confiance et de développement personnel et collectif, toutes choses difficiles à créer et maintenir dans un pays pacifié et unifié, et évidemment bien plus difficiles dans une entité divisée. La prise de Mosoul (où ces cadres ont joué un rôle absolument crucial) avec 800h à tout péter pourrait être bien plus un one shot qu'on ne le croit. L'alliance des ex-baasistes et des fanatiques religieux n'est donc pas un socle si solide, même si elle a pu, dans des circonstances précises et pendant un moment donné, produire des résultats extraordinaires. Encore une fois, entre le coup d'éclat et la durée, il y a une sérieuse marge. C'est encore plus vrai quand on ajoute le 3ème pilier qui fait tenir le tripode instable qu'est ISIS: les chefs tribaux (et leurs ouailles, bien évidemment), principalement désaffectés par le gouvernement Maliki et donc aussi avec ISIS pour des motifs "négatifs" et non une adhésion idéologique. Autant de cibles pour une stratégie anti-ISIS, qui ne semble décidément pas être un titan instoppable sorti de nulle part, et plus une nuisance aux pattes courtes.
  19. Le fait qu'elle ne soit QUE "pratiquement parfaite en tout point" (termes exacts "practically perfect in every way"), et non parfaite. Dans les bouquins dont est tirée la disney-isation, elle serait nettement plus chiante, égocentrique, un tantinet caractérielle (pas dans des proportions terribles, sinon le perso aurait pas accroché), voire à l'occasion mesquine. Et elle serait nettement plus "nanny anglaise" à cheval sur la discipline. Naaan, Mjölnir, c'est pas une question de poids: faut en être digne. C'est MAGIQUE qu'on te dit: c'est pour ça que Hulk y arrive pas, mais que Captain America y arrive à un moment (c'est pas dans le film, c'est pour les geeks qui sont passés par la phase Marvel). Ou alors la magie n'existe pas, et y'a une IA intégrée et bien tenue à jour, qui décide qui peut et qui peut pas..... Si un mauvais candidat se pointe, hop, un dispositif d'ultra-gravité (ou une réserve interne de colle super forte) s'active. Sinon, voilà la preuve scientifique et définitive que Mary Poppins n'est pas parfaite, donc humaine: elle râle sur son salaire (enfin, ses gages comme qu'on disait avant) et démissionne.... Enjoy! https://www.youtube.com/watch?v=TlTO8ggfes8
  20. Ta mère t'a piqué le flingue avec lequel tu es né, t'enlevant ton "god given right to bear arms"? Enfant martyr, va.
  21. Merci pour les réponses, mais personne ne semble pouvoir m'expliquer le sac non euclidien de Mary Poppins (pour le parapluie antigrav qui cause -avec IA inclue, ça semble décidément du pur délire ??? )....
  22. Sérieux? On essaie vraiment? Ou c'est juste pour me faire marcher (c'est ton style) :'( ? Alors, voyons: - les machins évoqués plus haut (le topic a quelques pages) sur la saga HH, et le problème (pour moi) de l'anti-gravité en tête..... Scientifiquement, on en serait où sur ce truc? N'est-ce qu'un objet de roman? - la numérisation du cerveau (avec possibilité de "sauvegarde"): vu dans l'excellentissime Carbone Modifié et ses succédanés. Les gens ne voyagent pas dans l'espace, dans ce truc: seules leurs pensées le font, téléchargées sur des flux entre planètes/systèmes, et/ou transportées dans des disques durs pour être réimplantées dans un corps d'accueil (dont la qualité est fonction des moyens du voyageur ou de qui l'envoie). - le parapluie et le sac de Mary Poppins
  23. Aaaaah Neal Stephenson..... Le mec au propos aussi intéressant que sa prose est..... Lourde. Et ses persos assez moyens. Un exemple de quoi?
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