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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Et puis je connais pas les monuments en question.... Mais celui de Vienne est peut-être plus joli?
  2. En même temps, un Ukrainien "pro Ukraine" (sens large: j'essaie pas de définir des "bons" Ukrainiens et des "mauvais", juste ceux qui ont une dent structurelle et/ou conjoncturelle contre Moscou) te diras qu'à Vienne, les Russes sont pas restés longtemps. Ca enlève beaucoup de charge symbolique au monument.
  3. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    J'ai jamais essayé de te tuer: juste de te dire de te bouger le fion et de me faire ces putains d'enchaînements de pompes, tractions.... Arrête de chercher des excuses (c'est la première technique)! On pratique pas de discipline de combat avec du yaourt dans les membres et le tronc!
  4. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Tu as tué ton papa! Et en plus, de son vivant, il aurait pas bougé un doigt pour défendre ta fierté!
  5. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Tais-toi, Tyrion (désolé, maintenant j'arrive plus à t'imaginer autrement: ta faute!), et commence à faire tes circuits d'entraînement! Allez hop! Tu me fais des CINDY (non, ça veut pas dire s'envoyer des filles appelées Cindy) et autres joyeusetés qui font pleurer avant de parler techniques de mandales! Hop, hop, hop!
  6. D'après ce que j'ai compris, la base politique de Maliki est encore large, et l'une de ses traductions est une forte emprise sur une part significative de l'appareil de sécurité, mais plus encore sur l'armée qui, sitôt les Américains partis, a été de fait tronçonnée en plusieurs parties répondant aux factions en présence, selon des lignes religieuses (sur ce plan, la répartition est plutôt géographique du coup), claniques et de groupements d'intérêts de circonstances. Mais surtout, l'allocation des ressources pour ces tronçons d'armée est très rapidement, dès 2011 (et en fait déjà avant dans bien des cas, parfois avec le tampon américain dont la communautarisation était la grille de lecture), devenue extrêmement inégale, une bonne partie allant de ce fait à vau l'eau, avec parmis les conséquences la lamentable prestation des unités du nord et de l'ouest contre ISIS. Investissements en formation, salaires, équipements, temps et ressources d'entraînement, politiques de soutien divers (quand des forces sont obligées d'être à mi temps -avec faible taux de rétention- autant parce qu'il faut bosser à côté et/ou parce qu'il n'y a pas moyen de s'entraîner....), l'inégalité a été vite très importante. Mais de l'autre côté du spectre, une partie des forces a bénéficié de tous les apports possibles: pas de mystère, ces forces sont à Baghdad et au sud, elles sont dans la pyramide hiérarchique qui remonte à Maliki (qu'il soit ministre ou non), et elles ont des dents. Vu qu'il a récemment proposé ni plus ni moins qu'un coup d'Etat, c'est pas sur la procédure parlementaire (qui l'a retoqué hier il me semble) qu'il asseoit ses prétentions.
  7. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Encore un Tchétchène je suppose? Le combattant de MMA est devenu le premier produit d'exportation de Tchétchénie, il semble....
  8. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Je prenais juste le contre exemple extrême: les boxeurs savent bien qu'ils ont peu de chances de caser le "coup suprême" qui étend pour le compte en une fois. Ca arrive en boxe, ça arrive en MMA, mais si tu comptes trop dessus ou que tu bases ta tactique d'un combat là-dessus, tu vas au-devant de beaucoup de problèmes. Tout comme ce serait le cas pour un pratiquant de Wing Chun qui s'obsèderait sur l'idée d'aller au contact rapproché pour caser ce genre d'enchaînement ultra rapide dans les côtes/le foie pour en finir, ou ne reposerait que sur ce genre d'enchaînement (cad être au contact ultra rapproché et cogner à hauteur de torse/tronc) pour gérer un combat. Ca n'a pas de valeur intrinsèque: les deux peuvent être de bonnes options si employées quand et comme il faut, au sein d'un "arsenal" complet. Ceux qui s'obsèdent sur un truc de ce type sont comme les généraux qui tombent amoureux de leur plan de bataille initial et s'obsèdent à essayer de le plaquer sur une situation. Après, pour pouvoir faire donner n'importe quelle technique en situation de stress, quelle que soit la discipline, ça revient toujours au même truc: tu la drilles inlassablement (dans le plus de situations tactiques, physiques et émotionnelles possibles) pour qu'elle rentre toujours plus profond dans ta mémoire musculaire/ton inconscient, et tu la pratiques en sparring libre autant que possible. Et mon point était de souligner que personne (de sensé) en Wing Chun ne reposera sur ce genre d'enchaînement comme alpha et omega du combat: ce n'est qu'un outil qui n'est utile que dans le cadre d'une tactique bien pensée et adaptée aux circonstances, un outil parmi d'autres. Tu connais la boxe, donc tu replaces le truc dans un contexte plus large et plus complet, mais tu n'as pas accordé au Wing Chun la même courtoisie, plaquant une critique toute faite sur une technique particulière qui a une utilité précise dans un contexte précis. Et je peux t'assurer que casé quand il faut, cet enchaînement (ultra rapide) fais mal: les coups répétés ont un effet combiné dévastateur (sur le souffle notamment). Par ailleurs, cette technique se case via un autre travail intense en Wing Chun et d'autres disciplines sur les techniques de main/bras à très courte distance. Et encore une fois, comme pour tous les autres, ce truc n'a d'utilité que via un combattant qui sait ce qu'il fait: c'est pas une discipline/un art qui donne une martingale magique meilleure qu'une autre.
  9. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    En mode "réaliste", ce genre de combo est faite pour le close combat (pas besoin d'allonge: c'est du combat vraiment rapproché, pas à distance): si la situation s'y prête, c'est une avalanche de coups en un laps de temps très court que tu prends dans les côtes, dans la gorge, dans le plexus.... C'est pas l'apha ou l'omega d'une discipline: c'est un outil dans la boîte. C'est à l'opposé du spectre du "coup décisif", soit le gnon idéal avec rotation du buste et du poing, élan, allonge, mouvement descendant (parce qu'idéalement, on assène du haut vers le bas).... Pas moins valable si, comme toute chose, c'est envoyé dans les bonnes circonstances, ce qui revient à dire (attention tautologie) que rien n'a de valeur intrinsèque, et que seule l'adaptation aux circonstances commande (donc l'analyse tactique); parce qu'à l'inverse, le pratiquant de Wing Chun chevronné te dira que le grand gnon idéal plein de puissance, t'as peu de chances de parvenir à le caser en situation réelle, et que si tu t'obsèdes dessus pendant un combat, tu te fermes trop d'options. Ca n'a pas grand chose à voir avec la discipline, et beaucoup plus avec la façon dont beaucoup (parfois la plupart) des dojos/cours dispensent leur enseignement, surtout en occident (aux USA, c'est parfois encore plus caricatural); évolution vers un "sport à points", déformation graduelle avec prise d'importance des gestes et techniques initialement les plus rares (High Kicks, sauts....), développement de l'esthétique.... C'est juste qu'une bonne partie de la demande a des exigences et une recherche différente: sport, hygiène de vie, esthétique, sécurité.... Ca veut aucunement dire que les disciplines traditionnelles/anciennes sont moins efficaces ou martiales quand elles sont enseignées et pratiquées en mode "roots" (où comme par hasard, pratique libre, développement physique, mix de techniques dominantes plus "terre à terre", retex.... Sont plus à l'honneur), tout connement parce que les fondamentaux sont les mêmes qu'ailleurs. Et ça veut surtout pas dire que les soi disant "grandes nouveautés" auraient découvert des secrets jusqu'ici inconnus.
  10. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Oh, ça c'est pas trop compliqué.... Juste dur. C'est la périodisation de ton entraînement physique qui permets ça; y'a plusieurs méthodes qui donnent de bons schémas d'entraînement, sur des durées variables. Généralement des cycles de 3 mois: 1 mois pour de la prise de masse et de force, 1 mois puissance/endurance, 1 mois explosivité (avec chaque mois fondé sur une progression hebdomadaire sur 3 semaines, la 4ème baissant le rythme pour préparer la phase suivante). Combiner les caractéristiques dans un mode d'entraînement unique répété à l'année est possible, mais les résultats viennent plus lentement; ça correspondrait plus à de l'entretien une fois le niveau voulu acquis. Mais même dans ces entraînements, les exercices eux-mêmes n'ont pas à être très différents: le rythme, l'intensité, l'exécution, la rationalité des enchaînements, le nombre de répétitions et séries.... Sont les vraies variables. Par exemple, faire des cycles des mêmes exercices simples (genre pompes, tractions, squats, dips, crunches et pas nécessairement beaucoup d'autres),en mode muscu (pour viser la force, le volume) ou en mode "circuit training" (cardio, endurance musculaire) te montre 2 mondes très différents: dans le premier cas, tu pleures sur la douleur de tes muscles, dans le 2ème, tu l'oublies parce que tu craches tes poumons et crains la crise cardiaque :'( .
  11. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Pas retenu le nom; mais il était physiquement impressionnant. Pas vraiment l'image que le non connaisseur a d'un pratiquant du TaïChi (oui, je sais, c'est plein de préjugés un non connaisseur). Il boostait sur la préparation physique, ça il en faisait pas mystère: la force explosive cachée de la montagne des 5 pics au lac bleu, c'est très bien, mais si tu la lance avec des bras de mannequin, ça explose tout de suite moins. J'ai beau avoir eu un prof de bagua/Xinji qui faisait 60kgs tout mouillé et cognait dur (surtout quand, comme et où il fallait), et vu un prof de Wing Chun tout maigrichon (mais très sec et en muscles longs) cogner comme une mitraillette (essayer de suivre ses enchaînements de poings foutait mal à la tête), y'a que dans Tigre et Dragons (et autres) qu'on peut faire abstraction des muscles si on parle de full contact (pour donner comme pour recevoir). Aaaah, la marche en rond en bagua (et sur les rondins en escalier, et sur les marches, et dans l'eau.... Et jusque dans le sommeil ça hante..... Raaah). Ceci dit, pour l'apprentissage de la force explosive, je suis pas complètement d'accord: les arts internes sont une voie, mais la pratique (sur la longue durée) ramène tout le monde vers les mêmes essentiels. C'est vraiment un des aspects où j'aimerais pouvoir faire plus de comparatifs, non entre les arts/disciplines proprement dits, mais entre les méthodes d'enseignement (de tout: du KM au TaïChi en passant par la boxe, le pancration moderne, la savate, le silat...), histoire de comparer les méthodes d'apprentissage en tant que processus (lesquels amènent mieux/plus vite vers certains résultats....). Quelles sont les différences? Y'en a t-il tant que ça? Cela ne dépend t-il que des élèves et profs? L'expérience du Bagua/Xinji (5-6 ans) m'a de ce point de vue sacrément lourdé (heureusement, le prof était sympa, le cours aussi). Le même enseignement pourrait-il être inculqué autrement, mieux? De manière plus efficiente? Ou est-ce un chemin incontournable tel qu'il est? Elles seules sont persuadées qu'elles envoient des signaux clairs: même quand elles font leurs retex entre elles, elles se mentent les unes aux autres pour toujours conclure "oui, c'était trop clair: c'est juste lui qui est con". J'ai plusieurs confessions signées (par des vrais membres de l'espèce) qui avouent la réalité de ce complot contre nous.
  12. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    La lutte est une bonne voie: elle donne très bien le sens du contact, et je trouve que la pratique "live" y a beaucoup plus de place que dans la majorité des cours de judo dont l'enseignement est souvent très rigide et formaté, avec peu de place et de temps pour faire du sparring. C'est très demandeur physiquement parlant (donc bien), ça fait bien rentrer dans la tête la façon de bouger au contact. De là, tu peux étendre (ou suivre en parallèle) avec des trucs comme le MMA (je sais pas s'il y a encore un enseignement formaté en France), ou le jiu-jitsu brésilien (vraiment très bien si t'as la chance d'avoir un cours à portée). Mais bon, y'a beaucoup de profs d'arts martiaux qui te le diront: acquérir une technique correcte, c'est bien, beaucoup pratiquer en libre, c'est nettement mieux, et si tu veux être une terreur pour le "réel", tu fais tes pompes, tractions, abdos et squats et tu avales tes protéines. Qui "mets le doute"? Pourquoi, tu te balades en drag queen :-X ;) ? Bien vu! Très bonne initiative tactique: ça trouble! Mais bon, se retrouver face à plusieurs adversaires dans la rue? Ca t'arrives régulièrement? Déjà un, c'est pas si fréquent (à moins d'être vraiment, mais alors vraiment, dans un sale coin).... Ceci dit, s'il y en a plusieurs, le premier qu'on tape a valeur d'exemple certes, mais tous n'ont pas la même valeur dans ce registre: faut chercher celui qui cause le plus, ou tout autre symptôme qui indique son importance sociale dans le pack; s'il est à portée, et qu'il est possible de lui faire mal très vite, c'est le ticket de sortie..... Y'a une fois où j'ai payé (aïe l'épaule.... RAAAAh la veste en cuir foutue!) pour n'avoir pas su repérer cet individu (il était comme une nana: il envoyait pas les bons signaux!). Méchuiconmoi! Gally triche! Y fait 1,5m les bras levés, mais c'est un cyborg qui pratique le panzerkunst! Ca vaut pas ton exemple!
  13. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Le mec venait d'une branche réputée entièrement passée du côté New Age/gym/zen. Je sais qu'il y a d'autres branches qui se revendiquent plus largement encore comme "martiales", mais celle-là, ça a surpris. Et reconnais quand même que pour ce qui est du Taï Chi en France/en Europe/dans le monde occidental, c'est pas vraiment les versions aggressives de l'art qu'on voit ouvrir des cours. L'art martial ancestral appelé "course à pied": quand tu seras 2 ou 3ème dan, tu pourras te sentir en sécurité (prends l'option "saut d'obstacles"). Sans rire, t'as quand même des trucs que tu peux faire, en reposant déjà sur l'étude statistique: 98% des gens (je soupçonne plus) ne savent pas se battre, ou croient savoir et ne savent vraiment pas, et on peut y inclure une majorité des pratiquants d'arts martiaux qui, sortis du contexte du "jeu à points" que la plupart sont, ne sauraient pas réagir en situation réelle. Et puis c'est quoi "court sur pattes" et "pas d'allonge"? Là, tout de suite, j'en suis à imaginer Bilbo Lannister, ou Tyrion Baggins....
  14. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Le KM n'a rien de particulièrement unique; il bénéficie juste d'un effet de mode qui a pour conséquence bien concrète en revanche d'attirer les plus motivés et plus de bons formateurs. Sambo et Systema, par exemple (pour rester dans les arts martiaux "modernes") ont travaillé depuis plus longtemps et plus profondément sur la compréhension moderne de la biomécanique et la psychomotricité (entre autres). Je fais du KM depuis plus de 7 ans (et ze veux reprendre le Bagua -couplé avec le Xinji dans beaucoup d'écoles- montré plus haut: me maaaannnnque!) et j'en suis très satisfait, mais faut pas monter en épingle les disciplines comme des systèmes magiques; y'a encore pas longtemps, pour illustrer la fausseté des perceptions, mon cours a été visité par un prof (maître?) de Taï Chi (pas en version gym pour vieux, mais dans ses formes traditionnelles), et ben ça envoyait le pâté, et les essais en full contact avec le prof de KM étaient super impressionnants. Le KM ne débouche pas sur des techniques nouvelles ou des coups et combo qui n'existent pas dans les autres disciplines, ou même sur un état d'esprit différent. Toutes les disciplines ou presque ont leurs branches qui font les choses comme il faut si l'objectif est le combat réel, et les recettes n'ont rien de si miraculeux: drill infini des mouvements fondamentaux et postures (dans tous les états d'esprits possibles, essentiellement pour monter la tolérance au stress et la capacité à continuer à agir et penser correctement sous pression), insistance sur l'entraînement physique (beaucoup le minimisent pour diverses familles de raisons) et, plus que tout, place fondamentale accordée à la pratique libre dans les conditions les plus proches de la réalité. Ce que le KM et d'autres méthodes ont apporté, c'est de revoir la méthode d'enseignement, surtout pour les occidentaux (à qui, en grande majorité, l'approche est asiatique convient moins, surtout dans la durée); son caractère militaire est de très bien implanter dans la caboche un seuil minimum de gestes et postures utiles en relativement peu de temps, étant donné que c'est une méthode qui a été conçue pour des conscrits faisant leurs quelques semaines/mois de classe initiale (et avant ça, pour donner un kit de survie dans le ghetto de Varsovie). Mais ça ne fait pas un grand combattant plus que d'autres écoles. La caricature véhiculée par le marketing du KM est que la discipline irait à "l'essentiel" là où les autres s'enterreraient dans des tonnes de supposées "fioritures", que le KM réunirait les "meilleures techniques" en balançant un supposé "reste" que les autres auraient. Ca c'est juste de la pub. Beaucoup de disciplines se sont enferrées dans des habitudes de temps de paix (ayant généralement été conçues pour un rôle guerrier/militaire), surdéveloppant certaines pratiques et en sous-développant d'autres pour diverses raisons: règles des combats et compétitions, esthétique, recherche de la difficulté, du "beau geste" technique (rien qu'en compète, dans beaucoup d'arts, les coups "osés"/poussés rapportent plus de points/renom: après 1 ou 2 siècles sans confrontation au réel, on peut voir où ça amène la pratique).... Sans compter que la majorité des gens qui vont et restent dans une discipline martiale n'y vont pas vraiment pour devenir des durs ou des tueurs: acquérir un minimum de savoir-faire suffit à la plupart, le reste étant pour le sport, la compète, le défoulement, l'hygiène de vie, le plaisir, un accomplissement particulier, l'esthétique.... Au final, l'offre s'adapte autant à la demande que la demande recherche une offre. Mais ça veut pas dire que les arts martiaux et sports de combat sont des choses monoblocs: dans chacun, tu en as toujours qui sont dans le trip "rester proche des racines/retrouver les origines", et cherchent donc à coller à la réalité du combat. Ce à quoi il faut ajouter un truc, qui est vrai pour le KM autant que pour le reste: trouver une discipline est facile.... Trouver un bon prof/cours dans cette discipline est une toute autre paire de manche, et/ou un prof avec qui on "clique": on peut avoir un bon prof, mais ne pas bien répondre à son approche, même avec la meilleure volonté du monde (et il faut évidemment soi-même être dans le bon état d'esprit au moment où on commence.... Et après aussi). Ca reste avant tout une question d'individus et de rapports interpersonnels, ce que le marketing du KM (comme d'autres avant lui) essaient de faire oublier en assénant des phrases et concepts tout faits.
  15. C'est principalement ce qu'il semble: ils ne sont pas un "pschhht", mais faut pas compter sur eux pour faire tout ce qu'il y a à faire: ils sont plutôt en flux tendus un peu partout, et leur "homeland" est plutôt étendu et disparate, par rapport à leurs ressources en matériels et unités compétentes. Ils étaient déjà sacrément étendus quand ils ont pris Kirkouk (déjà au-delà de leur "homeland" stricto sensu, en termes ethniques et claniques), ça s'est pas amélioré depuis, avec les passes qu'ils ont besoin de maintenir vers la Turquie, au nord et nord-nord-ouest de l'Irak (Zakho et au-delà). Beaucoup de zones à tenir qui sont très souvent éloignées les unes des autres: concentrer des forces est difficile, et ils doivent pas avoir beaucoup de marge de manoeuvre.
  16. Il faut noter que l'action de lobbying de grands groupes et/ou intérêts privés (certains américains) à Bruxelles peut être tout aussi efficace à obtenir des accords commerciaux qu'une pression de l'espèce de grand méchant fantasmé appelé "les Américains" (qui suppose à chaque fois une volonté et une politique suivie dans la longue durée, une stratégie -quiconque pense qu'il y a ça à Washington dénie la réalité-, et beaucoup de moyens et capital politique cramé pour obtenir un résultat). Mais plus globalement, il faut surtout souligner que cette politique économique est plus le fait de très grandes entités économiques et financières, et qu'il est tout sauf prouvé qu'elle bénéficie aux populations concernées; voir la remise en question croissante des grands accords de soi-disant libre échange et leur impact sur les économies, surtout des pays développés, avec mise en évidence que c'est surtout l'économie des très grandes multinationales -déterritorialisée en grande partie- qui en bénéficie, avec impact mineur et/ou négatif sur le reste des économies. Il n'est pas étonnant que la Russie soit en avant sur ce genre d'accord, vu qu'il n'y a là-bas QUE les très grandes entités économiques qui ont un mot à dire et une oreille pour les écouter. C'est aussi vrai dans une moindre mesure pour l'Ukraine. Mais la réflexion doit plus avoir lieu en Europe: a t-on si intérêt que ça économiquement à une Ukraine ouverte des deux côtés (si et seulement si il y a un autre moyen de la voir stabilisée)? Il faut mesurer au-delà des seuls bénéfices des grandes multinationales qui poussent, elles, sans complexe vers toujours plus d'accès partout (sauf là où elles peuvent avoir des chasses gardées -appelez ça une rente-, auquel cas le protectionnisme, sectoriel ou géographique, tend bizarrement à s'imposer). Autre question: y'a t-il si grande compatibilité que ça entre les deux unions douanières? Si grand intérêt que ça pour les Européens? Pas si facile à arbitrer, mais le débat économique est totalement aiguillonné par les idéologues de "l'idée" euro-russe d'un côté, et les lobbyistes et idiots utiles des grandes multinationales qui y ont intérêt de l'autre. Au moment où le traité de "libre échange" atlantique (tiens, avant y'avait pas de libre échange, là?) et celui trans-pacifique (y'avait quoi avant?) sont négociés, c'est quand même le genre de trucs qu'il faudrait voir. Trop d'ouverture entre des pays aux conditions/standards socio-économiques trop différents (sans compter d'autres facteurs comme des situations de monopoles/monopsones sur certains secteurs, des capacités de pressions disproportionnées....), et des comportements géopolitiques trop différents (certains étant bien plus enclins à la guerre économique et aux politiques de puissance), n'est pas forcément dans l'intérêt bien senti d'Européens peu unis.
  17. Des voeux pieus et grandes espérances de lobbies particuliers ne donnent pas par eux-mêmes d'existence à un fait général: pour que ça arrive, faut d'autres étapes, notamment le fait que 28 pays européens soient d'accords, que tous les secteurs économiques aient des intérêts concordants (surtout ceux politiquement puissants).... Et rien de tout cela n'était encore fait à un degré approchant ce qui est espéré/souhaité par ces groupes d'intérêts particuliers.... Avant tout parce qu'il y a d'autres intérêts particuliers qui s'opposent à ça. Quand à l'opinion de Schröder sur la question, elle a le petit bémol de la crédibilité du gars qui a été littéralement acheté par Poutine alors qu'il était encore chancelier: regardez son petit plan retraite pour l'après gouvernement (où il est encore aujourd'hui). Les relations économiques internationales analysées avec un logiciel Cafédu Commerce 1.0. No comment.
  18. Fausse logique, fausse évidence, méthode de démonstration par l'allusion et la focalisation sur un élément (aiguillant sur une fausse conclusion): ça supposerait qu'il y ait un plan américain, une volonté américaine et une capacité américaine pour imposer cette politique: ce n'est le cas pour aucun de ces 3 facteurs. Les ricains n'ont actuellement pas de "volonté" vu l'évolution de la scène politique US (ni d'intérêt pour l'étranger), et certainement pas de plan vu l'absence de capacité à avoir concertation et coordination chez les décideurs, et encore moins d'expertise. Quand aux capacités: réunir une telle coalition sur un sujet impliquant de tels coûts et conséquences, c'est du complotisme basique que de croire que c'est possible et que les choses marchent ainsi. Sans compter l'impact économique sur les USA eux-mêmes, non seulement direct (et ils ont pas les moyens de cracher sur du commerce extérieur en ce moment) mais aussi indirect (une Europe à l'économie poussive qui serait frappée économiquement -surtout via le secteur énergétique- réduira ses importations venus des US, qui sont le premier débouché US en volume et VA).
  19. Y'a pas vraiment de parti belliciste à Washington, ni beaucoup d'attention portée au problème ukrainien. Les seuls qui poussent à faire quelque chose sont très peu nombreux, et l'ont essayé surtout sur le mode de l'imprécation gratuite pour dire qu'Obama est une couille molle et le pire président de l'histoire de l'univers. Washington est paralysée, et focalisée sur d'autres sujets, c'est aussi con que ça, et le problème ukrainien ne touche pas assez d'intérêts US (et en fait aucun intérêt perceptible par grand monde), et n'a pas vraiment ni la capacité ni le contexte pour être une nouvelle combo Lusitania/télégramme Zimmermann. Même les plus enragés (tous les 2 ou 3 en fait) n'ont pas insisté au-delà de la fin du "news cycle" sur le sujet (cad la semaine). Et de toute façon, personne ne réclamait la guerre, ou de la gesticulation militaire ou quoi que ce soit de ce genre. Les quelques-uns que tu vois s'agiter le font essentiellement pour pointer Obama du doigt et s'offusquer de ce que le monde n'obéit pas à ce que dit Washington. Certains ont essayé de glisser que désormais, la Pologne et les pays baltes étaient menacés d'invasion (encore il y a quelques jours), mais c'est pas comme si ça prenait. Ils savent surtout que quoi qu'il arrive, à moins de quelque chose d'énorme, ou d'actes d'agression massifs, répétés et ouverts de Poutine, tout ce qui s'apparente à de l'action militaire est un "no, no" de nature à faire mal au parti qui le propose fortement.... Surtout d'ici aux élections de novembre. Et les ricains en ont sévèrement rien à foutre, mais plus déterminant encore, se méfient désormais de qui essaie d'aiguiller vers l'action extérieure, y compris les 2 gros morceaux de la droite qui remuent et font peur chez les républicains: les pseudo libertariens, et un bon morceau du Tea Party. La crise de la frontière sud et la scène politique intérieure les mobilise. Côté démocrate, y'a zéro tendances qui poussent à s'intéresser au cas ukrainien au-delà d'un containment diplomatique fondé au pire sur les sanctions économiques et pressions politiques. Pas vraiment le terrau pour qu'une "minorité agissante", même une petite, puisse créer une situation favorable à une politique lourde contre la Russie. Et surtout pas une qui se poursuive dans le temps. Surtout que toute politique en ce sens, sans même aller jusqu'au domaine militaire, a un besoin vital de l'Europe pour ce faire: pour obtenir le concours de l'UE dans cette politique, faut griller des cartes et du capital politique (déjà pour les sanctions limitées, ça a pas du être gratuit). Et ça, ça engage à Washington, ça réclame du bipartisanisme et un peu d'esprit de suite, deux choses qui ont cruellement manqué. La collaboration qui a déjà eu lieu pour les sanctions actuelles a déjà du être dure à obtenir, et en l'état de la scène politique américaine, c'est le bout du monde à moins que Poutine commence vraiment à faire d'énormes conneries. Bref, avoir un "parti de la guerre", même très minoritaire, supposerait des conditions qui sont à mille années lumières d'être réunies. Il existe toujours et à tout moment des individus, des intérêts, et des groupuscules qui veulent pencher vers ce mode de réaction à un certain nombre de crises et de situation, mais c'est tout ce qu'ils sont et restent hors de la réunion des dites conditions: le 11 septembre (ou Pearl Harbor) et la façon (et les moyens) d'exploiter l'événement n'arrivent pas tous les jours. En plus, en terme médiatique/de perception générale, pour le peu que la scène internationale prend d'attention et d'intérêt aux USA (population, opinion publique et scène médiatique/politique à Washington), le problème irakien et le cas Israélo-palestinien ont plus le vent en poupe: c'est vexant pour Poutine, mais l'islamisme vend mieux (ou moins mal) que les Russes, en tant que menace. La Russie, c'est tellement "hier". Mais de toute façon, et encore plus depuis que la vague "tea party" a envahi le parti républicain et que l'anti-abamaïsme primaire gouverne toute décision au GOP, les seules préoccupations sont les élections (de 2014 et de 2016) qui contraignent tous les comportements et calculs. Et pour ces élections, l'international pèse ZERO depuis le retrait d'Irak: l'avortement, les droits civiques, les tempêtes médiatiques régulièrement ressuscitées (Benghazi, l'IRS....), les frontières et la réforme de l'immigration, et surtout "It's the economy, stupid" (particulièrement sous l'angle des inégalités et du corporate welfare ces temps ci). Aucun politique ne foutra la moindre goutte de capital politique sur des sujets internationaux (surtout impliquant le militaire) à moins de quelque chose de réellement gigantesque, en tout cas pas avant les dernières phases de la campagne de 2016 (la présidentielle, celle où y'a un petit moment où faut faire "chef de guerre"), et même là ça ne pèsera pas lourd dans la décision de vote (à moins encore une fois d'un fait ou événement de nature à changer les règles du jeu).
  20. T'inquiètes, y'a encore de la marge pour les 2 prochaines saisons; en attendant, le vieux doit se faire cravacher pour sortir le tome suivant.... Mais bon, c'est aussi lui qui écrit le script de la série (et il a déjà foutu des éléments qui apparaîtront plus tard dans les bouquins), donc ça doit pas trop le stresser non plus, à moins qu'il ait aucune idée sur la direction de son intrigue, auquel cas il est dans la mouise (vu le succès massif de la série et l'impact sur les abonnements premium à HBO et les droits sur Netflix, il doit cependant être motivé pour faire turbiner sa cafetière). Bien vu pour les cognomen. Remarque de pinailleur frustré de pas avoir eu l'idée: les Romains conquièrent des peuples, pas des terres. Ce serait donc plus Pachtounus/Afghanicanus, et Irakus, à moins de choper les noms anciens (Bactrius/Sogdianus, et Babylonius/Medicus/Assyrianus -?- ). Na (mesquin, je sais). Pour différencier les deux de la maison Bush..... Un Medicus Major et un Medicus Minor/Junior? Touche pas à Lunarion Maher! Il me fait rire tous les vendredi! Pas une solution à la crise ukrainienne, peut-être, mais c'est mieux que rien..... Quoique sur ce plan il a proposé une solution.... Celle de Paul le fol: l'isolationnisme.... Con ou pas, irréaliste ou pas, c'est une tendance lourde dans l'opinion américaine, désormais: défiance absolue envers quiconque déplace autre chose que des drones, des FS (surtout si c'est pour autre chose que tuer des Islamistes réels ou supposés), et éventuellement des dizaines de millions en aide (pour les centaines de millions et milliards, c'est niet sauf pour Israël). Donc l'Ukraine, que personne ne sait placer sur une carte: même en faisant tournoyer le foulard rouge du Khal Vlad, le très vieux Ser McCain et le très gland Ser (certains disent Lady et le voient gay-marié avec le précédent) Graham ne sont pas arrivés à indigner et motiver ailleurs que sur le plateau des agitateurs de FoxNews (ceux-là.... Que fait le sadique roi Joffrey quand on a besoin de lui? Etre mort n'est pas une excuse).
  21. Tu retardes: Qarth est en bordel, et empêtrée dans le siège de Mereen, Volantis continue à décader sévère, et la Golden Company (reconvertie en pseudo-armée "régulière") a débarqué à Westeros (enfin en partie: c'était encore moins bien préparé que le débarquement de Dieppe, et encore moins bien tenu que l'Invincible Armada).... Donc tous ces glands là ne peuvent pas venir aider l'Ukrainesteros face au khal Vladimir. En revanche, y'a bien des princes ukrainesterossiens qui financent de drôles de trucs chacun dans leur ville/province/seigneurie: milices de "volontaires" et mercenaires sont à la fête, mais vu le niveau de cohésion et de volontariat, on peut douter du résultat. Comme les "milices populaires" de l'est (qui sont loin, bien loin du modèle de la Confrérie sans Bannières): des racketteurs locaux et des "volontaires" venus de chez Vlad pour compenser l'absence d'enthousiasme des populations locales qui n'ont troqué des escrocs d'échelon national que pour avoir des escrocs de niveau local. Ils s'empressent de "taxer" (entendez "prendre") tout ce qu'ils peuvent racler dans leur coin ("impôt révolutionnaire", "contributions volontaires" en argent et/ou nature, "péages" en tous genres, pourcentages sur l'activité, et bien sûr saisie d'actifs), sur le dos des locaux, de marchander tout et n'importe quoi (on ne saura jamais ce que les Malaisiens -voire aussi les Hollandais- ont du payer). Pas grande différence avec ce qu'on lit et voit dans Game of Thrones....
  22. Arrête de déconner: y'a pas de seigneur des ténèbres ou de Valars, ici; ils sont occupés ailleurs. Cependant, les Dothrusskis, sous leur Khal Vladimir, continuent de s'agiter, envoyant des flèches depuis leur territoire sur celui du royaume d'Esteros (autour du Dniepr, qui débouche sur la baie aux esclaves dont les villes arrêtent pas de changer de proprio depuis que le royaume est agité); ils comptent aussi maintenant sur leurs ressources en énergie pour faire pression sur les 28 royaumes, parce que..... Parce que..... L'hiver arrive... Enfin arrivera un de ces quatres. Et là, ça va chier dans les royaumes (enfin plutôt, ça va râler devant la facture ou l'absence). Parce que du coup, si Vlad veut faire plus, faudra compter sur le mur de l'Otan (c'est un lieu dit) et sa Garde de Nuit qui ont vachement perdu de leurs effectifs et moyens depuis 1990 (sauf la partie administrative).... Enfin depuis que le dernier khalassar d'Essos s'est effondré (remplacé pendant un moment par un khal beurré du soir au matin). Désolé, c'est du remplissage.... Ze voulais juste caser le "winter is coming"....
  23. Quand tu le sauras, il sera trop tard..... Muhahahahahaaaaaaa!!! Tu auras le Littlefinger dans le c.... Un indice: il t'a sans doute demandé à un moment, directement ou indirectement, de lui faire confiance (ce qui peut prendre l'apparence d'une admonestation semi humoristique où il t'avertir de ne PAS lui faire confiance). Là en ce moment, je suis (entre autres) dans un Honor Harrington (une série qui est vraiment partie en couille dans le pays de bwoooooof), donc SF, check! Quand à la "grandeur", y'a une floppée de proverbes de bon sens qui rappellent que quand il y a grandeur et grands hommes, c'est généralement pas des époques où le péquin moyen a très envie de vivre (les "temps intéressants" et toussa).
  24. La maison Onclesam a vu son emprise sur les 28 royaumes s'affaiblir depuis qu'elle ne dispose plus d'autant de dragons qu'avant, et son actuel chef, Barrack Onclesam, se désintéresse des 28 royaumes pour se consacrer à son propre borde.... Domaine (qui est très time-consuming). Son haut conseil des grands seigneurs lui court sur le haricot et l'empêche de faire quoi que ce soit, s'enfonçant dans des querelles d'apothicaires sans fin pour se partager une manne qui va se réduisant, tandis que les tout puissants féodaux et maîtres de guildes orchestrent ce ballet d'impuissants pour leur profits de demain, quitte à sacrifier ceux d'après demain pour ce faire. Les 28 royaumes font de même, maison contre maison (la peste soit de toutes leurs maisons, comme dirait William), au moment où le Khal Poutine des steppes d'Essos, pour faire taire ses rivaux et maintenir son pouvoir, s'est lancé dans une quête de la grandeur dont il ne sait pas vraiment comment se dépatouiller. En attendant, le faible royaume d'Esteros, ancienne province du Khalassar, souffre de ses avances un tantinet trop entreprenantes, maintenu tant bien que mal par des seigneurs divisés et de faible renom et mérite. Dans l'ombre, l'héritière d'une antique grande maison préparait son retour, mais s'est loupée en essayant de chevaucher son dragon domestique, une incontrôlable bestiole appelée Maïdan. Le héros Vitaly n'a pas profité de l'occasion pour la rattraper, faisant douter de son caractère chevaleresque en même tant que de ses intentions immédiates. Hors de la capitale et de ses intrigues, les contrées se déchirent, alimentées par le Khal Poutine (qui ne sait pas quoi faire d'autre), l'absence de direction, des seigneurs locaux avides de pouvoir et de rançonnage, l'abondance d'armes.... Et l'alcool. Déjà un grand domaine a été enlevé par le terrible Khal qui ne sait pas trop quoi en foutre à part s'en servir pour frimer. Les menaces et sanctions pleuvent de part et d'autres, menaçant le bien être des paisibles 28 royaumes tout comme des steppes d'Essos (et la banque de Braavos en a ras le cul de passer à la caisse pour tous ces branleurs). Agir est trop dangereux, et ne pas agir fait empirer les choses. Qui, qui, qui l'emportera dans ce jeu de trônes où personne ne veut ni ne peut réellement jouer (passke ça coûte et ça fout la merde partout)? Juste espérer que ce soit pas GRR Martin qui écrive la suite de l'histoire, sinon y'aura beaucoup de morts. Putain y'avait quoi dans cette mangue....
  25. Et les marchés énergétiques sont particulièrement peu élastiques (je parle pas du marché financier de l'énergie, mais de la traduction "réelle": navires, axes commerciaux, terminaux, infrastructures, flux....): les transitions, surtout de cette échelle, sont loooonnngues, et chères, et politiquement difficiles. Pour la Russie, ce serait super douloureux, à un moment où le "miracle économique" poutinien s'est largement résorbé (la ploutocratie a repris les rênes sur l'embryonnaire classe moyenne/classe moyenne supérieure, surtout les milieux entrepreneriaux); même si c'est pas encore massivement sensible (ce qui peut durer encore un moment), et même si la disparition de tout débat public contradictoire, la propagande qui l'a remplacé et la temporaire fièvre nationaliste (elle par nature courte) obèrent pour un temps beaucoup de choses, ça va ressortir. Un copain du Quai d'Orsay me répétait encore que depuis ça fait maintenant quelques années que Poutine a peur du peuple russe, lui qui s'y baignait et s'appuyait en partie sur des mouvements de masse dans les années 2000: c'est pas entièrement rationnel, ça va avec l'isolement croissant qui caractérise son pouvoir, mais c'est un fait qui joue énormément dans ses calculs. La Russie est par ailleurs plus ou moins dépendantes de la collaboration avec l'occident pour son industrie civile, y compris énergétique (notamment l'extraction sous le permafrost et l'Arctique, l'acheminement, et la construction d'infrastructures), alors même que dans l'ensemble, cette même filière d'extraction (dont dépend quasi entièrement le pays), n'a pas eu sur les 20 dernières années le quart des investissements suffisants pour assurer son avenir (vieillissement des installations plus important que leur renouvellement, pas assez de prospection), essentiellement pour assurer le fonctionnement du système politique (cad, "redistribution" à la ploutocratie, soit par prélèvement direct, soit par "allocation" pour assurer les fidélités) et celui de l'Etat (politique de défense et politique sociale, vu que l'impôt rapporte peu, surtout depuis l'adoption d'une absurde "flat tax" qui a cependant bien des aspects politiques/démagogiques faciles, que seul l'argent de l'énergie permet). C'est un équilibre politique fragile: or, avoir à réaiguiller/réorienter toute une filière sur de nouveaux clients, même majeurs et solvables, est un processus long et coûteux, qui plus est sans garantie de résultat satisfaisant (surtout quand le besoin est grand pour assurer la survie du "système poutine", au moins en l'état).... Et la liste des clients est courte, et absolument dominée par un géant qui n'est pas du tout un ami et dont la Russie ne veut pas tant que ça être trop dépendante (devinez qui).
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