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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Les EM permanents sont là et trop là, et les moyens aussi, quoique la part bouffée par les spots multimédias grimpe et commence à limiter le reste (surtout sur les marchés médias chers des grands Etats et/ou très grandes villes); la coordination, au final, dépend certes de facteurs de savoirs-faires techniques et institutionnels, mais aussi et avant tout de l'union d'un parti à un moment donné, et là, ça pêche: la diversité est énorme, et unir les opinions pour une campagne est un exercice au mieux quasiment impossible, qui peut parfois être plus impossible que d'habitude. Questions d'individus, de querelles d'individus, d'égos, d'ambitions, de conflits d'intérêts, d'avis divergents, de conflits d'opinions, de peurs (surtout pour celui ou celle qui doit réellement faire campagne dans son coin).... Les EM ne sont pas des EM militaires avec toute latitude pour ordonner et être obéis.
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Ca a joué dans beaucoup de cas, et s'inscrit dans le cadre de l'ordre dispersé dans lequel les démocrates sont entrés en campagne, et dans leur refus d'assumer les résultats, pourtant bons, de la présidence Obama. Ca c'est une cause, mais la cause majeure reste et demeure l'abstention extrêmement importante des midterms (plus encore celles de 2ème mandat présidentiel), et particulièrement de celles-là: 1/3 des électeurs ont voté! Le niveau de sur-représentation de l'électorat conservateur est exceptionnel. Une partie est due à l'ensemble des mesures et campagnes de "voter suppression" et de frein à l'enregistrement d'électeurs sur les listes (ce qui fut le job d'entrée d'Obama dans le monde politique: il organisait des campagnes d'enregistrement dans l'Illinois), une partie est due à l'impact sans précédent d'une campagne médiatique de très longue haleine contre Obama (influence les citoyens peu impliqués, impacte plus ou moins les moins motivés de ceux qui penchent plus vers les démocrates) qui n'a pas été assez contrée par des démocrates en demi-teinte sur le sujet, mais la majorité de ce qui motive cette abstention reste plus structurelle: l'électorat démocrate est très nettement moins actif dans les midterms. Une partie de ce fait structurel est purement matérielle: les élections américaines sont en semaine, il n'y a pas de jour férié ou congé justifiable pour aller voter, et les populations les plus précaires (extrêmement sur-représentées dans le vote démocrate) peuvent proportionnellement beaucoup moins prendre quelques heures ou un jour pour aller voter (jobs merdiques où ils peuvent se faire virer pour un rien, plusieurs tafs cumulés payés à l'heure....). Les républicains (qui reposent plus sur des retraités et des inactifs dans leur base) favorisent en outre cet état de fait de toutes manière possible: blocage de tout ce qui faciliterait le vote, refus de discuter d'un "voting day" férié ou du vote le dimanche, réduction du nombre de bureaux de vote dans les circonscriptions plus démocrates (créant ces files d'attente monstrueuses qui éloignent encore plus ceux qui ne peuvent pas prendre trop de temps dans une journée de travail).... C'est là la faute principale des démocrates: ne pas avoir incité à aller voter, ce pourquoi il aurait fallu une stratégie et des moyens, pour: - accroître les mesures mises en oeuvre pour faciliter la mobilisation (transport, information et orientation: bénévoles et offerts par le parti ou des organisations soutiens) - mettre en valeur le bilan des 6 dernières années, et le revendiquer activement contre chaque attaque républicaine, pour ne pas laisser le GOP tisser la trame narrative de la campagne. L'exemple type est Obamacare, au final approuvé par la majorité de la population..... Sauf quand on le nomme Obamacare, auquel cas le taux d'approbation chute à 36%. Si on s'en tient au "Affordable Care Act" ou au nom spécifique que la mise en oeuvre porte dans chaque Etat, la mesure est très populaire. Ca, c'est l'effet du travail médiatique et politique de la nébuleuse d'organisations ultra conservatrices, et du GOP. Qu'on fait les démocrates? Tout pour ne pas aborder le sujet dans une majorité de cas (dont Alyson Grimes dans le Kentucky..... Où l'implémentation locale de l'ACA est plus que populaire); les quelques-uns qui n'ont pas laissé le terrain à la diatribe républicaine ont, eux, gagné. Bref, les démocrates ont le plus souvent reculé devant les sondages a priori, sans envisager d'essayer de changer les tendances, malgré les moyens dispo. Ce qui renvoie à des problèmes au sein du parti, plus entre la présidence et les candidats législatifs, et un peu entre l'échelon national et celui d'Etat.
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Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
En France, des morts suspectes liées à une opposition politique n'ont pas été vues depuis très longtemps: les très peu nombreuses qui ont été vues sur les 30-40 dernières années sont plus liées à de sordides affaires de comportements douteux passés, de casseroles potentielles et de "cas de qui en sait trop sur qui il faut pas". Cf De Grossouvre. Ce sont des histoires de corruption et de linge sale mal lavé en famille, pas des flingages d'opposants politiques: ceux-là, on essaie de les assassiner politiquement et/ou médiatiquement, en personnes civilisées :-[ . -
Encore une fois, l'autorité des Conventions Nationales de chaque parti est limitée et variable (selon les rapports de force internes à chaque moment: qui tient les finances, quelles finances sont dispo, pression des groupes extérieurs -renforcée énormément depuis Citizens United-....), et les Partis de chaque Etat ont beaucoup de marge de manoeuvre et sont très différents (le parachutage de candidats comme on le voit en France est nettement plus rare et difficile). Qui plus est, Obama a commis une lourde faute politique depuis sa prise de fonction: il n'a pas su trouver de rapport personnel et professionnel avec son propre camp, s'en aliénant une bonne partie (tout l'inverse d'un Lyndon Johnson qui fut sans doute le meilleur politicien de l'histoire américaine). Il souffre en outre d'un handicap normal à ce stade: il n'a plus que deux ans en fonction. Il n'est donc plus un drapeau auquel on se rallie, puisqu'il ne mènera plus de campagne et souffre concurremment de l'usure du pouvoir, normale, à ce stade de sa présidence (syndrôme commun à tous les présidents US: la 6ème année est la pire), lui empêchant pour quelques temps d'être un soutien évident dans une campagne, en tout cas aux yeux de beaucoup, contrairement à un Bill Clinton (populaire quand il est parti, superstar depuis que plus d'une décennie s'est écoulée) qui s'est remis à jouer les soutiens publics, comme jamais un ex-président ne l'a fait avant lui (rapport aux projets de sa bourgeoise et à son caractère d'animal politique), sauf peut-être Théodore Roosevelt. Les sergents serre-file du parti essaient de faire leur boulot, mais ils ont une autorité relative, limitée par: - les moyens disponibles depuis la Convention nationale: argent, carnet d'adresse, ressources matérielles et humaines, soutiens médiatiques (y compris des personnalités, politiques ou non), priorité dans l'agenda.... - la marge de manoeuvre du candidat; il peut être un outsider, élu en primaire contre les préférences du parti dans l'Etat et/ou au niveau fédéral, avoir le soutien d'une de ces entités, des deux ou d'aucune, avoir des sources propres de financement et des ressources humaines qui tiennent plus à lui, avoir une image médiatique propre (et donc moins dépendre du label et du soutien du parti).... - les circonstances: outre le pur conjoncturel (la situation politique et médiatique nationale et locale, et son interprétation à un moment donné par les divers protagonistes -ici en l'occurrence "Obama est radioactif"), il y a le structurel, soit la culture politique locale et celle du parti. L'exemple type de cette élection est la campagne foirée d'Alyson Lundergan Grimes, candidate au siège de sénateur du Kentucky contre Mitch McConnell, indéboulonnable (et très pourri) leader des républicains au Sénat depuis 30 ans. Démocrate du Kentucky et héritière d'une importante famille politique locale, elle observe certaines spécificités pour la gauche dans cet Etat: activement pro-flingue, pro-charbon (à peu près le seul secteur économique -mourant- de l'Etat avec le Bourbon, les courses de chevaux et les subventions fédérales), anti-impôt (certains diraient que c'est juste une "républicaine pro avortement", en exagérant un peu), elle a tout fait pour se distancer d'Obama au point de refuser de dire si elle avait voté pour lui aux présidentielles.... Ce qui lui a coûté beaucoup. Elle a foiré, mais le fait demeure: dans le Kentucky, exemple parmi d'autres, un démocrate doit être pro-charbon et pas trop parler du réchauffement climatique ou de la pollution.
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Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Tu as bien conscience que le "concept" auquel tu fais référence :-X , et ce particulièrement dans la langue française, peut être représenté dans une phrase par beaucoup de mots différents, en forme féminine ou masculine. Employer le féminin laissait plus d'options ouvertes, donc il y a pas de fautes..... A moins que tu ne sois envoyé par le client pour contester ma facture: tu es un avocat! Tu vas faire traîner le versement en longueur (si j'ose dire en l'état de la formulation précédente)! Aaaah, ces clients, tous les mêmes! -
Russie et dépendances.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
Vous êtes des vilains cyniques, tout simplement parce que vous êtes jaloux que le type ait pu se tirer lui-même dans le dos: au lieu d'émettre des théories du complot à la mors moi le noeud, faites donc votre stretching tous les jours, et vous aussi, vous pourrez vous tirer trois balles dans le dos si le coeur vous en dit ??? . Essayez, et vous verrez :-[ . . Longue (placez ici le nom commun nécessaire) au président Nazarbaev! Maintenant, s'il pouvait m'envoyer le pourcentage promis :-X .... -
Mmmmmh..... Eeeuuuh.... Je vois pas. J'essaie de réfléchir, mais je trouve pas. Si c'est pas le Mexique..... Voyons..... Langue au chat? C'est apparemment un phénomène structurel que les électorats démocrates votent beaucoup moins dans les midterms, et que leur abstention y chute beaucoup plus que celle des républicains, plus constants. Le chiffre global de l'abstention dans cette élection a été évoqué par Obama lui-même (les ricains oublient totalement l'abstention dès que les résultats sortent: elle n'est pas prise en compte dans les analyses, et on parle toujours comme si "le peuple" avait voté): près de 2 Américains sur 3 n'ont pas voté, et dans le tiers qui l'a fait, il y a eu une extrême sur-représentation de plus de 50 ans, d'hommes blancs et d'électeurs religieux (électorat lourdement républicain). Une partie de cette abstention est liée au désintérêt pour les midterms, et au désintérêt très nettement plus grand dans les électorats démocrates que républicains dans ces élections; c'est un phénomène structurel. Une autre partie est la désaffection relative pour un Obama: - pour qui cette élection est devenue un quasi plébiscite - qui a été torpillé par son propre parti dont les candidats l'ont fui comme un lépreux, et publiquement, tout en soulignant leurs désaccords avec lui (ceux qui ne l'ont pas fait..... Ont eu du succès électoralement, soulignant que "l'effet Obama" existe encore et qu'il a bien une popularité propre) - qui ont refusé de surfer sur le bilan (positif) des mandats Obama, laissant le camp d'en face dominer la trame narrative et diminuer ou trucider ce bilan Par ailleurs ne pas oublier que le système électoral américain favorise lourdement l'élu en place: il y a eu de fait peu de circonscriptions susceptibles de changer, et les nombres de sièges qui ont changé dans les deux chambres sont tout à fait dans la moyenne du siècle écoulé: 25 sièges à la chambre et 6 au Sénat changent en moyenne aux midterms du 2ème mandat d'un président..... Mardi, ce sont 14 sièges à la Chambre et 7 au Sénat qui ont changé de locataire. Dans les "swing districts" et "swing states" (les élections au Sénat étant à l'échelon d'Etat), les mesures de "voter suppression" et les problèmes d'inscriptions sur les listes électorales (très activement et vicieusement combattues par les Républicains dans 33 Etats) ont un effet important et bien réel dans une élection où chaque vote compte. Et cet effet se conjugue avec le "redistricting" pour les élections à la Chambre, qui garantit le maintien durable de la majorité au GOP pour l'avenir. Le tout malgré une représentativité en décroissance constante.
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Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Je suis choqué par tant de partialité! Y'a que Jésus qu'a des abdos saillants: tous les autres sont des poussahs. Bon, OK, pour Bouddah, c'est autorisé, et pour Ganesh..... Ca compte pas. De tous ceux représentés.... Qui a la plus grosse? Là aussi il peut y avoir de la partialité déguisée dans la représentation. -
Il y a pour l'instant encore une sévère bataille juridique, le Montana faisant tout pour traîner les talons, cette loi restant populaire et ce combat recevant l'appui d'une partie de la droite dure dont un des grands axes dans beaucoup d'Etat reste, depuis la guerre de Sécession, le "droit des Etats" (sous entendu: le droit des Etats précède le droit fédéral). Un truc marrant, sinon, pour le "big money in politics": une enquête de nombreux journalistes tend à pointer vers le fait que d'ici 10-20 ans, le sens dans lequel souffle le "big money" pourrait bien être celui du progressisme (discutable), mais sera certainement en faveur des "liberals" (pour les sujets sociaux/sociétaux et environnementaux) étant donné que l'argent s'hérite, et que la jeune génération des grandes familles est très nettement plus à gauche (ils le seront moins avec l'âge) que celle de ses parents, essentiellement ceux qui ont été de la révolution reaganienne et de la nouvelle droite des années 90. On avait ainsi l'exemple apparemment représentatif d'un milliardaire ayant balancé près de 30 millions de dollars (dont seulement 18 dans les campagnes, PACs et SuperPACs) dans les midterms conclues hier, dont les deux filles et seules héritières étaient en revanche ultra engagées côté démocrate et pas au centre).
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Les deux: le pays est beaucoup plus grand, et les partis ne sont pas nationaux: chaque Etat a son parti républicain et son parti démocrate, les réunions nationales n'étant que des "Conventions nationales", sortes de confédérations partisanes, qui plus est (surtout aujourd'hui) aidées/doublées/contrariées par une multitude d'organisations de types très divers (entreprises, chambres de commerce, confédérations de métiers, associations, organisations religieuses, clubs, organisations de quartier/comté et leurs "méta regroupements"....) qui pèsent lourd dans le processus interne des partis, dans le processus électoral, dans les levées de fonds.... Les cultures différentes des grandes régions et des Etats assurent une énorme diversité de partis portant le même nom (les républicains de Floride sont des tarés, ceux de Californie sont des conservateurs durs mais réalistes, ceux du Missouri sont de purs "dixiecrats", ceux de NY sont de la droite façon démocratie chrétienne, et très corrompus....). Mais le "progressist caucus" et la tendance intellectuelle progressiste dans le GOP, qui était très puissante jusqu'aux années 70, s'est effacée progressivement avec la révolution reaganienne et la maturation du processus enclenché par Nixon (la "southern strategy", soit le basculement de l'électorat sudiste conservateur des démocrates vers les républicains) qui livra ses premiers fruits majeurs à cette période (grandes organisations religieuses et vote très structuré, "moral majority" et extrêmisme religieux sur le plan sociétal, antagonisme radical....) et amena l'équation politique actuelle de la droite américaine, aujourd'hui congestionnée par les extrêmes qu'elle a restructuré. Ce progressisme, né plutôt du côté républicain (et que Wilson, puis FDR ont plus ramené et développé chez les démocrates, créant un fort contrepoids aux dixiecrats conservateurs, libéraux mais viscéralement antirépublicains de père en fils depuis Lincoln jusqu'aux années 60), fut incarné aussi bien par Théodore Roosevelt que par Dwight Eisenhower, Gerald Ford ou Richard Nixon, mais avant tout par Nelson Rockefeller (de la famille connue, et longtemps maire de NY) qui a donné son nom à cette tendance: "Rockefeller Republicans". De même qu'on oublie qu'il y a dans le parti démocrate une longue tradition de conservatisme, d'abord et surtout incarnée par les dixiecrats, mais aussi un conservatisme "du nord" incarné entre autres choses par un que l'on ne voit pas dans ce rôle en Europe: John F Kennedy. Aujourd'hui, même si le parti démocrate est plutôt un parti de centre droit qui se traîne une aile gauche, donc avec aux commandes avant tout des centristes libéraux (au sens européen cette fois) comme Hillary Clinton (qui, sur le sujet de la politique extérieure, est même vue comme une néo-con), il y a une branche conservatrice traditionnelle, principalement présente dans les partis démocrates du sud, qu'on qualifie de "blue dogs".
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C'est pas nécessairement une tendance absolue: la même chose est arrivée entre la fin de la guerre de Sécession (et la reconstruction ratée) et les années 1900-1910 -ce qui s'appelle ironiquement le "Gilded Age" (âge doré/plaqué or) aux USA-, où les niveaux de concentration des richesses et de contrôle du gouvernement par les élites étaient comparables à aujourd'hui, et les problèmes sociaux massifs, étouffés (voire réprimés durement) et non résolus, le tout sur fond de désillusion vis à vis de Washington. La réaction finit par arriver, incarnée avant tout par les présidences de Théodore Roosevelt (républicain) et Woodrow Wilson (démocrate), tous deux progressistes et réformateurs (oui, en ce temps, comme jusqu'aux années 80, les Républicains avaient une importante aile progressiste.... Celle où est née le parti -en ramenant les défunts Whigs entre autres- et qui a mené la guerre de Sécession). Leurs mandats ont réorienté l'axe d'évolution de la politique US et recentré le débat général, tout en réduisant le pouvoir des grandes concentrations d'argent et en amorçant une certaine déconcentration des richesses, poursuivie plus tard par Franklin Roosevelt et les politiques de l'après 45. Une réaction comparable est déjà à l'oeuvre: la question est de savoir si elle pourra rapidement: - trouver un écho nécessaire dans le parti républicain actuel étant donné qu'il doit y avoir du mouvement des deux côtés - passer le cap de la représentation démocratique organisée en nombres importants, ce qui semble pour l'instant difficile en l'état du processus électoral. On notera cependant dans ce registre l'exemple du Montana qui, précisément face aux barons brigands du Gilded Age (notamment 2 barons du cuivre qui contrôlaient totalement l'Etat), avait mis en place des plafonnements sévères de l'argent en politique.... Qui tiennent toujours aujourd'hui et ont empêché le succès du Tea Party (et de son financement massif) dans l'Etat, preuve de la faiblesse du côté "populaire et spontané" du mouvement (en fait juste une appropriation de la base ultra conservatrice par quelques groupes d'intérêts). Ces lois sont d'ailleurs combattues au niveau fédéral par les intérêts ainsi contrariés, évidemment au nom de la "liberté". - se faire sans passer par des épisodes caricaturaux, brutaux et extrêmes (cf la période des attentats anarchistes et des grandes violences sociales de la fin du XIXème siècle, l'apparition des "Jim Crowe Laws" et de la ségrégation....) qui s'ajouteraient aux problèmes massifs que subit une grande partie de la population américaine, de fait exclue de la croissance, de l'économie et, pour partie, de la vie politique.
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Tiens, tu as replongé dans l'Honorverse, récemment?
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A ce stade, c'est du délire de journalistes, et plus généralement de la surdéveloppée classe des "pundits" (terme difficilement traduisible: pas vraiment d'équivalent en français: polémiste, commentateur....) qui a du temps d'antenne à occuper, des bouquins et des blogs à vendre, et un problème obsessionnel à alimenter. A chaque élection, ils se lancent direct sur le blablatage sur la suivante, ou même celle d'après si la suivante n'est pas une année présidentielle. Mais beaucoup croient assez peu à une confirmation républicaine en 2016, étant donné l'état actuel du parti, de ce qui le tient, et de son impopularité extrême qui a, depuis des années, réduit sa base électorale à un certain nombre de populations hardcore qui sont difficilement, voire pas du tout, compatibles avec les autres, et qui témoigne aussi du désenchantement certain qu'il y a avec les illusions et la trame narrative nées du reaganisme (le "moins de taxes et moins de règlementation = plus de croissance" notamment). Il s'agit avant tout d'un vote de désaffection vis à vis du parti démocrate, et même plus précisément d'un vote de désapprobation du président actuel (qui, comme tout président, est responsable s'il pleut ou s'il y a une mauvaise récolte), pas d'une approbation des républicains, et d'un vote de désapprobation du Congrès; ce sont les bases électorales les plus motivées qui ont voté.... Mais la "pundit class" est déjà, comme dans d'autres pays, en train de s'étendre sur ce que "le pays a dit" en niant dès les prémisses le phénomène de l'abstention ou du vote de mécontentement. Comme on dit aux USA, "never get something as pesky as the truth get in the way of a good story". Ils préfèrent caser leurs grandes visions sur le fait, c'est plus simple et ça leur permet de vendre leur "thèse" générique qui articule généralement leurs blogs, leurs bouquins, leurs conférences, leurs interventions médias....
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Les chiffres ne sont pas encore précis pour l'ensemble du pays (ça va arriver un peu plus tard): il ne s'agit, encore à cette heure, que d'estimations projetées par les instituts de sondages liés aux grands médias. Les Républicains fêtent une grande victoire, alors qu'ils continuent à décroître aussi bien dans le vote populaire que dans la "cote de popularité" des partis: beaucoup de facteurs entrent en jeu pour arriver à un tel résultat, mais le fait général demeure, à savoir que les républicains sont encore plus impopulaires, et ce de manière constante (depuis plusieurs années) et avec une forte marge, que les démocrates. Parmi les raisons: - le problème, devenu très grave avec l'accumulation au cours des années, du découpage des circonscriptions électorales ("redistricting"): le prochain découpage n'arrive qu'en 2018, et vu le fonctionnement actuel des organismes qui en sont chargés, il ne promet pas beaucoup. Selon le mot du maire de Chicago, "avant, les électeurs choisissaient les politiques, maintenant, les politiques choisissent leurs électeurs". Le fait est que malgré le nombre énorme d'élections hier soir, et malgré le niveau de mécontentement de la population et l'impopularité du Congrès, très peu d'élections étaient réellement compétitives, et donc susceptibles de voir un changement. - la tenue à l'écart du vote de pans importants d'électorat: l'ensemble des dispositifs généralement résumés par le terme de "voter restriction" (ou "voter suppression") joue fortement dans un certain nombre d'Etats et de circonscriptions (et pourrait concerner jusqu'à 20 millions d'électeurs en cumulé à l'échelle du pays, dans la pratique plutôt autour de 9) où des électorats (principalement estimés comme démocrates) sont de fait, par un biais ou l'autre, privés du droit de vote, affaiblissant la représentativité des élus. - la désaffection vis à vis du politique: extrêmement réelle ces dernières années aux USA, ce qui les rapprocherait du coup beaucoup de l'évolution politique en Europe. Avec pour principale conséquence.... L'abstention. L'importance des bases électorales est donc multipliée, et particulièrement celle du parti républicain, traditionnellement plus mobilisée, avant tout en raison de l'âge: les retraités sont ceux qui votent le plus, et ont tendance à être plus conservateurs. - ce sont des midterms, pas des élections d'une année présidentielle: l'abstention est nettement plus forte, l'intérêt plus bas.
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HORS SUJET =( .... Fessée!
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FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Si, mais apparemment pas au même degré, surtout suivant le segment de marché concerné. Le mouvement a commencé avec retard en France, et s'est développé plus poussivement. -
Chine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Faut pas prendre la chose au pied de la lettre: chaque fois qu'une grande "opération anti-corruption" fait rage, ça veut juste dire qu'une des factions dirigeant la Chine -celle qui a l'avantage à cet instant- s'en prend à une ou plusieurs autres et fait le ménage dans leurs bastions régionaux, administratifs/bureaucratiques, économiques et militaires (politiquement, l'armée est comme le reste en Chine: tout sauf monolithique).... Généralement pour placer ses propres potes et essayer de prendre le contrôle de ces turfs. Et ces remplaçants, soyez rassurés, seront tout aussi corrompus et auront les mêmes pratiques.... C'est juste que l'argent siphonné ira dans d'autres caisses, que les pourcentages sur tels ou tels contrats iront dans d'autres poches, que les arbitrages et décisions dépendant de ces bastions iront dans d'autres directions.... C'est juste le Game of Thrones made in China qui bat son plein..... Mais évidemment, quand c'est deux mafias qui se font ça, c'est une guerre de gangs, quand ce sont deux factions politiques, ce sont des règlements de comptes, et quand c'est une faction dont le chef (ou un factotum) a le titre suprême et/ou la plus grande visibilité (donc celui qui peut médiatiquement gueuler plus fort), ça s'appelle la justice et la lutte anti-corruption. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Pour le marché automobile, un copain me faisait aussi noter que la France est plus en retard que d'autres pays comparables dans le domaine du marché automobile, qui ressemble de plus en plus à un marché de "location" de court/moyen terme, où on n'a une voiture que pour très peu d'années, qu'on achète au final à crédit via un mécanisme de financement dépendant de plus en plus du fabricant que d'une banque classique.... Un fabricant qui, comme toutes les grandes entreprises, est au final aussi une banque de fait (et le plus souvent de droit, même si elle se limite à certaines activités). Si l'impact sur la consommation de voitures est réel, du moins à court moyen terme, la spécificité du marché automobile français devrait aussi donc renvoyer à une attitude différente par rapport à l'endettement pour fait de consommation (et au moindre endettement des Français à titre individuel), à la dépense dans la pierre, et à l'épargne. Ces systèmes de "possession temporaire" d'une voiture, qui ressemblent plus à une apparence de propriété, sont moins développés en France. Tout aussi génériquement, faudrait pas trop se regarder le nombril et baliser à mort tout en ne regardant que la verdeur de l'herbe que le voisin a sous la fenêtre de sa chambre, en ne voyant pas le reste de son jardin, généralement pas aussi vert. Il y a eu une forte relativisation de la richesse moyenne des pays dits développés ces 30 dernières années, par rattrapage d'une proportion croissante des populations de pas mal de pays, et la création nette de richesse dans ce processus n'est qu'une partie de l'explication (il s'agit aussi évidemment d'un transfert). Et la France n'est pas beaucoup plus touchée que ses voisins par ce fait: les sociétés anglaise ou allemande en général ne sont pas vraiment mieux loties. -
FRANCE : 5° puissance économique?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de SPARTAN dans Economie et défense
Aussi se rappeler que le Français épargne beaucoup plus, prend nettement moins de crédit (et quand il le fait, c'est plus pour la maison que pour la bagnole): seul le Japon est comparable à cet égard. Si en plus on lui matraque que le pays s'effondre ce soir, que lui va mourir demain et que ses gamins seront à la rue après demain, l'achat de biens durables a tendance à être moindre. En France, c'est l'Etat qui s'endette, pas les Français ??? . -
Crise financière mondiale [info only]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de debonneguerre dans Economie et défense
Parce que tu crois démontrer quelque chose ou établir un argument en brandissant un site idéologique comme "preuve", et en citant à l'infini la seule école économique qui refuse l'usage des maths ou de toute quantification (de même que toute amorce de méthode scientifique), et qui s'est systématiquement gourée dans ses analyses et prédictions depuis sa création? -
Ce sont les midterms: les républicains ne sont pas particulièrement populaires (en fait, leur cote est globalement nettement inférieure à celle des démocrates, et celle du Congrès -qu'ils dominent- est loin derrière celle -basse- du Président), mais le taux de participation est traditionnellement minable dans ces élections, ce qui favorise le GOP dont la base électorale (les militants hardcore) vote proportionnellement beaucoup plus (notamment parce qu'elle est beaucoup plus âgée en moyenne: plus engagés politiquement, et pour une bonne part retraités, donc pas empêchés d'aller voter par la journée de boulot -ce qui est le cas pour beaucoup, surtout dans le bas de l'échelle salariée). A noter que ces élections au taux de participation très réduit -alors qu'elles sont aussi importantes que les années avec élections présidentielles- voient aussi un triste record battu: jamais autant de fric n'a été foutu dans des midterms. 4 milliards de dollars identifiés (cad l'argent des comités de campagnes et celui -dit "soft money" des PACs et Super PACs) et sans doute d'énormes sommes non identifiées (désormais appelées "dark money", et passant par des organisations anodines -caritatives....- où s'engouffre désormais l'argent non limité et non encadré post "Citizens United"), sont déversés dans le cycle électoral, avec entre autres choses comme effet le plus grand affrontement de campagnes publicitaires jamais vu aux USA. En théorie, il n'y a pas de coordination entre le hard money et le soft money, et pas non plus avec le dark money: en pratique, cette formule de "non coordination" est une blague courante à Washington. Ce qui veut dire que ces campagnes sont des ensembles stratégisés localement et nationalement dans leurs formes (des spots pour rendre un candidat ou une cause "sympa", sans contenu concret, des spots ciblés sur un type de population.... Là où, il n'y a pas si longtemps, un candidat même national avait un ou deux spots différents -voire aucun dans certains Etats- pour toute sa campagne), leur timing, leur quantité, leur fréquence, leur localisation.... Phénomène déjà existant mais qui s'est récemment développé à un point jamais vu avec des EM permanents (existant en continu à l'année) à chaque échelon, de la recherche & développement.... En bref, c'est désormais un secteur économique important (le sommet de la mauvaise allocation de ressources à effets pervers majeurs?). Les élections pour le poste de gouverneur de Géorgie -pas l'Etat le plus important- ont dépassé la somme de 100 millions de dollars identifiés investis dans cette seule campagne (il y a une douzaine d'années, c'était 10 fois moins), par exemple.
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Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Shabbat Halloween? C'est un truc pour de vrai ou tu viens juste de sortir le terme :lol: ? Si oui, la capacité humaine à faire du syncrétisme/melting pot/assimilation/appropriation dans le domaine commercialo-religieux vient de m'en mettre encore une nouvelle bien profond. Si non, ben..... J'avoue que quelque part, je serais un peu déçu :-[ . Mais bon, après tout, Hallowe'en est un sabbat.... Pour les sorcières. -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
OMG!!!!!!!!!! GEEEEEEK ALERT!!!!!! INS:MV! Attention, instant nostalgie :'( !! -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Mécréant!!!! Si tu vénérais comme moi, et comme il se doit, le Giant Spaghetti Monster, tes pouvoirs porteraient plus loin: sa couverture réseau est inégalée. Et en plus, ça donne un prétexte pour célébrer le "international talk like a pirate day" (jour de fête de la religion), et des réducs dans les restos italiens (faut trouver lesquels :P ). Et l'homme descend de l'arbre, on est d'accord, la science se tient ??? . -
Israël et voisinage.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de loki dans Politique etrangère / Relations internationales
Je crois pas que ce soit le topic ou le moment pour se lancer dans un grand débat sur la place de la Bible dans la civilisation occidentale, et surtout d'arriver à dépatouiller la chose de la place de la pensée grecque (elle-même un des ingrédients de base de la synthèse hébraïque originelle) et romaine. J'ai surtout du mal avec le terme de créativité quand on voit les origines des mythes créateurs de l'Ancien Testament qui est au final un copié collé des mythes du MO à l'époque, avec resucée de divinités empruntées où une a fini par devenir dominante (initialement, Dieu le père avait une bourgeoise en plus). Les religions sont peu créatives et sont au final plus des recyclages accumulés et mélangés. Dans le débat large qui couvre la question, je suis tout sauf convaincu par le fait que la "morale" moderne doive tant que ça aux religions qui sont plus l'émanation de leurs temps que l'inverse. Les communautés humaines dégagent des règles, souvent assez similaires (dans les grandes lignes) partout dans le monde, de par des impératifs au final communs, et trouvent des points de différence via des facteurs concrets liés à un temps et un lieu (niveau de ressources, état de l'organisation sociale....), et la religion organisée (souvent éloignée de ce qu'elle est en théorie si elle est codifiée) telle qu'elle est à ce stade n'est qu'un d'entre eux. Et ne pas m'en moquer, en plus, serait nier le droit à la critique, à l'irrévérence, à la satyre, à l'irrespect et au mauvais esprit gratuit -surtout à l'égard de la religion et du souverain- que notre culture a su si bien développer à partir de cette supposée matrice originelle . Ne serait-ce pas toi qui devrais avoir honte en ne l'exerçant pas ?