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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Sans réellement connaître l'ensemble des différences de doctrines, conception du combat, organisation pratique.... Les "Infantry Brigades" de l'Army, à part quelques groupements reco/commandos dans leurs effectifs (le bataillon éponyme dans chaque BCT), me semblent quand même fondamentalement peu "légères": très logistiques, à l'américaine (bon, les Marines aussi, mais pas à ce point), subdivisées/spécialisées, elles me semblent moins versatiles et au point que l'USMC sur beaucoup d'aspects. En fait, je trouve juste pas que ce soit de l'infanterie légère, sauf peut-être si les compagnies d'infanteries proprement dites ont un entraînement additionnel et peuvent adopter ce rôle en déploiement ponctuel (mais ça fait pas lourd par rapport à ce que représentent les unités de manoeuvre dites "Infantry BCT"). En fait, l'infanterie légère de l'Army, ce sont les Rangers et les Special Forces, soit un effectif limité et trop spécialisé dans une autre gamme de métier, mais que l'évolution organisationnelle a fait évoluer vers un autre organisme de référence. Les Marines gardent plus, à ce qu'il me semble, une culture de la base et, au moins jusque récemment, essayaient de ne pas trop donner dans la FS-mania pour conserver des effectifs conséquents poussés au niveau le plus élevé possible et moins spécialisé.... L'USMC moins tayléro-fordiste :lol:?
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La révocation de l'Édit de Nantes
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
Les protestants n'ont jamais représenté plus de 800 000 à 1 million de sujets en France, répartis sur tout le territoire avec quelques zones de grandes concentration. Mais c'est en ventilant qu'on voit où leur pénétration fut la plus forte, et c'est de là qu'on peut voir le pourquoi de leur ascension politique et à un moment territoriale: la conversion fut avant toute chose un phénomène d'élites surtout nobiliaires et/ou de personnes influentes (bourgeois titulaires d'offices, artisans maîtres dans la branche locale de leur corporation, universitaires....), soit qu'il s'agisse de personnes de foi en demande de réformes de l'église, soit qu'il s'agisse d'opportunistes se convertissant pour des raisons diverses mais conformes à leur intérêt. De même, beaucoup se sont convertis par simple dégoût/fatigue de l'attitude de l'Eglise, surtout localement (un prêtre pourri qui taxe à tout va la moindre bénédiction ou le moindre enterrement....) mais aussi en général; le luthéranisme a d'ailleurs offert un "pont" intermédiaire à ces protestataires même s'il a moins pris en France que le calvinisme. Un seigneur se convertissant s'arrangeait pour que les personnes liées à son domaine se convertissent aussi, qu'elles le veuillent ou non, un universitaire, un maître artisan ou un magistrat exerçait une influence importante sur un certain nombre de personnes, et localement, quand une proportion donnée de la population se convertit, elle peut ensuite exercer une pression sur le reste, surtout si elle est coordonnée, soudée et plus encore, active (face à une majorité qui est plus passive, moins "militante"). Les classes populaires se convertissant contre leur gré se plaignaient souvent d'ailleurs d'y perdre, vu que devenir protestant impliquait de perdre une centaine de jours chômés par an (tous les saints à fêter) pour pas un kopeck en plus, raison d'ailleurs pour laquelle nombre d'aristocrates, propriétaires terriens et patrons se convertissaient. On observera les mêmes dynamiques dans la contre-réforme et la montée du jansénisme, mouvement d'élites éduquées s'il en fut. Au final, le sud-ouest était "protestant" politiquement avec pourtant une minorité de protestants, avant tout parce que l'aristocratie, et en fait surtout la haute aristocratie (Bourbons en tête), étaient protestants et avaient su manoeuvrer pour cumuler leurs domaines et coordonner leurs moyens, établir des réseaux fonctionnant bien, et obtenir à l'occasion des gouvernorats (de villes et provinces) renforçant leur pouvoir à un moment donné. Passé un certain stade, ils avaient les moyens de tenir cette partie du pays de force, vu qu'il ne faut pas oublier qu'avant la Fronde, un "Grand" du Royaume est une entité géopolitique avec ses immenses réseaux de clientèle et de renseignement, des moyens considérables et des forces armées (ou de quoi en lever). Mais ils restaient minoritaires dans leurs propres régions (où ils se ménageaient cependant le soutien d'une bonne partie des catholiques par réseaux de clientèle, coutumes, identité régionale, juridique et linguistique, tradition féodale....) où, à partir de Louis XIII, la Couronne va s'investir plus massivement, avant tout dans le grand mouvement d'affaiblissement des grands féodaux entamé par Richelieu: les places de sûreté protestantes seront rognées, comptaient moins, devaient parfois détruire leurs murailles (politique de Richelieu sur l'abaissement de la grande noblesse), trustées par des fidèles.... Et il faut dire que le "nationalisme" protestant (qui avait fait envisager une sécession) n'était alors plus ce qu'il était au milieu du XVIIème (pacification, rassemblement de la nation après l'épisode des guerres de religion....): le siège de la Rochelle fut le vrai coup de grâce pour cette potentielle entité politique. -
Sûrement: c'est un des grands avantages des forces US au sol que d'avoir 2 cultures différentes, qui maintiennent moins artificiellement qu'ailleurs la distinction entre infanterie légère et lourde, entre combat interarme autour de l'infanterie et combat interarme "classique" avec avant tout une composante lourde (qui reste le métier de l'Army).
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J'entends bien, mais au final, sont-ce des "ambitions" de l'army, des "recentrages sur coeur de métier" des marines, ou tout simplement la posture US qui dictent ces évolutions? De fait: - les USA sont par nature expéditionnaires - maintenir leur crédibilité impose un corps de bataille projetable qui compte plus que 200 000h en troupes de mêlée (déjà surévaluer la capacité de fait de l'Army), surtout quand une bonne partie est destinée à de la garnison outre-mer et à des opérations de longue haleine (imposant rotations....) - les marines ont le cul entre deux chaises avec un effectif comme le leur: soit ils se spécialisent réellement dans l'amphibie et disent clairement que c'est leur métier, le reste des missions n'étant que de l'appoint occasionnel, soit ils acceptent le fait d'être de fait une 2ème Army au sens où ils sont un réservoir d'unités de combat au sol. Dans le premier cas, leur format ne serait pas du tout le même, vu que l'entretien à l'année de 3 divisions très fournies et entièrement interarmes pour l'éventualité improbable d'avoir à faire un débarquement de très grande ampleur ne justifie pas le coût imposé. Pour ce qui est des véhicules, ça veut dire qu'ils vont devoir s'arranger pour "bâtardiser" de fait leur matos (une partie en tout cas) ou choisir l'hyperspécialisation (avec réduction de format, ce qui est bien ce à quoi tenaient les déclarations de l'ex Ministre de la défense US avant son départ). Mais j'ai l'impression qu'on n'a pas compris le terme "2ème Army" de la même façon :lol:; pour moi, il fait référence au fait qu'il s'agit d'un réservoir d'unités (élémentaires aussi bien que grandes unités de manoeuvre) de combat au sol en plus de l'Army, pas qu'il soit question de dupliquer l'US Army en terme d'organisation, doctrine et matos et de juste continuer à appeler cela "Marine Corps" par tradition ;).
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Ils le sont de facto quand même :lol: ;): 90% de leur temps en opération (si ce n'est plus) se passe quand même bien au sol, à l'intérieur des terres, à fournir des unités de combat. S'ils militaient pour n'être qu'un ouvre-boîte amphibie, il est à craindre qu'ils verraient leurs effectifs fondre comme neige au soleil pour ne garder qu'un nombre donné de MEU (pouvant former une brigade) par grande zone (celles couvertes actuellement par les 3 MEF), plus les groupements spécialisés pour diverses missions (FS, FAST companies et autres éléments pour garder bases, navires et ambassades), et seraient dimensionnés pour ce format. Aucun gouvernement n'entretiendrait près de 120 000h en environnement interarme quasi total pour la seule éventualité qu'il faut garder de quoi plager une à 3 divisions spécialisées. Et s'ils étaient réduits à ce point, ils ne pèseraient guère en interne face aux autres services, donc ils doivent tout faire pour garder ce qu'ils ont et le justifier.
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La révocation de l'Édit de Nantes
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
On oublie effectivement que l'exode protestant a été relativisé par plusieurs facteurs: - une certaine tolérance pour le culte privé (et des réunions de fait informelles tenant lieu d'office) et des personnalités particulières de tous rangs - un très grand nombre de conversions plus ou moins sincères, certaines par opportunisme/volonté d'avoir la paix, certaines pour mieux exercer le culte dans le privé - un effet de retour important quelques années après Par ailleurs, à l'échelle du royaume en général et à l'échelle de l'armée en particulier, les protestants n'étaient qu'une minorité statistique, certes en moyenne plus éduquée, mais pas de façon totale et en aucun cas dans des proportions réellement impactantes. En fait, le principal effet militaire que cet effectif émigré a pu avoir a été de fournir des cadres à d'autres armées, mais là encore, dire que cela a eu un impact sur le cours des guerres serait exagéré. Dans le domaine économique, l'impact aussi a été largement surestimé par l'historiographie: la perte a été négligeable parce qu'on ne parle quand même que d'une population réduite à l'échelle d'un pays de 27-28 millions d'habitants. L'impact peut-être significatif des émigrés a été, surtout en Angleterre, de constituer des groupements radicalement hostiles au royaume (mais bon, en Angleterre, c'est pas comme si ils avaient pas déjà ça :lol:). -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Tu vois que tu commences à comprendre la politique ;): chacun joue son intérêt national/régional/personnel, et rien d'autre: tous les autres font pareil (France comprise) et le début possible de sortie de crise via le présent changement (rien d'autre que Maastricht appliqué un peu sérieusement) n'arrive que maintenant parce que Mme Merkel.... Faisait exactement ce que les Anglais font, soit jouer les intérêts nationaux tels qu'un décideur les perçoit à un instant T. Personne ne fait ça "pour faire avancer l'Europe". Pas un petit peu exagéré comme formule ;)? Les Anglais vivent d'abord aux crochets de la City, et vivaient depuis un bail aux crochets de leur pétrole de la Mer du Nord.... Qui lui rapporte de moins en moins depuis une dizaine d'années au point de les laisser maintenant sérieusement dans la merde par son absence :-[ (mais il a laissé de mauvaises habitudes et une ardoise). -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Si, ce n'est juste pas la SEULE faute de l'euro. Mais un Etat qui a des politiques budgétaires, économiques et monétaires disjointes a un problème, puisqu'il perd un outil de régulation en même temps que la monnaie n'est plus un révélateur direct et une contrainte éventuelle, ce qu'elle est censée être. Ca c'est, ou c'était, la grande connerie de l'euro. Un euro compromis entre l'économie allemande et l'économie française avantage l'économie allemande en dopant artificiellement ses exportations sans qu'il y ait correctif ultérieur (renchériment de la dite monnaie) et pénalise le commerce extérieur français sans non plus qu'il y ait rééquilibrage. Simple arithmétique, et ça fait une décennie à ce régime. Ceci dit, une économiste le rappelait dans un débat: il n'y a aucune raison de voir le coût de la dette française renchérir, sinon la fixation sur un mauvais ratio (dette/PIB) au lieu de le fonder sur un autre (dette/capacité de paiement) qui montrerait que la France n'a aucun problème de capacité de remboursement. Mais le mauvais ratio de référence fait lui monter le coût de cette dette (cad la difficulté à trouver prêteur) de façon artificielle mais avec des conséquences terriblement réelles. -
Oui, évidemment, et pourtant, en parlant de ces femmes précisément: Encore une fois, pas question de mettre en question leur courage et leur bonne volonté, mais même ces personnels sélectionnés et entraînés ne sont pour l'essentiel pas au niveau pour le job de fantassin. Et après cette question vient celle de la cohésion des unités de combat, de l'esprit de corps, de la tenue de cette cohésion dans la durée d'une unité qui ne fait pas juste une OPEX, mais doit vivre aussi la vie de garnison, exister d'année en année dans un environnement qui n'est PAS comparable à un autre travail, en OPEX évidemment, mais aussi en garnison. Faudrait pas suivre la tendance managériale actuelle et considérer le métier des armes comme un secteur d'activité comme un autre. A noter cependant que dans les unités de combat pro actuels, le Marine Corps est très à part: plus orienté combat/battle readiness, il a fait nettement moins de compromis que les autres services américains et que les autres armées de pays développés, avec pour résultat un taux de féminisation moindre, un ethos guerrier plus macho/"tough guy" (qui donne un esprit de corps plus affirmé) et des critères de sélection qui ont moins baissé ou sont restés les mêmes selon les cas. L'Army n'a pas pu s'offrir ce luxe qui ne devrait pas en être un.
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Je crois qu'on part déjà du principe que les armées sont des systèmes très huilé avec peu de problèmes: ce n'est pas le cas, les armées, sur le plan humain, sont déjà des pétaudières de problèmes humains et de tensions permanentes à tous les niveaux. Ajouter l'élément féminin a déjà ajouté à cette pétaudière. Etait-ce globalement souhaitable, les armées pros ont-elles bénéficié de la chose? Oui parce que la professionalisation ici et ailleurs a montré que le recrutement était merdique et qu'il y avait besoin d'un autre réservoir. Mais là on parle des unités de combat, le coeur de métier, où tout est plus tendu, plus rude, et où il est impossible de compromettre la capacité individuelle ET l'efficacité des unités constituées (dont la première force est la cohésion, plus que le matos, la doctrine....). Mais le problème est là posé sur une base dure pour certaines femmes, à savoir celles qui ont de fait la capacité physique/psychologique: il y en a, et elles sont trop peu nombreuses pour changer la règle générale, les inconvénients pour le collectif des unités élémentaires posant trop de problèmes. La question est, et elle semble quand même justifiée dans l'armée US: pourquoi ne pas réunir ces exceptions et en faire des compagnies entièrement féminines? En France, ce serait sans doute possible d'en trouver assez pour une compagnie ou deux, surtout si l'armée revoyait sa GRH et avant tout son recrutement pour en accroître la base (statut du militaire, image de l'armée, reconversion, conditions de vie....), changer les approches de la formation. Dans beaucoup de cas, les métiers de la vente évitent de faire des équipes concentrant plus de 3 femmes, justement pour cette raison. Beaucoup d'organisateurs d'équipes de travail pensent différemment la façon de faire bosser les femmes ensembles.
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La question n'est pas que ces femmes soient plus taquées que les occidentales, mais du niveau de force qu'elles arrivent à atteindre par rapport à la réalité de ce qu'exige le métier des armes, à quelque époque que ce soit. Dans le cas du longbow ou de l'arc à double courbure, 2 des armes les plus létales et impactantes (au sens du résultat des guerres et du cours des événements) de l'Histoire, tu sembles pas te rendre compte du niveau de force exigé. Ceux qui maniaient des longbows moins grands et n'étaient pas sélectionnés pour être admissibles dans les contingents anglais sur le continent, soit la très grande majorité, étaient déjà des mecs TRES forts et entraînés, déjà au-dessus de la moyenne voire bien au-dessus. Leurs bourgeoises, rudes paysannes ou non, ne pouvaient pas pour la plupart atteindre ce niveau. Les très peu nombreuses femmes soviétiques qui sont allées au front dans des unités de combat, issues d'une génération ayant connu des difficultés terribles et des épreuves inhumaines, confessaient fréquemment après guerre qu'elles étaient malades tout le temps (ça laisse augurer de la disponibilité et du niveau de forme, condition première de l'efficacité) et que la plupart d'entre elles sont devenues stériles. Est-ce que leur courage et leur volonté sont en question? Pas une seule seconde. Juste qu'il y a des limites, et là on parle d'un temps, celui où ces femmes ont servi et d'une armée de masse qui n'était pas très regardants sur le niveau moyen des troufions, cherchant dans les premiers temps de l'invasion à racler tout ce qui se présentait au recrutement pour envoyer au front.
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Ces mecs avaient beau être plus petits, ils étaient aussi résistants et endurants et pouvaient suivre dans ce qui était le premier critère de l'armée napoléonienne, à savoir marcher vite, beaucoup, tout le temps et avec un soutien minimum et un havresac de 30kg sur le dos plus l'armement. Et ils ont été employés dans les unités d'infanterie légère, celles qui cavalent le plus et jouent les snipers en campagne et en bataille, en petits paquets plus autonomes mais coordonnés, ce qui nécessite un entraînement (donc une capacité) pas moins exigeante, même si différente, de celui des lignards et grenadiers. Pour ce que dit Michel Goya, faut quand même préciser que tout dépend du niveau de ce que tu appelles un "combattants moyen" ;). De plus, c'est quand même nettement plus vrai pour de vastes armées de conscription destinées à la défense du territoire contre un adversaire donné ou un certain nombre d'adversaires de même type, dans une configuration classique, soit quelque chose de stratégiquement "monotâche", une chose pour laquelle la formation à grande échelle d'un type de fantassin général est possible et ne requiert que peu de variété. Qui plus est, avec une armée se comptant en millions d'hommes et mobilisant à tout instant 2 ou 3 classes d'âges, tu ne peux consacrer autant de ressources à chaque soldat: une formation complète de soldat (les classes tournent toujours autour de 6-8 semaines, mais il faut 2-3 ans pour obtenir un bon soldat, et 4-5 pour obtenir un bon sergent) coûterait nettement trop cher et t'empêcherait d'avoir la masse de manoeuvre nécessaire. Même à ces époques là, par rapport à ce fantassin lambda, il y avait des corps expéditionnaires et des groupements de légers qui bénéficiaient d'une meilleure sélection, de plus d'expérience, de plus de formation, d'un encadrement meilleur et généralement de statuts (de fait ou de droit) autorisant plus d'autonomie, reflet d'une conception plus "élitiste" qui ne disait pas son nom: corps francs, nettoyeurs de tranchées, légios et marsouins, chasseurs et chasseurs alpins, alpenkorps, rifles, stosstruppen, bersaglieri et alpinis.... Et plus tard paras et commandos. Le côté élite se voyait moins dans la masse de telles armées, sauf pour des micro-unités à la publicité exagérée. Mais de fait, dans ces armées de masse, la sélection interne des meilleurs pouvait se faire: il est rare de voir ou d'entendre évoquer la ventilation qualitative au sein de telles armées, sauf pour l'exemple des stosstruppen allemandes entre 1917 et 1918. Mais de nos jours, de petites armées expéditionnaires nécessairementpolyvalentes et professionnelles reflètent-elles encore la description de Michel Goya? Non, évidemment: tant pour l'équipement que pour la formation, chaque troufion a nettement plus de fric qui lui est consacré et passe plus de temps sous les drapeaux, et donc de même pour ce qui est attendu de lui en terme de polyvalence. Le problème est double pour ta proposition: - il faut définir ce qui est le "minimum acceptable" pour des unités plus statiques: devant avoir quand même un certain niveau de polyvalence, l'exigence ne peut être à ce point plus basse parce que la guerre est par nature imprévisible (surtout pour le troufion en première ligne qui n'a pas le luxe de pouvoir s'offrir beaucoup d'erreurs de mise au point d'une unité) et qu'une telle unité doit quand même être tactiquement et opérationnellement rentable, donc pouvoir prendre en charge un panel de missions conséquents, même si différent des unités "classiques" - dans une armée de terre projetable à 400 000h, tu peux donner dans la spécialisation et garder une masse de manoeuvre crédible dans chaque spécialité. Dans une armée projetable à 80 000h dont la moitié sont des unités de première ligne (mêlée et appuis), tu commences à vite perdre ta crédibilité si sur tes 20 000 fantassins à peine, 10 000 sont capables des missions a, b, c et d, et 10 000 sont limités aux missions c et d. Ca fait plus vraiment 20 000 fantassins mais 10 000 plus leur escorte. Ajoute les indisponibilités diverses qui sont une réalité permanente, les besoins en rotations pour les opérations longues et le maintien simultané des capacités, plus une marge de manoeuvre pour une intervention non prévue, et tu as vite la capacité stratégique de la Hollande alors que tu as les effectifs de l'Angleterre :lol:. Dans les temps anciens, et plus encore ppur le cas des populations nomades, c'était simplement normal, puisque les hommes valides partaient pour des campagnes de chasse ou de guerre pour de très longues périodes de temps, abandonnant les femmes, enfants et vieillards dans de grands espaces sans fortifications dans le cas des nomades. Ca veut ni dire qu'ils assuraient une super défense (juste le minimum vital pour dissuader les plus petites bandes), ni qu'ils étaient capables de faire autre chose que défendre un point retranché tant bien que mal. Pour rappel, un arc, ça exige beaucoup de force, surtout -puisque c'est l'exemple- l'arc mongol en corne et bois à double courbure qui peut envoyer sa flèche jusqu'à 400m avec une bonne force de pénétration, mais si et seulement si il est utilisé par un individu très fort physiquement. Il ne s'agit pas seulement de l'envoyer loin (ce qui est déjà dur) mais aussi de l'envoyer fort (pour percer une armure, fut-elle en cuir, et rentrer profondément dans la cible). Même à 100m, c'est déjà difficile -sans parler évidemment de la précision sur une cible mouvante- de tendre l'arc pour qu'il envoie sa flèche avec assez de puissance pour vraiment percer. Malgré la télé et ses images d'archères gaulées comme des mannequins, crois-moi, ça nécessite des épaules de déménageur, surtout avec les arcs de l'époque et non les actuels de compétition (qui n'ont pour objectif d'ailleurs qu'une cible en toile, exigeant donc peu de capacité de pénétration). Pour exemple européen, les archery laws d'Edward Ier d'Angleterre ont astreint tous les hommes valides de la yeomanry et autres paysans ayant quelques moyens à s'entraîner à l'arc toutes les semaines. Pendant la guerre de 100 ans, ce réservoir a fourni l'aire de recrutement des longbowmen et aurait du donc donner une ressource inépuisable à l'échelle des armées de ce temps. Pourtant, la seule campagne de la Loire a décimé cette ressource, pourquoi? Parce que dans toute cette masse (peut-être quelque chose comme 50 à 100 000 personnes sur une population anglaise et galloise ne dépassant pas le million ou le millio et demie d'habitants), il s'agissait de recruter les plus grands et plus forts, ceux qui pouvaient manier les GRANDS longbows (1,80m environs) qui seuls offraient la puissance de pénétration et la portée nécessaires, ceux qui pouvaient assurer la cadence de tir de cette arme difficile à manier. A l'arrivée, un réservoir réduit. Les anglais n'étaient pas intéressés par des longbowmen de gabarit moyen ou petit qui pouvaient assurer les cadences et puissance de feu utiles (déjà très dur physiquement et pas un sport pour tout le monde) avec des armes moins puissantes: l'avantage tactique aurait été trop réduit et n'aurait pas justifié le coût de toute façon élevé de cette arme (munitions et transport chers) et de ces hommes (initialement une sorte de conscription, mais s'engageant à titre pro pour les campagnes, et il s'agit de paysans aisés et d'une première échelle de gentilhommerie: ils sont pas donnés).
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Tensions aux Malouines
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Chris. dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, ben en lien avec l'uchronie sur le sujet, on va ressortir mon plan d'invasion (limitée) de l'Argentine continentale :lol:. -
Pour ce qui est de la sociabilité en unité de combat, du rapport interpersonnel en cas de mixité permanente (pas juste une mission), il faut bien garder à l'esprit qu'une unité de combat et déploiement ne peut pas tabler sur un mode de relations humaines normal (même entre personnes du même sexe), tout comme la vie en garnison n'est pas un environnement "normal" (pour d'autres raisons). Avant les problèmes de confiance et d'acceptation et en faisant abstraction de la question de la capacité physique ou des dispositions nécessaires à l'agressivité et à la violence, toutes liées entre elles et supposant une sorte de "moule" mental et physique qui provoquera déjà le rejet d'une certaine proportion de candidats mâles, il est difficile de ne pas voir les problèmes potentiels venant d'une présence féminine, qu'elle soit anecdotique ou un peu plus conséquente, dans un univers qui semble de toute façon appelé à rester à dominante avant tout mâle, ne serait-ce que par la sélection physique. Un exemple qui illustre la chose et qui me vient d'une amie (aujourd'hui septuagénaire) qui a fait pendant longtemps beaucoup de sports dangereux et surtout de la course au large, tant en équipage qu'en solitaire, et qui n'a rien, mais alors rien du tout, d'une "femme au foyer" question mentalité. La sociabilité à bord de navires de course, qui plus est dans les années 60-70 (pas de GPS, de balise Argos, de dispositifs de recherche et de sécurité en mer fournis.... Le risque de mourir et l'isolement étaient bien plus grands), était un petit univers qui n'était pas sans points communs avec une unité de combat en déploiement, même si à un degré sans doute bien moindre (et avec des spécificités particulières) et sur une plus courte période de temps. Elle me dit que tout connement, tant que la "mission" allait son train, qu'ils étaient en mer, quoi, il n'y avait pas de problème: la concentration permanente nécessaire, le rythme des quarts et la fatigue permanente les "robotisaient" et faisait se concentrer sur la tâche (avec le présupposé de base qu'elle était acceptée et avait le niveau). C'est au retour au port que se voyait la soupape de sécurité en terme de comportement: elle savait qu'il valait mieux ne pas traîner autour des mecs à ce moment parce que l'arrêt de la tension les faisait sérieusement se lâcher (cul, agressivité/absence de retenue, comportement extrême, violence parfois -le retour des marins au port, quoi :lol:) et elle-même avait tendance à aller faire des conneries risquées de son côté (mais c'était son penchant personnel). Pour une unité militaire qui doit elle continuer à exister après la mission, et vivre au quotidien, subir des missions plus longues et plus risquées encore, donc subir plus de stress et se lier en conséquence pour affronter la situation ET la vie dans un temps assez long, ça suppose des incompatibilités fondamentales et l'astreinte à un "moule" assez exclusif pour n'être pas perméable à un élément aussi fondamentalement différent qu'une femme (le but et la raison du comportement masculin), dont la différence n'est pas réductible par un changement d'attitude ou un rite d'initiation. Tout comme ce moule exclue déjà beaucoup d'hommes qui ne peuvent ou ne veulent y rentrer. Les témoignages de femmes ayant effectué des missions avec des hommes, outre leur rareté, sont toujours le fait d'éléments détachés temporairement, pour un "court séjour" où, malgré les impressions et discours, elles ont été traitées différemment et "acceptées" dans la mesure où elles étaient un élément extérieur avec un rôle donné (soutien, spécialisation....) n'empiétant pas sur le "territoire" de l'unité et ne prétendant pas "en être". Dans un tel cas, le comportement masculin sera protecteur et déférent. Enfin bref, ce sont juste quelques constats évidents sur le plan psychologique, mais qui n'ont pas l'heur d'être facilement résumables en slogans pour la télé ou en quelques chiffres parlants immédiatement. Ils plaident en faveur d'unités élémentaires spécifiquement féminines, et si et seulement si les dites unités rassemblent des individus pouvant être au niveau physiquement et opérationnellement (parce qu'elles devront opérer en coopération avec des unités masculines. Du moins évidemment si on parle d'unités de combat destinées à l'ensemble du panel de missions classiques. Si on parle d'unités plus spécifiques, pour certains types/panels de missions autorisant des critères abaissés (mais suffisants pour ces missions), comme le peacekeeping/nation building ou la sécurisation de zones fixes (garnisons/patrouilles) dans des conflits asymétriques, c'est encore une autre affaire.
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Et quel rapport ça a avec le sujet? Si t'es militant, y'a des lieux pour ces trucs là.
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Et bien une fois de plus tu te goures puisqu'en moyenne, la femme dans les armées se situe à des grades plus élevés que la moyenne des hommes, étant par ailleurs souvent dans une "filière" officielle (un corps féminin distinct dans l'armée) ou non qui leur accorde de fait un système de promotion plus rapide. C'est plus ou moins le cas dans la plupart des armées où les femmes, et ce fut d'ailleurs la raison initiale de l'embauche massive de femmes (suite à la perte de prestige de la carrière militaire, à peu près à la même époque que la tendance à la professionalisation), se retrouvent aux jobs administratifs/de soutien et ne demandent d'ailleurs rien d'autre dans l'immense majorité des cas. Les féministes profitent de l'aspect "subalterne" de ces jobs pour dire que l'armée est macho, en oubliant juste au passage que la grosse partie des jobs d'une armée est faite de ce type de fonction et que les hommes sont en moyenne dans des jobs tout aussi subalternes voire plus bas encore (les femmes sont souvent exemptées des jobs "qui tachent"). Et pour la haute hiérarchie, y'a pas photo: ce sont des jobs peu nombreux, et généralement, il faut avoir été au combat pour y être promu. Un général (de grande unité ou de très haut commandement) qui ne serait pas passé de façon répétée par la phase "gueule dans la boue" depuis sa sortie d'école n'aurait pas sa place là où se prennent les décisions. Faut arrêter avec les clichés féministes faciles: les mythes sur les "milliers d'années d'esclavage" et autres débilités du genre, ça finit par bourrer.
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Je crois que je vais sérieusement me distancier de ces sujets où apparemment les arguments fondés ne servent à rien :lol:. Ceci dit et pour la note, juste sur l'exemple de la police, il faut noter que plus on va vers des unités de terrain orientées "action" (où les situations de violence physique sont plus probables, quoi), plus la présence féminine est anecdotique, voire juste symbolique (les critères de sélection font moins l'objet de critères aléatoires puisque là c'est un peu plus sérieux). C'est vrai dans tous les pays. Mais évidemment, on cite les chiffres dans l'absolu en disant "les femmes dans la police" en général. Et capable d'être au niveau physiquement en général, et assez rapidement en particulier (la femme se musclant/renforçant moins et plus lentement que l'homme à temps d'entraînement égal). Qui plus est, ce niveau physique implique beaucoup plus que la capacité à faire un exercice de manoeuvre de 2 jours une fois, ou la capacité à se démerder sur un tatami (je fais des sports de combat depuis 20 ans, je connais des filles qui se débrouillent très bien, dont une grand-mère de 70 ans en Krav Maga :lol:). La résistance physique pour tenir des mois en OPEX (où on perd de la masse corporelle, où les blessures de fatigue sont une réalité qui n'apparaît pas dans les séries télé, où les organismes trop sollicités sont plus fragiles, où le stress permanent bouffe tout....) est vitale et oblige à considérer non pas les perfs sur une épreuve en one shot, mais dans la durée et à niveau individuel fortement dégradé (ne serait-ce que par le paquetage). Avant même d'en venir au chapitre de la possibilité ou non d'un esprit de corps unisexe et d'une sociabilité militaire faisant par miracle abstraction de tout ce qui fait l'être humain, ça fait du lourd à envisager, et la proportion de femmes répondant aux critères est sans doute très réduite. La question que je posais est "y'en a t-il assez qui veulent et peuvent être à ce niveau pour former des sous-unités élémentaires purement féminines", condition pour moi sine qua non de pouvoir introduire des éléments de combat féminins?
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ANZAC ,les Australiens dans la première guerre mondiale .
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Histoire militaire
Il y a aussi le film de Peter Weir tout connement appelé ANZAC (Gallipoli en France), avec un Mel Gibson tout jeune et pas encore alcoolo :lol:.... Sur l'engagement volontaire et l'affaire de Gallipoli. -
Ce serait vraiment agréable si tu pouvais lire ce qui a été écrit avant au lieu de faire le sourd à chaque nouveau post; de même pour ne pas caricaturer le propos des autres (la mysoginie et autre) parce que ça facilite les choses pour toi. Personne n'a dit que les femmes étaient parfaitement sans défense. On parle du métier militaire qui suppose bien plus contraintes que le fait de manier une arme pour l'autodéfense, une norme donnée (= le niveau plancher dans tous les aspects du métier), une sociabilité particulière, Et quand il s'agit d'histoire, je déconseille de prendre au sérieux les pages de blog d'un dojo ou la page perso de quelqu'un; ça n'a pas vraiment de crédibilité comme matériel. A ce compte là je peux créer une page perso et y mettre ce que je veux pour la citer ensuite et dire que c'est parole d'évangile. C'est pas pour autant: - qu'elles peuvent le faire longtemps, du moins aussi longtemps que les hommes: porter une épée, c'est pas juste 10 minutes ou une heure. Une bataille peut durer des heures ou des jours, et s'inscrit dans une campagne qui dure des mois - que toutes, ou même beaucoup, puissent le faire de façon satisfaisante dans les aspects, difficultés et durées exigées par la guerre (pas juste la défense ponctuelle du village avec des naginatas aux côtés des enfants et des vieux) - qu'un grand nombre puisse le faire de façon efficace au regard des normes de la guerre d'une époque donnée Faut vraiment arrêter de traiter de mysogine parce qu'on parle de la planète réalité et pas des fantasmes aromatisés à Xéna la guerrière. Si c'était le cas, la nature l'aurait éliminé depuis longtemps; donc là y'a un cliché à dégager. Sans compter que l'anthropomorphisme n'est pas vraiment un argument. Si je voulais argumenter comme tu le fais, j'irais vers l'exemple des enfants soldats: un enfant peut tout à fait porter une kalashnikov et tirer avec, et en plus il s'endoctrine facilement et coûte moins cher. Ca veut donc dire qu'il peut faire tout ce que fait un homme et qu'en plus il offre des avantages particuliers . Pourquoi ne pas composer les armées avec des enfants :-[?
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L'historicité du personnage de Tomoe Gozen est déjà plus que sujette à caution. Ensuite, et même si une part de vérité est présente, il y a la très large part de license poétique dans un récit hautement fictionnel, stylisé et repris de siècles en siècles pour des objectifs divers. Le mythe des amazones est tout aussi utilisé, déformé et abusé depuis son invention. Avant de parler de personnages historiques réels ou non, faut apprendre à lire l'histoire: c'est pas une science pour rien. Les pages internets tout comme la littérature sont bourrées de milliers d'affirmations gratuites et de mythes qu'on aime se raconter, et le thème des femmes guerrières est un des plus prolifique depuis que le monde est monde: ça vend bien et ça excite le premier public que ça vise, à savoir les hommes :lol:. A l'occasion, ça fait de beaux récits ou un outil littéraire pour une démonstration philosophico-morale de niveau variable (le mythe des amazones a essentiellement servi à ça en son temps). Des neuf preuses à Xena la guerrière en passant par la fille de D'Artagnan, y'a du grain à moudre. Par ailleurs, personne n'a jamais dit que toutes les femmes étaient hors du niveau; tu bases une argumentation sur des individualités exceptionnelles (en admettant l'existence du personnage, et d'une, et que ne serait-ce que le quart du récit de sa vie soit juste, et de deux, soit de quoi mettre Paris en bouteille)? C'est plus qu'un poil bancal. Plus haut dans le sujet -preuve encore une fois qu'il faut lire ce qu'écrivent les autres-, il a été question des amazones du Dahomey, seul cas réel et attesté d'une unité militaire de femmes hors quelques moments très brefs de mobilisation dans divers lieux et époques qui ont pu concerner des femmes à une échelle autre qu'impliquant quelques individus isolés. Passé le sensationalisme facile et brodé de conneries de la plupart des récits les concernant, ainsi que la réutilisation superficielle et politiquement colorée par diverses mouvances féministes, il est possible de tirer le bilan de cette expérience concrète.
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C'est quoi les brassards qu'elle a sur le treillis?
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Re : Photocopieuse? Reverse Engineering? Inspiration? Form follows Function?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de max dans Economie et défense
Sûrement; c'est pas dit qu'ils participent, mais ils espionnent sûrement pour essayer de comprendre le mystère, le secret d'AD.Net et en faire du rétro-engineering :lol:. Si ça se trouve, il y aura bientôt un équivalent chinois de chaque participant du forum :O. Bon courage à eux, ils vont bien se prendre le chou :lol:. Imaginez un Akhilleus ou un Berkut chinois assénant leurs Topols, un Fusilier chinois voulant convertir toute l'APL en armée amphibie :lol:.... Ben quoi, je suis le seul ici à être passé par une école catholique ;) :lol:? -
Re : Photocopieuse? Reverse Engineering? Inspiration? Form follows Function?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de max dans Economie et défense
Je sais plus exactement de quoi il s'agissait: c'était un sinologue dans un débat qui essayait d'expliquer le rapport des Chinois à ce concept occidental de propriété industrielle et intellectuelle (au-delà du cynisme des Etats et entreprises de partout qui de toute façon cherchent à se piquer des secrets :lol:). Et il mentionnait la similarité dans la compréhension chinoise des concepts de copier et d'inventer, qui se retrouvait dans le tracé de certains idéogrammes. Je sais plus quels étaient les termes exacts :-X. Je vais donc aller m'autoflageller avec des orties fraîches et des glaïeuls pour expier ma facilité de langage (non je n'aime pas ça :lol:). -
Re : Photocopieuse? Reverse Engineering? Inspiration? Form follows Function?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de max dans Economie et défense
Si je me goure pas, l'idéogramme chinois pour "inventer" veut aussi dire "copier" :lol:.... Mais la question n'est pas de principe comme il me semble que certains le sous-entendent ici: l'innovation aujourd'hui en matière technique n'est plus le fait de quelques artisans isolés préservant le secret de famille, de petites structures économiques ou de moines et érudits inventant des trucs pour l'amour de l'art et échangeant des procédés. Il s'agit de processus vastes, complexes, longs et coûteux engageant des sommes faramineuses, des pools de chercheurs et techniciens ombreux, et plus largement l'avenir et l'activité de grandes entreprises et services d'Etats donc le gagne pain des très nombreuses personnes qui vont les produire et les vendre. Abuser de la copie comme c'est fait, dans un tel système, revient à engager un processus destructeur et dissuadant l'innovation, qui ne peut se comparer à cette "morale" sur l'innovation et l'invention telle qu'elles étaient dans le passé et ne portaient pas de tels enjeux ni de telles conséquences. C'est pour ça que jouer autant avec le droit de la propriété industrielle dépasse largement le cadre de rivalités entre entités économiques et porte à haut niveau le danger de tuer l'innovation et lui faire perdre toute valeur. D'ailleurs cette philosophie chinoise si ouverte sur le partage de l'invention n'a pas toujours été ainsi: qu'il s'agisse des moyens de préserver le secret de fabrication de la soie ou de l'empereur Qin utilisant des méthodes rien moins que barbares pour empêcher que certaines productions d'armes soient accessibles, disons qu'il y eut des époques où la conception philosophique chinoise du copyright était différente ;). -
Bouaif: - la course est pas finie - c'est pas parce qu'ils n'ont pas leur candidat que le 2nd sur le ticket n'en sera pas (cf McCain choisissant Palin "de sa propre initiative" :lol:) - ils pèsent toujours un bon tiers de l'électorat hardcore républicain et influent à divers degrés sur une part certaine de l'électorat, y compris les indécis, et sont à ces titres incontournables, ne serait-ce qu'en terme d'élus et de capital politique pour faire voter n'importe quoi Donc pas KO.... Ils ont juste par de candidat pour le poste de chef de classe :lol:. Ca va les frustrer et les rendre encore plus emmerdants :-[. Ne sous-estime pas la décadence du système médiatico-politique américain :lol:. Un lobbyiste qui est dans la main de ceux qui l'ont employé et sans réel capital politique propre ni ancrage personnel dans l'opinion? Ce gars est flippant en plus d'être pas sérieux, mais bon c'est que mon impression. Et c'est vrai que je juge aussi d'après sa femme qui ressemble un peu à une extra-terrestre :-X :lol:.