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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Panem et circenses, rien de bien nouveau en politique; soit on invente une catastrophe, soit on s'abrutit dans la démagogie sportive et autres sujets sans intérêt. Une classe politique digne de ce nom n'évoquerait même pas le sujet de rencontres sportives; en connaissez-vous une seule? Encore une histoire de main à propos d'une connerie de match de foot :P. Je vais faire mon réac, mais on est vraiment dans une époque politique lamentable.
  2. Et vice versa, la soi-disant "vertu" des pays du nord est tout autant un mythe que la "corruption" du sud: chacun a ses hypocrisies et chacun se voit honnête, selon le principe éternel que midi est à votre porte.... Et je ne me lasserais jamais d'essayer de comprendre comment la France est devenue un pays "latin", après avoir été considérée comme "germanique" puis "celtique-gauloise", ou encore "gauloise et romaine". La façon dont bougent les séréotypes est un éternel sujet d'émerveillement et devrait être analysée dans une grande théorie sur la dynamique de la stupidité. Les journaux de la BBC ont viré tabloids depuis longtemps, contraintes d'audimat obligent; au fil du temps, on n'embauche que les journalistes qui remplissent les nouveaux critères, soit grosso modo, dans ce genre de sujets, la version anglaise de Thierry Roland.
  3. Tancrède

    Infanterie au contact

    Je complèterais en disant que ce groupe de combat, certes autonome (dans une limite de temps et d'espace courte) et automanoeuvrant devient aussi un élément tactique à part entière qui est le bas de la nomenclature militaire qui reproduit désormais le modèle du combat articulé à tous les échelons: le GC, la section, la compagnie et le bataillon sont désormais tous des unités automanoeuvrantes au sein d'un dispositif tactique "déstructuré" physiquement mais organisé virtuellement par des communications modernes et une hiérarchie militaire qui, si elle restre stricte, offre désormais un niveau certain d'autonomie et d'initiative à chaque échelon. Jusqu'ici, cette autonomisation des échelons s'arrêtait au régiment, à la rigueur au bataillon: seuls les chefs de brigades, de divisions et de corps se concevaient ainsi. En bref, l'infanterie calque son organisation sur l'infanterie légère. Et tout cela est du à la disparition de l'infanterie de ligne pendant la 1ère Guerre Mondiale: sergents, lieutenants, capitaines et chefs de bataillon, voire colonels, servaient depuis les débuts de l'infanterie moderne à "tenir" la ligne, à en tenir les unités pour garder la cohésion à grande échelle des formations composant une armée qui ne pouvait fonctionner que par une structuration extrême, celle du combat en ligne. Il fallait une ligne pour maximiser la puissance de feu et organiser de grandes masses d'hommes qui, de facto, ne piouvaient s'organiser que dans la limite des possibilités du champ visuel des officiers et de la portée de voix. Le sergent était ainsi, avant tout, le "serre-file", dans l'ordre de bataille, non un chef de petite unité. Et les bas officiers, de cornette/enseigne/sous-lieutenant à capitaine ou chef de bataillon, étaient des relais d'ordres du commandement. Seules les grandes formations pouvaient se concevoir comme des ensembles automanoeuvrants. Mais le caractère suicidaire de dispositifs denses face à la puissance de feu moderne, de même que les progrès des communications, mais aussi de l'instruction, ont fait disparaître ce dispositif né entre le XVème siècle et les Guerres d'Italie et développé sans cesse depuis, et ce en quelques années, voire quelques mois. De fait, l'infanterie de ligne a disparu et toute l'infanterie a calqué son organisation sur l'infanterie légère et son mode de combat "articulé mais déstructuré".
  4. Disons que l'une des difficultés à vraiment bien clarifier un sujet aussi inquantifiable est que l'on ne peut trouver un nom vraiment arrêté, et encore moins des sous-catégories le composant: j'aimerais pouvoir faire un diagramme camembert disant que le "sentiment national", c'est x+y+z+a, et pouvoir bien séparer ces facteurs, mais ce serait vraiment trop artificiel. Et encore plus quand on essaie de le définir en dynamique, dans le temps long. - Conscience de soi en tant que groupe large, au-delà des "pays" et "nations" qui composent la France ou un autre Etat: conjonctions d'intérêts, même de base (sécurité aux frontières, autorité-arbitre régulant les pouvoirs dans la société....), culture ou relative proximité culturelle, ou encore éléments communs de culture, même réduits, qui permettent de donner corps à l'ensemble. Mais aussi conscience d'une même direction politique qui forme le cadre à l'intérieur duquel on peut penser en collectif et définir un "nous" et un "les autres" inconsciemment. - Sentiment d'appartenance à cet ensemble: conséquence du facteur précédent. On voit "nous", on voit "les autres", donc si le pays se fait enfiler par les autres, on partage le sentiment d'être agressé ou floué. Face à des voisins directement hostiles, ce fait est décuplé. C'est là aussi qu'émerge le besoin de matérialité incarnant directement le collectif: symboles, religion, monarchie, "services publics", événements, commémorations.... Toutes choses donnant dans l'environnement immédiat de chacun (c'est encore plus vrai au temps jadis, avant les communications modernes, la bagnole....) une réalité concrète et incarnée de la collectivité. C'est aussi là que peut apparaître le "sens", une direction fondamentale, une "mission" voire un messianisme assigné au collectif et justifiant son mode de pouvoir et de rapports sociaux. - contenu du "pacte social" et rapport au dit contenu dans le temps: très délicat à mettre en peu de mots (on a quand même écit des bibliothèques là-dessus). C'est l'adaptation de la perception du collectifs dans chaque compartiment de la société, que ce soient des régions, des villes, des classes sociales, des cultures.... Bref, chacun s'approprie différemment l'idée du collectif et interagit avec lui (avec la part culture commune, avec l'autorité, avec l'appareil étatique, avec les grands personnages et leur action, avec les grands groupes de l'ensemble....). C'est ce qui se passe après la fondation et l'affirmation de l'ensemble qui, dans la plupart des cas, ne rêvons pas, a avant tout été un fait de violence et de pouvoir. Comme les autres, les rois de France ont "taillé la France à coups d'épées" pour qu'il y ait une France, et l'ont maintenue d'une poigne de fer (quand ils le pouvaient) pour qu'elle reste un ensemble. Sinon, pour le cas allemand, avant de commencer (j'avoue, je délaie, ça risque d'être long), je ferais une remarque liée aussi à la petite polémique que j'ai eu-dessus sur le topic identité nationale. Le pangermanisme, intellectuel et völkisch (ça veut pas dire intello et populo, mais plutôt réfléchi et imaginaire/psychologique/affectif) est une construction totalement artificiel, en aucun cas une espèce de "nation naturelle" séparée par l'histoire. En ce domaine, le pangermanisme est d'ailleurs similaire à l'un de ses rejetons directs, né aussi en Allemagne, le sionisme, qui est un nationalisme à l'allemande (né d'intellectuels juifs allemands) qui a aussi inventé une nation historique et naturelle a posteriori, avec une conception et une idéologie raciale qu'on voit aujourd'hui évoluer lentement vers le racialisme en Israël, comme il l'a fait en son temps en Allemagne. Pourquoi ces limites pour l'Allemagne? Pourquoi pas aussi la Scandinavie, les Pays-Bas, les Allemands de la Volga, l'Angleterre?Voire même la Bourgogne, la Provence et la Lorraine entière, qui appartiennent historiquement au St Empire, auquel apparemment le pangermanisme se limite. Qu'est-ce qui définit alors, au XIXème siècle, un "Allemand"? La race existe peu, voire pas, et il y a une grande variété dans l'espace du St Empire. Il n'y a alors pas de culture commune ni d'histoire réellement partagée, et la référence à un âge d'or des lointaines peuplades germaniques (en fait, c'étaient des bandes très composites) déferlant sur Rome est une ânerie totale dont le plus mauvais historien ne voudrait pas. Rien que la religion définissaient 2 aires de civilisation différentes, et la prééminence du droit écrit ou du droit coutumier a de même défini 2 aires dont la vision de l'Etat, de la société, de sa régulation et des rapports sociaux sont assez radicalement différentes. Les langues, unifiées/écrasées arbitrairement dans le Hochdeutsch créé pour l'occasion (un genre d'esperanto régional), présentaient encore moins de niveaux de commonalités que les langues latines entre elles. A ce titre, au nom du passé commun dans l'Empire, de l'attachement au principe d'Etat et de liberté, mais régulée dans la Cité, de la primauté du droit écrit.... On aurait pu promouvoir, avec bien plus de légitimité et de fondements réels, un nationalisme latin ayant pour but d'unifier les territoires allant du Portugal à la Roumanie, avec une langue déjà existante, le latin. La construction de l'Allemagne est de nature bien plus artificielle que ça! Depuis l'origine en fait, la Germanie est une invention: c'est César qui l'a arbitrairement "décrétée" pour la différencier de sa conquête, les Gaules, dont il a soudain déterminé qu'ellês étaient un territoire unique (ce qui est faux: c'était une mosaïque de nations celtes) qui s'arrêtait au Rhin (au-delà duquel il était un peu sous-équipé pour aller). Au-delà, désormais, était des "germains" ce qui veut juste dire "les cousins", parce qu'en fait, il n'y avait pas vraiment de différences entre "Germains" et Celtes.
  5. Tancrède

    Infanterie au contact

    Pour être droit dans le sujet, voici un excellent exposé sur l'emploi de l'infanterie au contact et sur les possibilités de l'arme dans un contexte dur, offrant avec une grande élégance une explication onthologique à la vacuité des concepts a priori de schémas complexes de déploiement et de combat, mais soulignant par là-même les conditions sous-jacentes de tactiques élaborées. Par un expert en la matière, le général Montclar: "Donnez-moi des gars prêts à casser leur pipe et je vous ferais de la bonne tactique!" ;)
  6. Tancrède

    Infanterie au contact

    A ce compte là, autant ne pas prendre d'armes: elles ont toutes des limites et presque toutes des défauts ;):. M'enfin en général, tu préfères avoir une mitrailleuse que rien; c'est pas une opinion de vétéran de 20 ans de guerre, juste une intuition :lol:. Gné :O???!!!! Ca sort d'où, ça?
  7. Tancrède

    Infanterie au contact

    Va te trimballer un M134 et les caisses de berlingots qui vont avec quand tu crapahutes en cambrousse. Et avec ça, tu fais pas baisser tellement plus de têtes et tu convaincs nettement plus l'adversaire de se barrer et de contourner que de tenter le coup où tu sais qu'il est: avoir des joujoux trop puissants rend con.
  8. Avant de répondre plus précisément, je ferais une remarque sur les monarchies. Le sentiment national tel que nous le comprenons aujourd'hui est une nouveauté du XIXème siècle (qui est en germe à la fin du XVIIIème) et il est lié à la modernité politique dans son ensemble, telle qu'elle apparaît à cette époque. Ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas de patriotisme/sentiment national avant, mais ce n'est pas le même lien, ce n'est pas un sentiment totalement de même nature, et le gros de la différence réside précisément dans la nature même de la monarchie et de ce qu'on appelle le traditionalisme, où, certes, une vision de soi en tant que "nation" ou royaume (/duché/domaine souverain) peut exister, avec la fierté/bonheur d'appartenance (qui est l'estime de soi collective) qui va avec. Mais le versant démonstratif et politique de l'appartenance est lui lié à la personne du souverain, de même que les rapports sociaux, les degrés de loyauté, de fidélité, de conscience du collectif par rapport à l'individu..... Sont radicalement différents. La notion est dure à définir précisément, surtout dans les Etats-Nations tels que la France, l'Espagne et l'Angleterre où un sentiment/attachement/conscience national s'est plus développé en parallèle avec la monarchie.
  9. Impossible: le Luxembourg est un pays d'évasion (fiscale), pas d'invasion, et ils sont trop petits pour pouvoir faire les deux. C'est con d'être ultra spécialisé. Je n'ai absolument rien contre les jolies anglaises dénudées (c'est vulgaire, mais je peux vivre avec): en fait, si, comme Guitry, je suis contre.... Tout contre. Ce qui choque chez les Rosbifs, c'est la masse de nanas trop grasses et extraverties qui se baladent dans les mêmes tenues, exhibant le boudinage des fringues moulantes, les replis graisseux débordant de partout, manquant de discrétion et débordant de vulgarité (le stade de l'exhibitionisme est passé depuis longtemps). Ca boit beaucoup, c'est pas discret et ça n'améliore pas le paysage urbain. Ce serait pas un chouette pays s'il n'y avait pas quelque chose, justement. Je comprends même pas la phrase :O .
  10. Disons qu'il y a au moins un argument qui a récemment sauté: la natalité israélienne, depuis une petite décennie, a réellement sauté et atteint 2,9 enfants par femme pour la population juive. Ceci dit, l'émigration est devenue un réel problème. En plus, si on affine un peu, on voit que, au sein de la population juive, la disproportion est trsè forte: les Haredim et les populations issues de l'ex-bloc de l'est (qui font les gros bataillons des tendances des droites conservatrice à très dure) sont en plein boom, ce qui fait craindre pour l'avenir.
  11. Evidemment, en l'absence de témoignages live et de radios trottoirs généralisés à toutes les strates et en tous les lieux d'une société, il est difficile de ne pas avoir une vision caricaturale. Si l'on prend les guerres mondiales, on a même sans doute un pinacle de fausse représentation à cet égard: soit les populations étaient en majorité des masses d'abrutis croyant aux images d'Epinal et chantant les cantiques de la patrie, soit c'était en majorité des "rebelles/damnés de la terre/brave gens" qui crachaient sur la propagande, les élites et le patriotisme mais continuaient comme ils pouvaient parce qu'il n'y avait rien d'autres à faire. Avec dans les 2 cas des minorités de toutes sortes aux marges de ces grands ensembles. Dur de voir ça autrement qu'à l'aune de ces 2 types de caricatures, surtout avec les images que la littérature, la télé et les films nous ont foutu dans la tête. Mais honnêtement, le sujet est gigantesque (surtout pour moi qui ait fait une année dessus en histoire politique à Scpo): je sais pas par où commencer à répondre. Si tu pouvais limiter l'aire géographique et/ou la portion de temps.... Pour la Russie et la Serbie, c'est simple: dans leur cas, on est en plein dans le "mouvement des nationalités", l'un des 3 grands mouvements politiques du XIXème (avec le mouvement social et, évidemment, en réaction aux 2, le courant réactionnaire -au sens plein du terme- et traditionaliste). Appliqué à la question, ce mouvement donne la réponse: le panslavisme, une force bien réelle et accrue d'autant par le caractère religieux, et dans celui-ci, le rôle de pôle de "la 3ème Rome" pour les orthodoxes, et en fait surtout les orthodoxes slaves (voir la rivalité religieuse avec les Grecs). Le Tsar est le recours des slaves des Balkans, pris entre l'Empire ottoman et l'Empire austro-hongrois. Il y a une vraie révérence particulière des slaves orthodoxes des Balkans pour le Tsar qui n'est pourtant pas leur souverain, mais c'est la dimension particulière du panslavisme, mouvance en fait éminemment russe, qui est religieusement messianiste dans la sphère d'influence slave. C'est une force politique à ne pas mésestimer. Evidemment, des logiques bien concrètes entrent aussi en jeu, mais il ne faut pas penser qu'elles font tout. La volonté éternelle des Russes de contrôler les détroits (donc de taper l'ottoman par tous les moyens) n'est pas absente du jeu, de même que la motivation religieuse de prendre Constantinople (pour les Romanov qui revendiquent l'héritage des Paléologues comme une mystique). Sans compter évidemment l'idéal d'unifier les balkans dans l'empire russe. Mais les deux types d'objectifs se complètent, et se renforcent mutuellement; plus encore, on constate en fait qu'ils sont confondus, la motivation pragmatique étant teintée de mysticisme et la mystique s'étant vouée à des objectifs en fait pragmatiques. Mais il ne faut jamais, encore une fois, mésestimer la puissance énorme, dans la motivation des décideurs comme dans l'élan et l'imagerie populaire, du panslavisme messianique.
  12. Ils achètent des armes, nourrissent les leurs (territoire, clan, tribu, famille), organisent la culture et le transport, voire le traitement, du pavot quand il y en a.... Bref, la guerre nourrit la guerre: pour eux, c'est un mode de vie, c'est même le seul mode de vie noble qui puisse exister. Mais ce fait souligne à quel point il est stupide de s'entêter avec le vocable "taliban" qui est tellement rentré dans les moeurs aujourd'hui qu'on n'arrive à penser qu'à travers lui: les talibans ont été détruits en 2001-2002, c'était une faction, ou plutôt une coalition idéologique, qui s'était installée au pouvoir. Elle existe encore aujourd'hui, mais elle est loin de représenter la majorité de ce à quoi on est confronté aujourd'hui. Sans doute sa particularité est-elle d'être moins territoriale (et même transfrontière), mais c'est un réseau de clans, pas, comme dans l'exemple mentionné, une guérilla locale avec un leader ou un groupements de chefs locaux, qui peuvent prendre ou non l'étiquette "taliban" au gré de leurs intérêts, ou pour amuser des journalistes en mal de labels ou de noms à sensations. Ce sont des chefs de guerre, des chefs de clans, des leaders féodaux qu'on a là, avec leur territoire, comme il y en a depuis l'aube des temps. Pas des idéologues avec un programme politique et en mal d'élan fédérateur.
  13. Ah ça c'est sûr que même les troupes en OPEX, en majorité, ont rarement eu à aller à la chicorre, quand c'est crade, que ça sent la tripe et que ça coule tout chaud sur les mains.
  14. La logistique, la Battle Awareness, les communications et la mobilité se sont améliorées, permettant aux adversaires de se resaisir et de mieux savoir où ils en sont (ça limite les paniques si fréquentes dans l'Histoire, souvent dues à des soldats ou officiers dans le flou total). Mais on est aussi souvent, du moins entre adversaires étatiques (ou au moins un tantinet structurés) dans une logique d'armées ou de modèles plus équilibrés en termes de capacités fondamentales (je parle pas de taille ou de pays nettement plus avancés que d'autres), dans le sens où on sait le gros de ce à quoi on est confronté: le modèle d'armée occidental est aujourd'hui celui de tous ou presque, et les contraintes comme les avantages de la technologie et de la circulation de l'info sont connues. On n'est donc pas dans le cadre, par exemple, de pays comme la Perse, la Russie ou le Califat de Bagdad succombant aux hordes mongoles sans aucun moyen de comprendre leur modèle militaire ni de s'y adapter, hors à petite échelle, en moins de plusieurs décennies.
  15. Là n'est pas la question, mais fondamentalement, c'est toujours la même polémique qu'il y a eu, à divers moments, avec certains films (cas école, un gamin qui a vu Superman I et s'est jeté par la fenêtre avec une serviette rouge autour du cou) et avec les RPG (les vrais, pas sur ordi..... Oups! Non, pas les lance-roquettes non plus). Mais elle atteint une acuité jamais vue, qui est sans doute en partie pertinente, en raison de la gigantesque diffusion des jeux vidéos, du fait qu'ils sont à domicile et de celui qu'ils touchent dès la petite enfance, avec aucune restriction d'usage dans les faits (accessible sà tout heure). Plus encore, la crainte de leur impact est démultipliée par l'effet qualitativement plus puissant que n'importe quel autre média (interactivité, caractère absorbant et addictif, intensité de l'activité cérébrale -si, si- en mode récepteur....). Au final, on craint que l'impact, surtout à long terme, soit d'une toute autre catégorie, qualitativement et quantitativement, que celui des films ou JDR, et ce d'autant plus que la technologie et la connaissance du marché et du sujet évoluent sans cesse: ces machins vous gagnent de plus en plus et rentrent toujours plus au fond de la caboche. Bref, y'a pas que les gens "fragiles" qui risquent de céder à des impulsions dramatiques: les machins travaillent à moyen et long terme et, soupçonne t-on, ils fragilisent des gens qui ne l'étaient pas à la base, du moins pas dans des proportions susceptibles de dégénérer jusqu'à l'irréparable (violence, meutre, suicide), même face à des avalanches de séries et films (incriminés depuis longtemps) ou d'autres médias. Faut reconnaître que c'est pénétrant, addictif et puissant l'effet jeux vidéo, et c'est un travail de sape. Enfin, il faut leur reconnaître un autre ravage: les millions d'âmes perdues qui ne vivent que pour eux ne sont-elles pas elles aussi un champ de cadavres perdus pour l'humanité, laissés à pourrir (on connaît l'odeur) au fond de leur chambre sans espoir de voir la lumière du jour? Les nolifes ne sont-ils donc pas considérables comme les victimes de masses d'un nouveau fou génocidaire, j'ai nommé le démon du jeu vidéo? Combien de crimes contre l'humanité a t-il ainsi commis?
  16. Tancrède

    [Femmes soldats]

    La rouquine et sa copine à moustache :lol:!
  17. Mais cette polémique était à 100% justifiée! C'était un scandale que la tôle des voitures honnêtement volées se froisse aussi facilement quand on emboutissait du piéton!!!!! J'ai failli porter plainte!
  18. Tancrède

    Identité nationale

    Je regardais un débat chez Taddei avant-hier: "le foot, dernier bastion de l'identité nationale?", tout un programme. Sinon je fais un ajoute post-éthyliqueavec une autre métaphore pour essayer de signifier que l'identité nationale ne s'arrête pas au respect des lois/valeurs/principes, sans pour autant être un bourrage de crânes sur une liste d'items culturels que chacun devrait connaître quasi de naissance. Quand on va dîner chez quelqu'un (j'utilise l'image pour dire qu'on mélange des horizons sociaux et culturels divers, pas pour dire que les immigrés et descendants d'immigrés sont des "invités à vie"), pour que le repas ne finisse pas en pugilat ou en échec lamentable, il convient de respecter d'autres choses que des règles de baseC'est pas parce qu'on ne tuera personne, qu'on ne cognera personne, qu'on ne chiera pas sur le tapis (quoique c'est pas un délit :lol:....Si?).... Que la soirée aura été réussie et qu'il y aura eu une tablée (une "société" disait-on au temps jadis), et non des individus autour d'une table. Que tout le monde ne se blaire pas dans cette soirée est possible, mais ça n'empêche pas qu'on peut quand même réussir la soirée. Comment? En respectant des usages, des formes, en se restreignant parfois, en évitant certains sujets, en organisant un peu les "sous-groupes" de conversation, en "faisant l'événement" pour rassembler, en essayant d'être avenant, en ne se resservant pas sans s'enquérir des autres.... Sans cela, on a une ambiance de merde, chacun n'aura parlé que de ses trucs en se foutant que les autres comprennent, tout le monde aura perdu son temps et se sera fait chier en prime, quelqu'un aura cuisiné pour des prunes, et certains auront pris le gros de la bouffe parce qu'ils étaient à côté du plat ou engloutissaient plus vite. Je me perds un peu dans l'image, mais c'est l'idée: respecter les lois et principes de base ne suffit pas à définir ce qui fait le fondement du vivre ensemble dans une société donnée. Il y a des usages, une civilité, une sociabilité.... Qui découlent de références communes et qui ne correspondent qu'à la dite société (la civilité n'est pas la même ailleurs, et plus on s'éloigne de France, plus elle est radicalement différente); cela fait partie du tronc commun implicite qui est le socle de l'identité, au-delà (et en fait bien avant) les "valeurs" et les lois affirmées. Et cette civilité résulte d'une histoire, d'une culture (dont elle fait partie) et de références communes qu'il faut connaître et qui permettent de se comprendre et de s'accepter un minimum, malgré les sentiments parfois. Y'a pas que les mots formels et les règles de la langue, il y a une masse de sous-entendus, de codes, de notions qui vont sans dire, de références, de formulations.... qui font une langue et la manière de la pratiquer en société. De même, il faut un fond culturel et référentiel commun pour que, dans la métaphore, il y ait une conversation à table, par-delà des différences socioculturelles parfois grandes: sinon, chacun parlera dans son coin, de soi, et sans doute surtout, pour soi. Et de plus, d'une manière propre à sa situation et à son origine, et sur des sujets liés à son environnement et à sa vie: la manière et l'objet, 2 raisons de plus de ne pas se comprendre un minimum, de ne pas s'intéresser et de s'ignorer (donc à terme de ne pas se voir comme ressortant d'un même ensemble), et ce malgré l'usage, formellement, d'une même langue. Bref, un français, ce n'est pas juste un habitant et citoyen légal de la France.
  19. C'est fait depuis quelques années déjà, et pas suite à l'Irak (c'était plannifié dans l'Army Transformation depuis bien longtemps, et le changement a commencé bien avant l'Irak): c'est la forme des Heavy BCT à 2 bataillons interarmes de 2 escadrons et 2 compagnies. Et les compagnies mécas sur Bradley n'ont pas 4 platoons, mais 3, chacun étant là pour accompagner 1 des 3 platoons de chars. Le carré magique, c'est dans les platoons de Bradleys: un platoon a 4 GC sur 4 Brad, accompagnant un platoon de 4 chars. Pas quand sont défalqués les services divers (reportés sur autres sections, et/ou en externe dans la Cie Log): apparemment, les US (Army et Marines) le vivent bien avec ce chiffre. Maintenant que je regarde, y'aurait peut-être un manque côté effectifs aux trans. A 41h? C'est le même qu'en France (avec 2 PAX en plus) et aux USA. Après, pour l'appui, je viens de voir effectivement que j'ai oublié des trucs.... Rapport au petit matin (j'ai compté que les équipes, oups!) :-X. Donc la section Mo80, c'est 45h et non 27 (18 à rajouter), et la section AC, c'est 27h et non 18 (9 en plus). Soient 27h en plus pour une Cie d'appui à 111h que j'arrondis à 120 parce que j'aime les comptes ronds pour les branlettes théoriques. Ca nous met le bataillon à 710h, et croyez bien que le 10 m'irrite tellement que j'y ajouterais bien une section hors cadres rien que pour arriver à 750 (dont 76 surnuméraires qui sont plus assez pour combler les trous et tenir une attrition inhabituelle en opération, ou constituer une petite réserve pour le chef de bataillon) et former des régiments à 2 ou 4 bataillons qui font un compte rond :lol:. A noter que les scout platoons sont des observateurs d'artillerie et coordinateurs de feux (y compris FAC): c'est pas des rigolos ces gars, c'est une élite. L'avantage, c'est que j'ai compté large: y'a du surnombre, donc l'effectif global reste correct à la louche.
  20. Tancrède

    Identité nationale

    Possible, mais faut pas lui dire que pas mal de Français (genre parisiens) ne reconnaissent pas le Var comme français :lol:. Bon, d'accord, hors de Paris, ils ne reconnaissent pas grand-chose comme français ceux-là ;).
  21. J'avais compris comme ça, je ne remettais pas en cause ta remarque; désolé si j'en ai donné l'impression. Le corollaire oui, mais avec une limite quand on parle de l'entraînement à l'échelle de l'armée entière d'une part, et à l'échelle des grandes spécialités d'infanterie d'autre part. Ensuite, il faut déterminer la taille du bataillon qui semble adapté, et cette taille peut varier suivant les spécialités (légère/moto, méca, alpine, amphibie, para/aéro). Pour une armée, il faut ainsi tenir compte des grandes unités opérationnelles, qu'il s'agisse de divisions, de brigades combat team, de brigades réservoirs regroupant 3 GTI/régiments interarmes.... J'avoue avoir un faible pour le niveau division à ce titre: on rassemble 3 à 4 brigades qui, selon mon goût doivent être à 2 ou 3 bataillons interarmes centrés sur le "coeur de métier" (la particularité des brigades blindées étant selon moi une infanterie plus limitée en nombre et dimensionnée autour de l'action des chars). 4 brigades de manoeuvre à 2 bataillons de ce type, ou 3 brigades à 3: perso, je suis pour 4x2 (plus il y a d'unités "pensantes", mieux c'est). De telles divisions devraient être concentrées géographiquement autour d'un grand camp de manoeuvre constituant un pôle "expertise" (montagne, manoeuvre blindée, infanterie/para, amphibie), toutes les unités étant dans un rayon très réduit s'il n'est pas possible d'avoir une seule grande base. administrativement, on peut ainsi réunir les unités de la division en régiments-corps de spécialité, pour la gestion, les traditions et l'entraînement, soit l'esprit de corps, et ce sans que la cohésion des unités organiques de manoeuvre (bataillons interarmes et brigades, plus évidemment la division au complet) ait à en pâtir. L'absence de séparation géographique (avec évidemment un bon niveau d'entraînement) permet d'éviter cela et de combiner l'approche régimentaire des armes et l'approche organique des unités de manoeuvre. Ainsi, même dans le cas spécifique des brigades blindées, un bataillon d'infanterie peut se scinder en deux parties, de même qu'un bataillon de chars, pour former 2 bataillons de manoeuvre, sans déperdition de cohésion. Pour les autres unités, on peut ainsi avoir des brigades de manoeuvre formées autour de 2 bataillons interarmes s'appuyant chacun sur 1 bataillon d'infanterie solide. Ce qui nous amène au dit bataillon. D'abord, sa taille ne peut être exactement la même suivant la spécialité: le méca sera vraissemblablement le plus petit (dimensionné notamment par l'emport de véhicules chenillés) mais cela peut-être compensé par l'adjonction d'une section de génie assaut, et certains peuvent requérir des sous-unités spécialisées. Mais pour la proposition, je prendrais le léger/motorisé comme "standard". J'aime bien l'idée anglaise de multiplier les bataillons, encore une fois dans l'esprit qu'il vaut mieux avoir le plus d'unités "pensantes" et autonome sur le terrain, mais même si cela implique une réduction de taille, ils sont peut-être allés un poil trop loin, au point de rendre leurs unités vraiment "fragiles". Donc un bataillon: - le dimensionnement des sections US me semble le meilleur: 3GC de 9h, 1 GA de 9h et un GHQ de 5h. - pour la compagnie de combat, je préfère le modèle ternaire façon USMC (3 SC = 123h) avec une section d'appui plus réduite (3x6h = 3x1 Mo60, 3x1 ATGM ou 3x2 AT4, 3x1 mitrailleuse) et la section de commandement (11h: 4 médics, 7h de commandement et services). Au total, avec un petit volant de 8h surnuméraires (je triche pour arrondir), on arrive à 160h. - pour la compagnie d'appui, je prends exemple sur les Weapons Company de la British Army et de l'USMC: 1 section HQ (10h), 1 section mortier (9 Mo80 = 27h), 1 section antichar (9 ATGM = 18h), 1 section mitrailleuses/LG (9 doucettes ou LG en double dotation = 27h). Avec 8h de battement (surnuméraires et/ou pour compter large), on arrive à 90h. - la compagnie de commandement: les HSC des marines ont ma préférence. Section HQ (staff, admininistratif et cellule RNBC: 20h), section transmissions et GE (15h, y compris 2 sous-groupements reco ROEM), section médicale (1 médecin, 11 personnels), section log (soutien organique de la Cie: transport, intendance, ravito, mat = 20h), section reco (3 équipes reco AC, 6 équipes reco = 27h), section scout-sniper (binômes sniping lourd-surveillance ISTAR-FAC = 10h) plus un volant de snipers "normaux" (6h). Total de 110h On arrive ainsi à un chiffre plancher de 680h. J'y ajouterais volontiers un volant de 20h en section surnuméraire pour compenser l'attrition ou les manques souvent décrits (le chiffre de 20 est artificielici, pour arrondir). Une habitude qu'on a eu pendant la 1ère Guerre Mondiale, ou les bataillons avaient une compagnie entière à cet effet. Mais avec les 8h surnuméraires par CC, on se fait un petit volant de confort de 44h. J'arrive donc à ce total théorique de 700h (+ ou - 5%) qui me semble pas si mal pour un bataillon d'infanterie. Il peut sembler plus faiblard en snipe et en reco, mais me basant avec en vue des bataillons intearmes, il faut considérer qu'il y a des éléments de reco centralisés au niveau supérieur (qui peuvent lui être dispatchés en partie). En France, la section sniping de 27h dans la CEA est le réservoir de snipers pour tout le monde. Evidemment, il manque le soutien organique (seule la Compagnie de commandement a son propre soutien); j'avoue avoir cédé au modèle ricain des BCT, avec un bataillon de soutien complet dans chaque brigade, qui a un élément tronc commun et 1 compagnie de soutien de l'avant par formation de manoeuvre (intégrant la log, le mat et l'intendance). La centralisation de la log me plaît plus. De fait, le gros de cette compagnie de l'avant se trouve en permanence auprès de son bataillon en opération, ce qui ajoute une soixantaine d'hommes au dit bataillon quand il manoeuvre. Voilà, c'était mon DUO-geekage du petit matin au réveil, réalisé avec une tartine en main.
  22. Y'a qu'à voir l'impact des jeux de gestion d'équipes de foot: les sélectionneurs et entraîneurs n'ont jamais été aussi mutilés en effigie depuis que chacun se croit capable de composer et motiver une équipe :lol:! Du coup, que les FPS ou RTS banalisent l'acte de flinguer un particulier ou une ville, ça m'étonnerait pas, mais qu'on se rassure: quand viendra le "post-coïtum" du premier meutre, 99,99% des coupables (eux-mêmes étant l'extrême minorité qui aura sorti son cul du canapé et fait quelque chose) auront le résultat dans les yeux, dans les narines et dans la conscience et rentreront chez môman avant d'aller se faire repeindre la turbine à chocolat en taule ;). Pas de génération serial killer en vue.
  23. Ben, dans le topic "identité nationale", on a pas mal gratté là-dessus.
  24. L'histoire ne s'arrête pas là avec cette bataille: le Duc de Cumberland (fils de Georges II), commandant les forces anglaises et hanovriennes dans l'armée alliée (et, en titre, l'armée), avait décrété avant cette bataille qu'il s'ouvrirait ainsi la route de Paris, ou mangerait ses bottes. Il n'a pas mangé ses bottes.
  25. Ca c'était le trip de la Vieille Garde de Napoléon. Les Gardes Françaises n'avaient pas ce genre de pudeur à montrer leurs balles toutes nues ;). Mais l'histoire est disputée: ce serait un lieutenant aux Gardes Françaises, le Comte d'Anterroches, qui l'aurait dit en réplique à une provocation des Guards anglais qui leur rappelait que quelques jours avant (Dettingen), la performance des Gardes Françaises n'avait pas été des plus glorieuses (en fait une vraie connerie de commandement du Duc de Gramont qui fit foirer le plan de Noailles). En fait, cette citation entre dans le sujet, car selon toute vraissemblance, il s'agit d'une méprise que Voltaire a transformé en dialogue bravache: en réalité, il semblerait que l'officier anglais en question ait levé un verre pour, effectivement, se moquer des Gardes Françaises et encourager ses hommes. Et le Comte d'Anterroches aurait, apercevant le geste, pris cela pour un défi de tirer, et lancé sa célèbre réplique en réponse. Et l'histoire est d'autant plus enjolivée que, de fait, ce sont les Gardes Françaises qui ont tiré les premiers. Mais ils ont quand même gagné :lol:.
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