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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Une bosse budgétaire est toujours évaluable à l'avance; c'est une réalité mathématique facile à jauger à 10-15% près et plus de 10 ans à l'avance. C'est comme ça qu'on a pu prévoir, par exemple, le déficit capacitaire majeur en aéromobilité pour après 2010-2011 (déjà que c'est pas joyeux maintenant). Faut arrêter de toucher à la bosse: contrairement à l'adage, ça porte pas chance aux ministres qui s'y frottent.
  2. Fusilier, as-tu une idée des besoins à l'année pour les tâches remplies par les fusiliers? Je veux dire, ont-ils une marge de manoeuvre? S'ils n'en ont pas, ce que je propose n'a pas grand intérêt, sauf à répartir ces fonctions de protection sur une base plus large, ce qui offre des perspectives plus motivantes pour leurs troupes et donc un impact sur le recrutement et la fidélisation. Hors de ce domaine, la constitution d'une brigade amphibie vraiment organique peut se faire sans eux, et avec l'adjonction minimale des groupements spécialistes de transbordement et d'opérations portuaires (mais ça, c'est surtout le 519ème, non?). A part ça, je suis en DUO-mode ;); je pourrais avoir droit à l'orga chiffré d'une cie de fusiliers? Allez, juste un petit fix..... Non je suis pas accro, arrêtez de me juger!
  3. Ca c'est une grande inconnue, mais j'ai du mal à y croire. Il y a vraiment une opposition fondamentale au principe des nationalités (et aux conséquences qui en découlent, principalement le droit de contester la puissance de la tradition et du droit divin) incarné par Napoléon, opposition qui motive particulièrement les puissance d'Europe continentale, Metternich en tête. L'Angleterre, elle, est toujours dans le principe que la France est la puissance menaçante pour SA conception de l'équilibre européen, donc il faut la tenir éloignée d'Anvers (le "couteau" pointé vers Londres), et donc du Bénélux; la Russie l'est aussi, mais elle est loin (c'est d'ailleurs pourquoi la position anglaise est radicalement contre la possession de la Pologne par la Russie). Il faut bien noter qu'entre le début du Congrès de Vienne et l'annonce publique de la prise de pouvoir de Napoléon après le Vol de l'Aigle, les puissances anciennement alliées ont bien failli déclencher une guerre européenne. A ce stade, le Congrès en était à une impasse: les Prussiens, notamment, ne voulaient pas se faire enfiler de partout et avaient des revendications énormes (en étant pourtant les plus faibles de tous). C'est un fait oublié, mais les Prussiens ont envahi la Saxe pour la revendiquer en décembre 1814 (la Russie la revendiquait aussi, l'Autriche s'opposait à son annexion et l'Angleterre refusait d'y voir la Russie). En réponse, l'Angleterre, l'Autriche et la France (!!! Oui, oui) signent une alliance le 3 janvier 1815; à ce stade, les chancelleries ont transmis à leurs gouvernements qui ont ordonné les premiers préparatifs pour la guerre. Mais à l'annonce du retour de Napoléon (nuit du 6 au 7 mars), tout d'un coup, pas la moindre question, pas la moindre hésitation: le 7 mars au matin, Metternich a l'accord du Tsar à 8h15, celui du roi de Prusse à 8h30. A 10h, les puissances sont réunies et, par la voix de Talleyrand, décrète que Napoléon est responsable de tout et depuis toujours, super-méchant, Ben Laden/Hitler/Saddam-like, qu'il fout le bordel partout et qu'il est illégal en plus (déjà des trucs avec l'immigration et les boat people en Méditerranée). Et au final, l'acte définitif du Congrès de Vienne sera signé 9 jours avant Waterloo: l'annonce du Vol de l'Aigle a soldé ce qui allait dégénérer en une nouvelle guerre. Je vois pas tant de possibilités diplomatiques que ça en cas de crabouillage des Anglo-Prussiens ou de retrait des Anglais et de schproumage des Prussiens tout seuls. Et côté militaire, là c'est plus épineux. La France avait encore la démographie pour mener une guerre défensive, certes. Mais d'un autre côté, elle était exsangue côté finances (et la machine napoléonienne se nourrissait des pays conquis, pas que de la France), problématique côté union nationale (même si ça, dans une guerre défensive, c'était plus jouable) et en bordel. La pire option dans ce cas de figure, c'est si, à la suite de l'évacuation anglaise et de l'écrasement des Prussiens, ou de l'anéantissement conjoint des Anglo-Prussiens, les Autrichiens et Russes avaient attendu que leur préparation militaire soit complète. Les Prussiens auraient alors eu aussi le temps de relever des forces, les Suédo-Norvégiens (Bernadotte étant un des grands gagnants du Congrès, il serait venu) aussi, voire peut-être les Anglais qui auiraient renvoyé un corps expéditionnaire. Le délai aurait été de 5 à 6 mois peut-être et aurait donné aussi du temps à la France de se remettre un peu debout, de conquérir la rive gauche du Rhin tranquillement et à peu de frais et de remettre son armée sur pieds. Le sentiment patriotique était fort et la menace immédiate susceptible de faire la différence. Mais les moyens manquaient quand même. Napoléon aurait-il attaqué en Allemagne occidentale histoire de se faire un glacis? Dur à dire: c'est certainement le bon mouvement à faire, mais si on en a les moyens et si l'opposition des populations locales n'est pas trop grande (les vexations au nationalisme "teutonisme" faites par le Congrès de Vienne auraient pu servir). Et ça peut éloigner le conflit de France. Mais là, on est face à des nombres imposants: 400 000 Austro-Russes, une armée autrichienne de 40 000h en Italie, peut-être l'Espagne qui se met la fête, la Prusse qui peut relever au moins 50 000h et les petites puissances comme la Suède. Au bas mot, c'est l'expédition de Russie à l'envers, et on peut se retrouver avec 600 000h à nos portes dans ce cas de figure. Avec 5-6 mois de préparation, la France aurait pu facilement relever dans les 400 000h, et sans doute largement plus si l'urgence nationale l'exige. Elle en avait 250 000 en juin 1815, dont 100 à 150 000 entraînés à peu près correctement. Mais aurait-elle pu équiper, entraîner et armer cette masse d'hommes? Et encore plusla soutenir dans le temps. Rude. Bien sûr, une défaite prussienne et un retrait anglais, ou une défaite nette anglo-prussienne auraient pu changer un peu la donne diplomatique, combinée aux protestations soulevées par le Congrès de Vienne et aux protestations pacifistes de napoléon, assorties de sa constitution libérale de 1815. Mais on est là dans des conjectures peu étayables.
  4. Tancrède

    Marine Britannique

    Finalement, c'est donc la solution préconisée par Ségolène Royale qui l'emporte :O.
  5. C'est l'ex-comacchio group je crois. Mais qui s'occupe des tâches de garde/protection des fusiliers en Angleterre? Des privés? Parce que c'est pas avec les effectifs restant dans la Navy qu'ils vont avoir de quoi: ils sont en flux encore plus tendus que nous.
  6. Evidemment, je tiens compte de ces effets de manche; mais le point est que je demandais si le fait de statuer qu'on a une "révolution" dans les grosses jeeps ((pour moi, ça restera toujours cette catégorie :lol:) correspond à un minimum de réalité ou si c'est juste du flan.
  7. Encore une fois (bon, c'est aussi une de mes marottes), on a l'air de vouloir tout asservir aux forces spéciales: créer un bataillon de soutien permanent à l'heure où on manque sévèrement d'infanterie? Y'a quand même plus utile. Surtout que chaque composante action du COS voudrait le sien: une cuillère pour papa RPIMA, une cuillère pour tata CPA, et une pour toto commando.... Quand on parle de gabegie. C'est déjà un miracle de pouvoir maintenir les Codos marine à ce niveau avec une base de recrutement somme toute pas gigantesque. Je renvoie pour ça au topic historique sur les FS pour pas resombrer dans mes longs délires personnels: mieux vaut un certain nombre d'unités "d'élite" restant dans les forces régulières, soit répartis, soit (ma préférence) regroupés en une brigade de spécialistes et de réservoir d'infanterie légère haut de gamme. On y trouvera plus facilement un outil versatile sans vampiriser continuellement les brigades. Et tant qu'à faire, les fusiliers marins devraient y avoir toute leur place. J'imagine bien, mais c'est pas non plus des spécialisations si poussées qu'elles sont inaccessibles à qui n'a pas fait toute sa carrière dans l'institution. Et j'aimerais bien savoir quel effectif est nécessaire à l'année pour assumer ces devoirs au sens strict, par opposition à un "lissage" sur une brigade amphibie à 9000h. Tes Royal marines chéris ;) le font bien, eux, et avec un effectif dispo qui ne dépasse pas 8000h. On devrait pouvoir organiser correctement la chose avec un effectif BLBM + Fusiliers marins.
  8. Tas une vision un peu caricaturale; primo, le père Bugeaud a aussi beaucoup manié la carotte, y consacrant une grosse part de ses moyens (bureaux arabes, reconstruction, aides....), mais sa méthode n'a surtout pas éliminé tout le monde dans les zones agitées, ni ramené tant de calme que ça. Pour pouvoir en juger, faut entrer dans le détail: de l'insurrection en Algérie, y'en a eu pendant encore un bon bout de temps, avec même un méchante en 1871. Au final, il a fallu plus de 50 ans pour obtenir une vraie pacification sur le gros du territoire. Parle-moi encore d'efficacité.
  9. Tancrède

    Le militarisme

    Faudrait d'abord rappeler ta propre sémantique: "être pour" et "réclamer" un tel régime, c'est radicalement pas la même chose. Ensuite, faut nuancer cette affirmation: tracer les lignes de partage au sein des populations et arrêter ces mythes des populations allemandes ou japonaises majoritairement pleinement adhérentes à leurs régimes. On peut rappeler par exempel que le Japon est passé au bord d'une mini guerre civile au début des années 30, que l'Allemagne s'est ruée dans les bras de qui la sortirait de la crise économique dramatique des années 30.....
  10. Qu'est-ce qui aurait pu être le bonheur? Wellington sans Blücher et les Prussiens? ben le problème aurait été autre: - idéalement, pour une raison ou une autre, Wellington aurait été forcé de rester en attendant que les Russes, les Autrichiens et les Prussiens (il faut bien qu'ils soient quelque part dans l'histoire) rappliquent. Du coup, Napoléon aurait tout fait pour aller le chercher directement au plus vite: pas de longues manoeuvres pour séparer 2 armées, juste une campagne où le but aurait été de le forcer à diviser ses corps pour les séparer, soit une campagne au contact, rarement à plus d'un jour de marche de distance. Dans ces conditions, et surtout vu la lenteur extrême de l'armée anglaise et la faiblesse manoeuvrière de Wellington (sa prestation dans cette campagne au niveau opérationnel a été plutôt lamentable), Napoléon avait toute les chances de livrer bataille là et où il l'aurait voulu, l'armée alliée n'yant pas les capacités manoeuvrières de temporiser longtemps et ayant en outre la contrainte, dans ce cas de figure, de défendre certaines zones. Donc une campagne encore plus courte, une bataille livrée début juin et une victoire, avec un mouvement de retour sur le Rhin pour niquer la gueule aux Prussiens s'ils osent s'avancer avant que les Austro-Russes ne rappliquent. - le cas le plus probable, c'est quand même qu'il n'y aurait même pas eu bataille si les Prussiens n'avaient pas été là: Wellington aurait rembarqué, comme il l'aurait fait si la victoire de Ligny avait été un peu plus décisive ou si la jonction avec les Prussiens avait été retardée de quelques jours de plus par cette même bataille (et le regroupement qui la suit). Il tenait plus à sa carrière d'abord et à son armée ensuite qu'à la lutte anti-napoléonienne rapidement conclue. Pour lui, dans ce dernier aspect, comme pour les Anglais, ça pouvait recommencer à durer un peu et ils n'avaient qu'à faire comme toujours: se battre par continentaux interposés et intervenir sur terre ponctuellement. la Royal Navy pendant les Cent Jours, démobilisée en 1814 (plus des 2/3 des officiers en demi-solde et des équipages licenciés), était en train de repasser au format de guerre "plein", donc partie pour durer. Donc dans un schéma réaliste, pas de Prussiens immédiatement = pas de campagne des Flandres, ou alors une rapide contre les seuls Pays-Bas, ce qui aurait été très vite plié vu les capacités du prince d'Orange et la taille réduite de son armée (qui avait quand même des bonnes unités, contrairement à ce que disent les Anglais). Avec le petit avantage de cette campagne: ressouder l'armée, aguerrir les unités, mettre en place l'organisation à tous les échelons (l'Etat-Major de Soult, à peine mis en place à Waterloo, mais aussi les unités dans leur ensemble, à peine reconstituées pour un grand nombre) et piller les magasins belges et néerlandais pour refaire l'intendance et les appros. Avec l'avantage supplémentaire: 2, peut-être 3 mois de gagnés pour que l'industrie de guerre et l'organisation militaire (recrutement, formation, achats de chevaux, équipement) reparte (avec Davout aux commandes). L'un dans l'autre, c'eut été mieux, même si les données fondamentales restaient quand même salement contre le tondu. mais ce what if est quand même à mettre en parallèle avec un autre fait: les armées austro-russes (et encore plus les Russes en fait) avaient à ce moment un mal fou à se remobiliser et plus encore à s'approvisionner, donc à plannifier leur déplacement en masse à travers l'Europe, un problème rendu encore plus épineux en raison du choix d'une mobilisation massive (400 000h à eu deux). Manque d'argent, manque de moyens, manque d'équipement et manque de subsistances par dessus-tout. Résultat, le délai aurait pu être de plus de 2 à 3 mois: le temps que l'argent britannique recommence à affluer, que les achats soient faits, que la nourriture soit achetée ET récoltée (faut bien la prendre quelque part, et à ce moment, les réserves sont basses, les moissons sont pas en juin, et 200 ou 400 000h pendant plusieurs mois de campgne, c'est trop de monde à nourrir par les seuls achats extérieurs), que cette bouffe soit acheminée et répartie sur les itiniéraires des armées, que les magasins soient reconstitués (surtout aux frontières), que l'industrie de guerre reparte.... En fait, je me demande un truc: si Napoléon avait réussi à obtenir une victoire décisive en Flandres en gardant l'armée principale pas trop abîmée, ce qui était hautement possible, qu'aurait-il pu arriver ensuite? L'Europe était passée à un format "paix longue" rapidement, vu l'état dans lequel elle était en 1814. Et tout le monde pansait ses plaies, manquait cruellement d'argent, avait refoutu ses armées sur le pied de paix pour économiser au maximum, consacrait une grosse part de son budget à rembourser les emprunts contractés en temps de guerre.... Les économies agraires repartent très vite, mais il faut quand même au moins le temps de 2 ou 3 récoltes, et en plus, les cheptels bovins et chevalins ont été saignés à blanc, les hommes manquent (on n'a pas vu pareille saignée depuis la Guerre de Trente Ans: l'impact sur les populations actives est réel et sensible) et le fric est rare, ssurtout dans les budgets d'Etat. Côté ressources militaires, la plus grosse variable d'ajustement après la démobilisation et la dissoulution d'unités, c'est le non remplissage des magasins et dépôts et l'effondrement des commandes aux arsenaux qui sont du coup réduits et fonctionnent au ralenti. Bref, les armées manquent de tout, et surtout s'il faut recommencer la fête avec de nouveau de très gros effectifs qu'on ne peut tout simplement pas assumer. L'armée russe, surtout, est loin et isolée, avec des milliers de kilomètres à faire, donc à plannifier, dont une bonne partie en Russie d'Europe, soit une partie sans routes ni relais, magasins et dépôts. Il lui aurait donc fallu le temps de refaire ses réserves, puis de les envoyer en avant pour pouvoir bouger le gros de ses effectifs. Ou alors n'envoyer que l'armée réduite de temps de paix. parce qu'en fait, côté allié, les Cent Jours se sont faits essentiellement avec les armées professionnelles et les quelques formations de mobilisation immédiatement disponibles, soient en ait les "corps d'intervention rapides" pour employer un langage moderne. Mais si le tondu avait ratiboisé les corps prussien et anglais, y'avait rien immédiatement derrière: rien avant une longue période de reconstitution du pied de guerre, sans même compter que dans ce cas de figure, le meilleur des Prussiens et des Anglais était hors de combat rien que pour les rosbifs, il aurait fallu au moins 6 mois pour refaire les unités de jeunes rexcrues entraînées mais sans expérience). Dans cette configuration, il n'aurait pas eu à affronter 400 000 austro-russes dans les 2 à 3 mois, mais peut-être 200 000 ou moins dans ce même délai. Si les Austro-Russes avaient attendu (mouvement le plus logique en cas d'anéantissement des Anglo-Prussiens), leurs 400 000 gusses n'auraient pu arriver que bien plus tard en ordre complet. Dans ce délai, la France opouvait un peu se refaire et l'armée se renforcer, non seulement en effectifs, mais surtout en organisation, en cohésion, en ressources et en équipement. Pas de quoi lancer de grandes campagnes en Allemagne sans doute, mais de quoi organiser une défense dynamique avec des lignes d'approvisionnement courtes, voire même peut-être de quoi commencer à faire bouger la donne diplomatique/stratégique dans une petite mesure. Sur mer, ça aurait été l'hallali vu l'état de la marine: une bonne moitié de la flotte qui restait était faite de navires construits trop vite, donc en bois jeune pourrissant vite et amoindrissant les performances, les équipages étaient sans entraînement, l'essentiel de la flotte démobilisée.... Cerise sur la gâteau, un certain nombre d'unités en construction ou en faction étaient encore éparpillées dans les "120 départements" (Trieste, Anvers, Rotterdam, Flessingue, Brême, Hambourg....), attendant d'avoir les résultats du Congrès de Vienne qui statuerait sur leur sort. Mais il fallait aussi que les Anglais remontent en puissance, ce qui donnait quelques mois avant d'être totalement encadrés par mer.
  11. Excellnt! Mais lui, il a un peu changé ça: quand Bugeaud est arrivé, on était encore dans l'esprit de la conquête d'Alger, à savoir que personne ne savait réellement quoi foutre de la conquête. Initialement, c'était quand même juste un raid de représailles avec la volonté de mettre fin à la piraterie, mais absolument aucune idée sur la manière d'y parvenir. Et c'est resté comme ça un moment, pas de stratégie parce que même pas d'idée sur ce qu'on veut faire, conquérir ou se casser. Un peu analogique aussi avec l'Afghanistan (la conquête étant remplacée par le nation building), sauf qu'on sait vaguement ce qu'on veut y foutre, mais que personne n'en a la même définition, personne ne veut une stratégie unique (on la veut en théorie seulement), personne ne veut réfléchir à la manière de l'appliquer et surtout, personne ne veut en affronter réellement le coût humain, politique et financier.
  12. La Léion aura toujours un avantage question dispo: le gros des mecs sans trop de vie de famille ou presque.... Des conditions de vie qu'aucun régiment d'engagés ne pourrait accepter. Cependant, pour l'attitude, le questionnement, sûrement un exemple à généraliser. Avec la cerise pour la Légion en général et le REP en particulier: une proportion significative d'anciens soldats. Ceci dit, le 2ème REI fonctionne t-il si différemment? A part le côté para et l'organisation en pôles de spécialités en recopiant le modèle SAS-13ème RDP évidemment :lol:. En plus, même que c'est eux les plus forts, c'est sûr: ils ont une compagnie de combat en plus :lol:.
  13. Ca devrait peut-être inciter à rassembler les Fuscos avec la 9ème BLBM pour en faire une unité amphibie, les Fuscos étant rassemblées en un ou deux bataillons et/ou compagnies spécialisées pour être fondus dans la masse générale de l'infanterie dispo pour OPEX (je dis pas fondus en tant que corps). La discute qu'on a sur les garnisons, l'orga des bases de défense et les CFIM y renvoie: ce ne serait, au fond qu'une question d'organisation territoriale: rassembler deux gros paquets de cette brigade en 2 bases interarmes autour des 2 grandes zones portuaires permettrait d'assurer l'essentiel des missions de protection des bases (un peu comme la corvée en métropole ;)) comme un devoir normal hors OPEX. Les missions de protection pourraient tout connement se trouver réparties de façon "lissée" sur l'intégralité des effectifs de la dite brigade. Là on parle quand même de quelque chose comme 9000h (je compte environs 1200 fusiliers marins dispo; je crois que c'est plus): hors les déploiements longs et assignements par compagnies permanentes, on garde largement de quoi avoir une brigade amphibie crédible. Je sais pas si c'est possible avec les Fusair vu le grand nombre de bases aériennes, mais pour les fuscos, c'est quand même largement gérable et, je le répète, ça n'est là qu'une question d'organisation des garnisons côté mise en pratique. Et ça développerait, de fait, un mini corps de marine.
  14. Comme les unités FAST des de l'USMC?
  15. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi on achète, comme missile AC d'interim, 76 Javelin qui sont le machin le plus cher du moment, le plus encombrant (et on connaît la place dans nos véhicules d'infanterie) et avec un système de vision thermique assez lent au refroidissement?
  16. Une 9ème brigade interarme, genre amphibie, ça serait pas ton idée des fois :lol:?
  17. Apparemment, selon Chaliand, la FB française fonctionne de plus en plus à plein régime, autant pour compenser les effectifs d'autres pays de l'OTAN qui ne bougent pas ou peu que parce qu'ils assument un secteur désormais. Mais le point est que ça correspondrait à la volonté de NS, correspondant à la nouvelle politique étrangère qu'il a impulsé (certains diraient que c'est pour faire le bon toutou atlantiste tendance ultra affiliation canal historique tendance pubarde). C'est pas 3000 combattants disponibles (relis ce que j'ai écrit: ratio effectifs/déploiement, raisons de ce ratio, moyens, stratégie, volonté politique): c'est 3000h qu'on déploie effectivement, les autres restant dans les bases pour l'essentiel. J'oubliais une raison dans ma liste, mais elle découle surtout de l'absence de stratégie réelle ET unifiée: chaque pays fait la guerre à la carte, avec ses règles d'engagement et ses restrictions et desideratas politiques. L'affaire franco italienne le rappelle, de même que le non emploi des Allemands (hors leurs hôpitaux surdimensionnés), même du KSK, resté un an à rien foutre.
  18. Questions aux connaisseurs: sur un autre topic était mentionné le Hawkei de Thalès (Australie) qui complèterait l'offre Bushmaster et, soi-disant, rendrait obsolète tous les autres véhicules légers de cette catégorie. Est-ce de la propagande? Les VB2L, VBR, Sherpa et autres sont-ils hors sujet tout d'un coup? Qu'est-ce qu'une révolution conceptuelle et technologique à l'échelle de ces véhicules?
  19. T'es vache: y'a pas que SG-1, les autres équipes du SGC peuvent aussi se démerder :lol:. De même que l'équipe Atlantis.
  20. Aucune réaction sur mes délires sur les impacts potentiels des CFIM et de l'évolution actuelle de l'organisation territoriale et administrative de l'armée :'(?
  21. Des chiffres globaux donnés par Gérard Chaliand hier dans C dans l'air, suite au rapport du général McCrystal (c'était bien le nom de l'officier qui est publiquement rentré dans le lard de la stratégie actuelle): - sur 40 000 soldats US hors OTAN, moins de 3000 sortent de leurs bases pour combattre - sur 100 000 et quelques sodlats de l'OTAN, pas plus de 10 000 sortent des bases pour combattre Ca remet les patates au fond du sac question évaluation de l'occupation effective du terrain. Sans compter qu'il faut y ajouter le fait qu'il ne faut pas considérer que plus de 10 à 15% au mieux de l'ANA soient utilisables. Bref, quand on se lance dans de grands jugements sur les effectifs déployés et l'efficacité obtenue, on devrait réexaminer la chose à l'aune de ces ordres de grandeur. Evidemment, pour une partie, ce manque de déploiement correspond au manque de matériels dimensionnants, les hélicos au premier plan. Mais le gros de cette absence d'utilisation des forces correspond: - au manque de volonté politique de risquer des pertes - à l'absence de stratégie réelle d'ensemble et d'une application volontaire et systématique sur les plans militaire/coercition et militaire/sécurisation, en coordination avec le volant Nation Building
  22. Tancrède

    Le militarisme

    Par essence, selon ce que je pense être le militarisme, je dirais que non: un gouvernement peut s'appuyer sur une opinion nationaliste, voire belliciste (religion, revanchisme, idéologie, sentiment d'agression réel ou supposé....) qui développe plus ou moins spontanément une place forte à l'armée pour édifier un militarisme d'un type ou de l'autre. Mais le militarisme est par essence une doctrine, voire une idéologie, soit une politique appliquée systématiquement et dans le plus grand nombre possible d'aspects de la vie.
  23. J'ai un copain avocat qui a bossé sur le deal qui a créé l'organisme du FSI: paraîtrait que c'est une usine à gaz faites pour caser des potes qui a drainé les ressources de la CDC (confiées, elles, à des gens compétents jusqu'ici) sous diverses formes. Les 6 milliards de "liquidités" en viennent aussi pour l'essentiel. Et ça a surtout servi à renvoyer des ascenseurs parce qu'on n'aurait jamais vu autant d'heures de travail confiées à autant de consultants et avocats pour un seul contrat sur la place de Paris, surtout venant d'autant d'agences et cabinets différents. Rapports de communauté avec NS? Alors évidemment je ne suis pas un libre-échangiste par essence, et une bonne dose de protectionnisme m'apparaît comme une évidence nécessaire que seuls les idéologues continent à refuser. Ce qui veut dire qu'un fond d'investissement national investisant selon d'autres critères que le profit immédiat maximisé (responsabilité sociale, développement du pays et des territoires, vision de plus long terme) est une idée qui me plaît, même s'il ne faut pas présenter ça comme une nouveauté: l'Etat investisseur, directement, via les entreprises publiques et via la CDC (dont c'était quand même un rôle éminent) se chargeaient de ce taf. Quel avantage au FSI? La concentration d'une certaine masse d'argent? La CDC pouvait le faire, et autrement mieux: elle avait déjà le gros du fric et aurait pu gérer les fonds mis par l'Etat. Le problème n'est que politique: on crée un nouvel organisme pour l'avoir sous sa coupe. L CDC est nettement moins aux ordres (il y a des pistonnés de toutes tendances, mais surtout une autonomie réelle).
  24. La balle Minié avait en fait servi avant, en Europe: la Guerre de Crimée a été la démonstration éclatante de son efficacité dans les tirs d'infanterie, tant par les Français que par les Brits. Il me semble avoir lu, mais je suis pas sûr, qu'elle avait déjà vu du service pendant la guerre d'indépendance du Texas, mais ça me semble un peu tôt. En revanche, elle avait était en service dans l'armée US pendant la guerre américano-mexicaine.
  25. C'est pas en appelant "modèle ancien" ce qui est une division du travail qui existe grosso merdo, sous des formes diverses et adaptées, depuis que l'infanterie existe, que tu peux la décréter obsolète. Le GIGN n'est pas entraîné aux opérations de guerre; c'est pas compliqué. C'est pas nopn plus en décrétant que les FS font du "chirurgical" que ça va rendre leur action pertinente sur ce théâtre d'opération. Cette mentaliuté de forcespécialisation à tout va a déjà montré à quel point elle était foireuse (Rumsfeld et ses grandes idées). Des membres des FS de tous les pays, SAS en tête, ont dit à quel point c'était stupide et à quel point ils étaient gaspillés: ils l'ont fait aux Malouines, ils l'ont fait en Irak, ils l'ont fait en Afghanistan. Mais apparemment, leur avis et leur expertise ne comptent pas. Hallucinant. Pour faire du commando de chasse qui fonctionne à fond, il a fallu à Bigeard des hélicos en nombre insuffisant, des uniformes retaillés avec gapette, de l'aide aux populations et des radios peu performantes pour transformer des bras cassés en infanterie légère d'élite et obtenir des résultats hallucinants. La différence? Le sens du commandement, du charisme, une stratégie claire, une méthode éprouvée, de la patience, une volonté maintenue et des couilles au cul. Rien de particulièrement FS là-dedans: juste les éternelles recettes d'une infanterie efficace et d'une action militaire pertinente. Prenez exemple et appliquez ailleurs pour étendre la politique à 500 000 km carrés d'Afghanistan. Et ça se fait pas avec des super commandos en doses homéopatiques qui, même dans leur secteur, n'apporteront que très marginalement.
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