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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Ils vont encore plus complexifier un parc déjà hétérogène; comme je l'ai indiqué plus haut, ça concourt de leur gestion des puissants, de leur politique économique, de leur politique sociale et de leur politique de l'emploi (ainsi que de leurs relations extérieures) bien plus que ça n'entre dans une quelconque stratégie ou politique de défense qui ne vise pas à l'efficacité. La seule partie qui fonctionne un peu, et encore à l'échelon tactique, c'est la Garde Nationale, et particulièrement les Gardes tribaux Fowj. Contrairement aux forces armées sans cohésion ni patriotisme (inexistant en Arabie saoudite), elles sont liées par des liens et devoirs tribaux forts, et par une allégeance historique et entretenue aux Séouds (en fait, c'est surtout le cas de la milice Fowj). Mais le schéma, c'est grosso modo que l'armée est censée parer au danger extérieur (ce dont elle n'est pas capable), et la Garde nationale sert à protéger le roi de son pays (et en fait surtout les Fowj, l'histoire de la Garde Nationale n'incitant pas à penser qu'il s'agisse d'une armée totalement fiable, comme le rappelle l'épisode de leurs prédécesseurs, les Ilkwan).
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
:lol: Ce sont les 2 pays qui se sont auto-intitulés alternativement "pays de la liberté" et "pays des droits", de l'homme ou pas (l'idéogramme chinois de la France veut en fait dire "pays des droits"). Ce que c'est d'avoir été messianique.... Mais y'en a vraiment qui ne veulent pas comprendre que par définition, tout régime démocratique mettant en avant ces principes a vocation plus ou moins consciente, à terme, de devenir messianique. C'est comme les monothéismes: le droit-de-l'hommisme est par essence même une religion assez intolérante et prosélyte. Lisez Marcel gauchet, c'est lui qui a le mieux pointé du doigt le phénomène, même si on peut aussi bien remonter à des critiques contemporains de la Révolution française, comme Burke. -
Bon, ceci dit, il était question de l'entraînement physique des armées: quantité, méthodes, approches.... Je le rappelle juste en passant :lol:.
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Qui te dit que c'est ce choix là qu'il y a? Qui te dit qu'elles seront nécessairement jolies et qu'il n'y aura que des filles, ou même qu'elles voudront bien faire ce que tu penses dans la chambre, voire même qu'elles accepteront que toi, tu y entres (pour rester dans l'analogie)? Ou qui te dis que t'auras droit au lit et au room service et que t'auras pas à payer tout ou l'essentiel de l'addition, quelle que soit les prestations? Qui te dis que, s'il s'agit de jolies demoiselles, ce ne sont pas des professionnelles (désolé, mais 3 belles nanas qui te retrouvent dans une suite du Ritz, hors de quelques mauvaises séries télé et de vagues souvenirs/fantasmes étudiants, ça porte généralement un nom.... Et c'est pas "l'Union Européenne" :lol:)? C'est pas ce que pensent les banquiers. Sans même compter les présomptions d'une possible disparition de la monnaie unique, devenue un grand sujet de discussion dans les milieux financiers et politiques. Par les Parlements et élite eurocrates et/ou ultra-atlantistes, certes, et dans le même temps, la participation aux élections européennes, le mépris des eurocrates et les mouvements anti-UE ou anti-politique UE n'ont fait que s'accroître, sans compter les réactions purement nationales sous toutes leurs formes. C'est pas parce qu'un Parlement ratifie une norme européenne que la population, à plus ou moins brève échéance, apprécie le fait. Ca fait un bout de temps que les élites ne sont pas une "avant-garde éclairée" (pour reprendre une expression connue) suivie par les populations, gentilles mais un peu connes (pour rester dans les clichés ;) ou à tout le moins, pas au fait des "réalités". Plus les élites européennes s'enfermeront dans leur idéologie actuelle et la prédominance du lobbying corporatiste et souvent extra-européen, plus la méfiance prévaudra. L'Allemagne était, tout comme aujourd'hui, le premier partenaire économique de la France, et de loin (devant l'Angleterre ou les USA, et devant l'Empire colonial), et réciproquement. C'était vrai en 14, c'était vrai en 39, et ça n'empêchait pas les sentiments. Les alliances n'étaient pas "vagues", surtout si on les compare aux actuelles, et surtout à la sujétion quasi-coloniale des pays européens de l'OTAN aux USA. Envoyer quelques éléments au sol, comme renforts purement quantitatifs, dans le cadre d'un théâtre ouvert, soutenu et encadré par d'autres, via des moyens uniquement loués ou attribués par l'OTAN, ça n'en fait pas une puissance de projection autonome ou conséquente. Juste une force supplétive envoyant quelques échantillons pour gagner des points politiques et concourir d'une politique d'affichage et d'image européenne. Image qui a depuis été fortement battue en brèche d'ailleurs. Et on ne discutera même pas ici de la pertinence de l'EUFOR et de sa "réussite", ça vexerait les participants. Surtout quand on sait qu'au vu des résultats et déroulement de la mission, les participants se sont plus ou moins ouvertement déclarés contre la répétition de l'expérience. Et on ne rappellera pas trop non plus la mauvaise volonté et le refus d'envoyer les matériels nécessaires. Il y a quand même une différence entre une politique voulue, soutenue et pensée et une mission-coup de pub non maintenue dans le temps et ne correspondant à aucune vision, à aucun intérêt et surtout à aucun accord des parties prenantes. Evite déjà ce genre de formulation (tu n'as rien à me permettre ou à m'interdire, et réciproquement) et relis ta propre prose: condescendante, facile et non argumentée. Pour les gens comme moi, c'est encore pire qu'une insulte. Je réponds à l'hostilité par l'hostilité, et à la facilité par l'agressivité. Aucun problème, mais alors construis un peu tes posts: quelques affirmations gratuites ne constituent pas une argumentation. Si j'essaie de me casser un peu le cul pour élaborer mon point de vue et prendre une question sous le plus d'angles possibles, étrangement, j'attends que mes interlocuteurs fassent de même. -
Tu viens quand même de nous sortir un bon discours de politique: on reprend les clichés, on fait un peu d'alarmisme et on en balance surtout 5 tartines sur le principe général pour apprendre que le sport c'est bien. Pas ce que j'ai ouï: la réforme visait avant tout aux énormes sureffectifs de la filière qui, comme Psycho et quelques autres, diplôme beaucoup trop de monde pour les places dispo. Pitié pour le cliché! Dans le sport, il y a une sur représentation des couches les plus basses de la société; effectivement, la part "ethnique" y est importante, donc très visible dans cet échantillon qu'est le sport pro, surtout dans un nombre restreint de sports très médiatiques. Quelle est la nôtre? Où est-elle supposément enseignée, cette pensée unique néfaste? J'ai pas remarqué que les sportifs français appréciaient de perdre, ni que les sportifs d'autres pays, quand ils perdaient, n'avaient pas de même de grands discours sur la participation, de bonnes excuses minables ("le terrain", "le climat", "l'ambiance", "mon matériel", "les sangliers qui ont mangé quelque chose" ;)) ou même des accusations plein la bouche.
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca aurait pu s'il avait des frontières extérieures réelles et une vaste harmonisation des conditions fiscales. C'est pas vraiment le cas. -
Où t'as vu ça? Faut pas exagérer non plus: la filière universitaire (STAPS ou STEPS, je sais plus) et un scandale de gabegie et de sureffectif. C'est pas parce qu'elle se fait rappeler à l'ordre que l'EPS est trucidé. J'avais cru comprendre au contraire que le sport allait avoir plus de place à l'école (volonté du Pdt, justement contre les lobbies enseignants méprisant le fait sportif). Caricature pas: les Français ne font pas moins de sport que les autres pays développés (c'est même plutôt le contraire). Aux USA, après le système scolaire, le sport disparaît des modes de vie d'une bonne partie de la population :lol:. Et côté armée (puisque c'est un peu le sujet), le niveau de forme physique moyen des troupes combattantes est bien un des sujets dont on n'ait pas à rougir. Surtout quand on se compare aux alliés avec qui on opère régulièrement. Caricature pas non plus (t'as vraiment des vues de petit vieux conservateur râleur parfois :lol:): surtout dans le sport, le goût de la compète n'est pas absent en France. Mais il faut quand même souligner, notamment en terre anglo-saxonne, les abus, à l'inverse, de la mentalité de compétition pour tout, dans tous les domaines, tout aussi nuisibles à la société qu'un rejet absolu: la compétition pour créer un sain niveau d'émulation est une chose, son imposition à tout crin pour créer la concurrence de tous les groupes et de tous les individus n'a rien de très sain. Inculquer le sens et le goût de l'effort, ainsi que l'idée de dépassement de soi, ne passe qu'en petite partie par la compétition qui a plus souvent tendance à développer le goût de gagner pour gagner, et celui de dominer, qu'à inculquer des objectifs d'excellence comme fin en soi, et de dépassement de soi comme idéal de vie.
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Quand on parle du rééquipement des ex-pays de l'est, on parle de la mise au standard OTAN minimale et de le remise au rang d'une part de leurs forces autrement plus significative que nos phases d'adaptation continue, y compris au niveau entraînement, et ce d'autant plus que ces armées n'ont pas vraiment eu les budgets requis pendant une bonne douzaine d'années, même pour maintenir des minimas satisfaisants. La quantité d'obsolescences dans leurs forces, leurs processus et leurs structures est infiniment plus grande que la nôtre. Au cas où t'aurais pas compris ce qu'est la guerre, une armée doit pouvoir aligner un peu plus que des unités de chars, de canons, d'avions et d'infanterie: les capacités C4ISR, l'encadrement dans un réseau global de communications, la capacité de plannification, la capacité de projection, la portée et la précision des armements stratégiques, la capacité logistique de courte comme de grande portée, les capaciotés de commandement interarmées et interalliées de grande échelle et l'ensemble des multiplicateurs de puissance.... Ca te dit rien? parce que précisément, les ex-pays de l'est n'ont absolument rien de tout ça. Et c'est ça qui coûte le plus cher et qui nécessite les plus lourds investissements en temps, en moyens et en efforts. Le soldat biélorusse, paraguayen, patagon ou laotien est sans aucun doute très compétent (plus ou moins), très courageux et très volontaire, ça ne fait pas pour autant de son pays une puissance. Alors arrêtons 2 minutes les raisonnements infantiles, parce que ton mode de raisonnement impliquerait que l'armée la plus nombreuse avec les plus gros effectifs de chars est la meilleure, et inversement, que les armées non capables de se projeter et de porter le combat hors de leurs frontières sont composées de branleurs. Et dans mon paragraphe que tu cites si partiellement (mais c'est plus commode pour toi j'imagine), je commence avant tout par préciser que je ne remets nullement en cause la valeur des soldats concernés. Je précise juste que c'est pas ça qui détermine la puissance d'une armée. C'est un pré-requis, mais c'est pas ça qui fait la différence ni qui permet de mener une guerre en grand. Par ailleurs, il faut bien rappeler que ce sont des armées qui, depuis 45, n'ont même jamais pu se penser de façon indépendante, mais seulement comme forces supplétives d'une plus grande puissance; quand bien même elles pourraient fournir un budget un peu significatif (et c'est déjà pas pour demain), elles devraient entamer le très long parcours qui permet de mettre sur pied une capacité globale d'encadrement, de coopération et de commandement. On en est très loin. Ergo, ils sont dépendants. Bref, ils sont absolument incapables de peser sur quoi que ce soit, vu que leur armée n'est pas capable d'intervenir hors de leurs frontières; ergo, pas de puissance. Et de toute façon, ils n'ont pas le centième des budgets qu'il faudrait pour se doter de moyens de projection de force et de projection de puissance, et de soutien de ces capacités dans le temps. Ergo, tout ce qu'ils ont les moyens de faire, c'est se défendre si leurs frontières sont violées. Ont-ils même la capacité autonome de le voir venir de loin (et ça ne veut pas dire que des radars, faut penser un peu plus large)? Non. Peuvent-ils projeter par terre une force conséquente un peu au-delà de leurs frontières? Même pas (pour la note, il ne suffit pas de faire rouler des tanks, c'est un peu plus compliqué). Donc ils n'ont même pas la capacité de menacer un peu sérieusement même leurs voisins. Les unités qu'ils peuvent "déployer", comme tu dis, ils ne peuvent les déployer que chez eux. Bref, ils ne peuvent pas avoir le moindre impact, même minime, sur les axes de leur commerce extérieur (exportations et importations, mais surtout approvisionnements stratégiques, et avant tout énergétiques) et donc sur leur économie, et ils ne peuvent pas non plus menacer les axes de commerce de leurs adversaires potentiels (encore moins depuis que Poutine et Schröder ont conclu un accord sur le passage d'un pipe line sous-marin sous la Baltique). Bref, ils ne maîtrisent pas leur destin, même un peu. Et ils n'ont une activité économique et un commerce que parce que ça sert la puissance dominante pour l'instant. Résumé, celle-ci peut faire du chantage, et eux n'y peuvent rien. Ergo, niveau de puissance et d'autonomie stratégique équivalent à la tête à Toto. Et c'est pas la bravoure et la compétence du soldat polonais, hongrois ou letton qui va changer quoi que ce soit. Et on n'évoquera même pas (gally vient de le faire) la capacité scientifique et industrielle qui sous-tend la puissance et son autonomie. A une autre époque, on appellait ça un protectorat. Faut un peu revenir sur terre. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Félicitations, tu viens de rencontrer l'être humain. Elles ne pèsent rien: ce n'est pas remettre en question la valeur des hommes voire du matos (dans certains cas; elles sont encore en cours de rééquipement) ou de l'organisation. Mais on va pas me dire que si le fantassin lituanien est bon ou qu'ils ont un régiment de char bien entraîné, ils vont peser en quoi que ce soit sur quoi que ce soit, ou même être capables de se défendre si Poutine pique une crise. Désolé, mais la plupart de ces armées, même quand elles auront achevé leur réforme, ne seront pas vraiment une puissance de négociation offrant un poids à l'international, même minime, à ces pays. Ce sont des forces de défense de dernière extrêmité, n'ayant ni la taille ni la gamme de moyens et multiplicateurs de forces les rendant stratégiquement significatives. Et ce sera d'autant plus vrai que leur faible part dans les dépenses de leurs Etats n'augure de rien d'autre que d'en faire, au mieux, des renforts d'une armée et d'un commandement US qui offre un panel complet de capacités tactiques et stratégiques. France et Angleterre ne sont peut-être pas des puissances monstrueuses, mais au moins, à petite échelle, on a de quoi agir de façon autonome. Si tout ce qui leur manque est la dimension (quantité des unités et moyens), le chemin est court, tandis que dans le cas de ces pays, il manque bien plus. C'est ça qui donne la capacité potentielle d'encadrement, d'autonomie et de puissance stratégique à ces 2 pays, capacité que n'ont aucun des autres pays européen, et que, plus grave encore, ils ne veulent même pas. -
La méthode que David belle essaie de répandre dans des organisations professionnelles (armées, services de police, pompiers, secouristes....) ne vise évidemment pas à atteindre les performances des traçeurs tels que lui, qu'on peut voir dans leurs vidéos, dans divers films, séries et jeux vidéos ou dans leurs démos et qui sont des trucs vraiment spectaculaires possibles uniquement pour des athlètes surentraînés s'exerçant à plein temps à la chose. Mais il y a un standard minimum de capacités de déplacement (dont les armées sont pour l'instant loin), aussi bien qu'une méthode d'entraînement et de développement physique plus saine que l'actuelle, qui sous-tendent l'idée. De même, cette pratique permet de développer une nouvelle manière de percevoir l'espace environnant (à l'aune de nouveaux critères d'analyse), ce qui autorise de nouvelles possibilités de déplacement, de manière d'occuper et d'envahir un espace.... Bref, de concevoir la tactique aux petits échelons, et c'est apparemment vraiment sensible dans les environnements très contraints/cloisonnés et complexes (jungle, bâtiments, ruines....), ce qui, à tout prendre, est pas mal. la question n'est bien sûr pas de dire que ça va faire un nouveau soldat super-guerrier, (super agile, souple félin et manoeuvrier :lol:), mais que plus ce sera inséré en amont dans l'entraînement, plus ça permettra de penser, voir et agir autrement, dans une mesure qui reste à déterminer. Pour que même l'USMC s'y mette, c'est qu'il doit y avoir quand même 2 ou 3 trucs à y prendre, et non pas une série de figure semi-acrobatique et de sauts en longueur qui n'ont rien de particulièrement propre au Parkour. Les acribates comme les pros du franchissement que sont déjà les pompiers ou nombre d'unités militaires n'auraient pas grand-chose en soi à apprendre, vu que les 9/10ème des mouvements (surtout les "utiles", par opposition aux figures acrobatiques) sont des trucs existant depuis longtemps et dont beaucoup viennent des entraînements militaires. Ce qui est innovant, c'est la méthode globale d'entraînement et de pratique qui est pensée de façon intégrale dès l'amont pour procurer un dévelopement physique, une attitude mentale et une réflexion "tactique" adaptés à la conception d'un mouvement "en 3D". Donc non, l'introduction de ces méthodes ne risque pas de faire imposer comme cadre doctrinal le fait de sauter de toits en toits ou de descendre entre 2 immeubles en sautant de balcon opposé à balcon opposé, mais ça c'est quand même le côté extrême du spectre des possibles, réservé à des praticiens permanents surentraînés.
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca c'est du voeu pieux. Less nations européennes se sont constituées et renforcées entre autre chose par le sentiment de plus en plus partagé du dos au mur. C'est un facteur avec lequel nous ne vivons plus. On ne crée pas un sentiment d'appartenance sans une notion extrêmement puissante qu'il y a un "nous" et qu'il y a un "eux". La façon dont la nationalité est bradée, dont les identités sont massacrées, dont le mode de vie, l'individualisme, l'ouverture aux quatre vents et la circulation permanente sont mis en avant, la façon dont les solidarités sont déracinées, anonymes et administratives..... Constituent des obstacles à la formation d'une communauté. Même s'ils sont inquantifiables, ce sont des facteurs objectifs par lesquels s'établissent des sentiments et volontés d'appartenance. Et c'est sans même parler des identités qui sont proprement massacrées depuis longtemps, tant par le mode de vie consumériste et l'individualisme que par une volonté idéologique de les cantonner à quelques éléments folkloriques. Les idéaux collectifs ont été remplacés par une vague communication qui ne suscite d'enthousiasme que superficiel et sans vraie conséquence. Ca n'a pas grand chose à voir. Et il s'agit en plus de décisions d'Etats, pas de sentiments populaires. S'il y a bien une chose pour laquelle cette guerre n'a pas été faite, c'est bien pour les habitants des Malouines. La guerre, comme son soutien populaire, résultent surtout du refus du coup de force, de l'insulte faite au pays, de la mise en cause de sa crédibilité et de l'indignation du coup de poignard. Parce qu'un Etat qui laisse faire ça est une carpette, que les îles soient habitées ou non, et qu'il ne peut laisser arriver un tel précédent. -
Je crée ce topic pour en faire un général, même si mon but premier concerne un sujet particulier. A priori, les entraînements physiques des armées ont beaucoup évolué et continuent à le faire, mais avant tout qualitativement. On pourra aussi évoquer les problèmes du quantitatif qui concernent aussi bien le "ramollissement" des populations des pays développés (problèmes d'obésité, de manque d'activité, de vie moins dure....) que les nombreux problèmes d'insuffisances des entraînements physiques obligatoires. Mais ce qui m'a fait le créer, c'est d'apprendre que, comme souvent, l'armée française a peut-être loupé une occase (c'est heureusement rattrapable si l'expérience s'avère concluante), surtout à l'heure du combat urbain. Le Parkour, ou free running, vous connaissez? C'est la méthode de déplacement des désormais célèbres Yamakasis qui, bien qu'on n'en voie que l'aspect acrobatique et spectaculaire (qui est une des 2 "écoles" de cette discipline) repose avant tout sur une volonté d'apprendre à se déplacer rapidement dans des environnements complexes, et avant tout urbains. Initialement, c'est une invention française issue des travaux et actions de Georges Hébert, officier de marine qui a créé les méthodes d'entraînement physique modernes (la "méthode naturelle", qui couvre le développement physique sain, des méthodes de combat et des entraînements à toutes les méthodes de déplacement et de franchissement) et les premiers parcours du combattant censés imposer un standard minimum de capacité à se déplacer rapidement en toutes circonstances. Son influence sur l'entraînement des armées et sur la gymnastique et l'éducation physique fut immense. Le père du créateur du parkour est aussi un ex-militaire ayant servi en Indochine et travaillé cette méthode pour établir une façon de se déplacer en jungle, mais aussi en ville, afin d'optimiser ses capacités dans le cadre de son activité ultérieure de sapeur-pompier. Son fils, David Belle, est le créateur du parkour et en a fait une véritable discipline à tous les sens du terme. Et aujourd'hui, à l'heure de l'explosion médiatique de cette discipline (qui n'est pas seulement un sport) dans des films, des jeux vidéos.... L'US Army et les Royal marines, ainsi que, plus récemment, l'USMC, ont engagé depuis quelques années des traçeurs (nom des pratiquants) pour l'intégrer à des entraînements spécifiques (combat urbain, évidemment, et pour tout milieu cloisonné ou environnement difficile), mais aussi pour voir comment et à quel niveau l'implanter dans l'entraînement général, tant pour développer les capacités de déploiement tactiques que l'intelligence du déplacement, ainsi que pour améliorer qualitativement l'entraînement physique. J'avais entendu dire que le GIGN avait aussi fait une démarche analogue, à titre d'expérimentation, mais n'ai pas eu de confirmation. C'est d'autant plus navrant que l'histoire de cette discipline est étroitement liée, pour les 3 générations de créateurs (David Belle aussi: il a établi les grandes lignes pendant son service), aux armées françaises, et les grandes étapes de ce dévelopement ont toutes correspondu à une volonté d'aider au développment physique et à l'accroissement des capacités de mouvement des soldats aussi bien que des services publics. Les 2 devises du mouvement, depuis l'origine pour la première, sont "être fort pour être utile" et "être et durer" (souvenir d'Indo du père de David Belle). Les développements récents, dans les médias et la culture urbaine, sont un aiguillage particulier qui a permis l'explosion du phénomène, mais sa logique de base reste la même et la scission des Yamakasis (entre "l'école" de David Belle, plus utilitariste, et celle de Sébastien Foucan, plus esthétique) n'a en rien remis en cause cette idée que le but est le développement des capacités au service d'une idée, et non d'en faire un sport ou autre chose. L'association qui fédère le mouvement refuse l'organisation de compétitions qui sont contraires à l'esprit même et aux objectifs de l'activité. Bon, perso, vu mon gabarit, je m'y pèterais les rotules.
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour la France, c'est d'une part, graduellement, autour de la figure du roi (pas d'une personne en particulier), un facteur non reproductible aujourd'hui, de même qu'autour de la religion et de son alliance avec le pouvoir. Mais plus encore, cela s'est fait autour de l'adversité, principalement au cours de la Guerre de Cent Ans et après (on rappelle rarement dans l'historiographie républicaine que l'appel au peuple de Louis XIV pendant la mauvaise phase de la Guerre de Succession d'Espagne a mobilisé plus de monde que la Levée en masse et les mobilisations patriotiques de 1791 à 1794). Et pour qu'un tel sentiment ait pu avoir le temps d'éclore, il a fallu une volonté quasi permanente, et une volonté de fer avec des moyens qu'on n'emploie plus aujourd'hui, très loin de là. Et plus encore, cette "onction des siècles" ajoutée à l'effort violent de la Révolution puis de la IIIème République a ajouté un niveau d'idendité et de solidarité nationales aux identités locales. L'Union ne peut recourir à de tels moyens (même pas au millième) pour maintenir de force un hypothétique ensemble pendant une période suffisamment longue pour que, face à une adversité quelconque, une mobilisation puisse commencer à faire émerger un quelconque sentiment pan-européen bien réel et concret, au-delà des discours faciles. En fait, je croirais plus à la crédibilité d'un pouvoir extrêmement fort, autoritaire et non-démocratique pour disposer d'une telle volonté, mais ces pouvoirs durent rarement assez longtemps, et la mobilisation contre lui qu'il susciterait ne ferait pas une union, à moins qu'il n'atteigne un niveau de nivellement et de violence extrême. Une monarchie (mais attention, une vraie, pas les trucs folklo-fantoche que quelques pays gardent) serait le seul cadre potentiellement assez durable et fort pour offrir un cadre efficace. Ajoutons que, quoiqu'on en aie, l'inertie des siècles a créé quelque chose qui reste encore puissant et difficilement mesurable (l'attachement, l'habitude, la mémoire, la conception mentale de sa collectivité.... Sont des choses pour lesquelles on n'a pas d'échelle). Et l'un des plus grands mirages de l'UE est, comme les conceptions abstraites issues des Lumières, de faire rêver à un pseudo-ensemble fait d'individus et d'un Etat central, avec pour seuls corps intermédiaires des pseudos régions folkloriques qui sont depuis longtemps, sauf quelques-unes, vidées de la substance qui faisait leur force (les solidarités et élites locales, les réseaux et conceptions culturelles.... Ont disparu pour l'essentiel avec l'exode rural). L'échelon intermédiaire est plutôt vide, au-delà du versant administratif. Outre ça, et comme tu le mentionnes, il y a aussi la question d'échelles, qui est une réalité bien concrète (ce qui vaut pour 1 million ne vaut pas aussi facilement pour 50 millions), et plus encore les questions de conceptions culturelles, linguistiques, politiques et sociales qui sont des réalités extrêmement puissantes et totalement négligées par les technocrates qui ne réfléchissent que sur des données mesurables sur le papier (et sur des illusions, mais ça c'est comme tout le monde: on a tous notre part) et depuis une tour d'ivoire quand même trop réduite pour appréhéender l'immense complexité de cet ensemble qui n'en est pas un. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Ils n'en ont aucun Mais oui, la France est plus hypocrite que les autres, le bon petit couplet habituel: plus hypocrite que les USA et l'Angleterre qui déclenchent une guerre d'agression en inventant des ADM chimériques, plus hypocrite que les petits pays européens qui se drapent dans les droits de l'homme et l'amour universel et ne foutent strictement rien (mais alors vraiment macache) dans ce sens, invoquant une hypothétique politique européenne comme paravent, plus hypocrite que les institutions européennes qui n'ont vocation qu'à établir durablement l'UE comme colonie américaine de fait tout en osant affirmer une volonté d'indépendance et de force pour la gallerie, plus hypocrite que les divers pays atlantistes résignés au même mensonge, plus hypocrite que les Européistes libre-échangistes qui ne veulent que leur Suisse géante/duty free exportant l'industrie dans un tiers-monde de proximité savamment entretenu et massacrant toute idée d'organisations collectives, plus hypocrite que les Etats-croupions de l'UE accusant les grands pays de tous les maux et jouant à fond la carte de la concurrence fiscale.... Pitié, évitons ce couplet ridicule et démago des méchants Français encore plus hypocrites que les autres: tout le monde a ses hypocrisies et ses intérêts. Et s'il fallait vraiment la boucler et ne rien foutre tant qu'on a des cadavres dans le placard, aucun Etat ne ferait jamais rien et ne dirait jamais rien, parce qu'ion garde toujours ces intérêts et qu'ils ne sentiront jamais bon côté morale. Et comment tu crées un sentiment d'appartenance? Avec quelques valeurs théoriques bien-pensantes et qui sonnent joli à l'oreille dans des grands discours faciles, abstraits et démagos? Personne ne sera prêt à crever pour ça, personne ne sentira la moindre solidarité avec des ressortissants d'un tel ensemble habitant un peu trop loin, personne ne paiera quoi que ce soit pour quelqu'un avec qui il ne partage que 2 ou 3 soi-disants "valeurs" tout aussi creuses que les Euro-béats qui n'ont comme seul argument, d'ailleurs en grande partie faux, "l'Europe c'est la paix". Une telle fausse Union ne créera, par ses obligations, que des rancoeurs, à la longue, et certainment pas la moindre identité commune. -
S'il ne s'agit pas d'une intox, ne pourrait-ce être un préalable à un échat français de matériel russe, genre du Mi-26, comme un échange de bons procédés?
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Shuggart dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Tu ne veux pas être porté à ébullition? Et voilà, comme avec les Bretons, c'est navrant, la science ne pourra progresser. C'est d'autant plus triste que, comme le soulignait le professeur Desproges, les Américains ont, eux, d'ores et déjà prouvé que les noirs (pardon, les afro-américains) étaient solubles dans l'acide sulfurique. Et on s'étonne que la recherche française soit à la bourre! Donc, comme les Bretons, les Lorrains sont têtus. Ce Qu'il Fallait Délirer. -
L'impact psychologique d'une charge de cavalerie lourde
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Histoire militaire
Comme je l'ai dit dans un autre sujet, l'armée romaine tardive a eu 3 turmae de dromadaires dans le comitatus: 1 en occident (Afrique du Nord), 2 en orient (Egypte). Et il faut y ajouter un nombre indéterminé de turmae, ou plus simplement de dotations en dromadaires à plus petit échelon, dans les unités de limitanei situées en zones désertiques. C'étaient des unités légères destinées avant tout à la patrouille, à la reco et à l'escarmouche. Les dromadaires ne peuvent assurer une charge de cavalerie lourde: la position du cavalier ne permet pas de développer une grande force d'impact, et cette plate-forme reste trop mouvementée. Bien évidemment, cela reste un vecteur pratique pour la patrouille longue dans les confins arides, et la défense en filtrage qui caractérise le limès romain en Afrique (contrôle des quelques axes de pénétration qui dépendent totalement des rares points d'eau existants). En terme de combat, on doute que ce vecteur ait pu servir à autre chose que l'archerie montée et le transport de combattants. Les éléphants, eux, sont difficilement assimilables à de la cavalerie lourde: ce sont plus des sortes de "pré-blindés", un système d'armes complexe: ils emportent plusieurs hommes dans leur nacelle, en plus du cornac. Cette nacelle emporte des archers ou des piquiers chargés de veiller aux flancs des éléphants et de maintenir la bête dans le cadre d'une mêlée. En fait, la capacité de rupture des éléphants dans la charge ne repose et n'est possible que dans le premier choc: une fois le contact établi, ce ne sont pas des animaux manoeuvriers, et il ne vont pas retraiter, faire la caracole et revenir à la charge sous un autre angle, surtout en formation. Une fois l'éléphant planté dans une formation adverse, s'il y parvient (c'est à ce moment qu'il y a le plus de tactiques de contre), il y a mêlée si la formation adverse ne craque pas, et il passe ou il casse. On imagine quand même que les armées orientales (séleucide, grands domaines indiens autour de l'époque d'Açoka) qui avaient plusieurs milliers d'éléphants de guerre pouvaient produire leur petit effet, même sur des unités pros, lors d'une première charge. Rappelons que la période où l'éléphant fut le plus employé fut celle des royaumes issus de l'Empire d'Alexandre: du Proche Orient méditerranéen jusqu'au Sud-Est asiatique, tout le monde en avait. Après, l'usage se cantonne à l'Inde et au Sud-Est asiatique. -
Le poilu, le mousquetaire, le grognard ou le grenadier, ça vous va pas? Putain (pardon, on dit madame) il vous faut quoi? Perso, comme pour les noms de rues, je préfère éviter les noms propres de personnes réelles (surtout pour un truc qui va dans la gadoue.... Pardon :-[) qui se multiplient et où tout le monde veut caser sa référence préférée (sauf à l'occasion pour une figure vraiment incontournable); noms de batailles, qualités, anecdotes, régions, peuples, divinités, mythes, animaux, bestiaire imaginaire.... C'est plus mon truc et c'est moins polémique. Ou alors carrément des noms de démons, ça chie grave :lol: (le couple leclerc VBCI deviendrait Gog et Magog ;)). Le dahu, j'aime bien (parce que l'infanterie l'a cherché longtemps), ou le cafou (référence à une BD connue pour les amateurs), la vouivre (wyvern pour l'export, ça pète), le marsupilami (ah non, déjà pris par une Cie de combat d'un RI.... Et puis faut avouer, trop de syllabes), le schtroumpf costaud (j'insiste :lol:).... Ou s'il faut jouer de caractères particuliers pour l'export: le panache, concept qui n'existe et n'a de mot qu'en français (en plus, la private joke marcherait dès lors que l'engin serait en livrée de l'ONU ;)).
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L'impact psychologique d'une charge de cavalerie lourde
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gran Capitan dans Histoire militaire
Meunon! Bien avant l'étrier, on s'est quand même démerdé pour trouver un moyen de donner une forte puissance d'impact aux lances, donc avoir une cavalerie lourde: la cavalerie grecque et la cavalerie romaine jusqu'aux débuts de l'Empire, sont des infanteries montées avec une capacité de combat de mêlée contre d'autres cavaliers, car à cette époque, tout le monde monte à cru (enfin,k sur une peau de léopard ou un truc du genre, ça tient les arpions au chaud et ça glisse moins). Une exception est la cavalerie lourde macédonienne, celle des Compagnons, qui aurait eu de premiers modèles de selles solides permettant de donner une puissance d'impact en soi à une lance employée en charge, ainsi que des chevaux plus lourds faits aussi bien pour accroître cette puissance que pour absorber le choc. Mais la cavalerie lourde de choc existe, en Perse comme chez certains peuples cavaliers (les Roxolans, notamment, qu'on appellera après Sarmates), et dans d'autres pays du Proche orient (royaume Pontin....). Car il ne faut pas non plus être obnubilé par le seul étrier: le harnachement complexe est tout aussi important car c'est lui qui permet la répartition des forces déclenchées par le choc de l'impact sans blesser le cheval. De même, ce qui permet assez tôt cette cavalerie, c'est la selle solide et arquée qui maintient le cavalier en place lors d'un choc. -
De facto, il servirait surtout à sécuriser les convois et à procurer un appui rapide sur des zones relativement plates. En montagne, surtout vu le niveau des ponts et chaussées locaux, il a pas vraiment de possibilités, sauf bien sûr si un stratège de salon décrète qu'il fera du "contrôle de vallées", expression absconse qu'un général lécheur s'empressera de remplir d'un contenu aussi jargonnant que foireux dont il récitera le postulat radicalement opposé 8 mois plus tard, après 2 ou 3 incidents pleins de taches. Ze killer, c'est naze et c'est même pas gaulois: le poilu, ça le fait? Ou le grognard (allusion historique et ironie sur son niveau de silence). Ou encore le Grenadier, pour rester napoléonien. Ou le mousquetaire.... Non, ça, ça fait too much. Ou encore le Foch: ni souple, ni félin, ni manoeuvrier. Du coup, ça obligerait le futur remplaçant du VAB à s'appeler, par opposition, le Bigeard :lol:.
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Ou on pourrait faire signer la bestiole par un grand couturier qui lui donne son nom, refait son intérieur et améliore sa peinture (après tout, les premiers camos furent faits par des artistes, et rien ne sera pire que l'horreur standard actuelle).
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Faisons marketing made in France et appelons-le du nom du plus célèbre membre d'une unité qui combattait aussi bien à pied qu'à cheval: d'Artagnan. Ou encore le Carabinier (puisqu'il a du retard.... OK, comme tous les autres matos de toutes les armées). Ou encore le 300, en référence à l'infanterie des 300 derniers mètres, mais aussi au fait que si une invasion massive de milliers de blindés arrivait, l'effectif qu'on a assimilerait un peu le baroud de notre arme blindée aux Thermopyles.
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Le Martel serait sans doute mal pris chez nos amis arabes :lol:.
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Tu te papouilles en écrivant ça :lol:?