-
Compteur de contenus
18 697 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
166
Tout ce qui a été posté par Tancrède
-
Video Europe vs USA..
Tancrède a répondu à un(e) sujet de STNG dans Politique etrangère / Relations internationales
Seule une guerre ou une menace immédiate, massive et directement tangible pourrait créer une volonté de créer une union fédérale, et encore, l'OTAN pourrait être vu comme le premier recours. Néanmoins, la diminution du dispositif US en Europe (rapatriement de nombreuses unités) peut signifier à terme un désengagement conventionnel au moins partiel de l'oncle Sam. Ceci dit, l'installation du bouclier THAAD et les remous autour montrent bien où va l'allégeance de l'est du continent. Quand à construire une volonté politique autour de l'OTAN.... C'est aussi peu crédible qu'indicatif d'une vraie mentalité de colonisé; c'est surtout le genre de truc qui fera peu à peu ressortir et s'accroître, avec la crise économique et plus encore l'impossibilité de subventionner les nouveaux entrants, les différences entre les pays les plus récents et les plus anciens dans l'UE, entre les plus gros et les plus petits. Marrant comme tous les nains nabots microbes petits sont férocement atlantistes. C'est en fait assez révélateur de constater que les petits Etats, surtout à l'est, pratiquent la bascule entre USA et Europe occidentale pour garder leur marge de manoeuvre et donc leur indépendance: ils n'ont pas d'autre choix. Mais il est certain que la réalité divisée de l'union ne peut être que mieux exposée par ce simple fait. On s'égare du sujet ceci dit, mais ça aide à montrer à quel point l'addition de toutes les statistiques des pays membres ne fait pas une somme. Vu que je suis partisan d'une union franco-allemande (avec l'Italie éventuellement, je suis très carolingien), additionne plutôt ces deux là, ça sera moins gros mais plus cohérent. -
Video Europe vs USA..
Tancrède a répondu à un(e) sujet de STNG dans Politique etrangère / Relations internationales
Les USA sont un pays uni, pas l'UE, ce qui fait qu'il n'y a PAS de statistiques européennes, mais une addition artificielle. Première défaite en cas de conflit, ça se passerait chez nous: toutes nos flottes combinées ne font pas une grosse flotte mais un empilement peu cohérent, peu disponible, mais surtout en moyenne assez ancien et peu tourné vers l'offensif et la longue portée. Nos budgets additionnés font moins que le budget US en quantité (les montants absolus sont de loin inférieurs) et en qualité (dispersion des moyens, programmes multiples), et c'est encore plus vrai sur le long terme: les capacités US résultent d'un effort constant et cohérent (malgré tous les problèmes de cet effort) dans la longue durée, ayant donné une grosse avance aux USA en termes de cohérence, d'homogénéité, d'expérience, de puissance de feu, de portée et de panels de capacités. Nous n'avons pas un panel complet, et nombre de spécialités n'existent pas ou à l'état échantillonnaire en Europe. Elles ne se rattrapent pas du jour au lendemain. Rien qu'en termes de satellites, on est à des années-lumières. Et en cas de conflit, quid des matériels américains dans les armées européennes? Le niveau de transfert de technologie n'a pas toujours été complet, les pièces détachées ou les munitions ne sont pas forcément trouvables sans le fournisseur principal.... Peut-on faire équivalent dans tous les domaines? Et vite qui plus est? Elle ne l'est même pas des masses: un espace de libre échange avec une coordination très relative des politiques économiques et des normes communes ne font pas une entité géopolitique active, et certainement pas une volonté commune ou un sentiment de cohérence et d'appartenance s'apparentant de près ou de loin à du patriotisme. Facile de dire "je me sens européen". Dans les faits, ça veut pas dire grand-chose. Surtout dans le cadre de culture très superficielle existant aujourd'hui, de valeurs vagues sans engagement et sans contrepartie réelle, et dans l'esprit d'individualisme égoïste et hédoniste qui règne. Pas vraiment de place ni de caractère pour l'engagement ou l'idéal collectif autrement qu'en paroles, c'est-à-dire rien du tout. Les jeunes urbains avec un bon niveau d'études (et c'est déjà pas la majorité des jeunes générations) se sentent "européens"? Pourtant ce sont les mêmes généralement qui réagissent très nationalement quand il s'agit d'intérêts, de lois, de fric, de régulations, et plus encore d'interventions extérieures dont l'essentiel des pays européens ne veut pas. Culture isolationiste, héritage de petit Etat, peu ou pas de capacités de défense réelles, idéal de "l'Europe-Suisse", indépendance récente et jalousie nationale, à-plat-ventrisme otanien et recherche du parapluie US, absence de conviction européenne au-delà du strict intérêt économique immédiat, particularités culturelles (place de l'Eglise dans la politique notamment), mécontentements face aux politiques européennes (contre l'idéologie libre-échangiste, protestations contre les normes, refus de changements trop opposés à des structures ou des valeurs, faiblesse de subventions, blocages, lobbying, pouvoir des grands Etats ou des petits).... Tout le monde a des raisons puissantes, surtout chez les nouveaux entrants, mais plus généralement face au constat d'une absence de solidarité réelle. Y'a que les Euro-béats pour refuser de le voir et croire qu'eux seuls ont raison, et plus encore les Euro-béats occidentaux qui sont bien les seuls à pense qu'il est encore question d'une union ou même d'un alignement politique. Pour ce qui est des technologies dans l'absolu, pas seulement le niveau technologique dans les armées, il y a aussi un constat simple: les USA ont une maîtrise absolue dans tout ce qui ressort des grands systèmes, particulièrement en informatique où l'UE n'a pour ainsi dire pas d'équivalent. On sait faire de l'application, mais les architectures de système, les grands programmes englobant, pas vraiment. Enfin, les USA ont des ressources naturelles, nous non. En cas de conflit, on est absolument dépendant de voies d'approvisionnement sur lesquelles les USA ont plusde capacités à agir que nous à les défendre. -
Nouvelle organisation de l'armée de terre française ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Service de semaine dans Europe
J'avoue avoir beaucoup de mal à piger l'intérêt de ces monstrueuses brigades blindées: 120 chars, 16 AuF1, des SATCP, 12 MLRS, 68 VCI et les nouvelles URB. Tant de moyens concentrés pour un EM sous-dimensionné et des régiments de chars sous-staffés, ça ressemble à quoi? Sans doute un total de plus de 7000-7500h peu maniable et peu articulé avec pas beaucoup, de perspectives ni de possibilités d'entraînement à grande échelle en unité constituée. Et on continue dans le mythe du modulaire et des forces à la carte. De même, à quoi pourront ressembler les brigades médianes avec trop peu d'appui pour leur effectif de fantassins? autant concentrer les moyens dans des brigades de plus petite dimension, Brigade Combat Team ou autres. Ils ont peur de multiplier les structures de commandement? Trop peu de moyens pour? Autant faire 3 vraies petites brigades de cavalerie (1 RC 52 AMX-10, 1 bataillon d'infanterie montée, 3x6 Caesar), une grosse amphibie avec la 9ème, 4 vraies brigades blindées à 52/60 chars et un seul bataillon d'infanterie méca mieux staffé, 1 ou 2 vraies brigades d'infanterie légère (si je compte bien, j'ai dégagé 5 RI pour la/les faire). Après ça, il reste la BM et la BP, aussi surdimensionnées en tant que grandes unités. Aucun pays n'a de brigades aussi énormes que les nôtres, et tous visent à avoir des grandes unités qui fonctionnent: nous, c'est plus simple, nous n'avons plus de grandes unités. -
Retour au sujet de l'organisation en général, merci Gally (ceci dit, entièrement d'accord pour le globe, il n'a pas besoin d'être le centre de l'emblème: dans la patoche du dragounet, c'est parfait): le nom de "brigade amphibie" serait restrictif si c'était le concept, mais ce n'est pas le cas. Il s'agirait d'une unité de combat mais organisée autour d'un mode d'insertion particulier nécessitant de forts moyens et des savoirs-faires si spécifiques qu'ils nécessitent d'en faire une entité un peu à part. L'appeler corps expéditionnaire serait aussi un peu vague, l'expression étant très générale. Si ta remarque est juste une question d'appellation, il suffira de se rappeler que cette brigade serait presque essentiellement formée de marsouins, avec quelques fuscos: les termes "d'infanterie de marine" ou "de marine" suffiraient bien à l'usage. Maintenant, si ta remarque concerne le concept en lui-même, c'est autre chose, le concept de corps expéditionnaire étant en fait, dans la réalité comme dans ce topic, le concept de toute l'armée professionnelle qui est censée être une force projetable dans son intégralité (au moins en principe). Y'a plus d'unités de stricte défense du territoire, donc tout le monde est expéditionnaire ;). Sinon, pour Fusilier, on peut appeler l'unité: - Brigade Franche de la Marine - Brigade Ordinaire de la Mer - Brigade Bleue - Brigade Commando
-
J'illustrais (mon rejet du pélican :lol:), mais chuis pas tellement pour l'aigle: tout le monde l'utilise.... Ca finit par faire tristement banal, et chez nous, c'est politiquement connoté. Mais j'aime bien le dragon: une ancre, un grand dragon avec une patte posée sur un globe, ça le fait bien! Faut pas foutre plein d'éléments comme nos chefs ont tendance à le faire. Il suffit de voir le blason du régiment/emblème/ex-drapeau de Picardie: une croix blanche sur fond rouge, et ça tient depuis 530 piges, qui dit mieux? Simple qu'on vous dit :lol:! La 9ème a un blason en damier avec une croix de Lorraine surimposée et une ancre en fond. Pas de globe.
-
Trop local :lol: ; c'est pas pour copier les Rosbifs, mais sur le leur, il y a un globe traduisant un poil le principe, ou à tout le moins la prétention, du champ d'action de la brigade. Là, symboliquement, ça renvoie à une capacité d'action centrée sur le nord du Cotentin, ce qui, avouons, le, manque autant de panache que d'intérêt géopolitique. Voyons, il faudrait un globe ou un autre symbole suggérant une amplitude mondiale, un peu d'héraldique, une devise ultra prétentieuse, une arme, un éclair ou un aigle (un pélican fait plus amphibie, mais vachement moins militaire et menaçant; et pareil pour une otarie ou un phoque ;)).... Et faut pas trop surempiler les trucs: plus un logo est simple, plus il reste dans les mémoires. Compliqué tout ça....
-
Je ne sais absolument pas où placer ce topic qui n'est pas destiné à durer et que je virerais (faut pas polluer) le plus vite possible (ôôô, grands modos). je suis dans une période de geekisme aigu et reprend donc une petite expérience perso en cours, à savoir la définition d'une AdT relativement plausible, chiffrée et aussi détaillée que possible (c'est pas une "armée fantasmée"). Bref, des pages et des pages de descriptifs, de listes et de tableaux Excel, plus un inventaire global (vivent les tableaux croisés dynamiques, on ne le dira jamais assez) et un chiffrage des coûts de tous ordres. Le tout évoluant au fur et à mesure des idées qui me viennent, voire des concepts revus (à ce jour, outre les centaines de modifications ponctuelles, il y a eu 2 revues générales de modèles très prises de tête :'(); autant dire que chaque question chiante que je vous pose à tous sur les coûts, les DUO, les effectifs.... Les remarques que je fais, les concepts que j'envisage, bref, tout ce avec quoi je vous emmerde continuellement (et non, je ne m'en excuse pas :lol:) se fait aussi pour ça (il y a aussi de l'intérêt personnel bien sûr et une aspiration à la compréhension en général). Je dois pouvoir envisager mille problèmes sous le plus grand nombre d'angles possibles, avec peu de temps chaque semaine pour le faire. Bref, pour faire court, j'ai récemment voulu m'amuser en y ajoutant une représentation illustrée des compositions d'unités, comme on peut en voir dans certains documents publiés de l'armée ou dans Assaut (vous voyez ces quelques numéros avec illustration d'une batterie, d'une Cie de combat, d'un escadron de combat....); le vocable dans les documents publiés, tous issus de l'ABC, apparemment la seule à ne pas être timide, les appelle des "figuratifs". Ce sont des représentations miniatures mais très précis de chaque véhicule. J'en ai chopé quelques-uns, pas tous de très bonne facture. Je pourrais sans doute en scanner quelques-uns dans Assaut, mais il n'y en a pas des masses au final. Sauriez-vous où je peux en choper d'autres de façon à avoir un inventaire complet?
-
turquie La Turquie
Tancrède a répondu à un(e) sujet de madmax dans Politique etrangère / Relations internationales
Comme mentionné plus haut, il suffit qu'un Etat dise non pour que ça ne se fasse pas, et la Grèce dira toujours non, sans compter la Bulgarie et la Roumanie. A l'ouest, les opinions publiques sont assez majoritairement contre pour l'instant; ça peut changer mais aussi revenir, donc si ça se fait, c'est par le haut, et je vois pas vraiment les gouvernements actuels risquer l'impopularité et la division de leurs majorités pour un sujet qui, au regard de le politique intérieure, est assez mineur dans leurs préoccupations. De l'autre côté, qui peut dire quelle sera l'évolution de l'opinion turque sur ce sujet, non seulement au regard de ses évolutions internes (conflits laïcisme-islam, place et rôle du kémalisme et de l'armée, puissance du nationalisme, évolutions face à l'enrichissement et la confrontation interne à la "modernité" socio-économique accélérée pour une part plus grande de la population....), mais aussi face au refus, au lanternage voire à l'hostilité d'une partie de l'Europe à l'égard du projet? Personnellement, je suis contre l'entrée de la Turquie, non seulement parce que je ne la souhaite pas mais plus encore parce que je n'y crois pas. Je ne la souhaite pas parce que le seul projet d'UE qu'un souverainiste comme moi peut accepter est un projet politique avec un objectif de puissance (si on doit le faire, alors on le fait bien; sinon, on reste national), chose qui ne peut se faire à 15, encore moins à 27 et certainement pas à plus encore, surtout si les entrants sont des grands pays à forte identité et avec des aspirations de puissance. On a déjà vu ce que ça donne avec la Pologne, et d'une manière générale avec les pays de l'est jaloux de leur indépendance après la chute du mur, et pour qui l'UE n'est qu'une commodité qui va avec l'OTAN qui est ce qui compte le plus. Donc merci mais non merci, l'UE supérette ouverte à tous à toute heure du jour et de la nuit, c'est pas vraiment ce que j'appelle un projet. En plus, même pour une UE limitée à ses ambitions actuelles (c'est-à-dire proches du niveau de la merde), décider à 27 est déjà impossible, alors à plus que ça.... -
Tiens, ça me démangeait depuis un moment et je vais pas créer un topic pour ça, alors le faire ici ou sur un autre topic ne change rien. Oyez, oyez, gentes dames et beaux messieurs, moi, Tancrède, adresse ici par la présente, défi au dit sieur Fusilier, de proposer un blason valable pour la brigade amphibie à laquelle ses nuits semblent consacrées. Blason, logo, tout est accepté; ça fait longtemps qu'y m'a bourré avec au point de m'y convertir , alors maintenant il va assumer :lol:. J'aime bien le logo de sa chouchoute, la 3 Cdo brigade; il est donc en charge de ramener le monde à l'équilibre afin qu'il ne soit pas dit qu'Anglois ait fait mieux que François.
-
On est d'accord, mais quand les brigades sont des panachages, c'est déjà plus dur, ça complique le débat. Et le problème se pose vraiment au niveau des grands EM qui décident des envois; là est toute la question. Il faudrait pour cela quelques grands généraux vraiment dépassionnés (ça existe en suffisamment grande quantités?) et/ou un Pdt, un premier ministre et/ou un mindef qui connaisse vraiment le problème. Parce qu'ils ont trop trucidé certaines unités depuis la fin de la guerre froide, notamment dans les appuis et soutiens, en se fondant sur un rythme opérationnel très bas espéré par les gouvernements successifs qui se sont sucrés sur les crédits dans les années 90. Regarde la 3 Cdo Brigade, qui a la chance de bénéficier d'une attention plus soutenue: que fait-on pour elle? On remplace ses 2 Cies de Génie par un bataillon complet en bonne et due forme, on fait de ses 2 batteries légères de 105 un bataillon d'artillerie à part entière avec une batterie d'observateurs reco/éclairage/FAC rassemblant tous les métiers en effectifs suffisants.... Qui plus est, on a récemment renforcé ses capacités d'EM de façon organique, de même que son soutien et ses capacités de transport. Et, pour compléter le tout, on lui adjoint un bataillon d'infanterie légère de façon organique, avec pour but de l'amalgamer totalement à l'esprit de corps Cdo (on verra si et comment ça marche, mais à terme, ils y arriveront; nul doute que ce sera un vrai 4ème Cdo dans 5 ou 6 ans, quand plusieurs fournées de soldats s'y seront succédées). Bref, on en fait quoi sinon une mini division totalement autonome? Le problème des brits est le même que le nôtre (en moins cruel cependant): la transition d'une armée fondée sur le rythme opérationnel des années 90 à une fondée sur un rythme infiniment plus intense en quantité, mais aussi en qualité (conflits durcis, plus exigeants, nécessitant plus de matériels), le tout sur fond de ressources très contraintes, conjoncturellement (lot éternel des armées) mais aussi structurellement (bosses budgétaires des années 90, glissements des coûts de matériels, allongements et explosion financière des grands programmes, financements mal planifiés et mal estimés au niveau politique, valses-hésitations politiques des financements....). Bref, le besoin a explosé de façon disproportionnée par rapport aux capacités. Mais chez les brits, le problème est moins aigu, notamment parce que leurs budgets de MCO, d'entretien et d'entraînement en général sont bien supérieurs. Mais là on s'égarerai à décrire ces phénomènes qu'on évoque déjà beaucoup par ailleurs. Le point est que l'AdT a été calibrée pour ne pouvoir déployer qu'une faible part de son effectif (sur tous les plans: entraînement, MCO....), qu'elle n'a pas à dispo de quoi appuyer et soutenir l'essentiel de ses forces. Et c'est pas ma proposition d'organisation qui changera quoi que ce soit: pour cela, il faudrait maîtriser les coûts des programmes, les coûts de structure (et putain que la paperasse, les doublons, les règlements.... sont générateurs d'inefficacité), voire augmenter en net les budgets d'entraînement, MCO, préparation, munitions.... Soit en fait consulter Patriote Inquiet/Stratège. Mon point dans ce topic concerne l'organisation opérationnelle en elle-même, pas la disponibilité des forces qui, elle, dépend des budgets et de la manière de gérer le fric (et il y aurait de quoi avoir une dispo optimale à budget équivalent, mais c'est une autre question). Là où les sujets peuvent se rejoindre et où il faut faire le distinguo, c'est pour montrer que en cas de mobilisation maximale des unités de combat (qui est le seul échelon de mesure qui vaille, et on table mettons sur une dispo de 70 à 75% -je basant sur l'USMC), l'AdT n'a pas de quoi les appuyer, les encadrer, les armer et les soutenir. Pour les indispos, je signale au passage que d'autres armées arrivent à déployer leurs bataillons et à afficher une meilleure dispo. En général, il est sain de s'aviser qu'un problème d'efficacité doit être résolu en 2 temps: d'abord voir où merde l'organisation en interne, ensuite voir les besoins en budgets et effectifs supplémentaires (bref, y'a toujours de la graisse à convertir en muscles avant d'avcheter du muscle en plus). Bref, on n'a pas de grandes unités organisées dignes de ce nom (au nom de "l'EMF universel" et du lego permanent qui empêche toute dynamique d'habitudes de travail en commun), et nos brigades ne sont que des réservoirs pouvant à peine armer un GTIA à l'année sauf exceptions (les alpins et paras arrivent à faire plus), en aucun cas des unités. Ca me rappellerait presque les armées européennes de 1805, avec un entraînement annuel en grandes unités au mieux du mieux, face à une armée du camp de Boulogne qui en avait 3 par mois et avait inventé le corps d'armée permanent. Qu'une unité interarme en OPEX ait presque toujours besoin de quelques appuis supplémentaires n'a rien de choquant, mais de là à considérer que le modèle dans son entier soit le lego, y'a quand même de la marge. Mais le fait est que notre corps de bataille n'en est pas vraiment un, et qu'il n'est pas si nombreux que ça. Donc le sujet ici est de voir comment l'optimiser pour un effet maximum sur beaucoupde théâtres ou quelques-uns ou un seul, ce qui suppose de revoir l'organisation des grandes unités. Fusilier, je te corrige: la BCT n'est pas l'équivalent de la MEU dans l'Army. Le modèle de l'USMC est fondé sur la MEF qui a l'obligation de pouvoir armer 3 MEU simultanément à l'année (le facteur limitant étant celui des hélicos, des avions et des navires de transport et d'escorte), ou une MEB et un MEU, ou alors de se déplacer dans son entier en une fois (soient 40 000h dont une division terrestre à 19 000h). Seule la 3ème MEF n'arme qu'une MEU parce qu'elle a à peine la moitié de l'effectif des 2 autres, mais l'actuelle augmentation la portera à effectifs complets en 2012. Ce sont les moyens de transports (aériens surtout) qui limitent le plus ses possibilités d'armer plus de MEU (c'est l'unité qui a le plus fort ratio de soutien aérien et naval par homme déployé). L'US Army est fondée sur la BCT autour de laquelle tout s'organise: c'est une unité complète avec ses transmissions (y compris interveptions, guerre électronique....), son soutien, sa défense AA, son artillerie, sa reco, son renseignement. Une vraie mini-division autonome. Ca ne veut pas dire qu'elle n'ait pas besoin, suivant la mission, de compléments et d'appuis éventuels (si les lignes de ravitaillement s'allongent, si l'aviation ennemie est trop importante ou agressive....), mais elle a le minimum syndical (à l'américaine :lol:) pour toute situation, avec une autonomie de 30 jours. Comme je l'ai dit, 3 facteurs en font vraiment une grande unité: l'autonomie, le panel complet des capacités (et la puissance de feu subséquente) et la capacité de manoeuvre complexe assurée par la présence de 2 ou 3 bataillons de mêlée (on peut donc réfléchir et agir en termes de grande tactique). L'Army est donc calibrée autour de la BCT: les EM de division sont assez nombreux et permanents pour les encadrer presque toutes (quelques-unes seulement ne sont pas endivisionnées pour raisons particulières), les brigades de soutien et d'appui (fire brigades, support brigades, aviation brigades....) sont en nombre suffisant pour épauler la quasi totalité de l'effectif de combat déployé en divisions. On notera que l'USMC a gardé l'aptitude à des unités plus souples grâce à l'importance de ses unités de commandement, à leur souplesse, à leur rôdage et à leurs dotations: les EM des régiments de marines, si aucune MEU n'est dispo, peuvent puiser dans les effectifs de leur division (afin de garder les MEU disponibles: 3 MEU font 6600h, et il en reste donc 12 400 dispo dans les forces terrestres d'une MEF) afin de constituer des unités interarmes pour le combat (non le débarquement), les Regimental Combat Teams, soit des GTIA parfaitement complets, mais eux fondés sur un modèle modulaire (chaque MEF a ainsi 3 PC de régiments pour ses 3 Rgts organiques, et ces PC, comme ils le font en Irak, dirigent des RCT). C'est pas incompatible. Pourquoi? Les PC de bataillons et de régiments sont tout aussi aptes à gérer leurs unités dans le cadre de leur division que dans celui d'un déploiement autonome, aussi aptes à l'exécution qu'au commandement indépendant, aussi aptes au temps de paix qu'au temps de guerre, à la gestion d'un pool qu'à l'opérationnel pur et dur. Nous à côté, c'est comme si on avait organisé une AdT de 90 000h autour de 6 ou 7 GTIA théoriques (et encore, mal appuyés) et pas plus, avec en plus des structurezs lourdes. Alors les places opérationnelles sont de fait peu nombreuses et une grosse part des officiers mal employés, donc c'est la foire d'empoigne qui règne et les esprits de chapelle s'expriment plus. Qui plus est, ce modèle nie aussi bien l'importance de grandes unités organiques aussi bien que l'importance des spécificités à cette échelle (combat blindé, montagne, amphibie....). On peut encadrer de petites forces spécifiques, mais pas de vraies grandes unités.
-
A ce moment là, autant ne pas avoir d'armée du tout! Comment on faisait avant? Comment font d'autres armées à budgets moindres ou équivalents? Désolé, mais là y'a un vrai problème qui doit, d'une façon ou d'une autre être résolu, ou au moins attaqué de front. On fait comment ;)? Bon, y'aura toujours des esprits de caste dans toutes les armées, conséquence inévitable de l'esprit de corps; tout est question d'installer de le limiter, mais comment?
-
Entre le "tout opérationnel" et la répartition de l'armée en unités réservoirs pour faire des legos trop théoriques, il y a plusieurs compromis efficaces qui peuvent être trouvés. Je comprends bien que le tout opérationnel exige un effort matériel élevé, mais imaginons un peu ce que j'ai décrit en termes de gros matos: 8 BCT lourdes exigent 208 chars (soit pas vraiment un effort supplémentaire), 272 VBCI, 104 VCI version reco (AMX-10 ou VBCI avec missiles) et 128 AuF-1 (un petit effort, là, ou on met des Caesar). Elles requièrent en outre 16 Cies de Génie combat blindé soit l'effectif actuel moins les 4 Cies d'appui, 32 Cies d'infanterie méca (soit pas un effort vu que l'effectif final sur VBCI est plus que largement suffisant) et 16 escadrons Leclerc. Il y a un effort net à faire sur la reco et l'autonomisation de Cies complètes de transmissions et de reco par drones. L'essentiel de l'effort matériel repose sur la disponibilité des unités et sur l'équipement d'un plus grand nombre de PC aptes à opérer de façon indépendante; là, il y aura clairement de l'investissement. Ajoutons un effort de formation et d'encadrement, le nombre d'officiers requis s'accroissant. Et quoiqu'il arrive, il y a plus de chances que des unités fonctionnant ensemble à l'année soient plus opérationnelles que des agrégats considérés compagnie par compagnie et agencés suivant le besoin: le service à la carte est tout aussi théorique que le tout opérationnel. Des BCT organiques reposent sur les habitudes de travail et le temps, c'est-à-dire sur l'humain, le modèle lego repose sur des procédures en théorie appliquées par tous de la même façon quoiqu'il arrive. Les deux ont leurs défauts et leurs risques, mais je crois plus aux avantages du premier modèle. Bien sûr que les objectifs ne sont jamais totalement atteints et les slogans des grandes réformes sont toujours des mythes, mais c'est pas comme si, à l'heure actuelle, l'AdT fonctionnait bien. On n'a pas vraiment de grandes unités opérationnelles et rôdées, ça c'est un fait certain. Et les bricolages d'OPEX tendent à devenir bancals, l'idée du "tout modulaire" semblant dépassée face à certaines réalités. Il est bien certain que de toute façon, une telle armée faite de 16 formations plus une grosse amphibie ne peut être entièrement disponible ou opérationnelle à tout moment, ne serait-ce que parce que certains matériels ne sont pas assez nombreux pour tous les appuyer ou les soutenir: les hélicos de manoeuvre particulièrement, mais aussi les moyens de projection ou l'aviation de transport. L'ALAT ne peut appuyer tout le monde, surtout dans son état actuel. Et les EM de divisions ne pourraient tous rassembler des moyens organiques en nombre suffisants au même moment; par exemple, si on ne garde effectivement que 24 MLRS, ça fait juste de quoi appuyer une division à 4 BCT (12 pour chaque, ça fait léger). Mais dans l'ensemble, l'idée est d'avoir des unités plus cohérentes et surtout plus rôdées, surtout au niveau du commandement et de l'encadrement. Entre le modulaire/universel et l'organique/opérationnel, quel juste milieu selon vous?
-
Tout de suite, on exagère: je parle pas d'en faire une unité de torture ni la version brigade de la division Totenkopf, juste des gars un peu plus rudes qui sauraient faire l'histoire Firmin Mahé dans la discrétion. Mais bon, dans l'absolu, c'était surtout pour déconner avec Roland avec qui j'avais été un peu rude précédemment (désolé); c'est fou comme tout le monde a tendance à se ruer sur l'arbre pour éviter la forêt. Le but ici est de parler de l'organisation des grandes unités interarmes dans l'AdT: comme Fusilier l'a bien remarqué à propos des capacités amphibies, il faut des unités opérationnelles dédiées. Ce qui vaut pour une brigade amphibie vaut pour les autres savoirs-faires: combat blindé, infanterie légère, combat en montagne.... Et surtout il faut des unités organiques cohérentes travaillant toujours ensembles et non dispatchées sur base de réflexions théoriques et d'excuses de com pour cacher la désorganisation et le bricolage, et non plus les agrégats de legos soit disant omni compatibles qui sont la règle depuis trop longtemps. L'idée de la polyvalence a un peu trop montré ses limites, tout au moins avec des budgets si contraints. Si on avait les moyens d'assurer la formation, l'encadrement, le commandement et l'équipement nécessaires à une polyvalence vraiment importante de la majorité des brigades, le débat serait autre, mais c'est hors de portée. Je note à cet effet, pour aller dans le sens de Fusilier et juste pour illustrer les proportions en jeu, que le budget consacré par l'AdT à la capacité amphibie minimum des 2 BLB et d'autres formations est équivalent à celui focalisé par les British sur les capacités amphibie de la 3 Cdo Brigade, pour une capacité réelle bien moindre. Dispersion des moyens en somme; je cite l'étude, signalée en son temps par Fusilier, par un groupe de travail de l'AdT. Mais à côté de cette nouvelle approche de la répartition des moyens déjà existants, je m'appuie aussi sur l'évolution historique des armées qui ont tendance, et encore plus en temps de guerre, à accélérer l'autonomisation des plus petites unités comme des grandes, à mieux les encadrer.... Pendant la Grande Guerre, l'échelon brigade a disparu, du moins pour les divisions de manoeuvre, au profit de divisions plus complètes et autonomes (aussi, il est vrai, en raison du passage des régiments de 3 à 2 bataillons, compensé par l'augmentation de la puissance de feu). L'autonomie des petites unités a été accélérée afin de mieux répartir le dispositif et de ventiler les grandes formations sur le terrain et ce, malgré le faible progrès des technologies de contrôle et de transmissions mobiles. On voit le contraste de façon particulièrement cruelle au début de la bataille de la Somme, quand la New Army anglaise de conscription, faite de recrues enthousiastes mais inexpérimentée est contrainte de garder la formation en grands paquets d'infanterie denses par impossibilité de fonctionner autrement. A côté, l'armée française réussit mieux sa percée grâce à une bonne coordoination avec l'artillerie, mais surtout grâce à une meilleure ventilation de ses troupes en petits groupes autonomes sachant opérer ensembles. Le fait est est que tant l'entraînement et l'instruction que les technologies et le taux d'encadrement poussent à réduire la taille des grandes unités sans leur enlever leur efficacité. Et le format actuel des grosses brigades-pool, dont seul le CEMA semble penser qu'elles sont capables d'opérer comme des unités organiques si le besoin s'en fait sentir, est tout simplement inadapté, de même que la prétention que les EMF peuvent diriger n'imorte quelle force qui leur est attribuée. Leur compétence universelle est un mythe hypocrite. Quoiqu'on en dise, les unités organiques et entièrement opérationnelles sont nécessaires, de même que la réduction de leur format, gage de meilleure efficacité opérationnelle et de meilleure allocation des ressources. La différence des Brigade Combat Teams avec un régiment interarmes réside dans leur autonomie et leur aptitude à une capacité de manoeuvre complexe grâce à l'existence d'au moins 2 unités élémentaires de manoeuvre en leur sein: chaque BCT a de 2 à 3 bataillons de manoeuvre, donnant une vraie aptitude de grande tactique à son commandant (un colonel et non un général). Plus encore, elles ont une capacité propre d'appui conséquent (génie, transmissions et artillerie), et surtout une logistique dédiée garantissant leur autonomie pour une période donnée (30 jours je crois, comme pour une MEU des Marines). A côté de ces brigades peuvent ainsi exister des EM permanents de divisions spécialisés dans l'emploi de leur arme: 2 divisions blindées à 4 BCT, 1 petite division d'infanterie motorisée à 2 BCT, 1 division d'infanterie et une grosse brigade amphibie vraiment spécialisée. Mettons 2 EMF en plus d'échelon corps d'armée (dont un international), et ça donne à mon sens un système cohérent. Par ailleurs, si l'histoire de la French Brigade en Afghanistan se vérifie, avec une organisation des forces françaises en 3 ou 4 régiments interarmes, ce pourrait être un laboratoire de ce principe, ou en tout cas un indicateur d'une évolution en cours, tendant à suivre le principe qui a présidé à l'organisation des BCT, à savoir s'organisaer comme on combat. Mais ce n'est que mon opinion: critiquez là ou non, mais évitons de nous perdre sur la question de la torture et d'unités de salauds. Pour mémoire, Service de Semaine, les réflexions que tu évoques sur la Légion sont les mêmes qui ont été soulevées quand la Légion a fait passer le REC sur véhicules motorisés, quand on a formé des unités légions de Génie et plus encore quand on a créé les bataillons parachutistes de légion, objections brandies le plus souvent par des officiers de légion qui ne voyaient nos légionnaires que comme des fantassins de choc et rien d'autre.
-
Je dis pas que c'est inutile, juste que fonder une stratégie sur la terreur est contre productif, et surtout hors de portée. En revanche, avoir quelques unités prêtes à aller plus loin que la limite à l'abri des caméras sera toujours nécessaire. Et s'il leur faut une unité cadre, une BI de 3300 légionnaires sans trop d'éthique (je garantis pas leur popularité dans l'armée, mais bon)....
-
Mais on s'éloigne de la discussion, le sujet concerne les organisations opérationnelles, en l'occurrence les grandes unités de combat, ce qui concerne: - les brigades de combat - les formations de soutien et d'appui - les Etats-Majors de grosses formations, niveau division ou corps d'armée Pour les brigades, j'utilise à dessein les BCT américaines en référence, pour illustrer la taille qu'une grande formation peut viser maintenant. La contrainte de gros effectifs pour des unités autonomes a historiquement été liée aux technologies de communication et de contrôle ainsi qu'au niveau de précision, de protection et de puissance des armes. L'état actuel des technologies permet d'aligner une puissance de feu conséquente pour un effectif moindre. Par exemple, l'artillerie d'une division des années 50 aurait du mal, en un temps donné, à aligner le même effet sur un ensemble de cibles donné que 2 batteries actuelles: ce qu'on faisait avec beaucoup, on peut le faire avec moins. Chaque fois que ce genre de progrès a été possible dans l'histoire, le mouvement a tendu vers la subdivision et l'autonomisation de l'échelon tactique. En bref, il n'y a aucune raison pour garder des brigades mastodontes. Multiplier les formations et les autonomiser semble dans la logique des choses pour récupérer des marges d'action à effectif quasiment égal. Rien que pour les unités blindées, je parle là de 7 à 8 formations autonomes. Pour les 2 BLB, on aurait environs 4 équivalents de Stryker Brigades (3 si on en fait une plus grosse destinée à devenir une grosse formation amphibie baptisée "Fusilier's wet dream" :lol:). Et nos 2 grosses BI donneraient facilement 4 à 5 "Infantry BCT". On raisonne sur 4 Brigades lourdes à 6600h en moyenne, soient 26 400h: une Heavy BCT ricaine en compte 3700. Je crois pas que ce soit hors de portée de l'AdT de faire 8 formations, soient 29 600h (et là, contrairement aux nôtres, cet effectif est un effectif plein, apte à gérer l'unité de façon autonome). Nos 2 BLB à 7000h en moyenne, soient 14 000h, peuvent donner sans trop d'effort, avec un peu d'ajouts, 4 formations analogues aux Stryker Brigades (3900h), soit un total de 15 600h. Mettons 2 formations (7 800h), plus une de 6000h (plus des fuscos, des tringlots du 519 et une formation de génie spécialité portuaire Pour un total de 7 à 7500h) dédiée à l'amphibie; total d'environs 14 000h (plus les fuscos et autres). Enfin nos 2 grosses brigades d'infanterie à près de 8000h pièce (8800 pour la 11, environs 7400 pour la 27) peuvent avantageusement se diviser en 5 formations d'infanterie légère (une Infantry BCT compte 3300h): une para, une assaut aérien, 2 montagne et une plus polyvalente. Total, 16 formations autonomes, soient des moyens d'actions démultipliés. Bref, c'est pas la mer à boire: l'investissement C4ISR doit de toute façon être consenti, et le supplément de hardware que ça suppose n'est pas vraiment gigantesquement supérieur. On a l'essentiel des véhicules, l'effectif global en officiers (il faudrait faire de la formation sans doute) et en sous-offs (qui devraient devenir plus autonomes). Le petit besoin global en effectifs de soldats est négligeable et peut être trouvé facilement dans nos formations actuelles. Ajoutons que les formations d'appui et de soutien peuvent être rationalisées de la même façon: Fire brigades, Support Brigades.... Autre avantage pour Fusilier et moi, multiplier les unités (chaque brigade a en moyenne, sous une forme ou une autre, 2 bataillons de combat et un de reco, en plus des formations d'appui et de soutien) permet de recréer des drapeaux d'unités défuntes :lol:. Et pour faire plaisir à Roland, ça permettrait de créer une brigade uniquement faite de légion, à qui on filerait une réputation sanglante....
-
Il y a suffisamment de postes ailleurs, précisément dans les EM et administrations internationales, qui peuvent devenir des positions plus provisoires, des stages ou affectations, de même que des formations complémentaires, programmes spécifiques ou déploiements divers (ambassades, bases extérieures, échanges, missions ONU mineures....). Il y a tout ce qui faut pour évacuer le (petit) trop plein qui peut exister sur des tâches spécifiques. C'est juste une question de ventilation, mais mon point est que le principal critère d'évaluation, ce autour de quoi la carrière d'un officier devrait s'organiser, doit être l'opérationnel et non la progression individuelle.
-
J'ai pris l'exemple au débotté, mais contrairement à ce que laisse entendre l'article, il y a encore une vraie polémique historique sérieuse (pas une bataille d'illuminés extrêmistes nostalgiques de l'empire colonial). Le point est que des méthodes violentes ont été appliquées, c'est indéniable, mais pas partout. De facto, les deux types de politique (carotte et bâton pour aller vite) ont été appliquées: tout dépendait de l'endroit. Si la terreur avait été la seule politique, on n'aurait pas dépensé du fric, et surtout gaspillé des effectifs et du temps dans le maillage du territoire par l'organisation mise en place par un Bugeaud qui a regretté beaucoup des actions violentes précisément par ce qu'il a mesuré, a posteriori seulement, l'efficacité supérieure de l'action non répressive. Mais pour illustrer mon propos, il est vrai qu'il y avait de meilleurs exemples que l'Algérie; j'ai juste répondu vite. Le problème n'est pas entre violence et tact, mais entre rationalisation et organisation de la partie non violente de l'action.
-
Ben, le principe d'une unité organique disponible est précisément qu'il y a du travail pour tout le monde. Les exercices à l'échelon brigade (le dernier grand en date étant celui de la 7ème BB) ont prouvé que les EM brigade sont faiblards et manquent de monde et de moyens. A tout le moins, si on leur donne une organisation peacetime et wartime, ces mêmes EM devraient avoir tout en place pour recevoir le renfort (aussi bien en termes de matériels, de place, de véhicules qu'en termes de process, dynamiques et modes de travail) sans temps de transition et sans avoir à improviser dans la confusion. J'ai peur de l'application à l'échelon corps d'armée ou même seulement division. Quelle révolution culturelle avec la pleine réintégration dans l'OTAN? Chaque officier orientera son plan de carrière pour aller vers ces places administratives et ces EM internationaux chicos.... Attends.... C'est déjà le cas. Y'aura juste plus de place. Et l'opérationnel sera juste encore plus un marchepied transitoire où il faut absolument ne pas faire de vague et bien s'appliquer selon les critères nécessaires à la progression hiérarchique. Pour le sous-dimensionnement, je pensais en fait surtout aux régiments de chars (qui ne peuvent de facto, au mieux, que mobiliser un RC52, peut-être un RC60, sur un total de 80 chars: il manque environs 100 postes, sans compter des besoins plus prosaïques comme plus de véhicules de dépannge et de porteurs lourds) et aux problèmes de dispo des personnels en général.
-
Voilà que je repars dans mes grands sujets théoriques.... Je me posais quelques questions en matière d'organisation des forces terrestres, en raisonnant en termes de ressources limitées, c'est-à-dire à format égal ou relativement équivalent. Mais cette réflexion porte un impact sur l'organisation des grandes unités, sur l'échelle des grades, le nombre d'officiers et leurs affectations.... Nos brigades réservoirs sont lourdes. Très lourdes. Trop lourdes. Le ministère continue à évoquer leur "densification", surtout au niveau des EM, afin de les rendre opérationnelles en tant que telles, mais hors quelques grands exercices où leurs EM doivent être renforcés par des éléments d'EMF voire par des éléments alliés, on voit pas vraiment si ça aboutira, les transferts d'effectifs venants des dissolutions de régiments étant encore à venir. Du coup, je me suis intéressé à l'architecture des Brigade Combat Teams américaines et des MEU de l'USMC: ces dernières sont limitées à 2200h, avec un élément forces terrestres d'environs 1000h, avant tout en raison de contraintes de moyens de transport aériens et maritimes. Si les jarheads pouvaient renforcer cet effectif terrestre de manière organique, systématique, ils le feraient. Donc la BCT, pour la guerre, me semble un format opérationnel très pertinent. Des bataillons comoposites, des appuis, du soutien pour une période donnée, le tout pour la taille d’un gros régiment renforcé, allant de 3300 à 3900h, avec un dosage hommes/artillerie variable (2x8 pour les Infantry et Heavy, 3x6 pour les Stryker) et une composante reco professionnelle et organique pour chaque formation. La France pourrait, selon ce modèle, par exemple, mettre en place sans problème 8 Heavy BCT à 26 chars, 26 VCI, 13 VCI Reco, 3700h et 16 canons chacune, avec en plus une réserve générale de 32 chars (2 escadrons et un peloton). Ces 8 BCT représenteraient moins de 30 000h et constitueraient un poing blindé efficace, et surtout nettement plus dispatchable que les 4 actuelles brigades lourdes (entre 28 et 29 000h) aux rgts de chars en sous-effectifs et aux EM de facto incapables de les manier sans renforts. C'est une meilleure allocation des ressources. Ces BCT pourraient avantageusement être commandées par des colonels plutôt que des généraux. En outre, il suffirait de 2x400-500h pour faire 2 EM de divisions blindées, tout en structurant mieux les formations d'appui et de soutien (ce qui semble en revanche être en train de se faire). Au global, je parle avant tout d'une allocation plus optimale des ressources existantes, l'avantage étant que les postes d'officiers ne seraient pas réduits, ce qui limiterait les résistances au changement de la part des chapelles. Une formation plus légère et plus opérationnelle, existant de façon organique, répond plus aux questions qu'on se pose actuellement et à tout ce que même nombre d'officiers réclament publiquement. La tendance historique est à la réduction de la taille des unités élémentaires et à leur autonomisation à mesure que les moyens de contrôle et de transmissions progressent. Il serait temps d'en prendre acte y compris en matière de grandes unités dont la permanence eet la cohérence sont aujourd'hui une nécessité que personne ne nie et dont même le Mindef a pris acte comme en témoigne la mini polémique sur le report de l'envoi des chasseurs alpins en Afghanistan. Au total, le but est d'obtenir un quasi doublement du nombre de brigades, devenues des unités opérationnelles permanentes, formant un dispositif plus souple et surtout plus maniable. Le GTIA a eu sa pertinence, mais il est un format trop variable, plus ou moins cohérent, dont l'efficacité diminue à mesure que les exigences du théâtre s'accroissent tant il repose sur le postulat que les unités sont parfaitement interchangeables et agrégables comme s'il s'agissait d'un pur lego. L'autre avantage serait de pouvoir rediriger un nombre conséquent d'officiers sur des postes opérationnels. La brigade serait donc une formation s'apparentant à un gros régiment interarme de 3300 à 3900h, commandée par un colonel, avec un bon niveau de puissance et d'autonomie, et la possibilité de s'organiser en divisions conséquentes.
-
Mais l'isolationisme n'amènera que la faiblesse et.... L'isolement . Ces "colonnes infernales", tu as surtout soigneusement évité de relever le principal truc à leur sujet: elles sont inefficaces et contre-productives. Si tu crois encore qu'aller farfouiller les montagnes à la recherche de Ben Laden a la moindre utilité pour la sécurité du pays, c'est que tu crois trop aux (mauvais) communicants. L'enjeu n'est pas dans l'exécution d'un barbu. Sur la Côte d'Ivoire, on a employé aucune méthode sinon la vieille chierie onusienne d'interposition. Ca a pas été fameux, mais ça a pas si mal réussi: nos ressortissants sont pas morts, la guerre civile totale a pour l'instant été évitée. Résultat concret. Mais cette histoire sort du contexte des guerres décrites par Desportes: c'est avant tout un accord de défense, de la présence permanente, qui nous a amené là. Et on a pas fait de State Building et pas vraiment d'humanitaire hormis autour de la zone de démarcation, ce qui est plutôt rationnel: vaut mieux que les voisins te préfèrent toi plutôt que celui que tu dois combattre, c'est bon pour l'image, bon pour le rens et on dort mieux la nuit (pas d'histoire de conscience, mais on n'a pas 10 personnes avec des coupes coupes attendant celui qui s'éloigne pour pisser). Avant les techniciens, il y a les penseurs, et c'est eux que tu devrais essayer d'écouter, même si ça emmerde (c'est généralement bon signe d'ailleurs). Des exemples d'efficacité? Ben, dans une certaine mesure nos colonies, où la terreur ne fut pas employée partout, loin de là (rien de comparable au Congo Belge). L'exemple de l'Algérie dans les premiers temps de la conquête est pas mal, avec les bureaux arabes (qui furent fermés par la République); les contacts avec la population étaient souvent bons, et la révolte d'Abd El Kader fut loin d'être un mouvement général. Les foirades comme en Yougoslavie sont justement ce qui a inspiré la génération des penseurs comme Desportes (Morillon aussi d'ailleurs) ou Rupert Smith qui sont d'ailleurs des adversaires des forces médianes comme modèle dominant; suivant la règle édictée par Morillon, ils spécifient que l'aspect purement cohercitif des forces doit être décisivement fort pour imposer le calme dans lequel la course contre la montre s'engage pour espérer bâtir un début de structure d'Etat solide. S'il te plaît, arrête avec les expressions toutes faites, encore une fois: les "on ne gagne pas la guerre avec du tact" et autres poncifs sortis de Walker Texas Ranger. Encore une fois, tu n'arrives pas à faire la différence entre guerre et combat, et réduire la guerre au combat, et en plus à l'aspect purement militaire stricto sensu du combat, enlève tout moyen de comprendre les conflits et leurs enjeux. Il n'y a plus de ligne de front, de positions ou de centre hors de l'hypothèse du conflit classique symétrique; il faut donc s'adapter. Et la menace peut être non conventionnelle, sans point d'origine et frapper au coeur de notre territoire comme à perpète. Nos intérêts sont partout sur la planète, et la disruption ou une simple menace diffuse sur un axe de transport maritime nous touche autant qu'une bombe sur un terminal ferroviaire en métropole. Sans compter que notre territoire, ce n'est pas que la métropole. L'isolationisme, c'est juste un rêve théorique, un raisonnement de papier pour se rassurer en pensant tou maîtriser; et surtout, ça n'est valable que pour un pays qui n'a pas de commerce extérieur ou de dépendance vis-à-vis d'approvisionnements spécifiques. L'intervention à l'étranger, c'est pas un truc pour faire chic dans les salons ou "tenir un rang", expression qui donne l'impression que l'OPEX n'est qu'un signe extérieur de richesse.
-
Dans l'histoire récente, y'a des pays qui ont fait ça. Je donne un indice: l'unité s'appelait Division SS Totenkopf. Aucun des exemples que tu mentionnes ne sont autre chose que des cas de pays en guerre civile, donc par définition des temps de crise très intense, et même déclarée. Donc pas vraiment de quoi créer un précédent pour l'usage de la force par un pays relativement en ordre. Pour le reste, on en a déjà parlé sur le topic de stratégie en Afghanistan: si tu choisis de méconnaître le risque qu'il y a à laisser l'Afghanistan partir en couilles et faire l'autruche, libre à toi, mais c'est pas parce que c'est loin et tout pelé que ça nous reviendra pas en pleine gueule. L'explosion des tensions en zone tribale depuis qu'on en a discuté sur le dit topic, et la fragilisation subséquente du Pakistan, en dit assez en la matière. Quand je parle de guerre au milieu des populations et autres trucs du genre, c'est pas un discours humanitaire, ni la guerre la main sur le coeur comme tu persistes à le dire; je ne fais que répéter un avis que je partage et qui a commencé à être édifié depuis un bout de temps par de nombreuses têtes pensantes bien plus calées que moi. Si tu veux faire une armée de purs bourrins de 20 piges avec tout plein de technolgie et pas de véhicules de moins de 80 tonnes, félicitations; tu auras un truc puissant et parfaitement inutile, tout juste apte à défendre le territoire si et seulement si une armée de blindés envahit. Et strictement rien d'autre, alors que le spectre des menaces n'a jamais été aussi gigantesque et varié. Si tu veux une armée d'emploi uniquement faite de tueurs déjantés et surqualifiés "à l'ancienne", félicitations aussi, tu auras un outil absolument inutilisable parce qu'inapte à résoudre une crise et hautement contre productif pour la politique de notre pays et ses intérêts. Navré, mais la nature de la guerre est politique, et son application varie: que faire en Afghanistan? Tuer tout ce qui se présente? Flinguer le moindre pégu, décimer chaque village pour que personne ne prenne les armes? Le résultat opposé est garanti, avec en prime l'opprobre international et un vrai risque de sanctions, sans compter les impacts concrets sur le pays et ses intérêts (contrats commerciaux rompus, accords non négociés, vagues de boycott, affaiblissement de toute position de négociation en raison de ce bargaining chip négatif si facile à utiliser....). Essaies un peu de te documenter sur la question au lieu de t'enfermer dans la condescendance et le mépris facile avec des termes comme "boy scouts", "masturbation intellectuelle" et autres trucs du genre; donne toi des airs en fantasmant sur des gros barbares virils et sanglants si tu veux (les goûts et les couleurs....), ou en méprisant les "intellos" (catégorie qui, dans tes posts, a l'air de commencer à tout ce qui pourrait essayer de se demander s'il se gourre), mais dis-toi bien que ces théories viennent de gens qui ont pratiqué la guerre ailleurs que sur des forums internet, qui ont mesuré les effets de telle ou telle pratique et qui ont vu ce qui pouvait merder. Que font les Russes en Abkhazie et en Ossétie? Du state building, qui complète leur affaiblissement de la Géorgie et leur politique de positionnement au plus près des axes de transit pétrolier du Caucase. Ils font aussi un truc vieux comme le monde: ils en favorisent certains en déversant du fric, des moyens, des projets, de l'idéologie et du soutien moral, et en menacent et tapent d'autres. Ils font gaffe où ils flinguent quand ils sont dans certaines villes (en tout cas dans la mesure de leurs moyens, parce que c'est pas fameux, mais ils font de la pub quand ils arrivent à le faire). En bref, ils divisent pour mieux régner, ils créent des zones amies solides et ils agitent la carotte et le bâton; ça sonne comme des nouveaux concepts pour toi? Ce que des hommes comme Desportes, Rupert Smith et d'autres ont développé n'est qu'un affinement et l'édification doctrinale de ces concepts simples afin d'organiser un outil et des moyens afin de savoir où, quand et comment appliquer cette stratégie. Pourquoi? Parce que la guerre n'est pas nécessairement la destruction; historiquement, la guerre totale, la guerre d'anéantissement est même l'exception plutôt que la règle: ça soulève souvent trop de nouveaux problèmes, ça coûte infiniment cher et c'est rarement possible, et encore moins pertinent. Et si tu bases une stratégie sur les seuls exemples de l'Allemagne et du Japon, ça fait un peu léger question précédent. Sans compter que dans le cas afghan, si tu veux quand même faire mumuse à la terreur, tes bourreaux en treillis, il en faut pas 100 ou 500: il en faut 100 000 ou 500 000. Tu paies la note? Les Russes ont essayé, les Anglais aussi (eux à une époque où tout le monde se foutait des méthodes et où personne n'en entendait parler); résultat merdique. La guerre, c'est s'adapter pour atteindre un objectif politique; il faut savoir quel est cet objectif et s'y tenir. A quoi servirait de foutre l'Afghanistan à feu et à sang (enfin, encore plus qu'il ne l'est)? A rien, la situation serait pire qu'avant, la zone une poudrière, la production de came au plus haut et les Etats voisins au bord de l'explosion (y compris l'Iran et le Pakistan, ce qui amènerait des problèmes d'une autre ampleur). Résultat, tu aurais usé le capital diplomatique et politique du pays, payé longtemps le coût de l'OPEX et créé une crise monstrueuse qui coûtera bien plus sur tous les plans. Super! Mais la stratégie, c'est total ou ça n'est pas, et une armée, ça doit être adapté ou ça ne sert à rien. Et la puissance, ça s'obtient par l'efficacité réelle ET supposée, pas par le nombre de flingues en tant que tel. Et en Afghanistan, tu peux peut-être, et c'est déjà très douteux, précédents obligent, arriver à flinguer tous les insurgés à un instant T (mais ils seront vite remplacés), tu ne règleras pas le problème posé par la situation. Y faire du State building n'a rien d'angélique, c'est afin de créer un point de stabilité fort qui, dans le temps, pourra combattre lui-même les insurrections devenues, du fait de son existence et de sa coopération avec des Etats voisins plus affermis, plus marginales et gérables. Les Ricains ont foiré ça au Viet Nam et nous en Algérie, et contrairement à ce que balancent les livres d'histoire gauchistes et bien pensants, c'était avant tout en raison de mauvaises stratégies et de mauvaises méthodes au mauvais endroit et au mauvais moment. Sinon, si c'est pour avoir une armée de tueurs rarement déployés, autant économiser et ne garder que l'arme nucléaire. D'abord, si le mot soldat existe, c'est que ce n'est pas la même chose que tueur taré. Mais surtout, une armée, c'est fait pour servir: la dissuasion de l'agression par un Etat est désormais assumée par l'arme nucléaire, l'arme blindée et l'aviation et l'ensemble de nos alliances, ce qui rend ce cas de figure hautement improbable en ce qui concerne la métropole. Pour le reste de ses missions, ce doit être un outil adaptable à chaque situation, du conflit blindé/symétrique/classique/technologique de haute intensité jusqu'au State Building, en passant par les conflits asymétriques au milieu des populations, la sécurisation de régions entières, le conflit basse intensité ou la chasse crade aux insurgés dans tous les environnements. Pourquoi? Parce que la situation l'exige, parce que c'est un outil qui doit s'adapter à un objectif politique répondant aux intérêts de la nation. Et le tout au moindre coût (l'opération US en Irak est de ce point de vue un gâchis monumental et un grand dommage aux intérêts US qui ont usé leur outil et dépensé des fortunes pour un effet politique sans doute peu durable). Si tu continues à réduire la guerre à la seule dimension du combat stricto sensu, tu tombes dans le syndrôme d'Azincourt: tu veux que la guerre soit ce que tu souhaites. Le retour au réel fait très mal.
-
Une petite question: les chefs d'EM sont désormais comptables de nouveaux agrégats et de "résultats" sur leur armes. Quelqu'un sait-il sur quels critères? Efficacité d'allocation des ressources? Rendement des investissements? Efficacité opérationnelle obtenue? Par ailleurs, des objectifs un minimum clairs, voire chiffrés, leur sont-ils désormais assignés? Sont-ils responsables de la tenue ou de la non tenue de tels objectifs? Bref, les généraux sont-ils responsables de leurs actes maintenant? Au moins un minimum?
-
Batellerie et engin & moyens de débarquement
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fusilier dans Divers marine
On a une idée du besoin de trésorerie des chantiers? Somme toute, à l'échelle des budgets militaires, ce genre d'encours, c'est des petites patates: Gamelin a pris un risque légitime, mais pas au bon moment. Gageons que les élus du département sauront attirer l'attention du ministère sur l'enjeu industriel en question. C'est pas le soutien aux chantiers Gamelin qui va peser énormément. -
Tu surestimes la chose: l'absence de résultat au Jutland n'a pas précipité l'Allemagne dans des abîmes de dépression. Et surtout, dans la configuration géopolitique des Empires centraux et de leurs approvisionnements, la guerre sur mer ne change rien. Il se trouve que ma famille possède une collection complète des grands "magazines" de l'époque (en fait du début du XXème siècle jusqu'aux années 50), dont l'illustration bien sûr, mais aussi des périodiques anglais et américains; j'ai été étonné du peu d'impact du Jutland et de sa couverture relativement modeste. Le front ouest, la reprise en main des forces russes, le front italien et les Dardanelles occuppent l'attention médiatique (les opérations au Moyen Orient ou en Afrique existent à peine, si ce n'est un entrefilet ou, çà et là, quelques allusions folkloriques à la "guerre de gentlemen" dans les colonies africaines). Les fronts secondaires n'explosent médiatiquement qu'à partir du dernier tiers de 1917, sauf, fait notable, aux USA où le point de vuen'avait pas les mêmes impératifs.
-
Confirmation sur Mer et Marine Fuscking sad news: l'Europe pourra peut-être, sous la contrainte, concentrer ses programmes. Ce sera ça ou renoncer durablement à la puissance.