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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Qui fonctionne si bien et n'a aucun sureffectif bien sûr.
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Meunon, faut pas être si pessimiste! Tiens, si Morin ne fait que ça de tout son mandat (dégraisser les effectifs administratifs et trucider une partie de la paperasse), même sans rien faire d'autre, je ferais un topic rien que pour chanter ses louanges, c'est dit!
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J'entends bien, mais la perte de capacité d'envoi d'une force complète, même pour une courte durée, signifie une perte de capacité diplomatique et donc d'options de riposte ou de menace. Et je signale à tout hasard que la capacité, au moins dans le LB, est censée être préservée: - par la concentration des EMF qui indique la volonté de pouvoir mobiliser de grandes unités OTAN, division et corps. - par le renforcement des effectifs d'artillerie (entre autres) par les unités dissoutes, qui souligne encore cette volonté. Que le besoin principal soit aux batteries renforcées de GTIA, qui ici l'a contesté. Je parle de capacité maintenue de ge grandes unités comme ultima ratio? Tu coupes une de ces deux capacités, tu perds ta pertinence.
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Clairon, on sait qu'il y a besoin d'un socle de soutien fixe, surtout technique, mais aussi humain; mais l'éclatement géographique, c'est surtout près 75 implantations de régiments, pas très souvent sur de grands axes, où cette infrastructure doit être reproduite à CHAQUE fois. Si un tel socle, renforcé bien sûr, pouvait être mis en place pour gérer 1 ou 2 brigades (où les colonels ne commanderaient que le côté opérationnel), me dit pas que ce serait de l'ordre de l'impossible ou de la vision de technocrate centralisateur à tout crin. Ca existe dans bon nombre d'armées (dont l'Angleterre, la Hollande ou les USA) et j'ai pas entendu dire qu'elles s'en portaient plus mal. Que chaque bataillon ait un mini staff administratif (appuyé là sur un bon système informatique moderne) pour jouer l'interface avec le dit socle de brigade ne bouleversera pas la loi des grands nombres. De même, l'entraînement des recrues centralisé au niveau de la brigade ou de 2 brigades, ça veut dire moins de monde pour les encadrer et les former (un peu moins, pas un tronçonnage total, on est d'accord), mais ça veut surtout dire beaucoup moins d'implantations et de dilution des moyens. Pour ton exemple: je ne parle pas de faire de l'outsourcing à Bangalore ou à Montluçon, juste de créer de grosses bases avec 1 ou 2 brigades dessus et un service administratif central; et je parle pas de bases dans un rayon de 50 ou 100 bornes, mais bien d'une base proprement dite. Me dis pas qu'un tel service serait nécessairement pléthorique ou trop lointain.
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Géorgie
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Sakashpoilu est sur Canal +; le Petit Journal va t-il oser se foutre de sa gueule? S'il en vient à passer dans un talk show, c'est vraiment qu'il doit en être au 36ème dessous. -
J'entends bien, et c'est pas incompatible avec mon point de vue: quand je parle des grandes idées d'orga, je parle des axes stratégiques, le truc des sphères célestes sur lequel nos officiers passent beaucoup de temps à coups de Powerpoints, au point d'avoir développé un langage propre et surtout imbitique. Mais je faisais, point compatible avec ta vision, référence à la définition par la base: on rebâtit l'organisation par l'unité élémentaire. On peut lui fournir un cadre vague et un objectf (brigade avec une fonction définie), mais la seule chose rationnelle à faire pour l'organisation effective est de reprendre depuis le groupe de combat, c'est la seule façon de revoir un système sans trop reproduire le précédent.
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J'entends bien que le déploiement se fait par GTIA et un saupoudrage concernant au mieux quelques batteries ici ou là. Mais faut pas perdre le coeur de métier de vue: la guerre au sens le plus plein et le plus traditionnel du terme. L'affrontement maximal et symétrique doit rester une capacité, ne serait-ce que pour agir comme pur outil dissuasif: "m'emmerdez pas, je peux vous mettre un corps de bataille ultra moderne de 45 000h (30 000 + 10 000+ 5000 dans le format LB) dans la gueule si jamais il fallait en arriver là" (ça supposerait un effort financier supplémentaire de court terme), ceci dit. Ou même de 30 000h. La question est que l'ultima ratio ne perd pas sa pertinence même si on ne l'utilise pas, car il doit rester une option, ce qu'il n'est pas pour l'instant malgré toutes les affirmations de Bentégeat devant la commission du Livre Blanc: cet hypocrite maintenait qu'il pouvait assumer le format de projo maximal d'un corps unique de 40 000h pendant un an en mobilisant toutes les ressources. On en est loin. Rien que les 4 RC80 auraient du mal à envoyer plus de 5 escadrons opérationnels chacun en se saignant à blanc. Qu'un RA doive être capable de faire tourner 4 batteries renforcées à l'année en OPEX ne devrait même pas être un débat; il doit être capable, en cas de besoin, d'être déployé dans son entier dans le cadre de grandes unités (division ou corps français, division OTAN, corps européen). Un RA n'est pas un réservoir dont le but ultime est de fournir 2 batteries à l'année, plus souvent pour les mission proterre que pour assaisonner la gueule au 155 ou au Mo120.
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Je les ai ceux-là (celui sur la log d'une peloton Leclerc, celui sur les RC80 et quelques autres) et je les ai dûment lus: comment ça se fait que seule l'ABC les publie?Je connais le problème des RC80 (que j'évoque sur le sujet de micro management des unités). Pour la batterie de tir, je n'ai effectivement trouvé que quelques sources, Assaut en tête (plus quelques trucs trouvés ici où là sur des amicales de réservistes ou d'anciens). Le point est que sur cette batterie du 93ème RAM: le détachement liaison obs est-il dimensionné de façon à permettre que les 4 batteries en aient un de cette taille en même temps ou est-il unique pour un déploiement? Je me fous pas mal, au final, de l'orga compagnie par compagnie dans l'absolu, puisque l'absolu n'existe pas: - je voudrais juste avoir un niveau de certitude satisfaisant pour savoir quels sont les effectifs de chaque batterie à un instant T, si possible au quartier pour avoir l'orga "à froid". - je souhaiterais ensuite l'avis d'un artilleur sur l'effectif minimum requis, idéalement, pour faire fonctionner de façon optimale 24 tubes, dans l'état actuel des technologies. Bref, je voudrais voir un artilleur faire un exercice de style pour arriver à comprendre ce qui est nécessaire si on s'affranchit des lourdeurs et mauvaises organisations. Ca m'aiderait à piger pourquoi certains font avec 600, voire 500h, ce qu'on fait avec 800.
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C'est certain qu'il y a eu du brutal, mais on ne peut pas toujours tout faire par petits pas; il y a toujours un moment où il faut lancer un gros coup, voir ce qui merde et le corriger au fur et à mesure. Le problème de la méthode des petits pas (je ne me fais pas apologiste d'une méthode, elles ont toutes leurs défauts et leurs avantages) est que justement on ne revoit pas le système général, à moins de disposer, ce qui n'est jamais le cas, d'une énorme réserve d'argent et de volonté politique pour pouvoir intervenir et réformer pendant très longtemps dans de multiples endroits qui signalent tous leurs problèmes de fonctionnement en permanence. Le vrai problème fondamental est que la réforme de 1996 n'a pas vraiment prévu de méthode du tout alors qu'une grande tabula rasa n'aurait pas été déplacée: refonder l'armée eut été dnas l'ordre des choses. Il aurait fallu définir un format minimum et reformer les unités en ne gardant que le nom et en changeant tout le reste. C'est une vieille antienne que répètent les britanniques: ils gardent les noms des organismes et changent tout quand nous changeons les noms et gardons les mêmes organismes. Le point est qu'il existe toujours une façon simple de procéder quand on ne sait pas par où commencer: on reprend par la base. Définir un format, un champ d'action, une doctrine d'emploi, une méthode de GRH (incluant les traditions, l'entraînement, les mentalités....) et donc les matériels et l'organisation globale qui en découle, relève de choix globaux et stratégiques qui ne seront jamais bons du premier coup. Mais on sait qu'on aura besoin de bataillons, d'unités type.... Dont le format n'a rien de bien original, ne serait-ce, une raison parmis mille autres, que parce que l'OTAN et nos alliés en ont une définition assez précise sans qu'elle soit vraiment contraignante en termes de moyens d'action. Dès lors qu'on définit cela, on peut reformer le gros de l'AdT sans vraiment se préoccuper de questions trop générales: on forme une réserve de bataillons d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie.... Après on peut se poser la question, de l'organisation des grandes unités qui, franchement, n'aurait même pas du être un vrai problème. Au lieu de quoi, on a à peine modifié le schéma des divisions de la réforme Giscard et celles de la formation de la FAR: on a supprimé une grosse partie du corps mécanisé, élagué un poil les divisions restantes (en moyenne un régiment ou bataillon de combat par division y est passé, le cas particulier étant celui des bataillons de chars fusionnés dans les GC80 dont les effectifs furent siphonnés), et on les a pompeusement rebaptisées brigades en leur coupant leurs moyens logistiques organiques qui, eux, furent concentrés. Avant 1996, l'effectif combattant d'une division méca ou blindée était de 7700h maxi; celui des brigades qui leur succèdent se situe entre 6600 et 7000. Quel pas de géant! Le point est qu'on a prolongé l'existant en engageant des pros aux postes laissés vacants par les appelés, mais surtout qu'on a laissé l'orga géographique existante, tant par habitudes que par compromissions politiques purement électoralistes: je me répète sans arrêt sur l'organisation géographique, mais elle est au coeur de tout. La laisser éclatée, c'est multiplier les structures, et donc les postes de commandement aux petits pieds, les effectifs redondants de service et soutien, les surdépenses de déplacement au moindre entraînement et à chaque projection, l'absence de concentration des moyens et de l'effort de maintenance et d'entretien, les structures administratives.... Tout est lié à cet éclatement physique. Cet éclatement laisse trop d'occasions de continuer les mêmes processus, les mêmes attributions, les mêmes copinages.... Qui est le con qui a décrété qu'un chef de corps ne devait rester que 2 ans en place? Ou qu'à peu près n'importe quel officier resterait rarement plus longtemps que ça au même poste? L'organisation géographique justifie les lourdeurs, et pire encore continue de les encourager. La seule solution que je peux voir est de trucider les promos de Saint Cyr sur quelques années (et hop pour Stratège/Patriote Inquiet): on les divise par 3 ou 4 pendant 5 ans avant de retrouver un rythme qui atteindrait au maximum la moitié de l'effectif actuel d'une promo. Parallèlement, on dégage par le haut; jadis, on aurait pu créer des fournées de maréchaux :lol:, mais là, il faudrait se contenter de les dégager sans leur laisser toutes ces conneries abusives (bureaux, véhicules d'ordonnance....), au besoin avec un viatique pour faciliter le deal et éviter les actions bureaucratiques discrètes et multiples. Il faut tarir la ressource pour les forcer à se réorganiser; et sans doute même créer la pénurie pendant un moment. Le problème d'une politique des petits pas est qu'elle laisse un poil trop le temps de s'hébituer et de s'adapter à ceux qui squattent un système: faut parfois passer au traitement de cheval (et sans Morin :lol:) pour que l'organisme puisse se réinventer. Forcer l'AdT à ne garder que 8 ou 9 grandes bases maximum (un peu plus de petites implantations), contraindre dramatiquement les postes d'officiers et limiter les effectifs d'officiers dispo. On verrait alors comme par miracle l'administration se rationaliser sans ordre du politique, et sans doute qu'une ou 2 brigades supplémentaires naîtraient (ça crée quelques postes en plus) de nulle part à effectif global égal.
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C'est certain qu'on est encore dans une armée à structures de conscription: je vois même pas à quoi peuvent servir les 3/4 des effectifs d'une CAS/CBI, l'essentiel de ces fonctions pouvant être centralisé, et plus encore concentré pour plusieurs unités. Ca frise la démence. Mais s'il y a un truc que j'aimerais vraiment savoir, c'est où se trouve les responsabilités: ce système garantit avant tout que tout le monde puisse couvrir son cul et ne rien assumer. Et à force de dire que c'est rien que la faute aux EM et aux politiques (ces derniers avant tout par ignorance, triche sur les budgets et je m'en foutisme), ça me plairait bien de pouvoir préciser un poil ce que ça veut dire, surtout chez les officiers. Surtout parce que ça continue....
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C'était pas moi, mais un vil personnage ayant recyclé mon avatar à la chinoise :lol: (copié en plus petit et moins bien ;)). Mais je l'aurai un jour, je l'aurai (air connu). J'en profite pour étendre un peu mes interrogations sur l'artillerie à nos unités en général, par voie de comparaison avec d'autres pays: - nos régiments Génie me semblent les plus adaptés en format, quand on compte à part, encore, ces satanés CBI/CAS: ils tournent autour de 650-700h en moyenne, là où un RG anglais est autour de 550h, mais avec un escadron de moins (eux ont des squadrons et des companies dans le génie): ils n'ont pas l'équivalent de la compagnie d'appui dans un RG combat (c'est pourtant salement utile de l'avoir de façon organique aux côtés des 3 Cies), et leur comapany/squadron de commandement n'a pas les unités spécifiques qu'ont nos CCL (plongeurs démineurs....). - nos Rgts Leclercs (vaste sujet) sont sous-dimensionnés au regard de leur parc de chars et autres véhicules, ce qui limite leur capacité de projection, surtout en configuration maxi (les 80 bestioles, en cas de conflit majeur). Ils ne peuvent fournir au maxi qu'un RC 53, ou un RC40 plus 1 escadron (2 en tirant un peu), et encore en annulant tous les cycles et en ne laissant que des réservistes et la CAS pour tenir la maison. Sans tenir compte des absences normales (maladies, indispo, inaptitudes, désertion; les stages et permissions sont annulées en config maxi), ils auraient besoin de 100 à 150h de plus, pour un total optimal, CAS comprise, de 1300h. Je ne sais pas quels sont leurs problèmes de gestion interne et leurs sureffectifs propres, mais je sais que l'ABC est sans doute la mieux gérée de ce côté. - Exemple de l'ABC efficace (ça me fait mal de dire ça): les RC 48 qui, avec 800h (870 maxi), semblent les mieux ajustés aux besoins. On m'a dit que 850 serait au poil pour eux, mais c'est déjà pas mal. Note pour l'EMAT: si vraiment le 3ème Hussards doit être dissout (et je m'élève énergiquement contre cette indignité), dispatcher ses effectifs dans les RC80 ne serait pas du luxe. Pour recoller au sujet et retrouver mon postulat de départ, je constate qu'on arrive souvent à la même conclusion: le nombre de postes et d'échelons de commandement, la fermeture plus ou moins avouée du corps des officiers, avant tout dans les hauts grades, les chapelles.... Mais n'oublions pas aussi cet absurde éclatement géographique qui impose une CAS pour chaque unité, qui plus est gonflée par de nombreux effectifs rendus nécessaires par l'isolement, l'éclatement des achats, le gaspillage de fric dans le moindre transport pour fins d'entraînement, les logiciels antiques, les modes de gestion absurdes et dépassés, l'irresponsabilité générale des officiers dans cet aspect du business, la somme de paperasserie exigée, les échelons administratifs.... Tout cela est vrai, mais concerne surtout la CAS/CBI, encore une fois. J'essaie de visualiser ce qui justifie que l'effectif projeté soit chez nous supérieur en général (surtout dans l'infanterie et l'artillerie) à ceux d'autres nations, à nombre de combattants égal (je fais donc abstraction et écarte du compte notre chère 4ème Compagnie de Combat). De quoi, en OPEX ou dans un schéma de projection maxi, s'embarrasse t-on dans le fonctionnement des échelons de commandement, d'administration et de log, dont les autres ont su s'affranchir? N'est-il question que de technologie et de matos que nous remplaçons par une pléthore de bonshommes plus nécessaires l'arme au poing? Là je ne parle strictement que de ce qui est nécessaire (et il faudrait peut-être faire un régiment fictif type) pour faire combattre 1 RI à 4 Cies (de 4 sections ;)), et 1 RA à 4 batteries.
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Ca c'était peut-être dû plus simplement aux disponibilités des différentes batteries dans un schéma de déploiement OPEX déjà certain: faut aussi savoir que les RA brits, s'ils ont une gestion centralisée et simple au niveau de l'unique Royal Regiment of Artillery, ont des batteries très autonomes, pas nécessairement encasernées au même endroit. Donc la question serait de savoir si le 3 RHA à Bassorah était au-dessus de ses effectifs, ou bien si, à effectifs équivalents, il était composé de plusieurs batteries piquées ici où là parce que que certaines des siennes étaient ailleurs. Sans compter d'autres raisons possibles: - un léger sous-dimensionnement reste possible pour le cas d'un déploiement majeur (rappelons-nous nos propres problèmes sur les formats de certains régiments, tout à fait aptes à déployer des composantes de 2 GTIA à l'année, mais pas d'armer leur effectif de combat au complet sans disruption majeure, sinon totale, des cycles): les absences, stages, indisponibilités, inaptitudes, désertions et insuffisances de recrutement ponctuelles sont peut-être mal évalués dans la British Army, au point de créer des manques ponctuels. Mais nous avons les mêmes problèmes, et parfois avec des effectifs plus importants. - le besoin à Bassorah n'était pas de la destruction traditionnelle, mais dans bien des cas de l'appui d'artillerie précis dans un contexte urbain (COIN), nécessitant peut-être, dans ce contexte particulier, des opérateurs et observateurs supplémentaires pour la reco, la recherche d'objectif, l'observation.... Voire aussi pour intensifier le train de munitions et matériels (je connais mal les lignes d'appro à cet endroit et à ce moment). - comme l'appui aérien a récemment beaucoup structurellement manqué, et manque encore, de FAC, l'artillerie manquait peut-être d'observateurs suite au développement de son rôle dans des opérations COIN. D'où un éventuel renfort ponctuel dans l'attente de renforcements plus permanents. Dans tous les cas, je doute que si l'effectif global a augmenté, il ait dramatiquement augmenté: s'il a passé la barre des 600, ça laisse encore une putain de marge à nos propres RA et à leur effectif pléthorique.
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Je le précisais un peu plus haut: Tu pourrais préciser un poil, même en utilisant les effectifs d'un seul RA sans en déduire qu'il représente toute l'arme? Juste un petit DUO d'une unité que tu connais, grosso merdo (j'ai pas de smiley aux yeux doux et humides pour exiger cet effort en toute innocence, mais c'est l'idée ;)).... Parce que là j'avoue mal situer tes échelons de commandement en trop (on sait toujours qu'il y en a trop, on sait juste jamais où ils se planquent sauf dans sa propre unité). J'avoue être plus que choqué par la disproportion des effectifs entre l'effectif combattant d'un RA britannique (autour de 500 gusses) et celui d'un RA français (autour de 800-850 gusses), pour un même nombre de pièces, et tant que j'arriverais pas à m'en expliquer les grandes lignes, j'avoue que je risque de radoter sur ce topic tellement ça m'emmerde. Je peux reprendre la question autrement et arrêter de te faire chier: que faudrait-il, dans notre environnement technologique actuel, pour mettre en oeuvre 24 pièces de 155 (Caesar, pour prendre un exemple avec un nombre de servant bien fixe par pièce) dans de bonnes conditions? Combien d'hommes dans une batterie de feu, et quel effectif hors des batteries de feu? Je prends le modèle britannique en référence: à ma connaissance, leur artillerie n'est pas jugée comme merdique et chaque bataillon marche avec 30% d'hommes en moins. Qu'en penses-tu? Enfin, Max, que penses-tu de ma question de fin de post, un peu plus haut?
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Clairon, tu sous-estimes le déploiement d'un RA: 1 batterie aurait ses 8 Caesar, plus 2 VAB PC de section (2x3h) et un PVP. Mais elle a aussi un détachement liasons et obs (3 VAB-VOA, 1 VAB PC et 2 PVP), un PC de batterie (8 camions, 1 PVP), 1 section de reco (3 VAB, 1 PVP, 3 ou 4 motos) et 1 section défense et logistique (2 camions, 3 TRM munitions, 1 TRM matos, 4 VAB-Mo120, 1 PVP). On doit être plus proches des 120à 125h. Et dans le cas des TRF-1, on tourne autour de 140-150h facile. Pour la BDO et la BCS, je manque d'estimations fiables. Mon point est que le RA britannique moyen ne dépasse jamais les 500 à 550h (pour un schéma à 3 batteries partout, que ce soit pour les AS-90, les 155 tractés, les 105 ou les RAA) là où nous n'avons pas un RA dont l'effectif de pur combat, nécessaire au déploiement maxi, soit inférieur à 700-750, et plus généralement proche de 850. Donc je m'interroge et me demande: "où ça merde"?
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On a déjà parlé du 124 sur un autre sujet: on en aurait largement besoin, surtout si NS souhaite vraiment mettre en place une capacité de projection d'une brigade en quelques jours. Ca a beau être la BP, un gros porteur serait pas du luxe, surtout avec l'alourdissement général des matos. Et ça ferait pas de mal de pouvoir déplacer un escadron Leclerc par air, si besoin était. Mais le 124: - n'est pas dans le sujet - est quand même dans une gamme de prix (200 M$) appelant à une organisation bien pensée de l'investissement vu qu'il en faudrait bien 5 ou 6 au minimum - est lent à produire, surtout dans l'état actuel des industries aéronautoques russes et plus encore leur désertification par les personnels qualifiés En attendant, l'Il-76 serait quand même un putain de progrès à moindre coût (autour de 50M$ la pièce), avec une capacité de 60t sur 4000 bornes. Ceci dit, les querelles diplomatiques avec Moscou s'éclairciraient, au moins sur ce sujet, si Paris commandait 5 ou 6 AN-124, une dizaine d'Il-76 et une trentaine de Mimiles. Qui croit que Moscou dirait non (plus exactement, qui croit que la fierté nationale l'emporte sur la vénalité et l'intérêt immédiat bien senti)? Pour le reste, je doute que ça emmerde beaucoup Washington qui aurait bien plus de raisons d'objecter aux apports technologiques de Thalès sur les produits russes qu'à un achat de hardware. Ils le feraient pour la forme, et guère plus. Tu connais un Etat qui ne soit pas un mauvais payeur? Je ne parle pas des pays pétroliers qui n'ont d'Etat que le nom (ce sont des territoires féodaux régis, ou plutôt tenus, par des familles et des clientèles, en aucun cas des Etats au sens moderne; la majorité des armées et des achats militaires est là pour entretenir un secteur d'activité et acheter une partie des élites, en aucun cas pour faire la guerre, ce dont elles sont incapables). J'ai une question ceci dit: à quoi pourrait ressembler l'emploi du mimile dans notre schéma doctrinaire et capacitaire de projection? Il serait obligé de se transbahuter par lui-même, vraissemblablement, c'est-à-dire rallier l'Afghanistan, le Tchad et la Centrafrique, la Côte d'Ivoire, le Kosovo et le Liban par ses propres moyens. Pour les rotations, est-ce pertinent? Et sur place, comment l'emploierait-on? Y'a qu'en Afghanistan que j'arrive à imaginer son emploi (au Liban, j'ai du mal :lol:). Mais plus encore, dans le cas d'une nouvelle crise, comment fonctionnerait son déploiement? Il débarquerait de France dans la première vague? Il n'arriverait qu'après et servirait à ventiler les effectifs sur un théâtre?
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Non justement: au moment où MAM était Mindef, on disait qu'elle (en fait le clan chiraquien) essayait de "sécuriser" au maximum le PA2 (par la commande des catapultes, le versement du ticket d'entrée aux British....), mais en aucun cas on a parlé de sanctuarisation, parce que le Mindef ne pouvait le garantir.
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La rationalisation en cours via les bases de défense et un certain fric mis sur les infrastructures administratives devrait pas mal améliorer ça, on l'espère, mais on est d'accord, c'est juste une question de moyens, mais aussi un peu de remise en cause de certaines chapelles administratives et de modes d'organisation. A cet égard, le témoignage le plus terrible que j'ai eu était celui d'un copain appelé vers 1995, et non une expérience personnelle (et j'ai pourtant vu quelques niveaux de connerie monumentaux). On espère juste que des bases de défense permettraient de voir un seul service gérer l'administratif d'une brigade entière, je vois pas de contradiction. Mais je le dis encore, ma question concerne purement et simplement les effectifs de combat où là aussi nos RA m'ont l'air pléthoriques par rapport aux bataillons US (une batterie de 6 ou pièces ne dépasse jamais les 100h, les deux batteries Cdt/technique et log cumulent grosso modo 250h, soit un total dépassant rarement les 600-650h). Il faut comparer ce qui est comparable, certes, mais justement, à un point, la comparaison est souhaitable: on déploie 24 ou 32 pièces, pourquoi dans un cas on est autour de 900h déployés, et dans l'autre autour de 600? Là, les effectifs administratifs, d'instruction, de soutien fixe.... Ne rentrent pas en ligne de compte. Le Caesar va dégager du monde dans les équipes de pièces TrF1 qui vont être réduites de moitié, mais aussi tout bêtement par l'arrivée du GPS en série qui va dégager les effectifs des VAB VIT et autres radars d'intervalles dont l'utilité disparaît. Ca fait du monde en moins, pourtant les effectifs des RA ne sont pas appelés à réduction et sont même renforcés par ré-aiguillage de certains effectifs issus de RA dissouts. Quelqu'un comprend? Navré d'insister Max, mais j'essaie juste de comprendre ce dont on a besoin pour faire cracher avec pertinence et rapidité 24 ou 32 pièces de 155, continuer à emmener la double dotation de Mo120, et pourquoi certains semblent pouvoir le faire avec 20 à 30% d'effectifs en moins (sans compter les effectifs administratifs et de soutien en tout genre; encore une fois, je ne parle que des effectifs projetables). Le modèle US est là avec bien moins de monde (mais aussi les Brits): environs 600 gusses dans un bataillon. Je comprends bien que des automoteurs comme le NLOS, le PzH2000, le Paladin ou l'AuF1 nécessitent moins de monde qu'un canon tracté, mais l'effectif des sections de tir pèse au final assez peu dans l'ensemble (192 hommes pour 24 TRF1). De même pour les MLRS ou le Caesar. Tous ces trucs fonctionnent avec des équipages de 3 ou 4h. Ma question est alors: où va le reste? Je ne peux comprendre qu'une partie dans une batterie de tir proprement dite. Mais je vois par exemple que nos batteries de tir sont un poil plus lourdes, mais surtout que nos BCL (y'a bien que la BCL et les Batteries de Tir dont on ait besoin pour aller tirer? Appelons ça le bataillon d'artillerie, l'effectif combattant proprement dit) le sont bien plus. Les nouveaux bataillons US des Brigade Combat Teams sont resserrés et tendent vers le modèle à 2 batteries de 8 pièces pour les Heavy et Infantry Brigades (les Infantry Brigades étant à 2 batteries de 105 tractés), et à 3 batteries de 6 pièces pour les Stryker Brigades (des 155 tractés). Ces bataillons comptent des batteries tournant autour de 100-120h, et une H&HB (Headquarters and Headquarters Battery) qui ne dépasse pas les 150-160h, soit un total allant de 400h (en comptant large) pour celles à 2 batteries, à 500 et quelques hommes pour celles à 3 batteries. Comprends ma stupeur quand je compare aux nôtres qui, selon ce modèle, ne devraient pas dépasser les 600 à 650h (grand maxi en poussant à mort) avec leurs 4 batteries.On est loin du compte, même en écartant totalement la BCS. Et j'ai aussi du mal à piger exactement ce qu'est la BO en terme de déployabilité (c'est la Batterie de Commandement et Logistique, ou un équivalent?). De même pour la BM qui a l'air très séparée du tout. Dans les Fire Brigades spécialisées de l'US Army (1 bataillon d'obusiers en rab, et 2 de HIMARS ou MLRS), les bataillons ne sont pas plus gros. Les bataillons d'artillerie de l'USMC, plus pléthoriques (notamment par l'omniprésence de l'artillerie tractée, même s'il s'agit du M777 qui n'a besoin que de 5h), ne dépassent pas les 650-700h avec leurs 4 batteries de 6 pièces; et leurs bataillons HIMARS (1 par régiment d'artillerie à 4 bataillons) sont même plus petits (sans doute parce qu'ils sont en 3 batteries de 8), avec environs 550-600h. Enfin, je terminerais par une question assez con: l'évolution technologique actuelle permettant plus d'autonomie des sections de tir (positionnement, mobilité, ciblage, coordination, liaisons rapides pour le rens....), quelle taille de batterie peut sembler plus pertinente entre les modèles à 6 ou 8 pièces (à effectif inchangé de 24 pièces)? Cette autonomie peut-elle même changer plus radicalement l'organisation de l'artillerie. Je comprends bien que la limite reste avant tout le soutien (munitions avant tout et soutien de l'homme), mais aussi la proximité d'unités d'observation, de protection et de rens qui soient dédiées en propres aux sections de tir. En gros, il vaut mieux 4x6 ou 3x8, compte tenu des moyens et des capacités des technologies actuelles? Il m'avait semblé que le mouvement était à l'autonomisation croissante des sections de tir (plus de rayon d'action autonome, champ de vision plus grand, portée accrue, souplesse d'emploi, mobilité, environnement informationnel....).
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Les Fuscos sont fous? Je croyais qu'ils étaient juste naturellement malformés (et non mal formés) au niveau des doigts de pieds.... C'est marrant d'ailleurs que les paras n'aient pas cette réputation (note, ils en ont d'autres) alors que ce sont des gens payés pour sauter d'un avion en parfait état de marche.... Enfin façon de parler en ce qui concerne nos avions de transport :'(....
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[Belgique]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
T'as pas peur des contradictions!!! Décréter qu'un éventuel rattachement ressort du rêve et suggérer qu'on est dans une Europe tendant à l'unification, ce qui relève du délire et de la vogue actuel des voeux pieux qu'on se garde bien de réaliser.... Sans cautionner les délires de certains sur la situation belge, j'utiliserais des remarques plus pertinentes et réalistes pour contrer leurs arguments. Parce que le coup de l'Europe, là.... -
Merci pour l'exposé ;). Mais c'est vrai que je cherche le DUO, même théorique d'un RA; je connais leur extrême diversité. J'ai juste besoin, en fait, de savoir quel est l'effectif (général et détaillé) nécessaire à la mise en oeuvre opérationnelle d'un RA à 3 ou 4 batteries de tir, savoir combien de gusses et de matos il faut pour déployer et faire tirer 24 ou 32 tubes dans un déploiement: la batterie des opérations et la BCL m'intéressent particulièrement parce que je n'arrive pas à vraiment décomposer leurs mécanismes et à déduire un schéma général de leur fonctionnement là où c'est étrangement plus clair dans le cas de l'US Army où un bataillon d'artillerie à 24 pièces comporte au maxi 700 hommes. Nos RA me semblent pléthoriques en comparaison. De même, La BCS, comme les CAS/CBI de l'infanterie, me semblent terriblement redondante, mais c'est plus du à la répartition géographique des unités, à l'absence totale de concentration. Pour les batteries de tir, le schéma est un peu plus clair, mais en comparaison de l'infanterie, j'avoue me perdre un peu dans le fonctionnement des sections et les fonctions des différents systèmes, et donc les effectifs nécessaires là encore. Je sais que l'organigramme va encore changer avec l'arrivée du Caesar et de son équipage réduit (par rapport aux équipes de TrF1), mais aussi avec le renforcement des régiments par l'arrivée de personnels issus des unités dissoutes, sans compter même la réforme administrative via les bases de défense. Mais mon besoin concerne en fait juste la partie mise en oeuvre: si je veux déployer et faire tirer les 24 ou 32 pièces, que me faut-il réellement? Pourquoi un tel décalage d'effectifs avec un bataillon d'artillerie US ou anglais à l'orga apparemment plus simple (et facile à trouver :lol:)? Mais je regrette pour le reste: historiquement, les artilleurs sont fous, héritage culturel du XVIème siècel où la nouveauté de l'arme impliquait un caractère d'aventurier érudit pour les maîtres artilleurs, surtout dans les grandes compagnies de mercenaires. Un fou savant est devenu la figure de l'artilleur. La dernière représentation de cette figure que j'ai pu voir en fiction est le merveilleux personnage de lieutenant d'artillerie joué par Maxime Leroux dans le Dien Bien Phu de Schoendorffer; celui qui délirait sur le fait de balancer Newton sur la gueule des Viet Minhs :lol: et refuse d'exécuter des ordres cons. Mais je pourrais citer beaucoup de figures excentriques liées à cette image de l'artilleur. J'en ai même croisé un, même s'il n'était qu'un peu haut en couleur. Mais j'aurais pas confiance dans un artilleur totalement sain d'esprit, question de tradition et de coquetterie. Bien sûr un tel artilleur ne pense pas être fou, mais bien être le seul sain d'esprit au milieu d'un océan de tarés :lol:.
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Honnêtement messieurs, c'est un topic que j'attendais sans le savoir: j'essaie depuis quelques temps de faire un chiffrage global d'unités de combat complètes et la ressource manque toutes les 5 minutes, même si mon fichier excel commence à être assez étoffé. La quantité invraissemblable de matos variés est effrayante. Le moindre prix de véhicule et de ses différentes versions est apprécié, croyez le bien.
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Je suis navré d'être dans une de mes fixettes, mais je lance encore un appel pour savoir si quelqu'un pourrait me décrire l'organisation d'un RA par le menu (effectifs, composition, organigramme chiffré, matériels, véhicules), particulièrement les BCL et BO.... Désolé d'insister mais c'est un besoin pour un remue-méninges personnel. Max est particulièrement concerné par ma demande, vu son affinité assez évidente pour l'arme savante ;). Aussi une petite question suite à une discussion de l'année dernière avec un lieutenant d'artillerie: il me disait que le Caesar ne pouvait remplacer totalement le TrF1 en raison du support lui-même et de son déploiement, le châssis de camion ne pouvant être déployé de façon aussi souple qu'un canon tracté? On a passé vite dessus, mais j'y ai repensé récemment: il parlait juste histoire d'avoir l'air malin à votre avis, ou y'a t-il vraiment une différence? Parce qu'à part le transport par hélico, je vois pas, la bestiole devant toujours être amenée à un point de tir, même particulièrement acrobatique, généralement par camion, voire par sa petite propulsion autonome. Et le TrF1 n'est pas vraiment un truc facilement transportable par hélico, surtout avec notre inventaire sans unité lourde.
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Philippe, je sais (me casse pas mes petits délires, même si je sais que ce ne sont que des délires :'() que le SCAR ne deviendra pas une dotation régulière en France. En revanche, le HK a sa fenêtre tout d'un coup (l'Afghanistan fait effet). Je profitais juste du sujet pour, outre poser mes habituelles questions de prix, souligner que le Famas FELIN n'était plus aussi inévitable qu'il y a quelques temps.
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Je vais retourner sur mes vieilles lunes, mais quelqu'un a une idée des prix moyens d'un SCAR dans ses différentes versions, maintenant qu'il commence à être acheté en séries importantes? Je ne peux m'empêcher d'espérer le voir arriver en ligne, lui ou le HK 416/417: la commande de 1800 HK plus la présence déjà confirmée du SCAR dans certaines unités spéciales peut-elle sembler un réel prélude à une réorientation? Pour ce qu'on en sait, le FAMAS FELIN n'est pour l'instant qu'un proto avec peu d'échos satisfaisants (de même que pas mal d'éléments du FELIN dont, du coup, l'introduction est retardée parce que ça s'est un peu trop vu). Aucune ligne de prod n'a été mise en branle pour retripoter le parc existant, et plus encore, on ne sait rien de ce que coûtera ce retripatouillage à grande échelle. On peut dire bien des choses contre notre actuel Mindef, mais un certain réalisme financier s'est introduit, chose nouvelle, tel un vil prédateur sexuel, dans la douillette intimité de nos programmes d'armement. A un degré ou un autre de l'administration, qulequ'un a peut être tout simplement pris une calculette et regardé si cette connerie de Famas FELIN coûterait plus ou moins cher (à l'acquisition, mais aussi à la possession sur une période donnée, en comptant l'usure, la fiabilité....) qu'un batch de FA récents, au moins pour l'infanterie et quelques autres unités (sections de protection et de reco dans l'artillerie, la Log et l'ALAT, unités de Génie Combat....). Après tout, qui sont les lobbyistes du Famas? Y'a même plus d'industriels nationaux pour le soutenir, aucun soldat ne le pleurera aujourd'hui, le spolitiques s'en tapent et il ne coûte pas moins cher qu'un autre (quoiqu'il faudrait vraiment savoir combien coûtera son re-engineering pour le FELIN). Et la lunette FELIN peut aussi bien aller sur un SCAR ou un HK. Quelqu'un peut me dire si je délire tout haut?
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Impératif: aller au musée de l'Empéri à Salon de Provence. Château magnifique, paysage fabuleux, collections extrêmement riches, belles et cohérentes (c'est pas un fatras hétéroclite). On trouve pas mal d'époques, mais l'accent est avant tout sur la période napoléonienne, avexc un inventaire sans équivalent (même au Musée de l'Armée).