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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. 60 millions de livres? Ca fait 90 Meuros pour 3 navires! La moitié de l'OPV néerlandais en somme. Mais on ne peut rien comparer tant qu'on n'a même pas l'idée d'un début de prix de la gamme Gowind nouvelle mouture....
  2. Tancrède

    Micro management des unités

    Merci de commencer. Mes interrogations concernent en fait ce domaine de l'organisation générale, donc les 200h en moyenne par Rgt qui ne sont pas projetables, mais aussi les 900h projetables. Pour le premier et principal aspect, ces 200h -on reste à la louche- se répartissent entre la base et les formations. Je crois que le chiffrage général des recrues en formation est de 15 000h pour toute l'AdT. Je m'avance à pas menus sur ces chiffrages que je connais mal: ce chiffre de 15 000 concerne sans doute aussi les formations ultérieures. De même, il faut relativiser la comparaison simpliste avec la British Army qui, si elle compte 107 000h, ne compte pas ses recrues à l'entraînement et ses formations diverses (autour de 11-12 000). Bref, on a un volet de 200h dans chaque unité. Mes premières questions concrètes concernent l'organisation de l'unité de base: y'a t-il une moyenne d'effectifs en tenant compte de la variété des unités? Sont-elles organisées correctement ou ont-elles des sureffectifs? Une unité de base actuelle peut-elle gérer plusieurs bataillons? J'ai des idées de réponses, mais elles sont fondées sur une documentation et des connaissances trop parcellaires, donc à ce stade, je me méfie de mes opinions. Enfin, je commence à m'interroger sur l'organisation interne des effectifs projetables; en tenant compte d'une réflexion repensée, de nouvelles technologies, de meilleures formations.... Est-il envisageable de voir des effectifs décroître en conservant le même nombre de flingues alignés? Je pense avant tout à la CCL et aux sections PC. Je n'ai pas assez réfléchi au sujet pour repenser des formations de combat, mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a des trucs à revoir. Ceci dit, Fusilier, les bataillons anglais sont plus réduits: une CC en moins, des sections moins nombreuses. La comparaison ne vaut donc qu'à effectifs quaternarisés, donc je porte le bataillon anglais aux alentours de 850-860h, en ajoutant une CC. Du coup, je me dis qu'une unité de base devrait pouvoir gérer en moyenne 3 bataillons (plus un bataillon de réserve éventuellement), dégageant ainsi 1/3 de leurs effectifs vers des tâches plus utiles, du moins pour les personnels militaires (des unités de combat, donc). De même, les personnels de formation, si celle-ci était centralisée, retourneraient sans doute pour les 2/3 d'entre eux dans des unités de combat. Tous les régiments n'ont pas les mêmes effectifs dans ces unités de base, loin de là, mais il y a effectivement bien autour de 80 unités qui tournent autour du millier d'hommes à quelques patates près, donc reposant sur cette proportion de répartition base/projetable. Au minimum, cela nous donne dans les 8000h dont le tiers garderait le métier de base; restent entre 5 et 6000h, soit une brigade. Bien sûr, là-dessus, il y a des civils, mais il y a pas mal de monde à écluser par ailleurs. Note: je décrète, sur ce topic, que le terme "bataillon" désignera l'effectif projetable de 900h. C'est juste ridicule d'appeler "régiment" une unité de combat de moins de 1000h qui n'a pas au moins deux unités tactiques de manoeuvre. Et la compagnie n'en est pas une, sauf pour les politiciens et Etats-Majors amateurs de saupoudrage. D'ailleurs je me pose une autre question: en ce moment, on est doucement en train de casser le cycle des 16 mois en faisant passer les périodes de projection de 4 à 6 mois. Entre autre chose, si cela devient la règle (ça l'est devenu pour l'Afghanistan, et y'a peu de chances que ça ne se formalise pas ailleurs), l'effectif projetable à l'année de la France va passer de facto de 25-30 000 (un tiers de l'effectif théorique projetable) à près de 40-45 000. Après bien sûr, cela dépendra des moyens dispos, des transports, de l'équipement et des dispos suivant l'effectivité de la réforme, mais c'est grosso modo l'idée. Sur un contrat opérationnel de 30 000, les tensions opérationnelles liées aux cycles de projection devraient donc mathématiquement s'atténuer, du moins pour ce qui concerne les hommes. Cela pourrait constituer un topic en soi, mais mon point ici est de montrer que la structure quaternaire, au départ liée à ces cycles (notamment par le fait de ne projeter que des GTIA de tailles diverses faits d'un mécano de compagnies), a vraiment moins de justifications; la piste suivie semble être de projeter les bataillons dans leur entier, ce qui élimine le problème, du moins pour les missions type Afghanistan. Mais je me demande du coup s'il ne serait pas plus judicieux, dans le cadre de la reformation de régiments à bataillons, de repasser en structure ternaire. Pour l'infanterie, ça libèrerait d'un coup 20 compagnies, soit de quoi former 5 bataillons à 3 CC et une CEA (et Dieu sait qu'on a assez d'officiers et de personnels de combat éparpillés pour faire des CCL). Mais plus encore, si on dégage 2 compagnies base et instruction sur 3 et tous les personnels d'instruction en unités, comme décrit plus haut, on a largement de quoi former 2 brigades d'infanterie avec une forte colonne vertébrale de personnels de combat expérimentés (les 20 compagnies plus les personnels d'instruction) qui réduiront le temps de gestation et de rôdage de ces unités. Ce ne serait pas une création ex nihilo de nouvelles unités, lente et chère, qui prendrait au moins 6 ou 7 ans. Surtout qu'on pourrait ajouter à ces unités pas mal d'effectifs expérimentés dégagés des régiments de génie, d'artillerie et de logistique dissouts par la réforme dans les 4 années à venir (dont de purs fantassins et troupes de contact: équipes d'observation d'artillerie, sapeurs, fantassins de convois....). J'ajoute en point de détail que le 3ème Hussard au sort incertain s'inscrirait bien dans ce mouvement en ajoutant 900h parfaitement entraînés pour accroître le ratio de personnels expérimentés dans ces 2 nouvelles brigades. Au final, je parle d'une réforme qui n'empêcherait en rien la diminution de format global. Elle allègerait au final assez peu les unités de mêlée (maxi 1000h par brigade, répartis sur chaque régiment), surtout si celles-ci sont déployées par unités complètes et sur une base de 6 mois, et elle donnerait plus de souplesse et de marge de manoeuvre à l'armée en créant 2 brigades complètes de plus, dont une bonne part d'effectifs supplémentaires. Au global plus d'effectifs de combat, surtout dans une infanterie appelée, même par les connards du LB, à être plus sollicitée. Et ce sans impacter la diminution d'effectifs de l'AdT dans ses personnels de soutien. Le ratio combat/soutien s'accroîtrait même sensiblement plus vite. Quelqu'un voit une faute dans le raisonnement?
  3. Ca faisait longtemps que j'avais pas lancé un sujet orga.... Enfin quelques semaines. Je m'interroge en fait actuellement sur l'organisation idéale des régiments/bataillons, ce qui pourra à terme permettre à nos chers modos maniaques des fusions/acquisitions, de fusionner ce sujet avec un autre que j'avais créé sur la carte des unités, même si ce topic était plutôt lié à la symbolique, à l'organisation territoriale et aux noms de régiments. Les Britanniques ont des bataillons à 3 CC, 1 CEA et 1 CCL (j'utilise les équivalents français pour aller vite) totalisant autour de 700h. Si on les quaternarisait, ils taperaient au maxi autour de 840h, leurs CC étant plus petites (je crois). Eux sont des structures purement opérationnelles et projetables, groupées dans des régiments administratifs territoriaux, la formation ne les concernant pas. La moyenne de nos régiments de combat, avant tout d'infanterie, tourne autour de 1100h pour un maximum de 900 à 920h projetables, ce qui amène mes questions à ceux qui peuvent avoir l'expérience ou la connaissance du management des unités (ma petite expérience en kaki n'a pas été jusque là): - une partie des effectifs fixes est bien sûr liée à la structure de régiments à 1 bataillon, qui multiplie des structures qui pourraient être mutualisées sur plusieurs bataillons. Quelle économie pourrait être faite, en hommes et en fric? combien de bataillons pourrait gérer la base d'un régiment actuel (j'ai, comme beaucoup, été effaré de la faible activité de pas mal de monde)? - y'a t-il des possibilités, considérant les technologies, moyens et formations actuels, de réduire des effectifs administratifs de l'unité, de minimiser les personnels non combattants.... Bref, d'alléger la structure, tant dans les effectifs fixes que dans les projetables? - il y a bien sûr la question de la disponibilité réelle des effectifs, mais qui est plus liée à des questions d'entraînement, de motivation, d'occupation, de rémunération, d'encadrement.... - à la louche, quel effectif pourrait être ainsi libéré sur l'ensemble des unités? J'avais entendu des échos allant jusqu'à 2 brigades, chiffre certainement exagéré, mais l'équivalent d'une brigade était un juste milieu récurrent. - quel niveau d'économie pourrait-on atteindre (j'avais un genre de compta analytique d'un RI type, mais je l'ai paumée)? Et avec une concentration géographique des unités? Bref, commentez, critiquez, proposez....
  4. Quelqu'un comprend t-il quelque chose? J'ai entendu que l'Etat entendait engager près de 130 milliards d'euros dans l'industrie/la réindustrialisation du pays; à quel point est-ce de l'intox et du grand vent? Je place cette remarque ici puisque dans la gamme des relance volontariste de l'industrie nationale, la demande publique, et avant tout militaire, a toujours fait partie des premiers moyens à côté de l'investissement direct dans des entreprises. Le point est que sur le plan politique, faire de la commande militaire dans ce genre de période n'est pas forcément très populaire (et qu'on a un président très attaché à cet aspect des choses) mais qu'on réserve des crédits assez conséquents pour maintenir un projet dont on ne sait pas encore s'il verra concrètement son aboutissement. J'ai plus que beaucoup une énorme absence d'illusions sur la classe politique, mais quand des sommes, surtout de cet ordre, sont impliquées, surtout quand il s'agit d'un domaine dont tout le monde se fout sur la place publique et l'arène politique, ça veut dire quelque chose: y'a pas de "points" à gagner pour un hommes politique là-dedans. Et qu'en est-il de l'état de la commande des catapultes? A t-elle été annulée purement et simplement, ou mise en attente?
  5. Puisque Philippe fait référence à la capacité diplomatique qu'il représente ("80 000 tonnes de diplomatie"; je sais d'où tu sors ça Philipounet :lol:), je propose le Talleyrand :lol:. Si on rebaptisait l'une des frégates AA le Fouché; quand ils sont déployés, on citerait ainsi Châteaubriand en parlant du "vice appuyé sur le bras du crime". Ou alors le St Exupéry: on appellerait alors les Rafales "les petits princes", ce serait mignon. Ou alors ce serait l'indicatif du pacha. On pourrait aussi reprendre d'anciennes méthodes d'appellation, incluant des éléments animaliers ou héraldiques; le PA2 serait alors l'éléphant, parce que sa gestation aura été vachement longue :lol: (17 mois je crois chez les éléphants).
  6. Si l'on considère des OPEX, même grosses, comme des guerres impliquant aussi la nation, alors ce sujet n'a même pas lieu d'être: on n'a jamais cessé d'être en guerre et d'avoir des soldats en danger et en position d'employer la force armée. Pour ce qui est de l'avenir de l'Europe: - qui dit que les tensions avec la Russie peuvent ne pas dégénérer suite à des changements importants du climat international et des diverses pressions qui s'exercent sur nous (poussée du containment US de la Russie via des mouvements comme ceux d'Ukraine ou de Géorgie....)? - qui dit que les comportements égoïstes des pays européens, sur fond de crises multiples (alimentaires, financières, du crédit....), pourraient ne pas entraîner des tensions réellement envenimées? - qui dit que si le contexte économique mondial s'aggravait, l'UE ne deviendrait pas un Etat fédéral comme ultime recours de résistance de certains pays européens contraints de marcher sur leurs fiertés nationales? Avec du coup un risque de cristallisation autour de cette tension, avec d'un côté des fédéralistes et de l'autre des antis, refusant la fédération mais refusant aussi un Etat Fédéral puissant les marginalisant en Europe même.... - qui dit que sur fond de crise économique et de changements climatiques accélérés, les migrations climatiques et économiques ne vont pas pousser des populations gigantesques vers les pays riches, populations si importantes que le flot ne pourra être endigué et que le point de rupture et la capacité d'absorption de nos sociétés ne sera pas dépasssé, nous pressant vers des situations de violences accrues sur nos territoires, voire de bandes armées et d'explosions sociales. "Le meilleur n'arrive jamais, pas plus que le pire; l'inattendu toujours" (J.M. Keynes).
  7. Des centaines d'années, c'est très optimiste; si on pouvait prévoir les 20 ans à venir, ce serait déjà bien. La Guerre du Golfe, c'est comme une OPEX: loin du territoire et sans grande implication de la métropole, ni au niveau des risques encourus, ni au niveau de la mobilisation nécessaire. L'envoi de Daguet était inférieur au niveau d'engagement actuel en OPEX à l'année, avec très peu d'autres déploiements extérieurs dans le même temps.
  8. Oui, mais la Terreur Blanche, c'est pas non plus des razzias ou des opérations punitives, ni des sièges ou des massacres; la révolution de 1830 et celle de 1848 ne sont pas des guerres. Ces choses là ne sont pas de la guerre; on ne parle pas non plus des périodes sans violence. Juste des périodes sans guerre pour la métropole et pour le gros de la population. Parce que sur cette période 1815-1854, on pourrait aussi rajouter la guerre de la pâtisserie contre le Mexique, le bombardement de St Jean d'Ulloa.... Mais une fois encore, on peut aussi ne voir la Crimée que comme une OPEX ne concernant qu'un corps expéditionnaire sans mobilisation de la population ni trop grosses pressions sur son mode de vie; auquel cas, la période de paix de 1815 à 1859 vient en second après celle de 1962 à 2008. De facto, je penche plus pour cette vision, étant donné que les années 1850 correspondent à une époque la guerre est une chose plus normale dans la vie courante; du coup, l'expédition de Crimée comme celle du Mexique sont des choses lointaines ne concernant pas vraiment la population et ne menaçant en aucune façon les frontières. Donc je vote pour une période 1815-1859 comme une période de paix. En revanche, la guerre contre l'Autriche en 1859, même si elle ne se passe pas sur le sol français, est de facto une guerre métropolitaine, car les frontières sont menacées en cas de défaite, mais aussi parce qu'elle concerne un voisin direct et une grande puissance européenne pouvant nous toucher, parce que le territoire est modifié juste après (Savoie et Nice intégrés au territoire) et parce que la sécurité du territoire est directement impliquée par les conséquences de la paix qui suit et les changements survenus dans l'ordre européen.
  9. Dans les périodes chiffrables, c'est possible. Essayons de voir, en ne comptant pas ce qui appartient au domaines des "guerres coloniales" auxquelles peuvent s'assimiler les OPEX actuelles dans le principe (mais on n'inclue pas la Guerre d'Algérie qui a impliqué toute une classe d'âge ainsi qu'une partie de la population et du territoire, Algérie et métropole): - 1871-1914: 43 ans.¨Pas mal quand même. - 1962-2008: 46 ans. Meilleur score, surtout parce qu'ils se fait sans ennemi aux frontières, nouveauté historique. - 1815-1854: 39 ans. Pas si mal. La conquête de l'Algérie et l'opération d'Espagne ne sont pas des choses très lourdes. Si l'on considère la Guerre de Crimée comme une OPEX, la période de paix concernée est de 44 ans, jusqu'à la guerre en Italie contre l'Autriche. Avant Charlemagne, on n'a pas grand-chose de vraiment chiffrable ni mesurable. A part ces périodes, je trouve pas vraiment de période de paix durant plus d'une vingtaine d'années.
  10. Vous vous faites plaisir à sortir des noms de demi-sels: c'est un PA! On doit y mettre des noms de géants, de grosses pointures de l'Histoire du pays, merde! C'est avec des raisonnements comme ça qu'on finit par se récupérer un PA Mitterrand ou Sarkozy! Avec un nom pareil, mieux vaut ne pas construire la bête :lol:! Pour les noms de sponsors, le PA Areva, ça fait un peu trop "proche de la maison"; pourquoi pas le Fleury Michon, le Nestlé, le Disney, le Totalfina? Ou le Lehman Brothers, dans la lignée des projets coulés....
  11. C'est cruel de faire durer l'espérance, si c'est pour la tuer après. On croise les doigts, on prie, on pense à Jeanne d'Arc....
  12. Si, dans un monde plein de fleurs et de fantasmes, on faisait un PA3 (ou si on rebaptisait le CdG), on pourrait faire une paire de PA appelés Jeanne d'Arc et Du Guesclin, ou Charles V et Charles VII, ou Philippe Auguste et Saint Louis: vous croyez qu'un certain pays comprendrait le message :lol:?
  13. Falkenhayn avait compris un truc plus tôt que les autres, Charles XII: que la rupture par une opération brutale était impossible vu la puissance destructrice de l'artillerie, la profondeur des dispositifs, la capacité de concentration et la faible portée de pénétration d'armées avant tout faites d'hommes à pieds, surtout dans le cadre d'un front organisé. C'est pourquoi, au moins en principe, la volonté de saigner l'armée ennemie était le seul vrai moyen de créer la percée: mais au lieu de la faire dans l'espace, en concret, il entendait la faire dans le temps, en créant une brêche démographique dans les effectifs français et leur capacité de renouvèlement, et donc à assurer la tenue du front. Une vraie percée à Verdun eut été difficile et coûteuse, il l'avait constaté dans les tentatives précédentes. Elle était de facto impossible: quand bien même il aurait percé à Verdun même, l'armée française pouvait retraiter et se reformer 50 bornes derrière avec plus d'effectif et toute la proximité des grands axes de transport et de communication, face à une armée allemande qui se serait, elle, crevée à essayer d'avancer rapidement pour ne pénétrer que par un axe assez étroit et donc prêter ses flancs et son front concentré à une riposte d'artillerie cruelle en hommes. Stratégiquement, ça n'a rien de léger et c'est même le plus pertinent, étant donné que le but est de préserver ses effectifs et entamer la profondeur stratégique de l'ennemi; mais ce n'est pas la profondeur géographique. Là, c'est la profondeur démographique, donc la profondeur temporelle, parce que les effectifs c'est le temps, dans une guerre industrielle. Et si le but avait été une percée effective, il n'aurait certainement pas choisi Verdun pour le faire, Verdun étant un saillant avec un terrain difficile derrière, impropre à une avancée rapide et au déploiement rapide d'une grosse artillerie et plus encore à son ravitaillement. Il était impossible d'avancer de l'artillerie à Verdun et d'entraîner un axe logistique significatif derrière: suffit de voir le terrain, y'avait pas de quoi effectuer une percée permettant un contournement efficace. Et une percée à Verdun aurait réclamé de la rapidité, et non une préparation d'artillerie gigantesque et longue. Les pertes eurent été négligeables pour les Français (juste la garnison du secteur de Verdun, qui était précisément réduite) et leur dispositif se serait retranché sur des positions plus tenables, avec accès aux noeuds routiers et ferroviaires derrière Bar le Duc d'où des déploiements d'artillerie vraiment maousses auraient pu frapper fort. Ca, c'était fait pour attirer du monde et taper dessus. Là où son calcul était foireux, c'est qu'il ait pu penser faire cette saignée à moindres frais: s'il avait prévu que les Français rappliqueraient en masse, ce qui s'est fait, il n'a pas voulu admettre que l'artillerie conséquente qu'ils ramèneraient avec eux puisse avoir des effets allant bien au-delà de ses prévisions très optimistes en matière de pertes allemandes. Quand aux capacités du Kronprinz en matière de stratégie, il vaut mieux éviter d'en parler....
  14. Ca c'est une méconception: nombre de régions sont restées insoumises pendant toute la période, certaines se sont soulevées comme le souligne Rochambeau, et il y eut aussi pas mal de tentatives, à plus ou moins grande échelle, d'opposition à Rome, généralement dans le cadre de guerres civiles, voire de tentatives plus conquérantes comme la révolte de Silvanus et l'éphémère empire des Gaules. Plus encore, il faut très sérieusement nuancer selon les régions: le nord et l'est ont vécu sous une continuelle menace d'incursions et raids de tribus voisines du limès. je signale par exemple que les francs, et juste avant les tribus qui finirent par constituer les ligues franques et alamandes, ont été actifs dès le premier siècle après JC. Des bouches du Rhin (bataves, sicambres, saliens.... Tous futurs constituants des Francs) jusqu'à la Suisse (futurs Alamans et partie des Francs), le raid de pillage est un mode de vie normal. Le foedus de 358 accordé aux Francs n'est qu'un des exemples des tentatives de sécurisation de leurs frontières par les Romains. Ajoutons que les Francs étaient aussi des raiders et pirates maritimes qui, comme les Saxons et d'autres, ont lancé de grandes expéditions de pillage sur les zones côtières de la Gaule et de la péninsule ibérique depuis le Ier siècle après JC. Quelques raids ont même porté jusqu'en Méditerranée et aux côtes marocaines. On ajoutera aussi quelques petites guéguerres locales de moindre importance entre des tribus gauloises qui n'en continuent pas moins à se détester pour pas mal d'entre elles. Les Gaulois n'ont pas déposé les armes ni renoncé aux usages ancestraux et querelles locales dans bien des cas, surtout ceux un peu éloignés des grands centres urbains et des grands axes.
  15. Pourquoi? Parce que le projet a été sabordé? Pitié, C-seven, pas Messmer, ou Pompidou, ou Mendès-France.... Putain, arrêtez de penser petit et récent les filles: moi je parle de Charlemagne, d'Henri IV, voire de Colbert et de son fils (Seignelay), les co-parents de la Marine avec Richelieu! Je parle de Clovis, ou de Charles Martel (ooouuuaaaaaiiiiis!), d'Austerlitz ou de Fleurus, de Iéna ou de Fontenoy ( ;)). Pas d'un putain d'homme politique des 40-50 dernières années. Dans cette période, y'a que De Gaulle qui ait du calibre. Faut avoir le sens des proportions. Sinon, un oublié: tout bêtement le Clemenceau. Ca aiderait à gommer les derniers mauvais souvenirs, et ça remettrait l'autre géant plitique français du XXème siècle à sa place. CdG et Clemenceau: les deux grands à la mer au même moment. Ou encore le Du Guesclin!!! Ouais, j'aime bien; et ça irait bien avec le CdG vu l'un des surnoms de De Gaulle (le Connétable).
  16. Pitié, pas le Pompidou! Sinon quelqu'un va pas tarder à vouloir foutre les noms de ses potes en politique à la moindre coque qui sort d'un arsenal! Arrêtons de politiser ce qui n'a pas à l'être. C'est comme les noms de rues, on va y retrouver toute l'assemblée. Les ricains sont même arrivés au point extrême du ridicule dans ce domaine: avant, leurs PA s'appelaient Bunker Hill, Lexington, Yorktown, Forrestal, Hornet, Enterprise, Constitution, Congress.... Maintenant, il doivent se taper le ridicule avec des noms de Présidents de petit calibre, parfois même pas morts!
  17. Question con: a t-on des unités militaires dédiées à la guerre de l'information, au sens de l'information/désinformation publique? On devrait créer des bataillons de Guerre Médiatique comme il y a des bataillons de Guerre Electronique. Parce que pour la jonction entre les Psy-Ops pures (où on a peu de choses) et la guerre électronique/informatique, y'a pas lourd.... Et c'est pas une branche quelconque du SIRPA qui va partir en guerre; j'y suis passé quelques fois.... C'est pas des flèches, et ils ont la bride sur le cou.
  18. Salaud FATac, tu m'as piqué ma proposition sur le Charlemagne/Clovis (marque déposée :lol:)! Ou le Karl der Grosse/Hlodweig ;). Ah, j'ai failli oublier mon préféré : PA2 Le Retour Bon, celui-là :lol:! Sinon: - le Henri IV ou Roi Henri (pour la réconciliation religieuse, le "grand projet" européen, le côté sympa....) - le Louis VI, parce qu'il sera plus gros que les autres PA européens :lol:. - le Droits de l'Homme pour mieux le vendre à l'opinion :lol: et parce que le nom existe dans la marine. En plus, ça a un côté croisade moderne (comme les Espagnols aimaient qui appeler leurs galions de noms religieux :lol:). - l'Austerlitz...... Parce que merde! Pourquoi il faudrait l'expliquer? - Le Poitiers si on entre résolument du côté atlantiste et dans le conflit de civilisations :lol:.
  19. Je préfèrerais la Tartiflette pour le PA2: ça en jette :lol:! Et surtout, on aurait des messages radios surréalistes, surtout en Anglais.... "The Frenchies are sending the Tartiflette"; "holy shit! That means serious game" :lol: :lol: :lol:. Ca c'est un des aspects politiques de la chose: le nom de l'éventuel PA2. Quand on voit que le nom d'un quai ou d'une rue donne lieu à des bastons sans fins pour caser des noms de potes ou "d'ancêtre idéologiques", on imagine la portée des négociations autour du nom d'un PA. J'ai vu des politiques prêts à sacrifier des morceaux concrets d'agenda politique pour promouvoir ou laisser passer le coup du "quai Mitterrand" sur une portion du Quai des Tuileries (je peux vous dire que 2 crèches ont été sacrifiées dans l'histoire au niveau des négociations internes à la mairie de Paris). Alors mon chouchou pour le PA2, dans ma vision d'une union franco-allemande, serait le Charlemagne (en plus, c'est un nom historique dans la Royale). Sinon, le Richelieu reste le must; ou alors un Louis XIV ou un Henri IV ou Roi Henri (en ces temps de tensions religieuses ;)), ça me déplairait pas. Un Verdun, Napoléon ou La Marne aurait son charme. Sinon, un Austerlitz, pour faire la nique à cette honteuse participation au bicentenaire de Trafalgar.
  20. Tancrède

    NEB

    Je comprends les raisons de scorpion, le pourquoi de scorpion, la cohérence de scorpion avec le processus de transformation, la logique de scorpion et toutes les hypocrisies de scorpion (les manques budgétaires qu'on habille en "justes moyens" ou "justes effets" aux côtés de la logique normale de graduation de la réplique, l'esbrouffe de "l'homme au coeur de tout" et bla, et bla et bla).... Je comprends aussi ce que n'est pas scorpion. Tout ça est dit. Mais c'est quoi scorpion en termes concrets? Budget proprement appelé scorpion, moyens en hommes et en ressources, outils.... Le général de l'EMA interviewé dans DSI dit précisément que Scorpion n'est pas une matrice d'intégration de systèmes préexistants avec les nouveaux, ou une mise en cohérence globale. Mais outre le fait que nul part on ne puisse trouver une définition précise de ce que c'est, on n'a que du jargon de consultant bas de gamme délayant sur des pages et des pages des trucs du genre "scorpion illustre ceci", "c'est un nouveau stade de cela".... Du blabla vague, généraliste et à côté de la plaque. Je me revois dans mes années de stages chez Andersen à la grande époque du consultant creux. J'en ai fait du PowerPoint sans objet comme ça; on le sniffe à des kilomètres. Alexandre, ton copié collé du ministère donne le pourquoi, la "logique" (et ce paragraphe est déjà du creux bien prononcé), les objectifs, les sous-programmes impliqués.... Ca meuble, ça prend de l'espace, mais ça ne définit rien. Je m'interroge parce que précisément, on dit que Scorpion n'est pas qu'un nom générique pour l'ensemble des composantes du processus de transformation de l'armée. Les officiers insistent même bien là-dessus. C'est donc que Scorpion est un programme en soi, du moins à les écouter. Ou n'est-ce qu'un de ces nombreux gadgets comptables et organisationnels d'EM pour occuper trop de monde, faire des conférences, accaparer de l'attention, se donner de l'importance et habiller beaucoup de trucs divers pour avoir l'air chic et moderne et grapiller plus de budgets et de places pour des officiers supérieurs?
  21. Tancrède

    NEB

    J'ai en fait un groupe de questions assez simple sur le plus gros programme de l'AdT: est-ce que SCORPION est une réalité? Je viens de relire le DSI HS n°3; allez relire les pages 24-25 pour ceux qui l'ont. J'y lis un gros tas de remplissage de la part du général interviewé, au point qu'en fait, je ne sais absolument pas ce qu'est le programme SCORPION: à aucun moment le programme n'est défini ni exprimé ou décliné concrètement. Théoriquement, c'est un programme de 10 à 13 milliards d'euros, mais là on parle avant tout d'un total comptable de sous-programmes (SIT, FELIN, VBCI, EBRC, EBM, Porteur Blindé....) qui représentent l'essentiel de la somme. Ajoutons à cela la BOA qui est une chose différente, un programme dirigé par la DGA, et "très liée" à SCORPION selon le mot du général interviewé. Grandiose et on capte toujours pas! J'entends bien que le but de SCORPION est la cohérence du dispositif d'ensemble, son adéquation avec les concepts tactiques, techniques et opérationnels. Mais putain c'est quoi SCORPION? Y'a t-il du fric versé à un programme proprement appelé ainsi, des études, des programmes propres correspondant à ce machin là? Ou bien SCORPION n'est-il qu'une espèce d'habillage d'officier Powerpoint, avec plein de jargon très creux mais qui sonne bien, moderne, propre, efficace et international? Est-ce un pur agrégat théorique et financier de l'ensemble des programmes de l'armée de terre? Parce que dans l'explication du général dans l'article, y'en a du jargon absolument et résolument creux. Allez, je ne résiste pas! Allons-y pour un exemple: "Scorpion n'est pas une matrice d'intégration de systèmes préexistants mais bien un nouveau stade d'efficacité par le biais d'une démarche programmatique qui met véritablement en cohérence opérationnelle les capacités du combat de contact en recherchant la satisfaction du juste besoin, l'efficience maximale dans la réalisation des équipements et la maîtrise des coûts de soutien". Ca c'est beaucoup de mots très très creux qui sonnent bien, et une bien longue phrase pour ne rien dire d'autre que "c'est pour tout vachement bien acquérir, opérer et entretenir". Bref, une manchette de documentation commerciale sur papier glacé: creux, sans intérêt et time-consuming. Mais pour avoir une définition concrète? Nib! On sait pas s'il y a des gens affectés à un programme SCORPION proprement dit, s'il y a des moyens, un budget propre, des outils développés..... ou si ça n'est qu'un outil de bureau chic pour dire que l'ensemble des programmes de l'AdT est fait en pensant à une vision globale. Est-ce une méthode de gestion, un programme informatique géant visant l'optimisation absolue et permanente de l'allocation des ressources? Un comité rattaché à l'EMAT utilisant un outil global centralisé évaluant l'optimisation des capacités par rapport à des niveaux de performances établis? Bref, est-ce un gadget de com ou non?
  22. Raboule ton cantal, je fais un aligot correct; ça sert pour parler des aspects politiques du PA2. Ca aide à digérer.
  23. Philippe, tu ressors d'où ce truc? il m'avait semblé à l'époque avoir reconnu ma coquille et n'avoir cité que le rapport parlementaire pour ajouter ma pierre au débat nucléaire/pétrole, pas avoir posé une affirmation catégorique. Tu réponds à un post d'il y a combien de mois :O??? C'est la solitude :lol:? Ca, c'est pas à moi qu'il faut dire qu'un rapport parlementaire n'est pas une chose neutre et que personne n'y pousse d'agenda préférentiel ;) ;) ;) (le tout est de savoir qui a eu la haute main sur la ligne éditoriale); j'avais fait un exposé il y a bien longtemps sur quelques documents (c'est loooiiinnn dans les archives du forum). Ce chiffre de 25Meuros/an/équipage, ça correspond à quoi en décomposé? Tu sais comme j'aime les chiffrages, ça m'excite :lol:! Accessoirement ça m'aide pour mes calculs personnels. Je pourrais te demander une version claire et complète des estimations de ta "source" ;) :lol: sur les sureffectifs et les ratios actuels de personnels/soutien/encadrement.... De la Défense? Et les objectifs potentiels? Je sais que tu dois les avoir en copie quelque part? Je peux te les piquer? Au besoin, je peux passer par la corruption (je paie en reblochon, hydromel, fourme d'Ambert, Langres, Romanée-Conti, Hypocras, Brie, terrine de sanglier.... :lol:).
  24. Mais c'est intéressant de constater cette occurrence et cette ligne éditoriale omniprésente quelle que soit l'émission, et plus encore cette récurrence d'émissions à thèmes proches dont les journalistes se sont désintéressés depuis plus d'une vingtaine d'années. un ami qui bosse dans un organisme spécialisé dans les médias (dont je tairais le nom) me confirmait qu'il y avait eu plus d'émissions/reportages/débats à thématique géopolitique et militaire depuis l'élection de NS qu'entre 2003 et 2007, et ce, malgré la crise d'Irak!! et je soulignerais qu'il y en a eu plus aussi sur cette année écoulée qu'entre le 11 septembre 2001 et l'invasion de l'Irak. Et ce avec un monde journalistique télévisé totalement ignorant et inintéressé par le sujet (hors des grands reportages sur les populations sinistrées de tel ou tel désastre ou de telle ou telle guerre), et pire encore totalement biaisé dessus: je souligne aussi que la génération actuelle des directeurs de rédactions et des grands reporters (statut supérieur de la profession, le plus envié et de plus en plus fermé, les jeunes générations étant bien plus qu'avant condamnées à la pige) est celle des grands mouvements humanitaires, encore bien teintée d'un antimilitarisme mou plus fait d'un manque absolu d'intérêt et d'estime pour le sujet que d'une vraie hostilité, ainsi que d'une ignorance totale des questions de géopolitiques, l'international se résumant pour eux aux sujets "sexys" de l'humanitaire, des mouvements de résistances (à quoi que ce soit) divers et variés, violents ou non, et des diverses horreurs qui jalonnent l'actualité. Hors, la sentence médiamétrie est tombée: l'émission d'hier a tapé dans les 29% de PDM, en deuxième partie de soirée et face à des grosses séries. Si on cumule avec l'émission de Taddei, ça fait environs 50% de l'audience qui a regardé des trucs sérieux, dont le plus gros pour un sujet purement géopolitique/militaire. Ca, c'est pas anodin: c'est du voulu, c'est du travailé; un vrai plan média. Parce qu'on va pas me dire que Benoît Duquesne est un mec qui a même deux sous d'autonomie mentale ou d'esprit critique. Et certainement pas qu'il aurait la moindre connaissance du sujet. Il est presque aussi con que Charles Villeneuve qui a gâché le 14 juillet depuis une quinzaine d'années en l'affligeant de son ignorance en matière militaire et de sa nullité à l'oral.
  25. Claro que ces gars là ont du halluciner de voir passer les époques scientifiques, quoique quelque chose me dit que passé un certain âge, on ne s'étonne plus de grand-chose et on s'en fout assez globalement; les gens restent les mêmes, ça relativise le changement de monde. Parce qu'à ce rythme, je pense à mes grands parents, morts pour 3 d'entre eux entre 1996 et 2004 et tous nés au début du XXème siècle: ils ont vu, et ont été pour certains d'entre eux, dans des avions en bois et toile avec une cagoule en cuir avec grosses lunettes, et sont partis en voyant internet, des avions transbahutant 400 personnes s'encastrer dans un building, des membres robotiques, de la bouffe synthétique ou les nanotechnologies. Ca fait un bond. Ou encore Jeanne Calment, qui avait vu les balades dans Paris en calèche au temps des crinolines, et s'était éteinte aussi en plein boom numérique au temps des nanas se baladant à moitié à poil dans les rues. Elle était née avant la machine à écrire et partait après la révolution des TIC. Pour les combattants, c'est pas mal non plus, quand on pense à certaines personnes, qu'elles couvrent un siècle complet ou non: Lazare Ponticelli, évidemment, a vu pas mal de trucs, comme les derniers poilus qui ont franchi le cap des années 90-2000. PAreil pour les quelques Russes Blancs qui ont vu l'effondrement du communisme. Ou même, à plus petite échelle pour ceux qui ont connu l'avant et après 45 qui a constitué un changement de monde au même titre que 14-18. Je me suis rendu compte, il y a peu, que Lagaillarde (le Putschiste) était encore vivant et actif en politique; fondamentalement, il est pas si vieux, mais il est porteur d'une autre époque, qu'on l'admire ou qu'on le haïsse. Bigeard ou Hélie de St Marc, c'est une époque à peu près aussi lointaine pour nous que 14 (et Dieu qu'elle a une odeur puissante).
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