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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Oh merde! J'ai cru que c'était parodique, mais non, il est sérieux. Facepalm (oui, je continue à militer pour l'émoji facepalm sur le forum!). Il y a des raisons de débattre le sujet migratoire tel qu'il se présente aujourd'hui, mais il faut savoir garder une juste mesure si on veut taper dans le mille et pas sombrer dans une caricature de position, et surtout éviter d'entrer dans le domaine du conspirationnisme (cf George Soros en croquemitaine). Faut sérieusement arrêter de foutre Soros partout, dans tous les trucs qui arrive dans le monde qu'on n'aime pas, comme il faut arrêter avec les frères Koch, les Rothschilds, la trilatérale ou les hommes-lézards. Quand on n'arrive pas à vraiment cerner l'essentiel d'une situation qui nous dérange, arrêtons d'invoquer des figures érigées en super-vilains contrôlant tout, et faisons ce que j'ai recommandé de faire sur le fil Israël: dans le doute sur quoique ce soit, il faut toujours baffer Eli Chouraqui (ou BHL, ça marche aussi).
  2. Je ne sais pas si cela doit aller sur ce fil ou le fil US "sérieux", mais à ce stade, et vu l'état du débat US, je choisis de mettre ça ici vu la pétaudière médiatique que cela risque d'engendrer au moins dans un premier temps. Quand l'événement attendu arrivera concrètement, ça risque de devoir migrer parce que cela deviendra, au-delà du débat et de la guerre des mots et images, un sujet plus concret pour la société US. https://www.foxnews.com/us/hundreds-of-us-troops-heading-to-the-border-to-deal-with-migrant-caravan-official-says Je cite Fox parce que ce sont eux qui ont sorti la nouvelle: vu les canaux privilégiés de ce média avec la MB, ça n'est sans doute pas innocent. Il semble donc que la décision soit prise: l'exécutif américain envoie des troupes à la frontière mexicaine pour appuyer les services fédéraux du CBP (US Customs and Border Protection, les gardes frontières US, à ce pas confondre avec ICE, qui concerne spécifiquement l'immigration et les questions de sécurité liées à elle) et de la DHS, ainsi que les divers services ad hoc des Etats concernés. Il y a en plus 2100 Gardes Nationaux sur la frontière, mais il semble (je ne suis pas sûr) que cela ne soit pas sur mandat fédéral, mais par la volonté des dits Etats frontaliers (tous ou certains, je ne sais pas: à mon avis, les 2 Etats bien rouges, Texas et Arizona, c'est sûr: pour les deux autres, je sais pas). Ce dispositif recevra donc en plus 800 soldats (pour l'instant) de l'US Army (vraisemblablement) dont Mattis pourrait signer l'ordre de déploiement aujourd'hui même. La désormais fameuse "caravane" compterai actuellement entre 4 et 7000 personnes (beaucoup ont lâché en route, d'autres se sont joints) et se trouverait encore à 1000 miles (1600+ bornes) du Rio Grande. Et pendant ce temps, ces gens sont en train de devenir un objet médiatique massif et symbolique sur lequel les camps en présence plaquent leurs positions, "arguments" et surtout rhétorique, chargeant le sujet avec ce qui pourrait devenir un énorme capital émotionnel, emblématique, sur lequel toute la furie actuellement présente dans la politique américaine pourrait du coup se lâcher, bien loin de la réalité de ces gens ou de ceux qui auront à faire, ou essayer de faire, le triste boulot de les empêcher de passer. Ils vont servir presque littéralement de champ de bataille d'un truc que les camps en présence sont en train de surcharger de signification profonde dans les esprits, si bien que bien avant que la caravane soit là, on en sera déjà à une situation purement binaire, avec des positions irréconciliables, des invectives absolues fusant de partout, des doigts pointés, et sans doute de la violence. Nul doute qu'un tas de militants iront se pointer sur place pour faire monter tensions et risques, pour pousser au pire et sans doute aussi se clasher avec leurs vis-à-vis et/ou les forces de l'ordre, juste au cas où ce serait pas déjà la merde. Et les médias seront là pour présenter la sauce et souffler sur le feu avec un manichéisme et un degré d'idéologie sans pareil: les "nazis" contre les gentils réfugiés qu'il faut laisser rentrer sans poser de questions (ce sera la présentation la plus vocale, vu l'équilibre des forces dans les grands médias), ou "la loi, l'ordre et la protection" contre les hordes de migrants dont le nombre menace les équilibres du pays. A chacun son menu. Je suis un peu doom and gloom sur ce sujet, alors relativisons: il est possible que le débat n'aille pas à l'absolument pire, au moins dans un premier temps, à cause des élections. Un mémo interne des démocrates a fait son chemin jusqu'au NY Times et souligne ce qu'on savait déjà: leur position sur l'immigration ne fait pas recette hors de leur base la plus hardcore. L'immigration est un sujet qui tend à avantager Trump, et c'est pourquoi il a profité de la recrudescence récente de l'immigration clandestine pour s'épancher sur le sujet (ça, l'économie et kavanaugh, ça l'a remis en jeu), et mettre un accent particulier sur cette caravane, dont il est celui qui a le plus contribué à faire un objet médiatique. Donc il va continuer à en parler quoiqu'il arrive. la question est de savoir dans quelle mesure les démocrates vont répondre. Les médias vont pas se priver de ce débat, juste pour faire de l'audience et continuer à hurler que Trump, et par extension tous les républicains et sans doute tous les blancs (surtout hommes) sont racistes, nazis, fascistes et violeurs. Mais les candidats démocrates et le DNC vont devoir jongler avec cette patate chaude, surtout ceux dans les circonscriptions compétitives qui ont été emportées par le vote Trump en 2016. Parce que s'opposer nettement et franchement au Donald sur ce sujet, surtout avec la rage et l'emphase caricaturale qui semblent de rigueur dans le débat actuel, n'est sans doute pas un atout gagnant pour eux. Mais ça c'est pour un premier temps: la caravane n'arrivera pas en vue de la frontière avant les élections, vu les distances et le fait qu'elle va continuer à pied (bus et trains les verrait au risque d'être séparés en petits paquets et facilement arrêtés/contrôlés). Donc ce que je décrivais plus haut pourra toujours arriver.... Mais un certain temps APRES les élections. A noter que le passage en force de la caravane du Guatemala au Mexique (les images sont assez impressionnantes) n'a pas été opposé très durement par le dispositif mexicain: il y a eu des arrestations et contrôles, mais dans l'ensemble, il ne semble pas y avoir eu de volonté forte côté mexicain, sans doute de peur de produire le genre d'images qui risque maintenant d'être le lot des forces de l'ordre et militaires américains (si l'exécutif US a la volonté d'en arriver là). Est-ce à votre avis plus le gouvernement mexicain qui ne veut pas de ce genre de polémique sur les bras, ou le fait qu'ils envoient ce faisant un "message" aux ricains?
  3. Oui, et pour Mattis et Trump, c'est évidemment ce qui est arrivé: dans la permanence de Ted Cruz au Texas, je doute fortement qu'il y ait un service de sécurité poussant le vice jusque là. Un ou deux vigiles, peut-être, mais guère plus. Au Sénat, il bénéficie certainement de ce genre de filtre via la US Capitole Police et un service de sécurité générique pour l'institution, surtout depuis les lendemains du 11/09 (il y avait eu une série d'enveloppes à l'anthrax, ou se faisant passer pour des agents chimiques/bactéro). Ah, et un petit plus que j'ignorais encore il y a 5 minutes: la femme de Donald Trump Jr a reçu aussi une enveloppe contenant un authentique agent toxique il y a 2-3 semaines, et a du aller à l'hôpital. Donc en matière de saletés induites par l'atmosphère politique, je crois que tout le monde est couvert, tout le monde est ciblé, tout le monde est coupable, s'il faut se mettre à donner dans la culpabilité collective des groupes et factions.
  4. Tiens, un addendum sur la violence et les colis piégés: il y a quelques semaines, des colis remplis de ricine avaient été envoyés à James Mattis, plusieurs hauts gradés de son staff, et Donald Trump. Par ailleurs, 2 personnes du staff de Ted Cruz dans son bureau de Houston avaient été emmenés d'urgence à l'hôpital après réception d'un colis suspect (le produit, une poudre blanche, s'est révélée sans danger). La couverture média de ces choses fut nettement plus limitée, voire carrément absente de nombreux médias, et de très courte durée. Tout comme ce que j'ai mentionné plus haut. Qu'on soit de gauche ou pas, anti-Trump ou pas, la chose devrait déranger, puisqu'elle conduit à avoir une vue très incomplète et par conséquent insuffisante ET hyper biaisée de l'état de la violence politique aux USA. Pas à ma connaissance.
  5. Tiens, tu gagnes un "like" rien que pour ça. C'est une règle de vie: quand on est dans le doute, il faut toujours baffer Eli Chouraqui.
  6. C'est au final à ça que ça se résume; "tu ne pourras pas être admis dans cette école parce qu'on pense qu'il y a trop de gens qui te ressemblent dedans". Mais l'affirmative action est aussi inique et stupide que les "legacy students", ces enfants d'anciens de l'université censés "continuer une tradition", mais surtout fidéliser leurs parents dans le réseau de donations, mais aussi que les enfants de gens riches prêts à faire des donations particulièrement gratinées pour que le petit dernier soit admis. C'est aussi l'une des perversions du système qui a fait exploser les coûts d'investissements, entretien et fonctionnement des facs bien au-delà de l'absurde (c'est d'une irresponsabilité criminelle, notamment en ce qui concerne le personnel non enseignant, dont les effectifs sont aberrants, et les rems et avantages souvent choquants): la collecte de fonds est permanente et gigantesque, et a ses conséquences néfastes, mais elle encourage en plus la fuite en avant (plus il y en a, plus il en faut, plus on a de trucs chers, plus tout est cher.... C'est une croissance géométrique). Et il y a bien peu de contrôles ou de remise en question. Donc aucun établissement ne peut se permettre de cracher sur une grosse donation, et encore moins si, au-delà de ces coûts "normaux", il veut en plus participer à la vie politique (lobbying local et national, sponsoriser des candidats, placer des copains....), multiplier les cursus inutiles mais idéologiquement utiles... Outre les donneurs, il y a aussi le besoin des sportifs, du moins dans les disciplines phares (football, basket, natation et quelques autres), pour toucher au pactole de la NAACP et du sport universitaire (dont le CA se compte aujourd'hui en milliards, avec quasiment rien pour les "étudiants athlètes", pas très bien traités, pas payés et sans droits, et très souvent bien peu étudiants). Ces sportifs rapportent de la notoriété et du fric, accroissent l'attractivité d'une fac, donnent accès à des événements et des réseaux.... Aujourd'hui, c'est trop important dans le système général pour s'en passer.
  7. A signaler qu'au même moment, plusieurs candidats républicains ont été agressés par des progressistes (dont un gravement), qu'un bureau de campagne républicain a été incendié et d'autres attaqués, et le QG du parti républicain a NY a été vandalisé il y a une semaine, et plusieurs personnes qui en sortaient agressées (ce qui a lancé une altercation entre groupes militants, qui s'est mal terminée pour les agresseurs -de type Antifa/Black Block), ce qui s'ajoute à la râclée qu'a du encaisser Rand Paul l'an dernier (politiquement motivée), et surtout l'attentat à l'arme à feu contre des parlementaires républicains pendant un entraînement de base ball, et aux multiples instances de harcèlement et agressions physique contre des personnalités et élus de droite dans des lieux publics (avec l'approbation et les encouragements de certains élus démocrates), sans même compter l'état des lieux des agressions physiques de la part de groupes militants et d'individus pour des raisons politiques (dont les médias essaient d'éviter de parler parce qu'à ce jour, la compta est nettement en défaveur de la gauche, pour l'instant nettement plus violente que la droite). Bref, c'est pas bon: plusieurs indicateurs révèlent que le niveau de haine (littéralement) et les désirs de violence dans les bases des deux partis, à l'encontre du "camp d'en face", ont grimpé en flèche, même si évidemment, cela ne concerne que des proportions assez réduites (mais des effectifs significatifs quand même). Et il y a, pour multiplier le facteur de risque, des groupes organisés qui peuvent canaliser une partie de cette énergie dans des formes particulièrement néfastes, mieux préparées et désinhibantes. Ces groupes commencent-ils à approcher un début de taille critique? Dur à dire. Dans certains endroits (notamment Portland ou Berkeley), c'est très possible. Mais plus inquiétant est le climat général ainsi créé d'hostilité réciproque, d'ostracisme de fait, de méfiance et d'interprétation politisée de tout et son contraire chez l'autre, pour atteindre au plus vite des conclusions menant à un comportement adversarial, sinon violent. Et ça, c'est dans une proportion plus conséquente de la population, en tout cas des bases des partis et des gens politiquement actifs, et c'est la règle générale à un niveau complètement orwellien dans les médias (parce que c'est ainsi que leur business fonctionne dorénavant). Et ça, c'est un écosystème malsain, qui se nourrit de l'escalade symétrique et de la politique du pire pour se développer, avec bien peu d'incitations et de dispositifs pour faire baisser la tension, une absence croissante de plates-formes d'échanges et de débat authentique qui est accrue par le comportement partisan et assez malsain des grands médias sociaux qui se comportent plus comme des censeurs qu'autre chose, et pas de façon équilibrée (ce qui renforce nécessairement la colère d'une ou de plusieurs factions, et ne semble leur laisser que bien peu d'exutoires à part la rue). Tous ces gens qui invoquent sans arrêt les risques nazis ou communistes devraient se rappeler comment un écosystème similaire s'est développé dans la rue allemande dès après la 1ère GM; dans des circonstances plus dramatiques, et plus immédiatement violentes et massives on sera tous d'accord, mais quel que soit le point de départ et la durée du processus, si aucun ingrédient dans le débat et le background ne change significativement, la probabilité d'arriver à des issues comparables devient grande. Les extrêmes se nourrissent d'un adversaire de même nature, ils ne sauraient réellement se développer sans.
  8. C'est un autre paradigme que chez nous: on a eu Giscard, qui a été moins président que ridicule, et les ricains ont eu Bush Jr, qui a été ridicule, et Cheney, qui a été (de facto) président.
  9. They're becoming thin on the ground. Beaucoup plus qu'il y a encore même seulement une dizaine d'années, je dois faire un effort et passer du temps à repérer des journalistes individuellement, auxquels je peux raisonnablement me fier, connaître leurs biais et tropismes (parce qu'il faut savoir avec quelles pincettes opérer); se fier par défaut au "ton général", aux articles génériques, d'un média donné est devenu impossible, même sur des trucs anecdotiques et censés être libres d'interprétation. Même pour la matière la plus brute disponible pour le péquin lambda, soient les dépêches AFP, Reuters, AP, faut garder une distance saine par rapport aux ordres de priorité et à l'angle de présentation de chaque brève, et regarder sur plusieurs (oui, même les agences de presse, même si à un degré bien moindre que les médias). Mais c'est là que je peux encore consommer de l'info sans être en mode total parano. Bref, ça prend du temps, plus qu'avant, pour avoir un vague aperçu global de ce qui se passe. Mais bon, je préfère rester de bonne humeur à propos de cet article.... Elle est une aficionada du podcast Goop . Muhahahahahahahahaaaaa!
  10. Et tout cela est indicatif de la "qualité" de la presse actuelle: c'est pas le Figaro Madame, là... C'est Business Insider. Censé être sérieux, fiable, et tout... Mais quand on voit ce que le NY Times publie ces temps-ci, on voit ce qui est arrivé au "journalisme". Ouais: dans les filières business sérieuses, ça existe encore, mais dans les sciences sociales et les Humanités (et ils essaient d'étendre la chose partout), c'est le genre de trucs qui seraient aujourd'hui considérés "humiliants", "déshumanisants", "traumatisants", et sans doute venant en droite ligne de la patriarchie (et si l'élève "traumatisé" est une femme ou d'une minorité ethnique, ça devient sanglant). Si ça arrive à quelqu'un qui apprécie pas, vu l'évolution de la dernière décennie, le prof faisant ça peut se prendre une procédure para-judiciaire (le système des universités US est inique à cet égard) et se faire virer et rendre tricard dans la profession. Et l'élève en question aura accès à une certaine notoriété, un conseiller psychologique et un "safe space" (avec peluches, livres de coloriages et animaux de compagnie.... Si vous croyez que j'exagère, allez voir la réalité de la chose: c'est hallucinant). Tout comme le niveau semble souvent avoir été rabaissé dans bien des facs pour satisfaire l'étudiant-client qu'on veut garder et faire raquer, et distribuer autant de "A" que possible, l'attitude des profs et le rapport des élèves à eux ont été drastiquement changés, et ça va de plus en plus vite, avec un fort parfum de Gardes Rouges et de révolution culturelle grand style.
  11. Du "militarisme" ? Tu veux dire "militantisme", ou y'a un truc que j'ai loupé? Mais c'est vrai, je voulais citer ça aussi en disant que c'était une caricature vivante, mais j'avais oublié: le GOOP PODCAST ! Pour ceux qui connaissent pas, Goop, c'est la société de Gwyneth Paltrow, qui fait hurler de rire tout le monde depuis un bail (et alimente sans doute ses poches qui n'en ont pourtant aucun besoin). Un site de vente de produits "santé/beauté/spiritualité" qui a vraiment beaucoup de trucs hallucinants, aux vertus miracles, et dont beaucoup se font ridiculiser par les comédiens et/ou retoquer par des plaintes de clients et la justice, comme, dernier scandale en date (ils sont fréquents), des pierres de jade s'insérant dans les parties intimes des dames, censées muscler ces zones (ça, c'est un vrai truc), transmettre les vertus énergétiques de la pierre de jade (Heeeuuuu) et, évidemment me direz-vous, recentrer les shakras (merde, où sont les miens?). Outre l'arnaque (les prix de Goop sont vraiment pas pour toutes les bourses: même des trucs à trois francs six sous sont facturés des centaines de dollars, et si vous voulez un vibro, il est en or et à 10 000 dollars ), il est apparu que ces machins de jade étaient pas bons pour la santé et portaient/retenaient les bactéries, qu'ils tendaient à transmettre par voie expresse et intime à leurs propriétaires. Bref, c'est Goop. Et là, le podcast de la boîte (où Paltrow intervient), je ne peux qu'imaginer.... Tout comme ce simple détail m'en a dit vraiment BEAUCOUP sur la donzelle de l'article.
  12. Le nombre compte moins que l'image, dans ce cas: un paquet de gens groupés, avec une "identité" médiatique travaillée en amont de l'arrivée devant la frontière US, est un "ouvre boîte" sur l'avant-scène médiatique autrement très saturée, alors même que le sujet de l'immigration est revenu au centre des préoccupations ces derniers mois, d'abord avec les histoires de séparation de familles, puis avec la radicalisation à gauche sur ce sujet, tendant vers des trucs comme l'abolition des frontières et de l'ICE, et enfin avec l'augmentation brutale et récente des effectifs de migrants illégaux (dans les 40-50 000 tentatives de passages, interceptées ou non, par mois à la frontière sud depuis mai-juin, d'après ce que j'ai vu), en contraste avec l'essentiel de la décennie écoulée (où le solde migratoire avec le Mexique était devenu négatif), principalement en provenance d'Amérique centrale, mais aussi de nouveau du Mexique. Qu'on le veuille ou non, que le risque de vagues réellement conséquentes soit là ou non est moins la question que la perception du phénomène, surtout à un moment où le militantisme de la gauche dure (qui domine le discours côté démocrate, au grand dam des modérés et "liberals") hurle assez ouvertement sa haine des principes mêmes de citoyenneté, de nationalité et de frontières (avec une assez importante complaisance, ou un grand silence, des médias qui ne relèvent pas). Dans un tel contexte, 3 ou 4000 Honduriens désespérés et engagés dans une longue odyssée contre vents et marées deviennent bien plus qu'un groupe de migrants dont l'effectif est, autrement, assez minime au regard des flux habituels: ils deviennent un objet médiatique et politique, un ensemble avec une identité forte et un long récit illustré qui se bâtit autour d'eux, suivi en temps réel avec des médias cherchant l'image forte (on a déjà les images d'enfants qui pleurent, avec des noms à mettre dessus) et l'abondance vidéo fournie par les foultitudes de smartphones disponibles. Cette "caravane" a un fort risque de devenir le sujet très clivant d'un tête à tête politique sans position médiane possible, et encore plus avec seulement 2 semaines avant l'élection: celui qui cède sur sa position, même un peu, perd.... Mais s'ils arrivent jusqu'à la frontière, le risque d'avoir des images dures rend la perspective encore plus pressante pour la présidence. Ils ont, ceci dit, peu de chances de ne mettre que 2 semaines pour parcourir le Mexique du Sud au Nord, et c'est sans doute la seule chance pour la scène politique US de ne pas arriver au pire de l'affrontement avant le jour du vote (ce qui profite sans doute un peu plus à Trump).
  13. C'est plus qu'un peu occidentalocentré /focalisé sur les terres de destination, cet avis: au cas où personne ne l'aurait remarqué, ça merde grave en Amérique centrale depuis un bon moment. Le Honduras, El Salvador, en particulier, sont dans un état économique et sécuritaire alarmant, et les locaux n'ont besoin de personne pour avoir envie de se barrer au plus vite, avec dans les faits une seule destination possible (ou deux si on compte le Canada sans trop essayer de penser à la faisabilité) et souhaitable. La peur, ainsi que les privations et l'absence de perspectives sont infiniment plus à blâmer qu'une supposée intervention extérieure sur les médias sociaux, ou, comme je l'ai vu passer suite à une vidéo mal définie, un supposé sponsor par des associations liées à George Soros (devenu l'équivalent pour la droite de ce que les frères Koch sont aux yeux de la gauche; un croquemitaine responsable de tout et depuis toujours).
  14. On s'égare un peu, là.... Mais en fait, bientôt pas si loin de Vera Cruz, l'affaire de la "caravane" de migrants honduriens (et autres) est en train de devenir nationale et de s'insérer dans les "échanges" de la campagne électorale, avec d'un côté les démocrates se positionnant de plus en plus du côté de la disparition des frontières, sous la houlette des militants ultra-progressistes (qui eux se cachent de moins en moins d'être anticapitalistes, anti-profits, anti-frontières....) qui sont leur partie "dynamique" ces temps-ci (les "liberals" semblent apathiques, ou suiveurs), et les républicains essaient d'être calmes et de parler fort de l'importance de frontières définies et solides (se la jouer "modéré" semble leur meilleure carte, pour mieux souligner l'hystérie qui semble dominer actuellement à gauche). Et Trump continue à twitter dessus, mais la question maintenant va être de voir comment ce drame annoncé va pouvoir se terminer: la caravane a passé de force la frontière Guatemala-Mexique malgré les flics et soldats foutus par Mexico sur leur chemin, en partie à la demande appuyée de Trump. Face à ce genre de choses, à moins de décider à tirer dans le tas (ce qu'aucun gouvernement démocratique n'ordonnera jamais actuellement), y'a t-il beaucoup de solutions pratiques quand les effectifs sont très importants? Arrêter tout le monde est-il même possible? Parce que les scènes observées, si moins extrêmes que ce qui s'est vu à Tanger récemment, sont assez flippantes. En tout cas, la chose risque de désormais commencer à jouer électoralement, et principalement en faveur des républicains.... Jusqu'à ce que ces gens arrivent à la frontière, et là on risque de voir des trucs qui ne rendront pas le pouvoir en place populaire. (pour la note, le taux d'approbation de Trump est grimpé à 47% récemment, post affaire Kavanaugh et alors que le sujet migratoire revient en place, et son taux de désapprobation est redescendu à 49%).
  15. T'as pas honte! T'es en train de dire que les Français ne savent pas sauter!
  16. Il fut un temps, j'avais un peu tripé sur le ski de bosse, plus dynamique à mes yeux, mais j'ai pas été plus loin, et ça a pas duré longtemps.... J'arrive vraiment pas à mater du sport à la télé. Manque de scénario .
  17. Oups: c'est LE truc que j'avais même pas pensé à noter ..... Peut-être que parce que pour moi, le saut à ski, c'est un peu comme le curling, soit encore plus inintéressant (à mes yeux) que le sport à la télé en général (note: pour moi, le sport à la télé, c'est comme le porno: payer et passer du temps à regarder quelqu'un d'autre avoir le fun). Ca m'a peut-être rendu reluctant à l'effort.... Je notais d'autres faiblesses dans ces articles sous-écrits et sur-militants en général. Celui-là s'inscrit bien dans cette mentalité du temps qui nie les différences hommes-femmes dans tous les registres. John Mc Enroe en a fait l'expérience l'an dernier quand il a osé dire que Serena Williams (ou sa soeur, je sais plus) serait au mieux 400ème dans le championnat masculin, si elle avait même un classement. De même que ceux qui osent rappeler que les équipes nationales de foot féminines se font systématiquement ramasser par des équipes masculines de collégiens (15-16 ans) dans leurs préparations avant chaque coupe du monde, quand les dites équipes et les militantes qui s'agitent autour réclament une paie égale pour les joueuses de foot (qui attirent 5 à 6 fois moins de paires d'yeux, au bas mot). Mais bon, c'est la presse d'aujourd'hui, entre amateurisme, ligne narrative dictée par le haut et militantisme ultra idéologique des rédactions, sur fond d'audiences faibles, de contrôle qualité absent et de rémunérations basses. Tout le monde est à un niveau à cheval entre un tabloïd et un blog, ou un compte twitter.
  18. J'avais même pas vu l'article.... Ma question est: quelle faiblesse? Parce que j'en vois plus d'une. C'est ça le problème: on les aime tous. Et on se rend pas compte à quel point ça devient une dépendance, alors que c'était trivial au début. Perso, vu que je ne suis sur aucun média social, ke me tiens autant à l'écart que possible de ce fonctionnement, et du coup, y compris sur le forum, mettre un "like" n'est pas encore un réflexe, mais une chose à laquelle je dois me forcer à penser quand j'ai apprécié un post, si bien que j'oublie de liker assez souvent là où je devrais.... Premier stade de la dépendance naissante: je me sens rétrospectivement coupable de pas l'avoir fait quand je l'aurais du . Alors que dans le même temps, j'essaie justement de pas trop rentrer dans ce jeu de façon viscérale. Tu vois comme c'est pernicieux ce système généralisé, aujourd'hui "naturel" sur internet, de notation (=validation psychologique) des uns par les autres? D'un côté, ça fait plaisir, de l'autre, c'est une dépendance et une forme devenue contrainte d'interaction sociale (ne pas le faire, ou le faire assez, est impoli, voire insultant), si bien que le "like" est, à un certain degré, et pour beaucoup de monde, une forme de monnaie, alors que c'est totalement imaginaire. Mais apparemment, bien des gens, surtout dans le monde des médias, ont l'air de se comporter comme si c'était une vraie rémunération, et beaucoup semblent se comporter comme si avoir une audience de 10-20 000 personnes sur twitter, et quelques centaines de likes et retweets par post, valait plus qu'un salaire, ou, dans le cas particulier du show business, une audience payante se comptant en millions (voir le comportement de la production de Star Wars, par exemple, illustre le phénomène: insulter les fans historiques pour avoir l'approbation de quelques milliers/dizaines de milliers de progressistes sur twitter, qui ne consomment pas ou peu de Star Wars). Dans la presse, c'est encore pire. Le buzz remplace l'influence réelle, le reflet de la société (au profit du reflet de la petite audience qui pense exactement comme nous et nous intéresse, mais paie que dalle et vote pas/peu) n'est pas une priorité comparé au fait de proclamer sa vertu et hurler une opinion d'adolescent, et les likes remplacent le salaire. Et tant qu'on est dans le rythme (les journalistes vivent en majorité sur twitter à H24), on s'enfonce toujours un peu plus dans cette réalité alternative.
  19. Certes, mais une caractéristique assez dominante de ceux qui vont vers le sommet, quel que soit leur profil, c'est qu'ils ont tendance à ne pas se limiter à des journées 9h-19h. Surtout passés certains échelons hiérarchiques. Tu rigoles? Actuellement, c'est un atout (qu'elle sache quoique ce soit de son "autre" culture, ou pas), et encore plus aux USA, et surtout sur la côte ouest: environnement lié à la tech, femme ET élément "diversité"? C'est un golden ticket qui fait sortir un dossier du lot. Les médias sociaux (ou soi disant sociaux) sont très mauvais pour la santé mentale, et tu peux mesurer là leur puissance insidieuse, base du business model qui crée la dépendance et rend encore plus accro au shoot de dopamine découlant d'un nombre de vues satisfaisant et des "likes" (ou équivalents). C'est aussi la raison pour laquelle tous les fondateurs/propriétaires/patrons de ces boîtes élèvent leurs enfants sans écrans, et certainement sans internet ou médias sociaux, aussi longtemps que possible. Première règle du baron de la drogue: ne jamais consommer ce qu'on vend.
  20. Si elle existe vraimen (on n'est jamais à l'abri d'une fabrication, ou d'une personne utilisant un faux nom et "embellissant" la réalité), cette femme est une caricature vivante: elle est dans un job "d'intermédiaire" sans doute pas très bien défini (vu la position, je doute que cela requière une grande expertise financière.... Vu le cursus qu'elle suit encore à la fac, je suis conforté dans cette opinion: des MBA -ou équivalents- typiques: très facturé, pas vraiment utiles, mais qui sont faits pour réseauter et ajouter une ligne requise sur le CV), elle est dans des "groupes" visant à l'embauche de certains types de personnes sur d'autres critères que le mérite (apparemment les femmes) parce que c'est bon pour le réseau et ça donne bonne conscience (sans se préoccuper de savoir réellement pourquoi les gens grimpent l'échelle dans un secteur) elle a 1h 30 de libre au déjeuner (aux USA ???? Et dans la finance????) et elle est chez elle autour de 18h30-19h.... Comment dire.... Garanti que son taf surfe sur la vague du sur-financement actuel de la bulle de la côte ouest (et serait un des premiers à sauter au premier signe de problème), qu'elle est dans sa vingtaine et pense tout savoir, et qu'elle est pas vraiment sur la voie royale qui vise le sommet (les gens qui y sont, surtout dans ce coin, n'ont pas des journées 9h-19h avec 1h30 de pause déj). Bref, cet "article", c'est un post instagram, ou une page facebook, destiné à l'auto-glorification (comme 90% d'instagram et autres), réalisée ici avec la complicité d'un "ancien" média essayant encore de s'accrocher mais ne faisant essentiellement rien que des millions de gens ne font pas chaque jour de façon démocratisée sur les médias sociaux: embellir, inventer, déformer, ne montrer que le positif (scénarisé en plus, pour fausser encore plus l'impression), bref, mentir. Et pas sûr qu'aujourd'hui, le tampon d'un média tradi légitimise plus la chose. Mais bon, c'est comme tu le dis de l'auto-propagande démocratisée: c'est cheap et ça ne vaut rien. Difficile de savoir dans quelle mesure cette donzelle y croit et se raconte une histoire fantasmée de sa vie, et dans quelle mesure elle essaye (c'est légitime) de booster son profil et sa carrière. N'est pas Steve Jobs qui veut: comme l'épisode susmentionné de Theranos l'a montré, il faut plus qu'un col roulé noir pour réussir ce coup là.... Et c'est pas si facile qu'on croit à porter et à transformer en atout iconique, un col roulé noir . A petite ou grande échelle, la politique d'image, la propagande, c'est un art: en leur temps, Dodolf et Joseph n'ont pas utilisé des manchots: je ne sais pas ce qu'Eisenstein et Leni Riefenstahl auraient fait avec des smartphones et les médias sociaux, mais quelque part, je suis sûr que ça aurait été plus crédible et efficace que ce genre de trucs qu'on voit aujourd'hui partout, et donc auxquels on ne croit aucunement, si ce n'est quelques midinettes qui lisent ce genre d'articles comme elles lisent les magazines beauté (plus celles qui croient aux pubs pour shampooings).
  21. C'est un des trucs qui me fascine: ces gens croient-ils à ce point être irremplaçables? En admettant que la chose soit possible: qu'est-ce qui leur fait croire que, s'ils étaient ramenés à la vie/conscience dans 30, 60 ou 100 ans, leurs connaissances et capacités vaudraient le moindre kopek? Je ne sais pas si ressusciter Gallilée ou Einstein, aussi exceptionnels qu'ils aient été dans leur temps (j'imagine que s'ils repartaient à l'âge 0 et étaient éduqués aujourd'hui, ils seraient aussi exceptionnels dans de telles conditions), ils seraient à la traîne actuellement. Et là on parle pas de si grands génies, mais de PDGs égocentriques dont certains ont eu UNE bonne idée à un moment, et une capacité variable à être des leaders après cela. Mais toujours, il est vrai, une grande capacité à se créer un culte de la personnalité (auxquels beaucoup finissent par croire, si ce n'était pas déjà le cas au début) et à le faire fructifier.
  22. Faut pas se laisser abuser par une autre bulle que celle de la gauche non plus: j'ai vu cette trame narrative d'une redite de 2016 commencer à émerger après le tumulte autour de Kavanaugh, simplement à partir du fait que la chose a soudain inquiété et mobilisé la base républicaine qui, comme tout parti au pouvoir pendant des mid-terms, ne se serait sinon pas mobilisée (voir si cette énergie va se maintenir encore 2 semaines), réduisant de beaucoup la marge de supériorité démocrate qui faisait prédire la "vague bleue", une autre trame narrative médiatique mais qui n'était pas sans justification jusque récemment (et a encore quelques raisons d'être avancée actuellement, même si "vague" est devenu hyperbolique). Faut d'abord et avant tout voir quelques faits de base: - les mid terms ne sont généralement pas des élections à très forte participation - ce sont des élections concernant disproportionnellement les bases de chaque parti, et beaucoup moins les indécis, les moyennement ou peu politiquement actifs, les modérés et les indépendants - le parti au pouvoir (cad celui qui a la MB) PERD quasiment à tous les coups, sauf circonstances exceptionnelles - en moyenne, les démocrates sont proportionnellement moins mobilisés aux mid terms, qu'ils aient la MB ou non Cette année, des choses sont différentes, notamment le niveau d'activisme, de financement et de mobilisation à gauche, suite à la rage permanente entretenue par les médias (quasiment tous enfoncés dans la vague anti-Trump et/ou d'ultra gauche bien-pensante/idéologique -sur les sujets sociétaux et politiques, nettement moins les économiques) depuis la campagne de 2016, et encore plus son résultat. L'affaire kavanaugh pourrait avoir démontré que cet activisme et cette rage permanente ont atteint un point culminant parvenant à inquiéter l'électorat républicain, sorti de sa torpeur, car touchant à ses stimulis particuliers (en général, la droite répond plus à la peur, la gauche au pessimisme, pour ce qui concerne le registre des émotions négatives). Malgré tout, il faut garder à l'esprit que l'élection de Trump fut tout sauf un raz de marée: HRC a gagné le vote populaire par 3 millions de voix (même si ce surplus s'est concentré dans les Etats ultra-bleus et très peuplés), et la marge de victoire du Donald dans 3 des 4 "swing states" cruciaux fut ridiculement petite, et en grande partie due à la désaffection d'une certaine portion de l'électorat face au choix proposé et/ou à la candidature Clinton (qui a fait fuir plus qu'elle n'a rassemblé, chez les indécis/indépendants, et les démocrates populistes). Je maintiens ce que je disais à l'époque: 2016, c'est plus Clinton qui a perdu l'élection que Trump qui l'a gagnée. Pour comparaison, dans les 4 swing states, malgré un accroissement démographique et un accroissement plus grand du nombre de citoyens inscrits sur les listes électorales (un acte volontaire aux USA, pas automatique), Mitt Romney en 2012 a emporté plus de voix que Trump en 2016.... Et il avait PERDU ces 4 Etats face à Obama. Ca devrait remettre quelques patates au fond du sac pour ceux qui veulent absolument voir une "vague" pro-Trump et/ou anti-HRC cette année-là. Le parti abstentionniste fut le plus fort. Encore plus révélateur: dans 2 de ces 4 Etats (Wisconsin et Michigan), la marge de victoire de Trump représentait moins de monde que le nombre de bulletins où la case présidentielle n'avait pas été remplie, ou bien son contenu été invalidé (une proportion en augmentation TRES substantielle par rapport à la normale). Quand aux sondages, on le rappelle régulièrement, mais faut continuer: ils ne se sont pas gourés en 2016! Ils indiquaient la tendance assez justement, dans la marge d'erreur acceptée. Ce qui a merdé, ce sont les monstruosités mathématiques tirées des sondages (et des excrétions de sondeurs en vogue à qui on demandait, moult dollars à l'appui, de produire ce qui était demandé par les rédactions) et traduites en "probabilités de victoire" (où HRC avait genre "99% de chances de l'emporter"....). Ce qui a merdé, avant tout, ce sont les médias, têtes parlantes et plumes "écrivantes" (si on peut appeler la chose ainsi quand c'est fait par idéologie, sur commande et/ou écrit avec le cul), qui avaient une narration à produire plus qu'une réalité à observer, qui voulaient peser sur le cours de l'élection, racoler pour créer de la polémique permanente et surfer dessus, se poser en autorités morales, et qui se foutaient bien d'observer la réalité de terrain hors des grandes villes des 5-6 Etats côtiers où ils sont situés (Californie, NY, Georgie, Floride, Washington -Etat et ville- et Illinois). Certains Etats sont plus durs à sonder (population peu dense, marché médias moins développé, organisations partisanes moins serrées, moins d'implication dans les partis....), mais dans l'ensemble, les sondages proprement dits tapaient assez juste. Et ce coup-ci, les sondages restent assez clairs, dans la mesure où on prend ce qu'ils ont à dire et où on n'essaie pas de leur faire dire plus: hors changements significatifs de dernière minute dans les circonscriptions concernées, les démocrates ont à ce jour encore un avantage, même s'il est devenu plus relatif. Il y a toujours des inconnues, et de possibles surprises de dernière minute (découlant ou non d'événements, grands ou petits, impactant les électeurs), mais cet avantage démocrate reste dans l'essentiel des zones concernées pour les élections à la Chambre. Pour le Sénat, il semblerait que les probas penchent de nouveau vers un maintien républicain, même si on est là à la merci d'un très petit nombre de campagnes électorales, donc de fait très individualisées autour des candidats et de leurs Etats.
  23. Possible, mais si les descriptions rapportées par Ockrent ont du vrai, il ne faut pas exclure la dimension personnelle de la question, à savoir un tempérament colérique, qui s'allient ici à une éducation d'enfant gâté capricieux (et ça, en Arabie Saoudite, dans cette strate sociale, ça veut aussi dire "punir" le personnel et ceux qu'on n'aime pas avec de la violence physique, parfois extrême) et une parano de despote isolé au sommet (il doit être sous pression depuis le début de son entrée dans le "grand jeu", et apparemment quelqu'un qui exerce le pouvoir en solitaire). Quand à savoir qui a pris la décision d'ordonner une mission avec personnels multiples: il est douteux qu'il n'ait pas su, mais si ça vient de l'entourage immédiat.... On peut être dans un cas à la Thomas Beckett: "Will no one rid me of this turbulent priest"... Et quelqu'un prend la déclaration au pied de la lettre en espérant plaire au patron, pensant être à l'abri de tout. Mais acteur conscient de l'acte ou non, MBS va maintenant se laver les mains de ces subordonnés: pas le choix, et à un certain degré, ils sont là pour ça. EDIT: grillé par Shorrky, qui y va de façon plus gauloise....
  24. Etre un propriétaire plus agressif: vu l'importance de leurs actifs dans des boîtes partout dans le monde, peut-être qu'ils peuvent drainer quelques trucs s'ils créent un environnement chez eux qui soit apte à un certain transfert d'activités (et de PDM existantes). Mais la vraie question est de savoir s'il est même possible de transférer ou de développer assez d'activité chez eux au regard de la taille de leur population ET de la taille de leur population active qualifiée ET volontaire pour réellement travailler dans un environnement compétitif moderne. Combien y a t-il de Saoudiens à la fois capables et prêts à accepter la réalité d'un environnement de travail moderne? Y'aura t-il suffisamment de zones sécurisables dans le pays où un environnement adapté pourra être créé et maintenu, ainsi que tenu hors d'atteinte d'éventuels troubles politiques et d'une forme ou une autre de contrôle par des religieux, des administrations pondéreuses et corrompues, des princes/potentats avides? Créer une vraie économie à l'échelle du pays suppose de faire plus qu'une ou deux zones spéciales créées à très grands frais (les projets de MBS, ça fait vraiment beaucoup de fric à l'hectare et par tête d'actif: sûr que ça va être rentabilisé?) et pouvant accommoder quelques centaines de milliers de personnes (dont une partie ne seront pas des actifs: familles, dépendants.... Et pas tous des actifs à valeur ajoutée nette: personnels d'entretien....). C'est un pays de 33 millions d'habitants: même si on ne prend en compte que les purements nationaux (les seuls dont les Séouds auront quelque chose à foutre), ça laisse encore 22-23 millions de gens, dans un pays aux ressources en eau insuffisantes, et quasiment sans terres arables. Le problème n'est pas seulement de créer un secteur productif non dépendant du pétrole, et une population active utile sur critères modernes (déjà deux défis d'ampleur, vu l'environnement commercial mondial), mais de faire ça à une échelle qui serve à quelque chose.
  25. A mon avis, mal: je comprends déjà pas le sens de la question .
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