Benoitleg Posté(e) le 14 décembre 2025 Share Posté(e) le 14 décembre 2025 Il y a 4 heures, ARMEN56 a dit : « Le réacteur de Flamanville 3 a atteint 100 % de puissance nucléaire ! Le 14 décembre 2025 marque le franchissement d’une étape majeure : le réacteur de Flamanville 3 a atteint 100 % de puissance nucléaire à 11h37 et a produit 1 669 MW de puissance électrique brute. Cette montée à 100 % de puissance nucléaire intervient après l’autorisation délivrée par ASNR - Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection le 12 décembre 2025, permettant de dépasser le palier des 80 %. Cette première atteinte des 100 % permet de tester les matériels à pleine puissance, réaliser des relevés et vérifier leur bon fonctionnement. Dans les semaines à venir et dans le cadre du programme de démarrage, la puissance du réacteur sera amenée à varier pour poursuivre les essais à différents paliers de puissance et une intervention sera réalisée sur un poste électrique interne. Cette étape témoigne de l’engagement et du savoir-faire des équipes d’EDF et de ses partenaires industriels mobilisées, depuis plusieurs mois, pour assurer le démarrage du réacteur en toute sûreté. Ce succès est en effet collectif. Il est le fruit du travail acharné et de l’expertise des équipes en charge du projet (avec une pensée particulière pour Alain Morvan), de la Direction de la Production nucléaire d’EDF (Etienne Dutheil), du site bien sûr (Grégory Heinfling, Vincent Vannelli et tant d’autres), ainsi que des ingénieries CNEPE, DIPDE, Direction technique, de l’ex-Direction industrielle et Edvance. C’est un jour historique pour EDF, pour le parc nucléaire français, pour toute la filière nucléaire, et pour toutes celles et tous ceux qui ont cru en ce projet ambitieux » https://www.linkedin.com/posts/cedric-lewandowski_le-réacteur-de-flamanville-3-a-atteint-100-activity-7405951458854064128-VYZV Bonne nouvelle, ce réacteur compense l'arrêt des deux réacteurs de Fessenheim (2x880 MW). 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) le 15 décembre 2025 Share Posté(e) le 15 décembre 2025 Il y a 17 heures, Benoitleg a dit : Bonne nouvelle, ce réacteur compense l'arrêt des deux réacteurs de Fessenheim (2x880 MW). Avec beaucoup de retard et ce n'était pas son rôle initial, mais en effet oui. Sauf qu'on a pas non plus vu avancer les projets pour 6 nouveaux EPR pendant ce temps, avec une mise en service du premier prévue pour 2038 au lieu de 2035... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) le 15 décembre 2025 Share Posté(e) le 15 décembre 2025 il y a 17 minutes, Patrick a dit : Avec beaucoup de retard et ce n'était pas son rôle initial, mais en effet oui. Sauf qu'on a pas non plus vu avancer les projets pour 6 nouveaux EPR pendant ce temps, avec une mise en service du premier prévue pour 2038 au lieu de 2035... Pour l'instant de toute façon c'est surcapacitaire par rapport au besoin de la France. Le résultat c'est qu'EdF exporte à fond. Encore plus que l'année dernière. Je ne sais pas si les prix en vaille la peine mais je suppose que oui. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) le 15 décembre 2025 Share Posté(e) le 15 décembre 2025 il y a 56 minutes, herciv a dit : Pour l'instant de toute façon c'est surcapacitaire par rapport au besoin de la France. Le résultat c'est qu'EdF exporte à fond. Encore plus que l'année dernière. Je ne sais pas si les prix en vaille la peine mais je suppose que oui. Le problème c'est la pérennité du parc à 15 ans si l'ASNR se met elle aussi à succomber à certains lobbies... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) le 15 décembre 2025 Share Posté(e) le 15 décembre 2025 il y a 1 minute, Patrick a dit : Le problème c'est la pérennité du parc à 15 ans si l'ASNR se met elle aussi à succomber à certains lobbies... Les américains ont poussé leur réacteurs au-delà de 60 ans, il me semble même que certains vise les 80 ans. Techniquement je pense on peut faire pareil. Quant aux lobbies ... Il va falloir qu'ils trouvent de nouveaux parrains avec tous les bouleversement géostratégiques actuels. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) le 15 décembre 2025 Share Posté(e) le 15 décembre 2025 il y a 4 minutes, herciv a dit : Les américains ont poussé leur réacteurs au-delà de 60 ans, il me semble même que certains vise les 80 ans. Techniquement je pense on peut faire pareil. Quant aux lobbies ... Il va falloir qu'ils trouvent de nouveaux parrains avec tous les bouleversement géostratégiques actuels. Je sais. Et dans le même temps certains margoulins en France voulaient qu'on arrête nos 900MW Westinghouse à 40 ans. Les mêmes que ceux que les USA poussent à 80 ans. Ce fut le cas à Fessenheim. En effet le cas poutine nous éloigne pour un moment de ces éventualités délétères, MAIS tu noteras que les antinuke n'ont pas été cloués au pilori comme les agents de poutine, de xi, et des pétromonarchies hostiles qu'ils sont. C'est un gros problème. Il faut les sortir définitivement de l'équation pour avoir enfin la possibilité de décarboner réellement et d'être indépendants via une filière permettant la fermeture du cycle. 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
collectionneur Posté(e) le 29 décembre 2025 Share Posté(e) le 29 décembre 2025 Reconversion des réacteurs des porte-avions et des SNA Classe Los Angeles désarmés en petits réacteurs modulaires pour quelques milliards de dollars proposé d'ici la fin de la décennie ? https://www.bfmtv.com/tech/innovation/un-projet-prevoit-de-reconvertir-les-vieux-reacteurs-nucleaires-de-la-marine-americaine-pour-alimenter-en-electricite-les-datacenters-tres-energivores_AV-202512290291.html Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. herciv Posté(e) le 2 janvier C’est un message populaire. Share Posté(e) le 2 janvier Edf a plus exporté en 2025 qu'en 2024 mais je pensais que çà serait supérieur à ce qui est annoncé : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/cest-plus-que-la-consommation-de-la-belgique-la-france-bat-a-nouveau-son-record-dexportations-delectricite-2207453 « C'est plus que la consommation de la Belgique » : la France bat à nouveau son record d'exportations d'électricité L'Hexagone a vendu aux pays voisins plus que la consommation annuelle de la Belgique en 2025, soit 92 térawattheures, battant le record de 2024. Les électrons exportés n'ont également jamais autant rapporté. L'électricité a été consommée en premier lieu par l'Italie (solde exportateur de 22,6 térawattheures), l'Allemagne et la Belgique (23,1 TWh, en baisse sur un an (Lionel BONAVENTURE/AFP) Par Guillaume Guichard Publié le 2 janv. 2026 à 15:36Mis à jour le 2 janv. 2026 à 17:03 La France confirme son rôle de champion des électrons. Pour la deuxième année consécutive, le pays a battu son propre record d'exportations d'électricité en 2025, a indiqué RTE vendredi. Son solde exportateur net s'est élevé à 92,3 térawattheures, contre 89 térawattheures en 2024. « On parle ici de volumes considérables : 92 TWh, c'est plus que la consommation annuelle d'un pays comme la Belgique », pointe Thomas Veyrenc, directeur général économie, stratégie et finances de RTE dans un poste Linkedin. L'électricité a été consommée en premier lieu par l'Italie (solde exportateur de 22,6 térawattheures), l'Allemagne et la Belgique (23,1 TWh, en baisse sur un an), le Royaume-Uni (22,6 TWh, stable sur un an). La Suisse a bien plus importé qu'en 2024 (20,1 TWh, après 16,7 TWh), à cause de l'arrêt prolongé d'une centrale nucléaire. Les échanges avec l'Espagne en revanche se sont rééquilibrés (solde net positif pour la France de 0,2 TWh), après un écart favorable à la France en 2024. Reprise de la production nucléaire Ce résultat s'explique par deux grands facteurs. D'abord, la production nucléaire d'EDF est solidement remontée, après la crise de la corrosion sous contrainte, à ses niveaux d'avant Covid. A titre d'exemple, le parc nucléaire a retrouvé cette semaine, à l'occasion des grands froids, une capacité de production de 56 gigawatts, a relevé l'agence Bloomberg. Un plus haut plus vu depuis janvier 2019. En revanche, la consommation, elle, n'a pas retrouvé ses niveaux d'avant-Covid. Stable par rapport à 2024, elle reste bien en deçà de ce que la France connaissait dans les années 2010. « Les effets de la crise persistent, l'efficacité énergétique continue de se diffuser, l'électrification n'est pas encore lancée à l'échelle », analyse Thomas Veyrenc. Le principal enjeu reste de parvenir à substituer cette électricité aux énergies fossiles importées, qui constituent toujours presque 60 % de l'énergie consommée en France. » Un effet prix favorable à la France En attendant, la France n'a pas « bradé » auprès de ses voisins ses térawattheures en 2025. « Les exports contribuent positivement à la balance commerciale de la France : le différentiel de prix avec les pays voisins se creusant en faveur de l'Hexagone (en 2025, NDLR), ils génèrent plus de revenus que l'an passé », précise Thomas Veyrenc. En 2025, le solde exportateur en euros s'est élevé à un niveau record lui aussi, à environ 5,4 milliards d'euros, d'après un chiffre provisoire transmis par RTE. En 2024, les exportations d'électrons avaient rapporté 5 milliards d'euros à la France. Les térawattheures ont donc été vendus légèrement plus chers en 2025. Ces niveaux sont bien supérieurs à ceux observés durant les années 2000, quand le pays exportait pour 1 à 3 milliards d'électricité par an. Les soldes d'exportation étaient toutefois inférieurs, le record d'alors s'étant élevé à 76 TWh en 2002. Cependant, RTE a pour habitude de relativiser le niveau des exportations d'électricité avec celui des importations de pétrole, qui dépassent les 60 milliards d'euros. 1 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) le 2 janvier Share Posté(e) le 2 janvier (modifié) Il y a 5 heures, herciv a dit : Edf a plus exporté en 2025 qu'en 2024 mais je pensais que çà serait supérieur à ce qui est annoncé : https://www.lesechos.fr/industrie-services/energie-environnement/cest-plus-que-la-consommation-de-la-belgique-la-france-bat-a-nouveau-son-record-dexportations-delectricite-2207453 « C'est plus que la consommation de la Belgique » : la France bat à nouveau son record d'exportations d'électricité L'Hexagone a vendu aux pays voisins plus que la consommation annuelle de la Belgique en 2025, soit 92 térawattheures, battant le record de 2024. Les électrons exportés n'ont également jamais autant rapporté. L'électricité a été consommée en premier lieu par l'Italie (solde exportateur de 22,6 térawattheures), l'Allemagne et la Belgique (23,1 TWh, en baisse sur un an (Lionel BONAVENTURE/AFP) Par Guillaume Guichard Publié le 2 janv. 2026 à 15:36Mis à jour le 2 janv. 2026 à 17:03 La France confirme son rôle de champion des électrons. Pour la deuxième année consécutive, le pays a battu son propre record d'exportations d'électricité en 2025, a indiqué RTE vendredi. Son solde exportateur net s'est élevé à 92,3 térawattheures, contre 89 térawattheures en 2024. « On parle ici de volumes considérables : 92 TWh, c'est plus que la consommation annuelle d'un pays comme la Belgique », pointe Thomas Veyrenc, directeur général économie, stratégie et finances de RTE dans un poste Linkedin. L'électricité a été consommée en premier lieu par l'Italie (solde exportateur de 22,6 térawattheures), l'Allemagne et la Belgique (23,1 TWh, en baisse sur un an), le Royaume-Uni (22,6 TWh, stable sur un an). La Suisse a bien plus importé qu'en 2024 (20,1 TWh, après 16,7 TWh), à cause de l'arrêt prolongé d'une centrale nucléaire. Les échanges avec l'Espagne en revanche se sont rééquilibrés (solde net positif pour la France de 0,2 TWh), après un écart favorable à la France en 2024. Reprise de la production nucléaire Ce résultat s'explique par deux grands facteurs. D'abord, la production nucléaire d'EDF est solidement remontée, après la crise de la corrosion sous contrainte, à ses niveaux d'avant Covid. A titre d'exemple, le parc nucléaire a retrouvé cette semaine, à l'occasion des grands froids, une capacité de production de 56 gigawatts, a relevé l'agence Bloomberg. Un plus haut plus vu depuis janvier 2019. En revanche, la consommation, elle, n'a pas retrouvé ses niveaux d'avant-Covid. Stable par rapport à 2024, elle reste bien en deçà de ce que la France connaissait dans les années 2010. « Les effets de la crise persistent, l'efficacité énergétique continue de se diffuser, l'électrification n'est pas encore lancée à l'échelle », analyse Thomas Veyrenc. Le principal enjeu reste de parvenir à substituer cette électricité aux énergies fossiles importées, qui constituent toujours presque 60 % de l'énergie consommée en France. » Un effet prix favorable à la France En attendant, la France n'a pas « bradé » auprès de ses voisins ses térawattheures en 2025. « Les exports contribuent positivement à la balance commerciale de la France : le différentiel de prix avec les pays voisins se creusant en faveur de l'Hexagone (en 2025, NDLR), ils génèrent plus de revenus que l'an passé », précise Thomas Veyrenc. En 2025, le solde exportateur en euros s'est élevé à un niveau record lui aussi, à environ 5,4 milliards d'euros, d'après un chiffre provisoire transmis par RTE. En 2024, les exportations d'électrons avaient rapporté 5 milliards d'euros à la France. Les térawattheures ont donc été vendus légèrement plus chers en 2025. Ces niveaux sont bien supérieurs à ceux observés durant les années 2000, quand le pays exportait pour 1 à 3 milliards d'électricité par an. Les soldes d'exportation étaient toutefois inférieurs, le record d'alors s'étant élevé à 76 TWh en 2002. Cependant, RTE a pour habitude de relativiser le niveau des exportations d'électricité avec celui des importations de pétrole, qui dépassent les 60 milliards d'euros. @Picdelamirand-oil, toi qui parlais d'un scénario à "100 EPR" pour décarboner la France, saurais-tu calculer grosso-modo à la louche ce qu'on aurait pu produire en valeur monétaire en équivalent raffiné hors-TIPP avec ces 92 TW/h d'électricité exportée? les EPR en service dans le monde ont un facteur de charge encore assez faible, en moyenne de 70%. J'ai demandé à ton collègue ChatGPT et il me sort entre 4.6 et 7.2 milliards d'€ en fonction de certains facteurs (si on compte ou pas la TIPP par exemple). J'ai évidemment cité la fameuse technologie du CEA de conversion avec un rendement de 99% pour la production d'hydrogène par électrolyse à haute température (https://uarga.org/downloads/Documentation/2023-1-Electrolyse-haute-temperature.pdf). Mais je ne sais pas si les données que j'utilise sont vraiment pertinentes. Modifié le 2 janvier par Patrick Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) le 3 janvier Share Posté(e) le 3 janvier Il faut se méfier dans les e-fuel l’énergie ne représente que 50 à 60% du cout ... la matière première n'est pas gratuite, notament l'hydrogene. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Picdelamirand-oil Posté(e) le 4 janvier C’est un message populaire. Share Posté(e) le 4 janvier Le 02/01/2026 à 23:34, Patrick a dit : @Picdelamirand-oil, toi qui parlais d'un scénario à "100 EPR" pour décarboner la France, saurais-tu calculer grosso-modo à la louche ce qu'on aurait pu produire en valeur monétaire en équivalent raffiné hors-TIPP avec ces 92 TW/h d'électricité exportée? les EPR en service dans le monde ont un facteur de charge encore assez faible, en moyenne de 70%. J'ai demandé à ton collègue ChatGPT et il me sort entre 4.6 et 7.2 milliards d'€ en fonction de certains facteurs (si on compte ou pas la TIPP par exemple). J'ai évidemment cité la fameuse technologie du CEA de conversion avec un rendement de 99% pour la production d'hydrogène par électrolyse à haute température (https://uarga.org/downloads/Documentation/2023-1-Electrolyse-haute-temperature.pdf). Mais je ne sais pas si les données que j'utilise sont vraiment pertinentes. Oui je le peux Bon trêve de plaisanterie, au lieu de 5 milliards on pourrait en tirer 7 sur lesquels on peut rajouter des taxes ce qui amène à 10 milliards. Mais pour rester concurrentiel on rajoute moins de taxes que sur le pétrole naturel ce qui est justifié si on considère que la TIPP est une sorte de taxe carbone et que le e-fuel est décarboné. Mais ce n'est pas ça l'avantage principal. L'avantage c'est que ce prix c'est du travail en France donc des emplois direct, indirect et induis. En gros cela fait baisser le chômage en plus d'améliorer un peu la balance commerciale. Et puis cela permet de stabiliser le réseau électrique malgré la prolifération des diverses énergies renouvelables parce qu'on peut construire des usines qui ralentissent l'électrolyse de l'eau pour produire de l'hydrogène lorsque la demande en électricité est forte et qui l'accélère lorsqu'elle est faible, il suffit de prévoir un stockage intermédiaire calculé en fonction des objectifs qu'on veut tenir, enfin nos centrales nucléaires si on les faisaient fonctionner au maximum continu possible produiraient 80 Twh de plus et on peut proposer à EDF de les acheter à 25€ le Mwh ce qui est faible mais mieux que 0. La contrepartie de cet arrangement c'est qu'on met le bouton ON/OFF de nos électrolyseurs chez EDF, c'est une image , c'est plus compliqué mais on sait faire. Avec ces 80 Twh on va tirer 6 Milliards de plus et en fait on devrait faire la monté en puissance avec cette électricité et utiliser les exportations ensuite. 4 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) le 4 janvier Share Posté(e) le 4 janvier il y a 34 minutes, Picdelamirand-oil a dit : Oui je le peux Bon trêve de plaisanterie, au lieu de 5 milliards on pourrait en tirer 7 sur lesquels on peut rajouter des taxes ce qui amène à 10 milliards. Mais pour rester concurrentiel on rajoute moins de taxes que sur le pétrole naturel ce qui est justifié si on considère que la TIPP est une sorte de taxe carbone et que le e-fuel est décarboné. Mais ce n'est pas ça l'avantage principal. L'avantage c'est que ce prix c'est du travail en France donc des emplois direct, indirect et induis. En gros cela fait baisser le chômage en plus d'améliorer un peu la balance commerciale. Et puis cela permet de stabiliser le réseau électrique malgré la prolifération des diverses énergies renouvelables parce qu'on peut construire des usines qui ralentissent l'électrolyse de l'eau pour produire de l'hydrogène lorsque la demande en électricité est forte et qui l'accélère lorsqu'elle est faible, il suffit de prévoir un stockage intermédiaire calculé en fonction des objectifs qu'on veut tenir, enfin nos centrales nucléaires si on les faisaient fonctionner au maximum continu possible produiraient 80 Twh de plus et on peut proposer à EDF de les acheter à 25€ le Mwh ce qui est faible mais mieux que 0. La contrepartie de cet arrangement c'est qu'on met le bouton ON/OFF de nos électrolyseurs chez EDF, c'est une image , c'est plus compliqué mais on sait faire. Avec ces 80 Twh on va tirer 6 Milliards de plus et en fait on devrait faire la monté en puissance avec cette électricité et utiliser les exportations ensuite. Merci, c'est la réponse que je n'osais espérer. Maintenant la question à plusieurs milliards d'€, c'est de savoir combien coûteraient les installations de captage du CO2 et les électrolyseurs pour produire les volumes conséquents d'hydrocarbures concernés, et sur combien d'années on amortirait cette dépense. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) le 4 janvier Share Posté(e) le 4 janvier il y a 35 minutes, Patrick a dit : Merci, c'est la réponse que je n'osais espérer. Maintenant la question à plusieurs milliards d'€, c'est de savoir combien coûteraient les installations de captage du CO2 et les électrolyseurs pour produire les volumes conséquents d'hydrocarbures concernés, et sur combien d'années on amortirait cette dépense. Les prix que j'ai donné tiennent compte des investissements des frais financiers des salaires des infrastructures de l'achat du CO2 etc... 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
capmat Posté(e) le 14 janvier Share Posté(e) le 14 janvier (modifié) https://splash247.com/former-uk-mp-takes-on-maritime-nuclear-role/ Virginia Crosbie a été nommée directrice générale de la Nuclear Energy Maritime Organization (NEMO), une organisation à but non lucratif qui promeut l'utilisation sûre, sécurisée et durable des technologies nucléaires dans le secteur maritime. Mme Crosbie, qui préside Supporters of Nuclear Energy (SONE), prend ses fonctions à un moment où l'intérêt pour la navigation à propulsion nucléaire et à assistance nucléaire s'accroît, le secteur étant à la recherche de solutions de décarbonation à grande échelle. La NEMO ambitionne de renforcer son rayonnement international et de soutenir l'élaboration de politiques et de réglementations fondées sur des données probantes, ainsi que le déploiement potentiel des technologies nucléaires pour les applications maritimes. Son parcours professionnel allie la fonction publique et l'industrie nucléaire. Mme Crosbie a été députée au Parlement britannique de 2019 à 2024, période durant laquelle elle a dirigé le Nuclear Delivery Group et présidé le groupe parlementaire multipartite sur les petits réacteurs modulaires. Elle demeure également active dans le secteur en tant que membre du conseil d'administration du Nuclear Institute. Wade Allison, secrétaire honoraire de SONE et professeur émérite de physique à l'Université d'Oxford, a salué cette nomination comme une reconnaissance éloquente du leadership et de l'expertise de Crosbie. « À SONE, nous avons encouragé le déploiement de l'énergie nucléaire en mer pour le bénéfice de toutes les nations », a déclaré Allison. « Nous sommes fiers de voir notre président assumer ce rôle important à un moment où l'innovation nucléaire, notamment dans les applications maritimes, sera cruciale pour la sécurité énergétique internationale, la décarbonation et la croissance industrielle, sous l'égide du Royaume-Uni. » Modifié le 14 janvier par capmat Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. fraisedesbois Posté(e) samedi à 18:19 C’est un message populaire. Share Posté(e) samedi à 18:19 13.01.26 Sa pertinence, son franc-parler et son nœud papillon avaient crevé l’écran lors de son audition par la commission d’enquête parlementaire sur la perte de souveraineté énergétique de la France : Yves Bréchet, physicien, Haut-commissaire à l’énergie atomique entre 2012 et 2018, membre de l’Académie des Sciences, est le quatrième invité de la nouvelle émission de L’Express, "Les grands entretiens d’Anne Rosencher". 1 2 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
capmat Posté(e) mardi à 07:18 Share Posté(e) mardi à 07:18 (modifié) https://splash247.com/maritime-nuclear-consortium-launched-in-the-uk/ Le Consortium nucléaire maritime a été lancé au Royaume-Uni avec l'ambition de faire du pays un chef de file de la propulsion nucléaire, à l'heure où d'autres nations, comme les États-Unis et la Chine, investissent massivement dans ce domaine. Initié par Lloyd’s Register (LR), ce groupe réunit des experts de premier plan des secteurs nucléaire, maritime, de l'assurance et de la réglementation. Parmi ses autres membres figurent Rolls-Royce, Babcock International Group, Global Nuclear Security Partners, Stephenson Harwood et NorthStandard. Plus de 700 réacteurs nucléaires marins sont en service dans les flottes navales du monde entier. Le défi consiste à adapter cette technologie à un usage commercial. En définissant des règles pour les nouveaux modèles de réacteurs, le Royaume-Uni ambitionne de se positionner comme un acteur majeur du développement de l'énergie nucléaire maritime. Nick Brown, PDG de LR, a déclaré : « La décarbonation exige une énergie plus propre, des normes plus élevées et un engagement envers les générations futures. Le nucléaire est prêt à relever ce défi.» M. Brown a ajouté que la prochaine génération de réacteurs modulaires avancés offre des garanties renforcées et la possibilité d'intégrer l'énergie nucléaire au transport maritime commercial quotidien. « Si le Royaume-Uni se positionne en chef de file mondial en matière de normes, le nucléaire aura des retombées qui dépasseront le simple cadre des navires zéro émission de carbone. Il créera des emplois dans les chantiers navals britanniques, dynamisera l’activité économique de la City et garantira des emplois durables à ceux qui construisent, assurent et exploitent la flotte mondiale », a affirmé Brown. Modifié mardi à 07:20 par capmat 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
fraisedesbois Posté(e) mardi à 09:38 Share Posté(e) mardi à 09:38 Il y a 2 heures, capmat a dit : https://splash247.com/maritime-nuclear-consortium-launched-in-the-uk/ Le Consortium nucléaire maritime a été lancé au Royaume-Uni avec l'ambition de faire du pays un chef de file de la propulsion nucléaire, à l'heure où d'autres nations, comme les États-Unis et la Chine, investissent massivement dans ce domaine. Initié par Lloyd’s Register (LR), ce groupe réunit des experts de premier plan des secteurs nucléaire, maritime, de l'assurance et de la réglementation. Parmi ses autres membres figurent Rolls-Royce, Babcock International Group, Global Nuclear Security Partners, Stephenson Harwood et NorthStandard. Plus de 700 réacteurs nucléaires marins sont en service dans les flottes navales du monde entier. Le défi consiste à adapter cette technologie à un usage commercial. En définissant des règles pour les nouveaux modèles de réacteurs, le Royaume-Uni ambitionne de se positionner comme un acteur majeur du développement de l'énergie nucléaire maritime. Nick Brown, PDG de LR, a déclaré : « La décarbonation exige une énergie plus propre, des normes plus élevées et un engagement envers les générations futures. Le nucléaire est prêt à relever ce défi.» M. Brown a ajouté que la prochaine génération de réacteurs modulaires avancés offre des garanties renforcées et la possibilité d'intégrer l'énergie nucléaire au transport maritime commercial quotidien. « Si le Royaume-Uni se positionne en chef de file mondial en matière de normes, le nucléaire aura des retombées qui dépasseront le simple cadre des navires zéro émission de carbone. Il créera des emplois dans les chantiers navals britanniques, dynamisera l’activité économique de la City et garantira des emplois durables à ceux qui construisent, assurent et exploitent la flotte mondiale », a affirmé Brown. ah tiens, cela me fait penser à ça: 18.01.26 Chers amis, quels sont selon vous les arguments importants concernant le Groenland ? https://x.com/Gerashchenko_en/status/2012843845239681261?s=20 De toute évidence, le président Trump pense que le Groenland renforcerait la puissance des États-Unis. Cependant, c’est plutôt l’inverse qui risque de se produire. Les capacités réelles dans l’Arctique ne se résument pas à la simple présence d’un drapeau sur un territoire. L’Arctique est un théâtre d’opérations où le contrôle repose sur trois piliers : la présence physique, la capacité de maintenir et de consolider cette présence dans la durée, et la capacité de restreindre l’accès des concurrents. La possession du Groenland pourrait avant tout renforcer la position des États-Unis à l’entrée de l’Arctique depuis l’Atlantique, en servant de base d’opérations, de surveillance et en créant un centre logistique. Parallèlement, cela n'octroie pas automatiquement le contrôle des principales routes arctiques : la Route maritime du Nord (RMN) demeure un corridor contrôlé par la Russie le long de ses côtes, tandis que le Passage du Nord-Ouest (PNO) est un archipel canadien dont le statut juridique est ambigu et qui ne disparaîtra pas du simple fait d'un changement de statut du Groenland. Citation Examinons trois scénarios possibles pour le projet groenlandais du président Trump : Dans le scénario le plus favorable, où les États-Unis obtiennent la souveraineté sur le Groenland tout en maintenant la coopération transatlantique, Washington y gagne pleinement, tant sur le plan opérationnel et logistique que réglementaire. Les États-Unis pourraient développer plus rapidement et sans approbation politique les infrastructures à double usage et les voies de communication, transformant ainsi l'île en un véritable nœud logistique dans l'Atlantique Nord. De plus, leur pouvoir de dissuasion s'en trouve renforcé : la souveraineté permet un contrôle plus strict de l'accès des tiers aux ports, aux données et aux infrastructures critiques, ainsi qu'un blocage plus rapide des investissements indésirables. En termes de ressources, cela faciliterait également l'accès aux terres rares et à un plus large éventail de matériaux critiques. Toutefois, le scénario le plus probable est qu'une annexion du Groenland s'accompagnerait d'une rupture de la coopération transatlantique en matière de sécurité. Dans ce cas, les États-Unis pourraient renforcer leur contrôle sur un point névralgique, mais affaiblir leur contrôle régional global. L'avantage tactique est évident : un point d'appui autonome avec un contrôle souverain maximal sur les licences, les investisseurs et les régimes d'accès aux ressources, créant ainsi un obstacle plus important à la présence chinoise sur l'île. Cependant, les pertes stratégiques se manifestent principalement au niveau logistique : l'Arctique ne nécessite pas seulement des points sur une carte, mais un réseau de ports, d'installations de réparation, de couloirs aériens, de systèmes de recherche et de sauvetage conjoints et d'échanges de données continus. Une rupture avec l'Europe signifierait la perte de cette « profondeur logistique », entraînant une présence américaine plus coûteuse, plus lente et moins prévisible aux hautes latitudes, qui devrait être maintenue de manière indépendante, avec des stocks accrus, des navires de ravitaillement et une infrastructure contractuelle renforcée, tout en augmentant les coûts d'assurance et d'exploitation. En termes de ressources, une telle rupture pourrait dévaloriser une partie des gains tirés du contrôle des terres rares. La souveraineté sur les gisements ne garantit pas un approvisionnement stable : les matières premières critiques nécessitent de longs cycles d’investissement, des technologies de transformation, des normes et des marchés. Sans partenariat avec l’UE, les risques financiers et réglementaires augmentent, la légitimité de l’extraction diminue et les projets deviennent plus risqués pour les investisseurs en raison des conflits politiques et des potentielles contre-mesures européennes. Au final, la situation pourrait se résumer à : « les ressources existent, mais la chaîne d’approvisionnement fait défaut ». Les États-Unis contrôlent l’accès et les licences, mais subissent des retards dans l’extraction et la transformation, ce qui signifie que les ressources géologiques ne sont pas converties en approvisionnements stratégiques pour les secteurs de la haute technologie et de la défense. De manière systémique, ce scénario déséquilibre également l’équilibre sécuritaire en faveur de la Russie. Même si les États-Unis limitent strictement la présence chinoise au Groenland, un Occident divisé offre à Moscou une plus grande marge de manœuvre pour créer des « zones grises » dans l’Atlantique Nord et l’Arctique : pressions sur les infrastructures sous-marines, incidents de navigation et démonstrations de force, autant d’actions qui deviennent plus dangereuses en l’absence de réponses coordonnées des alliés. Le dilemme principal se pose alors : l'annexion accroît la liberté des États-Unis sur l'île, mais une rupture transatlantique compromet la condition essentielle à la puissance arctique : la résilience du réseau et la capacité de maintenir une présence durable, efficace et rentable, sur le théâtre d'opérations le plus complexe de la géopolitique moderne. En clair, en termes de puissance brute et d'effectifs, les États-Unis et leurs alliés sont déjà à la traîne de la Russie en matière de capacités arctiques : la Russie dispose d'une quarantaine de brise-glaces, dont huit à propulsion nucléaire, tandis que les États-Unis n'en possèdent que deux, le principal renfort provenant de leurs alliés : le Canada (18 brise-glaces), la Finlande (8) et la Suède (5). Cependant, en matière de capteurs, de domaine sous-marin et de logistique en réseau, les États-Unis et leurs alliés bénéficient d'un avantage certain grâce à l'infrastructure intégrée de l'Atlantique Nord et aux réseaux du NORAD. Si la coopération transatlantique est rompue, les États-Unis conservent des avantages technologiques de pointe (capteurs, espace et domaines sous-marins) mais perdent leur principal atout : le « fossé des brise-glaces », c’est-à-dire le soutien logistique et opérationnel des alliés. Dans ce cas, l’avantage de la Russie en matière de présence de surface dans la banquise (40/8 contre 2) devient bien plus déterminant pour le contrôle effectif de l’Arctique. /FIN ... (...) en termes de puissance brute et d'effectifs, les États-Unis et leurs alliés sont déjà à la traîne de la Russie en matière de capacités arctiques : la Russie dispose d'une quarantaine de brise-glaces, dont huit à propulsion nucléaire, tandis que les États-Unis n'en possèdent que deux, le principal renfort provenant de leurs alliés : le Canada (18 brise-glaces), la Finlande (8) et la Suède (5). Cependant, en matière de capteurs, de domaine sous-marin et de logistique en réseau, les États-Unis et leurs alliés bénéficient d'un avantage certain grâce à l'infrastructure intégrée de l'Atlantique Nord et aux réseaux du NORAD. Si la coopération transatlantique est rompue, les États-Unis conservent des avantages technologiques de pointe (capteurs, espace et domaines sous-marins) mais perdent leur principal atout : le « fossé des brise-glaces », c’est-à-dire le soutien logistique et opérationnel des alliés. Dans ce cas, l’avantage de la Russie en matière de présence de surface dans la banquise (40/8 contre 2) devient bien plus déterminant pour le contrôle effectif de l’Arctique. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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