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ZEE française La France d'Outre-mer et son voisinage


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il y a 51 minutes, Titus K a dit :

Comme je l'avais noté sur un autre fil, si nous n'exploitons pas nous même nos ressources quelle que soit le prétexte, les autres le feront à notre place et dans des conditions environnementales bien pires !
Combien de temps les empêcheurs de tourner rond pensent que ça va durer si nous ne réagissons pas continuellement et aux vus des coûts que ça nécessite en sus de se faire piller ? 

Pourquoi n'y a t-il pas d'accords sérieux avec les dirigeants Brésiliens qui auraient aussi à y gagner, vu la déliquescence d'une partie de leur population, les narcos et autres trafiquants vont finir par prendre le pouvoir ou déclencher une embrouille avec les voisins !   

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Pétrole en Guyane : « Si nous n’exploitons pas nos ressources, il y aura une révolution »

https://www.latribune.fr/article/entreprises-finance/33302808578310/petrole-en-guyane-si-nous-n-exploitons-pas-nos-ressources-il-y-aura-une-revolution


Très contestée, la proposition de loi du sénateur guyanais Georges Patient a été validée en commission au Sénat ce mercredi et sera examinée en séance le 29 janvier. Elle vise à réautoriser l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures dans les territoires ultramarins. Le sénateur s'explique auprès de La Tribune.


En ce début d'année, si l'heure est à l'élaboration d'un budget, certains parlementaires ouvrent d'autres dossiers. Parmi eux, Georges Patient, sénateur RDPI (anciennement LREM) de Guyane, porte un projet de loi visant à autoriser l'exploitation et l'exploration d'hydrocarbures dans les territoires ultramarins. Acceptée en commission ce mercredi, la proposition a de bonnes chances d'être votée par le Sénat le 29 janvier prochain, mais son sort est encore très incertain à l'Assemblée nationale.

Une demi-douzaine d'associations et ONG ont adressé un courrier au Premier ministre l'invitant à rejeter le texte, qui reviendrait en partie sur la loi Hulot de 2017. La ministre de la Transition Ecologique, Monique Barbut, aurait également mis sa démission dans la balance selon Politico. Georges Patient revient pour La Tribune sur les motivations de ce texte et sur l'exploitation des ressources naturelles en Guyane.


LA TRIBUNE - Bien qu'approuvée en commission au Sénat, votre proposition de loi provoque une levée de boucliers dans les rangs écologistes ainsi que de la part de la ministre de la Transition Ecologique. Est il possible de relancer l'exploitation d'hydrocarbure sans mettre en péril les objectifs français en matière de stratégie bas carbone ? 

GEORGES PATIENT - On a voulu rester dans la stratégie bas carbone en proposant la mise en place de limites de production annuelles. Nous proposons que ces limites correspondent à la consommation nationale, afin qu'on ne nous taxe pas d'augmenter la production de pétrole. Cela ne signifie pas pour autant que notre pétrole, s'il y en a, ne puisse être exporté ailleurs que vers l’Hexagone. On peut ainsi penser à l'éventualité qu’il puisse être raffiné ailleurs qu’en France.

Mais ce qu'on ne veut surtout pas, c’est augmenter la production de pétrole. La potentielle production viendrait compenser toutes les importations massives déjà réalisées par la France. La France c'est plus de 60 milliards d'importations de pétrole, donc si on arrive à faire en sorte qu'une partie de ce pétrole ne soit pas importé, ça permettra d’augmenter ses ressources et d'améliorer sa balance commerciale. Et puis surtout, dans cette période géopolitique, ça permettra d'asseoir en grande partie sa souveraineté énergétique.

 

Mais comment peut-on s'assurer que ça ne vienne pas s'ajouter aux imports de pétrole déjà existants ? 

Il ne peut pas y avoir de certitude, mais la consommation française étant déjà minime par rapport à la consommation mondiale, de l’ordre de 1,5 %, ça ne dépassera pas ce niveau de production. Au pire, si ça augmente, ça n'augmentera que de ce petit 1,5% de la consommation mondiale.

Vous évoquez pour le moment un « potentiel pétrole ». Compte tenu des cours actuels peu propices aux investissements, quel serait l'intérêt des entreprises pétrolières pour la Guyane ? 

Volontairement, nous n’avons pas pris l’attache des pétroliers afin qu'on ne dise pas, compte tenu de la levée de boucliers, qu’on était à la solde des pétroliers. Par le passé nous avions déjà reçu TotalEnergies, notamment, qui avait alors confirmé ce que disait son président : il n'y a pas de pétrole en Guyane. Mais, depuis, on a vu Petrobras forer à la frontière maritime brésilienne. Tout le monde demeure suspendu aux résultats des explorations de Petrobras, mais il y a déjà de très grandes certitudes.

Outre le Brésil, votre proposition de loi arrive alors que le Guyana voisin augmente considérablement sa production de pétrole et commence à observer des retombées économiques pour sa population, malgré une pression accrue sur la biodiversité. Est-ce que cette proposition de loi n'arrive pas en réaction à une frustration guyanaise face à ses voisins ? 

D'un côté, nous avons une Guyane qui demeure dans la précarité, sans développement économique, et en face le Guyana qui est en passe de devenir un petit Qatar. A cela s’ajoute le Suriname, voisin également, où investit une entreprise française, TotalEnergies, déjà présente au Guyana.

Pour l’habitant de Guyane, qui ne voit pas décoller son pays et à qui on interdit d'exploiter ses ressources naturelles, à la fois le pétrole et l’or, quelle peut être la réaction ? Il écoute les indépendantistes, parce qu'il y en a de plus en plus maintenant, y compris un député. La Guyane est une sacrifiée, utilisée uniquement pour « faire bien écologiquement », et donner l’image d’un grand musée. Mais on n'en a rien à faire des habitants qui y vivent. Les jeunes Guyanais ne continueront pas à accepter de voir leurs voisins se développer et avoir ce qui leur manque. Si nous n’exploitons pas nos ressources, je suis persuadé que tôt ou tard, il y aura une révolution en Guyane.

Avez-vous la certitude qu'une exploitation des matières premières puisse profiter aux populations locales et ainsi ne pas tomber dans le piège hollandais ? 

D’abord nous ne sommes pas pour une exploitation sauvage. Nous sommes favorables à une exploitation qui tienne compte des exigences environnementales, avec des retours pour les Guyanais et pour les collectivités. Voilà les conditions. On ne demande pas qu'on exploite sauvagement les ressources naturelles. On voudrait qu'il y ait des retombées pour notre territoire, parce que notre pays souffre d'un manque d'infrastructures. Il nous manque des hôpitaux, il nous manque des écoles. Il y a beaucoup de chômeurs, et des communes enclavées où, en 2026, on ne peut aller qu'en pirogue. Il y a besoin d'un développement endogène, qui puisse remédier à ce manque de transferts venant de métropole, et nous avons des ressources. On peut les exploiter.

La protection de l'environnement est la raison majeure ayant empêché à la fois la concrétisation de projets aurifères, mais aussi d'hydrocarbure. Pour autant, considérez-vous que l'écologie seule, explique l'attitude de l'Etat vis-à-vis de la Guyane ?

Il y a cette mise sous cloche. L’État fait des promesses mais je ne sais pas si l'Etat veut vraiment que ce territoire soit développé. Je prends le cas de l'or, cela fait plus de 200 ans qu'on sait qu'il y a de l’or en Guyane. On en exploite, certes, mais c'est toujours des contraintes, des freins, et finalement la production légale n'a fait que chuter. On est à peine à une production annuelle d'une tonne désormais, alors que des orpailleurs illégaux qui déversent du mercure en pleine forêt, arrivent à en extraire 13 tonnes. Ce sont des milliards qui nous échappent chaque année, alors que le budget de la collectivité territoriale majeure en Guyane est de 800 millions.

On sent donc qu'il y a une volonté en fait de freiner, afin de conserver la Guyane dans l'état où elle est. C’est pourtant un peu fantasmé, parce que la forêt Guyanaise a toujours été exploité au fil des siècles.

La capture de Nicolas Maduro début janvier a notamment été justifiée par l'administration Trump par la sous-exploitation des richesses pétrolières vénézuéliennes. Un scénario similaire en Guyane est-il aujourd'hui une menace réaliste, alors qu'un rapport parlementaire pointe déjà la nécessité pour la France d'accentuer sa présence sécuritaire ? 

Les choses évoluent tellement vite qu'on est même à se poser ce type de questions. Il faut le reconnaître Trump est imprévisible. Au nom de la doctrine Monroe, il peut se demander : « Pourquoi des pavillons français et européens flottent sur la Guyane ? » Mais il n'y a pas que Trump. Quand on va au Suriname ou au Brésil, il y a toujours une grande surprise de savoir qu'on est français. Ils n'arrivent pas à comprendre comment ce bout de terre en Amérique du Sud demeure encore possession française. De même, avec la présence chinoise sur le territoire qui se fait à travers une immiscion dans les ressources : le bois, l’or etc. Ce qu'il faut souligner, c'est que la France, n'assure pas sa souveraineté sur ses territoires. La Guyane est actuellement pillée de ses ressources halieutiques par les bateaux brésiliens, vénézuéliens, guyaniens. L'or par les garimpeiros brésiliens.

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