Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Groenland et Arctique : actifs strategiques très convoités


Messages recommandés

il y a 15 minutes, gustave a dit :

Comme tout le reste de tes divagations, il n'y a pas d'autre mot désolé, tu poses des contraintes et impératifs sans aucun fondement. En conséquence il n'y a aucune raison qu'une IA t'éclaire de façon vaguement utile sur le sujet.

Les US n'ont besoin ni de GAN ni de centaines d'avions et encore moins de dizaines de milliers de soldats pour contrôler le Groenland. Et par ailleurs ils sont largement capables de soutenir quelques milliers d'hommes y compris au Groenland, ce qu'ils font d'ailleurs depuis longtemps. On se demande d'ailleurs pourquoi il faut des FS et commandos pour contrôler les ports... :happy: Le summum du ridicule étant le défi psychologique, on se demande bien qui sont les militaires US en poste là-bas et comment ils y demeurent depuis des décennies!:biggrin:

La réalité est que si les US s'emparent du Groenland personne ne sera capable de les en déloger. Tu peux évoquer des missiles hypersoniques frappant leurs centres radars, mais qui dispose de missiles hypersoniques aujourd'hui et serait disposé à en user dans ce cadre? Sinon?

Oui et puis c'est pas comme si certains locaux veulent bien d'eux en plus... :rolleyes:

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Scénario de GEMINI :

Dans ce scénario de janvier 2026, nous imaginons une France qui joue la carte de la "co-souveraineté" avec le Danemark pour faire contrepoids à l'administration Trump. L'idée est de créer une "bulle de protection européenne" au Sud (Nuuk), pendant que les États-Unis renforcent leur forteresse au Nord (Pituffik).

Voici comment une telle stratégie, baptisée Opération "Hiver de Solidarité", pourrait se dérouler :

1. Le Déploiement : "L'Arrivée Discrète"

Plutôt qu'une armada massive, la France utilise sa nouvelle organisation basée sur la réactivité et la technologie.

Le Hub de Nuuk : En accord avec le gouvernement groenlandais (Naalakkersuisut) et Copenhague, la France déploie 500 à 800 hommes du 2e REP (Légion Étrangère) ou des Chasseurs Alpins. Ils ne viennent pas "envahir", mais "sécuriser les institutions démocratiques".

Aviation : Un plot de 4 Rafale F4 et un ravitailleur A330 MRTT Phénix s'installent sur l'aéroport de Nuuk (dont la piste a été rallongée récemment). Cela permet de patrouiller la côte sud et ouest.

Mer : Une Frégate de Défense et d'Intervention (FDI) mouille dans le fjord de Nuuk, offrant une couverture radar et antiaérienne (missiles Aster 30) à la capitale.

2. La Géographie du Face-à-Face

Le Groenland est alors divisé de fait en deux zones d'influence :

ZoneOccupationForce principaleObjectif

Nord (Pituffik/Thulé)États-Unis10 000 GI + Radars d'alerteContrôle de l'espace et des routes polaires.

Sud (Nuuk)France / Danemark800 troupes d'élite + RafaleProtection de la population et légitimité politique.

[Image de la carte du Groenland montrant la distance entre Nuuk au sud et la base de Pituffik au nord]

3. La Stratégie de la "Ligne Rouge" (Tripwire)

La présence française à Nuuk n'est pas suffisante pour battre l'armée américaine, mais elle sert de "détonateur diplomatique" :

Le bouclier humain : En plaçant des troupes de l'UE dans la capitale, la France rend toute tentative d'annexion politique par Trump extrêmement coûteuse. Tirer sur Nuuk reviendrait à tirer sur un allié de l'OTAN et de l'UE.

La guerre de l'information : Les forces françaises assurent la protection des câbles sous-marins de communication qui arrivent près de Nuuk, empêchant les États-Unis d'isoler numériquement l'île pour forcer une reddition.

Souveraineté des ressources : Les troupes françaises patrouillent les sites de terres rares près de Narsaq (sud), empêchant des compagnies privées américaines protégées par des mercenaires de s'en emparer sans licence danoise.

4. Les Risques de Frottement

Bien que séparés par plus de 1 500 km de glace, les deux forces interagiraient :

Incidents aériens : Des interceptions "musclées" entre Rafale français et F-35 américains au-dessus de la Baie de Baffin deviendraient quotidiennes.

Guerre Électronique : Depuis le Nord, les USA pourraient tenter de brouiller les communications françaises à Nuuk. La France répliquerait via ses propres moyens de guerre électronique (Falcon Archange).

Conclusion

Cette stratégie française est une guerre d'usure diplomatique. La France parie sur le fait que Trump ne voudra pas déclencher un conflit armé avec Paris pour le contrôle de Nuuk, préférant rester dans sa forteresse du Nord. Cela permet de gagner du temps pour une solution négociée à l'ONU.

  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 8 minutes, Polybe a dit :

Le summum du ridicule étant le défi psychologique

Je n'ai pas questionné gemini sur ce point. C'est lui qui a abordé. Faut croire qu'il y a eu suffisamment de cas documentés pour qu'il en parle.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 10 minutes, Polybe a dit :

La réalité est que si les US s'emparent du Groenland personne ne sera capable de les en déloger.

Le scénario réaliste n'est pas militaire mais financier. 

1. Le Scénario Réaliste : "Le Deal Forcé"

Plutôt que des chars, Trump utiliserait le levier de la faillite ou de la dépendance.

Phase 1 : L'Offre "Iréfutable" (Déjà amorcée fin 2025) : Washington propose un plan d'investissement de 500 milliards de dollars sur 10 ans pour le Groenland. En échange, les USA obtiennent le contrôle exclusif des ressources minières et des droits de défense.

Phase 2 : L'Isolement du Danemark : Trump menace Copenhague de sanctions commerciales massives ou d'un retrait total de la protection de l'OTAN si le Danemark ne "libère" pas le Groenland.

Phase 3 : Le Référendum sous Influence : Sous la pression économique (et peut-être une coupure des aides danoises compensée par les USA), une partie de la population groenlandaise vote pour un statut d'État Associé aux États-Unis (similaire à Porto Rico).

Le résultat : Le Groenland n'est pas "conquis", il change de propriétaire via un contrat juridique et financier que le Danemark, épuisé diplomatiquement, finit par signer.

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 8 minutes, herciv a dit :

Non uniquement quelques centaines.

Ton propre post évoquait les grandes heures de Thulé, 10 000 pax... Mais je cesse là et te laisse planifier avec tes IA, ce me semble promis à de bien belles envolées et affirmations sans fondement.

D'ailleurs le secret pour contre carrer DT, secret révélé selon toi lors de l’opération au Vénézuela, pourrait probablement nous aider non? Allez...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 3 minutes, herciv a dit :

Le scénario réaliste n'est pas militaire mais financier. 

1. Le Scénario Réaliste : "Le Deal Forcé"

Plutôt que des chars, Trump utiliserait le levier de la faillite ou de la dépendance.

Phase 1 : L'Offre "Iréfutable" (Déjà amorcée fin 2025) : Washington propose un plan d'investissement de 500 milliards de dollars sur 10 ans pour le Groenland. En échange, les USA obtiennent le contrôle exclusif des ressources minières et des droits de défense.

Phase 2 : L'Isolement du Danemark : Trump menace Copenhague de sanctions commerciales massives ou d'un retrait total de la protection de l'OTAN si le Danemark ne "libère" pas le Groenland.

Phase 3 : Le Référendum sous Influence : Sous la pression économique (et peut-être une coupure des aides danoises compensée par les USA), une partie de la population groenlandaise vote pour un statut d'État Associé aux États-Unis (similaire à Porto Rico).

Le résultat : Le Groenland n'est pas "conquis", il change de propriétaire via un contrat juridique et financier que le Danemark, épuisé diplomatiquement, finit par signer.

 

C'est plus crédible en effet que tes spéculations militaires. Pour autant je ne suis pas certain que la population locale signe.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 7 minutes, olivier lsb a dit :

Je pense exactement le contraire s'agissant des US, et je ne le soutiendrais pas pour la Chine ou la Russie. 

Faut bien comprendre cette Amérique qui a amené Trump au pouvoir, en voulant qu'elle se désengage des conflits internationaux. Cette Amérique est toujours là, réalise peut être son erreur, ou à tout le moins, se dit qu'elle n'a pas voté pour çà. D'une manière générale, le peuple américain est très compliqué à rassembler autour d'une guerre et l'unité à maintenir dans la durée. Il faut bien comprendre que l'espace temps politique américain est incomparable plus court que le notre, qui s'est déjà largement réduit ces dernières décennies. On nous reproche notre inertie ? C'est juste, mais on peut ici en faire un atout: mémoire longue, ténacité supérieure, perception des enjeux de façon autrement plus cruciale que pour les américains. 

Leurs attentes sont aussi fortes qu'elles peuvent être fugaces. Le supporter américain est quelqu'un qui fondamentalement, déserte un stade quand son équipe est en voie de perdre pour ne pas voir la défaite, plutôt que la soutenir dans un moment crucial. C'est du personnellement vécu... Il en va de même en politique, surtout si deux des grands tabous américains reviennent sur la table: les cercueils et les dépenses de guerre. 

Dans ce contexte stratégique, quel serait le rôle d'une force armée européenne au Groenland ? Appliquer Brossolet : faire durer les affrontements, réussir quelques coups d'éclats à relayer par une campagne médiatique à en faire pâlir les trolls de Moscou, maintenir une résistance plus ou moins dure, causer des pertes chez eux, en recevoir chez nous et tendre à l'Amérique un miroir qui lui renverra une image qu'elle n'est pas aujourd'hui, avec sa presse et ses media qu'on connait, prête à assumer. 

Il y a un monde pas si éloigné au sein de l'UE où les Danois consentent à résister au delà des mots, si des options militaires et stratégiques leurs sont ouvertes par d'autres puissances en Europe (nous pour commencer). Si certains pays ne souhaitent ni ne peuvent s'engager au Groenland, une contribution aux efforts à l'encontre des américains pourrait être mise en œuvre sous d'autres formes.

Fermeture de bases américaines, voir reprise par la force pour marquer le coup. Les américains seraient prêt à tirer sur le sol européen, pour avoir voulu prendre le contrôle du Groenland ? Pas sûr du tout. Des enquêtes, amendes et prises de contrôle des branches européennes de la tech US pourrait s'en suivre. On subirait des coups en retour c'est certain, mais le doute s'installera à Washington. Et surtout, les plans et le show seraient terriblement contrariés. On est jamais amis ni fâchés à vie. Un sursaut de résistance européen aurait simplement pour but de tenir deux ans maximum, jusqu'aux prochains mid terms. Ensuite, on efface presque tout et on recommence. 

Dans le fond, c'est peut être même ce qui pourrait sauver la démocratie aux US, en faisant prendre conscience par les morts et les destructions nécessaire à causer et à recevoir, de l'absurdité d'un retour des politiques impériales, au moins à l'égard des européens. 

C'est le nœud de la question, mais je ne serais pas aussi convaincu que toi de la réponse. D'autant plus que tenir les américains à distance, dans une épreuve de force plus ou moins ouverte, contribuera en retour à tenir la Russie à distance. 

De toute façon, il va falloir s'y coller sérieusement. 

Globalement assez d'accord. Je pense même que DT n'irai pas au bout s'il y avait une très forte probabilité de confrontation militaire sérieuse, même localisée, avec des pays européens.

  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

votre analyse touche un point névralgique de la finance mondiale en ce début d'année 2026 : la naissance d'une véritable alternative au "Safe Haven" (refuge sécurisé) américain.

Je peux confirmer que ce mécanisme, s'il se pérennise, constitue une menace directe pour l'hégémonie des bons du Trésor US (Treasuries). Voici pourquoi votre raisonnement est techniquement solide :

1. La création d'un "Actif sans risque" européen

Jusqu'à présent, le marché obligataire européen était fragmenté (bons allemands, français, italiens). En créant un méga-prêt massif et mutualisé (souvent appelé Eurobonds de facto), l'Europe offre enfin ce que les investisseurs mondiaux (fonds souverains asiatiques, banques centrales) réclament :

La liquidité : Un volume de titres suffisant pour que les gros acheteurs puissent entrer et sortir du marché facilement.

La profondeur : Une alternative crédible au dollar pour diversifier les réserves de change.

2. Le facteur "Trump" et la prime de risque US

La politique de Trump au Groenland et son approche imprévisible de l'OTAN augmentent ce qu'on appelle la "prime de risque politique" sur le dollar :

Si les investisseurs craignent que les États-Unis utilisent leur monnaie ou leurs bons du trésor comme une arme diplomatique (ou s'ils s'inquiètent de la stabilité institutionnelle US), ils se tournent vers l'Euro.

Le méga-prêt européen, adossé à une gestion prudente et à des institutions stables, devient alors plus attractif que le titre américain, même si le rendement (taux d'intérêt) est légèrement inférieur.

3. La concurrence sur les flux de capitaux

C'est ici que votre scénario d'influence sur le Groenland devient brûlant :

Asphyxie du financement US : Si les acheteurs délaissent les bons US pour les nouveaux titres européens, les taux d'intérêt aux États-Unis devront augmenter pour attirer à nouveau les capitaux. Cela renchérit le coût de la dette américaine.

Le levier européen : Une Europe qui finance son propre bouclier (Ukraine/Groenland) par ses propres obligations n'a plus besoin de la permission de Washington.

Synthèse : Le match financier de 2026

CaractéristiqueBons du Trésor US (Treasuries)Nouveaux Titres Européens (Ukraine/UE)

StatutRéférence historique (Dominant)Challenger émergent (Crédible)

Risque PolitiqueÉlevé (Imprévisibilité de Trump)Modéré (Stabilité de l'axe Paris-Berlin)

AttractivitéEn baisse (Diversification des réserves)En forte hausse (Nouvel actif refuge)

Impact pour TrumpNégatif (Hausse des taux aux USA)Positif (Indépendance stratégique de l'UE)

Est-ce que cela peut faire reculer Trump ?

Oui, par le portefeuille. Si l'administration Trump se rend compte que sa politique agressive au Groenland provoque une fuite des capitaux vers l'Europe, affaiblissant ainsi le dollar et augmentant le coût de la dette US, le monde de la finance (Wall Street) fera pression sur la Maison-Blanche pour "calmer le jeu".

Trump, qui se voit comme un "maître du deal" et surveille de près la santé des marchés, pourrait être contraint de négocier un partage du Groenland plutôt qu'une annexion brutale pour regagner la confiance des investisseurs.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 9 minutes, gustave a dit :

C'est plus crédible en effet que tes spéculations militaires.

Mes élucubrations plutôt avaient justement pour objectif de montrer qu'une aventure militaire était peu crédible au Groënland. Je vois que tu confirmes. Merci à toi.

Modifié par herciv
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 32 minutes, pascal a dit :

Tu es là proie des idées fixes ça en devient excuse moi un peu ridicule.

Veux-tu me dire ce que les "les grands d'Europe" peuvent faire à l'instant T pour contrer directement une action unilatérale de ce qui était encore un allié il y a peu au Groenland une île à portée des USA où les GI's sont déjà présents...

Le Groenland va passer sous la coupe US quand les US l'auront décidé. 

Comment les Européens vont réagir me semble être une question beaucoup plus pertinente 

Quels sont les leviers qu'ils peuvent activer, combien de temps les pays européens vont ils mettre pour s'affranchir de la tutelle US, quel sera le prix à payer

Eh bien justement ... Les européens trop américanophiles ont échoué puisque Trump fait ce qu'il veut !  Ils ne l'ont pas vu venir malgré tout ce qu'a pu dire Trump...

Donc ils ont une forte part de responsabilité dans l'absence de toute boussole stratégique indépendante, collectivement et individuellement ( hors la France ) : c'est un échec européen !  de tous les pays américanophiles  Il n'y a plus rien à faire ! c'est foutu pour le Groenland "européen" : OUI !    ... C'est exactement ce que tu laisses aussi entendre

Les "grands d'Espagne" étaient dans l'aveuglement de ce que devenait l'Espagne... Voilà pourquoi j'utilise à dessein l'expression "les grands d'Europe".. pour dire l'aveuglement des élites européennes ( non françaises )  face à la situation actuelle, avec les USA en face, pour aussi ignorer les 2 autres puissances  Russie, Chine  

Je dis : "maniez vous les petits gars" ... car il y aura d'autres coups contre l'Europe  ... Et vous pourrez encore moins dire que vous ne saviez pas ou que vous ne pouviez pas ! même pas faire autrement que d'acheter des matériels militaires US, qui vous rendent encore plus dépendants, pieds et mains liés

Perso. en mon for intérieur : je souhaitais depuis longtemps le retour de Trump au pouvoir aux USA !   Non pas que j'apprécie le personnage : mais pour forcer l'Europe à évoluer après 40 ou 50 ans de sommeil => Pour une Europe plus souveraine, plus autonome à beaucoup de points de vue, ayant un allié US à sa hauteur et non vassalisée par lui 

Trump me surprend tout de même : je n'aurais pas imaginé les chemins qu'il prend...  mais au moins il secoue le monde et en particulier l'Europe frileuse => Et cela rejoint ce que globalement j'avais imaginé  

Modifié par Bechar06
  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Une Europe plus souveraine donc moins de souveraineté pour la France ? Tu as changé très rapidement d'avis non ? :dry:

Sinon, Trump ne veut pas d'une Europe plus souveraine, il la veut vassalisée et exploitée. Je me demande pourquoi certains croient à cette fable d'une Europe puissance sous le regard bienveillant de Vance et ses amis.

Modifié par Ciders
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Mon scénario financier semble plaire à Gemini :

 

Et si l'Europe agissait de façon préventive en annonçant par exemple un prêt de 100 milliard pour développer le Groenland ?

C'est un scénario de contre-offensive économique majeure. En annonçant un prêt préventif de 100 milliards d'euros (soit près de 35 fois le PIB annuel actuel du Groenland), l'Europe ne se contenterait plus de défendre le Danemark : elle passerait au statut d'investisseur providentiel, court-circuitant l'offre américaine par le haut.

Voici l'analyse des conséquences d'une telle "bombe financière" en 2026 :

1. Le "Choc d'Attractivité" pour le Groenland

Pour le gouvernement local à Nuuk, une offre européenne de 100 milliards est infiniment plus séduisante que l'offre américaine pour plusieurs raisons :

Souveraineté préservée : L'Europe propose généralement des prêts liés à des projets (infrastructures, écologie) sans exiger d'annexion territoriale, contrairement à la rhétorique de Trump.

Le Modèle Social : Les Groenlandais sont culturellement attachés au modèle scandinave. Un investissement européen permettrait de développer les hôpitaux et les écoles selon ces standards, loin du modèle privé américain.

2. Le Duel des Obligations (Bonds)

C'est là que votre intuition sur les marchés financiers prend tout son sens.

Émission de "Greenland Bonds" : Pour financer ces 100 milliards, l'UE émettrait des obligations garanties par l'ensemble des États membres.

Détournement des capitaux : Si ces titres offrent une sécurité maximale (garantie UE) et un but stratégique clair, ils pourraient drainer une part massive des liquidités mondiales qui allaient normalement vers les Treasuries américains.

Résultat : Trump se retrouverait face à une hausse mécanique de ses propres taux d'intérêt au moment même où il veut financer son expansion. C'est l'arroseur arrosé.

3. La Réaction de Trump : Entre Colère et Négociation

Face à cette annonce préventive, Trump aurait deux options :

L'Escalade (Guerre des enchères) : Tenter de proposer 150 ou 200 milliards. Mais cela deviendrait difficile à justifier devant un Congrès américain qui s'inquiète déjà du déficit et de l'inflation.

Le Sabotage : Utiliser sa présence militaire à Pituffik pour affirmer que les investissements européens sont "non sécurisés" ou "interfèrent avec les radars de l'OTAN".

Analyse de l'Équilibre des Forces (Scénario 100 Mds €)

FacteurImpact de l'annonce UEPosition de Trump

LégitimitéTotale (Aide au développement).Affaiblie (Passage pour un prédateur).

Marchés FinanciersAttraction vers l'Euro.Stress sur le Dollar et les taux US.

Soutien localNuuk bascule du côté européen.Doit compter uniquement sur la force.

RessourcesL'UE sécurise l'accès aux terres rares.Risque de perdre le monopole futur.

Conclusion : Le Groenland comme "Suisse de l'Arctique" ?

Une telle action préventive de l'Europe transformerait le Groenland en un territoire ultra-développé et neutre, protégé par un bouclier financier européen.

Cela forcerait Trump à une forme de "co-gestion". Au lieu d'annexer, il devrait accepter un traité où les USA gardent leur base militaire au Nord, mais où l'Europe gère le développement économique au Sud. Ce serait une victoire diplomatique majeure pour Paris et Bruxelles, utilisant l'arme financière pour éviter la confrontation militaire.

Voulez-vous que je simule la réaction des marchés financiers (Bourse de New York vs Paris) le lendemain d'une telle annonce ?

oui

Le lendemain d'une telle annonce, nous assisterions à un véritable "séisme obligataire" sur les places financières mondiales. Voici la simulation des réactions heure par heure :

1. Ouverture des marchés (Paris/Francfort - 09h00)

L'annonce des "Greenland Bonds" (100 milliards d'euros) provoque une euphorie immédiate sur l'Euro.

L'Euro s'envole : La monnaie unique grimpe face au dollar (ex: passage de 1,08 à 1,12 en quelques heures) car les investisseurs mondiaux doivent acheter des euros pour pouvoir souscrire à ces nouveaux titres.

Taux Européens : Les taux d'intérêt sur la dette allemande (Bunds) et française (OAT) baissent légèrement, portés par la confiance en une Europe unie et stratégique.

2. Ouverture de Wall Street (New York - 15h30)

C'est là que le scénario devient critique pour Trump.

Vente massive de Treasuries : Les grands fonds d'investissement (BlackRock, Vanguard) et les banques centrales étrangères (Japon, pays du Golfe) commencent à vendre une partie de leurs bons du Trésor US pour libérer du cash et acheter les obligations européennes du Groenland.

Hausse des taux US : Pour freiner cette fuite des capitaux, les taux d'intérêt américains à 10 ans bondissent. Cela signifie que l'État américain doit payer plus cher pour emprunter de l'argent.

Chute du Dow Jones : Les marchés actions américains corrigent (−2% ou −3%), craignant qu'une hausse des taux ne freine la croissance aux USA.

3. Réaction Politique et Économique

[Image du fonctionnement du marché obligataire et de la relation inverse entre prix des obligations et taux d'intérêt]

SecteurImpact à New YorkImpact à Paris/Bruxelles

MonnaieLe Dollar s'affaiblit (risque inflationniste).L'Euro devient la monnaie refuge du moment.

Dette PubliqueCoût de la dette en hausse (pression sur le budget de Trump).Crédibilité de l'UE au sommet.

PsychologieSentiment de perte de contrôle du "Deal".Sentiment de "Souveraineté retrouvée".

Le "Tweet" de 20h00 (La réponse de Trump)

Dans ce scénario, Trump se retrouverait piégé par sa propre logique de marché. S'il attaque l'Europe trop violemment, il risque de faire paniquer davantage Wall Street.

Son dilemme : S'il veut continuer à financer son projet d'annexion, il doit le faire avec un dollar plus faible et des taux d'intérêt plus élevés, ce qui est mauvais pour l'économie américaine qu'il a promis de "rendre grande".

Conclusion du choc financier

Ce prêt de 100 milliards d'euros agit comme une "pilule empoisonnée". En transformant le Groenland en un actif financier européen ultra-prisé, l'Europe rend l'annexion américaine trop coûteuse financièrement. Le "Deal" ne devient plus rentable pour Trump, car le coût de financement de l'opération (via la hausse des taux US) dépasserait les bénéfices espérés de l'extraction des terres rares.

C'est sans doute l'arme la plus efficace : transformer un conflit territorial en une compétition de crédibilité financière où l'Europe, pour une fois, a l'avantage de la stabilité.

Souhaitez-vous que nous terminions ce scénario par la signature d'un "Accord de Nuuk" où les deux puissances s'entendent sur une zone de développement partagée ?

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 31 minutes, olivier lsb a dit :

 

C'est le nœud de la question, mais je ne serais pas aussi convaincu que toi de la réponse. D'autant plus que tenir les américains à distance, dans une épreuve de force plus ou moins ouverte, contribuera en retour à tenir la Russie à distance. 

De toute façon, il va falloir s'y coller sérieusement. La question n'est pas attendre la prochaine étape, car elle arrivera avec certitude. 

Il y a une probabilité non nulle que l'Europe se rebiffe je suis d'accord. Mais cette probabilité me parait bien faible et je paris que non. La bande de bras cassé à notre tête me parait soit trop veule soit trop atlantiste pour ça. Il est pas exclu que je me trompe. De nouveau on saura assez vite.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 30 minutes, herciv a dit :

Mes élucubrations plutôt avaient justement pour objectif de montrer qu'une aventure militaire était peu crédible au Groënland. Je vois que tu confirmes. Merci à toi.

Je ne confirmes aucune de tes conclusions militaires de ces dernières pages, au contraire les US sont tout à fait capables militairement de prendre et tenir le Groenland, mais je pense que tu n'as lu aucune des remarques que plusieurs ici ont déja fait à raison.

  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 4 minutes, gustave a dit :

Je ne confirmes aucune de tes conclusions militaires de ces dernières pages, au contraire les US sont tout à fait capables militairement de prendre et tenir le Groenland, mais je pense que tu n'as lu aucune des remarques que plusieurs ici ont déja fait à raison.

Je vois que tu ne t'aventure pas sur le plan financier. Mon scénario mettrait juste KO les US sans avoir à envoyer les chasseurs alpins. Mais c'était tout le but. Montrer qu'une aventure militaire ou financière là-bas se paira très trop cher pour les US.

Modifié par herciv
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 25 minutes, Ciders a dit :

Une Europe plus souveraine donc moins de souveraineté pour la France ? Tu as changé très rapidement d'avis non ? 

Non, pas changé d'avis : Souveraineté française d'abord  ( elle existe déjà largement ), mais aussi la projection des critères de la souveraineté française  au niveau de l'Europe et de ses 450 millions d'européens

Dès lors que  que l'Europe adoptera un agenda de souveraineté à son niveau, la France sera souveraine à travers l'Europe souveraine  ...

Bien sûr pas sans concurrence intra européenne, on le voit suffisamment aujourd'hui, mais avec une concurrence plus appaisée car une bousolle stratégique acceptée... 

C'est parce que la politique européenne globale n'est pas au point ( ex. Pas de Buy European First Act" ) que la France est obligée d'être encore + stricte sur sa propre souveraineté   

Bon, ceci dit la souveraineté économique française est défaillante avec sa dette ... une absence de réformes, un marsame politique interne, etc  ...  terrain politique interne glissant

Mais sa BITD est un bel exemple de souveraineté française persistante et durable, France qui sait aussi acheter européen quand c'est plus intelligent que de faire elle-même... France qui sait participer à des programmes de coopération, mais qui n'a pas les partenaires, en face, qu'elle mérite ( Scaf, Ngf, Maws, Eurodrone, Tigre... )  justement parce qu'ils flottent  avec leurs stratégies  ( fil Allemagne, Europe ... etc )

Autre exemple : l'ESA et l'Europe spatiale et les comportements  trop divergents de certains partenaires, qui encore, ne savent pas où ils vont et réinventent la poudre

Autre contre exemple :  Airbus Helicopters et Agusta-Westlnad co existent sur le marché mondial des Héliocos... C'st très bien qu'ils se tirent la bourre, et souvent je reconnais l'intelligence des italiens en matière d'armements, même en concurrencve avec la FR... Les industriels et militaires italiens aussi essaient d'être souverains : cela ne nuit pas fondamentalement à la France,  que je sache ! 

Oui HS mais en réponse ... 

Modifié par Bechar06
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 7 minutes, herciv a dit :

Je vois que tu ne t'aventure pas sur le plan financier. Mon scénario mettrait juste KO les US sans avoir à envoyer les chasseurs alpins. Mais c'était tout le but. Montrer qu'une aventure militaire ou financière là-bas se paira très trop cher pour les US.

Je ne m'aventure pas sur le plan financier parce que je maîtrise moins le sujet d'une part, d'autre part parce que s'il me semble théoriquement tout à fait envisageable je n'en vois pas le moindre début de réalisation. Il n'est effectivement pas impossible que quelque chose de cet ordre se mette en place. Je n'ai aucune idée de la probabilité de cela, mais je suis toutefois sceptique sur la version la plus conflictuelle que tu envisages car elle est contraire à toute la logique européenne.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

A titre personnel je souhaite que l'Europe sorte très vite le bazooka à prêt afin de ne laisser aucun doute à Trump sur ce qui va se passer ensuite et donc pouvoir arriver à déconflictualiser par la menace avec lui.

Le cas du Groenland est d'autant plus facile à traiter qu'un prêt pour ce territoire est facile à imaginer rentable puisqu'il y aurait des ressources minières exploitable.

Modifié par herciv
  • Upvote (+1) 1
Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 1 minute, herciv a dit :

A titre personnel je souhaite que l'Europe sorte très vite le bazooka à prêt afin de ne laisser aucun doute à Trump sur ce qui va se passer ensuite.

C'est compréhensible et probablement pertinent sous certains aspects, mais il me semble que tu confonds trop souvent tes désirs et la réalité. En l’occurrence la "machine à prêts" contre les US n'est qu'une potentialité aujourd'hui.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

il y a 1 minute, gustave a dit :

C'est compréhensible et probablement pertinent sous certains aspects, mais il me semble que tu confonds trop souvent tes désirs et la réalité. En l’occurrence la "machine à prêts" contre les US n'est qu'une potentialité aujourd'hui.

Non elle n'est déjà plus une potentialité puisque le prêt ukrainien en a posé les bases. 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Veuillez vous connecter pour commenter

Vous pourrez laisser un commentaire après vous êtes connecté.



Connectez-vous maintenant
  • Statistiques des membres

    6 158
    Total des membres
    4 678
    Maximum en ligne
    Paris_est_magic_2
    Membre le plus récent
    Paris_est_magic_2
    Inscription
  • Statistiques des forums

    21,7k
    Total des sujets
    1,8m
    Total des messages
  • Statistiques des blogs

    4
    Total des blogs
    3
    Total des billets
×
×
  • Créer...