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US vs EUROPE


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Le choix du probable remplaçant (Kevin Warsh) de Powell calme l'activité sur le dollar et l'or.

Révélation

Le dollar rebondit à l'approche de la nomination d'un nouveau président de la Fed ; le Bitcoin chute

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/le-dollar-limite-ses-pertes-hebdomadaires-sur-fond-de-speculations-autour-de-la-fed-et-d-une-eventue-ce7e5bdfd189f52d

Publié le 30/01/2026 à 03:45 - Modifié le 30/01/2026 à 07:57

Le dollar a progressé vendredi, rattrapant une partie de ses pertes enregistrées cette semaine, après que le président américain Donald Trump a déclaré qu'il annoncerait prochainement son candidat pour diriger la Réserve fédérale, alors que l'optimisme grandit quant à la possibilité pour Washington d'éviter une fermeture du gouvernement.

Trump a indiqué qu'il prévoyait de désigner vendredi son choix pour remplacer le président de la Fed, Jerome Powell, suite à l'annonce de la visite de l'ancien gouverneur de la Fed, Kevin Warsh, à la Maison Blanche. Le yen japonais a reculé, et les cryptomonnaies ont dégringolé.

Le billet vert a récupéré une partie de ses pertes de la semaine après que les tensions entre Trump et Cuba, l'Iran, le Venezuela, le Groenland et l'Europe ont ébranlé la confiance de certains investisseurs dans les actifs américains.

« La nomination de Warsh, si elle se confirme, sera perçue comme celle de quelqu'un qui peut, d'une certaine manière, rester indépendant, et non comme quelqu'un qui serait susceptible de se plier aux volontés de Trump », a estimé Khoon Goh, responsable de la recherche pour l'Asie chez ANZ à Singapour.

« Tout investisseur raisonnable ne voudrait pas conserver une grosse position en dollars avant le week-end », a-t-il ajouté. « Certains allègent donc simplement leurs positions. Si vous étiez à la vente sur le dollar, vous avez réalisé des gains, il est temps d'encaisser. »

L'indice du dollar, qui mesure la devise américaine face à un panier de monnaies, a gagné 0,4 % à 96,55, réduisant sa baisse hebdomadaire à 0,9 %.

L'euro a cédé 0,4 % à 1,1922 dollar, tandis que le yen s'est déprécié de 0,5 % à 153,85 dollars. La livre sterling a reculé de 0,4 % à 1,3751 dollar.

Selon Bloomberg News, Warsh devrait être choisi pour remplacer Powell à la tête de la Fed, tandis qu'une source proche du dossier a indiqué à Reuters qu'il avait rencontré Trump à la Maison Blanche jeudi.

Le dollar a également bénéficié d'un accord trouvé entre les parlementaires républicains et démocrates pour éviter une fermeture imminente du gouvernement.

Les conflits à l'étranger et l'inquiétude suscitée par les mesures de répression de l'immigration sur le territoire américain ont pesé sur la monnaie américaine, faisant plonger l'indice du dollar à un plus bas de quatre ans plus tôt dans la semaine.

Dans la nuit, la Maison Blanche a annoncé que Trump avait signé un décret imposant des droits de douane aux pays fournissant du pétrole à Cuba, tandis qu'il a menacé de nouveaux tarifs douaniers contre le Canada et a déclaré que les États-Unis retiraient leur certification aux jets d'affaires fabriqués là-bas.

Alors que les tensions persistent en Iran, Trump a déclaré jeudi qu'il prévoyait de s'entretenir avec les dirigeants de Téhéran, alors même que les États-Unis ont déployé un nouveau navire de guerre au Moyen-Orient et que le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a affirmé que l'armée serait prête à exécuter toute décision du président.

Le dollar avait terminé la semaine précédente sur sa plus forte baisse depuis avril dernier, en partie sous l'effet des menaces de tarifs de l'administration Trump contre les pays européens s'ils faisaient obstacle à sa volonté d'acquérir le Groenland.

Le différend autour du Groenland a été le début de préoccupations géopolitiques plus larges qui ont tiré la devise vers le bas, selon Mantas Vanagas, économiste principal du groupe Westpac.

« C'est le retour du mouvement « Vendez l'Amérique », et les investisseurs s'interrogent sur la fiabilité des États-Unis en tant que partenaire pour les autres économies », a-t-il ajouté.

Le dollar a retrouvé un certain soutien après que la Fed a maintenu ses taux d'intérêt inchangés mercredi, dans un contexte que Jerome Powell, président de la Fed, a qualifié d'économie solide, avec des risques amoindris tant pour l'inflation que pour l'emploi.

Le yen est repassé au-dessus de 154 pour un dollar, mais reste en passe de signer une deuxième hausse hebdomadaire consécutive, alors que les responsables japonais ont laissé entendre une possible intervention coordonnée sur le marché des changes avec les États-Unis pour soutenir la monnaie.

Le yen avait chuté à un plus bas de 18 mois la semaine dernière, les inquiétudes sur les finances japonaises s'accentuant avant des élections anticipées lors desquelles la première ministre Sanae Takaichi et ses adversaires font campagne sur des baisses d'impôts.

Le dollar australien a reculé de 0,7 % face au billet vert à 0,6997 dollar, et le dollar néo-zélandais a perdu 0,5 % à 0,6046 dollar.

Côté cryptomonnaies, le bitcoin a chuté de 2,2 % à 82 519,22 dollars, atteignant son plus bas niveau depuis le 21 novembre, tandis que l'ether a dégringolé de 3 % à 2 732,04 dollars.

 

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Des prêts comme s'il en pleuvait. Oh bah alors quelle surprise le MES pourrait être fortement renforcé et réorienté pour devenir un fond de défense pour emprunter jusqu'à 2% du PIB d'un pays.

On aurait donc SAFE + MES = 1400 milliard au total sur 5 ans. Ca commence à faire. Ca va en faire de la liquidité sur les marchés ! Petit rappel le total de la liquidité US sur les marché c'est 30000 milliard de dollars.

Il manque juste une clause Buy European et on sera pas mal.

https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/un-fonds-de-crise-europeen-de-500-milliards-d-euros-pourrait-etre-utilise-pour-la-defense-selon-le-ce7e5bdcdb80f024

Un fonds de crise européen de 500 milliards d'euros pourrait être utilisé pour la défense, selon le chef du MES

Publié le 30/01/2026 à 11:44

Reuters - Traduit par Zonebourse  - Voir l'original

Un fonds de crise européen disposant de plus de 430 milliards d'euros (514 milliards de dollars) de capacité pourrait prêter de l'argent aux pays pour la défense, a déclaré à Reuters le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), alors que l'Union s'empresse de renforcer ses capacités militaires.

Pierre Gramegna, directeur général du MES, a expliqué que le MES pourrait accorder des lignes de crédit pour la défense sans exiger de réformes économiques drastiques en retour, notamment pour dissiper toute stigmatisation qui pourrait survenir lorsqu'un pays sollicite le fonds d'urgence de la zone euro.

« En ces temps de turbulences géopolitiques, qui ont entraîné une hausse des dépenses et des coûts de défense pour tous les pays, nous devons exploiter tout le potentiel du MES », a déclaré Gramegna.

Il a cité l'utilisation de lignes de crédit pour la défense au profit des pays en bonne santé financière mais dont les budgets sont sous pression, en particulier les petits États de la zone euro.

« Nous disposons d'instruments », a-t-il affirmé. « C'est dans l'intérêt de l'Europe... d'utiliser tout le potentiel. »

« Il est évident que la relation entre l'Europe et les États-Unis devient de plus en plus cahoteuse. »

RÉORIENTATION D'UN FONDS DE CRISE DE LA DETTE

Un tel soutien financier serait hautement symbolique, puisqu'il s'agirait de réorienter un fonds créé au plus fort de la crise de la dette de la zone euro pour éviter l'effondrement d'économies nationales, de banques et soutenir la monnaie.

L'hostilité affichée du président américain Donald Trump envers l'Europe oblige ses dirigeants politiques à rechercher d'autres moyens de défendre la région face à l'agression russe.

Les propos de Gramegna laissent entrevoir une volonté d'utiliser la vaste réserve européenne pour renforcer les pays de la zone euro, en particulier les petits États baltes frontaliers de la Russie, bien que les prêts doivent d'abord être approuvés par les 21 pays membres du MES.

Seuls les pays de la zone euro pourraient obtenir ces prêts, excluant ainsi ceux qui n'utilisent pas la monnaie unique, comme la Pologne. Le MES ne mentionne pas explicitement la défense dans sa mission, et un tel changement nécessiterait l'accord des États membres, y compris des pays militairement neutres comme l'Autriche, Chypre, Malte ou l'Irlande.

Les efforts de l'Europe pour renforcer sa défense, quatre ans après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie, se sont accélérés depuis que Donald Trump a menacé d'imposer des droits de douane aux pays ayant rejeté sa revendication sur le Groenland, un territoire danois.

Gramegna a laissé entendre un rôle potentiel pour le MES, créé lors de la crise de la dette pour prêter à des pays comme la Grèce mais aujourd'hui largement sous-utilisé.

« C'est l'un de nos instruments », a-t-il déclaré, en référence à l'utilisation de lignes de crédit précautionnelles pour la défense. « Il est disponible. Nous devons redécouvrir le potentiel de cet instrument. »

« Il faut garantir que cette facilité... soit utilisée pour les dépenses de défense », a-t-il ajouté, précisant qu'elle ne serait pas assortie de conditions draconiennes. « L'objectif est justement d'éviter que ce type d'outil soit associé à une restructuration économique. »

« LIGNE DE SOUTIEN À LA DÉFENSE »

Ses déclarations redonnent vie à une « ligne de soutien à la défense » proposée auparavant par l'ancien Premier ministre italien Enrico Letta, permettant d'emprunter jusqu'à 2 % du PIB d'un pays à des taux faibles pour la défense.

La proposition de Gramegna fait écho au dispositif de soutien du MES mis en place lors de la pandémie de COVID, d'un montant allant jusqu'à 240 milliards d'euros, pour aider les pays à financer la santé. Ce dispositif est finalement resté inutilisé.

Les États baltes que sont la Lituanie, l'Estonie et la Lettonie pourraient en bénéficier. Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ils ont presque quadruplé leurs dépenses de défense, atteignant environ 5 % de leur PIB, et ont massivement emprunté pour y faire face.

Ces pays, frontaliers de la Russie et de son allié proche la Biélorussie, ont été victimes d'un nombre croissant d'actes de sabotage attribués à la Russie par les services de sécurité.

Ils ont emprunté des milliards d'euros via le programme de prêts SAFE de l'UE pour des projets de défense, dans lequel l'Union contracte des emprunts sur les marchés pour les prêter à coût aux gouvernements pour la défense. Le soutien du MES fonctionnerait de manière similaire.

Si les prêts étaient structurés comme le soutien lié à la pandémie, ils auraient un poids considérable dans l'UE. L'Estonie affichait un PIB d'environ 40 milliards d'euros en 2024 : 2 % de ce montant représenterait moins d'un milliard d'euros.

Gramegna a indiqué que les pays pourraient présenter des « demandes collectives », ce qui permettrait d'éviter toute stigmatisation liée à une demande d'aide auprès du MES. « L'impulsion doit venir des États membres », a-t-il conclu.

 

Modifié par herciv
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Qu'on le veuille ou non il y a une montée des barrières protectionnistes en EUrope. Mais ces barrières sont la répliques à des barrières équivalente un peu partout dans le monde. (Inde, US ...) par exemple.

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/buy-european-le-commissaire-europeen-stephane-sejourne-et-1141-dirigeants-dentreprise-lancent-un-appel-en-faveur-de-la-preference-europeenne-dans-les-achats-publics-2213181

En amont de la présentation, annoncée fin février, du futur règlement sur l'accélération industrielle (« Industrial Accelerator Act »), le vice-président exécutif de la Commission européenne Stéphane Séjourné appelle, dans une tribune cosignée par 1.141 chefs et dirigeants d'entreprise, à « établir une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques ».

Modifié par herciv
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il y a 10 minutes, herciv a dit :

Qu'on le veuille ou non il y a une montée des barrières protectionnistes en EUrope. Mais ces barrières sont la répliques à des barrières équivalente un peu partout dans le monde. (Inde, US ...) par exemple.

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/buy-european-le-commissaire-europeen-stephane-sejourne-et-1141-dirigeants-dentreprise-lancent-un-appel-en-faveur-de-la-preference-europeenne-dans-les-achats-publics-2213181

En Allemagne, ce sont principalement des entreprises actives dans le secteur de l'acier ou des équipementiers automobiles (Bosch, Continental) qui ont signé.

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Un article sur l'or précisant que le plus gros acheteur à l'heure actuel est la banque centrale de Pologne. Le plus important est à la fin.

https://www.nasdaq.com/articles/wgc-gold-demand-tops-5000-tons-first-time-investment-central-bank-buying

WGC : La demande d'or dépasse les 5 000 tonnes pour la première fois en matière d'investissement et d'achat par la Banque centrale

30 janvier 2026 — 08h56 HNE

Écrit par Giann Liguid pour Réseau d'information sur l'investissement->

La demande mondiale d'or a dépassé les 5 000 tonnes en 2025 pour la première fois jamais enregistrée, tirée par une vague historique d'afflux d'investissements et d'achats soutenus des banques centrales, selon le World Gold Council (WGC) dernier rapport sur les tendances de la demande d'or.

La demande totale d’or, y compris les transactions de gré à gré, a dépassé le seuil de 5 000 tonnes alors que les investisseurs, les institutions et les acheteurs officiels réagissaient au risque géopolitique, à la baisse des taux réels et à l’incertitude croissante sur les marchés obligataires et boursiers.

Combinée à une année de hausses de prix incessantes, cette hausse a porté la valeur totale de la demande mondiale d’or à un record de 555 milliards de dollars, soit une hausse de 45 % par rapport à l’année précédente.

Par conséquent, les prix de l’or eux-mêmes ont réécrit les livres de records. Le Premier ministre de la LBMA prix de l'or a établi 53 nouveaux sommets historiques en 2025, le prix moyen au quatrième trimestre grimpant à 4 135 dollars l'once, en hausse de 55 % par rapport à l'année précédente.

La demande d’investissement domine, les banques centrales restent un point d’ancrage essentiel

Le WGC a indiqué que la demande d’investissement était le principal moteur de la croissance, représentant l’essentiel des achats supplémentaires au cours de l’année.

Les fonds négociés en bourse mondiaux ont enregistré des entrées nettes de 801 tonnes en 2025, soit la deuxième plus forte augmentation annuelle jamais enregistrée, ce qui a inversé des années de participation modérée des ETF.

Dans le même temps, la demande de barres et de pièces de monnaie s’est fortement accélérée. La demande a atteint son plus haut niveau depuis 12 ans alors que les investisseurs particuliers et fortunés cherchaient une exposition refuge au milieu de tensions géopolitiques persistantes et d’incertitudes autour des trajectoires de politique monétaire.

Cet élan s’est poursuivi jusqu’aux derniers mois de l’année. La demande totale d'or au quatrième trimestre a atteint 1 303 tonnes, le niveau le plus élevé jamais enregistré pour un quatrième trimestre, soutenue en outre par des entrées d'ETF de 175 tonnes et des achats de barres et de pièces de 420 tonnes.

Dans le même temps, les banques centrales ont continué à fournir une base solide à la demande, même si les achats ont légèrement diminué par rapport aux niveaux extraordinaires de ces dernières années.

Selon le rapport, les achats nets du secteur public ont atteint 863 tonnes en 2025, restant historiquement élevés mais inférieurs aux plus de 1 000 tonnes ajoutées au cours de chacune des trois années précédentes. Au quatrième trimestre, les achats se sont accélérés, les banques centrales achetant 230 tonnes, soit une hausse de 6 % par rapport au trimestre précédent.

Par exemple, la Banque nationale de Pologne est devenue le plus gros acheteur pour la deuxième année consécutive, ajoutant 102 tonnes en 2025 et portant ses réserves d’or à 550 tonnes. L'or représente désormais 28 pour cent des réserves totales de la Pologne, se rapprochant ainsi de son objectif révisé d'allocation de 30 pour cent.

En janvier, le gouverneur de la banque a signalé son intention d'augmenter encore ses réserves à 700 tonnes, invoquant des considérations de sécurité nationale.

La croissance de l’offre est modérée, la demande technologique reste stable

Du côté de l’offre, la réponse à la flambée des prix est restée étonnamment modérée. L'offre totale d'or n'a augmenté que de 1 pour cent sur un an pour atteindre 5 002 tonnes, le niveau le plus élevé de la série de données annuelles du WGC remontant à 1970.

La production minière a atteint environ 3 672 tonnes, établissant potentiellement un nouveau record, tandis que le recyclage n'a augmenté que de 3 pour cent pour atteindre 1 404 tonnes. Il s’agit d’une réaction modérée compte tenu de la hausse de 67 % du prix de l’or en dollars américains.

Le conseil a expliqué que la faible réponse en matière de recyclage reflétait l’absence de détresse économique, les attentes d’une nouvelle appréciation des prix et les comportements structurels sur les marchés clés. Cela incluait l’utilisation de l’or comme garantie et la prévalence des transactions de reprise plutôt que de vente pure et simple.

Dans le même temps, la demande d’or dans le secteur technologique est restée globalement stable à 323 tonnes pour l’année, soutenue par la croissance continue des applications liées à l’intelligence artificielle.

L’essor de l’IA a accru la demande d’infrastructures informatiques à haut débit et de centres de données. Toutefois, le rapport note également que la hausse des prix de l’or continue de pousser les fabricants vers l’épargne, la substitution et la recherche de matériaux alternatifs.

D'une marchandise à un actif stratégique

Dans l’ensemble, 2025 a marqué une évolution de la façon dont les acteurs de l’industrie perçoivent le métal par rapport à l’évolution de la dynamique du marché.

Randy Smallwood, président et chef de la direction de Métaux précieux de Wheaton (TSX : WPM,NYSE : WPM) Les investisseurs reconnaissent de plus en plus l’or comme un actif monétaire plutôt que comme une matière première cyclique.

“Depuis 40 ans, nous considérons l’or comme une marchandise”, a déclaré Smallwood. “Nous avons oublié que c'est une monnaie, et c'est une monnaie”, a déclaré Randy Smallwood, président et directeur général de Wheaton Precious Metals, lors d'une discussion au coin du feu à la Vancouver Resource Investment Conference (VRIC).

“L’industrie minière n’a pas d’impact sur les prix. N'a pas d'impact sur la valeur. C'est une monnaie. C'est une monnaie depuis des milliers d'années”, a-t-il ajouté, notant en outre que l'offre de nouvelles mines n'ajoute que moins de 2 pour cent par an au stock total d'or détenu dans le monde

Smallwood, ainsi que le conseil, s'attendent à ce que bon nombre des forces qui ont motivé la demande record de 2025’ restent en place.

“Nous constatons toujours une force et un appétit continus pour l’échange de dollars américains, de bons du Trésor, peu importe comment vous voulez l’appeler, vers une exposition à l’or”, a-t-il déclaré. “Et ça ne va pas disparaître.”

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L’UE continue à s’affranchir petit à petit 

Citation

Paiements : l’Europe s’unit pour briser l’hégémonie de Visa et Mastercard

La signature d’un protocole d’accord historique entre l’EPI (Wero) et l’Alliance EuroPA marque la naissance d’un géant du paiement de 130 millions d’utilisateurs. Cet accord vise à offrir une alternative souveraine aux acteurs américains pour tous les achats du quotidien. (…)
https://www.latribune.fr/article/banques-finance/assurance/10160592286583/paiements-l-europe-s-unit-pour-briser-l-hegemonie-de-visa-et-mastercard

Il y a un an ou deux, j’aurais été sceptique, mais là, avec 130 millions d’utilisateurs, tous membres de l’Ocde avec un pouvoir d’achat appréciable, il y a sans doute de quoi voir venir.

Je me demande comment Trump va réagir? Mépris ou menaces + TACO?

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Il y a 19 heures, herciv a dit :

Un article sur l'or précisant que le plus gros acheteur à l'heure actuel est la banque centrale de Pologne. Le plus important est à la fin.

https://www.nasdaq.com/articles/wgc-gold-demand-tops-5000-tons-first-time-investment-central-bank-buying

WGC : La demande d'or dépasse les 5 000 tonnes pour la première fois en matière d'investissement et d'achat par la Banque centrale

30 janvier 2026 — 08h56 HNE

Écrit par Giann Liguid pour Réseau d'information sur l'investissement->

La demande mondiale d'or a dépassé les 5 000 tonnes en 2025 pour la première fois jamais enregistrée, tirée par une vague historique d'afflux d'investissements et d'achats soutenus des banques centrales, selon le World Gold Council (WGC) dernier rapport sur les tendances de la demande d'or.

La demande totale d’or, y compris les transactions de gré à gré, a dépassé le seuil de 5 000 tonnes alors que les investisseurs, les institutions et les acheteurs officiels réagissaient au risque géopolitique, à la baisse des taux réels et à l’incertitude croissante sur les marchés obligataires et boursiers.

Combinée à une année de hausses de prix incessantes, cette hausse a porté la valeur totale de la demande mondiale d’or à un record de 555 milliards de dollars, soit une hausse de 45 % par rapport à l’année précédente.

Par conséquent, les prix de l’or eux-mêmes ont réécrit les livres de records. Le Premier ministre de la LBMA prix de l'or a établi 53 nouveaux sommets historiques en 2025, le prix moyen au quatrième trimestre grimpant à 4 135 dollars l'once, en hausse de 55 % par rapport à l'année précédente.

La demande d’investissement domine, les banques centrales restent un point d’ancrage essentiel

Le WGC a indiqué que la demande d’investissement était le principal moteur de la croissance, représentant l’essentiel des achats supplémentaires au cours de l’année.

Les fonds négociés en bourse mondiaux ont enregistré des entrées nettes de 801 tonnes en 2025, soit la deuxième plus forte augmentation annuelle jamais enregistrée, ce qui a inversé des années de participation modérée des ETF.

Dans le même temps, la demande de barres et de pièces de monnaie s’est fortement accélérée. La demande a atteint son plus haut niveau depuis 12 ans alors que les investisseurs particuliers et fortunés cherchaient une exposition refuge au milieu de tensions géopolitiques persistantes et d’incertitudes autour des trajectoires de politique monétaire.

Cet élan s’est poursuivi jusqu’aux derniers mois de l’année. La demande totale d'or au quatrième trimestre a atteint 1 303 tonnes, le niveau le plus élevé jamais enregistré pour un quatrième trimestre, soutenue en outre par des entrées d'ETF de 175 tonnes et des achats de barres et de pièces de 420 tonnes.

Dans le même temps, les banques centrales ont continué à fournir une base solide à la demande, même si les achats ont légèrement diminué par rapport aux niveaux extraordinaires de ces dernières années.

Selon le rapport, les achats nets du secteur public ont atteint 863 tonnes en 2025, restant historiquement élevés mais inférieurs aux plus de 1 000 tonnes ajoutées au cours de chacune des trois années précédentes. Au quatrième trimestre, les achats se sont accélérés, les banques centrales achetant 230 tonnes, soit une hausse de 6 % par rapport au trimestre précédent.

Par exemple, la Banque nationale de Pologne est devenue le plus gros acheteur pour la deuxième année consécutive, ajoutant 102 tonnes en 2025 et portant ses réserves d’or à 550 tonnes. L'or représente désormais 28 pour cent des réserves totales de la Pologne, se rapprochant ainsi de son objectif révisé d'allocation de 30 pour cent.

En janvier, le gouverneur de la banque a signalé son intention d'augmenter encore ses réserves à 700 tonnes, invoquant des considérations de sécurité nationale.

La croissance de l’offre est modérée, la demande technologique reste stable

Du côté de l’offre, la réponse à la flambée des prix est restée étonnamment modérée. L'offre totale d'or n'a augmenté que de 1 pour cent sur un an pour atteindre 5 002 tonnes, le niveau le plus élevé de la série de données annuelles du WGC remontant à 1970.

La production minière a atteint environ 3 672 tonnes, établissant potentiellement un nouveau record, tandis que le recyclage n'a augmenté que de 3 pour cent pour atteindre 1 404 tonnes. Il s’agit d’une réaction modérée compte tenu de la hausse de 67 % du prix de l’or en dollars américains.

Le conseil a expliqué que la faible réponse en matière de recyclage reflétait l’absence de détresse économique, les attentes d’une nouvelle appréciation des prix et les comportements structurels sur les marchés clés. Cela incluait l’utilisation de l’or comme garantie et la prévalence des transactions de reprise plutôt que de vente pure et simple.

Dans le même temps, la demande d’or dans le secteur technologique est restée globalement stable à 323 tonnes pour l’année, soutenue par la croissance continue des applications liées à l’intelligence artificielle.

L’essor de l’IA a accru la demande d’infrastructures informatiques à haut débit et de centres de données. Toutefois, le rapport note également que la hausse des prix de l’or continue de pousser les fabricants vers l’épargne, la substitution et la recherche de matériaux alternatifs.

D'une marchandise à un actif stratégique

Dans l’ensemble, 2025 a marqué une évolution de la façon dont les acteurs de l’industrie perçoivent le métal par rapport à l’évolution de la dynamique du marché.

Randy Smallwood, président et chef de la direction de Métaux précieux de Wheaton (TSX : WPM,NYSE : WPM) Les investisseurs reconnaissent de plus en plus l’or comme un actif monétaire plutôt que comme une matière première cyclique.

“Depuis 40 ans, nous considérons l’or comme une marchandise”, a déclaré Smallwood. “Nous avons oublié que c'est une monnaie, et c'est une monnaie”, a déclaré Randy Smallwood, président et directeur général de Wheaton Precious Metals, lors d'une discussion au coin du feu à la Vancouver Resource Investment Conference (VRIC).

“L’industrie minière n’a pas d’impact sur les prix. N'a pas d'impact sur la valeur. C'est une monnaie. C'est une monnaie depuis des milliers d'années”, a-t-il ajouté, notant en outre que l'offre de nouvelles mines n'ajoute que moins de 2 pour cent par an au stock total d'or détenu dans le monde

Smallwood, ainsi que le conseil, s'attendent à ce que bon nombre des forces qui ont motivé la demande record de 2025’ restent en place.

“Nous constatons toujours une force et un appétit continus pour l’échange de dollars américains, de bons du Trésor, peu importe comment vous voulez l’appeler, vers une exposition à l’or”, a-t-il déclaré. “Et ça ne va pas disparaître.”

Le monde ne croit plus au retour rapide d’un ordre stable fondé uniquement sur les marchés financiers et les monnaies fiduciaires. Quand les banques centrales achètent de l’or à ce niveau, ce n’est pas un pari sur le métal, c’est un pari sur l’instabilité durable.

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il y a une heure, Picdelamirand-oil a dit :

Le monde ne croit plus au retour rapide d’un ordre stable fondé uniquement sur les marchés financiers et les monnaies fiduciaires. Quand les banques centrales achètent de l’or à ce niveau, ce n’est pas un pari sur le métal, c’est un pari sur l’instabilité durable.

Disons que la monnaie qui avait servi la stabilité mondiale ne peut plus être monnaie de référence.

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Paiements : l’Europe s’unit pour briser l’hégémonie de Visa et Mastercard

https://www.latribune.fr/article/banques-finance/assurance/10160592286583/paiements-l-europe-s-unit-pour-briser-l-hegemonie-de-visa-et-mastercard

La Tribune

Publié le 02/02/26 à 14:56

Dès cette année, des paiements transfrontaliers de personne à personne seront possibles, permettant par exemple à un utilisateur français de Wero d'envoyer de l'argent instantanément à un utilisateur de Bizum en Espagne

L’Europe franchit une étape critique dans la reprise en main de ses infrastructures de paiement. Bancomat (Italie), Bizum (Espagne), SIBS-MB WAY (Portugal), Vipps MobilePay (pays nordiques) et EPI Company (opérateur de Wero) ont officialisé, ce lundi 2 février 2026, la signature d’un protocole d’accord. Cette alliance industrielle, réunissant les membres de l’Alliance EuroPA et l’European Payments Initiative (EPI), marque le renforcement de la souveraineté européenne dans le domaine. Il s'agit de mettre fin à la dépendance étroite vis-à-vis des acteurs américains en proposant une infrastructure européenne robuste.

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Le projet repose sur la création d’une plateforme d’interopérabilité, qui sera gérée par une future entité centrale créée conjointement par les partenaires. Contrairement aux tentatives précédentes de fusion, cette stratégie respecte les écosystèmes locaux. Les consommateurs conserveront leurs applications et marques habituelles, mais profiteront d’une expérience fluide pour leurs transactions transfrontalières. Le virement instantané de compte à compte servira de socle technologique commun, garantissant des transactions rapides basées sur des normes européennes.

Une masse critique de 130 millions d’utilisateurs

Cette coalition s’appuie sur le succès de solutions déjà solidement implantées sur leurs marchés respectifs. Elle réunit des champions nationaux qui comptent actuellement environ 130 millions d’utilisateurs, créant une valeur immédiate pour les clients comme pour les commerçants opérant sur plusieurs marchés. Au lancement, l’initiative couvrira treize pays européens, ce qui représente déjà environ 72 % de la population totale de l’Union européenne et de la Norvège.

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La force de ce dispositif réside dans son ouverture. La coalition est prête à accueillir tous les pays européens, y compris la Suisse et les marchés situés hors de la zone euro. Les pays disposant déjà d’une solution domestique peuvent s’interconnecter directement à la plateforme, tandis que les marchés sans infrastructure propre peuvent adopter l’une des solutions logicielles déjà disponibles au sein de l’alliance. Cette approche permet d’accélérer le déploiement sans imposer une solution technique unique rigide.

Vers la fin de la dépendance aux réseaux internationaux

Pour les commerçants, l’enjeu est à la fois financier et stratégique. En acceptant les paiements via cette solution souveraine, ils pourront réduire leur dépendance vis-à-vis des acteurs internationaux. Pour faciliter l’adoption, les solutions partenaires développeront un nouveau badge visuel commun. Ce symbole sera apposé en complément des marques actuelles (comme Wero, Bizum ou MB Way) pour permettre aux consommateurs d’identifier immédiatement où leurs portefeuilles numériques sont acceptés au-delà de leurs frontières nationales.

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Wero lance un appel à l'unité européenne pour une souverainté en matière de paiements

Le modèle économique et technique mise sur la simplicité. Les partenaires ont déjà validé la phase de faisabilité et passent désormais à la mise en œuvre concrète. La plateforme centrale servira de couche technique permettant aux transactions de s’effectuer de manière transparente entre les solutions nationales existantes et les solutions paneuropéennes. C’est une réponse directe à la domination des cartes américaines, offrant aux banques et prestataires européens une infrastructure qu’ils contrôlent de bout en bout.

Calendrier de déploiement : les individus dès 2026, le commerce en 2027

La feuille de route est désormais tracée avec des échéances précises. Après la mise en place de l’entité centrale d’interopérabilité au premier semestre 2026, les partenaires commenceront la préparation technique et mèneront des expérimentations en parallèle. Le déploiement se fera par vagues successives pour assurer la stabilité du réseau.

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Dès cette année, des paiements transfrontaliers de personne à personne seront possibles, permettant par exemple à un utilisateur français de Wero d’envoyer de l’argent instantanément à un utilisateur de Bizum en Espagne. Et sous un an, on devrait voir l’extension du système aux paiements e-commerce et aux transactions en point de vente, couvrant ainsi l’ensemble des cas d’usage du quotidien.

Fabrizio Burlando, PDG de Bancomat, estime que cette direction est désormais irréversible et que la dynamique est réelle pour proposer des paiements à grande échelle. De son côté, Ángel Nigorra, directeur général de Bizum, rappelle que l’alliance EuroPA est déjà opérationnelle dans quatre territoires (Espagne, Italie, Portugal et Andorre) et a déjà permis le transfert de 6 millions d’euros à l’étranger en 2025 sans aucune promotion.

Radiographie des forces en présence
Le succès de cette méga-alliance repose sur des piliers nationaux aux performances déjà éprouvées. Bancomat traite plus de 2,7 milliards de transactions par an en Italie pour une valeur de 200 milliards d’euros. Bizum est devenu un standard en Espagne avec plus de 30,6 millions d’utilisateurs et une moyenne de 3,4 millions de virements instantanés par jour en 2025. Au Portugal, SIBS-MB Way gère plus de 70 millions de transactions mensuelles auprès de 500 000 points de vente.
L’EPI, de son côté, continue de monter en puissance avec Wero. Opérationnel depuis 2024 en Belgique, France et Allemagne pour le P2P, le service dessert 48 millions d’utilisateurs. Des migrations majeures sont attendues, notamment celle de Payconiq au Luxembourg d’ici à 2026 et celle d’iDeal aux Pays-Bas d’ici à 2027, ce qui ajoutera au moins 15 millions de consommateurs supplémentaires au réseau. Vipps MobilePay apporte enfin l’expertise des pays nordiques avec 12,5 millions d’utilisateurs et 400 000 entreprises clientes au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède.

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Si on met bout à bout tout l'article on obtient la chose suivante : les investisseurs sur les dettes internationales (privées ou publiques) ne sont pas en nombre infini et doivent donc faire des choix. Problèmes il y a beaucoup plus d'émissions de dettes venant d'EUROPE et çà provoque de "l'activité sur la dette US" comprendre des sorties (en référence au SELL US)

Pour ceux qui voulait une sortie rapide de la dette US, ils en seront pour leur frais. Mais c'est bien par l'introduction de dettes concurrentes ayant les qualificatifs de liquide (abondante en langage commun) et de sûr que la dette US va souffrir.

https://unn.ua/en/news/global-bond-market-sets-historic-record-dollar1-trillion-raised-in-shortest-time

Le marché obligataire mondial établit un record historique : 1 000 milliards de dollars levés dans les plus brefs délais

Kiev • UNN

3 février 2026, 04h10 • 2966 vues

Le volume mondial des émissions publiques d’obligations syndiquées a dépassé 1 000 milliards de dollars plus rapidement que jamais. Les emprunteurs capitalisent sur la forte demande des investisseurs pour obtenir des conditions de prêt favorables.

Le volume mondial des émissions publiques d’obligations syndiquées a franchi la barre des 1 000 milliards de dollars à un rythme sans précédent. Les emprunteurs se précipitent pour profiter de la forte demande des investisseurs afin de garantir des conditions de prêt favorables dans un contexte de prévisions d’évolution des taux d’intérêt. Cela a été rapporté par Bloomberg, écrit UNN.

Détails

Le seuil de mille milliards de dollars a été franchi lundi après qu'Oracle Corp. a levé 25 milliards de dollars, ce qui en fait la plus grande vente d'obligations d'entreprises depuis le début de l'année. À titre de comparaison, en 2024, cette étape n’a été franchie que le 7 février et un an plus tôt, le 11 février. Actuellement, plus de 40 % du volume total des emprunts provient des obligations d’État, tandis que le secteur financier en fournit environ 35 %, notamment grâce à l’accord record de 16 milliards de dollars de Goldman Sachs.

Activité dans le secteur technologique et risques de marché

Les analystes de JPMorgan notent que février et mars promettent d’être des mois de pointe pour les entreprises de technologie, de médias et de télécommunications. Des géants comme AT&T et IBM ont déjà conclu des accords importants, et cette tendance ne fera que s’intensifier après la fin des périodes de reporting des entreprises.

Malgré le rythme record, une certaine prudence demeure parmi les investisseurs. Les spreads d’emprunt sont tombés à leurs plus bas niveaux depuis une décennie, obligeant certains gestionnaires de fonds à réduire leurs achats de dette d’entreprise, craignant une surchauffe du marché.

Janvier record en Europe et aux États-Unis

Le début de l’année 2026 a marqué le mois de janvier le plus actif jamais enregistré pour les obligations libellées en euros et les titres d’entreprises américains de haute qualité. Le marché européen a enregistré un record quotidien d'entrées le 7 janvier, coïncidant avec une activité extraordinaire sur les marchés américains. En outre, la semaine dernière a été la plus intense pour le marché des prêts à effet de levier en Europe, soulignant le caractère mondial du boom du crédit.

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Et çà commence à se voir sur les émissions de dettes d'entreprises. D'aucun diront qu'"il y a des doutes sur le modèle économique des IA". Mais pas seulement. Toutes les autres révolutions ont été financée et faisait émerger un "winner take all". Là le précédent winner, chatgpt, se voit contester sa couronne pour la simple et bonne raison que les investisseurs ne sont plus sûr de rien et préfèrent réorienter leur investissements vers d'autres cieux plus sûr c'est-à-dire la vieille économie (Dow Jones qui superforme) ou la vieille Europe.

L'article date  d'il y a un mois.

https://unn.ua/en/news/global-bond-market-sets-historic-record-dollar1-trillion-raised-in-shortest-time

Oracle s'effondre en raison de prévisions sombres et de dépenses croissantes qui alimentent les inquiétudes relatives à la bulle de l'IA

information fournie parReuters •11/12/2025 à 17:14

Les actions d'Oracle chutent après des prévisions moroses et des dépenses d'investissement plus élevées

*

Les actions liées à l'IA, y compris Nvidia, chutent

(Réécriture complète) par Aditya Soni et Kanchana Chakravarty

Les actions d'Oracle ORCL.N ont chuté de 13 % jeudi, provoquant un effondrement des valeurs technologiques, les dépenses massives de l'entreprise et les faibles prévisions ayant alimenté les doutes sur la rapidité avec laquelle les grands paris sur l'IA porteront leurs fruits.

Les prévisions décevantes du partenaire crucial de l'informatique en nuage OpenAI, , montrent les rendements inégaux de la technologie naissante que de nombreux chefs d'entreprise considèrent comme l'avenir, mais qui a jusqu'à présent produit des gains de productivité limités.

Oracle, qui a longtemps été un petit acteur de l'informatique en nuage, s'est lancé dans la course à l'infrastructure d'intelligence artificielle cette année grâce à un accord de 300 milliards de dollars avec OpenAI. Mais ce pacte a également lié la fortune de l'entreprise au fabricant de ChatGPT, les actions ayant chuté ces dernières semaines en raison de la crainte que Google ne prenne de l'avance sur OpenAI.

Les investisseurs se sont également débarrassés des obligations d'Oracle en raison des inquiétudes suscitées par le développement de l'IA, alimenté par la dette, tout en investissant dans des swaps de défaut de crédit (CDS), qui offrent aux détenteurs d'obligations une couverture contre le défaut de paiement. Les CDS pour la société, qui a une dette d'environ 100 milliards de dollars, ont augmenté de près de 12 points de base jeudi, atteignant des niveaux inégalés depuis au moins cinq ans .

L'appétit croissant des grandes entreprises technologiques pour la dette, y compris les ventes d'obligations de plus de 30 milliards de dollars par Meta et de 15 milliards de dollars par Amazon.com , a marqué un tournant pour les entreprises qui dépendaient depuis longtemps de flux de trésorerie importants pour financer les dépenses liées à de nouvelles initiatives.

Les dirigeants d'entreprises technologiques ont déclaré que ces dépenses étaient nécessaires pour une technologie qui transformera le travail et rendra les entreprises plus efficaces, arguant que le risque le plus important était de sous-investir, et non de trop dépenser. (=> le fameux modèle du "winner take all")

Oracle, qui a dépensé environ 10 milliards de dollars de liquidités au cours de la première moitié de son exercice fiscal en raison des investissements dans l'IA, devrait perdre plus de 90 milliards de dollars en valeur de marché si les pertes se maintiennent. Pour Larry Ellison, dont la famille est à l'origine de l'acquisition par Paramount Skydance PSKY.O de Warner Bros Discovery WBD.O pour 108 milliards de dollars, la perte de valeur nette pourrait s'élever à plus de 30 milliards de dollars.

Ellison, qui est le deuxième homme le plus riche du monde, principalement en raison de sa participation d'environ 40 % dans Oracle, a une valeur nette de 276 milliards de dollars, selon la liste des milliardaires en temps réel de Forbes.

LES ACTIONS DU SECTEUR TECHNOLOGIQUE CHUTENT

D'autres valeurs liées à l'IA, notamment le géant des puces Nvidia NVDA.O , Advanced Micro Devices AMD.O , Micron MU.O , Broadcom AVGO.O et Arm Holdings, ont également chuté de 3,1 % à 4,2 %. Cela a poussé le Nasdaq .IXIC , à forte composante technologique, à son plus bas niveau depuis une semaine.

Ces derniers mois, l'optimisme à l'égard du commerce de l'IA a cédé la place à des craintes selon lesquelles la frénésie qui a poussé les actions à des valorisations astronomiques s'est transformée en une bulle rappelant le boom des dot-com des années 1990.

Certaines de ces craintes ont découlé d'accords circulaires impliquant OpenAI, qui a une valorisation d'environ 500 milliards de dollars mais perd encore de l'argent et n'a pas détaillé comment elle prévoit de financer des engagements de dépenses en IA de plus de 1 000 milliards de dollars d'ici à 2030.

Oracle, dont une grande partie des dépenses en capital est liée à OpenAI, a déclaré mercredi que les dépenses pour l'exercice 2026 devraient maintenant être supérieures de 15 milliards de dollars à ses estimations de septembre.

Il a manqué les estimations de Wall Street pour un indicateur très surveillé concernant les futurs contrats de cloud et a publié une prévision de croissance du chiffre d'affaires du troisième trimestre qui était inférieure aux estimations de Wall Street.

Au moins 13 maisons de courtage ont revu à la baisse leurs objectifs de prix pour l'action Oracle. Mais certains ont balayé les inquiétudes, affirmant que les dépenses étaient nécessaires.

« La faiblesse actuelle est due au fait que davantage de cycles d'investissement en capital sont nécessaires pour soutenir la demande, l'entreprise payant le prix de la rapidité anormale avec laquelle les investissements sont requis pour répondre aux tendances actuelles de la demande en matière d'IA », ont déclaré les analystes de BofA Global Research.

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Le résultat un mois plus tard. Oracle / OpenAi doit aller chercher encore de la dette mais ce coup-ci elle ne tombe plus du ciel, il faut carrément restructurer. On parle de licenciements, de vente d'actifs à peine achetés et même de ventes d'actions.

https://www.channelnews.fr/oracle-pret-a-lever-encore-jusqua-50-milliards-de-dollars-quitte-a-licencier-et-vendre-sa-division-cerner-154531

Oracle prêt à lever encore jusqu’à 50 Milliards de dollars, quitte à licencier et vendre sa division Cerner

 le 02-02-2026

Par Laurent Sounack

Oracle a annoncé dimanche son intention de lever entre 45 et 50 milliards de dollars en 2026 afin de financer l’expansion de Oracle Cloud Infrastructure (OCI) et la construction de nouveaux data centers dédiés aux charges de travail IA. Ces capacités visent à répondre à la demande soutenue de ses clients grands comptes et acteurs de l’IA générative, tels que Nvidia, AMD, Meta, OpenAI, TikTok et xAI. Cette levée de fonds, qui combinerait dette et vente de ses actions, doit permettre à Oracle de soutenir un effort d’investissement sans précédent.

Mais elle intervient alors que le financement des infrastructures IA se tend fortement aux États-Unis. Dans une note citée par CIO, les analystes de TD Cowen soulignent le retrait progressif de plusieurs banques américaines du financement des data centers, rendant le capital plus rare et plus coûteux. Selon eux, cette situation accroît la pression sur les marges et pourrait, à terme, se traduire par des conditions commerciales plus strictes pour les clients d’Oracle, devant supporter eux aussi une partie de l’effort d’investissement.

Pour préserver ses capacités d’investissement, Oracle envisagerait donc des mesures d’ajustement lourdes. TD Cowen évoque la possibilité de 20 000 à 30 000 suppressions de postes, ce qui permettrait de dégager plusieurs milliards de dollars de liquidités afin de financer l’expansion des infrastructures IA. Les analystes évoquent également la piste d’une cession de Cerner, l’éditeur de logiciels de santé racheté en 2022 pour 28,3 milliards de dollars, afin de recentrer ses ressources sur le cloud et l’IA.

Oracle a déjà massivement sollicité les marchés de la dette, levant environ 58 milliards de dollars en l’espace de deux mois pour financer des installations au Texas, Wisconsin et Nouveau-Mexique. À cela s’ajoute le contrat à 300 milliards de dollars avec OpenAI, dont la mise en œuvre impliquerait, selon TD Cowen, jusqu’à 156 milliards de dollars d’investissements à elle seule. Dans ce contexte de besoins financiers colossaux, la forte correction du titre Oracle depuis ses plus hauts récents rappelle la nervosité des marchés face à l’ampleur du pari IA engagé par le groupe.

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Cas isolé. EH bien pas forcément. Notez le ton légèrement tendu dans cet article d'octobre concernant Meta qui certe réussi sa levée de fond d'alors mais

https://www.tradingsat.com/actualites/informations-societes/avec-un-montant-de-30-milliards-de-dollars-meta-signe-une-levee-de-dette-record-sur-les-marches-pour-financer-ses-investissements-dans-l-ia-1149665.html

(..)

De nombreuses émissions à venir

La banque allemande juge toutefois que l'annonce de la levée de fonds de 30 milliards de dollars de Meta s'avère "fascinante" et note que le marché du crédit aux États-Unis pour les sociétés "investment grade" s'est un peu tendu "pour faire de la place à l'opération".

Le cas de Meta ne semble pas isolé. Dans une note publiée vendredi, Goldman Sachs souligne que le boom de l'IA devrait alimenter un ré-endettement des entreprises qui devrait "doper la demande sur le marché du crédit aux États-Unis en 2026".

Cité par Bloomberg, Andrew Sheets, responsable mondial de la recherche sur le crédit aux entreprises chez Morgan Stanley, estime que les marchés du crédit joueront un rôle important en tant que source alternative de financement pour les investissements dans l'IA.

"La plupart des dépenses d'investissement liées à l'IA sont encore à venir", a-t-il déclaré à l'agence. "Elles commencent tout juste à augmenter, donc ce thème va nous occuper pendant un certain temps", a-t-il conclu.

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https://www.latribune.fr/article/tech/26783160283105/elon-musk-convoque-par-le-parquet-de-paris-apres-une-perquisition-chez-x

Elon Musk convoqué par le parquet de Paris après une perquisition chez X

Le réseau social X, propriété d’Elon Musk, a fait l’objet d’une perquisition à Paris dans le cadre d'une enquête pénale portant sur ses algorithmes et son assistant d’IA Grok. Des auditions de ses dirigeants sont prévues en avril.

Le réseau social X, propriété d’Elon Musk, se retrouve au cœur d’une enquête judiciaire en France. Le parquet de Paris a annoncé mardi qu’une perquisition avait été menée au siège parisien de la plateforme, dans le cadre d’investigations portant notamment sur ses algorithmes et sur le fonctionnement de son assistant d’intelligence artificielle, Grok.

Cette opération a été « diligentée dans les locaux français de X par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris » avec l’appui d’une unité spécialisée de la gendarmerie nationale et d’Europol, l’agence européenne de police criminelle, selon un message publié par le parquet. Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du groupe détenu par Elon Musk.

Des dirigeants convoqués en avril

En parallèle des perquisitions, le parquet a adressé des convocations à Elon Musk, propriétaire de X depuis son rachat en 2022, ainsi qu’à Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de la plateforme. « Des convocations aux fins d’auditions libres le 20 avril 2026 à Paris ont été envoyées à monsieur Elon Musk et à madame Linda Yaccarino, en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits », précise ainsi le communiqué.

Le parquet ajoute que « des salariés de la plateforme X sont également convoqués la semaine du 20 au 24 avril 2026 pour être entendus en qualité de témoin. Les auditions libres des dirigeants doivent leur permettre d’exposer leur position sur les faits et le cas échéant les mesures de mise en conformité envisagées. »

Ces auditions, organisées dans le cadre d’une procédure dite « libre », n’impliquent pas à ce stade de mise en examen mais traduisent une volonté des autorités judiciaires d’entendre les principaux responsables de la plateforme sur ses pratiques et ses dispositifs de contrôle.

Une enquête élargie à Grok

L’enquête trouve son origine dans deux signalements reçus en janvier 2025, initialement liés à des algorithmes jugés biaisés. Depuis, le périmètre des investigations s’est élargi à d’autres signalements, notamment en lien avec le fonctionnement de Grok, l’intelligence artificielle développée par X. Selon le parquet, l’assistant est accusé d’avoir « conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel ».

Les infractions examinées sont lourdes. Le parquet dresse une liste comprenant notamment « complicité de détention d’images de mineurs présentant un caractère pédopornographique », « contestation de crime contre l’humanité », ou encore « administration d’une plateforme en ligne illicite en bande organisée ».

Un risque juridique et réputationnel

Pour X, déjà confronté à des pressions réglementaires croissantes en Europe dans le cadre du Digital Services Act (DSA), cette procédure judiciaire représente un risque juridique et réputationnel significatif. Les griefs évoqués, s’ils étaient confirmés, pourraient exposer la plateforme à des sanctions pénales et financières substantielles, mais aussi à un durcissement des exigences de conformité imposées par les autorités françaises et européennes.

Les auditions prévues en avril 2026 devraient permettre de clarifier la position de la direction de X et les éventuelles mesures correctives envisagées. D’ici là, l’enquête se poursuit sous l’autorité du parquet de Paris.

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Il y a 6 heures, herciv a dit :

Le résultat un mois plus tard. Oracle / OpenAi doit aller chercher encore de la dette mais ce coup-ci elle ne tombe plus du ciel, il faut carrément restructurer.

@herciv

Je cite je truc comme j'aurai pu en citer que tu postes trés souvent.

Tu sembles lecteur assidu du Fig éco, de zone bourse, des Echos, etc......Le monde boursicoteur est un microcosme qui vit des transactions que le petit porteur ( ou moyen ) opère ( donc toi ), et ce sera toujours au détriment de ce dernier. En soi, un mouvement AR qui te rapporte rien, ça rapport au microcosme qui te conseille et qui opère.

Quand un marché fait +5%, alors c'est zéro aprés les frais pour le porteur. Le marché à 10% fait moins pour le porteur, ainsi de suite ( bon, en gros, hein ).

 

Dans un monde "normal", une entreprise vaut 10 fois son résultat. Bon, en trés grossier ( parfois 5 parfois 20 ) auquel on rajoute ou enlève des éléments. On rajoute du foncier ou de l'immo au prix du moment si revente envisagée, on enlève le cout d'un plan social, etc....

On peut prendre en compte une valeur de "fond de commerce" ou assimilé, sauf que 99% du temps c'est totalement sur valorisé ( sauf situation de monopole ou barrière à l'entrée hper délicates ).

 

Au final, la "bourse" est un truc facilement irrationnel ( quoi que bcp de diront que c'est porté par des matheux de trés trés haut niveau qui sont rationnels, ce qui est vrai d'un coté et faux de l'autre dans la portée mesurable effective ). Ca amplifie de manière bien trop considérable la "vraie" valeur des choses, à la hausse ou aussi à la baisse.

C'est la même chose pour la levée de dettes ( nouvelles émissions ) voir même les OAT

On pourrait prendre le sujet "or" que tu as évoqué pas mal de fois en qq jours. A te lire on pouvait comprendre qu'il fallait en acheter ( valeur refuge face à Trump idiot ) et en 3 jours ben finalement ....Trump a pas été si con, l'or cesse de monter vers aprés the sky. En court terme, la chute mémorable ou la montée inexorable, c'est qq %. Tu fais un AR en qq jours, tu l'as dans l'os. 

Lever des dettes sans fin, et sans espoir raisonnable visible de ROI, ça appartenait aux "start up" dont 90 % font start down ( et mise de fond perdue ). Depuis une époque plus récente, ça concerne aussi des grosses structures ( en particulier en énergie ou toujours en "informatique" ). Il restera qq élus ( trés trés trés peu ) qui étaient là au bon endroit au bon moment, avec la bonne analyse et une ENORME part de chance. Le reste éponge les pertes ( mutualiser les pertes et individualiser les bénéfices, c'est quand même un fondement du monde libéral ).

 

Si ( sur l'objet du forum en tout cas ) tu regardes à moyen ou à long terme, alors les index boursicoteurs ( le cours d'une action ou d'un métal ou d'une levée de dettes ) devraient être observés avec moins d'enthousiasme et plus de recul. 

 

Sur la dette c'est la même chose. Pendant trés longtemps, la France s'est assise sur l'idée que le taux de dette était pas si important aprés tout puisqu'il suffisait de puiser dans les bas de laines des individus. Y'a encore trés peu de temps, on a pu emprunter à taux négatif. Mais ça c'est l'ancien monde, aussi révolu que mai 68. D'autant plus que le système montre son incapacité à puiser dans l'existant privé et un objectif de déficit qui reste scotché à 5%. Dit par je sais plus qui dans un autre message. Notre sparadrap de dette est viscéralement collé non pas sur l'épiderme du petit doigt, il est collé jusqu'à l'os, jusqu'à à la C1. Que ça te plaise ou non ( et moi ça me plait pas du tout ) notre propre situation est structurellement bien plus délicate que les US ( je parle pour la FR, pas de l'UE en général ). On devrai être moins "focus" sur la perte de souveraineté US sur le dollar ( par exemple ) car la faiblesse d'un ne fait pas à ce stade une force. Notre dette nous conduit à être tricard de l'UE, donc à nous mener à signer ce qu'on nous demandera de signer dans les 27. Et si un jour ( et dans pas longtemps à ce rythme ) on emprunte via l'UE et pas en direct ( car le taux UE sera plus intéressant ) alors on aura tout perdu.

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il y a une heure, ksimodo a dit :

Que ça te plaise ou non ( et moi ça me plait pas du tout ) notre propre situation est structurellement bien plus délicate que les US ( je parle pour la FR, pas de l'UE en général )

Non la France est clairement dans une bien meilleure situation. Tellement meilleur que notre dette dette nous coûte moins chère (beaucoup) que les US. Il y a les UK qui font pire que les US sinon. Ca doit être un des fameux bienfait du brexit.

il y a une heure, ksimodo a dit :

On devrai être moins "focus" sur la perte de souveraineté US sur le dollar ( par exemple ) car la faiblesse d'un ne fait pas à ce stade une force.

Eh bien non justement. La perte de souveraineté des US va bénéficier à l'Europe dans son ensemble et à la France particulièrement grâce à ses choix judicieux particulièrement sous De Gaulle. Je rappel simplement que les personnes morales ou physiques capables de prêter sont un ensemble fini et qu'il y a donc compétition pour capter leur capacité de prêt. 

il y a une heure, ksimodo a dit :

Notre dette nous conduit à être tricard de l'UE, donc à nous mener à signer ce qu'on nous demandera de signer dans les 27.

Avant d'affirmer des trucs pareils il va falloir sortir des courbes de répartition de la dette française pour savoir qui en détient. Perso je n'en ai pas.

il y a une heure, ksimodo a dit :

Et si un jour ( et dans pas longtemps à ce rythme ) on emprunte via l'UE et pas en direct ( car le taux UE sera plus intéressant ) alors on aura tout perdu.

D'ailleur Meloni a l'air d'être totalement dominé par l'UE a xause des facilité de paiement obtenue. oh wait ... 

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3 février 2025 - Panthéon-Sorbonne, Chaire Grands Enjeux Stratégiques Contemporains

Olivier Schmitt, professeur, Center for War Studies, Université du Danemark du Sud - Fiabilité et crédibilité des alliances

25:16 L'une de mes hypothèses actuelles, mais on pourra y revenir, c'est que je me demande si l'on est pas en train de voir une évolution actuelle de l'OTAN en nouveau pacte de Varsovie, dans le sens où la puissance dominante, en l'occurrence les États-Unis, se sentent désormais sans aucune contrainte pour imposer, y compris par la force potentiellement, ses options à ses alliés. On pourra y revenir, mais je voulais juste introduire cette distinction entre alliance asymétrique libérale et coercitive.

1:05:42 Il faut réfléchir collectivement à l'idée de se dire, peut-être qu'il faut traiter les États-Unis non pas seulement comme un concurrent, jusque-là ce qui était tout à fait légitime, potentiellement comme un adversaire.

1:12:02 La question plus large du rapport des États-Unis, enfin du gouvernement actuel à l'OTAN, où, de temps en temps, en tout cas dans certaines déclarations il y a eu effectivement une forme de tentation de racket de protection. C'est une forme de - j'allais dire - quasiment comportement mafieux où si vous payez on va vous protéger.

1:32:03 J'ai été invité à donner une conférence sur les coalitions à l'école de guerre australienne à distance, mais j'avais pu participer aux conférences d'avant et l'intervenant était très "on ne peut pas faire confiance aux États-Unis et il faut qu'on développe une capacité de défense autonome".

1:34:08 La période post-guerre-froide a en réalité dissocié les sources de la sécurité et les sources de la prospérité. On était alignés sur ces deux dimensions durant la guerre froide, parce que nos alliances, c'était l'endroit où l'on faisait du commerce. Le commerce transatlantique, c'était les membres de l'OTAN. On était riches et on commerçait ensemble. Ce qui s'est passé avec la fin de la guerre froide, c'est qu'on a continué à avoir une relation transatlantique principale sur les enjeux de sécurité, par contre on a essayé de trouver de nouveaux marchés, Chine, Inde et ainsi de suite, sur lesquels on est devenus concurrents.

1:49:41 Il n'y a pas à ma connaissance de forum européen sur lequel on échange entre Européens sur une manière de conduire la guerre ensemble qui ne soit pas informée par l'hypothèse fondamentale du soutien américain. Et ça, je pense qu'on a besoin de créer très très vite ce forum de discussion collectif, parce qu'il n'existe pas à ma connaissance, et à mon avis on va être confronté au problème assez vite.

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Il y a 3 heures, Wallaby a dit :

3 février 2025 - Panthéon-Sorbonne, Chaire Grands Enjeux Stratégiques Contemporains

Olivier Schmitt, professeur, Center for War Studies, Université du Danemark du Sud - Fiabilité et crédibilité des alliances

25:16 L'une de mes hypothèses actuelles, mais on pourra y revenir, c'est que je me demande si l'on est pas en train de voir une évolution actuelle de l'OTAN en nouveau pacte de Varsovie, dans le sens où la puissance dominante, en l'occurrence les États-Unis, se sentent désormais sans aucune contrainte pour imposer, y compris par la force potentiellement, ses options à ses alliés. On pourra y revenir, mais je voulais juste introduire cette distinction entre alliance asymétrique libérale et coercitive.

1:05:42 Il faut réfléchir collectivement à l'idée de se dire, peut-être qu'il faut traiter les États-Unis non pas seulement comme un concurrent, jusque-là ce qui était tout à fait légitime, potentiellement comme un adversaire.

1:12:02 La question plus large du rapport des États-Unis, enfin du gouvernement actuel à l'OTAN, où, de temps en temps, en tout cas dans certaines déclarations il y a eu effectivement une forme de tentation de racket de protection. C'est une forme de - j'allais dire - quasiment comportement mafieux où si vous payez on va vous protéger.

1:32:03 J'ai été invité à donner une conférence sur les coalitions à l'école de guerre australienne à distance, mais j'avais pu participer aux conférences d'avant et l'intervenant était très "on ne peut pas faire confiance aux États-Unis et il faut qu'on développe une capacité de défense autonome".

1:34:08 La période post-guerre-froide a en réalité dissocié les sources de la sécurité et les sources de la prospérité. On était alignés sur ces deux dimensions durant la guerre froide, parce que nos alliances, c'était l'endroit où l'on faisait du commerce. Le commerce transatlantique, c'était les membres de l'OTAN. On était riches et on commerçait ensemble. Ce qui s'est passé avec la fin de la guerre froide, c'est qu'on a continué à avoir une relation transatlantique principale sur les enjeux de sécurité, par contre on a essayé de trouver de nouveaux marchés, Chine, Inde et ainsi de suite, sur lesquels on est devenus concurrents.

1:49:41 Il n'y a pas à ma connaissance de forum européen sur lequel on échange entre Européens sur une manière de conduire la guerre ensemble qui ne soit pas informée par l'hypothèse fondamentale du soutien américain. Et ça, je pense qu'on a besoin de créer très très vite ce forum de discussion collectif, parce qu'il n'existe pas à ma connaissance, et à mon avis on va être confronté au problème assez vite.

Ce type était il y a encore quelques mois un Dassault-phobe, un Rafale-ophobe, et également un fervent partisan de la dillution de Dassault dans Airbus suite à son phagocytage.

Il était aussi un grand défenseur du F-35...

Toute sa carrière a été fondée sur l'Américanolâtrie.

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Il y a 10 heures, Patrick a dit :

Ce type était il y a encore quelques mois un Dassault-phobe, un Rafale-ophobe, et également un fervent partisan de la dillution de Dassault dans Airbus suite à son phagocytage.

Il était aussi un grand défenseur du F-35...

Toute sa carrière a été fondée sur l'Américanolâtrie.

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Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis :laugh:

(mais on pourrait aussi se dire que ce n’est pas la girouette qui tourne, mais le vent :happy:)

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Le 03/02/2026 à 16:37, herciv a dit :

Non la France est clairement dans une bien meilleure situation. Tellement meilleur que notre dette dette nous coûte moins chère (beaucoup) que les US. Il y a les UK qui font pire que les US sinon. Ca doit être un des fameux bienfait du brexit.

Vis tu en France ? 

Serious question hein. Car pour tenir un tel discours tu es soit expat (ce qui expliquerait bien des choses) soit sur Terre2.

On continue de s'effondrer sur le secteur industriel qui est LE seul secteur réellement représentatif d'une économie en bonne santé ou non.

C'est la cata depuis 40 ans mais la situation s'est encore dégradée ces derniers temps.

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On est sur un appauvrissement généralisé. Tu as sans doute du voir passer le chiffre qui indique qu'aujourd'hui le français moyen a un niveau de vie inférieur à la moyenne européenne..

Je ne sais pas dans quelle tranche d'âge tu te trouves mais demande à des français de tout milieux professionnels entre 25 et 40 ans comment ils abordent "l'avenir" comme un truc aussi fondamental que fonder une famille..

Le 03/02/2026 à 15:58, ksimodo a dit :

Y'a encore trés peu de temps, on a pu emprunter à taux négatif.

Ce qui était une hérésie totale hein. Cela n'avait aucun sens.

 

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il y a 21 minutes, elannion a dit :

On continue de s'effondrer sur le secteur industriel qui est LE seul secteur réellement représentatif d'une économie en bonne santé ou non.

Au Japon, la part de l'industrie dans le PIB est deux fois plus élevée qu'en France et nettement plus élevée qu'en Allemagne. Pourtant, le pays est en crise.
Ce n'est pas aussi simple que cela.

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il y a 30 minutes, elannion a dit :

Ce qui était une hérésie totale hein. Cela n'avait aucun sens.

Non le monde est grand et les situations sont variées. Si tu vis en Inde par exemple et que tu prêtes en euros, même avec un taux légèrement négatif tu es gagnant vu la vitesse à laquelle la roupie se déprécie par rapport à l'euro. Le taux d'intérêt sur l'or est 0 et pourtant il y en a qui l'achète.

Modifié par Picdelamirand-oil
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il y a une heure, Manuel77 a dit :

Au Japon, la part de l'industrie dans le PIB est deux fois plus élevée qu'en France et nettement plus élevée qu'en Allemagne. Pourtant, le pays est en crise.
Ce n'est pas aussi simple que cela.

Certes mais la croissance éco vient de la plus value qu'un pays génère par rapport au reste du monde. Et cette plus value vient très majoritairement pour ne pas dire exclusivement des capacités manufacturières (pour des pays ne possédant pas de richesses en matières premières).

Ensuite avoir des usines en soi ne signifient pas d'automatiquement générer de la richesse.. Les japonais ont une façon de travailler très particulière qui sur un certain nombre de points les rends bien moins compétitifs que les occidentaux notamment européens.

Dans l'industrie pharma ils se protègent en créant des exigences qualités spécifiques à leur marché rendant la concurrence plus compliquer.

Disons qu'avoir les capacités de production est un prérequis: nécessaire mais pas suffisant.

Après même souci que chez nous : plus d'enfants.. 

y a vraiment un truc qui a schifté après 1945.

il y a une heure, Picdelamirand-oil a dit :

Non le monde est grand et les situations sont variées. Si tu vis en Inde par exemple et que tu prêtes en euros, même avec un taux légèrement négatif tu es gagnant vu la vitesse à laquelle la roupie se déprécie par rapport à l'euro. Le taux d'intérêt sur l'or est 0 et pourtant il y en a qui l'achète.

Je ne suis pas suffisamment calé en finance mais ce genre de "bidouille" j'ai du mal à voir comment cela peut marcher à l'échelle d'un pays ou d'un continent. Accepter de prêter à taux négatifs c'est concept malgré tout.

Et on a fait absolument n'importe quoi, histoire de changer, pendant cette période.

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