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Le Canada et sa place sur la scène internationale


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il y a 37 minutes, Titus K a dit :

 

Le train est bien adapté aux villes denses avec une gare au centre, pas sûr que cela soit le cas du Canada.

Ils ont cependant l’avantage que leurs grandes villes de la côte Est sont alignées le long du Saint Laurent. 

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il y a 10 minutes, Hypsen a dit :

Le train est bien adapté aux villes denses avec une gare au centre, pas sûr que cela soit le cas du Canada.

Ils ont cependant l’avantage que leurs grandes villes de la côte Est sont alignées le long du Saint Laurent. 

Et il n'ont pas trop de probleme d’accès au foncier, la densité aux abord des villes n'est pas énorme, ca évite trop de probleme d'expropriation etc.

C'est un gros probleme pour des infra pénétrante, il faut qu'il y ait de la place pour les mettre, et souvent il n'y en a pas. La moindre place dispos en ville dense est souvent rapidement réutilisé pour y coller des bâtiments.

Pour le moment c'est plus de 800km qui se font en presque 9h de trajet en train - plus de 8h par autoroute - ... Le TGV doit réduire le temps de trajet par deux environ - 4h30 -.

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1 hour ago, Hypsen said:

Le train est bien adapté aux villes denses avec une gare au centre, pas sûr que cela soit le cas du Canada.

Ils ont cependant l’avantage que leurs grandes villes de la côte Est sont alignées le long du Saint Laurent. 

Toujours possible de construire des gares en péripherie desservie par des lignes de metro comme ca se fait en Europe ou au Japon.
Mais dans le cas de Toronto Union Station et de la Gare Centrale de Montréal ca ne devrait normalement pas poser de problème, les gares sont là.

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Il y a 19 heures, OysterCultist a dit :

Toujours possible de construire des gares en péripherie desservie par des lignes de metro comme ca se fait en Europe ou au Japon.
Mais dans le cas de Toronto Union Station et de la Gare Centrale de Montréal ca ne devrait normalement pas poser de problème, les gares sont là.

L'Espagne a énormément investi dans le TGV mais l'une des principales causes de sa sous fréquentation reste que beaucoup de gares ont été construites en périphérie des grandes villes. 

 

On peut compenser avec des métros mais il faut le prévoir dans le budget. Et quitte à aller loin, pourquoi ne pas aller jusqu'à l' aéroport  ? Ou bien prendre sa voiture  ? 

La densité des villes joue beaucoup aussi. Je connais mal le Canada mais si ses villes ressemblent à celles des États-Unis, une gare centrale est moins efficace. 

Modifié par Hypsen
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1 hour ago, Hypsen said:

La densité des villes joue beaucoup aussi. Je connais mal le Canada mais si ses villes ressemblent à celles des États-Unis, une gare centrale est moins efficace. 

Si un quartier d'affaire est présent loin du centre, rien n'empêche d'y placer une gare à proximité. Tout dépend aussi quel est l'objectif et la fréquentation prévue de la ligne : plutôt des travailleurs, ou alors des particuliers ?

Au petit doigt mouillé (méthode éprouvée s'il en est :bloblaugh:), je dirais qu'il sera surtout destiné au transports de travailleurs logeant dans une autre agglomération, et se rendant dans le centre économique d'une autre agglomération, en remplacement de l'avion, peu pratique et chronopage pour ce genre de déplacements quasi quotidiens.

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  • 1 month later...
  • 1 month later...

https://www.theguardian.com/world/2025/dec/16/mark-carney-british-spellings-canada

Mark Carney critiqué pour avoir utilisé l'orthographe britannique dans des documents canadiens

Les linguistes affirment que l'utilisation du « s » à la place du « z » par le premier ministre enfreint les conventions nationales de la langue anglaise.

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https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2211611/souverainete-jeunes-cegep-sainte-foy-debat-referendum (5 décembre 2025)

La firme CROP dévoilait, en août, que 56 % des 18 à 34 ans – sur un échantillon de 1000 répondants – étaient favorables à l’indépendance du Québec. En juin, un sondage Léger révélait que 48 % des répondants du même groupe d’âge – sur un échantillon de 1056 personnes – appuyaient l’idée d’un Québec souverain.

À leur avis, les réseaux sociaux rendent aussi la tendance plus accessible. Ça nous permet d’avoir un accès facile à des gens qui pensent comme nous. La génération auparavant n’avait pas accès à ces canaux de communication, alors que, maintenant, c’est facile rejoindre un groupe souverainisme. Tu envoies un courriel et "pouf" tu es lancé pour une marche, lance Zacharie Tremblay.

« Les jeunes veulent un mouvement souverainiste profondément inclusif, vert, écologique, tourné vers l’avenir. Il ne veut pas haïr. Il ne veut pas fermer », souligne Alexandre Bilodeau.

Trente ans après le référendum de 1995, cette nouvelle génération pourrait peut-être avoir à se prononcer sur la question dans les prochaines années.

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  • 1 month later...
il y a 1 minute, herciv a dit :

mots nouveau pour moi. Merci.

Je l'aime bien d'une part parce que c'est un peu rare, d'autre part parce que ça tend à ridiculiser les devins et tous ceux qui font des discours amphigouriques et sans queue ni tête :happy:

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il y a 1 minute, Alexis a dit :

Dans la série "2026 est encore jeune, vous n'avez encore rien vu"

L'armée modélise la réponse canadienne à une hypothétique invasion américaine

Les forces armées envisagent des tactiques d'insurrection similaires à celles utilisées par les moudjahidines afghans, selon certaines sources. Mais les responsables et les experts soulignent qu'une opération américaine est peu probable et que ces scénarios sont purement théoriques. (...)

Les deux hauts responsables gouvernementaux ont déclaré que les planificateurs militaires envisageaient une invasion américaine par le sud, prévoyant que les forces américaines viendraient à bout des positions stratégiques canadiennes sur terre et en mer en une semaine, voire en deux jours seulement.

Il y a une petite erreur, là

C'est pas deux jours, c'est trois

Le Canada ne dispose pas des effectifs militaires ni des équipements sophistiqués nécessaires pour repousser une attaque conventionnelle américaine, ont-ils déclaré. L'armée envisage donc une guerre non conventionnelle dans laquelle de petits groupes de militaires irréguliers ou de civils armés auraient recours à des embuscades, au sabotage, à la guerre des drones ou à des tactiques de guérilla. (...) L'objectif de telles tactiques serait d'infliger des pertes massives aux forces d'occupation américaines, a déclaré le responsable. (...)

La conscription a été écartée pour l'instant, mais le niveau de sacrifice qui serait demandé aux Canadiens reste un sujet central, ont déclaré les responsables. La générale Jennie Carignan, chef d'état-major de la Défense, a déjà annoncé son intention de créer une force de réserve de plus de 400 000 volontaires. Les responsables ont déclaré qu'ils pourraient être armés ou invités à semer le trouble si les États-Unis devenaient une puissance occupante. (...)

Cette rupture de l'accord de défense commune conduirait probablement la France ou la Grande-Bretagne, deux États dotés d'armes nucléaires, à être appelées à fournir leur soutien et leur défense au Canada contre les États-Unis. (...)

« Cependant, malgré la taille de l'armée américaine, celle-ci ne dispose pas des forces nécessaires pour occuper, et encore moins contrôler, tous les grands centres urbains du Canada. Leur seul espoir serait de mener une offensive similaire à celle menée par la Russie à Kiev et d'espérer que cela fonctionne et que le reste du pays capitule une fois qu'ils auront pris le pouvoir à Ottawa », a-t-il ajouté. « Comme en Ukraine, il me serait inconcevable que nous abandonnions si ils s'emparaient de notre capitale. »

Je précise que je ne crois pas un instant à un tel scénario

Mais le simple fait que l'armée canadienne se sente obligée de le prévoir, en mode "c'est improbable, mais", dit bien l'effet catastrophique des vaticinations de Trump sur les relations internationales des Etats-Unis

En Ontario et au Québec oui (éventuellement la Colombie Britannique).. Dans les états du centre c'est bien moins sûr. Je l'ai déjà évoqué sur le fil du Groenland mais c'est probable que l'Alberta convoque un référendum sur son indépendance (pour mieux devenir le 51 état des USA). Il y a un rejet de la fédération canadienne assez marquée et qui a pris des proportions importantes dans les années 80.

L'attachement au Canada de la part de ses ressortissants est douteux. Je ne suis vraiment pas sûr que les canadiens accepteraient de rentrer dans une guerrilla sans fin au nom d'une nation canadienne qui de fait n'existe que dans quelques grandes villes de l'est.

La probabilité que le Canada se dissout de lui mêmes dans les prochaines décennies n'est clairement pas nulle

 

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il y a 8 minutes, elannion a dit :

En Ontario et au Québec oui (éventuellement la Colombie Britannique).. Dans les états du centre c'est bien moins sûr. Je l'ai déjà évoqué sur le fil du Groenland mais c'est probable que l'Alberta convoque un référendum sur son indépendance (pour mieux devenir le 51 état des USA). Il y a un rejet de la fédération canadienne assez marquée et qui a pris des proportions importantes dans les années 80.

L'attachement au Canada de la part de ses ressortissants est douteux. Je ne suis vraiment pas sûr que les canadiens accepteraient de rentrer dans une guerrilla sans fin au nom d'une nation canadienne qui de fait n'existe que dans quelques grandes villes de l'est.

La probabilité que le Canada se dissout de lui mêmes dans les prochaines décennies n'est clairement pas nulle

Je ne connais pas la situation au Canada, et je te crois sur parole

Le problème, c'est que ce que tu décris pouvait très bien s'appliquer à l'Ukraine avant 2022. Et bien au-delà, il y avait quand même une "guerre civile gelée" en Ukraine depuis 2015 ! L'erreur de Vladimir Poutine de penser que cet Etat n'aurait pas la cohésion interne pour résister sérieusement est assez compréhensible sur le fond

Mais c'était une erreur, comme la suite l'a prouvé

Le fait d'avoir une armée étrangère qui envahit votre pays a tendance à faire mettre au second plan les disputes et différends internes...

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18 minutes ago, elannion said:

L'attachement au Canada de la part de ses ressortissants est douteux. Je ne suis vraiment pas sûr que les canadiens accepteraient de rentrer dans une guerrilla sans fin au nom d'une nation canadienne qui de fait n'existe que dans quelques grandes villes de l'est.

La probabilité que le Canada se dissout de lui mêmes dans les prochaines décennies n'est clairement pas nulle

Je ne pense pas, honnêtement. 

Je connais un québécois par exemple très critique sur plein de choses sur le Canada anglophone mais ce sera le premier à sortir son tromblon du grenier si le pays est envahi... et je n'aimerai pas être en face :wacko:

Modifié par Rivelo
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il y a 6 minutes, Rivelo a dit :

Je connais un québécois par exemple très critique sur plein de choses sur le Canada anglophone mais ce sera le premier à sortir son tromblon du grenier si le pays est envahi... et je n'aimerai pas être en face 

c'est bien pour ça que j'avais commencé mon post avec :

il y a 30 minutes, elannion a dit :

En Ontario et au Québec oui

Et malgré tout il y a un éclatement entre les communités en Ontario et au Québec qui peut commencer à doucement inquiéter.

https://en.wikipedia.org/wiki/Alberta_separatism

https://globalnews.ca/news/11615147/alberta-separatists-praise-turnout-petition-signing/

https://www.cbc.ca/news/canada/calgary/alberta-separation-poll-9.7039022

Alors pour le moment les séparatistes ne représentent que 20% mais c'est loin d'être anodin.

il y a 23 minutes, Alexis a dit :

Le problème, c'est que ce que tu décris pouvait très bien s'appliquer à l'Ukraine avant 2022. Et bien au-delà, il y avait quand même une "guerre civile gelée" en Ukraine depuis 2015 ! L'erreur de Vladimir Poutine de penser que cet Etat n'aurait pas la cohésion interne pour résister sérieusement est assez compréhensible sur le fond

peut être. Mais le Canada est un immense pays avec un socle commun relativement faible.. Les anglosaxons trichent ouvertement en 1995 pour empêcher la sécession du Québec à un poil de cul près. Les indépendantistes ont perdu de leur superbe depuis mais ça reste une volonté de près d'un tiers des québécois avec un renouveau chez les jeunes générations (je pense par exemple que Bock côté le journaliste canadien farouchement indépendantiste n'est pas venu en France que pour faire le plantin sur une certaine chaîne de télé..). Et l'immigration massive dans ce pays, même si elle reste choisie a amené un pays avec des gens qui vivent côte à côte.

Tout dépendrait aussi du comportement des américains dans le très hypothétique cas où ils envahiraient le canada.

Tout le monde ne viole pas en masse ou à minima de façon répétée et flingue à tout va. Et même si les US ont aussi leur petites réputations (doit on rappeler cette "anecdote" que les GI violeront plus de français en 6 mois que les allemands en 4 ans...) je ne les vois pas avoir le 1/10 de l'attitude des russes dans les territoires envahies.

Après les USA peuvent juste attendre la dissolution du Canada d'elles mêmes.

Des québecois et des albertains peuvent mettre fin au pays plus tôt qu'on ne penserait

 

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Il y a 3 heures, Alexis a dit :

L'armée modélise la réponse canadienne à une hypothétique invasion américaine

Les forces armées envisagent des tactiques d'insurrection similaires à celles utilisées par les moudjahidines afghans, selon certaines sources. Mais les responsables et les experts soulignent qu'une opération américaine est peu probable et que ces scénarios sont purement théoriques. (...)

Les deux hauts responsables gouvernementaux ont déclaré que les planificateurs militaires envisageaient une invasion américaine par le sud, prévoyant que les forces américaines viendraient à bout des positions stratégiques canadiennes sur terre et en mer en une semaine, voire en deux jours seulement.

Chaque époque nécessite une mise à jour des stratégies et des tactiques pour maximiser l'efficacité.

En 1832, c'était le canal Rideau :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_Rideau

À l'époque où il fut proposé, quelque temps après la guerre de 1812, on craignait les attaques en provenance des États-Unis contre les colonies de l'Empire britannique, aujourd'hui le Canada. Afin d'empêcher et de décourager toute invasion future, l'Empire britannique a construit plusieurs forts et canaux pour défendre son territoire. Dans l'axe de navigation Montréal-Ottawa-Kingston on aménagea à la même époque les canaux permettant de franchir les rapides du Long-Sault sur l'Outaouais.

L'objectif initial du canal était militaire – sécuriser la voie d'approvisionnement et de communication entre Montréal et Kingston. Vers l'ouest à partir de Montréal, le trajet allait le long de la rivière des Outaouais jusqu'à Bytown (aujourd'hui Ottawa), puis vers le sud-ouest par le canal jusqu'à Kingston (et vice versa le trajet vers l'est de Kingston à Montréal). L'intention était de contourner l'étroit passage du fleuve Saint-Laurent marquant alors la frontière entre le Haut-Canada (aujourd'hui la province de l'Ontario) et l'État de New York, ce qui aurait laissé les bateaux d'approvisionnement britanniques vulnérables aux attaques.

 

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Il y a 3 heures, elannion a dit :

Des québecois et des albertains peuvent mettre fin au pays plus tôt qu'on ne penserait

À ce sujet, il peut être intéressant de prendre connaissance des termes du débat entre anti-indépendantistes et indépendantistes au Québec. En particulier, ce qu'on a tendance à oublier, c'est qu'ils sont d'accord sur à peu près tout, à savoir le type de relation que le Québec devrait avoir avec le reste du Canada.

Le militaire et le commercial (union douanière) doivent être partagés avec le Canada. Il n'y a pas photo. Il n'y a pas débat, ils sont d'accord.

Le Canada actuel ne laisse pas suffisamment d'autonomie dans d'autres domaines qui tiennent à coeur aux Québécois - en particulier le contrôle de l'immigration - il n'y a pas débat, il n'y a pas photo, ils sont d'accord.

Le désaccord entre les Québécois et les non-Québécois est peut-être aussi grand ou plus grand qu'entre les Québécois indépendantistes et les Québécois non-indépendantistes.

Alors qu'est-ce qui peut bien distinguer les Québécois indépendantistes et les Québécois non-indépendantistes ? 

Une seule chose : la patience.

Les indépendantistes sont impatients. Ils disent on a suffisamment attendu, on a suffisamment essayé de négocier avec les Canadiens non Québécois, ils nous prennent de haut, ils n'écoutent pas ce qu'on leur dit. Ça suffit comme ça. On arrête de négocier. On prend notre indépendance.

Les non-indépendantistes sont patients. Oui, peut-être que si on rediscute avec les Canadiens non Québécois, on arrivera à quelque chose.

C'est ce que j'ai cru comprendre en écoutant ces deux vidéos de Willpluss :

 

10 septembre 2025 - Farnell Morisset explique pourquoi il s'oppose à la souveraineté (Ma réponse partie #1)

11 septembre 2025 - Farnell Morisset explique pourquoi il s'oppose à la souveraineté (Ma réponse partie #2)

Modifié par Wallaby
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Le Canada s'entraine contre une invasion étasunienne.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/20/le-canada-a-modelise-un-scenario-d-invasion-americaine-et-les-reponses-possibles-d-ottawa_6663380_3210.html

Le Canada a modélisé un scénario d’invasion américaine et les réponses possibles d’Ottawa

D’après les modélisations envisagées par l’armée canadienne et révélées par le journal « The Globe and Mail », les Etats-Unis seraient en mesure de neutraliser les principales positions stratégiques canadiennes en moins d’une semaine.

L’armée canadienne a modélisé un scénario d’invasion militaire du pays par les Etats-Unis et les réponses possibles d’Ottawa, a rapporté le quotidien The Globe and Mail, mardi 20 janvier, au moment où Donald Trump a fait une nouvelle allusion à la possible conquête du Canada.

Ce serait la première fois depuis plus d’un siècle que l’armée canadienne envisage théoriquement une attaque américaine contre son territoire, selon le journal canadien, qui cite deux hauts responsables gouvernementaux. Ces derniers précisent toutefois qu’il ne s’agit pas d’un plan opérationnel mais d’un modèle, utilisé à des fins de réflexion stratégique. Ils jugent, par ailleurs, très improbable qu’une telle opération soit envisagée par le gouvernement américain. Mais depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a régulièrement répété qu’il souhaitait que le Canada devienne le 51e Etat américain.

« Tactiques de guérilla »

Dans la nuit de lundi à mardi 20 janvier, alors que les ambitions américaines sur le Groenland inquiètent les alliés de Washington, le président américain a posté sur son réseau, Truth social, une série de photos générées par l’intelligence artificielle où on le voit dans le bureau Ovale avec les dirigeants européens devant une carte où le drapeau américain recouvre les Etats-Unis mais aussi le Canada, le Groenland et le Venezuela.

D’après les scénarios envisagés par l’armée canadienne, en cas d’offensive, les forces américaines seraient en mesure de neutraliser les principales positions stratégiques canadiennes en moins d’une semaine, voire en seulement deux jours.

Dans cette hypothèse, la riposte canadienne pourrait prendre la forme d’une campagne de type insurrectionnel, comprenant des embuscades et des « tactiques de guérilla », comparables aux conflits en Afghanistan, envisage l’armée.

Sollicité par l’Agence France-Presse, le ministère de la défense canadien n’a pas réagi dans l’immédiat. Le Canada est un des membres fondateurs de l’OTAN et un partenaire de Washington dans la défense aérienne du continent nord-américain avec un commandement militaire commun, le Norad.

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