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Wallaby

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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://www.bbc.com/news/world-africa-66436797 (8 août 2023) M. Blinken a déclaré qu'il ne pensait pas que la Russie ou Wagner étaient à l'origine du coup d'État au Niger.
  2. https://www.liberation.fr/politique/la-guyane-francaise-grande-absente-du-sommet-sur-lamazonie-20230808_WRUARP2BCJH35JJM2GJTRYHKZE/ Alors qu’il était personnellement invité par le président brésilien Lula, l’absence d’Emmanuel Macron – remplacé par Brigitte Collet, l’ambassadrice de France au Brésil – n’a pas manqué de susciter le regret des autorités brésiliennes et d’agacer les élus.
  3. https://www.opendemocracy.net/en/odr/russia-ukraine-war-schools-children-propaganda/ (25 avril 2023) En mai [2022], les autorités ont lancé une initiative visant à encourager les élèves à écrire des lettres aux militaires russes avant la date préférée du Kremlin, le 9 mai, jour de la Victoire. Ensuite, le ministre russe de l'éducation, Sergey Kravtsov, a annoncé qu'une nouvelle leçon appelée "conversations importantes", dans laquelle les enseignants parlent des "aspects clés de la vie humaine dans la Russie moderne", serait introduite au début de la prochaine année scolaire. Les détails publiés au cours de l'été indiquaient que ces leçons incluraient des sujets tels que la prise en charge des personnes âgées et de l'environnement, des histoires sur des scientifiques, des compositeurs et des acteurs russes célèbres, l'URSS ou l'Empire russe. Des cours séparés sont consacrés à des sujets militaires et patriotiques, tels que la Journée du défenseur de la patrie, les symboles de l'État russe, la Constitution et l'annexion de la Crimée, que les autorités russes appellent "réunification". Désormais, toutes les écoles russes commencent la semaine en hissant le drapeau et en écoutant l'hymne national, après quoi commence la leçon sur les "conversations importantes". Le ministère de l'éducation prépare des recommandations et des plans de cours qui expliquent en détail ce qu'il faut dire aux enfants, en fonction de leur âge. Les efforts du Kremlin pour introduire la propagande dans les salles de classe se heurtent à un problème. De nombreux enseignants, sans se prononcer ouvertement contre la guerre en Ukraine, tentent d'éviter le sujet pendant les cours. Ils se concentrent plutôt sur des valeurs universelles, telles que l'importance de la science et de l'éducation, et le respect des êtres chers. Il est plus difficile pour les enseignants des collèges et des lycées, où les élèves sont âgés de 10 à 17 ans, d'éviter les questions politiques. Les recommandations pour les lycéens incluent des phrases sur les menaces posées par les pays de l'OTAN et les politiques "anti-russes" des autorités ukrainiennes en Crimée. Les élèves plus âgés utilisent davantage les smartphones et peuvent enregistrer leurs cours. En Russie, les écoles tentent depuis longtemps d'être à la hauteur du mythe selon lequel elles sont indépendantes de la politique. Au moins trois lois russes interdisent la propagande idéologique et l'agitation politique dans les écoles, mais dans la pratique, ces lois sont fréquemment violées et la pression sur les écoles, les enseignants et les élèves est de plus en plus forte. C'est particulièrement vrai dans les écoles les moins bien classées. Par ailleurs, dans les écoles de haut niveau, dont les élèves remportent la première place aux Olympiades scolaires panrusses, un concours annuel destiné aux écoliers russes, le nombre d'événements de propagande est réduit au minimum. Mon fils n'a pas assisté une seule fois à des "conversations importantes". L'école traite cela avec compréhension", explique Oksana, dont le fils de 17 ans est scolarisé dans un lycée réputé de Moscou. "Presque aucun des garçons ne va rester en Russie. Après le 24 février, environ un tiers de la classe et de nombreux enseignants sont partis. "Pendant de nombreuses années, notre école a été une sorte d'espace en soi. Des choses terribles se produisaient à l'extérieur de l'école, mais à l'intérieur, nous créions notre propre espace, nous élevions des enfants talentueux, nous leur donnions un très bon enseignement. Mais on ne peut plus fermer les yeux sur les ténèbres, elles sont partout."
  4. https://laviedesidees.fr/Le-rock-resiste-en-Russie (21 avril 2023) En Russie, surtout à Leningrad et à Moscou à la fin des années 1970 et au début des années 1980 (et dans l’Oural et en Sibérie un peu plus tard) se cristallise le mouvement « underground » russe. Il y a toujours des débats sur le caractère politique de l’underground russe des années 1980, certains spécialistes lui prêtant un caractère militant et oppositionnel, d’autres nuançant cette vision en précisant qu’au début des années 1980 le projet artistique de ces musiciens était surtout de s’extraire du contexte social et culturel soviétique, en ignorant les débats et sujets politiques. Comme en Ukraine, le rock bélarusse possède alors une importante spécificité par rapport à la Russie. Cette nouvelle version souligne la spécificité de l’histoire, de la langue et de la culture nationales du peuple bélarusse par rapport au « grand frère » russe. Et le choix linguistique en faveur du bélarusse fait par plusieurs groupes rock en dehors de l’encadrement administratif et esthétique n’était pas anodin dans le contexte des années 1980 marqué par des luttes symboliques autour de l’identité nationale. Cette repolitisation contestataire a été notamment portée sur le devant de la scène médiatique, y compris internationale, par l’affaire Pussy riot en 2012, mais ce groupe ne fait pas exception. On observe à la fois l’émergence de nouveaux artistes contestataires et des réengagements des leaders de l’underground soviétique des années 1980. Cette tendance se renforce clairement pendant deux événements : l’annexion de la Crimée en 2014 et l’agression russe en Ukraine lancée en 2022. Et de plus, la gamme de ce qu’on pourrait appeler l’hétérodoxie politique est bien plus large qu’en Occident. La contradiction avec la vision officielle sur de très nombreux sujets – par exemple l’histoire de l’URSS, les revendications linguistiques ou les questions de genre – y est déjà perçue comme une expression de contestation. Il faut mentionner que la contestation artistique de la guerre se fait surtout en exil. De nombreux artistes russes qui se sont prononcés contre la guerre ont dû quitter leur pays sous risque d’être poursuivis pour « la discréditation de l’armée ». Par exemple, Boris Grebenshchikov, leader du groupe Akvarium (aquarium) et une majeure figure du rock russe et soviétique, a été l’un des premiers à prendre la parole le 24 février 2022 sur sa page Facebook où il a écrit « Cette guerre est une folie et une honte pour la Russie ». Andreï Makarevitch, autre éminence du rock russe actif depuis les années 1970, leader du groupe Mashina vriemieni (machine à voyager dans le temps), a publié des messages accusant les autorités russes et Vladimir Poutine personnellement et dressant des parallèles avec l’Allemagne nazie. Lavon Volski et Siargej Mikhalok ont appelé les militaires biélorusses à ne pas participer à la guerre et ont insisté sur le caractère inévitable de la défaite de la Russie. Le groupe Nogu svelo a publié toute une série de chansons dénonçant explicitement l’invasion russe et évoquant la responsabilité des autorités et des concitoyens qui soutiennent l’agression. La chanteuse rock Zemfira, star des années 2000, a sorti la chanson « Rodina » (Patrie), construite autour de la phrase « On va t’apprendre à aimer la patrie », en référence au discours chauviniste véhiculé par les autorités, l’armée et les mouvements patriotiques en Russie. Deux grandes tournées européennes anti-guerre ont été organisées par des musiciens russes dès printemps 2022 : Russians against war du rappeur Oxxxymiron et Voices of peace par Liza Monetotchka (petite pièce de monnaie) et Noize MC. Dans les deux cas les recettes étaient destinées aux fondations d’aide aux réfugiés ukrainiens.
  5. https://laviedesidees.fr/Favarel-Garrigues-La-verticale-de-la-peur (19 juillet 2023) Gilles Favarel-Garrigues La verticale de la peur. Ordre et allégeance en Russie poutinienne, Paris, La Découverte, 2023 Le livre est loin des caricatures qui représentent le système politique russe comme un pouvoir tout-puissant exercé par un État monolithique et parfois « totalitaire ». Mais, en construisant une démonstration à partir de plusieurs enquêtes menées par l’auteur depuis plus de dix ans (sur la police, la justice pénale, la lutte contre la corruption, la privatisation ou encore le vigilantisme), il parvient à monter en généralité et propose une vision de la société et de l’État russes qui articule les dimensions verticale et horizontale du pouvoir, du contrôle, de l’ordre et de la peur. Des professionnels des services secrets et des siloviki actuels ou reconvertis, des huissiers de justice et des agents privés de collecte des dettes, des fabricants de kompromat, des juges et des procureurs, des députés, des gouverneurs de province et des caïds de la pègre (souvent reconvertis vers la politique eux aussi), des néonazis, des militants des « mouvements patriotiques » des activistes traditionnalistes qui se revendiquent de l’héritage des cosaques et autres justiciers autoproclamés profitent chacun à sa façon de la « dictature de la loi » et des opportunités politiques ou économiques qu’elle offre. Dans les années 2000 la justification de la dimension verticale de la dictature de la loi s’appuie sur la surveillance financière et la répression de la corruption. Trois ressources centrales nourrissent la dictature de la loi : « l’accès à des informations compromettantes, à des médias loyaux et à des magistrats peu sourcilleux » (p. 60). Quant à la répression, elle n’est pas massive sous Poutine, en tout cas avant 2022, mais plutôt ciblée et démonstrative et sert surtout à rendre le chantage et l’intimidation plus crédibles. La peur reste bien plus efficace que la violence. Qu’il s’agisse d’opposants réels (dont Alexeï Navalny) ou de façade (partis politiques représentés à la Douma), ou encore des hommes et femmes politiques de la Russie unie, on retrouve systématiquement dans leur discours et dans leur action des prises de position insistant sur l’importance primordiale des questions et solutions sécuritaires, avec une surenchère provoquée par la concurrence entre ces agents du champ politique. Le livre se termine par des pistes pour une étude comparative : il invite à tracer les parallèles entre les conclusions de l’auteur sur le gouvernement par la peur en Russie avec d’autres contextes politiques, « en Turquie sous Erdogan, au Brésil sous Bolsonaro ou en Inde sous Modi » (p. 195). Plus généralement, le lecteur ne peut s’empêcher de dresser des parallèles avec les phénomènes en cours dans les sociétés occidentales. De ce point de vue, la comparaison plus systématique et plus explicite avec les contextes occidentaux pourrait servir à « désexotiser » le système politique et la société russes.
  6. L'article de Korine Amacher du 13 juillet 2020 dans La Vie des Idées répond à ta question. - -
  7. C'est pas l'OMS, c'est СВО, soit « Специальная военная операция » «Special'naja voennaja operacija», l'Opération Militaire Spéciale. Je pinaille. Plus sérieusement, je me demande s'il faut traduire par "Le manuel d'histoire unifié" ou par "un manuel d'histoire unifié". Est-ce que c'est tous les manuels qui sont unifiés, ou est-ce un manuel unique qui unifie les classes N°10 et 11 en un seul volume ? Est-ce que ce manuel a vocation à remplacer tous les autres, ou est-ce une proposition supplémentaire sur le libre marché pluraliste des manuels scolaires ?
  8. La réponse était déjà inscrite dans la question. Elle ne fait que confirmer ce que le journaliste savait déjà. Donc c'est tout sauf un scoop. En revanche, je pense que le succès sur Twitter est dû au fait que le propos a été extrait de son contexte, et qu'il y a eu une déformation. La formulation "Acquérir de nouveaux territoires" est plus vague, parce qu'elle supprime la référence et laisse le lecteur compléter, imaginer par lui-même par rapport à quelle carte, par rapport à quelles frontières se définit le "nouveaux" - plus vague que "plus de territoires ukrainiens que les quatre provinces annexées" qui est en revanche très clair quant à la référence "les quatre provinces annexées" suivant le discours officiel russe. Bien sûr comme il y a conflit, il y a désaccord sur les frontières entre les belligérants. Pour découvrir, brusquement, un 6 août 2023, que les Russes et les Ukrainiens ne sont pas d'accord sur leurs frontières, il faut avoir été passablement déconnecté de l'actualité depuis de longs mois, voire années.
  9. Je crains que tu ne fasses un contresens. Cela a fait l'objet de discussions très fines et très équilibrées, durant les fameuses quelques années où William Perry indique que les relations américano-soviétiques se sont améliorées et où les deux États se sont fait confiance. L'Allemagne de l'Est a été exclue explicitement du stationnement de forces armées étrangères dans le traité de Moscou, dit traité "quatre plus deux" du 12 septembre 1990, article 5 alinéa 3 : https://mjp.univ-perp.fr/traites/1990traite2+4.htm Après l'achèvement du retrait des forces armées soviétiques du territoire de l'actuelle République démocratique allemande et de Berlin (...) des forces armées et des armes nucléaires ou des vecteurs d'armes nucléaires étrangers ne seront pas stationnés dans cette partie de l'Allemagne et n'y seront pas déployés. Cela n'exclut pas que des citoyens Est-Allemands puissent participer à des missions de l'OTAN n'importe où dans le monde, mais le territoire de l'ex-RDA est neutralisé quant au déploiement de l'OTAN.
  10. https://www.theguardian.com/world/2016/mar/09/russian-hostility-to-west-partly-caused-by-west (9 mars 2016) William Perry, qui a été secrétaire à la défense dans l'administration de Bill Clinton de 1994 à 1997, a souligné qu'au cours des cinq dernières années, ce sont les interventions militaires de Vladimir Poutine en Ukraine, en Syrie et ailleurs qui ont entraîné la spirale descendante des relations est-ouest. Toutefois, M. Perry a ajouté que pendant son mandat, la coopération entre les armées des deux pays s'était rapidement améliorée quelques années seulement après la chute de l'Union soviétique et que ces progrès avaient été initialement gâchés davantage en raison des actions des États-Unis que de celles de la Russie. "Ces dernières années, la plupart des reproches peuvent être adressés aux mesures prises par Poutine. Mais dans les premières années, je dois dire que les États-Unis méritent une grande part de responsabilité", a déclaré M. Perry lors d'un événement organisé par le Guardian Live à Londres. "La première action qui nous a vraiment mis sur la mauvaise voie, c'est lorsque l'OTAN a commencé à s'étendre, en intégrant des pays d'Europe de l'Est, dont certains étaient limitrophes de la Russie. À l'époque, nous travaillions en étroite collaboration avec la Russie, qui commençait à se faire à l'idée que l'OTAN pouvait être une amie plutôt qu'une ennemie... mais la présence de l'OTAN à leur frontière les mettait très mal à l'aise et ils nous ont vivement conseillé de ne pas aller de l'avant". Dans ses mémoires, Mon voyage au bord du gouffre nucléaire, Perry écrit qu'il a plaidé pour une expansion plus lente de l'OTAN afin de ne pas s'aliéner la Russie au cours de la période initiale de cour et de coopération post-soviétiques. Richard Holbrooke, le diplomate américain, a mené l'argumentation opposée à l'époque, et a finalement été soutenu par le vice-président, Al Gore, qui a affirmé que "nous pourrions gérer les problèmes que cela créerait avec la Russie". « Fondamentalement, les personnes avec lesquelles je discutais lorsque j'essayais de faire valoir le point de vue russe ... la réponse que j'obtenais était vraiment : "Qui s'intéresse à ce qu'ils pensent ? Ce n'est qu'une puissance de troisième ordre" ». Et bien sûr, les Russes ont eu vent de ce point de vue. C'est à ce moment-là que nous avons commencé à glisser sur cette voie". M. Perry a envisagé de démissionner sur cette question "mais j'ai conclu que ma démission serait interprétée à tort comme une opposition à l'adhésion à l'OTAN à laquelle je suis très favorable - mais pas immédiatement". Il considère que le deuxième faux pas majeur de Washington est la décision de l'administration Bush de déployer un système de défense antimissile balistique en Europe de l'Est face à l'opposition résolue de Moscou. M. Perry a déclaré : "Nous avons justifié [le système] par la nécessité de se défendre contre un missile nucléaire iranien - ils n'en ont pas, mais c'est un autre problème. Mais les Russes ont dit : "Attendez un peu, cela affaiblit notre dissuasion". Une fois de plus, la question n'a pas été discutée sur la base de ses mérites - on s'est contenté de dire 'on se fiche de ce que pense la Russie'. Nous l'avons à nouveau écartée. Le troisième facteur que M. Perry a mis en évidence dans l'empoisonnement des relations américano-russes est le soutien apporté par Washington DC aux manifestants pro-démocratiques des "révolutions de couleur" dans les anciennes républiques soviétiques, dont la Géorgie et l'Ukraine. M. Perry est d'accord avec les raisons éthiques du soutien à ces révolutions, mais il a noté leur effet gravement préjudiciable sur les relations est-ouest. "Après son arrivée au pouvoir, Poutine en est venu à croire que les États-Unis avaient un programme actif et solide pour renverser son régime", a déclaré l'ancien secrétaire d'État à la défense. À partir de ce moment-là, un interrupteur s'est allumé dans l'esprit de M. Poutine, qui a dit : "Je ne vais plus travailler avec les États-Unis : Je ne vais plus travailler avec l'Occident [...]. Je ne connais pas les faits qui ont poussé Poutine à croire que nous avions un programme visant à fomenter une révolution en Russie, mais ce qui compte, c'est qu'il y a cru". M. Perry a décrit les tensions actuelles entre la Russie et l'OTAN comme ayant "le potentiel de devenir très dangereuses" et a plaidé en faveur d'une réduction radicale des arsenaux nucléaires et, en particulier, du retrait des missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) basés à terre. Plus d'un millier de missiles balistiques intercontinentaux aux États-Unis et en Russie restent en état d'alerte, selon une politique de "lancement sur alerte", ce qui signifie que les présidents américain et russe disposeraient de moins d'une demi-heure pour décider de les mettre à feu dans le cas où des données radar et satellitaires indiqueraient une attaque de missiles en provenance de l'autre partie.
  11. 2 décembre 2022. Présence croissante de la Chine dans les Îles Salomon et à Samoa (La Chine et le nouveau Pacifique - première partie) (deuxième partie)
  12. Carte de l'Australie aborigène. 1996. Source (et zoom) : https://aiatsis.gov.au/explore/map-indigenous-australia
  13. 19 mai 2023 Suisheng Zhao [université de Denver] s'appuie sur son nouveau livre, The Dragon Roars Back, pour nous faire découvrir les influences historiques et mondiales exercées sur les décideurs politiques chinois depuis 1949. Le professeur Zhao conclut en décrivant les changements institutionnels opérés par Xi Jinping pour mettre en œuvre son programme de politique étrangère. Il affirme que l'approche actuelle de la Chine en matière de relations avec les autres est devenue incohérente, irrationnelle et imprévisible.
  14. https://fr.wikipedia.org/wiki/D.P. D.P. (acronyme de Deserter Pursuit), ou Guerre aux déserteurs au Québec, est une série télévisée sud-coréenne réalisée par Han Jun-hee, basée sur le webtoon DP Dog's Day de Kim Bo-tong L'histoire se déroule en 2014 et suit le parcours d'une équipe de la police militaire coréenne qui a pour mission d'attraper des déserteurs. La série souligne la défiance envers l'armée, spécifiquement dans un contexte sud-coréen. L'intimidation et le harcèlement ainsi que la mentalité de « survie du plus fort » sont légion. Ceux qui sont présumés les « plus faibles » sont rejetés et écrasés et subissent des expériences horribles aux mains de leurs supérieurs et de leurs compatriotes. Le soldat Ahn Joon-ho et le caporal Han Ho-yul forment tous deux une équipe pour trouver les déserteurs et commencent un voyage périlleux, souvent tiraillés entre la sympathie et la compréhension qu'ils éprouvent pour les déserteurs et leur devoir de les ramener malgré la dure réalité.
  15. Le Mandchoukouo : https://china.usc.edu/duara-sovereignty-and-authenticity-manchukuo-and-east-asian-modern-state-and-society-east-asia (mai 2005) Au début, Pu Yi n'était pas appelé "empereur", mais plutôt "chef de l'exécutif" du nouvel État, une entité politique dont les propagandistes insistaient pour qu'elle comprenne un système de freins et de contrepoids du type typique des républiques modernes. Ce n'est que deux ans plus tard, en 1934, que son titre a été élevé au rang d'"empereur", lui donnant ainsi sa fameuse deuxième chance de présider des rituels impériaux aux caractéristiques confucéennes. L'instabilité du titre de Pu Yi illustre l'un des principaux thèmes de Duara : les créateurs et les partisans de cet État se sont efforcés de le faire paraître à la fois totalement moderne et profondément ancré dans la tradition. Leur souci de modernité permet d'expliquer plusieurs choses. Pourquoi ils ont parfois insisté sur le fait que le Mandchoukouo était "la plus récente des nouvelles nations du monde". Pourquoi ils se sont efforcés d'industrialiser rapidement le pays. Et pourquoi ils ont fait de l'hygiène un fétiche dans leurs projets grandioses de développement urbain. Sur le plan idéologique, cette double préoccupation pour la modernité et le passé s'est manifestée dans un credo officiel hybride, le "Wang Tao" ("La voie royale"), qui comprenait des éléments tirés des traditions intellectuelles chinoises et des idées circulant à l'échelle mondiale sur la valeur de choses telles que des villes propres et ordonnées et la coopération interethnique. L'histoire du Mandchoukouo sert, dans l'analyse de Dower, de mise en garde pour notre époque. Elle nous rappelle que les guerres déclenchées au nom de la "libération" (terme favori de la propagande japonaise sur la Mandchourie) peuvent avoir des effets inquiétants. Une telle action peut finir par causer une grande détresse au peuple dont la "libération" est promise et être perçue par la communauté internationale comme un coup de force destiné à prendre le contrôle d'un territoire riche en ressources naturelles (comme l'était la Mandchourie à l'époque et comme l'est l'Irak aujourd'hui). En outre, si le pays le plus puissant impliqué adopte une attitude cavalière à l'égard des organismes internationaux, le résultat net peut être de saper l'efficacité de ces derniers (la naissance du Mandchoukouo a marqué le début de la fin de la Société des Nations). Duara insiste sur le fait que le Mandchoukouo n'était pas simplement une création tardive d'une ancienne forme d'impérialisme au bord de l'obsolescence. "Dans sa quête de modernité et de souveraineté formelle, écrit-il, il s'est révélé être plus qu'un retour anachronique au passé ou même qu'un simple produit de son époque. Il s'agissait également d'un avant-goût des choses à venir. Elle préfigurait l'impérialisme de l'après-guerre, en particulier de la guerre froide, où, malgré l'indépendance déclarée par de nombreux pays, les nouvelles puissances "impériales" conservaient un contrôle économique et militaire considérable sur leurs États-nations clients.
  16. https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/en-recession-l-allemagne-voit-sa-production-industrielle-continuer-a-s-affaiblir-en-juin-972308.html (7 août 2023) L'Allemagne continue à souffrir d'une demande atone et de coûts élevés de l'énergie. Résultat, en juin, et pour le deuxième mois consécutif, la production industrielle a baissé de 1,5% sur un mois, et de 1,7% sur un an, révèle l'office de statistique allemand ce lundi. [Cependant] les commandes passées à l'industrie allemande ont fortement grimpé en juin pour le deuxième mois consécutif. Ce rebond redonne une lueur d'espoir à l'industrie allemande. Cette hausse a d'ailleurs « été dans l'ensemble permise par plusieurs grosses commandes », a commenté le ministère de l'Economie. Sans ces dernières, l'indicateur aurait « baissé de 2,6% ». C'est particulièrement « une commande dans le domaine de l'aéronautique » de la part « d'un pays de la zone euro », qui a stimulé l'indicateur. Le secteur des machines-outils a également porté l'indicateur, avec une hausse de 5,1% sur un mois. Pour l'automobile, en revanche, la chute se poursuit, avec une baisse de 7,3% des ordres. Et les commandes en Allemagne ont baissé de 2%, illustrant la conjoncture toujours atone dans le pays. L'économie allemande pourrait finir l'année au global dans le rouge, en queue de peloton des pays de la zone euro. Les principaux instituts économiques s'attendent désormais à un recul estimé entre 0,2 et 0,4%, le FMI tablant de son côté sur -0,3%.
  17. Peut-être en partie, et simplement le fait que les rêves de scénarios imaginés dans des bureaux à Washington ne correspondent pas à ce que vivent les militaires ukrainiens dans la réalité. La réalité déplait aux idéologues, car elle n'a pas le bon goût de s'y plier.
  18. Voilà comment le New York Times relate l'entretien : https://www.nytimes.com/2023/08/06/world/europe/putins-forever-war.html J'ai demandé à M. Peskov, le porte-parole du Kremlin, si la Russie recherchait plus de territoires ukrainiens que les quatre provinces annexées. "Non", a-t-il répondu. "Nous voulons simplement contrôler toutes les terres que nous avons inscrites dans notre Constitution comme étant les nôtres. Je trouve absolument formidable que des gens réussissent à transformer cette répétition ennuyeuse du discours officiel en un sujet excitant sur Twitter. Quel talent !
  19. https://www.capital.fr/economie-politique/guerre-en-ukraine-les-etats-unis-sont-consternes-devant-les-choix-militaires-de-kiev-1476026 (5 août 2023) Les Etats-Unis sont consternés devant les choix militaires de Kiev
  20. https://www.nytimes.com/2023/08/02/us/politics/ukraine-troops-counteroffensive-training.html Les troupes ukrainiennes formées par l'Occident trébuchent au combat L'armée ukrainienne a pour l'instant mis de côté les méthodes de combat américaines pour revenir aux tactiques qu'elle connaît le mieux. Les premières semaines de la contre-offensive ukrainienne tant attendue n'ont pas été tendres pour les troupes ukrainiennes formées et armées par les États-Unis et leurs alliés. Équipées d'armes américaines de pointe et présentées comme l'avant-garde d'un assaut majeur, les troupes se sont enlisées dans les denses champs de mines russes sous le feu constant de l'artillerie et des hélicoptères de combat. Des unités se sont perdues. Une unité a retardé une attaque nocturne jusqu'à l'aube, perdant ainsi son avantage. Une autre s'est si mal comportée que les commandants l'ont purement et simplement retirée du champ de bataille. Aujourd'hui, les brigades ukrainiennes formées à l'occidentale tentent de renverser la situation, selon des responsables américains et des analystes indépendants. Les commandants militaires ukrainiens ont changé de tactique, se concentrant sur l'usure des forces russes avec l'artillerie et les missiles à longue portée au lieu de plonger dans les champs de mines sous le feu de l'ennemi. Un renforcement des troupes est en cours dans le sud du pays, avec une deuxième vague de forces formées par l'Occident qui lancent principalement des attaques à petite échelle pour percer les lignes russes. Mais les premiers résultats sont mitigés. Si les troupes ukrainiennes ont repris quelques villages, elles n'ont pas encore réalisé les gains considérables qui ont caractérisé leurs succès dans les villes stratégiquement importantes de Kherson et de Kharkiv à l'automne dernier. L'entraînement compliqué aux manœuvres occidentales n'a guère apporté de réconfort aux Ukrainiens face aux tirs de barrage de l'artillerie russe. La décision de l'Ukraine de changer de tactique indique clairement que les espoirs de l'OTAN de voir des formations ukrainiennes dotées de nouvelles armes, d'un nouvel entraînement et d'une injection de munitions d'artillerie réaliser d'importantes avancées ne se sont pas concrétisés, du moins pour l'instant. Cela soulève des questions sur la qualité de la formation que les Ukrainiens ont reçue de l'Occident et sur le fait de savoir si des dizaines de milliards de dollars d'armes, dont près de 44 milliards de dollars fournis par l'administration Biden, ont permis de transformer l'armée ukrainienne en une force de combat conforme aux normes de l'OTAN. Le président russe Vladimir V. Poutine a de plus en plus indiqué que sa stratégie consistait à attendre l'Ukraine et ses alliés et à gagner la guerre en les épuisant. Les responsables américains craignent que le retour de l'Ukraine à ses anciennes tactiques ne l'amène à épuiser ses précieuses réserves de munitions, ce qui pourrait faire le jeu de M. Poutine et désavantager l'Ukraine dans une guerre d'usure. Les responsables de l'administration Biden espéraient que les neuf brigades formées par l'Occident, soit quelque 36 000 soldats, montreraient que le mode de guerre américain était supérieur à l'approche russe. Alors que les Russes disposent d'une structure de commandement centralisée et rigide, les Américains ont appris aux Ukrainiens à donner aux soldats de haut rang les moyens de prendre des décisions rapides sur le champ de bataille et à déployer des tactiques d'armes combinées, c'est-à-dire des attaques synchronisées de l'infanterie, des blindés et de l'artillerie. Au cours des deux premières semaines de la contre-offensive, jusqu'à 20 % des armes envoyées par l'Ukraine sur le champ de bataille ont été endommagées ou détruites, selon des responsables américains et européens. Ce bilan inclut certains des formidables engins de combat occidentaux - chars et véhicules blindés de transport de troupes - sur lesquels les Ukrainiens comptaient pour repousser les Russes. Mais les analystes se demandent si la deuxième vague, qui repose sur des attaques menées par de petites unités, générera une puissance de combat et un élan suffisants pour permettre aux troupes ukrainiennes de percer les défenses russes. Gian Luca Capovin et Alexander Stronell, analystes de la société britannique de renseignement de sécurité Janes, ont déclaré que la stratégie d'attaque des petites unités "est extrêmement susceptible d'entraîner des pertes massives, des pertes d'équipement et des gains territoriaux minimes" pour l'Ukraine.
  21. https://theconversation.com/ukraine-war-how-russians-are-rallying-on-the-home-front-to-support-their-boys-207696 (26 juillet 2023) Dans les rues de Russie, les gens ordinaires éprouvent un sentiment perceptible d'"ennemi à la porte". Leurs fils sont envoyés au combat - et certains sont morts. Entre-temps, les raids transfrontaliers de l'Ukraine sur le territoire russe et les attaques de drones sur les banlieues de Moscou au cours des derniers mois ont renforcé l'argument du Kremlin selon lequel la Russie se bat pour se défendre. La société civile réagit. Il y a les nombreuses campagnes de terrain, souvent menées par des femmes, qui s'efforcent de fournir des vêtements, des fournitures médicales et du confort aux hommes sur le front. Il y a ensuite les groupes d'anciens combattants qui financent par crowdfunding du matériel militaire tel que des drones et proposent des formations et des équipements de protection afin de combler les lacunes perçues dans l'offre gouvernementale. Enfin, il y a les innovateurs, qui rappellent la Seconde Guerre mondiale, lorsque des personnes possédant des compétences en ingénierie et autres les ont mises au service du développement d'armes dont on avait cruellement besoin. C'est ce qui se passe à nouveau pour la guerre en Ukraine. Par exemple, Rokot Centre-33 a organisé un forum de volontaires dans la province de Vladimir en mai 2023, qui a rassemblé des ingénieurs et des producteurs locaux de drones FPV, de dispositifs de guerre électronique, de détecteurs de métaux, de filets de camouflage, de sacs de couchage pour les tranchées, etc. Parallèlement, comme en Europe occidentale pour les Ukrainiens fuyant la violence, les communautés frontalières font preuve de compassion pour plus de 2,85 millions d'Ukrainiens déplacés. Le nombre de personnes impliquées dans les dons d'argent aux réfugiés et aux migrants, qui n'étaient apparemment pas un secteur caritatif populaire après que la Russie a commencé à se battre en Ukraine en 2014, a triplé en 2022 lorsque la guerre a commencé. La guerre a transformé la Russie, comme elle a transformé l'Ukraine, où la société civile a joué le rôle de fournisseur de sécurité. Elle a inspiré l'activisme civique et montré qu'une société civile a émergé, bien que d'un type différent de celui auquel l'Occident - qui espérait une opposition populaire à la guerre - avait aspiré. Jusqu'à présent, elle est apolitique, critique à l'égard de l'échec du gouvernement en matière d'approvisionnement, espérant une certaine forme de victoire ou au moins une résolution pour que la guerre soit terminée - ce que la plupart des gens souhaitent vraiment. Mais les récentes attaques sur le territoire russe ont galvanisé cette idée de "guerre défensive" chez de nombreux citoyens ordinaires. Elles ont révélé un degré de patriotisme latent qui n'était peut-être pas déjà présent chez ceux qui avaient des doutes sur l'invasion de l'Ukraine. Cela montre que la guerre a activé les forces sociales en Russie, même si l'on ne sait pas encore très bien où cet activisme mènera. La société russe, après son ambivalence initiale, devient plus solidaire. Le processus de transformation d'une campagne impopulaire en une "guerre populaire" semble avoir commencé.
  22. https://www.lefigaro.fr/international/honte-nationale-en-coree-du-sud-le-jamboree-scout-vire-au-cauchemar-20230805 « Honte nationale » : en Corée du Sud, le Jamboree scout vire au cauchemar Les scouts américains, dont le nombre n'était pas connu dans l'immédiat, ont indiqué se retirer de l’événement et se rendront au camp militaire américain de Humphreys dans la ville de Pyeongtaek, au sud de Séoul, selon des responsables américains. La veille, les Britanniques, qui constituent la plus forte délégation avec 4.000 personnes, avaient fait de même. Ils vont se replier sur la capitale.
  23. C'est ce que je pensais : vers l'Afrique anglophone, par exemple où la France fait plus de commerce qu'avec la francophone. Vers des pays qui ne sont pas encore des amis, mais qui pourraient le devenir si on démarre à partir de zéro sans un passé-passif mythique inextricable.
  24. https://rahmane.substack.com/p/notes-de-putsch-suite-dune-certaine (2 août 2023) Rahmane Idrissa La réaction des Nigériens, en particulier, dernièrement, des intellectuels (universitaires) qui ont publié une lettre de soutien à la junte et un “J’accuse” tonitruant vis-à-vis de toutes les entités qui sont en désaccord peut surprendre hors du Niger, ou peut-être hors d’Afrique. Elle n’a rien de surprenant. D’abord, il faut remarquer que la cible principale de la haine, dans cette réaction, est la France pour des raisons contingentes. Ailleurs, au Nigeria — en particulier au Nord Nigeria — c’est plutôt les USA qui sont rendus coupables de tous les malheurs du pays. Les reproches que les Nigériens font à la France existent de manière symétrique au Nord Nigeria contre les USA. Bien avant que les Nigériens commencent à accuser la France d’armer des djihadistes, les Nigérians (encore une fois, plutôt du nord que du sud suivant mon expérience et les rapports que j’en ai) croyaient fermement que Boko Haram était une création des USA. Ces croyances sont idéologiques. Entre autres choses, cela revient à dire qu’il n’y a rien que les Occidentaux puissent faire pour changer l’opinion des gens. Même s’ils se retiraient complètement du terrain, ils seraient encore perçus comme tirant les ficelles à travers tout Africain qui se permettrait de ne pas suivre la directive idéologique. Cette directive est simple. C’est une histoire que se racontent les Africains et dans laquelle les rôles sont distribués une fois pour toute: les Occidentaux (Français surtout au Sahel) sont les méchants, les Africains sont les bons et les victimes, et la lutte que les deux mènent entre eux n’a pas de fin, sauf peut-être si les Russes parvenaient à détruire totalement l’Occident.
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