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Tout ce qui a été posté par Wallaby
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Puisqu'on parle des minorités en Russie, voici un exemple de ce que ça peut donner à l'ère poutinienne : -
Niger
Wallaby a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
https://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00044/conference-de-presse-du-10-novembre-1959.html Charles de Gaulle, Conférence de presse du 10 novembre 1959 A l'opposé, il y a d'autres gens qui pensent : "Non seulement nous ne devons pas empêcher la séparation quand elle se présente mais au contraire, nous devons nous en féliciter. Ces territoires nous coûtent beaucoup plus cher qu'ils ne nous rapportent. S'ils veulent nous quitter, qu'ils le fassent. Nos ressources, nos capacités trouveront à s'employer chez nous d'une manière beaucoup plus utile que chez eux". Ceux-là, je ne crois pas qu'ils soient d'accord avec l'idée que la France se fait d'elle-même ni avec l'idée que le monde se fait de la France. Nous avons toujours eu - ça nous est organique - une mission humaine. Et nous l'avons encore. Et il faut que notre politique soit conforme à notre génie. Il est très vrai que dans le cas où certains ne voudraient pas de notre aide, nous n'aurions aucune espèce d'avantage à vouloir la leur imposer. Dans ce cas-là, c'est nous qui profiterions surtout de la sécession. Mais vis-à-vis des peuples qui souhaitent son concours, auxquels elle est attachée, et qui, peut-être, un jour, lui rendront ce qu'elle leur aura prêté, vis-à-vis de ceux-là, la France est résolue à leur fournir l'aide qu'ils souhaiteront, dans la mesure où elle le pourra. -
Niger
Wallaby a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
Où ? Quand ? -
Consommation internationale d'opioïdes de prescription par personne (2010-12). Cette période coïncide avec le pic de prescription d'opioïdes aux États-Unis et au Canada. Source : The Lancet (2022). https://medicalxpress.com/news/2023-08-qa-addiction-house-medicine.html (19 août 2023) Un article de recommandations sur la réponse à la crise des opioïdes a été publié dans le Lancet en 2022 [1] Il faut mieux rembourser le traitement de l'addiction, l'intégrer au système médical, le banaliser et le déstigmatiser. Les médecins qui prescrivent des opioïdes ne pourront le faire que s'ils se sont formés au préalable au traitement de l'addiction. Il faut améliorer le système de statistiques en temps réel, de manière à savoir plus vite quels sont les traitements qui marchent et ceux qui ne marchent pas. [1] http://www.thelancet-press.com/embargo/OpioidCommission.pdf La crise nord-américaine est apparue lorsqu'une réglementation insuffisante des industries pharmaceutiques et des soins de santé a permis de quadrupler la prescription d'opioïdes à des fins lucratives. Cette prescription s'est écartée des normes de pratique établies de longue date, qui prévalaient avant le milieu des années 1990, en particulier en ce qui concerne la prescription élargie d'opioïdes extrêmement puissants pour un large éventail de douleurs chroniques non cancéreuses. Des centaines de milliers de personnes ont succombé à une overdose d'opioïdes de prescription, et des millions d'autres sont devenues dépendantes des opioïdes ou ont subi d'autres préjudices, soit en raison de leur propre consommation d'opioïdes, soit en raison de celle de quelqu'un d'autre (par exemple, handicap, éclatement de la famille, criminalité, chômage, deuil). En réponse au grand nombre de personnes devenues dépendantes des opioïdes de prescription, les marchés de l'héroïne se sont développés, ce qui a encore accru la morbidité et la mortalité. Lorsque les marchés de l'héroïne ont été saturés par des opioïdes synthétiques illicites, tels que le fentanyl, une situation déjà désastreuse est devenue une catastrophe de santé publique, qui n'a fait que s'aggraver depuis le début de la pandémie de COVID-19. Depuis 1999, plus de 600 000 personnes sont mortes d'une overdose d'opioïdes aux États-Unis et au Canada, et le taux de mortalité actuel dans chaque pays dépasse même celui de la pire année de l'épidémie de VIH/sida. Enfin, la Commission avertit que les sociétés pharmaceutiques basées aux États-Unis développent activement la prescription d'opioïdes dans le monde entier et utilisent des tactiques frauduleuses et corruptrices qui ont maintenant été interdites au niveau national. Cela met en évidence les risques d'une répétition de l'expérience du tabac, dans laquelle une industrie favorisant la dépendance s'est adaptée à une réglementation plus stricte dans les pays riches en développant ses activités dans les pays à faible revenu.
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Niger
Wallaby a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
Dans ce style de documentaire historique, il y a une très bonne série sur France Culture : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-bonjour-et-adieu-a-la-negritude (19 juin 2022) Bonjour et adieu à la négritude C'est une série de discours, conférences, interviews principalement tirés du festival mondial des arts nègres de Dakar, 1966, et montrant l'évolution de leurs idées jusque vers les années 1980 : Aimé Césaire, Lépold Sédar-Senghor, René Depestre, Jacques Rabemanajara, et Edouard Glissant. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Plutôt en 36 avec la Rhénanie. Parce que Yalta a été une sorte de Munich face à Staline, et je n'arrive pas à imaginer un monde où il y aurait eu une guerre chaude entre l'Amérique et l'URSS à la place de Yalta. On ne peut pas faire de Munich une règle générale. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Eh bien je n'ai pas trouvé ça évident. J'y ai plutôt lu l'idée : paix = Munich = mal guerre = justice = bien Sinon l'idée de "pacifier" par la guerre et par la défaite totale de l'ennemi a été mise à mal par Tacite : Ubi solitudinem faciunt pacem appellant (ils font des déserts et ils l'appellent paix) qu'il met dans la bouche d'un chef calédonien (écossais) défait par les Romains. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Comment le journal Le Monde justifie-t-il la publication de ce plaidoyer de Karl Jaspers pour un déclenchement de la guerre dès la remilitarisation de la Rhénanie dans une série intitulée "Comment faire la paix" ? Le titre ne devrait-il pas plutôt être "comment faire la guerre" ou "Quand faire la guerre" ? -
Pays-Bas
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.leparisien.fr/international/pays-bas-la-favorite-des-elections-ne-veut-pas-etre-premiere-ministre-car-elle-a-peur-de-lavion-28-07-2023-5USHCQ4NX5AH5HDFXGZ3SQRLXE.php (28 juillet 2023) Dans une longue interview au quotidien néerlandais De Telegraaf, publiée jeudi, [Caroline van der Plas] explique qu’elle ne sera pas Première ministre si son parti BBB venait à remporter les élections en novembre. Elle évoque en premier lieu « l’énorme atteinte » qu’une telle fonction porterait à sa vie privée. Mais elle a également mis en avant des raisons qui peuvent sembler plus surprenantes : « Je n’ai absolument aucune envie de devoir mettre une tenue habillée et de prendre l’avion pour traverser le monde. De plus, je devrais porter des talons, alors que je ne peux pas du tout marcher avec des talons. Tout cela me perturbe un peu, pour être honnête », a-t-elle expliqué au Telegraaf. Caroline van der Plas a précisé qu’elle avait peur de l’avion et qu’elle redoutait que l’appareil ne s’écrase à chaque fois qu’elle était à bord. Plus politiquement, la cheffe du BBB considère qu’elle n’a pas assez d’expérience en tant que parlementaire pour occuper le poste de Première ministre. -
Niger
Wallaby a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
Le Rwanda qui prend part à une mission de l'ONU soutenue par la France (qui sinon pourrait opposer son veto) ? Le Rwanda qui préside l'organisation de la francophonie avec le soutien de la France ? https://www.lejdd.fr/International/francophonie-pourquoi-la-nomination-dune-rwandaise-soutenue-par-macron-fait-polemique-3776558 (11 octobre 2018) Une Rwandaise, Louise Mushikiwabo, doit être nommée vendredi à la tête de la Francophonie. Sa candidature est notamment soutenue par Emmanuel Macron. -
Niger
Wallaby a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a un précédent quant à l'idée de partir quand on n'est pas accueilli à bras ouverts, c'est l'attitude de De Gaulle vis à vis de la Guinée en 1958. Vous voulez l'indépendance ? Très bien, on s'en va. Et la Guinée, sous Sékou Touré est devenue tour à tour alliée de l'URSS et de la Chine. Et De Gaulle n'en a pas fait tout un fromage. Ni je crois le reste des partis politiques français. https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/politique-africaine/28-septembre-1958-le-jour-ou-la-guinee-a-dit-non-a-de-gaulle_3055865.html «On a parlé d’indépendance. Et bien, je le dis ici plus haut qu’ailleurs, l’indépendance est à la disposition de la Guinée. Elle peut la prendre en disant "non" à la proposition qui lui est faite et, dans ce cas, je garantis que la métropole ne s’y opposera pas.» Et il ajoute: «Elle en tirera, bien sûr, des conséquences, mais d'obstacles elle n'en fera pas et votre Territoire pourra comme il le voudra et dans les conditions qu'il voudra, suivre la route qu'il voudra.» Selon les témoins de l'époque, le général de Gaulle est furieux. Il dira à ses proches: «La Guinée, Messieurs, n’est pas indispensable à la France. Qu’elle prenne ses responsabilités. (…) Nous n’avons plus rien à faire ici. Le 29 septembre, la France s’en ira.» Vexé, le chef du gouvernement français annulera toutes les réceptions prévues, ne dînera pas avec Sékou Touré comme convenu initialement. -
Relations et Rivalité Chine / Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je l'avais posté par erreur dans un autre fil. Je déplace ici : https://charlierose.com/videos/31240 (28 juillet 2023) général David Petraeus 48:02 Que pensez-vous que veulent les Chinois ? Je pense qu'ils veulent être en mesure de définir, d'établir et d'appliquer, si vous voulez, les règles qui régissent les organisations fondées sur des règles, ou le système international fondé sur des règles, comme c'est franchement le cas pour nous. Nous aimerions penser que nous sommes raisonnablement bienveillants, et que nous embrassons des valeurs et des principes, etc., qui sont dignes, etc., mais je pense que leur approche serait différente, et encore une fois, ce que nous devons faire, c'est parvenir à un accord, entre nous, qui évite la confrontation, et pourrait permettre aux deux parties de prospérer, ce qui était l'espoir lorsque l'administration Clinton a tendu la main, l'administration Bush a apporté, l'OMC [inaudible], Obama a continué cela, probablement jusqu'au deuxième mandat d'Obama et l'administration Trump qui a changé la conversation sur la Chine de façon très spectaculaire. -
Niger
Wallaby a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
Justement il ne dit pas par la population, mais par "l'opinion publique". Si on définit opinion publique par ce qui s'entend dans les espaces publics, cela ne reflète pas forcément ce que pense la population elle-même. C'est plutôt le reflet de ce que pensent les sous-groupes qui ont accès à l'espace public. C'est souvent le reflet des médias et de qui contrôle les médias. Cela ne sous-entend pas que ce soit représentatif. Il y a une différence entre opinion publique dans un régime autoritaire (ce qu'est un pays en régime de coup d'État militaire) et l'opinion publique en régime démocratique où les médias ne sont pas inféodés ou intimidés par le pouvoir. -
Niger
Wallaby a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
Accuser de racisme anti-nigérien Rahmane Idrissa qui est lui-même nigérien, c'est une forme de délire. Je suis triste qu'on tombe dans ces tréfonds. -
Niger
Wallaby a répondu à un(e) sujet de legionnaire dans Politique etrangère / Relations internationales
Les Américains pensent qu'ils ont déjà réussi à empêcher, par leur diplomatie, la présence russe au Burkina. Ils pensent pouvoir rééditer la chose au Niger : Ambassadeur J. Peter Pham : « Si l'administration Biden a cherché un moyen de dialoguer avec la junte burkinabè pour faire progresser la sécurité et tenir Wagner à distance, il y a d'autant plus de raisons d'aborder le Niger dans le même esprit ». -
Thaïlande
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://thediplomat.com/2023/08/thailands-pheu-thai-party-joins-with-former-rival-to-form-government/ (18 août 2023) Le Parti de la nation thaïlandaise unie, qui a présenté l'ancien chef du coup d'État Prayut Chan-o-cha comme candidat au poste de premier ministre lors des élections générales du 14 mai, a annoncé qu'il aiderait le Pheu Thai à former un gouvernement. Qu'il aboutisse ou non à la formation d'un nouveau gouvernement, l'accord entre le Pheu Thai et l'UTNP reflète un réalignement stupéfiant de la politique thaïlandaise, unissant deux forces qui ont souvent été âprement opposées au cours de la majeure partie des deux dernières décennies. Pour le PTP, la décision de s'allier à l'UTNP est risquée. Même si Prayut ne fera pas partie du nouveau gouvernement - le mois dernier, il a annoncé qu'il se retirait de la vie politique - la base de soutien du Pheu Thai a le droit de se sentir trahie par la décision de la direction du parti de s'allier à son ancien antagoniste. https://www.rtbf.be/article/thailande-lancien-premier-ministre-thaksin-rentrera-mardi-au-pays-selon-sa-fille-11242445 (19 août 2023) L’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra (2001-2006) devrait rentrer dans le royaume mardi, le jour d’un vote parlementaire clé qui pourrait mettre fin à une impasse politique, a déclaré sa fille. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne savais pas que dire les faits, comme la prise de l'Alsace et de la Lorraine par Bismarck, c'était être indifférent au sort des Alsaciens-Lorrains. Je pense que c'est le contraire. C'est les gens qui ne racontent pas ce qui se passe ou ce qui pourrait se passer, qui sont les indifférents. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui bien sûr. Arrivé à ce point ils négocieront un traité de paix avec Joe Biden, où en échange du retrait de leurs troupes jusqu'à... on va dire une frontière à l'Est de Kiev, ils obtiendront la levée des sanctions occidentales. De la même façon que Bismark a envahi Paris pour ensuite négocier le retrait de ses troupes jusqu'à la frontière Alsaço-lorraine. Donc il y aurait dans ce scénario un espace, une Ukraine indépendante et neutre entre la Pologne et le Donbass. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Beaucoup de gens qui réfléchissent sérieusement à ces questions le disent. C'est une banalité de le dire. https://responsiblestatecraft.org/2021/12/04/putin-sets-a-new-red-line-on-nato-expansion/ (4 décembre 2021) En 1990, selon des documents déclassifiés, le secrétaire d'État James Baker a assuré au dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev que l'OTAN ne s'étendrait pas "d'un pouce" à l'est de l'Allemagne. Il y a trente ans, c'était la ligne rouge de la Russie. Le 2 décembre [2021], cette ligne rouge est passée d'un pouce à 600 miles, Vladimir Poutine ayant déclaré qu'il chercherait désormais à obtenir la promesse que l'OTAN ne s'étendrait pas plus à l'est, jusqu'à l'Ukraine. Depuis ces assurances, l'OTAN s'est frayé un chemin à travers la Hongrie, la République tchèque, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie, l'Albanie, la Croatie, le Monténégro et la Pologne. Mille kilomètres de promesses non tenues ont amené les États-Unis et l'OTAN à la frontière de l'Ukraine. Le 1er septembre [2021], le président Biden a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche. M. Biden a utilisé des mots codés pour désigner l'élargissement de l'OTAN lorsqu'il s'est engagé à "soutenir les aspirations euro-atlantiques de l'Ukraine" et le soutien américain à "l'intégration complète de l'Ukraine dans l'Europe". Il a ensuite annoncé "un nouveau paquet d'aide à la sécurité de 60 millions de dollars" en plus des 400 millions de dollars d'aide à la sécurité que les États-Unis ont déjà fournis à l'Ukraine cette année. Après avoir reculé de 1000 kilomètres par rapport à la ligne rouge de Gorbatchev, Poutine a tracé une nouvelle ligne rouge le 2 décembre, demandant des "garanties de sécurité fiables et à long terme". Ces garanties "excluraient toute nouvelle avancée de l'OTAN vers l'est et le déploiement de systèmes d'armes qui nous menacent à proximité du territoire russe". Poutine est parfaitement conscient que la ligne rouge s'est déplacée de 1000 kilomètres vers l'est. Lors de la conférence de Munich sur la politique de sécurité en 2007, M. Poutine a demandé au monde entier : "Qu'est-il advenu des assurances que nos partenaires occidentaux ont données après la dissolution du Pacte de Varsovie ? Où sont ces déclarations aujourd'hui ? Personne ne s'en souvient. Mais je vais me permettre de rappeler à ce public ce qui a été dit. Je voudrais citer le discours du secrétaire général de l'OTAN, M. Woerner, prononcé à Bruxelles le 17 mai 1990. Il a déclaré à l'époque que : "le fait que nous soyons prêts à ne pas placer une armée de l'OTAN en dehors du territoire allemand donne à l'Union soviétique une solide garantie de sécurité". Où sont ces garanties ? Les garanties n'étaient qu'une tromperie, et la ligne rouge s'est déplacée de plusieurs centaines de kilomètres et est devenue une menace. Sept ans plus tard, dans son bilan de l'année 2014, le ministère russe des affaires étrangères notera que "l'expansion continue vers l'est [et] les vagues successives d'élargissement de l'OTAN [sont] contraires aux assurances données au plus haut niveau". En 2015, la stratégie de sécurité nationale de la Russie a indiqué que l'expansion continue de l'OTAN et l'approche de son infrastructure militaire des frontières de la Russie constituaient une menace pour la sécurité nationale. La première garantie a été donnée le 9 février 1990 lorsque le secrétaire d'État Baker a assuré à Gorbatchev que si l'OTAN obtenait l'Allemagne et que la Russie retirait ses troupes d'Allemagne de l'Est, l'OTAN ne s'étendrait pas à l'est de l'Allemagne. Dans ses mémoires, Gorbatchev indique qu'il a accepté les conditions de Baker "avec la garantie que la juridiction ou les troupes de l'OTAN ne s'étendraient pas à l'est de la ligne actuelle". Le 12 décembre 2017, les National Security Archive ont publié les documents détaillant ce qui avait été promis à Gorbatchev. Selon le regretté Stephen Cohen dans son livre "War With Russia ?", les documents révèlent enfin, et avec autorité, que "la vérité, et les promesses non tenues, sont beaucoup plus vastes que ce que l'on savait jusqu'à présent : toutes les puissances occidentales impliquées - les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne elle-même - ont fait la même promesse à Gorbatchev à de multiples occasions et de diverses manières emphatiques". Il n'était pas nécessaire qu'il en soit ainsi. Comme Gorbatchev avant lui à la fin de la guerre froide, Poutine a espéré contribuer à la création d'une communauté internationale qui, plutôt que de constituer des blocs, mettrait en avant la coopération entre égaux. Il avait même suggéré l'adhésion de la Russie à l'OTAN. Même dans le discours où il a tracé la nouvelle ligne rouge de la Russie, M. Poutine a continué à suggérer une solution coopérative. Il a déclaré que "l'élaboration d'accords spécifiques" devait se faire "dans le cadre d'un dialogue avec les États-Unis et leurs alliés". Il a ajouté, diplomatiquement, que "nous n'exigeons pas de conditions spéciales pour nous-mêmes et nous sommes conscients que tout accord doit prendre en compte les intérêts de la Russie et de tous les pays euro-atlantiques". Bien qu'il s'agisse de la voie la moins conflictuelle, c'est celle qui a le moins de chances d'être empruntée, car les seules assurances données aujourd'hui sont celles du secrétaire à la défense Lloyd Austin, qui a récemment rassuré la Géorgie et l'Ukraine en leur disant que la "porte est toujours ouverte" à l'adhésion à l'OTAN, au grand dam de Moscou. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce n'est pas "délibéré". C'est plutôt irrationnel : un mélange d'hybris et de somnambulisme, j'emprunte ce dernier terme au rapport de la Chambre des Lords britanniques de 2015 sur la situation en Ukraine et la politique européenne en Ukraine (à l'époque le Royaume-Uni était membre de l'Union Européenne). Emprunt lui-même emprunté au livre de Christopher Clark sur le déclenchement de la Première guerre mondiale. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Relis l'interview de Sarkozy. Sarkozy parle très clairement de "lignes rouges" de la Russie. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
A) le jour où la Suisse, le Luxembourg et les îles anglo-normandes s'apprêteraient à entrer dans une alliance militaire avec la Chine, il faudrait le faire, je pense, oui. B) Pas avant 2014. Avant 2008. Avant le sommet de l'OTAN de Bucarest où les États-Unis, contre les avis de Merkel et Sarkozy, ont promis à l'Ukraine (et à la Géorgie) une entrée dans l'OTAN. Ce que tu appelles des affidés, ce sont des Russes. Les Criméens sont des Russes. D'après une carte d'un atlas scolaire soviétique, la nationalité des Criméens (par opposition à la "citoyenneté soviétique", qui transcende les frontières ethniques) est Russe : Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupes_ethniques_d'Union_soviétique -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Si on revenait un peu à la base ? Les États-Unis d'Amérique ont enfreint une ligne rouge de la Russie. Il en est résulté une guerre. Les plaidoiries de droit international n'y changeront rien. Notre capacité d'influer les États-Unis d'Amérique étant limitées, il ne nous reste plus qu'à mettre un cierge à sainte Rita en espérant qu'ils apprendront de leurs erreurs. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je vois mal comment une "victoire complète" pourrait être une source de revenus capable de rembourser "les autres coûts payés". L'Ukraine est un pays en faillite qui coûte plus qu'il ne rapporte. La seule valeur qu'a l'Ukraine pour la Russie c'est en tant que glacis qui met une distance entre l'OTAN et elle. La neutralisation accomplit cet objectif. -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.marianne.net/economie/allocs-ou-credit-dimpots-aux-entreprises-en-allemagne-la-coalition-se-fissure-entre-verts-et-liberaux (16 août 2023) En Allemagne, la ministre écologiste de la Famille, Lisa Paus, a mis son veto à l'adoption d'une loi diminuant les impôts des entreprises de 6 milliards d'euros, portée par le très libéral ministre des Finances, Christian Lindner. Si elle en accepte le principe, elle conditionne son accord au développement accru d'une sécurité sociale pour les enfants.