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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://fr.express.live/laustralie-va-planter-un-milliard-darbres/ (20 février 2019) L’Australie envisage de planter un milliard d’arbres d’ici 2050.
  2. http://www.iris-france.org/130783-elections-generales-anticipees-en-espagne-entre-compromis-et-crispation-democratiques/ (18 février 2019) Le 28 avril 2019, un scénario possible, sinon probable, est celui d’un résultat électoral, ouvrant la voie à une majorité à l’andalouse, associant les trois droites – PP, Ciudadanos et Vox. Enterrant toute perspective de budget social et réactivant les provocations à l’égard de la Catalogne, qui ont été de 2012 à 2018 à l’origine de la détérioration structurelle de la question catalane. Le président du gouvernement basque, Mikel Aizpuru (PNV) a regretté l’absence de « réalisme politique » des indépendantistes catalans. « On doit, a-t-il déclaré, (en démocratie), assumer la réalité (...) pour commencer à offrir des réponses constructives. Regrettant l’oubli, hors du Pays basque, de l’esprit de la transition démocratique. Au Pays basque, a-t-il déclaré, « Gouvernement comme opposition ont un comportement responsable, les portes du dialogue et donc du débat, restent ouvertes facilitant l’adoption de mesures constructives ».
  3. Piégé par le calendrier, parce qu'il y avait une décision de la cour suprême américaine sur le sujet ce jour-là, Obama avait dû aborder la question en conférence de presse au Sénégal en 2013 : https://www.jeuneafrique.com/169948/politique/homosexualit-dakar-obama-tente-le-panier-mais-se-fait-contrer/ (28 juin 2013) « Je ne crois pas à la discrimination, quelle qu’elle soit, c’est mon point de vue personnel, a répliqué Barack Obama. Je viens d’un pays où les gens n’ont pas été traités de manière égale, et il a fallu le combat pour les droits civiques pour atteindre l’égalité.» La politique américaine dans ce domaine date donc de bien avant Trump : [Dans une lettre ouverte, l’ancien ministre sénégalais Amadou Tidiane Wone] se basait pour cela sur un article publié en décembre 2012 par Samantha Power, alors conseillère spéciale du président Obama, dans lequel celle-ci affirmait la place centrale, dans l’agenda américain en matière de droits humains, des droits des LGBT à travers le monde. Elle y indiquait en outre que l’un des critères d’appréciation en vue de l’éligibilité d’un pays au programme du Millenium challenge corporation reposerait sur la réforme de sa législation lorsque celle-ci réprime l’homosexualité. Je serais curieux de savoir si ce même essayiste condamnait cette même politique lorsqu'elle était signée Obama. En tout cas il risque d'être assez tortueux d'expliquer que l'intervention de la ministre française Rama Yade en faveur d'homosexuels sénégalais emprisonnés en 2009 était du "racisme" : https://www.courrierinternational.com/article/2009/04/30/l-homosexualite-fait-debat-a-dakar
  4. https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/taiwan-toujours-fragile (16 février 2019) Émission avec Victor Louzon sur l'histoire de Taiwan.
  5. https://www.independent.co.uk/news/world/europe/jeremy-hunt-saudi-arabia-arms-sales-germany-yemen-war-crimes-nato-a8787866.html (20 février 2019) Le ministre anglais Jeremy Hunt demande à l'Allemagne de lever l'embargo sur les ventes d'armes à l'Arabie Saoudite à cause "de l'impact sur l'industrie de défense britannique et européenne".
  6. Tout à fait. Il y a une grande honnêteté chez cet homme : https://en.wikipedia.org/wiki/Walter_B._Jones_Jr.#Foreign_wars Jones a d'abord été un fervent partisan du conflit en Irak, mais il est ensuite devenu l'un des principaux républicains opposés à la poursuite de l'engagement en Irak. Jones est devenu bien connu pour avoir dirigé les efforts, avec le représentant du GOP Bob Ney, pour que les frites (French fries) soient renommées "frites libres" sur les menus des cafétérias de la Maison en signe de protestation contre l'opposition française à l'invasion française en 2003. Jones a modifié considérablement sa position sur la guerre. En 2005, il a déclaré qu'il en était venu à penser qu'il n'y avait guère eu de raisons d'aller en guerre, malgré son soutien antérieur, qui reposait sur des renseignements sélectifs fournis au Congrès. En juillet 2006, les noms [des frites] ont été discrètement rechangés. Le 17 mars 2005, il a parrainé un projet de loi approuvant la conduite de son électeur de Camp Lejeune, le controversé lieutenant Ilario Pantano du Marine Corps, qui a fait face à des accusations (abandonnées par la suite) pour avoir tiré sur deux Irakiens (des civils présumés non armés) le 15 avril 2004. Jones a demandé au président George W. Bush de s'excuser d'avoir mal informé le Congrès pour obtenir l'autorisation de faire la guerre. Jones a dit : "Si j'avais su alors ce que je sais aujourd'hui, je n'aurais pas voté pour cette résolution". Jones affirme que les États-Unis sont entrés en guerre " sans justification ". À ce sujet, il a dit : " J'ai juste l'impression que la raison donnée d'y aller pour y chercher des armes de destruction massive, la capacité des Irakiens à fabriquer une arme nucléaire, tout cela a été prouvé qu'elle n'a jamais existé ". Il a ajouté qu'il avait changé d'avis après avoir assisté aux funérailles d'un sergent tué en Irak, alors qu'on lisait sa dernière lettre à sa famille. Le 16 juin 2005, il s'est joint à trois autres membres du Congrès (Neil Abercrombie, Dennis Kucinich et Ron Paul) pour présenter une résolution demandant le début du retrait des forces américaines d'Irak d'ici octobre 2006. Jones a couvert le corridor devant son bureau de photographies de soldats morts en Irak. Il a déclaré : " Si des membres de ce gouvernement nous ont donné de fausses informations, de manière intentionnelle, pour engager les autorités à envoyer des garçons, et dans certains cas de filles, à aller en Irak, alors c'est une faute. Il faut dire la vérité au Congrès". En 2007, il a présenté avec le Républicain William Delahunt (D-MA) la Résolution sur les pouvoirs constitutionnels de guerre, qui vise à " interdire au président d'ordonner une action militaire sans l'approbation du Congrès, sauf lorsque les troupes américaines ou américaines sont attaquées ou lorsque des citoyens américains doivent être évacués ". Le 12 janvier 2007, il a présenté H. J. Res. 14 : Concernant l'usage de la force militaire par les États-Unis contre l'Iran lors du 110e Congrès. Selon Jones sur son site Web, la résolution exige que - en l'absence d'une urgence nationale créée par une attaque, ou une attaque manifestement imminente, de l'Iran contre les États-Unis ou ses forces armées - le Président doit consulter le Congrès et recevoir une autorisation spécifique avant de commencer tout usage de la force militaire contre l'Iran. Cette résolution a été retirée d'un projet de loi de dépenses militaires pour la guerre en Irak par la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi (D-CA), le 13 mars 2007.
  7. Ce qui me choque, dans un journal prétendument conservateur comme Le Figaro, c'est qu'on puisse y affirmer que pour être un plat national français, la pomme de terre frite se doive d'être accompagnée de ... beurk... ketchup.
  8. Requiescat in pacem, Walter Jones, représentant républicain de la troisième circonscription de Caroline du Nord, ce grand ami de la France : https://frenchmorning.com/mort-de-walter-jones-lelu-derriere-freedom-fries/ (11 février 2019) En mars 2003, en réponse à l’opposition française à l’intervention militaire américaine en Irak, il avait fait remplacer, avec le représentant républicain de l’Ohio Robert Ney, tous les mots “French” qui apparaissaient au sein des trois cafétarias de la Chambre. Les “French Fries” (qui ne sont pas vraiment françaises d’ailleurs) et les “French toast” sont ainsi devenues “Freedom Fries” et “Freedom Toast”. À l’époque, il avait déclaré avoir été “découragé plus que je ne peux le dire” par la position française d'”agression passive“.
  9. Ce que le gouvernement polonais veut empêcher c'est que la shoah soit attribuée en bloc à la nation polonaise. Voir la déclaration conjointe Netanyahou- Morawiecki du 28 juin 2018 qui stipule : http://www.air-defense.net/forum/topic/19693-pologne/?page=20&tab=comments#comment-1151910 Nous rejetons les actions visant à attribuer la responsabilité à la Pologne ou à la nation polonaise entière pour les atrocités commises par les Nazis et leurs collaborateurs des différents pays. Cela veut bien dire qu'il y a des collaborateurs. Et d'autre part, la même déclaration affirme : Nous soutenons la liberté d’expression sur l’histoire et de recherche historique concernant tous les aspects de l’Holocauste pour qu’ils puissent être conduites sans peur des obstacles légales, entre autres par les étudiants, les enseignants, les chercheurs, les journalistes et – sûrement par les survivants et leurs familles, qui ne seront pas soumis aux poursuites judiciaires au titre de l’exercice du droit à la liberté d’expression et la liberté académique concernant la Shoah. Aucune loi ne peut le changer et ne le changera pas. Donc les historiens ont parfaitement le droit de mettre au jour les liens entre des exécutants polonais et la shoah.
  10. Oui mais est-ce cela que contenait le projet de loi controversé ?
  11. Qu'est-ce qui te fais dire que le gouvernement polonais est "ouvertement révisionniste" ? Vouloir interdire que des gens comme Obama parlent de "camps de la mort polonais" c'est être "ouvertement révisionniste" ?
  12. https://www.liberation.fr/planete/2019/02/03/venezuela-a-caracas-deux-marches-ont-oppose-pro-et-anti-maduro_1707110 (3 février 2019) À l’ouest, c’est tout de rouge que se colore l’avenue Bolívar. Le peuple chaviste se rassemble pour célébrer les vingt ans de l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chávez. «Sans Chávez, nous ne sommes rien !», hurle un vieux monsieur, béret militaire vissé sur le crâne, un immense portrait du Comandante dans les bras. Son cri est vite étouffé par la salsa qui fait danser l’avenue. Il y a du monde mais l’avenue est loin d’être pleine.
  13. Entre 120 000 et 200 000, il y a une différence de 80 000. Autrement dit, par rapport à 120 000, 200 000 est un chiffre de 66% trop grand. Si le nombre de victimes de la chasse aux Juifs est égal exactement à la soustraction du nombre de survivants finaux du nombre des échappés du ghetto, on aboutit à un nombre égal à zéro de morts de maladie ou de malnutrition après s'être échappés du ghetto. Est-ce bien logique comme raisonnement ? Et si par "chasse aux Juifs" on entend "tués sans la participation des Allemands", on aboutit aussi à un nombre de zéro arrestations par les troupes d'occupation allemandes.
  14. Un malaise qui s'est transformé en critiques virulentes, lorsque Viktor Orban a qualifié d'« homme d'État exceptionnel » Miklos Horthy, le régent de la Hongrie, allié des nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Quelque 600 000 des 800 000 Juifs hongrois sont morts durant la Shoah. Dit comme ça, cela donne l'impression qu'Horthy a approuvé la shoah. https://fr.wikipedia.org/wiki/Miklós_Horthy Cependant, au vu des réticences d’Horthy à contribuer à l'effort de guerre de l’Axe ainsi qu’à livrer les juifs hongrois aux autorités allemandes, et après plusieurs tentatives infructueuses du régent de négocier avec les Alliés une sortie du conflit pour son pays, les troupes allemandes prennent le contrôle du royaume en mars 1944 dans le cadre de l’opération Margarethe. Miklós Horthy s’oppose ensuite à ces déportations en opposant son veto début juillet 1944, sans réel succès puisqu’elles reprennent le 15 octobre lorsque ce dernier déclare avoir demandé l’armistice avec l’URSS. Il ne suffit pas d'affirmer péremptoirement un chiffre pour qu'il ait de la valeur sur le plan historique. Il faut pouvoir indiquer la méthode utilisée pour ce chiffrage, de façon à ce que d'autres historiens puissent refaire le calcul et le vérifier, ou encore pour qu'ils puissent critiquer cette méthode et en proposer une autre.
  15. https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/548068/lindsey-graham-reclame-une-enquete-sur-une-tentative-de-coup-d-etat-administratif-envers-trump (18 février 2019) Lindsey Graham, a jugé nécessaire que le Congrès enquête pour établir s’il y a bien eu « une tentative de coup d’État administratif » [contre Trump].
  16. Le dictionnaire https://en.bab.la/dictionary/polish-english/bogobójca traduit bien par "deicide". Le "ów" étant, me semble-t-il la marque du génitif pluriel. On peut voir que c'est formé sur le même modèle que "personne qui se suicide" https://dictionary.cambridge.org/fr/dictionnaire/polonais-anglais/samobojca?q=samobójca ou "parricide" : https://dictionary.cambridge.org/fr/dictionnaire/polonais-anglais/ojcobojca?q=ojcobójca
  17. https://www.lemonde.fr/international/article/2019/02/18/la-pologne-annule-sa-participation-a-un-sommet-en-israel_5424903_3210.html (18 février 2019) La Pologne annule sa participation à un sommet en Israël. Le tout nouveau chef de la diplomatie de l’Etat hébreu a déclaré dimanche que « les Polonais ont tété l’antisémitisme avec le lait de leur mère ». https://www.theguardian.com/world/2019/feb/18/polish-israel-visit-holocaust (18 février 2019) La crise diplomatique a éclaté jeudi lorsque le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a été cité par certains médias israéliens comme ayant déclaré que "les Polonais" collaboraient avec les nazis. Le bureau de Netanyahou a dit plus tard qu'il avait été mal cité et qu'il avait dit "des Polonais", pas "les Polonais", et qu'il voulait blâmer les individus, pas la nation entière.
  18. Il semblerait que Maduro ait trouvé un trait d'union avec la dictature du général Pérez Jiménez (1950-1958) : https://cryptonaute.fr/venezuela-hotel-humboldt-petro/ (7 mai 2018) L’hôtel Humboldt fait partie de l’histoire vénézuélienne. Il a été bâti à l’initiative du dictateur Marcos Jimenez et était considéré comme un des hôtels les plus luxueux du monde mais il a été fermé en 1958 comme symbole de la chute de la dictature de Jimenez. Nicolas Maduro déclare : “Dans moins d’un mois, l’hôtel Humboldt sera ouvert au public et acceptera le Petro. Nous allons installer un bureau de change pour pouvoir payer avec la crypto-monnaie. Merci aux nombreuses entreprises qui ont participé à la remise à neuf et à la restauration de l’hôtel.” Une légère différence, cependant : Pérez Jiménez était soutenu par les États-Unis.
  19. Et le Mao Tsé-Toung de la révolution culturelle était déjà inscrit dans le Mao Tsé-Toung de la Longue Marche. Cependant Deng Xiaoping a mené la démaoïsation - au sens d'une décollectivisation et d'un pragmatisme tous azimuths - sous la bannière du parti de Mao et en maintenant accroché sur la porte Tiananmen le portrait de Mao. Il a conservé l'autoritarisme du parti. C'est grâce à l'autorité découlant de l'autoritarisme du parti qu'il a pu mener à bien toutes ses réformes. Il faut dire aussi qu'il a été aidé par le fait qu'il n'y a eu, au moins pendant les 10 premières années, ni interférence étrangère, ni révolte populaire. Donc sur le papier, on pourrait imaginer une déchavezisation sous la bannière chaviste, sous l'autorité du parti chaviste, qui aurait pour mission de résoudre les problèmes économiques.
  20. https://en.wikipedia.org/wiki/Edgardo_Lander Edgardo Lander est un universitaire vénézuélien. Il a obtenu son doctorat de sociologie en 1977 à Harvard avec la thèse "La théorie de la marginalité dans une perspective marxiste". Dans les années 1980, il a été directeur de l'école de sociologie de l'université centrale du Vénézuéla et professeur invité à la London School of Economics and Political Science. Il a co-organisé le forum social mondial de 2006. Lander soutenait de manière critique l'ancien président vénézuélien Hugo Chávez. Dans son article de 2005 intitulé "Le conflit social vénézuélien dans un contexte mondial", il affirme que l'imposition de politiques néolibérales au Venezuela a ouvert la voie à l'élection de Chávez en 1998. Selon le New York Times, il a "déclenché une tempête de feu parmi les chavistes" en 2006 avec un article suggérant que la tentative de Chávez de construire un parti socialiste unique était peut-être prématurée à la lumière des souvenirs encore vifs de l'autoritarisme qui avait caractérisé les gouvernements socialistes au 20e siècle. Lander a également critiqué la dépendance économique du Venezuela des exportations de pétrole. En juillet 2017, Lander était l'un des signataires d'une déclaration de la Plataforma Ciudadana en Defensa de la Constitución (Plate-forme citoyenne pour la défense de la Constitution), dont les membres avaient soutenu Chávez mais étaient très critiques envers son successeur Nicolás Maduro. La déclaration appelait au boycott de l'Assemblée constituante du Venezuela de 2017 en affirmant notamment : "Le Président Maduro et d'autres porte-parole du gouvernement ont affirmé que cette Assemblée constituante recherchera la paix et le dialogue. Rien n'est plus faux. Avec une assemblée illégitime et mono-partisane, la possibilité de dialogue et de négociation pourrait être définitivement fermée". Lander vient de donner une interview à Mediapart : https://alencontre.org/ameriques/amelat/venezuela/venezuela-le-risque-de-guerre-civile-est-important.html (15 février 2019) Composée de chavistes dissidents et d’intellectuels de gauche, la « plateforme » de défense de la Constitution (de 1999) veut proposer une troisième voie. L’organisation, qui défend le retour à « l’ordre constitutionnel », fait campagne pour un référendum susceptible de mener à des élections générales afin de donner une nouvelle légitimité aux pouvoirs publics discrédités. Edgardo Lander : L’Assemblée nationale constituante a été élue par des mécanismes électoraux qui ont violé les lois fondamentales de la Constitution. Maduro en est venu à gouverner par décrets depuis janvier 2016. En situation d’urgence économique, le président a la faculté de déclarer l’état d’urgence pour trois mois. Il peut renouveler cet état d’urgence une seule fois avec l’appui de l’Assemblée nationale. Nous sommes en 2019, et ce décret se renouvelle et se renouvelle… Pour la plateforme, il est évident que le pays a besoin d’une aide internationale. Mais il doit y avoir des mécanismes de collaboration internationale multilatérale, via des organismes comme la Croix-Rouge, l’Unicef, comme l’Organisation mondiale de la santé. Cela est très différent de l’instrumentalisation politique unilatérale des États-Unis, qui utilise l’aide comme un mécanisme de pénétration et d’exacerbation du conflit interne. L’unique moyen d’éviter une sortie de crise par la violence est un accord élémentaire entre les deux parties qui permette de nommer un nouveau Conseil national électoral (CNE) et, ensuite, de réaliser un référendum consultatif où il sera demandé à la population si elle souhaite renouveler tous les pouvoirs publics. La route que propose le président de l’Assemblée nationale Juan Guaidó suppose d’abord l’éviction de Nicolás Maduro. Pour lui, l’unique solution est la reddition complète du président en exercice. Cela est peu probable. Pour le moment, le soutien des forces armées au président en exercice demeure important. Un référendum peut s’organiser rapidement. Le problème n’est pas le temps. La capacité technologique que possède le CNE permet d’organiser facilement et rapidement un référendum. Il serait simplement demandé à la population : « Êtes-vous d’accord pour re-légitimer tous les pouvoirs publics ? » Le problème est politique. Luis Almagro, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), s’est transformé en une sorte de porte-parole des États-Unis. Quand les gouvernements du Mexique et d’Uruguay ont pris l’initiative d’organiser la conférence, mercredi, à Montevideo pour trouver une sortie par la collaboration, il a immédiatement déclaré que ce serait « ridicule ». Avant même la proclamation de Juan Guaidó, dès le 21 janvier, des quartiers populaires ont manifesté contre Nicolás Maduro. C’est un changement par rapport aux manifestations de 2017. Diriez-vous que les oppositions au madurisme sont aussi populaires ? Oui. Quelques jours avant la proclamation, dans différentes zones de Caracas, des cacerolazos [manifestations consistant à faire du bruit à l’aide de casseroles en signe de mécontentement – ndlr] se sont fait entendre. Elles ne se sont pas fait entendre, comme le veut la tradition, dans les zones des classes moyennes mais dans des quartiers modestes. Sous Hugo Chávez, ces secteurs populaires étaient majoritairement favorables au processus bolivarien. Cette opposition à Nicolás Maduro n’est pas qu’une question idéologique. La vie quotidienne de la population est extraordinairement difficile. Le salaire ne suffit pas. L’inflation est de 250 % pour le seul mois de janvier. Il y a des hôpitaux sans eau, sans électricité. Il y a cette sensation qu’il n’est pas possible d’en supporter plus. Nicolás Maduro ne mène pas une politique de gauche. C’est une politique d’ajustements, de concentrations de la richesse, de détériorations des salaires, de perte de droits sociaux. Le discours, lui, continue d’être anti-impérialiste, dénonce Trump, l’oligarchie colombienne… Si c’est ça le socialisme, je ne veux rien avoir à faire avec ça.
  21. Au moins, le New York Times reconnaît le caractère très "humanitaire" des sanctions américaines : https://www.nytimes.com/2019/02/03/world/americas/guaido-venezuela-maduro.html (3 février 2019) Les sanctions pétrolières imposées par les États-Unis la semaine dernière vont bientôt étrangler l'économie déjà dévastée du pays, ce qui provoquera très probablement des pénuries de carburant et rendra la nourriture et les médicaments encore plus rares. Je ne sais pas pourquoi, ça me rappelle la doctrine Albright : https://www.theguardian.com/world/2001/oct/10/iraq.socialsciences (10 octobre 2001) C'est ainsi qu'on a demandé à la secrétaire d'État de l'époque, Madeleine Albright, de répondre à l'émission télévisée US 60 Minutes du 12 mai : "Nous avons entendu dire qu'un demi-million d'enfants sont morts. Je veux dire, c'est plus d'enfants que morts à Hiroshima. Et... et vous savez, est-ce que le prix en vaut la peine ?" Albright : "Je pense que c'est un choix très difficile, mais que le prix - nous pensons que le prix en vaut la peine."
  22. https://www.lesinrocks.com/2018/08/07/actualite/venezuela-pourquoi-nicolas-maduro-accuse-la-colombie-davoir-tente-de-lassassiner-111112038/ (7 août 2018) “La Colombie est un sujet de politique intérieure au Venezuela, tout comme le Venezuela est un sujet de politique intérieure en Colombie”, note Christophe Ventura, chercheur à l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) spécialiste de l'Amérique latine. Nicolas Maduro “poursuit aussi un objectif politique”, estime le chercheur : “En déclarant cela [accusation que le président colombien Juan Manuel Santos a commandité l'attaque par drones] maintenant, Maduro envoie un message à Ivan Duque [successeur élu de Juan Manuel Santos, qui prendra ses fonctions le 7 août], qui est d'une droite plus dure que Santos, et qui n'a jamais exclu une forme d'intervention armée au Venezuela : 'Je suis là et je vais rester, vous n'allez pas me déboulonner'”.
  23. https://www.independent.co.uk/news/world/americas/venezuela-nicolas-maduro-government-resign-elliot-abrams-trump-a8781131.html (15 février 2019) Le ministre des affaires étrangères Jorge Arreaza a rencontré Elliot Abrams à New York deux fois, le 26 janvier et le 11 février. Jorge Arreaza a transmis à Elliot Abrams une invitation de Nicolas Maduro à venir au Vénézuéla, pour une visite privée ou officielle, secrète ou publique. Le Venezuela cherche à vendre du pétrole à l'Inde pour remédier à l'embargo américain. La première [rencontre], le 26 janvier, a été qualifiée d'hostile, l'envoyé américain menaçant le Venezuela de déployer des troupes et reprochant au gouvernement vénézuélien d'être prétendument de connivence avec Cuba, la Russie et le Hezbollah. Lorsqu'ils se sont retrouvés à nouveau cette semaine, l'atmosphère était moins tendue, même si la rencontre du 11 février a eu lieu quatre jours après que M. Abrams eut déclaré que "le temps du dialogue avec Maduro était passé depuis longtemps". Au cours de cette réunion, M. Abrams a insisté sur le fait que de sévères sanctions américaines évinceraient M. Maduro même si l'armée vénézuélienne le soutenait. M. Abrams n'a donné aucune indication que les États-Unis étaient prêts à assouplir leur exigence que M. Maduro démissionne. Pourtant, les Vénézuéliens ont vu dans ces rencontres un signe qu'il y a place pour la discussion avec les Américains, malgré la dure rhétorique publique venant de Washington. Les sanctions interdisent effectivement tout achat de pétrole par les États-Unis, qui étaient jusqu'à présent le plus gros acheteur de pétrole du Venezuela. Lors d'une conférence sur le pétrole à New Delhi, le ministre vénézuélien du pétrole, Manuel Quevedo, a suggéré que le pays était ouvert à un système de troc avec l'Inde pour contourner les sanctions américaines. https://www.theguardian.com/world/2019/feb/15/can-juan-guaido-save-venezuela-from-cruel-dictatorship-nicolas-maduro (15 février 2019) Juan Guaidó : « La chute du mur de Berlin a pris un jour... C'était une barrière et elle est tombée. Je crois que nous sommes sur le point de faire quelque chose de semblable ».
  24. Le calque chilien se décalque très difficilement sur le Vénézuéla parce que : - Au Vénézuela, le militaire qui fait un coup d'État c'est Chavez en 1992, et le coup d'État échoue. - Les États-Unis soutiennent les opposants à Chavez et à son successeur qui sont - j'ai l'impression - principalement des civils.
  25. Henrique Capriles, adversaire malchanceux d'Hugo Chavez puis de Nicolas Maduro aux élections présidentielle de 2012 puis 2013 est membre de "Primero Justicia (justice d'abord), parti centriste membre consultatif de l'Organisation démocrate-chrétienne d'Amérique" ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Partis_politiques_du_Venezuela ), donc chrétien-démocrate, pas social-démocrate. Le président Rafael Caldera (1994-1999) était un chrétien-démocrate. Si j'ai bien compris, la principale différence avec les sociaux-démocrates est que les chrétiens-démocrates soutiennent l'Église (et que réciproquement l'Église les soutient), alors que le sociaux-démocrates sont anti-cléricaux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Rafael_Caldera#Après_la_Seconde_Guerre_mondiale Créateur en 1946 du COPEI, destiné à diffuser les idées du catholicisme social, celui-ci obtient 19 députés aux élections d'octobre 1946, devenant la deuxième force du pays, loin derrière, toutefois, l'Action démocratique (AD, social-démocrate) qui a 137 sièges. Celui-ci met en œuvre un programme anti-clérical (fermeture écoles religieuses, etc.), qui voit l'Église entrer dans l'arène politique aux côtés du COPEI. Quant à Leopoldo Lopez, il est membre du même parti qu'Henrique Capriles (donc toujours ce parti chrétien-démocrate, pas social-démocrate) et la Suedeutsche Zeitung (journal allemand de centre-gauche, dont le coeur penche pour les sociaux-démocrates du SPD) indique la chose suivante : https://www.eurotopics.net/fr/214106/lutte-de-pouvoir-au-venezuela-pas-de-consensus-europeen Suedeutsche Zeitung (3 février 2019) Guaidó, un candidat à prendre avec des pincettes Juan Guaidó a beau être jeune et sympathique, cela ne justifie pas qu'on lui apporte un soutien inconditionnel, souligne Süddeutsche Zeitung : «Leopoldo López, conseiller [de Guaidó] en coulisses, est un agitateur actuellement assigné à résidence car le gouvernement lui reproche - probablement à juste titre - d'être à l'origine d'émeutes violentes. »
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