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fraisedesbois

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Tout ce qui a été posté par fraisedesbois

  1. Charles Lister du MiddleEastInstitute pour ForeignPolicy, 24.01.24 L'Amérique prévoit de se retirer de Syrie et de créer un désastre L'État islamique a repris son élan et l'administration Biden pourrait, par inadvertance, lui donner un nouvel élan. Depuis l'attaque brutale du Hamas contre Israël le 7 octobre et la campagne militaire israélienne qui s'en est suivie dans la bande de Gaza, les tensions et les hostilités au Moyen-Orient ont atteint leur paroxysme. Face à une crise régionale aussi complexe, il n'est pas surprenant que l'administration Biden reconsidère ses priorités militaires dans la région. Il faut toutefois s'inquiéter du fait que cela pourrait impliquer un retrait total des troupes américaines de Syrie. Bien qu'aucune décision définitive de départ n'ait été prise, quatre sources au sein des départements de la défense et des affaires étrangères ont déclaré que la Maison Blanche n'avait plus l'intention de soutenir une mission qu'elle jugeait inutile. Des discussions internes actives sont en cours pour déterminer comment et quand un retrait pourrait avoir lieu…
  2. Il est possible que les sous-marins à propulsion nucléaire (SSN) de la MN balaient la zone afin de protéger les sous-marins stratégiques (SSBN) de RN qui sont en route ou qui reviennent de leur zone de patrouille. Un SSN Français a été vu quittant Faslane hier. Aujourd'hui, c'était au tour d'un Vanguard… (…) En résumé, au cours des six derniers mois, quatre SSN français sont venus à Faslane. Au moins à trois reprises, des SNLE britanniques se sont déplacés à la même période (n'oublions pas qu'en décembre, il est possible que les SNLE soient partis de nuit sans témoin)… (Merci au posteur originel)
  3. Élections au Pakistan. (…) Les résultats – initialement attendus vendredi – ont été retardés en raison des premiers décomptes dans certaines régions montrant un succès surprenant pour le PTI (Pakistan Tehreek-e-Insaf) d’Imran Khan [emprisonné pour 14 ans] et ses affiliés, malgré la répression dont ils ont fait l’objet. (Times 08.02) Le jour des élections au Pakistan marqué par la violence et la suspension du service de téléphonie mobile Le Pakistan a suspendu les services de téléphonie mobile dans tout le pays alors que les électeurs du cinquième pays le plus peuplé du monde se rendaient aux urnes pour des élections générales tumultueuses entachées de violence et de questions d'irrégularité. Un communiqué du ministère de l'Intérieur publié jeudi matin sur X indique en ourdou qu'en réponse aux « récents incidents terroristes » dans le pays, les réseaux cellulaires ont été coupés « pour maintenir l'ordre public et faire face à d'éventuelles menaces ». » (Plus de deux douzaines de personnes ont été tuées mercredi dans deux attentats à la bombe contre des bureaux de candidats dans la région sud-ouest du Baloutchistan ; l’État islamique a revendiqué la responsabilité de ces attaques.)… Aparté. Quelqu’un a-t-il déjà entendu parler de la « doctrine de nécessité »? C’est magique: L’expression est utilisée à chaque fois que la Cour suprême (la plus hautes instance juridique du pays) avalise un coup de force mené contre la représentation populaire – suspendant ou abrogeant la constitution – donnant à un régime parvenu illégalement au pouvoir l’apparence de la légitimité. Par exemple: (…) La Cour suprême va légitimer le coup d’État de Zia ul-Haq en juillet 1977, suspendant la Constitution, au nom de la doctrine de nécessité. Au nom des intérêts supérieurs de l’État face à une situation politique jugée déliquescente. (…) Une fois la Constitution rétablie en 1985, le Parlement est appelé à donner son aval à toutes les lois, ordres et amendements constitutionnels adoptés par le dictateur militaire. Ou encore: (…) Le passage des militaires au pouvoir s’accompagne d’une mise au pas des autorités judiciaires, à travers la promulgation d’un ordre constitutionnel provisoire – entérinant notamment la légalité d’ordres émis dans le cadre de la loi martiale – auquel les juges doivent faire allégeance, sous peine d’être remerciés. Suite au coup d’État de Musharraf du 12 octobre 1999, qui suspend en partie la Constitution de 1973, tous les juges des cours supérieures de justice sont invités à prêter serment de loyauté au nouveau régime. Quelques membres de la Cour suprême, dont son président, et des Hautes Cours provinciales refusent et sont donc remerciés. Les requêtes contre la prise du pouvoir par les militaires et pour le rétablissement des assemblées dissoutes sont examinées par la Cour suprême, qui rend son verdict en mai 2000. La doctrine de nécessité est une fois de plus invoquée pour valider l’intervention extraconstitutionnelle de l’armée. Las: (…) Le 18e amendement à la Constitution (2010) élargit dans l’article 6 la notion de haute trahison en cas de suspension ou d’abrogation de la Constitution suite à un coup de force en précisant qu’aucune cour ne pourra plus valider un acte inconstitutionnel. [G. Boquérat, Le Pakistan en 100 questions] ——— Boah, un article ou un amendement, ça s’amende ou ça s’abroge, hein. C’est le béaba du bon putschiste. jdçjdr
  4. Oui, moins de 3 mois avant leur départ, et près de 20 ans après leur arrivée, leur ambassade locale publie cette ineptie complètement déconnectée. Qui déjà disait: « les Américains n’apprennent jamais » (Ho Chi Min, Castro, OBL?) Tu fais bien de le rappeler, en effet.
  5. naaan, sois pas triste, ç’aurait été HS. Sinon, Chinois et Afghans ont procédé à un échange d’ambassadeurs. C’est une première pour l’Émirat Taliban. Les Ouzbeks devraient suivre. Les Indiens sont tentés je crois (cela se comprendrait). Mais cela n’équivaut pas (encore) à une reconnaissance officielle. Tu vois: c’est hs
  6. Ne vous inquiétez pas, tout ira bien. Lt. Gen Faiz Hameed, chef des « services » pakistanais (l’ISI) alors qu’on lui demandait ce qu’il espérait pour l’Afghanistan, à Kaboul le 04.09.2021 (un mois à peine après l’arrivée des Taliban au pouvoir) L’Afghanistan est la cinquième province du Pakistan Général Zia-ul-Haq Depuis le retour au pouvoir des talibans, le terrorisme au Pakistan a augmenté de 60 % et les attentats suicides de 500 %, tuant plus de 2 300 personnes Anwar-ul-Haq Kakar, premier ministre intérimaire du Pakistan, Islamabad le 08.10.2023 Contexte Au Pakistan, l’opinion générale était qu’après la prise de pouvoir par les talibans, une coopération systémique entre les institutions de sécurité et de renseignement des deux pays contribuerait à éliminer complètement la menace transfrontalière du TTP. Comment les Pakistanais ont-ils pu se fourvoyer à ce point? Explication (/!\ ceci n’est pas un sketch) Bref, immédiatement après la formation du gouvernement intérimaire afghan, Islamabad a envoyé des messages à Kaboul préconisant des mesures fermes contre les dirigeants et commandants TTP basés en Afghanistan. Sur les conseils des dirigeants talibans afghans et avec la facilitation des Haqqani*, les responsables de la sécurité pakistanais ont tenu plusieurs séries de pourparlers avec les commandants TTP à Kaboul au cours de 2022. Sans résultats, car les exigences des TTP étaient exorbitantes: en plus d'imposer la charia dans les anciennes FATA (Federally Administered Tribal Areas aka « zones tribales »), le TTP a fait savoir à l'État pakistanais qu'il souhaitait l’annulation de la fusion (2018) des ex-FATA avec la province de Khyber Pakhtunkhwa (KP), dissociant la région de la Constitution (rien de moins!). Les TTP ont également demandé à l'État de retirer les forces armées des « zones tribales » (c’est cela oui) et de libérer les djihadistes capturés. Evidemment, cela n’a pas aboutit… et l’année 2023 fut la pire depuis des lustres en terme de bilan sécuritaire: https://www.pakpips.com/web/wp-content/uploads/2024/01/Pakistan_Securtity_Report_2023.pdf (vue d’ensemble; j’attends le rapport détaillé) Depuis lors (changement de PM, changement de patron de l’ISI, changement de CEMA) les Pakistanais ne négocient plus avec les Taliban Pak. C’est officiel. Le discours (aux dirigeants Afghans) est heu perpendiculaire: cessez d’héberger les terroristes TTP et livrez-nous les chefs pieds et poings liés. Ça donne des échanges de cette teneur (de mémoire et dans l’esprit. J’ai condensé mais il y a des morceaux de vraies citations dedans): * Historiquement », depuis le jihad contre les Soviétiques, et plus encore post-2001 avec la création de la Shura de Miran Shah et leur emprise sur la Loya Paktiya, les Haqqani sont les « parrains » de cette région: zones tribales paki (Waziristans) - Ligne Durand - et provinces de Khost-Paktiya-Paktika en Afghanistan. Eux-mêmes sont des pachtounes Zadran issus de la province de Khost. Aller, j’en viens à l’actu: Ah, alors puisqu’on parle de la JUI-F, voici ce que dit Gilles Boquérat de Fazal-ur-Rehman, son président: (…) sa ligne directrice est surtout de n’être jamais très loin des sphères du pouvoir et d’obtenir des portefeuilles ministériels afin de défendre les intérêts du clergé deobandi. [Le Pakistan en 100 questions] D’ailleurs, en vue des élections générales prévues ce 8 février, Fazal-ur-Rehman soutient la liste PML-N (Ligue Musulmane du Pakistan) de Nawaz Sharif, avec lequel il a négocié des sièges à la future assemblée. /!\ Spoiler: Nawaz Sharif est le futur PM Pakistanais. « Candidat de l’armée-establishment ». Quoi qu’il en soit: Mais encore faudrait-il que les élections se heu déroulassent de manière convenable. C’est à dire, a minima, que les Taliban Pakistanais (les TTP) ne profitent des meetings et du scrutin pour mettre le Pakistan à feu et à sang. Et ça, c’est un rôle sur mesure pour Fazal-ur-Rehman. Après avoir été briefé au ministère des affaires étrangères à Islamabad, Fazal s’est embarqué avec délégation pour une très officielle visite privée d’une semaine en Afghanistan. À Kaboul d’abord, où il a été reçu dans des ministères par intérim (en attente d’une Constitution, l’Afghanistan est dirigée « par intérim »). Dont (entre autres) le ministère de l’intérieur, où il a rencontré Sirajuddin Haqqani, ministre intérimaire en charge et 1er Adjoint de l’émir suprême, Hibatullah Akhundzada, qui ne quitte jamais Kandahar. Par l’entremise des Haqqani il a également rencontré: Nour Wali Mehsoud, le sud Waziri (Pakistan), Émir des Taliban Pakistanais (les TTP), et Hafiz Gul Bahadur, le nord Waziri (idem), Émir du groupe éponyme (les HGB), compagnon de route des TTP. (Au passage, en plein pendant la visite de Fazal, le 15.01 les HGB ont revendiqué un attentat au Pakistan. Ça la fout mal…) Visite privée donc, puisque c’est officiel: le Pakistan ne négocie plus avec les TTP (je radote, dsl). Les autorités Pk. estimant (à raison) s’être suffisamment faites biaiser, pardon: enfler comme ça, lors de précédentes tentatives de négo, en 2022. Enfin, last but not least, à Kandahar, il aurait rencontré l’Émir des Taliban, Amir-ul-Momineen (le commandeur des fidèles): mollah Hibatullah Akhundzada, aka « le reclus » (il ne quitte jamais Kandahar et ne reçoit presque pas d’étrangers). … Lequel serait resté largement inflexible dans sa position à l'égard du TTP. Il aurait indiqué à Fazal que les négociations avec le TTP étaient la seule solution viable et qu'elles devaient se dérouler sans interférence des agences de sécurité pakistanaises. Ce qui est une fin de non recevoir aux autorités Pakistanaises. #ontournenrondmerdontournenrond À Islamabad, après le débriefing de la très très officielle visite privée de Fazal en Afghanistan, la réponse d’Akhundzada a été jugée "pathétique, irresponsable et décevante". … des « promesses vides » a-t-on commenté. Aussi, en rétorsion, Islamabad a dégainé l’arme économique et fait bloquer, 10 jours durant, les points de passage frontaliers entre les deux pays. Transit marchandises interrompu, travailleurs frontaliers coincés. Çà plus imposition aux chauffeurs routiers de visas et de passeports (jusqu’alors ils passaient la frontière avec leurs simples papiers ID); Plus les marchandises à destination de l’Afg. bloquées au port de Karachi. Et bien-sûr, l’expulsion (commencée en novembre dernier) de 1,7 millions d’Afg. illégaux… (je parlais plus haut de « relocalisation ») Toutefois, il faut croire que le président de la JUI-F ne s’est pas déplacé en vain. En effet: 1/ Depuis le 17.01, aucune revendication d’attentat TTP au Pakistan. Mieux: le 25.01, le porte-parole des TTP a affirmé qu'aucune menace imminente ne pesait sur les élections du 8 février ni sur leurs candidats. Il a précisé que si le TTP s'oppose aux élections démocratiques, son conflit est spécifiquement dirigé contre les forces de sécurité (les voilà rassurées). Bon, cela dit, si les TTP restent, comme promis, tranquilles durant la période électorale, on peut toujours compter sur les turbulents Daesh (anti JUI-F à donf), ou TJP (qu’on dit être un faux-nez des TTP pour commettre des faux drapeaux), ou JuA (voir infra), ou autres Baloutches du BLA pour mettre le feu. 2/ Et annonce, le 16.01, du conseil de direction des TTP: limogeage des deux principaux dirigeants de la faction Jammat-ul-Ahrar (JuA), Umar Mukarram Khorasani (l’Émir du groupe) et Sarbakaf Mohmand (qu’on croyait mort, mais en vrai non. Allah est le plus grand!), ministre fictif de la protection sociale (looool; pardon scusez-moi). Au choix: on peut interpréter ces évictions comme un « geste de bonne volonté» de Nour Wali Mehsud; ou comme de la poudre aux yeux (l’avenir dira). aparté Jammat-ul-Ahrar (JuA): « l’Assemblée des libres ». Une faction très (trop) autonome des TTP. (aussi, avec un nom pareil…) Quand on pense que du temps de la République Islamique d’Afghanistan (Karzaï, Ghani), avant des élections, c’étaient des émissaires Afghans qui se rendaient à Islamabad afin de négocier avec l’ISI que cette dernière tienne en laisse ses « chiens » (les Taliban) le temps du processus électoral. Aujourd’hui c’est l’inverse. Les Paki ont merdé dans les grandes largeurs (bien aidés, il faut le dire par les US et l’AS): les FATA servaient de « profondeur stratégique » aux Taliban contre la République d’Afghanistan. Aujourd’hui que les Taliban sont au pouvoir, c’est l’Afghanistan qui sert de profondeur stratégique aux TTP. Contre le Pakistan. Bravo. Terminons par un peu d’humour Afghan (les Pakistanais apprécieront (antiphrase)): Noorullah Noori, ministre des frontières et des affaires tribales, flanqué de Khalil Haqqani (ministre des réfugiés, oncle de Sirajuddin Haqqani (1er adjoint de « l’émir caché » et ministre de l’intérieur du gvt intérimaire afg.)), déclare que "nous n'avons pas de frontière (avec le Pakistan)". Il qualifie la ligne Durand de marque imaginaire. Et pour l’anecdote, le ministère des frontières et des affaires tribales avait jadis été dirigé, du temps de l’Émirat Islamique d’Afghanistan v.1 (1996-2001) par un certain… Jalaluddin Haqqani. Papa de Sirajuddin. La boucle est bouclée.
  7. De nombreux observateurs alarment à propos d’un regain d’activité de Daesh cette année. Pendant ce temps, en Turquie (Sabah 03.02): 17 suspects, membres de l'organisation terroriste DAESH, liés à l'attentat contre l'église Santa Maria de Sarıyer, où une personne a perdu la vie, ont été arrêtés lors d'une opération menée à Istanbul. Où l’on apprend que: Grâce aux activités menées par le MİT, en décembre 2023, les plans de DAESH visant à perpétrer des attentats contre des synagogues et des églises en Turquie ainsi que contre l'ambassade d'Iraq ont été déjoués, de nombreux suspects ont été capturés et du matériel numérique appartenant à l'organisation a été saisi.
  8. (stratnewsglobal, 24.01) Modi rencontre Macron, invité d'honneur du « Republic Day », dans une assiette pleine Surya Gangadharan En juillet dernier, le Center for Strategic & International Studies a publié une étude intitulée France and India : Two Nuances of 'Strategic Autonomy' (La France et l'Inde : deux nuances d'autonomie stratégique). La première ligne de l'étude citait les propos d'un ancien conseiller adjoint à la sécurité nationale du Japon : "Nous savons que l'Inde sera une superpuissance très difficile - comme une grande France". En effet, la France, bien que membre de l'OTAN et de l'Union européenne, s'enorgueillit d'être un "libre penseur", développant sa propre vision des problèmes mondiaux. L'Inde, qui n'est contrainte par aucune alliance, apprécie sa liberté de manœuvre dans le système international et fait ses propres choix. Tous deux tiennent à leur "autonomie stratégique" ou, comme l'a dit le président Emmanuel Macron, Paris est "allié, mais pas aligné", tandis que M. Jaishankar souligne quelque chose de similaire : "L'Inde a le droit d'avoir son propre camp"…
  9. « on parle » de plus en plus du Middle Corridor, qui serait transcaspien, squizerait Géorgie et Arménie, pour aboutir en Turquie via le corridor de Zangezur. C’est pas fait…
  10. (bloomberg 23.01) Le projet de route commerciale entre l'Inde et l'Europe passe à la trappe L'annonce a été faite avec beaucoup de promesses et beaucoup de scepticisme : Une nouvelle route commerciale reliant l'Asie du Sud à l'Europe, où les marchandises sont transportées par bateaux, trains et camions depuis les ports de l'ouest de l'Inde jusqu'aux marchés d'Italie, de France et d'Allemagne, en passant par les Émirats arabes unis, l'Arabie saoudite et Israël. Moins d'un mois plus tard, le 7 octobre, le Hamas a attaqué Israël et le Moyen-Orient a connu une nouvelle vague de troubles géopolitiques…
  11. #Afghanistan-Badakhshan Crash d'avion au Badakhshan - Un jet privé russe transportant six personnes s'est écrasé dans une zone reculée de l'Afghanistan rural. Les Talibans ont indiqué que le pilote et trois autres personnes à bord ont survécu. L'avion était un Dassault Falcon 10 de fabrication française, en provenance d'Inde et à destination de Moscou via l'Ouzbékistan. L'avion effectuait une évacuation médicale privée de Pattaya, en Thaïlande, vers Moscou, et a disparu des écrans radars au-dessus de l'Afghanistan. Crash de nuit (c.19h) à 3.900m d’altitude, 4 survivants sur 6… ils ont du bol pfiou.
  12. Tu trouves cela probant comme vidéo? Je veux dire, comme quoi c’est un manpad qui a flingué le zinc? Bofbof. L’Irrawaddy confirme toutefois qu’un avion a bien été descendu. Ce serait d’ailleurs le second (un précédent en novembre dernier). À propos de l’hélico du 03 janvier, je lis ici que: « Le porte-parole de KIA a refusé de dire quels types d'armes ont été utilisés pour abattre l’hélicoptère de la junte ».
  13. (tolonews, 18/01) Hossein Amir-Abdollahian, ministre iranien des Affaires étrangères: "Le Pakistan est notre voisin, notre ami et notre pays frère, il n'était pas la cible des drones et des missiles de l'Iran. Le groupe connu sous le nom de Jaish al-Adl, qui est un groupe terroriste iranien, s'est réfugié au Pakistan et nous avons discuté de cette question à plusieurs reprises avec les hauts responsables militaires, de la sécurité et politiques du Pakistan" —-/—- Pax Sinica. Du rôle modérateur de la Chine dans le coin: (…) À la suite de l'attaque de représailles lancée par Islamabad en Iran, Pékin a proposé sa médiation entre l'Iran et le Pakistan. "La Chine espère sincèrement que les deux parties pourront faire preuve de calme et de retenue et éviter une escalade de la tension", a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères. (…) (thedailybeast, 18/01) Seule la Chine peut empêcher une guerre entre l'Iran et le Pakistan
  14. Le communiqué: Par ailleurs, Un haut responsable pakistanais de la sécurité a déclaré au Journal de Khorasan que sept militants recherchés par le Pakistan avaient été tués ou blessés lors de l'attaque menée à Shamesar, en Iran: c’est précis, hein edit: ah oui pardon j’oubliais: les Iraniens, eux, annoncent des pertes genre: 2 femmes et 3 enfants On a pas encore les chiffres de la préfecture de police.
  15. @RugbyGoth Wassim Nasr: In fine entre #Iran & #Pakistan chacun a tapé ses séparatistes chez son voisin… les déclarations martiales c’est du biscuit pour les poissons. #Respirez
  16. J’aime bien la phrase: Le Pakistan respecte pleinement la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran: c’est ex-ac-te-ment ce qu’ont dit les Iraniens peu après leur frappe en territoire Pk (tolonews, 18/01) Le Pakistan lance des frappes à l'intérieur de l'Iran contre des cibles militantes (Reuters) - Le Pakistan a mené jeudi des frappes à l'intérieur de l'Iran, visant des militants séparatistes, a déclaré le ministère pakistanais des Affaires étrangères, deux jours après que Téhéran a déclaré avoir attaqué des bases de militants liés à Israël à l'intérieur du territoire pakistanais. Les médias iraniens ont déclaré que plusieurs missiles avaient frappé un village dans la province du Sistan-Baloutchistan, frontalière du Pakistan, tuant trois femmes et quatre enfants, tous non iraniens. "Un certain nombre de terroristes ont été tués au cours de cette opération basée sur le renseignement", a déclaré le ministère pakistanais dans un communiqué, la décrivant comme une "série de frappes militaires de précision hautement coordonnées et spécifiquement ciblées contre des repaires de terroristes". Il a ajouté : "Le Pakistan respecte pleinement la souveraineté et l'intégrité territoriale de la République islamique d'Iran. "Le seul objectif de l'acte d'aujourd'hui était la poursuite de la sécurité et des intérêts nationaux du Pakistan, qui sont primordiaux et ne peuvent être compromis. Une source des services de renseignement pakistanais a déclaré à Reuters que les frappes avaient été effectuées par des avions militaires. "Nos forces ont mené des frappes visant des militants baloutches en Iran", a déclaré le responsable du renseignement à Islamabad, la capitale pakistanaise. "Les militants visés appartiennent au BLF", a-t-il ajouté, en référence au Front de libération du Baloutchistan, qui cherche à obtenir l'indépendance de la province pakistanaise du Baloutchistan. L'Iran a déclaré mardi avoir pris pour cible des bases de militants liés à Israël à l'intérieur du Pakistan. Le Pakistan a déclaré que des civils avaient été touchés et que deux enfants avaient été tués, mettant en garde contre les conséquences dont Téhéran serait responsable. Islamabad a rappelé son ambassadeur d'Iran mercredi. Le Pakistan et l'Iran ont eu par le passé des relations tendues, mais ces frappes constituent l'intrusion transfrontalière la plus médiatisée de ces dernières années./ deepl
  17. Moi je crois que si des chiites doivent morfler dans cette affaire, ce seront d’abord les chiites pakistanais (15-20% de la population, je crois). D’ailleurs ils se font déjà régulièrement taper. Donc: un peu plus. edit: pour « la galaxie locale des islamistes pakistanais, notamment ceux opérant à l'ouest du pays », j’y travaille. Je commence à poster un truc demain: il y a de l’actu.
  18. Les intégristes sunnites locaux que tu évoques sont donc les TTP (pour les militants armés) et les Déobandi//JUI-F ( pour les idéologues)? Pour les premiers, leur combat est surtout pachtoune (cad création d’un « Pachtounistan » en zones tribales), voire (version maximaliste): établissement de la Charia dans tout le Pakistan (mais bon, c’est rhétorique). Les seconds (JUI-F), intégrés au « jeu démocratique » Pk, se gardent bien de faire la promotion d’un Pachtounistan libre et indépendant (le parti se retrouverait interdit, les dirigeants emprisonnés). Du coup, eux sont surtout virulents sur la question Kachemirie (le « k » de PaKistan). En plus c’est consensuel.
  19. oh non Alexis, les Pakistanais ont bien d’autres chats à fouetter. De plus, les Baloutches sont un soucis commun à l’Iran et au Pakistan. En termes sécuritaires, l’urgence pour le Pakistan sont les Taliban Pakistanais (TTP) et Daesh-Khorasan. Et puis l’Inde évidemment (non que l’Inde ait l’intention d’agresser le Pk, c’est juste de l’auto-intox de la part de l’establishment Pk. De la parano). Alors ouvrir un front avec l’Iran: non. L’économie est exangue. Il y a des élections législatives en février ( si elles ont lieu). Il y a quelques mois, l’armée avait déclaré, ne pas être en mesure d’assurer la sécurité d’un éventuel scrutin local en Khyber-Pakhtunkhwa, qui n’a d’ailleurs pas eu lieu… La réaction Pakistanaise ne dépassera pas les protestations diplomatiques.
  20. (theafghandigest, 17/01) L'IRAN LANCE UNE FRAPPE SUR LE PAKISTAN - Téhéran a poursuivi sa série de frappes régionales et le Pakistan a été la dernière cible en date. Après avoir tiré des missiles balistiques sur le Kurdistan irakien et la Syrie, l'Iran vient de frapper un camp de militants sunnites réputé dans le Baloutchistan pakistanais (Turbat). Ce camp aurait été occupé par des membres du groupe Jaish al-Adl, que Téhéran accuse d'être à l'origine de plusieurs attentats terroristes perpétrés le long de sa frontière au cours des quatre derniers mois. Le groupe est soupçonné d'avoir perpétré l'attaque contre la police iranienne en décembre, qui a fait au moins 14 morts. Le Pakistan a condamné les frappes et a averti l'Iran qu'il envisagerait des représailles si nécessaire. 2 enfants ont été tués dans le tir de missile et 3 autres auraient été blessés. Il semble étrange que ces attaques aient lieu si peu de temps après une discussion bilatérale sur les menaces que l'Afghanistan fait peser sur les deux pays. Ces discussions mentionnent spécifiquement la zone attaquée comme un potentiel "terreau du terrorisme". Si l'on considère les changements de politique presque identiques concernant l'expulsion des réfugiés afghans dans les deux pays, cela pourrait suggérer que Téhéran et Islamabad coordonnent leurs efforts pour modifier le comportement de Kaboul. Une source dans la région qui connaît bien la situation a laissé entendre que la coordination entre l'Iran et le Pakistan a pris forme en marge de la dernière réunion de l'OCS et a laissé entendre que des opérations militaires mutuellement bénéfiques dirigées contre des groupes militants seraient finalement lancées le long de la frontière commune. Il sera intéressant de voir comment les choses se dérouleront entre les deux pays au cours des prochains jours. /deepl Communiqué du Ministry of Foreign Affairs, Govt. of Pakistan, 17/01:
  21. Bonjour, C’est douteux. source invérifiable (à mon niveau), info reprise nulle part (je pense en premier lieu à l’Irrawaddy) alors que si la guerrilla disposait de manpads, ce serait un véritable « game changer » (donc on en parlerait). Et l’on s’alarmerait également des risques de prolifération. Un papier de Bertil Lintner pour l’Irrawaddy de janvier 2023 (certes) qui évoque « en passant » la question des manpads, mais qui a surtout le mérite de contextualiser ces événements en Kokang. (Désolé, je me suis permis de souligner, graisser certains passages…) Kokang : Pris entre le Myanmar et la Chine L'un des développements les plus inattendus dans la lutte contre la dernière dictature militaire du Myanmar est le soutien apporté à la résistance par l'Armée de l'alliance démocratique nationale du Myanmar (MNDAA). Organisation armée ethnique (OAE), la MNDAA est basée à Kokang, dans l'extrême nord-est de l'État Shan, dans l'est du Myanmar. Plus de 90 % des quelque 150 000 habitants de Kokang sont des Chinois de souche originaires du Yunnan, et les liens culturels, personnels et même politiques de la région avec la Chine ont toujours été étroits. Étant donné le soutien de Pékin à la junte mise en place après le coup d'État de février 2021, il peut sembler surprenant que le MNDAA s'en tire en soutenant la résistance au régime. Mais, comme le dit un observateur de longue date de la politique du Myanmar : "Il me semble que les Chinois s'efforcent, comme ils le font souvent, de garder un pied dans tous les camps". (…) Depuis la mutinerie [de 1989, au sein du Parti Communiste Birman], Kokang s'est transformé en un centre de commerce transfrontalier avec la Chine. Alors qu'à l'époque du PCB, il n'y avait que des huttes en bambou et quelques grandes maisons en pierre, des gratte-ciel surplombent aujourd'hui les places de marché et les centres commerciaux. Il est même question de construire une ligne de chemin de fer à grande vitesse partant de la Chine et traversant la partie sud du Kokang jusqu'à Hsenwi, puis jusqu'à Mandalay et, enfin, Yangon et le port de Kyaukphyu dans l'État de Rakhine. Il va sans dire que le développement récent de Kokang correspond davantage aux souhaits des dirigeants de Pékin, car la Chine n'exporte plus de révolution communiste. Aujourd'hui, il s'agit d'échanges, de commerce et de toutes sortes d'influences sur les affaires intérieures du Myanmar, qu'il s'agisse des insurrections et des affaires militaires ou de la politique générale et, surtout, des préoccupations géopolitiques. Pheung Kya-fu est décédé en juin 2017 à l'âge de 81 ans et Pheung Kya-shin le 16 février 2022. Il avait 94 ans. Avec la disparition de ces anciens chefs de guerre, une nouvelle génération de dirigeants Kokang a pris le relais, mais on sait peu de choses à leur sujet. On ne sait pas non plus quand et comment ils ont invité les combattants du PDF dans leur région. Mais avec les commandants Kokang aux commandes, il est certain que les relations avec la Chine seront très fortes. Les PDF seront-elles en mesure de conserver leur indépendance ? La principale faiblesse des PDF est qu'elles n'ont pas de commandement central ni de stratégie commune. Elles peuvent facilement se retrouver totalement dépendantes des groupes plus puissants qui les entraînent et les équipent. Cela signifie que la lutte pour l'avenir du Myanmar est aussi incertaine qu'elle l'a toujours été : une guerre civile sans fin avec davantage de souffrances pour le peuple, qui est maintenant bombardé par l'armée de l'air du Myanmar et dirigé par une junte incompétente qui a poussé le pays au bord de l'abîme économique. Cette situation est en grande partie liée à la volonté de la Chine d'assurer son contrôle sur le "corridor du Myanmar", qui lui donne accès à l'océan Indien et aux marchés du monde entier. Quant au Kokang, il ne sera pas facile pour quiconque au pouvoir à Naypyitaw d'établir un semblant d'autorité sur ce territoire virtuellement autonome. Comme les collines Wa au sud, il s'agit d'une partie du Myanmar qui n'a jamais été soumise à un contrôle gouvernemental central efficace, mais qui entretient depuis très longtemps des liens beaucoup plus étroits avec la Chine. Voilà. À part ça, on me dit que depuis l’interdiction de la culture du pavot en Afghanistan, le Myanmar est (re)devenu 1er producteur mondial d’héro.
  22. Es-tu au courant que nos amis indiens y sont allés, avec succes, l’été dernier? https://edition.cnn.com/2023/08/23/world/chandrayaan-3-lunar-landing-attempt-scn/index.html
  23. (TheAfghanDigest, Substack, 06/01) ISIS-K IS BACK AND IN A BIG WAY - Peu de membres de la communauté internationale croyaient qu'ISIS-K avait été "pacifié" en Afghanistan, comme les dirigeants talibans ne cessaient de le clamer en 2023. Selon les récentes remarques des dirigeants talibans, le nombre total de terroristes encore présents en Afghanistan s'élèverait à environ 80. Ces remarques rejoignent celles du conseiller américain à la sécurité nationale (Jake Sullivan), qui a déclaré que le Moyen-Orient était "plus calme" qu'il ne l'avait été depuis des décennies, quelques jours avant les attaques du Hamas en Israël. Tant les talibans que M. Sullivan regrettent probablement le moment choisi pour leurs déclarations. Hier, des sources de renseignement américaines ont confirmé que les deux attentats à la bombe de Kerman avaient été orchestrés par la branche afghane d'ISIS (ISIS-K). Les sources ont fait référence à des "interceptions de communications compromises" comme preuve de l'implication d'ISIS-K. Kaboul tentera certainement de détourner ces allégations en les faisant passer pour les habituelles absurdités des "ennemis occidentaux", et cette mauvaise orientation pourrait même trouver des oreilles attentives à Téhéran, qui a élaboré son propre récit bidon sur la complicité d'Israël, mais cela finira forcément par se savoir. Les observateurs de longue date de l'Afghanistan ont continué à tirer la sonnette d'alarme sur la portée d'ISIS-K à partir de l'Afghanistan. La plupart d'entre eux ont rejeté les épithètes de sa disparition prématurée comme un coup de relations publiques prétentieux d'un régime taliban qui est clairement dépassé lorsqu'il s'agit d'assurer la sécurité intérieure et comme un simple vœu pieux de la part de ceux qui sont favorables aux talibans et qui sont désireux de remettre en marche les programmes humanitaires. Les attentats de Kerman illustrent pour le monde entier que la ligne dure est loin d'être vaincue et l'incapacité des talibans à mettre leur rival au pas va encore éroder la confiance régionale et internationale dans la capacité de Kaboul à s'attaquer aux menaces terroristes. Les semaines à venir s'annoncent difficiles pour Kaboul et Kandahar. Notre analyse indique que les talibans continueront à tenter de rejeter la responsabilité sur les États voisins (Pakistan, Tadjikistan et Ouzbékistan). Cependant, nous ne pensons pas que l'Iran ou d'autres puissances régionales prêteront beaucoup d'attention à la maskirovka et qu'une pression supplémentaire pour vaincre ISIS-K sera exercée sur Kaboul. /deepl edit, la brêve de Reuters, hier: Les services de renseignement américains confirment que la branche afghane de l'État islamique est à l'origine des attentats en Iran WASHINGTON, 5 janvier (Reuters) - Les interceptions de communications recueillies par les Etats-Unis ont confirmé que la branche afghane de l'Etat islamique (ISIS) a perpétré deux attentats à la bombe en Iran qui ont fait près de 100 morts, ont déclaré vendredi à Reuters deux sources au fait de ces renseignements. "Les renseignements sont clairs et indiscutables", a déclaré l'une des sources (…)
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