Lecteur de passage
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Lecteur de passage a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Une phrase à laquelle je souscris à 100% : merci pour ce moment de vérité, j'apprécie votre franchise. -
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Lecteur de passage a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Et bien si vous me relisiez attentivement, vous verriez qu'il ne s'agit pas que de l'Europe... La pseudo rivalité F35-Rafale n'a rien à voir : "En l'espace de quelques années, on est en train de parler de l'Europe comme d'un continent largué. C'est difficile à imaginer, mais c'est ce qui se met en place aux USA, et chez son grand rival bien sûr." Ne nous trompons pas d'objectif, il me semble que nous sommes de bonne compagnie, n'est-ce pas ? Mettons cela sur le traducteur et la pénibilité qui va avec. -
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Lecteur de passage a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais avec plaisir, me voila renseigné sur le niveau d'éducation :-) -
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Pardonnez-moi, vous parlez un peu trop la "langue de bois" sur cette réponse. Votre exposé est USA-centré, ce qui en pose les limites et c'est dommage. Vous, au sujet du F35*, faites le faux modeste en prétextant des divergences intérieures. C'est noyer le poisson. Vous mélangez tout, c'est regrettable et ça manque de hauteur de vue, mais enfin, "c'est la vie". *Quand Dassault fait un avion, c'est pour le vendre dans le monde entier. Pas vous ? -
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La société américaine est la plus "moderne" sur cette planète. Si on pense que l'histoire a un sens, alors cette société doit vivre des évènements précurseurs. "Fort Contraste" : c'est sous-titré en anglais. Peut-être que cela vous intéressera. "In fact, the last forms of intellectual comedies were the last obstacles to the realization that the whole society is based on scapegoat systems.” Standford USA, 2010. 3.50 "Le bouc émissaire n'est pas une théorie, c'est un phénomène" 6.30 : "Comment se fait-il que tout d'un coup, à la mort de Derrida, tout ait disparu ?" 7.10: "Frazer (1854-1941), qui voit le phénomène dans les sociétés archaïques : si on lui avait dit, alors en ce moment dans la société anglaise il n'y a pas de phénomène de bous émissaire ?" 7.30 : "Le bouc émissaire permettrait de comprendre que ce ne sont pas des sciences séparées [anthropologie, ethnologie, sociologie]" 8:00 : "Ce qu'il y a de formidable dans le phénomène, c'est l'évitement. Tous les philosophes de notre temps ont évité le terme. Si ce phénomène d'évitement est en train de passer, c'est peut-être ça qui fait que toute la pensée moderne s'effondre." 8:50 : "Les dernières formes de comédies intellectuelles étaient les dernières barrières pour ne pas voir que la société toute entière était fondée sur des systèmes de bouc émissaire." -
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Bien sûr que ce n'est pas nouveau*, c'est juste exacerbé à une puissance toujours plus forte à chaque décennie, ce d'autant plus que l'état est désigné comme l'ennemi. * L'homme moderne ne sort pas de nulle part. -
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Prenons un seul exemple : et si le F35, développé depuis 30 ans, avait réussi sa mue à 100% comme dans les plans de départ ? Je sais, on n'est jamais à l'abri etc. Mais c'était déjà l'idée : frapper un coup tellement énorme qu'il aurait liquidé toute concurrence. Malgré les déconvenues, il est tout de même en situation de monopole : qui imite qui et qui renonce à la rivalité ? Je vous laisse réfléchir, cher bossu . -
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Pousse encore le curseur un peu plus loin : tout s'accélère de façon phénoménale depuis le XIXème siècle, aujourd'hui nous sommes quasiment sur une verticale, toute invention est de plus en plus chère à réaliser et en même temps plus rémunératrice : "le temps perdu ne se rattrape plus"*. En l'espace de quelques années, on est en train de parler de l'Europe comme d'un continent largué. C'est difficile à imaginer, mais c'est ce qui se met en place aux USA, et chez son grand rival bien sûr. * Pour les anciens. -
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Non, pas d'accord : ce qu'ils veulent réaliser, c'est "écraser définitivement" la concurrence, pour supprimer les rivaux. Ce n'est pas exactement la même chose que la "destruction créatrice" des premiers capitalistes, cher Wallaby, qui sous-tend que l'innovation est créatrice de valeurs, qu'il y a combat éternel et que chaque fois de nouveaux combattants se relèvent, portant l'étendard. Non, là, ce sont des gens qui annoncent la fin de cette concurrence par KO. C'est différent : regarde ce qui est proposé en Palestine. -
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En complément, côté Chine : DeepSeek est l'exemple spectaculaire et dans la continuité de ce qui se joue : essayer de larguer définitivement l'autre pour pouvoir dominer le monde à une échelle et une vitesse encore jamais connues. Et ce n'est que le début... -
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https://fr.linkedin.com/pulse/rené-girard-sommes-nous-condamnés-à-désirer-ce-que-les-bruno-walther-uf0te Je ne connaissais pas ce Monsieur, il se trouve qu'il a une page sur Wiki, son parcours est assez intéressant : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Walther Quoi qu'il en soit, ce qu'il écrit résonne assez fort dans mes oreilles, je partage quelques extraits, en me disant que ça peut - peut-être - déciller des yeux : ---- "Google, Facebook, Amazon... Des titans obsédés par leurs rivaux, qui se copient et s’espionnent en permanence." "Et c'est là que Peter Thiel rentre dans la danse. (...) Il a compris une chose essentielle : la rivalité est un piège. La seule issue, c’est d’innover sans laisser de place aux imitateurs. Créer quelque chose de tellement unique que personne ne puisse suivre. C'est de là qu'il prône une pensée antilibérale (...) : le but de l'entrepreneur ce n'est pas d'imiter, c'est de créer un monopole." "Pour eux, le mimétisme est une faiblesse des masses. Cette notion est clef pour comprendre Elon Musk et ce qui devient la colonne vertébrale idéologique de Trump." "Les démocraties sont piégées dans un cycle d’imitation, de compromis, de stagnation. Seuls quelques individus sont capables de rompre avec cette mécanique et d’imposer de nouvelles règles. C'est ce qu'impose Trump." "Pendant que le reste de la société continue de tourner en boucle, piégée dans ses rivalités." " (...) On ne suit pas des idées, on suit des modèles. Trump, c’est ça. Il ne vend pas un programme, il vend une image. Un style. Une façon d’être. Et ça marche. Les gens veulent lui ressembler, vivre comme lui, parler comme lui. C’est là sa vraie force. Pas dans ses discours, mais dans ce qu’il incarne. Un modèle clair, simple, efficace." "Les progressistes, eux, passent à côté. Ils expliquent, ils argumentent, ils dénoncent. Mais ils n’offrent rien à copier. Pas de rêve, pas de figure à imiter. Juste des principes, des valeurs, des bonnes intentions. Et ça, dans un monde gouverné par le désir mimétique, c’est un problème. Parce que les gens ne veulent pas qu’on leur dise quoi penser. Ils veulent voir quoi devenir." --- Peut-être que "Fort Contraste" aurait un avis là-dessus ? (mais pas trop long et sans périphrases, merci ) -
Alors là, j'apprends quelque chose de surprenant, béotien que je suis sur le sujet : je pensais, sans doute naïvement, que depuis le temps, on passait le mur du son sans aucun problème mis à part la conso ?! Tu pourrais développer un peu plus ?
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Lu dans Le Figaro (oui Madame) États-Unis : un pilote de l’US Air Force s’éjecte quelques secondes avant le crash brutal de son avion https://www.lefigaro.fr/flash-actu/etats-unis-un-pilote-de-l-us-air-force-s-ejecte-quelques-secondes-avant-le-crash-brutal-de-son-avion-20250129 "L’accident a eu lieu à bord d’un avion F-35 Lightning II, un avion de chasse d’une valeur de plusieurs millions de dollars. D’après les premiers éléments de l’enquête tirés à partir de la vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l’avion présentait son train d’atterrissage, et la verrière n’était plus présente, ce qui a permis l’éjection du pilote. Pour l’heure, les causes de l’accident ne sont pas encore connues.
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USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Lecteur de passage a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
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Tu es fort dans l'exception : oui, c'est la problématique de la soumission, celle (hypothétique ?) de l'Europe et on est bien d'accord. Mais le message essentiel du dessin, selon Musk, est : pourquoi nous abreuvons nos futurs concurrents alors qu'en retour ils tenteront de nous annihiler ? Non sans raison, concernant les pays émergents... Ce dessin a le mérite de poser la vraie question de la mondialisation : tendons-nous vers une égalité planétaire (le partage) ou bien les uns défendent leurs intérêts contre ceux qui les revendiquent (les privilèges) ? Et nous revenons à la question de la maitrise de la violence... -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
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Ce dessin montre que nous sommes en train de nourrir la mondialisation/globalisation et il suggère qu'en arrêtant d'arroser, nous pourrions arrêter le phénomène. La mondialisation apporte une imitation globale et avec elle une rivalité à l'échelle planétaire. Elle est la poursuite du sens de l'Histoire... -
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Stark_Contrast ou par mes traducteurs "contradiction totale", là, tu viens de sortir de l'ambiguïté.... -
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Quand une élite s'installe au Capitole pour diriger le pays le plus riche du monde et dans le même temps fait bâtir des refuges en cas de catastrophe mondiale, je crois qu'il y a des raisons de s'interroger sur leur pensée ainsi que sur leur santé mentale, pas vous ? Ou bien vous êtes copain avec Noé ? -
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J'abonde dans dans ton sens en partie : - Personne, très certainement, ne peut contrôler à 100% Trump. - Le fait de mettre à jour "des choses cachées" est tout à fait louable. - Défendre la liberté d'expression, même des platistes, participe de la démocratie. Mais : qui viendra derrière Trump ? Pourquoi construire un bunker sinon en pensant à la fin des temps qui se serait mal passée ? Pourquoi ce délire conspirationniste ? Est-ce que le libertarisme est la solution à l'humanité ? Ca fait plus que m'interroger... -
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Lecteur de passage a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Surtout pas une coïncidence, ce serait passer complètement à côté du sujet : aux USA, tu ne deviens pas catholique par hasard. On ne peut pas balayer d'un revers de la main la profonde influence de la théorie mimétique sur ces gens (Thiel, Vance etc.), d'autant plus qu'ils l'ont exprimé très clairement : ce fut pour eux une "révélation". Thiel fut littéralement subjugué (il a compris l'importance du mimétisme dans les réseaux sociaux et la fulgurance des profits qu'il pouvait en faire) et a convaincu Vance au point de le convertir, ce qui m'amène à penser que Vance se place sur le plan moral différemment mais c'est une autre histoire. Tout cela est le contraire d'une anecdote, c'est fondamental pour pouvoir comprendre ce qui se joue dans cette accélération de l'histoire,et c'est quasi messianique au point d'être terrifiant. A titre personnel, "Des choses cachées depuis la fondation du monde" m'a immensément influencé. Pourtant, j'avais lu "Le bouc émissaire" et "La violence et le sacré" avant. A cause justement de la dimension chrétienne qu'on trouve pour la 1ère fois dans les écrits de R. Girard. L'apocalypse a, il est vrai, un sens 1er qui est "révélation, dévoilement". Mais la tradition lui a ajouté le sens de "catastrophe". Je ne suis pas spécialiste de la chose, mais il y a des textes bibliques parlant des "temps apocalyptiques" qui sont terribles. Peut-être que Nemo pourrait nous en dire plus. Quoi qu'il en soit, dans le langage moderne, nous y trouvons les deux sens (révélation/catastrophe) et le fait que Thiel ait fait ériger son bunker, comment dire... Je pense que sa propre interprétation, celle qui nous intéresse au fond, est justement la juxtaposition des deux sens. -
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Lecteur de passage a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
L’apocalypse de Donald Trump selon Peter Thiel https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/10/lapocalypse-de-donald-trump-selon-peter-thiel/ « Le retour de Trump à la Maison-Blanche augure l'apokálypsis. » Dans un texte aux tonalités eschatologiques qui vient de paraître dans le Financial Times, Peter Thiel, l’une des personnes les plus puissantes de l’Amérique de Trump au cœur de l’accélération réactionnaire, annonce la venue d’un temps nouveau : « des questions sombres émergeront dans les dernières semaines crépusculaires de notre interrègne ». Selon Peter Thiel nous vivons les derniers jours d’un monde très ancien. Ce milliardaire proche d’Elon Musk, avec qui il a fondé PayPal, et de Mark Zuckerberg, qu’il a été parmi les premiers à financer au tout début de Facebook, est également l’ancien élève de René Girard — dont le livre Des choses cachées depuis la fondation du monde aurait eu une « extraordinaire influence sur [sa] vie ». C’est donc l’une des personnes les plus influentes des États-Unis qui signe ce texte, partant d’une hypothèse vertigineuse : et si le retour de Donald Trump annonçait l’apocalypse ? À son avis, en effet, nous vivons « les dernières semaines crépusculaires de notre interrègne ». Bientôt, une vaste conspiration millénaire sera révélée : de l’assassinat de John F. Kennedy au suicide d’Epstein jusqu’au Covid et Anthony Fauci les « organisations médiatiques, bureaucraties, universités et ONG financées par l’État qui délimitaient traditionnellement la conversation publique » seront défaites. La vérité éclatera. Comme l’avait démontré Richard Hofstadter, « le style paranoïaque » définit « la politique américaine » 1 — mais la convergence entre la base MAGA et le sommet technologique de la Silicon Valley, l’accélération réactionnaire dont parle Lorenzo Castellani, lui donne une force inédite et une nouvelle dimension. Peter Thiel en est convaincu : dans la guerre ancestrale entre la démocratie et la liberté, Internet est en train de « gagner la guerre, les institutions de l’ancien régime s’effondrent ». Peter Thiel : "En 2016, le président Barack Obama avait déclaré en son temps que la victoire électorale de Donald Trump n’était « pas l’apocalypse ». Il avait bien sûr raison. Pourtant, si l’on prend l’étymologie du sens originel du mot grec apokálypsis — signifiant « révélation » — Obama ne pourrait sans doute pas donner la même assurance en 2025. Le retour de Trump à la Maison-Blanche augure l’apokálypsis des secrets de l’ancien régime. Les révélations de la nouvelle administration n’ont pas besoin de justifier la vengeance — la reconstruction peut aller de pair avec la réconciliation. Mais pour qu’il y ait réconciliation, il doit d’abord y avoir vérité. L’apokálypsis est le moyen le plus pacifique de résoudre la guerre menée par l’ancien régime contre Internet — une guerre qu’Internet a gagnée. Mon ami et collègue Eric Weinstein appelle les gardiens des secrets de l’ère pré-Internet le Distributed Idea Suppression Complex (DISC) — les organisations médiatiques, bureaucraties, universités et ONG financées par l’État qui délimitaient traditionnellement la conversation publique. Avec le recul, Internet avait déjà amorcé notre libération de la prison DISC au moment de la mort du financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein en 2019. Près de la moitié des Américains sondés cette année-là ne croyaient pas à la version officielle d’un suicide en prison — suggérant déjà que le DISC avait perdu le contrôle total du récit. Il est peut-être trop tôt pour répondre aux questions d’Internet sur feu Monsieur Epstein. Mais on ne peut pas en dire autant de l’assassinat de John F. Kennedy. Soixante-cinq pour cent des Américains doutent encore que Lee Harvey Oswald ait agi seul. Comme dans une enquête policière extravagante et postmoderne, nous attendons un dénouement depuis 61 ans alors que les suspects — Fidel Castro, les mafieux des années 1960, Allen Dulles de la CIA — meurent progressivement. Les milliers de dossiers gouvernementaux classifiés sur Oswald sont peut-être — ou non — des fausses pistes, mais les ouvrir à à l’examen public donnerait à cette saga américaine un semblant de clôture. Nous ne pourrons pas attendre six décennies, cependant, pour mettre fin au confinement de toute discussion sur le Covid-19. Dans des e-mails cités en justice de David Morens, conseiller principal d’Anthony Fauci, nous avons appris que les apparatchiks des National Institutes of Health cachaient leur correspondance à l’examen de la loi sur la liberté d’information (Freedom of Information Act). « Rien, écrivait Boccace dans son épopée médiévale sur la peste Le Décaméron, n’est si indécent qu’il ne puisse être dit à une autre personne si les mots appropriés sont utilisés pour le transmettre. » Dans cet esprit, Morens et l’ancien conseiller médical en chef des États-Unis Fauci auront l’occasion de partager quelques faits indécents sur notre propre peste récente. Soupçonnaient-ils que le Covid provenait de recherches financées par les contribuables américains ou d’un programme militaire chinois ? Pourquoi avons-nous financé le travail de l’EcoHealth Alliance, qui a envoyé des chercheurs dans des grottes chinoises reculées pour extraire de nouveaux coronavirus ? La recherche sur le « gain de fonctions » est-elle un euphémisme pour un programme d’armes biologiques ? Et comment notre gouvernement a-t-il empêché la diffusion de ces questions sur les réseaux sociaux ? Notre Premier amendement définit les règles d’engagement pour les luttes internes sur la liberté d’expression — mais la portée mondiale d’Internet entraîne ses adversaires une guerre globale. Peut-on croire qu’un juge brésilien a interdit X sans l’appui américain, dans une perversion tragicomique de la doctrine Monroe ? Étions-nous complices de la récente législation australienne exigeant une vérification d’âge pour les utilisateurs des réseaux sociaux, annonçant la fin de l’anonymat en ligne ? Avons-nous critiqué ne serait-ce que deux minutes le Royaume-Uni, qui a arrêté des centaines de personnes par an pour des discours en ligne provoquant, entre autres, « gêne, désagrément ou anxiété inutile » ? Nous ne pouvons attendre mieux des dictatures orwelliennes d’Asie orientale et d’Eurasie, mais nous devons soutenir un Internet libre en Océanie. Des questions encore plus sombres émergent dans les dernières semaines crépusculaires de notre interrègne. L’investisseur en capital-risque Marc Andreessen a récemment suggéré dans le podcast de Joe Rogan que l’administration Biden avait coupé les accès bancaires des entrepreneurs de la crypto. Jusqu’à quel point notre système financier ressemble-t-il à un système de crédit social ? Les fuites illégales des dossiers fiscaux de Trump étaient-elles des anomalies, ou les Américains doivent-ils supposer que leur droit à la vie privée financière dépend de leur politique ? Et peut-on encore parler d’un droit à la vie privée lorsque le Congrès conserve la Section 702 du Foreign Intelligence Surveillance Act, en vertu de laquelle le FBI effectue des dizaines de milliers de recherches sans mandat dans les communications des Américains ? L’Afrique du Sud a confronté son histoire d’apartheid avec une commission formelle, mais répondre aux questions que nous venons d’énumérer par des déclassifications fragmentaires de documents conviendrait à la fois au style chaotique de Trump et à notre monde internet, qui traite et propage de courts paquets d’informations. La première administration Trump s’était abstenue de déclassifier parce qu’elle croyait encore à l’État profond de droite digne d’un film d’Oliver Stone. Cette croyance s’est estompée. Notre ancien régime, comme l’aristocratie de la France pré-révolutionnaire, pensait que la fête ne finirait jamais. 2016 a ébranlé leur foi historiciste dans l’arc de l’univers moral, mais en 2020, ils espéraient rejeter Trump comme une aberration. Rétrospectivement, c’est 2020 qui était l’aberration — l’action de l’arrière-garde d’un régime en difficulté et de son dirigeant sénile. Il n’y aura pas de restauration réactionnaire du passé pré-Internet. L’avenir exige des idées nouvelles et étranges. De nouvelles idées auraient pu sauver l’Ancien régime, qui a à peine reconnu, encore moins répondu, à nos questions les plus profondes : les causes du ralentissement de 50 ans des progrès scientifiques et technologiques aux États-Unis, la montée en flèche des prix de l’immobilier, et l’explosion de la dette publique. Peut-être qu’un pays exceptionnel aurait pu continuer d’ignorer de telles questions, mais comme Trump l’a compris en 2016, l’Amérique n’est pas un pays exceptionnel. Ce n’est même plus un grand pays. La politique identitaire rejoue sans fin l’histoire ancienne. L’étude de l’histoire récente, à laquelle l’administration Trump est maintenant appelée, est plus perfide — et plus importante. L’apokálypsis ne peut pas résoudre nos querelles sur 1619, mais elle peut résoudre nos querelles sur le Covid-19 ; elle ne jugera pas les péchés de nos premiers dirigeants, mais les péchés de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui. Internet nous permettra de ne pas oublier ces péchés — mais, avec la vérité, il ne nous empêchera pas de pardonner." ----- Voilà à qui on a vraiment affaire, derrière le rideau. Et ça fait flipper. -
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Lecteur de passage a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Peter Thiel, le secret entremetteur entre Donald Trump, MAGA et GAFA pour dominer le monde https://www.sudouest.fr/international/etats-unis/qui-est-peter-thiel-le-mysterieux-entremetteur-entre-donald-trump-et-les-geants-de-la-tech-pour-dominer-le-monde-22859315.php Discret et influent, ce milliardaire a fait alliance avec Donald Trump, bien avant Elon Musk. Il juge la démocratie incompatible avec la liberté, veut devenir le premier humain immortel et prévoit de coloniser les océans avec des îles artificielles. Il était tout seul et il était le premier. Son rôle préféré. Dès 2016, Peter Thiel a été le premier milliardaire de la tech américaine à clamer voter pour Donald Trump et faire campagne en sa faveur. À 57 ans, il est désormais dans le premier cercle du pouvoir. Il est l’un des acteurs les plus secrets de la recomposition en cours. À l’origine de la fortune de Peter Thiel, la société Paypal à la fin des années 1990. Une start-up de paiement en ligne revendue en 2002 au site de commerce eBay. Cette transaction a fait sa fortune et celle de la dizaine de cofondateurs. Ils sont depuis surnommés la « Mafia PayPal ». Parmi eux : l’incontournable Elon Musk (Tesla, Starlink, SpaceX ou X), Reid Hoffman, créateur du réseau LinkedIn, ou encore David Sacks. Ce dernier a été nommé en décembre à tête du Comité présidentiel des conseillers en science et technologie de la nouvelle administration Trump, en charge des cryptomonnaies et de l’intelligence artificielle. Tous les membres de la Mafia Paypal ont poursuivi une carrière d’entrepreneurs à succès ou d’investisseurs. Ils vont se distribuer des prébendes et se coopter pour prendre les positions les plus importantes de la tech américaine durant vingt ans. Ils sont aujourd’hui à la tête de l’entreprise États-Unis en joint-venture avec Donald Trump. Et l’architecte de cette prise de pouvoir s’appelle Peter Thiel. En résumé, l’autre parrain de la tech de droite radicale techno-futuriste américaine, c’est lui. Si Elon Musk prend la lumière, Peter Thiel préfère l’ombre. Il n’accorde d’ailleurs jamais d’interview aux médias traditionnels. En 2005, avec un demi-million de dollars, Thiel était le premier investisseur extérieur de Facebook. Il récupérera près d’un demi-milliard de dollars à la revente de ses parts dans la société, moins de dix ans plus tard. Le récent et très commenté ralliement de Mark Zuckerberg à Donald Trump ? Un travail de sape entamé par Thiel, dans le rôle de l’entremetteur, depuis des années. Auteur d’une biographie non autorisée « The Contrarian » (« À contre-courant ») sur Thiel, le journaliste Max Chafkin raconte dans son livre qu’une rencontre secrète avait déjà eu lieu dès 2020 entre le patron de Facebook et Jared Kushner, le gendre de Trump. Objectif : arracher un accord de non-agression entre la plateforme et le camp Maga (Make America Great Again). À vrai dire, la vérité et la vérification des faits ne sont pas des questions essentielles pour Thiel, « qui ne croit plus que la liberté et la démocratie soient compatibles ». La liberté absolue, c’est son vrai combat. En même temps que le libéralisme économique débridé. Peter Thiel est le plus puissant promoteur de l’idéologie libertarienne aux États-Unis, un courant de pensée qui met l’individu au-dessus de tout, y compris des États et gouvernements, de l’intérêt général ou du respect de l’environnement. Mais, homme d’affaires avant tout, le chantre de la liberté a toutefois fondé une société de collecte et d’analyse de données qui fournit des logiciels de surveillance de la population pour la police, l’armée, le Pentagone ou la CIA. Nom de l’entreprise ? Palantir, directement inspiré du « Seigneur des Anneaux », car Thiel est un fan absolu de l’écrivain J. R. R. Tolkien. Dans sa vie privée non plus, Peter Thiel n’est pas à une contradiction près : homosexuel assumé et « fier d’être un gay républicain », il affiche aussi son opposition aux mouvements en faveur des droits LGBT. Une enfance sous l’apartheid, comme Musk Né en Allemagne, Peter Thiel a grandi une partie de son enfance en Namibie et Afrique du Sud, où son père travaillait dans l’extraction d’uranium. L’Afrique du Sud, il faut s’y arrêter. C’est le premier point commun entre Peter Thiel, Elon Musk et David Sacks (deux membres de la Mafia Paypal qui y sont nés). Le trio a vécu en Afrique du Sud sous le régime inégalitaire et violent de l’apartheid. Du côté des Blancs. Une expérience politiquement fondatrice pour eux. Brillant joueur d’échecs, spécialiste du blitz (la partie éclair), Peter Thiel continue à placer ses pions dans l’entourage de Trump. Parmi ses affidés, le nouveau vice-président des États-Unis J.D. Vance, un ancien associé de son fonds d’investissement Mithril Capital. Pressenti (selon « Le Monde ») comme futur sous-secrétaire d’État à la croissance économique, Jacob Helberg directeur général de Palantir (donc salarié par Thiel) est aussi celui qui a mené la fronde contre le chinois TikTok aux États-Unis. Hasard ou coïncidence, selon Bloomberg, le réseau pourrait être racheté par Elon Musk, avec la bénédiction de l’administration Trump. Aucune limite Peter Thiel ne connaît aucune limite. Il s’érige contre « l’idéologie de l’inévitabilité de la mort de chaque individu » et son objectif est de vivre jusqu’à 120 ans. Pour ce faire, il finance les travaux du scientifique britannique Aubrey de Grey qui promet d’étendre l’espérance de vie humaine à l’infini. Peter Thiel prône également « une colonisation de l’océan » en créant des îles artificielles dérivant dans les eaux internationales pour échapper aux gouvernements. Alors que Trump annonce vouloir acheter ou annexer le Groenland, on retrouve encore Thiel, via une entreprise dont il est actionnaire, qui promeut la création sur place d’une cité futuriste (et régie par des cryptomonnaies) baptisée Praxis. La construction d’un laboratoire de test de la vie en conditions extrêmes visant à préparer la colonisation de Mars y est prévue. Parmi les autres « singularités » de Peter Thiel, il y a son parcours intellectuel. Il n’est pas un ingénieur, ni un entrepreneur de génie. C’est un idéologue. Diplômé en philosophie et droit de l’université de Stanford à la fin des années 1980, Peter Thiel a notamment suivi les cours de l’anthropologue et historien français René Girard (mort en 2015). Cette rencontre l’a fortement influencé et on peut se demander si la théorie du « désir mimétique » développée par l’universitaire a contribué à l’avènement de l’ère contemporaine des réseaux sociaux. L’apocalypse Obsédé par l’apocalypse (il a écrit un essai sur le sujet), Peter Thiel s’est fait construire en Nouvelle-Zélande un bunker pour s’y réfugier à la fin des temps. Il y a d’ailleurs passé la pandémie de Covid. En ce début janvier, dans une tribune publiée par le prestigieux « Financial Times », la bible des milieux d’affaires du monde entier, Peter Thiel revient sur sa vision de l’apocalypse. Dans ce texte hallucinant aux accents messianique et complotiste (à retrouver traduit en intégralité sur le site Le Grand Continent), Thiel salue « le retour de (Donald) Trump à la Maison-Blanche » qui « augure l’apocalypse des secrets de l’ancien régime. L’apocalypse est le moyen le plus pacifique de résoudre la guerre menée par l’ancien régime contre Internet – une guerre qu’Internet a gagnée… » Et Thiel de fustiger « les organisations médiatiques, bureaucraties, universités et ONG financées par l’État qui délimitaient traditionnellement la conversation publique ». En toute « liberté d’expression ». Le règne de Donald Trump arrive et Peter Thiel est le prince de ses apôtres. -
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Lecteur de passage a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Croire que seul Trump est la cause et l’origine, c’est ne pas vouloir voir ce qu’il y a derrière : un puissant mouvement rétrograde qui s’appuie sur les nouvelles technologies et la Bible pour créer un nouveau paganisme, aussi contradictoire que cela puisse paraitre. Si ce n’est lui, ce pourrait bien être un autre illuminé (Vance, Musk, Thiel etc.) qui prend la relève.