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  1. Ça oui c'était un coup "facile" qui nous a permis de ramasser bien plus que notre mise initiale. C'était malin. Mais personne n'y croit. Heureusement pour nous que donald n'a pas encore décidé de faire monter les enchères au Groenland. Et de toutes façons même en imaginant un scénario avec un affrontement armé entre soldats Français et Américains à Nuuk ou ailleurs, destiné à montrer notre "détermination" à "défendre un allié", sais-tu ce qu'il se passerait? Nous serions traités de "fous", de "danger pour l'OTAN et l'occident", de "nostalgiques de Napoléon", etc, parce que le syndrome de Stockholm est tellement profond chez nos chers voisins que pour eux, quoi qu'on fasse, on aura tort. Dans ce contexte, la chose la plus intelligente à faire, c'est de ne rien faire. De nous concentrer sur nous-mêmes. Et de racler tout ce qu'on peut racler. Et si ce n'est pas en Europe, alors ce sera ailleurs comme c'est déjà le cas. Remarque "facile" car à posteriori. C'était pas exactement l'ambiance sur ce forum et en Europe avant le recul de Donald Trump. Pour moi la France a gagné la première bataille de la guerre du Groenland !
  2. Mon analyse de comptoir : Pour moi l'obstacle majeur à cette vente c'est l'incertitude des futures présidentielles, le manque de stabilité politique. À contrario le positif c'est la vente des Orca, les Rafale en Europe et le futur contrat indien. C'est aussi le soutien de la France au Groenland et le leadership du PR, par rapport à la relative discrétion de nos partenaires. Si les FDI gagnent en Suède et au Danemark ça peut devenir un déclencheur et la porte ouverte à notre BITD en Europe et ailleurs.
  3. C'est bien fini "La guerre en dentelles", l'esprit chevaleresque : On tire sur l'ambulance ! Article très riche sur l'évolution du SSA au front. https://www.lefigaro.fr/international/medecine-de-guerre-les-armees-reapprennent-a-soigner-en-haute-intensite-20260125?utm_source=premium&utm_medium=email&utm_campaign=20260202_NL_LETTREFIGAROPREMIUM&een=0746fe1ef096cb023136430b2b18ef86&seen=2&m_i=FCwvDIdnOQwHU3kdU5DEu%2Bl_ZegfPj1TxHV7J21GHOh79uutrbtF_it4QgH7FlJsugf4Zkd1_EES6L3LUofODagH6IhqBeVLF3 Médecine de guerre : les armées réapprennent à soigner en haute intensité Par Nicolas Barotte DÉCRYPTAGE - Garrots, amputations, blessures par brûlure ou causées par des drones… Le service de santé des Armées se prépare à l’hypothèse d’un conflit majeur en tirant les leçons de la guerre en Ukraine. Un effrayant record a été battu en Ukraine. L’automne dernier, des médecins ont traité un soldat gravement blessé au pied 120 jours après qu’un garrot a été posé sur sa jambe. « On parle bien de quatre mois ! », confirme le médecin chef Christophe Albert. « L’homme avait été victime d’une mine avec une quasi-amputation. Il avait été pris en charge, le garrot avait été sans doute mal posé… », poursuit-il. Si le garrot est trop serré ou posé trop longtemps, l’amputation est inévitable. « Ensuite personne ne s’était sans doute vraiment occupé de lui. Peut-être a-t-il aussi voulu éviter l’hôpital de peur qu’on lui ampute toute la jambe. Mais au bout d’autant de temps, il y avait des vers dans la plaie… », ajoute Christophe Albert. Affecté à l’ACT, le Commandement de l’Otan pour la transformation chargé de préparer la guerre « demain », le militaire français est en contact avec les équipes médicales ukrainiennes. Là-bas, la règle de la « golden hour », le traitement des blessés sur le front durant la première heure pour préserver leurs chances de survie et permettre leur évacuation, n’est plus qu’une théorie. Les armées occidentales, qui se préparent potentiellement à un affrontement, en tirent, elles aussi, les leçons. Elles doivent apprendre à traiter différemment les blessés d’un conflit de haute intensité. Sans capacité de soigner ses blessés, une armée ne peut pas tenir une guerre. La « golden hour » a servi de normes aux opérations occidentales, en Afghanistan ou au Sahel par exemple. Un certain confort opérationnel permettait de stabiliser les blessés sur le terrain avant de les transférer. C’est pourquoi les armées, comme celle de la France, se sont progressivement dépourvues d’hôpitaux de campagne, un échelon devenu inutile entre l’antenne chirurgicale avancée et l’hôpital de métropole. Mais, en Ukraine, « le délai d’évacuation moyen dépasse plusieurs heures et peut atteindre trois ou quatre jours », poursuit le médecin militaire français. Tous les protocoles de soin et les préceptes d’hygiène sont affectés. Les blessures s’infectent. « Dans ces conditions, les blessés très graves vont mourir. Mais il faut être capable d’évacuer les blessés modérés », dit-il, en prolongeant leur espérance de vie sur le champ de bataille. « Repenser l’évacuation des blessés » En Ukraine, on meurt toujours majoritairement d’hémorragie, mais les blessures peuvent parfois être différentes. On observe l’utilisation d’armes thermobariques, qui provoquent des brûlures, des lésions par des projectiles, bombes ou artillerie, des blessures dans la partie supérieure du corps liées à l’emploi des drones, racontent les médecins. Avec le Jatec, le centre d’analyse mis en place par l’Alliance atlantique pour tirer les leçons, avec les Ukrainiens, du conflit, le médecin chef Albert réfléchit à l’amélioration de la prise en charge des blessés. « Les Ukrainiens nous ont demandé de les aider à repenser l’évacuation de leurs blessés », dit-il. Il faut parfois attendre la nuit et faire vite. Ils doivent innover : « Ils ont testé récemment une capsule blindée, pilotée par un drone, pour extraire un blessé qui était sous le feu d’un sniper. Il a fallu 48 heures pour le faire sortir. La capsule a dû traverser un champ de mines. L’équipe qui a réussi l’opération a été décorée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky », raconte le médecin chef Christophe Albert. Les drones aériens sont aussi utilisés pour apporter dans l’urgence un ravitaillement de médicament. Le ciblage des structures de santé est systématique Jacques Margery, directeur central du service de santé des armées En Ukraine, les frappes de drones et l’omniprésence de la guerre électromagnétique menacent la médecine de l’avant. Tout peut être vu et détruit rapidement. Médecins, infirmiers et ambulances sont pris pour cibles dès qu’ils s’approchent. « Le ciblage des structures de santé est systématique » en Ukraine, confirme au Figaro le médecin général Jacques Margery, directeur central du service de santé des armées (SSA). « 70 % des cibles touchées par des tirs longue distance sur le territoire ukrainien sont des structures de santé militaires ou civiles », dit-il. En neutralisant les médecins ou les hôpitaux, au mépris du droit humanitaire, la Russie porte des coups sévères à son adversaire. Les forces ukrainiennes, logiquement, cherchent à préserver leurs équipes médicales, quitte à les éloigner du front, rendant encore plus complexe l’accès au soin pour les blessés. Soigner en restant indétectable Début décembre, un « challenge innovation » consacré à la médecine de guerre a été organisé à Londres par l’ACT avec le Jatec. « Les solutions proposées par les start-up ou les ONG qui participaient devaient toutes être opérationnelles dans un environnement contesté, c’est-à-dire sous la menace des feux, avec un déni de positionnement GPS, avec du brouillage électromagnétique… », explique le capitaine de frégate Bastien Salasca, qui a coordonné le projet. Toutes les solutions devaient être discrètes pour échapper à la surveillance radar, infrarouge ou optique. Trois projets ont été remarqués. Le premier porte sur un moyen de purification du sang avec un système portatif nécessitant peu d’énergie. Il permettra de diminuer l’impact des garrots mal posés et d’éviter la contamination par des toxines. En Ukraine, ce syndrome est devenu un fléau. Le deuxième porte sur un « pousse-seringue mécanique ». Il permettra de diffuser des médicaments à un patient perfusé sans avoir recours à un appareil électrique dont la signature électromagnétique pourrait être identifiée. Le dernier porte sur un système de transmission de données entre deux récepteurs par contact corporel : sans antenne, sans Wi-Fi, l’échange du dossier médical ne sera plus détectable. Dans quelques mois ces outils pourraient devenir opérationnels. Un adversaire sans scrupule Face à un adversaire sans scrupule et à une guerre plus violente, la chaîne de soins doit être adaptée. Sur la ligne de front directe, la prise en charge « en autonomie » doit être améliorée : les soldats blessés doivent pouvoir mieux se prendre en charge eux-mêmes et attendre l’arrivée des secours : « Il faut durcir la ligne des premiers secours et avoir des capacités probablement un peu au-dessus du secourisme au combat », explique le médecin général Jacques Margery, du SSA. Jusqu’à présent, chaque soldat était formé aux premiers gestes de soin, comme poser un garrot. « Il faut toujours que tous les combattants soient rompus à ces gestes élémentaires de survie, poursuit-il. Mais il faut aussi donner localement l’accès à d’autres compétences. Il faut que quelqu’un soit capable de faire des soins qui ne soient pas des gestes automatiques, mais adaptés à l’analyse de la situation », détaille-t-il. En clair, quelqu’un capable de déplacer un garrot mal posé. On enseigne à nos jeunes des gestes de remise en continuité des vaisseaux par des sutures Jacques Margery, directeur central du service de santé des armées De nouveaux gestes sont enseignés dans les écoles de santé. « On enseigne à nos jeunes des gestes de remise en continuité des vaisseaux par des sutures » pour permettre, sans être chirurgien vasculaire, de réparer une plaie, détaille le directeur du service de santé des armées. Et pour lutter contre la gangrène gazeuse, qui a fait sa réapparition dans les tranchées ukrainiennes, on apprend la technique des « parages ». Pour se préparer à toutes les situations et anticiper la question cruciale des transfusions de sang, « nous avons repensé notre doctrine et notre stratégie de transfusion avec du sang total et du plasma lyophilisé. Nous sommes déjà rompus à son utilisation », poursuit-il. Le SSA a aussi commencé à « cartographier » dans les unités les donneurs de sang potentiels pour gagner du temps sur le terrain. La médecine de l’avant devra aussi s’adapter à des besoins qui avaient disparu des théâtres : sur le front ukrainien, « 60 % de l’activité du médecin est constituée par de la pathologie médicale, et seulement 40 % à une activité opérationnelle », explique le médecin général Margery. Il peut s’agir de douleurs dues à des efforts prolongés ou des infections basiques. En Ukraine, les conditions de vie dans les tranchées sont éprouvantes. Le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques, en raison de mauvaises prescriptions sur le front, inquiète aussi les médecins qui y voient une « bombe à retardement ». L’accès au premier médecin, en arrière du champ de bataille, doit être réorganisé. Pour ne pas être frappés par des tirs adverses, les médecins sont contraints « soit de reculer, soit de se mettre en protection, mais, dans ce cas, d’être très discrets, soit de se déplacer régulièrement… Mais quand les médecins se trouvent à une centaine de kilomètres, l’enjeu de l’élongation devient crucial », poursuit le médecin général Margery. « C’est ce qui nous a amenés à réorienter notre renouvellement capacitaire et à développer de nouvelles unités médicales opérationnelles », dit-il. Des antennes chirurgicales qui doivent gagner en mobilité Les antennes chirurgicales, trop peu mobiles, seront remplacées à terme par une nouvelle capacité, baptisée « Elytron », une sorte de poste d’opération sur châssis. Il sera possible « d’opérer sans descendre des roues », dit-on. Le SSA devrait recevoir quelques dizaines de systèmes. Le service réfléchit aussi aux structures d’hôpital de campagne qui pourraient être déployées au niveau d’un corps d’armée et qui pourraient accueillir « entre 150 à 200 blessés ». « Nous avons identifié des moyens qui nous permettraient d’avoir une forme de “rôle 3” de circonstance (un hôpital de campagne, NDLR), une capacité intermédiaire qui pourrait ressembler à ce que nous avions déployé à Mulhouse pendant la crise Covid », explique le directeur du SSA. Parent pauvre des armées durant les dernières décennies, le SSA a des besoins urgents de modernisation. Il faut réfléchir au bon moment pour faire intervenir un psychiatre sur le terrain, renforcer le dépistage Jacques Margery, directeur central du service de santé des armées Au sein des armées, on réfléchit aussi à des outils d’intelligence artificielle qui aideront les médecins, dans les hôpitaux de guerre, à gérer l’afflux massif de blessés et les besoins logistiques. « Le retour de la guerre à grande échelle, c’est beaucoup de blessés, beaucoup de malades et un phénomène de saturation », résume le médecin général Jacques Margery. Les équipes du SSA doivent se réentraîner à « trier »les blessés. Des logiciels de simulation sont utilisés, de nouveaux enseignements sont prodigués au Val-de-Grâce. La prise en charge des blessures psychiques va elle aussi évoluer, pour acquérir des réflexes élémentaires pour limiter les effets des stress post-traumatiques. « Il faut réfléchir au bon moment pour faire intervenir un psychiatre sur le terrain, renforcer le dépistage », indique le médecin général Margery. Les structures civiles sont aussi sensibilisées. Sans elles, le SSA, qui ne représente qu’une infime part des capacités, ne pourra pas faire face. Après avoir alerté les agences régionales de santé l’année dernière dans une note, le service de santé des armées se prépare à publier un vade-mecum sur la prise en charge des blessés de guerre : il « va concerner l’accueil sur le territoire national de blessés rapatriés depuis un théâtre de guerre », explique un soignant au fait de la réorganisation. « Il s’agit de répondre à l’ordre qui est donné de se préparer », dit-on. La médecine de guerre se traite aussi à l’arrière.
  4. Les autorités iraniennes sont tendues. France Infos parle de plusieurs "fuites de gaz" (selon les autorités) simultanées en plusieurs points du territoire. Le Figaro :
  5. Donald Trump assure qu’une «deuxième armada» se dirige vers l’Iran https://www.lefigaro.fr/international/donald-trump-assure-qu-une-deuxieme-armada-se-dirige-vers-l-iran-20260128 Un groupe aéronaval, formé autour du porte-avions USS Abraham Lincoln, est déjà arrivé dans le golfe Persique, mais le président américain renforce encore la pression sur la République islamique. Donald Trump continue de mettre la pression à l’Iran. «Il y a une autre belle armada qui flotte magnifiquement vers l’Iran en ce moment. [...] J’espère qu’ils parviendront à un accord. Ils auraient dû en conclure un la première fois qu’ils en avaient l’occasion», a-t-il lancé mardi 27 janvier lors d’un rassemblement à Clive, dans l’Iowa. «En juin, nous avons anéanti la capacité nucléaire de l’Iran lors de l’opération Midnight Hammer», a-t-il ajouté. Le président américain n’a pas donné de détails sur la composition de cette flotte. Impossible d’en trouver la trace dans les différents outils de renseignement en source ouverte (ROSO ou OSINT en anglais) Cependant, un premier groupe aéronaval, formé autour du porte-avions USS Abraham Lincoln, est bien arrivé dans le golfe Persique. Celui-ci a appareillé de San Diego, son port d’attache, en novembre. Sa destination finale n’avait pas - et n’a toujours pas - été annoncée par le secrétariat à la Guerre. Il a croisé au large de la mer de Chine méridionale durant l’hiver, se livrant à des exercices de tir réel ou de ravitaillement en mer. À bord, il a embarqué le Carrier Air Wing 9 - une escadre aérienne de la marine américaine - composée de chasseurs F/A-18E Super Hornet, d’avions de surveillance Hawkeye, d’avion de guerre électronique EA-18G Growler et de F-35C. Il possède également des hélicoptères MH‑60R/S Seahawks. Par ailleurs, comme tout groupe aéronaval, il est accompagné de plusieurs bâtiments. Au moins trois destroyers - USS Spruance (DDG-111), USS Michael Murphy (DDG-112) et USS Frank E. Petersen Jr. (DDG-121) voguent à ses côtés, pouvant fournir une couverture, mais aussi une capacité de frappes via les missiles Tomahawk emportés à bord. Plusieurs villes d’Iran sont secouées par des manifestations depuis le 28 décembre, culminant le 8 janvier dernier avec des slogans ouvertement hostiles au pouvoir en place, qui les a férocement réprimées. Certaines sources évoquent désormais le chiffre de 30.000 morts. Washington lui avait conseillé la modération sans quoi il s’exposait à des représailles. Finalement, le président américain avait annoncé que les «tueries» avaient pris fin à la mi-janvier. Plusieurs États, alliés des États-Unis, comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis ont publiquement annoncé ne pas vouloir participer à des frappes contre le régime des Mollahs, craignant une déstabilisation de la région. Pourtant, mardi, les États-Unis ont annoncé vouloir conduire un exercice aérien de plusieurs jours au Moyen-Orient. «Cette fois, nous traiterons toute attaque – limitée, illimitée, chirurgicale, cinétique, peu importe comment ils l’appellent – comme une guerre totale contre nous, et nous répondrons de la manière la plus dure possible pour régler cela», a fait savoir un haut responsable iranien à Reuters. «Nous espérons que ce déploiement militaire n’est pas destiné à une confrontation réelle mais nos forces armées sont prêtes au pire», a-t-il ajouté.
  6. J'arrive à lui trouver des excuses. Volontairement ou pas, il permet de gagner du temps pour cette transition, ce lâchage des US. Jusqu'à se ridiculiser avec Daddy, à devenir sa marionnette, volontairement ou pas ?
  7. Otez-moi d'un doute : Et si Rutte gagnait du temps ? Le temps de prendre la relève des USA en Ukraine (armements, munitions, renseignement...). Le temps que l'Europe s'installe au Groenland... "OTAN suspend ton vol..."
  8. Moi je veux bien qu'on tape sur les politiques, y'a matière, et puis c'est éminemment Gaulois ! Mais se peut-il qu'il existe des politiques qui pensent d'abord à leur pays et qui l'aiment... comme nous ?
  9. https://www.lefigaro.fr/international/gregory-bovino-l-inconnu-devenu-symbole-de-la-lutte-contre-l-immigration-illegale-menee-aux-etats-unis-par-donald-trump-20260121 Fasciné par l'Empire le Bovin (o)
  10. Les moyens mis en place sont énormes (170 milliards !), et le recrutement pour le moins bâclé : Embauche de gamins à partir de 18 ans, à peine formés, pour gérer des situations qui peuvent s'avérer explosives. On peut relativiser, trouver que c'est bien de virer les sans-papiers, mais voir défiler dans sa rue des malabars masqués et surarmés, sans uniformes, et dont on doute de la capacité à remplir leur mission sereinement... https://www.lefigaro.fr/international/apres-la-mort-d-alex-pretti-ice-la-police-de-l-immigration-sous-le-feu-des-critiques-20260125 États-Unis : après la mort d’Alex Pretti, la police de l’immigration ICE sous le feu des critiques Par Hélène Vissière DÉCRYPTAGE - Pour la deuxième fois en un peu plus de deux semaines, un citoyen américain est abattu à Minneapolis par des agents de cette police que Donald Trump a décidé de doter de moyens massifs. Ça n’a pas traîné. Quelques heures après la mort d’Alex Pretti, et avant même le début de l’enquête, Donald Trump et son Administration ont traité cet infirmier de 37 ans de « terroriste » et qualifié le tir des policiers d’acte d’autodéfense. Alex Pretti voulait « massacrer » des agents des forces de l’ordre, a clamé Gregory Bovino, l’un des responsables de la police des frontières (Customs and Border Protection ou CBP). Il semblait avoir pour but d’occasionner « un maximum de dommages », a renchéri Kristi Noem, la ministre du Département de la Sécurité intérieure (DHS). Selon ce dernier, Alex Pretti s’est approché des agents du CBP avec un pistolet. Ce que contredisent les vidéos. On le voit tenir à la main un téléphone avec lequel il les filme. Il cherche ensuite à aider un des manifestants qui a été jeté à terre et aspergé de gaz lacrymogènes. Mais les agents le plaquent violemment au sol et le frappent. L’un d’eux crie qu’il a une arme, ce qui indique qu’ils ne le savaient pas auparavant. On voit un de ses collègues récupérer le pistolet alors que deux autres se mettent à lui tirer dessus. Au total, il a reçu dix balles. Au moins cinq incidents de tir en janvier C’est la deuxième fois, en un peu plus de deux semaines qu’un individu est abattu par des agents de l’immigration à Minneapolis. Début janvier, Renee Good, une mère de famille, a été tuée de trois balles au volant de sa voiture. Le comportement brutal du CBP et de l’ICE (l’Immigration and Customs Enforcement, la police de l’immigration), tous deux sous la tutelle du département de la Sécurité intérieure, les fait de plus en plus comparer à une organisation paramilitaire, bras armé du régime. Rien qu’en janvier, on compte au moins cinq incidents de tirs impliquant leurs troupes. Ils patrouillent armés et masqués dans les rues, procèdent à des arrestations de migrants de manière très musclée, prennent des voitures en sandwich, brisent des vitres pour sortir le conducteur… et s’attaquent aux manifestants et observateurs qui les filment. Tout cela dans une quasi-impunité. Le DHS a éliminé les organes de contrôle au sein du ministère et encourage ses agents à porter des masques pour empêcher leur identification. Ce ministère a « crée une culture institutionnelle permissive dans laquelle les agences se sentent habilitées à faire usage de violence sans grande crainte d’être tenues responsables », écrit dans une tribune Tom Mockaitis, professeur d’histoire à DePaul University. Arrestations dans les écoles, les hôpitaux, les églises Créée après les attentats du 11 Septembre, l’ICE avait pour but d’aider le FBI à traquer les terroristes et s’est vue octroyer à l’époque des pouvoirs plus importants que ceux des autres polices. Ses agents ont le droit de rouler en voiture banalisée, ne sont pas tenus de s’identifier, ni d’être en uniforme, ou d’avoir un mandat d’un juge. Donald Trump, depuis son retour au pouvoir, a accordé encore plus de prérogatives à l’ICE. Il lui a permis de procéder à des arrestations dans des écoles, des hôpitaux, des lieux de culte… Il lui a donné « l’entière autorisation » de se défendre contre les manifestants violents. Selon une note interne de l’ICE qui a fuité dans les médias, ses agents n’ont plus besoin du mandat d’un juge pour pénétrer au domicile d’un individu. Outre les appréhensions de migrants, ils gèrent aussi des dizaines de centres de détention, dans lesquels, mi-janvier, s’entassaient 73 000 sans papiers, une hausse de 75 % en un an, dans des conditions critiques. Donald Trump a mobilisé toutes les agences fédérales pour sa lutte contre l’immigration, y compris la division Homeland Security Investigations au sein de l’ICE, chargée jusqu’ici d’enquêter sur la pédophilie, le trafic humain et les fraudes sur les antiquités. Quant au CBP, ses 20 000 membres équipés militairement et considérés comme particulièrement agressifs ne limitent plus leurs opérations aux environs de la frontière mexicaine mais opèrent désormais dans tout le pays. Suite à un grand remaniement en novembre, ils ont remplacé nombre de leaders de l’ICE. Un budget de 170 milliards Grâce à ses pressions, le président a obtenu du Congrès un énorme budget de 170 milliards de dollars sur quatre ans pour les différentes agences en charge de la lutte contre les sans-papiers, dont 75 milliards à l’ICE. Elle devient ainsi la plus grosse police du pays avec en 2025 un budget de 28 milliards, trois fois supérieur à celui de 2024. Ces fonds doivent entre autres permettre le recrutement de 10 000 agents du CBP et de 10 000 autres de l’ICE. Pour attirer de nouvelles recrues, le DHS a lancé une grande opération publicitaire avec des vidéos façon Rambo agrémentées de citations de la Bible. « Les justes sont pleins d’assurance comme un jeune lion », dit l’une d’elles. Le ministère a également éliminé l’âge limite, jusque-là fixé à 40 ans, et embauche des candidats pour ICE dès 18 ans (contre 21 ans auparavant). Il leur offre une prime allant jusqu’à 50 000 dollars et 60 000 dollars d’aides pour rembourser leurs prêts étudiants. Ce recrutement massif et très rapide fait craindre l’embauche de gens non qualifiés. D’autant que la période de formation a été raccourcie de vingt à huit semaines. L’expérience de Laura Jedeed, n’est pas pour rassurer. Cette ancienne soldate reconvertie dans le journalisme a postulé auprès de l’ICE. À son grand étonnement, raconte-t-elle, on lui a proposé un emploi après un entretien de six minutes, même si elle n’avait pas rempli l’autorisation de procéder à la vérification de ses antécédents. Personne apparemment n’a remarqué qu’elle était journaliste. « L’effort de recrutement de l’ICE est tellement bâclé que l’Administration, dans les faits, n’a pas idée » des individus embauchés, écrit-elle dans Slate. Le DHS a accusé ses affirmations de « mensonge »et affirmé qu’on « ne lui avait jamais offert un job ». Des méthodes qui inquiètent les Républicains L’Administration Trump défend jusqu’ici farouchement les actions des forces de l’ordre. Comme pour Alex Pretti, Donald Trump, au lieu d’essayer de condamner la violence ou d’attendre les conclusions de l’enquête, a pris aussitôt le parti du policier qui a abattu Renee Good, et a traité cette dernière « d’agitatrice professionnelle » et de « terroriste ». Un agent du FBI et six procureurs du Minnesota ont démissionné dans la foulée lorsque le ministère de la Justice a exigé qu’ils focalisent leur enquête sur Good et sa partenaire et leurs liens avec les manifestants, plutôt que sur l’agent responsable de sa mort. Dans les deux affaires, les autorités fédérales ont tenu à l’écart la police locale et ont pris en charge l’enquête. Ces méthodes brutales commencent à inquiéter les républicains. Ils craignent que ces bavures à répétition ne leur portent tort aux élections en novembre. Selon un sondage New York Times/Siena réalisé après la mort de Renee Good, 61 % des Américains - dont près d’un républicain sur 5 - estiment que les tactiques de l’ICE vont « trop loin ». La mort de Alex Pretti arrive au moment où le Sénat doit voter un texte budgétaire qui comprend le financement du DHS. Plusieurs démocrates ont annoncé qu’il ne voterait pas le projet de loi. Ce qui augure d’une nouvelle paralysie budgétaire. « On ne devrait pas financer le DHS sans de sérieuses réformes », a déclaré le sénateur Chris Murphy.
  11. Et pis il insiste, faut oser ! Ma chère et tendre (qu'est justement psychologue) se tord de rire derrière moi. Mais pas moi. Pour me mettre à ton niveau (et au conditionnel surtout) : Elle t'aurait quitté, Elle aurait pas voulu hier soir, Elle aurait fait chauffer la CB, ... Bon j'arrête là le HS.
  12. Balèze ! Doit pas y avoir beaucoup de femmes sur ce forum !
  13. Putain de florilège de psycho de comptoir ! Vous avez pris des cours chez Trump ? Ou c'est une blague ?
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